Zodiaque – S01E01 – 15/20

Le début est quelque peu poussif et certaines phrases d’exposition sont trop lourdes ou peu naturelles pour que je sois pleinement convaincu, mais il faut bien avouer que la nostalgie a son charme. Enfin, la nostalgie… Autant on retrouve les belles baraques de l’époque, autant il y a aussi des villas modernes bien peu esthétiques, finalement. Qu’importe : quand le rythme s’accélère et que les personnages commencent à gagner en épaisseur, les défauts sont oubliés pour retrouver la petite adrénaline des révélations improbables. Dur de ne pas reprocher le casting XXL avec des personnages difficiles à introduire, mais ma foi, cette saga de l’été va peut-être m’embarquer

Spoilers 

La famille Escoffier s’apprête à s’agrandir avec l’arrivée de Juliette Lefur. Ou pas.

Il s’agirait de sauter là.

La petite musique digne de la saga estivale qu’on adore tous, une vue plongeante sur des falaises qui donnent envie d’être en vacances, un groupe de jeunes cons qui fêtent un mariage en poussant l’air de rien une jeune femme à plonger de la saga et hop, c’est à nous d’être plongés dans cette histoire. J’ai aimé le passage de la petite musique d’ambiance à celle bien plus moderne qui suit quand les jeunes s’éclatent dans la mer.

Pour le reste, cette saga de l’été s’amuse à nous présenter toute une galerie de personnages dont on ne peut pas retenir les prénoms pour le moment, malgré les efforts des scénaristes qui répètent bien les prénoms. On a donc rapidement un mariage qui se prépare entre deux familles riches – dont les Escoffier, la famille décimée par le Zodiaque.

La réintroduction est un peu lourde, peut-être, surtout le « Cyril, que j’affectionnais particulièrement » et les nombreuses photos, mais elle fait le lien entre l’ancienne saga et cette nouvelle aventure. C’est un éléphant dans un magasin de porcelaine, mais ça marche, on va dire… Contrairement au nouveau générique abrégé très frustrant (c’est une saga de l’été, merde !) et à l’introduction des signes du Zodiaque des mariés pendant la soirée qui précède le mariage.

Le problème, c’est que le jour du mariage, la mariée est repêchée au pied de la falaise, sans alliance. Là, la policière qui mène l’enquête reconnaît immédiatement la mariée qui est fille de procureur. Rien que ça ! Je suppose que ça va bien gâcher la fête de famille. Bon, pas de quoi s’inquiéter : l’ambiance est déjà pourrie avant d’apprendre son décès, parce qu’au moment de la photo de famille, il y a des petits tacles. Le coup de fil qui apprend la mort de la mariée finit par arriver et être plutôt pas trop mal joué.

Le Zodiaque signe son crime d’un petit logo sur un portable (pas fan du logo) et d’un message cryptique. J’aurais préféré que le message arrive avant la mort de Juliette : ça aurait été l’occasion d’une vraie énigme autour de l’identité de la première victime pour nous aussi, même si c’était assez évident dès le départ.

La série nous présente ensuite la famille Lefur, celle de la mariée décédée : la procureure Fanny, son père, son frère Mathieu. C’est la séquence gros moment mélo, forcément, et je ne suis pas fan des décisions prises pour les jeux des acteurs, parce qu’on passe trop vite d’une ambiance à l’autre. En plus, la policière, Nadia Roman, me paraît être trop pleine de tact. Dans le même genre, la confrontation entre Mathieu et celui qui aurait dû être son beau-frère, c’est trop prévisible et précipité pour être convaincant.

Rah, j’ai envie d’aimer, mais pour l’instant tout est trop convenu et attendu. C’est peut-être la base pour une saga d’été cependant. Le fait que l’enquête commence à la morgue et soit pleine des flashbacks, ça n’est pas fascinant. La réplique du « on vérifiera » quand le presque-marié assure que personne ne l’a vu rentrer seul la nuit précédente suite à la grosse soirée pour le mariage, c’est… hilarant. Ce n’est pas censé être le cas, mais bon.

L’enquêtrice cherche d’abord à comprendre comment la mariée s’est retrouvée avec sa robe – et étranglée avec le cordon de celle-ci.

Loin de la police, le reste de la famille se remet du choc. On retrouve ainsi Garance qui a reçu un bout de quatrain de Nostradamus sur son portable et commence à vivre un mauvais cauchemar – un retour du Zodiaque ? C’est fort possible, surtout quand elle apprend que Juliette a été étranglée, comme dans le message reçu. C’est plutôt efficace, je trouve.

Après, la galerie de personnages est vraiment importante. Un petit générique avec les noms de tout le monde, ça aurait été bienvenu – on a quand même une scène dans le commissariat pour faire le point sur toute la famille, mais c’est un peu expéditif.

Garance a une nièce traumatisée par le meurtre, mais aussi tourmentée par un ex qu’elle a revue la veille, Eliott. Tout est encore décousu et j’attends le moment où ça partira. Tout doit venir de Garance, a priori : elle fait quelques recherches sur Mathias (oh les souvenirs !) et finit par se dire que ça pourrait être une bonne idée de prévenir la police.

Pourtant, elle ne le fait qu’après que sa nièce soit arrêtée par la police. Stella, c’est son nom, est mise en garde à vue quand la police découvre que le dossier judiciaire de Stella était dans l’ordinateur de Juliette. Par chance, Garance est l’avocate de Stella et elle peut sortir sa nièce bien vite de son pétrin : la police aurait dû supprimer son casier judiciaire depuis un moment comme elle était mineure quand les faits se sont produits. Les faits ? Un braquage qui a mal tourné, dans lequel Eliott a tué un homme et a fini en prison pour dix ans. Allons bon.

Je trouve que la scène a le mérite de nous plonger un peu plus dans l’action : je commence à accrocher à cette histoire. Les pistes se multiplient : Garance donne le SMS de Nostradamus a la police, il est question de la légende qu’est le commissaire Keller, Stella est forcée de raconter à Théo, son copain, son passé, Juliette a eu les cervicales brisées au lieu d’être étranglée et ouais, ça me plaît de voir que le rythme s’emballe un peu. Les liens entre les personnages commencent à se dessiner, notamment la rivalité professionnelle toute cordiale entre la policière et Garance.

Il est question de la ville d’enfance du Zodiaque, de Fiona et Garance et assez vite, les affaires de Juliette sont retrouvées là-bas. Cette fois, c’est signé et il n’y a plus de doute possible : le Zodiaque est de retour. La policière en parle ainsi à la procureure, histoire de fouiller ses dossiers et trouver un possible mobile. La procureure refuse, malgré la très chouette inscription rouge retrouvée : « Les enfants paieront pour le crime de leurs parents ». Oh, on est tellement dans le passé !

En parallèle, Garance veut tout faire pour innocenter sa nièce et… personne ne pleure Juliette ? Personne n’organise son enterrement ? C’est quelque chose, tout de même. En plus, innocenter Stella, ce n’est pas si simple, parce qu’elle continue de retrouver Elliott en cachette. Celui-ci l’informe qu’il a reçu un étrange coup de fil prouvant que quelqu’un s’intéresse de près à Stella juste avant sa sortie de prison. J’ai quand même du mal avec certains dialogues qui enfoncent des portes ouvertes (« j’ai vu ce qui est arrivée à la mariée… Elle est morte ? » sans déc), mais soit.

Garance rend ensuite visite à Hélène, la matriarche Escoffier, qui relativise pas mal de choses après tout ce qui lui est déjà arrivé. Hélène invite Garance à revenir vivre dans la famille, et tant pis si tout le monde semble la détester. Pas le temps de se poser : Garance reçoit un nouveau SMS signé Nostradamus. Elle veut prévenir la police, mais doit d’abord se rendre chez Fiona car Stella a besoin de son avocate.

C’est un bon contretemps, lui permettant de décrypter le message pas si codé du tueur grâce à sa sœur : c’est Eliott qui est en danger. Comme celui-ci ne décroche pas son téléphone, Garance décide de partir à sa recherche…

Fiona empêche sa fille de suivre Garance, mais laisse partir sa sœur comme si de rien n’était. Elles sont trois, il n’y en a pas une pour appeler la police ? C’est abusé. On approche de la fin de l’épisode et Nadia, la policière, reçoit des infos suite au test ADN de Stella qui sont capitales. Cette fois, elle se précipite chez Keller. Francis Huster a pris un petit coup de vieux et aura mis du temps à débarquer, mais j’avoue que le revoir fait quelque chose.

On découvre coup sur coup qu’il connaît bien Nadia (direct le tutoiement) et que le tueur du Zodiaque est bien retour, car… Stella est la fille de Mathias. Pardon ? Fiona et Mathias, du coup ? OK. I’m hooked.

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Zodiaque 2026 (S01)

On en était où ?

Vraiment aucune idée, car c’était il y a bien trop longtemps. Le Zodiaque, puis le Maître du Zodiaque, ont tué plein de gens et décimé toute la famille richissime pendant deux étés. C’était drôlement palpitant.

Ce que j’en attends

C’est bien simple, comme toute une partie de la France, j’étais à l’époque du Zodiaque passionné par LA saga de l’été. Quand je dis passionné, il faut savoir qu’au-delà du rendez-vous télévisuel familial, on a quand même prolongé le truc en achetant les romans qui racontaient l’histoire de la série. L’absence de Claire Keim dans ce revival est un vrai crève-cœur, mais ça ne m’empêche pas d’avoir envie de regarder.

Je ne suis pas complètement idiot : je sais que ce qui me plaisait à l’époque n’est pas forcément ce que j’ai envie de voir en 2026. Et pourtant, la promesse d’un slasher à la française – parce que ce n’est pas autre chose – par ce temps de canicule est la bienvenue. Je me replonge volontiers dans l’ambiance des chaudes soirées d’été du début des années 2000 et je remercie TF1 d’avoir eu la fine idée, elle aussi, de nous faire un revival de son grand carton.

J’espère donc que la modernité ne fera pas trop mal à cette histoire et que je vais être embarqué, parce que de toute manière, je suis un public facile…

Note moyenne de la saison : 

Zodiaque – S01E01 – 15/20

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Zodiaque – S01E02 – 17/20

C’est un second épisode bien plus efficace. Maintenant qu’on s’épargne les lourdes expositions, on est dans le vif du sujet. Il y a plein de détails et de scènes que je peux critiquer, mais en vrai, c’est une saga de…

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Pourquoi un premier épisode de série ne peut pas tout faire

Salut les sériephiles,

Ça fait déjà une semaine que je vous ai partagé un projet un rien chronophage qui me tient à cœur depuis des années : Sauveurs de rêves. Au départ, je pensais écrire un roman. Assez vite, j’ai compris que j’étais surtout en train d’écrire une série. Si ça vous tente, l’épisode 1 s’intitule « L’Éveil » et est disponible sur Amazon (en cliquant ici) à moins d’un euro dès le 1er juin.

En tout cas, ce qui est fou, c’est qu’écrire a commencé à me faire réfléchir au contenu d’un pilot, aux séries que je regarde et à tout ce qui est à mettre en place dès le début. C’est colossal et vertigineux. Je ne sais pas si je dois m’en étonner. J’ai grandi avec des saisons de 22 épisodes (minimum !), des pilots qui prenaient le temps d’installer un univers et des personnages qu’on découvrait avant d’apprendre à les connaître semaine après semaine. Ce rapport aux séries, j’en ai déjà beaucoup parlé ici. J’ai souvent écrit sur ce qu’elles m’ont appris, sur ce qu’elles me donnent envie de voir, mais aussi sur ce qui me frustre de plus en plus dans les séries actuelles…

Seulement quand j’écris, mon cerveau ne pense pas seulement en chapitres. Il pense en scènes, en épisodes, en personnages qui auront peut-être trois répliques aujourd’hui, mais une vraie importance plus tard. Et écrire ce premier épisode m’a fait découvrir plein de choses en m’obligeant à me poser une question assez simple :

Comment on donne envie de rester dans un pilot ?

À la télévision, certaines séries ont parfois une réponse très directe. Elles commencent par du sexe, de la nudité, et hop, le tour est joué. D’accord, d’accord, ce n’est pas toujours gratuit. Euphoria, par exemple, utilise les corps et la sexualité pour raconter quelque chose sur ses personnages, sur leur malaise, sur leur manière de se montrer ou de se cacher. Ce qui m’agace, c’est quand cette stratégie devient une facilité, voire un passage obligé dès le début de la série. Récemment, c’était un peu le cas pour Maximum Pleasure Guaranteed, par exemple. Et encore, ça se justifie par l’idée de base de la série, mais les exemples ne manquent pas, et ne me lancez pas sur Heated Rivalry. Il y a dix ans déjà (gloups), je m’étais amusé à comparer les pilots des networks et ça ne manquait pas, à chaque fois, il y avait de la nudité ou du sexe avant les cinq premières minutes (j’ai des vestiges de cette période sur le blog avec la saison 1 de Roadies par exemple).

Cela dit, ce n’était pas le cas dans mes séries préférées, alors je n’avais pas spécialement envie de faire ça dans ce que j’allais écrire. À la place, j’ai plutôt pensé Orphan Black. Oh, il y a des fesses bien visibles dès le premier épisode, je sais, mais franchement, la première scène m’a appris à quel point un début pouvait être efficace. Une scène choc ne suffit pas à retenir un lecteur si elle ne pose aucune question. Il faut qu’elle ouvre quelque chose. C’est exactement ce qu’il se passe quand Sarah voit Beth, qui lui ressemble comme deux gouttes d’eau, se suicider. Sans aller aussi loin, je voulais quelque chose d’un peu marquant pour ouvrir mon histoire. Dans Sauveurs de rêves, c’est le cauchemar récurrent de Chris qui a pris cette place : un toit parisien, une silhouette au sabre, une chute et cette impression qu’il revit sans cesse la même scène sans pouvoir y échapper.

Vraiment, à jamais la meilleure première scène.

Une fois cette ouverture trouvée, un autre problème est arrivé très vite toutefois :

Introduire tous les persos d’un coup

Quand j’ai assumé que Sauveurs de rêves fonctionnait comme une série, j’ai eu un réflexe assez logique. Un pilot doit présenter les personnages principaux. Il doit donner envie de les suivre. Il doit montrer qu’un groupe existe, même si le héros n’en comprend pas encore toutes les dynamiques… Seulement voilà, moi, je n’avais pas mon groupe, mais juste Chris.

Croyez-le ou non, mais là, j’ai repensé très fort à Shadowhunters. La série est (très) loin d’être parfaite, mais elle réussit quand même un truc assez fou dans son pilot : elle fait découvrir un univers entier à Clary sans donner l’impression que tout s’arrête toutes les deux minutes pour ouvrir Wikipédia. On comprend qu’il y a des règles, des clans, des tensions, des personnages déjà liés les uns aux autres. Et moi, devant mon épisode, je me suis retrouvé à me demander comment faire pareil à l’écrit – mais promis, personne ne chialera autant que Clary. Quoique ?

La réponse, évidemment, c’est que je ne pouvais pas vraiment faire pareil.

Chris découvre un univers dont il était totalement exclu jusque-là. Il ne connaît pas la Fondation. Il ne connaît pas ses règles. Il ne connaît pas les gens qui y travaillent. Et surtout, il est curieux, il doute, il pose des questions. Sa curiosité est un trait de caractère auquel je tenais, parce que combien de fois, je m’énerve face à des personnages qui n’agissent pas de manière cohérente faute de chercher à comprendre le monde dans lequel ils évoluent !

Il fallait lui laisser cette place-là, même si cela ralentissait forcément l’arrivée de certains personnages. J’aurais pu tricher. J’aurais pu faire comme si tout était évident, accélérer les explications, pousser Chris d’un décor à l’autre et cocher les cases du pilot de série une par une. Le résultat aurait peut-être été plus efficace, mais il aurait aussi été moins authentique. Je n’avais pas envie d’écrire un personnage qui accepte l’impossible en trois répliques juste parce que l’épisode doit avancer.

J’ai donc accepté une idée qui me paraît finalement très cohérente avec mon rapport aux séries :

La magie du double épisode.

C’est un format qui se faisait beaucoup à une époque et qui me manque un peu aujourd’hui. Bien sûr, vous me voyez venir avec mes gros sabots, mais le premier épisode de Buffy ne fait pas autre chose (j’en profite pour avoir une pensée pour Anthony Head, mort ce week-end…) : il y a tellement à faire et tellement de personnages que la série s’ouvre non pas avec un, mais deux épisodes.

C’est comme ça, certains univers ont besoin de deux épisodes pour s’installer. Sans dire que ma série sera aussi géniale que Buffy, le premier épisode de Sauveurs de rêves ne pouvait pas tout présenter, tout expliquer, tout développer. Il devait d’abord laisser Chris comprendre qu’il venait de mettre les pieds dans quelque chose qui le dépassait. C’est aussi pour cette raison que tous les personnages n’ont pas encore leur place. Certains sont déjà là, d’autres passent presque au second plan, et quelques-uns prendront davantage d’importance plus tard.

Finalement, pendant des années, j’ai regardé des pilots en me demandant pourquoi ils faisaient tel ou tel choix. Aujourd’hui, je découvre qu’ils essayaient surtout de résoudre vingt problèmes différents en même temps. Et certaines séries m’impressionnent encore plus.

Et en ce qui me concerne ? Si vous avez déjà lu le premier épisode (merci !), vous pourrez donc peut-être le relire autrement quand certains figurants de cet épisode auront pris toute leur importance par la suite. Certaines questions trouveront peut-être un début de réponse avec ce début. C’est aussi ça que j’aime dans les séries : cette impression qu’un épisode ne vit jamais complètement seul, qu’il dialogue déjà avec ceux qui viendront après et qu’en revoyant le début, on comprend mieux certaines choses.

Bon, le deuxième épisode ne sortira que dimanche prochain. Il permettra notamment de développer Élisabeth de manière plus conséquente, mais aussi d’ouvrir davantage la Fondation et de faire apparaître d’autres personnages… Cela dit, tout ça m’a au moins donné l’occasion d’une petite réflexion sur les séries, et sur les pilots. Il fallait bien que je vous en parle : l’opportunité est trop belle pour ne pas le faire !

Mon pilot est déjà dispo. Le double épisode, lui, n’est pas encore terminé… mais vous pouvez déjà le précommander si ça vous tente !

Maximum Pleasure Guaranteed – S01E04 – Raisins – 16/20

Que je suis frustré que ça ne dure que trente minutes : autant la semaine dernière, le format m’allait bien, autant sur cet épisode, j’ai vraiment l’impression de rester sur ma faim et que ça aurait pu être plus long. La série ne fait pas du surplace, pourtant, et on apprend pas mal chose dans cet épisode, mais là tout de suite, j’aurais plutôt envie de binge-watcher la saison. Et c’est assez rare pour que ce soit souligné, croyez-moi !

Spoilers 

Paula révèle un de ses secrets à la police, et ça me donne l’impression que tout n’est pas encore dit.

You were supposed to help me and now you’re bad cop-bad coping me ?

Ce n’est pas raisonnable de regarder un épisode avant d’aller bosser, mais ce n’est pas grave, je vais le faire quand même : la série en est là à mes yeux. J’aime beaucoup, ça me donne envie de regarder l’épisode dès que j’ai une demi-heure devant moi. Et finalement, je vais me faire au format trente minutes…

Bon, le début d’épisode est quand même bien chelou : nous suivons Paula en train de faire l’amour avec un inconnu… qui n’est autre que Karl, son mari. Il dit s’appeler Kevin parce qu’ils font du jeu de rôle pour faire l’amour et on comprend évidemment que nous sommes dans un flashback. Le jeu de rôle excite plutôt bien Paula, mais elle doit se faire une raison : Karl n’aime pas ça et n’a pas envie de prolonger l’expérience. On la voit passer d’un état d’extase à l’ennui le plus ferme, et j’ai eu de la peine pour elle.

Nous sommes donc à Portland, deux ans plus tôt. Deux ans seulement ? Je m’attendais à un flashback datant de sa vie d’avant – pas de sa vie avec Karl. Autre choc du début d’épisode : qu’est-ce qu’elle est maigre, Tatiana Maslany ? Je ne m’en étais pas spécialement rendu compte sur les épisodes d’avant, mais un plan large me fait franchement m’inquiéter pour sa santé. Je sais que nous ne sommes pas là pour ça, mais tout de même.

Bon, la vie de famille de Paula ? Elle est basique à souhait, on suit donc une virée au centre commercial du coin où Karl achète un super jouet pour l’enfant de son boss, afin de l’impressionner. L’épisode a tout pour m’ennuyer – surtout que je n’aime pas les flashbacks – mais il fonctionne pour une raison simple : on sait qu’un meurtre va avoir lieu dans la vie de Paula. On souhaite donc savoir ce qu’il va se passer. Ils ont un voisin, Caleb, alcoolique et étrange (est-ce que Paula couche avec ?) et à la soirée du patron de Karl, il y a Mallory (est-ce que Karl couche avec ?). Qui sera donc la victime de meurtre ? Dur à dire, mais je pense bien que Mallory et Karl couchent déjà ensemble.

Les soupçons de Paula sont assez évidents. Elle décide donc de partir au plus vite avec Hazel qui est fatiguée. Ce n’est pas la meilleure de ses idées : son départ ressemble à une grosse scène quand elle l’annonce à Karl, tout le monde la voit bien partir de la fête.

En chemin, elle ne fait que penser à Mallory et Karl, alors même qu’elle est au volant. Cela ne peut que mal tourner. C’est sans surprise que la scène suivante nous montre Karl recevoir un coup de fil de sa femme alors qu’il est toujours à la fête (et avec Mallory) et apprendre que sa femme a eu un accident de voiture. Tout semble aller très bien quand ils la rejoignent – Mallory décidant de conduire Karl chez lui, où Paula l’attend.

Le truc, c’est que tout ne va pas bien : Paula a renversé Caleb, le voisin, et l’a… tué. Comment on peut tuer quelqu’un en rentrant sa voiture dans sa voie de garage ? Eh, qu’importe, la question n’est pas là (encore que). Si on n’a pas vu l’accident, Paula affirme qu’Hazel n’a rien vu et qu’elle ne sait pas quoi faire. J’ai quand même un gros doute : est-ce que Paula n’aurait pas encore quelques secrets à nous confier sur ce meurtre ?

On ne saura pas, car ce flashback est en fait son témoignage à la police – à Gonzales. Pour en revenir au meurtre du voisin, Mallory est celle qui, bizarrement, prend les choses en main. C’est peut-être parce qu’elle est moins impliquée que le couple, mais elle gère l’état de choc de Paula et appelle les flics.

Nous revenons alors dans le présent où Paula explique que c’était le pire jour de sa vie – et qu’est-ce que j’ai aimé la réflexion du flic qui lui rappelle que c’était le pire jour de la vie de Caleb. Apparemment, le tout est bien reconnu comme un accident aux yeux de la loi, et elle n’a même pas fait un seul jour de prison ? C’est… laxiste ? Bon, en tout cas, désormais, les flics l’interrogent car ils la soupçonnent du meurtre de Trevor, et Paula n’arrive pas à croire que ça lui arrive. Je la comprends, mais en vrai, je sens que les scénaristes nous cachent vraiment des choses, autant sur elle que sur Mallory. Cet épisode jette une lumière nouvelle sur les relations entre Paula et Mallory, aussi.

Autrement, les collègues de Paula continuent de mener l’enquête sur sa vie perso – et j’adore comment ça se fait de manière bien fluide. La collègue la plus curieuse retrouve donc Trev et apprend qu’il est mort. Elle partage aussitôt avec son autre collègue, dans un overshare hilarant, et ils décident (enfin elle décide tout pour lui) d’en parler avec Paula, pour savoir ce qu’il en est.

Si elle les envoie d’abord chier, le harcèlement qu’elle subit de la part de la police fait qu’elle décide finalement de les rejoindre en soirée. Ils sont dans un bar hyper bruyant, mais ça ne les empêche pas d’avoir une conversation hyper sérieuse ou de visionner la vidéo du faux passage à tabac de Trev. Là, la collègue s’avère encore plus maligne que prévu (non, je ne connais toujours pas les prénoms des collègues, désolé, mais la série s’intéresse trop à Tatiana Maslany pour ça) : elle repère la bague de l’agresseur qu’elle a déjà vu sur l’insta de Trev. Cela confirme que la personne qui tabasse Trev est quelqu’un qu’il connaissait bien, et comme Paula ne lui connaît qu’une seule connaissance, ils ont une piste… Mouais. C’est frustrant, car on en sait déjà plus, nous, et j’aurais aimé qu’on développe l’histoire de cette amie. Ce sera pour un autre flashback, je suppose.

En parallèle, le tueur continue de mener son double jeu. D’un côté, il mène son enquête sur Hazel et apprend que sa mère biologique est Paula (oups), de l’autre, il arnaque les flics : il assure qu’il savait que Trev était camboy et qu’il n’en avait rien à faire – et il joue très bien le petit ami éploré. Quel bâtard ! Le pire, c’est qu’il s’attire la sympathie d’un des deux flics, mais pas de Gonzalez, évidemment. Elle ne perd pas ses bons réflexes et cherche à savoir s’il a des bleus. Il est clairement son suspect n°1, même si elle accuse Paula de lui avoir menti et même si son collègue continue de l’appeler.

Le double jeu du tueur ? Il est plutôt malin, se créant des faux alibis en étant sûr d’être filmé à l’entrée d’un bâtiment, avant de sortir par la fenêtre. Cela lui permet de se déplacer tranquillement dans la ville et de se rendre devant chez Paula, alors qu’elle est en train de prendre sa douche. Ce sera le cliffhanger pour cette semaine et c’est tellement frustrant !

Sinon, j’oublie presque d’en parler, mais il y a encore autre chose. J’avais bon espoir pour Mallory en fin d’épisode précédent, j’en ai eu encore plus au début de celui-ci quand on a vu comment elle réagissait face à un meurtre. C’est donc presque sans surprise qu’elle survit. On la retrouve sur un lit d’hôpital à imposer à Karl un déménagement bien rapide. Quand les flics l’appellent, Karl pense donc qu’il s’agit de cette affaire, mais non, c’est évidemment à propos de Paula.

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