Ce que je retiens de ma marche sur la Route des Sorcières (Agatha All Along)

Salut les sériephiles,

Avec ses derniers épisodes diffusés hier, Agatha All Along a su créer l’ambiance parfaite pour Halloween. J’avais inévitablement envie de revenir dessus aujourd’hui – et en plus, ça permet d’enfin parler de séries dans ces articles quotidiens. Incroyable, il m’aura fallu presque une semaine, je sais.

Attention, spoilers

Un spin-off qui prend vite son indépendance

En choisissant de mettre Agatha Harkness au centre, Marvel nous livre une série qui dépasse largement le simple spin-off de Wandavision. Pourtant, ça commence exactement comme ça puisque le premier épisode reprend les meilleurs éléments de la série d’origine, pour mieux les détourner et les expédier au plus vite. Le clin d’œil fonctionne et fait qu’on est bien moins perdu que ça en avait l’air et qu’on ne l’était à l’époque. J’ai particulièrement aimé ce passage par tous les rôles interprétés dans chaque épisode de la série d’origine, mais c’est pour mieux en arriver à une vraie indépendance d’Agatha.

Si l’ombre de Wanda plane sur l’ensemble de la saison 1 (et sa voix aussi), Agatha All Along se présente pourtant ensuite comme une fresque où chaque élément – de la couleur teintée de violet à la musique – contribue à une véritable réinvention de la sorcellerie moderne, ou en tout cas de la figure de la sorcière. J’ai beaucoup aimé cette réécriture, qui prend très vite son indépendance du MCU (sans jamais l’oublier) pour devenir autre chose. Evidemment, cette sorcellerie est inclusive, imprégnée de symboles, et centrée sur la quête personnelle d’Agatha – mais aussi sur celle de l’Ado qui l’accompagne, avec le mystère de son prénom (un secret de polichinelle, certes). De l’intro au final, le parcours est riche et complexe.

Down, down, down the road

La structure de la série n’aide pas toujours à en tirer le meilleur. J’aurais sûrement préféré quelque chose de plus linéaire, ou en tout cas de plus simple. Les scénaristes se gardent de côté des éléments de réponse pour les derniers épisodes, comme toujours désormais dans l’écriture des séries. Certes, les divers moments « mind-blown » fonctionnent très bien, mais il me semble que l’histoire aurait eu tout autant de pertinence sans ça – et ça aurait peut-être moins perdu aussi.

Côté structure, tout le monde comprend dès les premières notes de Down the Witches Road que cette chanson sera l’écho de chaque étape du chemin d’Agatha – et du notre ? Perso, ça fait un mois que j’écoute en boucle cette chanson et que je l’ai en tête. “La Route” devient alors un thème omniprésent, à la fois dans les titres des épisodes, mais aussi comme figure mystique et tragique qui conduit les personnages plus profondément vers eux-mêmes.

Contrairement à ce qu’on aurait pu attendre d’une structure plus linéaire, la série se plaît à multiplier les allers-retours entre passé et présent, entre les moments de Jugements et les interactions entre les sorcières. Si ce procédé ajoute à l’ambiance, il complexifie aussi parfois le récit, un mal typique des séries modernes qui veulent toujours tout dire sans laisser de place à la simplicité.

Un voyage visuel

L’esthétique, pourtant, est un point fort indéniable : chaque épisode a sa propre palette (voire sa propre décennie, comme dans Wandavision, d’ailleurs), et si le violet, couleur d’Agatha, domine en toile de fond, les tons évoluent pour correspondre aux Jugements successifs. La série ne se contente pas d’être une histoire fantastique, elle utilise chaque couleur, chaque variation de teinte, pour nous plonger dans une mythologie personnelle et unique. C’est presque une galerie où chaque tableau résonne différemment, ajoutant à l’immersion, surtout que chaque épisode se concentre aussi sur un des personnages. Là-dessus, le schéma est on ne peut plus classique : des personnages qui ne s’entendent pas se retrouvent embarqués dans la même aventure, sans vraiment avoir d’autres choix que de la vivre ensemble. Ils finissent (elles !) par former une véritable famille.

Inclusive ou vrai ratage ?

Ah oui, Marvel choisit vraiment de placer la série sous le signe de l’inclusivité. C’est dommage d’en avoir fait un argument de vente parce que tout le côté LGBT est finalement peu exploité et laisse sur sa faim. Je suis partagé : c’est top pour la représentation que ce ne soit pas la verrue au milieu de la figure de la sorcière ; mais ça ressemblait aussi beaucoup à du gaybait d’avoir Aubrey Plaza qui nous vend Agatha All Along comme la série la plus gay… alors que bon, elle sème juste des références discrètes à la communauté LGBT+.

Si j’adore les deux actrices et que j’avoue que l’épisode centré sur Billy (et donc sur son copain) était un vrai bonheur, ça n’empêche pas la série de se foirer dans les grandes lignes à mes yeux. Comment en 2024 se débrouille-t-elle pour finir sur les tropes vraiment peu bienvenus concernant la communauté ?

Le copain de Billy n’est vraiment qu’un accessoire qu’on ne revoit pas en conclusion – n’aurait-il pas dû avoir envie de le retrouver après une telle journée ? – et la relation Rio/Agatha n’est absolument pas explorée. Bordel, Agatha a flirté avec la mort, on veut en voir plus quand vous faites un flashback sur elle non ? Faites 22 épisodes ! Autant d’attente autour du couple Rio/Agatha pour juste quelques scènes où elles évoquent le passé sans le montrer et pour finir sur ce cliché horrible et répétitif de la lesbienne méchante ou morte ; ou les deux, merci bien. Merci aussi à l’avant-dernier épisode de proposer un baiser de la mort comme premier vrai baiser lesbien du MCU…

Il a le mérite d’exister (et il fait plaisir), mais c’est frustrant ; exactement comme tout ce qui tourne autour de Billy (dont le coming-out auprès des parents très religieux est évacué d’ailleurs). L’Enfer est pavé de bonnes intentions. Cela dit, tout cela permet de transformer la figure de la sorcière en un symbole moderne d’autonomie et de différence, tout en conservant les clichés habituels (la balade en balai et le rire maléfique de Rio, quel kiff !). Agatha n’est pas une héroïne classique, elle est une femme qui défie les normes et s’affirme avec toutes ses nuances – une facette qui parle aussi aux minorités et aux voix qui cherchent à se faire entendre – en passant sans cesse de l’humour au machiavélisme, de l’héroïne à l’anti-héroïne. Une sorcière ambiguë, comme elle est censée l’être.

Un nouvel univers… venu des comics

Si en définitive, l’avant-dernier épisode Follow Me, My Friend, To Glory At The End est peut-être le plus marquant, ce n’est que le prélude au final où Agatha devient enfin ce qu’elle est dans les comics. Elle n’est pas une sorcière à “sauver” ni à condamner, mais une force de la nature qui apprend à s’accepter et qui se retrouve en position de guide alors que rien n’est vraiment réglé. Surtout, elle passe du statut de méchante dans Wandavision à celui d’héroïne dans Agatha All-Along, avec une véritable exploration de son origin story qui la rapproche finalement grandement de Wanda.

Les deux héroïnes ont en commun de juste vouloir vivre avec leur famille – de passer du temps avec leur(s) fils. Et les deux déraillent fortement pour cela, finissant par commettre des crimes pour cela. C’est d’ailleurs cette exploration de la culpabilité et de la rédemption qui donne à la série une profondeur unique. La magie n’est pas juste là pour faire joli, elle est un miroir de la transformation intérieure : Agatha sacrifie des sorcières pour continuer de vivre par crainte de croiser son fils mort ; Wanda sacrifie les habitants de Westview pour continuer à vivre par crainte de perdre Vision et de devoir à nouveau faire des deuils.

De nombreux parallèles sont possible entre les deux séries. C’est hyper riche et c’est ce qui fait que j’ai tant aimé Agatha aussi : les motifs sont nombreux. Entre la figure de la sorcière, les parallèles entre personnages (l’évolution de Billy qui devient littéralement sa mère bien malgré lui), les échos dans la structure, la réflexion apportée sur chaque Jugement (les décors, les costumes !) et l’écriture hyper condensée dans la chanson qui accompagne toute la série… Il y a beaucoup à dire et je sais qu’un article ne suffira pas à faire le tour. D’ailleurs, tout ça est un peu brouillon et je vous balance mes idées les unes après les autres, mais c’est parce que j’ai aimé, écoutez.

Et après ?

Évidemment, l’annonce que la série ne sera qu’une mini-série laisse un peu amer. Avec autant de pistes ouvertes, il y aurait eu de quoi explorer davantage le passé et les dilemmes d’Agatha, de creuser cette Route mystérieuse maintenant qu’elle existe, de suivre Billy et Agatha dans la quête de Tommy, de connaître davantage Jen (finale girl inattendue) et chacun des personnages (Sharon et Alice sont vraiment parties trop tôt).

Ce format court, malgré ses qualités, laisse comme je m’en doutais un goût de trop peu. La série aurait vraiment gagné en qualité avec davantage d’épisodes. C’est énervant comme il y a quatre ans : pourquoi proposer une série d’une telle qualité si c’est pour la laisser si vite aux oubliettes ? Un mois et puis s’en va ? Je n’ai pas eu ma dose, je ne regarde pas des séries juste pour un mois, moi ! Déjà que j’ai l’impression de ne pas avoir fait le tour de toutes les pistes ouvertes par la série-mère (Darcy !), je me retrouve à rester vraiment sur ma faim là.

Il n’y aucune suite officiellement annoncée pour les personnages de la série. On sait qu’on les retrouvera, on sait qu’il y a un projet de série autour de White Vision, on sait bien qu’il y a une équipe de Young Avengers qui se dessine… mais qu’est-ce que c’est frustrant !

En définitive, Agatha All Along pourrait marquer un tournant dans la façon de représenter la sorcellerie à l’écran, mais il faudra voir si elle parvient à laisser un vrai héritage avec cette diffusion si courte. C’est symptomatique depuis WandaVision, les mini-séries s’enchaînent et ne parviennent pas forcément à marquer suffisamment sur le long terme. Quand je pense que je croyais que WandaVision allait casser les séries avec toutes ses réflexions et son méta… pour que finalement tout continue d’aller de mal en pis derrière !

Quitter la Route… ou y rester ?

Je me dois de trouver une conclusion à cet article, et ce n’est pas évident. En bref, Agatha All-Along fut une simple série fantastique qui rendait très bien hommage à la figure de la sorcière, revisitée pour une génération qui cherche à casser les stéréotypes. Alors, même sans saison 2, c’est une œuvre à savourer, à revisiter. Les trois derniers épisodes sont très clairs là-dessus : on est passé à côté de beaucoup de choses dans les premiers épisodes, de petits moments (quand Agatha essaie de donner les vraies paroles aux sorcières qui ne la croient pas !) aux grosses révélations qu’on aurait pu deviner…

Si seulement on regardait encore la télévision en faisant des théories. C’est une série où chaque recoin est une invitation à l’introspection, où chaque détour est un peu plus down the road et où je me rends compte que j’ai vraiment basculé dans le piège du « temps de cerveau disponible » avec les séries. Par crainte des théories de fans qui dévoilent tout, les séries ne nous donnent plus de quoi avoir les réponses en amont, alors on devient paresseux intellectuellement. Comme WandaVision, Agatha All Along n’était pas comme ça, mais l’aphasie est devenue bien réelle alors je ne m’en suis rendu compte que trop tard.

Espérons davantage de séries comme celle-ci désormais… et en attendant, je sais déjà que je vais la revoir. Down, down, down the road…

Echo (S01)

Synopsis : Maya Lopez est poursuivie par l’empire criminel de Wilson Fisk après avoir assassiné Fisk. Qui s’en souvient même ?

Pour commencer, il faut bien savoir que si je regarde la série avec tant de retard par rapport à sa diffusion, c’est parce que je ne suis pas sûr d’avoir vraiment envie de la voir. Je suis actuellement en période de manque post-bingewatching intensif de The Rookie, je me dis donc qu’une petite dose de Marvel ne peut pas faire de mal. Et quand je dis « petite », j’insiste bien sur le mot : cinq épisodes seulement, avec probablement dix minutes de générique chacun (j’abuse à peine), on est juste sur un film Marvel découpé grossièrement en série, non ?

Dire que les retours sur Echo sont mauvais serait un mensonge : ils ont été tout simplement inexistants. J’ai l’impression que personne n’a vu la série, que personne ne sait qu’elle existe. Pourtant, son personnage était sympa lors de sa première introduction. J’ai plus de mal avec Fisk, qui est un personnage qui m’a particulièrement déplu dans Daredevil et que je ne suis pas forcément ravi de retrouver – je ne me fais aucune illusion, il y aura forcément un milliard de flashbacks, au minimum. Bon, ça, c’est autre chose vous me direz, surtout que c’était un méchant que tout le monde adorait.

Bref, je me lance finalement dans la série sans grande conviction. Au moins, je serai rapidement à jour et ça va me permettre de dire que je le suis dans le MCU aussi !

Note moyenne de la saison : 11,5/20

Echo – S01E01 – Chafa – 14/20

Bon, comme je l’imaginais, ce n’est pas glorieux du tout comme introduction. Je comprends pourquoi la série n’a pas fait parler d’elle : l’intrigue proposée est extrêmement décousue et galère à introduire ses personnages, sa mythologie et ses enjeux. Disons…

Echo – S01E02 – Lowak – 12/20

Je commence à peine à m’attacher aux personnages qu’il y a déjà des répétitions dans les scènes proposées et les dynamiques. Les scènes d’action ? Le budget est sacrément réduit dans ce deuxième épisode et c’est beaucoup moins prenant. Quant…

Echo – S01E03 – Tuklo – 13/20

Le retour de l’action fait du bien à la série, mais l’écriture reste poussive, je trouve. On sent bien que le rythme peine à être trouvé et que les dynamiques sont expédiées sans transition d’un point à un autre,…

Echo – S01E04 – Taloa – 13/20

Une fois de plus, Marvel passe par la case « énorme raccourci » dans l’écriture du scénario. L’épisode est aidé par le fait qu’il s’appuie sur un personnage déjà bien établi et bien écrit, mais malgré tout, le rythme a du…

Echo – S01E05 – Maya – 05/20

C’est honteux. C’est juste honteux de supprimer un épisode pour proposer ce gâchis monumental en épisode de fin de saison. Concrètement, il manque des morceaux entiers d’histoire pour que l’ensemble puisse être cohérent : les personnages devinent des choses qu’ils…

Et si je retournais à Disneyland ?

Invite de rédaction Bloganuary
Citez une attraction ou une ville près de chez vous que vous n’avez toujours pas eu l’occasion de faire ou visiter.

Salut les sériephiles !

Alors, accrochez-vous, parce que ma réponse va vous étonner : Disneyland. Oui, oui, je sais, on pourrait croire que j’y passe mes week-ends quand on me connaît un peu et qu’on sait à quel point j’adore Disney, les séries, le MCU, Star Wars… mais détrompez-vous, je n’y suis pas retourné depuis quasiment dix ans ! Enfin, j’avais fait Disney Village. Mais ça ne compte pas vraiment, si ?

J’ai pourtant une sacrée raison d’y retourner avec l’ouverture du campus Avengers. Imaginez un peu : se balader dans l’univers Marvel, c’est du rêve éveillé pour tout fan de séries et de films qui se respecte ! Et je me respecte. Je respecte aussi mon portefeuille, c’est tout. Bref, je suis tiraillé entre ma radinerie (non mais vous avez vu les prix ? L’augmentation des pass annuels ??) et mon envie. De toute manière, je sais que Ludo a prévu d’y aller et que j’irai avec lui quand il reviendra en France. Mais, du coup, j’ai aussi envie d’y retourner avant pour bien maîtriser le parc – ou pour en profiter en couple, aussi.

Je suis super curieux de voir comment ils ont intégré tout l’univers Marvel dans un parc d’attraction. Entre les attractions hyper-technos, les décors qui nous plongent direct dans l’action, et les costumes plus vrais que nature, je m’attends à un truc assez dingue – avec la peur d’être déçu, c’est vrai. Je ne suis pas forcément attraction à sensation, alors c’est plus dur de me décevoir, mais si ça fait trop cheap, je risque de crisper les mâchoires. J’attends depuis un moment d’y retourner !

Bref, ma réponse est simple et basique pour n’importe quel francilien : retourner à Disneyland et m’immerger dans le monde Avengers. Je vous ferai un compte-rendu si ça devait arriver, évidemment !

Loki – S02E06 – Glorious Purpose – 14/20

Le dernier épisode ne réussit pas à me raccrocher au projet, bien au contraire. J’ai eu l’impression qu’on me forçait à croire des choses et à penser comme le personnage là où mon esprit avait apparemment un ou deux coups d’avance par moments, mais impossible d’avoir de l’avance quand les règles changent au bon vouloir des scénaristes. Une fois n’est pas coutume, je me suis retrouvé avec l’impression que les scénaristes avaient prévu un sort pour le personnage et qu’il ne fallait surtout pas remettre ça en question, même quand tout dans le scénario y invitait. Dommage.

Spoilers 

Loki doit sauver le Temps. Je crois ?

Let’s get faster this time.

OK, il faut que je vous avoue tout… Je pensais avoir publié la critique de cet épisode et je découvre ce soir que non. J’ai 74 pages de critiques d’épisodes à publier sur le blog un jour ou l’autre… Autant recommencer par-là, non ?

En ce samedi pluvieux ressenti comme un dimanche, et après un détour par l’excellent The Marvels au cinéma, je me dis qu’il est peut-être temps de finir cette saison 2 de Loki. Si elle a fait couler beaucoup d’encre, j’ai réussi de manière assez incroyable à passer à côté des spoilers jusque-là. Il faut dire que la saison, à l’image de la série, n’a pas réussi à me donner tout à fait ce que j’en attendais. Le dernier épisode fera-t-il exception ?

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Retour

Je l’espérais sincèrement, mais c’était mal parti pour moi : je me suis retrouvé par erreur devant le 1×06 plutôt que le 2×06 et je ne m’en suis pas rendu compte tout de suite… C’est dire à quel point je connais bien la série, à quel point même les bons moments de la saison 1 sont déjà oubliés pour moi et à quel point Disney + peut buguer parfois.

Comme en saison 1, maintenant que je m’en souviens, le générique « Marvel Studios » de ce dernier épisode est un peu particulier. J’ai beaucoup aimé : en saison 1, on avait un medley des répliques cultes des films. En saison 2, on nous propose un générique monté à l’envers. C’est original et bien pensé.

Cela nous permet de comprendre que Loki est en train de remonter le temps jusqu’au point qu’il voulait atteindre : celui où le temps s’est écroulé, et TVA avec. Pourtant quand il arrive, il ne dit rien et ne change rien : il regarde Timely aller se faire détruire, puis demande à OB ce qu’ils auraient pu faire différemment. Ils ont manqué de temps ? Très bien. Il remonte donc une fois de plus, et cette fois, on a le droit de suivre sa boucle temporelle un peu plus. Il présente bien rapidement Timely et OB.

Personne ne sait comment Loki sait autant de choses, mais tout le monde l’écoute religieusement et lui fait confiance. Bon, cela dit, Loki arrive vite à la conclusion qu’il a besoin de plus de connaissances pour tout réparer comme il se passe. Loki passe donc… des siècles ? à tout apprendre. Mais… Cela n’a plus aucun sens à force. Je veux dire quel serait son intérêt de sauver le monde du coup ? Passer plus de cent ans à revivre les mêmes événements, à ne jamais avancer dans ta vie, à ne pas profiter des différents amis que tu peux avoir – si on peut appeler ça des amis, vous me direz… Je n’accroche pas du tout à ce scénario.

L’avantage, c’est que ça avance vite, au moins. Et puis, Loki nous débite tout un tas d’explications scientifiques bien vite et en vrai, c’est à l’image du reste de la série. Cette fois, ce n’est pas tout à fait magique : Loki a eu le temps de tout apprendre, mais sans qu’on ne nous donne l’occasion de le voir, c’est tout.

Cela permet d’en arriver assez vite à un nouvel essai de Timely pour réparer le cœur. Cette fois, cependant, Loki a réussi àgagner assez de temps pour que le futur Kang n’explose pas dès le départ. Il doit encore traverser la passerelle et ne pas faire tomber ce qu’il porte pour réparer le cœur. Comme Loki le sait, il peut éviter toutes les petites erreurs qui auraient mené à l’échec.

Timely réussit donc à appuyer sur le bouton vert dans les temps, et cette fois, Loki est vraiment heureux. Il sent que Timely peut même lui revenir et que le monde va être enfin sauvé. Tout se déroule à merveille, à la stupéfaction d’à peu près tout le monde. Loki en sait beaucoup beaucoup trop, la réparation du cœur fonctionne, les branches fusionnent, tout le monde peut faire part de sa joie. Mais bon. Ce n’est que le début de l’épisode.

Il faut donc que quelque chose se passe mal, et ça arrive assez vite : le cœur surchauffe à nouveau malgré la réparation proposée par Loki. En effet, il y a désormais trop de branches temporelles se multipliant à un rythme infini. Timely comprend donc qu’ils sont face à une impasse : ils essaient en fait de diviser par zéro pour sauver l’univers, parce qu’ils ne prennent pas en compte les dimensions. Ce moment d’échec devrait être catastrophique et définitif, marquer la fin de la série et tout le MCU… mais ce serait mal connaître les scénaristes de la série.

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See you soon

Comme d’habitude, ils décident au contraire d’aller vite vers autre chose : Sylvie comprend que tout était écrit d’avance depuis la création des nouvelles branches. Et comme elle le dit à voix haute, Loki comprend où remonter pour sauver le monde et le temps ! C’est facile : il doit en revenir à la fin de la saison 1, tout simplement.

Finalement, c’est exactement ce que j’avais déduit lorsque j’ai lancé le 1×06 par erreur : c’est bien logique d’en revenir à ça puisque c’est là que c’est parti en vrille. On pourrait toutefois penser que Loki a compris tout seul qu’il fallait revenir un peu avant les dramas pour les empêcher, mais non. Il s’obstine donc à s’en prendre à Sylvie, en boucle, pour l’empêcher de tuer Celui-qui-Demeure.

Ce n’est pas évident et ça tourne vite à une séquence répétitive peu intéressante : entre les « à bientôt » de « Celui-qui-Demeure » et Sylvie qui répète en boucle qu’il faudra la tuer pour l’empêcher d’aller au bout de ce qu’elle veut, je n’ai pas pu m’empêcher de me demander pourquoi on n’allait pas plus vite en besogne.

Loki finit heureusement par s’énerver contre Kang, ne comprenant pas pourquoi il ne se bat pas contre Sylvie pour l’empêcher de le tuer. C’est vrai que ce serait logique de faire ça. Seulement voilà : à chaque fois qu’elle tue Kang, il répète « Je te revois bientôt ». Bref, c’est dit dès le départ : il sait exactement ce qu’il se passe. Il est Celui qui Demeure, il voit bien les errances temporelles de Loki.

L’acteur est toujours aussi incroyable dans son rôle – et c’est toujours aussi frustrant de le penser, je sais – et j’aime bien son personnage, mais vraiment, la série complexifie les choses pour peu d’intérêt ? Comme en fin de saison 1, j’ai l’impression qu’on nous blablate longuement des explications pour ne finalement rien nous expliquer et pour revenir sur ce qui a été présenté comme immuable. On en arrive donc à un Loki qui papote avec Kang et envisage de changer l’équation pour sauver le Temps, encore et toujours.

Le problème, c’est qu’il n’y a plus tellement d’enjeux, je trouve. De toute manière, il a déjà gagné plus d’un siècle après la destruction du Temps… À quoi bon continuer, donc ? Concrètement, on voit bien ce qu’il en est, il suffit de retourner dans le passé et hop. Et s’il veut vraiment sauver le Temps, Kang lui offre comme seule possibilité de tuer Sylvie.

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Plus loin

Seulement voilà, on voit bien que c’est débile. Pourquoi s’obstiner à rester coincé dans cette scène où il est déjà trop tard ? Sylvie veut tuer Kang et ne changera pas d’avis quand il est juste-là devant elle. Il faut donc remonter plus loin. Loki décide donc de remonter jusqu’au début de la série cette fois. Pourquoi ? Aucune idée. Il y a plein d’autres points logiques où il aurait pu avoir le temps de papoter avec Sylvie en vrai. Son choix est plutôt de parler avec Mobius, pour comprendre comment TVA choisit qui effacer ou non de l’existence.

Cela lui permet d’apprendre que Mobius et Renslayer étaient en fait coéquipiers et qu’elle a dû gérer la merde qu’il a provoqué en hésitant à effacer un enfant. Cela donne à Loki les éléments dont il a besoin. Il retourne donc à la fin de l’épisode précédent, quand tout le monde se faisait détruire par le temps, pour… papoter avec Sylvie. Pourquoi ? Allez savoir.

Il a tout essayé et veut désormais parler avec elle, parce qu’il a compris que son seul choix est de la tuer. Mais… C’est débile ? Il contrôle le temps dans tous les sens, peut se rendre où il veut dans les branches, peut faire à peu près tout… mais est forcé de tuer Sylvie ? Je vois l’idée dramatique derrière cette idée, mais putain, pourquoi ne pas juste prendre le temps de parler à Sylvie AVANT qu’elle ne tue Celui-qui-Demeure ?

Quel est l’intérêt de parler à celle qu’elle est APRES ? Je ne comprends juste pas la logique. Je sais que c’est encore et toujours un cas de « ta gueule, c’est comme ça, savoure l’épisode », mais vraiment, ça me sort totalement du truc. Il n’y a pas de logique à ce qu’on nous propose. J’ai l’impression d’avoir des étapes d’avance sur le scénario, tout en étant totalement paumé à la fois. Loki décide alors de revenir au moment où Timely s’apprêtait à sortir pour réparer le cœur.

Cette fois, cependant, il ne lui laisse pas l’occasion de se préparer à le faire et de mettre sa combinaison. Au contraire, Loki décide d’être le volontaire qui se sacrifie, face à une Sylvie et un Mobius qui ne comprennent rien à sa décision saugrenue. Loki sort donc sur la passerelle et se dirige vers le cœur.

Il n’a aucun mal à traverser, ou presque. En tout cas, il n’explose pas comme Timely a pu le faire. Au contraire, il semble se renforcer chaque fois que les radiations tentent de le décomposer. Il se retrouve donc habillé en Dieu Loki et… décide de détruire le cœur. C’est plus qu’inattendu comme choix, mais j’imagine qu’on va nous pondre que c’était logique de choisir de détruire le cœur puisqu’il était irréparable.

Au point où on en est, plus rien ne me surprend dans la série. Le truc, c’est qu’en détruisant le cœur, on se retrouve avec plein de branches qui sont en train de mourir. C’est sans compter sur les pouvoirs du Dieu Loki, cependant. Ce dernier décide de prendre à la main les branches pour les revitaliser. Cela nous permet d’avoir une petite scène de Libérée, délivrée où Loki construit finalement un escalier vers le cœur du temps (je crois ?) et laisse ainsi une chance aux autres de s’en tirer. Non, franchement, la série réussit l’exploit d’expliquer trop de choses et pas assez à la fois, mais je suis paumé

Je comprends bien qu’on essaie de nous montrer que Loki se sacrifie, je vois bien les émotions qu’on nous vend avec une musique de dingue et de très jolies images de chaque branche qui converge vers Loki… mais… mais… Pourquoi ? On nous vend ça comme la seule alternative, et je ne vois pas en quoi ça l’est.

Une chose est sûre, ce sacrifice de Loki permet finalement d’en arriver à un stade où Loki répare le Temps. Nous voilà donc avec un joli arbre de temps au tronc très solide.

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Après

Après tout ça ? La vie reprend son cours au beau milieu de TVA, avec OB qui reboote Miss Minute et B15 qui gère tout ce qu’il se passe, y compris du côté du dernier Ant-man si je saisis bien le clin d’œil. Si c’est elle qui gère tout, c’est parce que Mobius a pris la décision de prendre sa retraite, évidemment. Son but est à présent de savoir exactement ce qu’ils ont protégé durant tout ce temps, mais ça ne simplifie pas pour autant son départ aux yeux de B15.

Elle se fait toutefois une raison et lui dit au revoir sans dire un au revoir explicite pour autant. On se contentera de savoir que Mobius a peur pour la suite. TVA ? Eh bien, c’est reparti comme en 40 pour eux, tout roule à nouveau. OB écrit une seconde édition de TVA – un joli carnet jaune ; Timely ne reçoit jamais son édition dans le passé ; Renslayer est envoyée au milieu de nulle part et des ruines de TVA bien loin dans le temps pour en voir la fin et… Mobius finit en paix avec sa famille. Forcément.

Ou plutôt, il observe son variant vivre une vie de banlieue bien chouette. Sylvie le rejoint pour en parler avec lui et remarquer que Loki leur manque. Et c’est tout. Meuf, qu’est-ce que tu viens foutre en banlieue pour faire tes adieux quand ça aurait pu être fait à TVA ? Non, vraiment, toute cette série restera pour moi un puits sans fin de questions qui ne trouvent pas de réponses et de réponses à des questions qu’on ne se posait pas.

Loki est surpuissant désormais, c’est un Dieu qui protège le Temps et c’est chouette pour lui, mais… je suis passé à côté.

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EN BREF

Cette série, je l’attendais énormément dès son annonce. J’en imaginais quelque chose de dingue, avec des voyages dans le temps, des visites aux quatre coins du MCU et du multivers dans des endroits qu’on connaît déjà. En fait, j’imaginais une suite logique d’Endgame. Techniquement, c’est ce que j’ai eu, avec une multiplication des paradoxes et des explications à n’en plus finir pour ne finalement jamais être au clair sur ce qu’on était en train de visionner.

Certes, la série répond à des questions, mais trop souvent, elle y répond par des questions ou elle répond à des questions qu’on ne se posait pas. Trop souvent aussi elle fait le choix d’affirmer des choses pour mieux les contredire ou de proposer un choix comme étant le seul possible quand on en voit d’autres.

Toute cette saison 2 était donc plutôt un casse-tête dont je n’ai pas saisi le sens ou le but ; malgré des enjeux clairs et un casting au top. Je ne vois pas non plus ce qu’elle apportera au MCU, finalement. Elle me paraît tout à fait dérisoire quand elle était annoncée comme une pierre angulaire du projet à l’origine. Je suis franchement sceptique, et pas content de m’en débarrasser… alors que c’était la dernière série pour laquelle mon visionnage était encore à peu près régulier.

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