Agents of S.H.I.E.L.D. – S01E04 – Eye-Spy – 14/20

Je suis assez surpris par cet épisode dont je ne me souvenais finalement que de quelques images alors qu’il fonctionne plutôt bien. Il y a toutefois toujours ce côté un peu lourd du début de série, avec des agents qui donnent parfois l’impression de découvrir leur métier en même temps que nous et beaucoup de choses deviennent franchement ridicules dès qu’on commence à y réfléchir deux secondes.

Spoilers 

L’équipe enquête sur une série de vols particulièrement étranges commis par une ancienne agente du S.H.I.E.L.D. que Coulson croyait morte.

I’m gonna go play with my phone now.

L’épisode commence à Stockholm avec toute une troupe de types habillés de la même manière, masques rouges sur le visage et mallettes attachées au poignet, qui traversent tranquillement la ville avant de prendre le métro. C’est amusant de revoir à quel point Agents of S.H.I.E.L.D. cherche encore à avoir un côté international dans ce début de série, entre le Pérou, Malte, la Suède et bientôt la Biélorussie. Cela va peu à peu disparaître par la suite – une question de budget probablement.

En attendant, personne ne semble vraiment se demander pourquoi cinquante types masqués débarquent ensemble dans le métro et je ne suis pas certain que je serais monté dans la même rame qu’eux, moi. En fait, ils transportaient des diamants et une femme – qu’on pensait plutôt être leur victime à l’origine – réussit à repérer la seule mallette contenant des diamants alors qu’elles ont été distribuées au hasard, coupe la lumière et élimine tout le monde pour repartir avec son butin. Les scènes d’introduction de cette saison sont décidément longues pour pas grand-chose, et celle-ci a en plus probablement dû coûter assez cher.

Coulson décide de mener l’enquête et Skye part tout de suite sur l’hypothèse d’un pouvoir psychique, ce qui lui vaut d’être gentiment rembarrée par les autres. Evidemment, vexée par Coulson et May, c’est elle qui trouve la voleuse grâce aux photos publiées sur les réseaux sociaux par les témoins. C’est là que je me rends compte qu’il faut vraiment être tombé amoureux de Skye dès 2013 pour accepter tranquillement tout ce qu’elle fait dans ces premiers épisodes. Elle trouve les bonnes photos sur internet, hacke à peu près tout avec son téléphone et balance une vanne toutes les trente secondes : dans les mains d’une autre actrice, elle pourrait être sacrément agaçante… Sauf que Chloe Bennet est tellement drôle qu’elle fait fonctionner des choses qui ne devraient pas forcément fonctionner. Pas vrai ? J’espère que ça le fait pour vous aussi si vous découvrez seulement maintenant la série ! C’est ce genre de personnage qui me manque aujourd’hui et pourtant, je suis sûr que ça paraît hyper ridicule à plein d’autres.

La femme sur les photos s’avère être Akela Amador, une ancienne agente du S.H.I.E.L.D. que Coulson a lui-même formée et qu’il croyait morte lors d’une mission plusieurs années plus tôt. May est immédiatement beaucoup plus méfiante que lui et estime qu’il est trop impliqué personnellement pour juger correctement la situation. Elle est d’ailleurs tellement froide et cassante avec tout le monde dans ce début de saison qu’il est assez difficile de l’apprécier. Je ne l’aimais pas particulièrement lors de ma découverte de la série et je comprends mieux pourquoi aujourd’hui, même si ça me fait surtout rire de la voir maintenir tout le monde à distance quand je sais évidemment où toutes ces relations vont finir par aller. Coulson refuse en tout cas de considérer immédiatement Akela comme une traîtresse et préfère comprendre ce qui lui est arrivé.

Ils la suivent jusqu’en Biélorussie, où elle échange les diamants contre une carte d’accès. Fitz, Simmons et Skye restent pendant ce temps dans un van à essayer de la localiser électroniquement tandis que Coulson et Ward partent chercher des informations. C’est là qu’on a droit à ce merveilleux appel téléphonique pour savoir comment ils sont censés faire pipi dans leur planque et s’il y a quelque chose à manger. Sérieusement, ils sont tous débutants à un point assez abusé. Ward est censé être l’agent expérimenté du groupe, May une légende du S.H.I.E.L.D. et FitzSimmons deux génies, mais dès qu’il faut fonctionner comme une vraie équipe, on a parfois l’impression qu’ils viennent tous d’arriver pour leur premier jour de colo. C’est ridicule, mais c’est aussi assez drôle et c’est clairement cette légèreté qui fait beaucoup du charme de la série – si on l’accepte. Avec le recul, je ne sais pas si je l’accepterais autant aujourd’hui.

Skye parvient néanmoins à repérer un étrange flux vidéo qui semble se rapprocher progressivement de leur position. Ils comprennent trop tard qu’ils sont en train de voir leur propre van et Akela leur rentre dedans avant de prendre la fuite. Mieux encore : le flux bascule à un moment en vision à rayons X. J’adore l’idée de cet œil-caméra (expliqué juste après) qui permet à Akela de voir à travers les choses et explique donc comment elle a pu repérer la bonne mallette au début de l’épisode. Il y a un petit côté Superman / Smallville dans le concept qui fonctionne vraiment bien et je trouve même qu’il y aurait de quoi faire toute une série autour de cette agente qui voit des choses impossibles tout en étant observée en permanence par quelqu’un d’autre. Bon, Skye pirate son flux en quelques minutes avec son ordinateur, donc la sécurité derrière toute cette opération n’est apparemment pas aussi impressionnante que le concept – ou juste faut aller vite parce qu’il n’y a que quarante minutes.

May utilise les images pour retrouver Akela dans son hôtel et va évidemment la confronter toute seule, parce que prévenir les autres serait beaucoup trop simple. On découvre alors que son œil n’est pas seulement une caméra : quelqu’un lui envoie directement des instructions et peut déclencher un dispositif mortel si elle refuse d’obéir. Akela n’est donc pas une ancienne agente passée du mauvais côté mais une prisonnière forcée d’enchaîner les missions pour quelqu’un dont elle ignore même l’identité. Elle et May se battent jusqu’à l’arrivée de Coulson, qui réussit à l’endormir et à la ramener dans le Bus. L’épisode devient alors beaucoup plus intéressant parce que toute l’équipe doit continuer sa mission à sa place pendant que Fitz et Simmons essaient de retirer l’implant avant que celui qui la contrôle comprenne quelque chose. Pfou. Sacrée phrase pour résumer tout ce bordel.

Ward met donc des lunettes qui reproduisent ce que voit Akela et part effectuer sa prochaine mission pendant que Skye lui sert de guide à distance. Il faut quand même accepter un énorme détail : le type qui surveille le flux ne remarque jamais que son agente est soudain devenue un homme blanc. Ward ne regarde jamais ses mains ? Jamais dans un rétro ? Rien ? Il conduit tranquillement pendant que quelqu’un est censé croire qu’il regarde toujours à travers les yeux d’Akela et personne ne voit le problème. J’aime en revanche beaucoup le passage où il reçoit l’ordre de séduire un garde pour entrer dans le bâtiment et où Skye essaie de lui expliquer comment créer une sorte de bromance avec lui. Ward étant Ward, la séduction finit évidemment par être beaucoup moins subtile que prévu, mais toute la scène est très drôle.

Pendant ce temps, Coulson apprend davantage ce qui est arrivé à Akela. Elle avait désobéi à ses recommandations lors de sa dernière mission, tous ses partenaires sont morts et elle a elle-même été capturée avant de perdre un œil. Quelqu’un lui a ensuite rendu la vue avec cet implant avant de commencer à la contrôler. J’aime beaucoup que l’épisode donne ainsi un passé à Coulson qui n’a rien à voir avec Tony Stark, les Avengers ou ce qu’on connaissait déjà de lui dans les films : il a formé des agents, il en a perdu et il porte clairement encore une part de culpabilité concernant Akela. Skye assiste à tout ça et leur relation fonctionne déjà très bien. Il y a quelque chose de franchement paternel dans la manière dont Coulson prend soin d’elle et lui accorde sa confiance malgré tout ce que May ou Ward peuvent penser, et on voit clairement la relation père-fille commencer à se mettre en place… même si on n’oublie pas qu’il y a une trahison possible de Skye, suggérée dans les épisodes précédents.

Ward atteint finalement la salle qui intéresse le mystérieux commanditaire et découvre qu’il ne doit rien voler ni tuer personne, simplement regarder une série d’équations inscrites sur un tableau pour que la caméra d’Akela puisse les enregistrer. C’est suffisamment mystérieux pour donner envie de comprendre ce que tout cela signifie, mais les choses se compliquent lorsqu’il est repéré. Dans le même temps, Fitz et Simmons tentent de retirer l’implant d’Akela tandis que Coulson remonte jusqu’à celui qui semble lui donner les ordres. L’opération réussit de justesse et Akela est enfin libérée de son œil, mais la meilleure révélation vient du fameux handler : lui aussi possède un implant et meurt avant que Coulson puisse l’interroger. Celui qu’on pensait être le grand méchant n’était donc qu’un autre maillon de la chaîne, contrôlé exactement comme Akela par quelqu’un situé encore au-dessus. C’est une fin franchement surprenante et assez atroce puisqu’elle est évidemment conçue pour nous laisser sans réponse : c’est grâce au témoignage d’Akela qu’ils étaient parvenus à trouver l’homme.

Akela doit malgré tout être remise au S.H.I.E.L.D. pour les crimes qu’elle a commis, même si Coulson promet de témoigner en sa faveur – ben attendez, elle devait faire comment en fait ? Genre sans le témoignage de Coulson, elle est condamnée ? Mais quoi, elle devait accepter de se laisser mourir ? Pas fan.

Avant de partir, elle pose cependant une question essentielle à May : « What have they done to him? ». Elle a connu Coulson avant sa mort et voit immédiatement qu’il a changé, là où ça ne saute pas aux yeux des autres qui se contentent de penser (enfin, surtout May) que c’est le fait d’avoir failli mourir qui a dû le changer un peu. Le mystère de Tahiti et de sa résurrection s’épaissit donc un peu, sans que la série ait besoin de nous balancer une énorme révélation dès le quatrième épisode, et c’est très bien comme ça. C’est un fil rouge, quoi.

Il reste le gag final autour des lunettes capables de voir à travers les vêtements, paraît-il. Fitz joue au poker et veut utiliser Skye pour tricher avant de réaliser ce qu’elle risque surtout de voir en activant la vision à rayons X. Elle les met évidemment quand même. D’un point de vue éthique, le gag est toujours aussi dérangeant et il suffit d’inverser la situation pour se rendre compte qu’il ne passerait vraiment pas du tout aujourd’hui (cela dit, on l’avait dans Smallville…). Après, je sais que j’avais rigolé à l’époque et Iain De Caestecker comme Chloe Bennet me font encore rire dans la scène. Ils ont clairement été choisis pour apporter beaucoup de comédie à une série vendue autrement comme quelque chose de beaucoup plus sérieux et, jusque-là, c’était vraiment la bonne idée… Mais à nouveau, il faut l’accepter, en fait !

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Photographie promotionnelle de l’épisode — ABC Studios / Marvel Television

Last Seen – S01E03 – The Lie – 19/20

Voici une série qui ne perd pas de temps et un épisode 3 vraiment efficace. Je suis tout simplement accroché à l’intrigue et j’aime beaucoup sa rapidité de développement. Autant j’ai tendance à critiquer toutes les mini-saisons qui vont trop vite en besogne après des épisodes lents, autant je trouve hyper satisfaisant que celle-ci ne fasse pas semblant et ne ralentisse jamais son rythme. Chaque épisode a une fonction claire pour mener à la conclusion et le voyage pour y parvenir est bien foutu pour l’instant.

Spoilers 

Sarah retourne chez elle, mais pas comme on le supposait.

The world is a wicked place, honey.

C’est marrant comment je n’ai aucune compassion devant la première scène de cet épisode. On y suit la mère adoptive de Sarah, Jenna, s’inquiéter de la disparition de sa fille. Mais CHEH. Bien fait ! Y a pas à kidnapper les enfants des autres, sérieux. Je suis soulé en plus que le kidnappeur appelle ensuite son frère et que ce soit lui qui retrouve Sarah/Mags dans les rues de la ville.

Elle aime trop son oncle pour se barrer et forcément, elle le suit en toute confiance. L’oncle la ramène directement chez ses kidnappeurs, sans savoir ce qu’il est en train de faire. C’est si énervant ! Les deux kidnappeurs sont très heureux de retrouver leur fille, mais on découvre aussi que Jenna n’est peut-être pas aussi néfaste que je le pensais : son mari lui demande à quel moment il a compris qu’il s’agissait de Mags.

Après, elle n’est pas toute blanche non plus : littéralement, elle le suit quand il lui explique que les parents de Mags ne sont pas des bonnes personnes. C’est si agaçant. Il est alcoolique, elle est… une pêcheresse ? Mais ça va pas ! En plus, Sarah aussi découvre les joies de l’alcool dans cet épisode.

Elle se réveille en gueule de bois, mais veut tout de même faire ses corvées quand elle voit son père les faire. C’est si ridicule. Maintenant qu’elle est de retour dans sa prison, elle demande à son père comment se faire pardonner. Ce qui m’agace le plus, c’est qu’elle lui parle ensuite de Tommy et Mags à son père. Il peut lui servir tous les mensonges qu’il veut comme ça, notamment lui dire que Mags est morte. C’est si énervant.

De son côté, en ville, Jenna commence à errer et se renseigner davantage sur les parents qui ont vu leur fille être kidnappée. C’est fou. Elle retrouve rapidement la mère de Mags… Mais ne dit rien, ça va de soi. Peut-être que la culpabilité la rongeant lui permettra de faire de meilleurs choix par la suite.

Sinon, forcément, Ian pète un câble quand on le retrouve : c’est le lendemain du soir où il a raté de peu Mags. Il se rend chez la flic pour lui dire ce qu’il a découvert la veille au soir, enregistrement téléphonique à l’appui. Bien sûr, c’est loin d’être suffisant pour rouvrir une enquête, surtout que le timing est hyper suspicieux.

Ian retrouve ensuite son amante au taf et s’énerve encore sans raison contre elle, surtout qu’elle lui est d’une aide précieuse : elle retrouve les appels de plainte sur les soirées de la veille en ville. Cela lui permet d’avoir une piste sérieuse : il retrouve assez vite Damo sur un terrain de jeu de la ville. Tommy assiste à la ville et ne dit rien alors qu’il est très clair que notre héros cherche à mettre la main sur Sarah par tous les moyens possibles.

Cet abruti de Damo fait ce qu’il peut pour paraître innocent et jure que personne n’a forcé personne, mais il a aussi et surtout vu que Sarah est montée dans un van de son plein gré. La piste est solide, mais pas suffisant. Je suis hyper frustré par la scène suivante où Ian fait appel à son parrain, Donnie, et lui raconte ce qui lui est arrivé.

C’est tout à fait logique, mais c’est énervant : Donnie entend que Ian pense avoir parlé à Mags, entend le nom de la rue de la cabine téléphonique, fait très clairement le lien avec Sarah… mais c’est tout. À aucun moment Ian ne le voit percuter et changer de face, à aucun moment Donnie sait ce qu’il dit.

Et bien sûr, le parrain appelle ensuite son frère pour en savoir davantage sur la raison du mensonge de Sarah : pourquoi se ferait-elle passer pour une autre, c’est tout de même étrange, non ? Que c’est énervant ! Il est tellement con, en plus ! Il voit son frère sur un bateau ? J’étais si sûr qu’il allait y passer, eh, j’ai soufflé fort.

Comment ne peut-il pas se douter que son frère est un kidnappeur ? Genre si c’est ne serait-ce qu’un soupçon, tu le confrontes pas comme ça, si ? Sur un bateau au milieu de nulle part ? Certains personnages cherchent vraiment à se faire tuer.

Pour moi, c’était tellement évident qu’Henry, le kidnappeur, allait tuer son frère dès le début de cette intrigue ! Henry tente bien de convaincre son frère de ne rien dire et d’oublier toute cette histoire, mais comment pourrait-il oublier que sa nièce est l’enfant d’un autre ? En tout cas, on nous confirme qu’il y avait bien une Sarah avant que Mags ne soit enlevée dans cette scène. Et contre toute attente, Donnie est laissé en vie par Henry. Il y a trop de pistes qui vont mener à eux, désormais, c’est une question de temps avant que Ian ne la retrouve, hein.

En parallèle, Sarah est enfermée dans sa chambre par Henry. C’est vraiment une prison, désormais… Sauf que Tommy peut entrer sans trop de mal sur la propriété. Elle lui parle par la fenêtre et le guide jusqu’à sa chambre. Tommy est un vrai prince charmant sur ce coup-là. En plus, elle lui raconte sa vie, sa gueule de bois et les souvenirs bizarres qu’elle a à cause de l’alcool.

Notre prince charmant obtient rapidement une nouvelle quête grâce à ça : il lui raconte qu’un homme vieux cherchait Mags – ce qui est étrange puisqu’Henry lui a dit que Mags était morte – et elle lui réclame aussitôt un flyer. Malheureusement, ils sont interrompus par le retour d’Henry à la maison.

Tommy se barre juste à temps, à un point où c’est suspect qu’Henry ne le remarque pas. Il a quelques doutes, mais croit sa fille quand elle lui dit qu’elle était seule pendant tout ce temps. Henry retrouve ensuite Jenna, complètement au bout de sa vie car rongée par la culpabilité, puis voit que sa fille essaie à nouveau de se faire la malle.

Comprenant qu’elle se rend auprès de son nouvel ami, il se renseigne sur sa destination, l’enferme dans la cuisine (la juste place des femmes, merci la religion, tiens – oui, c’est un raccourci facile, mais c’est encore une histoire qui tient uniquement à cause d’un fanatisme religieux ce kidnapping), puis se rend lui-même à la cabane où elle avait rendez-vous avec Tommy.

Cela lui permet de découvrir que Tommy avait pour mission de ramener un flyer sur la veillée pour Mags à Sarah, mais aussi de le menacer pour qu’il n’entre plus en contact avec elle. Je ne suis pas sûr que ça puisse fonctionner, mais va falloir qu’il trouve un moyen pour la recontacter maintenant. C’est pas gagné.

La fin d’épisode se concentre davantage sur Ian, cependant. En réécoutant en boucle l’enregistrement de l’appel de la veille, il se rend compte qu’il y a en fin d’enregistrement d’autres bruits, très faibles sur la bande. Ian demande alors l’aide de son fils pour identifier le son suspect qu’il pense entendre.

Dans la première scène, c’est clairement la voix de Donnie qu’on entend, mais une fois le son monté, c’est compliqué de distinguer vraiment quelque chose. Par contre, juste après, Ian reconnaît très bien le son du van de Donnie – et il appelle aussitôt son parrain des AA, cherchant à savoir la vérité. Donnie lui explique qu’il ne va pas bien et qu’il pensait annuler la réunion des AA, et on voit très bien qu’il sait ce qu’a fait son frère et est terrifié par la boîte de Pandore qui est en train de s’ouvrir. Le but de Ian est toutefois d’éloigner Donnie de chez lui. Il y parvient par un mensonge habile, puis rentre par effraction chez son parrain.

En fouillant la maison, il trouve la trousse de maquillage que Donnie avait acheté pour Sarah – sans pouvoir lui offrir. C’est donc plein de rage qu’il débarque ensuite à la réunion des AA pour partager à tous son ressenti. Il se lance dans un monologue sur l’honnêteté et c’est un cliffhanger tellement frustrant de le voir s’interroger sur la raison qui pousserait quelqu’un qu’il aime à lui mentir sans avoir la réponse de Donnie !

Photo promotionnelle de l’épisode – Apple

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Lanterns – S01E05 – Lights Out – 18/20

Excellent épisode 5, qui confirme que Lanterns avait vraiment beaucoup de bonnes choses à raconter. Les personnages, les tensions et les révélations fonctionnent très bien, mais par contre qu’est-ce que c’est rageant et frustrant : tout va beaucoup trop vite ! J’aime bien ce qu’on nous raconte, beaucoup moins le fait qu’on semble déjà vouloir tout expédier au bout de cinq épisodes. J’ai eu l’impression d’être devant une fin de saison et donc d’avoir raté des éléments qui auraient été chouettes s’ils avaient été développés sur plusieurs épisodes. Franchement, approfondissez la psychologie des persos sur 22 épisodes, ça nous manque.

Spoilers 

La révélation de l’identité du Manhunter bouleverse tout et la tranquillité de la ville n’est plus.

Hal Jordan dies today.

C’est un peu la catastrophe de voir l’épisode si tard cette semaine, mais je suppose que l’essentiel, c’est de le voir quand même. Le travail commence à me déborder un peu, j’avoue, c’est le problème d’enchaîner les heures : j’ai beau avoir un emploi du temps incroyable, ben, la fatigue est là. Et puis, j’ai surtout eu à régler un problème administratif dans ma vie perso. La bonne nouvelle, c’est que ça semble être réglé. Bref, vous êtes là pour la critique, donc c’est parti :

L’épisode commence en 2007 et surprend en proposant cette fois-ci un flashback sur Kerry. On nous teasait quelque chose par rapport à son passé à Gotham, mais je pensais que ça attendrait la saison 2 vu le rythme de cette série. Finalement, c’est dès maintenant qu’on apprend un peu plus de choses sur son passé. Elle a fui Gotham à cause de la réputation de balance de son père, qui a apparemment été tué pour avoir parlé.

Deux hommes la traquent jusque dans un diner près de Rushville avec une mission assez claire : la tuer discrètement, récupérer son petit doigt comme preuve puis enterrer son corps. Kerry est prise au piège et comprend que c’est foutu pour elle. Elle est sauvée in extremis par Zoé. Attendez, pardon ? Kerry savait depuis tout ce temps que Zoé n’était absolument pas normale ? Non parce que dans quel monde une femme de son âge met à terre deux types robustes dans un bar avec cette facilité ?

Zoé tue l’un des hommes et laisse l’autre repartir avec une preuve suffisamment convaincante du « meurtre » de Kerry : son petit doigt. Voilà donc pourquoi il lui manque depuis le début. Kerry doit elle-même se le couper et le type peut rentrer à Gotham annoncer que le contrat a été rempli. Zoé, toujours aussi rassurante, le menace évidemment de massacrer toute sa famille s’il raconte ce qui s’est réellement passé.

Et voilà comment naît leur pacte. Zoé offre à Kerry une nouvelle vie, tranquille et sécurisée à Rushville, et lui promet même de faire repousser son doigt. En échange, elle ne lui demande qu’une chose : le jour où des gens viendront la chercher, Kerry devra la protéger comme Zoé vient de la protéger. J’aime bien ce flashback parce qu’il donne enfin du sens à l’attitude de Kerry depuis le début. Elle n’a jamais simplement été naïve ou aveugle face à tout ce qui se passe dans sa ville : elle savait. Elle a une dette envers Zoé depuis neuf ans et toute sa vie actuelle découle plus ou moins de ce marché. Cela aurait pu être savoureux d’avoir plusieurs épisodes consacrés aux dilemmes face auxquels elle est avec cette position. Ce n’est pas le choix de la série, évidemment.

Le cliffhanger de la semaine dernière voyait Hal se débrouiller pour laisser John avoir un accident de voiture, sans la bague cette fois-ci. Je ne m’attendais pas à ce que la série reprenne directement sur cette scène – je pensais vraiment qu’on nous l’enverrait à l’hôpital quelques heures plus tard. Finalement, John est coincé et blessé dans la voiture pendant qu’Hal vient lui expliquer qu’il n’avait pas d’autre choix que de le mettre hors-jeu. John lui a menti, savait que Zoé était probablement le Manhunter et, accessoirement, cherche depuis le départ à le remplacer. Pour Hal, la formation est donc terminée : John ne prendra pas sa bague. Mouais.

Et ça, pour être hors course, il l’est. Hal se barre tranquillement pendant que John reste prisonnier de la voiture. Celle-ci prend feu et finit par exploser alors qu’il est encore dedans. Autant on comprends bien que Zoé avait pu survivre à son explosion la semaine dernière, autant je ne vois vraiment pas comment John pouvait s’en sortir après ça, surtout que Zoé arrive à temps… et choisit volontairement de le regarder exploser un peu avant de lui venir en aide. Charmant.

Elle le récupère finalement dans un état assez terrifiant et l’emmène à l’hôpital. Voilà donc qui confirme définitivement pourquoi l’endroit est vide : Zoé possède une technologie suffisamment avancée pour soigner quasiment n’importe quoi et elle semble avoir fait profiter toute la ville de ses miracles depuis des années. John, complètement brûlé, peut ainsi être remis sur pied. Par contre, Zoé fonctionne toujours de la même manière : elle sauve quelqu’un lorsqu’il n’a plus aucune autre solution, puis elle lui demande quelque chose en échange. Kerry en 2007, William avant elle et maintenant John. Cette fois, le marché est simple : elle lui rend son corps, le protège et laisse Hal mourir. John récupérera ainsi la bague qui, selon elle, aurait toujours dû être la sienne.

C’est là qu’elle lui raconte aussi une partie plutôt importante de son histoire. Les Manhunters n’étaient pas simplement des monstres apparus de nulle part : ce sont les Gardiens eux-mêmes qui les ont créés pour imposer la justice dans la galaxie. Quand leurs méthodes ont été jugées trop violentes, les Gardiens ont décidé que leur création était une erreur et ont essayé de les exterminer. Décidément, plus on en apprend sur les Gardiens, plus ils ont l’air d’être des gens sympathiques à inviter pour le dîner.

John comprend également ce qui est arrivé à Abin Sur. C’est lui qui avait retrouvé Zoé et, au lieu de la livrer aux Gardiens, il avait choisi de l’épargner et de l’amener sur Terre. Même s’il a eu le bon goût de la sauver, Zoé l’a tué malgré tout : elle ne pouvait pas courir le risque qu’il change un jour d’avis ou qu’il révèle accidentellement sa présence. Connasse, un peu, non ? Je suis vraiment mitigé sur ce personnage et la relation John/Zoé. Elle dit ne pas avoir pu faire autrement, mais ça me semble tellement faux. C’est cependant le drama et la tragédie de son personnage aux yeux des scénaristes (c’est too much pour que j’adhère) : elle semble avoir développé des sentiments, des liens et une vraie vie humaine, mais son instinct de survie et sa programmation reprennent toujours le dessus.

Dans tout ça, John doit passer par une machine qui va lui refaire une peau toute neuve. J’ai aimé la blague quand il a peur de finir blanc, franchement, même si ça reste une sacrée facilité scénaristique de pouvoir le soigner si vite. Zoé lui met aussi une goutte de son sang dans l’œil et la machine lui fait revivre quelques souvenirs pendant que, nous, on se rince un peu l’œil grâce à la réal qui prend son temps sur Aaron Pierre complètement à poil – mais pas trop quand même, la machine le couvre, voyons. Allons bon, du female gaze – pour une fois – dans une série boys club ? Ce n’était pas forcément dans mon bingo.

Pendant ce temps, Hal continue évidemment son propre plan. Le petit hologramme de secours m’avait semblé totalement inutile et je l’avais oublié, mais il lui sert finalement de sentinelle et pourra l’alerter des déplacements de Zoé. Bon, soit. Hal retrouve ensuite Kerry, qui est obligée de donner le change parce que Zoé les observe en permanence. Elle lui tire donc dessus tout en essayant de lui expliquer discrètement pourquoi elle protège le Manhunter – du coup, ça aurait pu être top de le découvrir comme ça, mais l’épisode ayant commencé par là, ben… c’est longuet.

Bien sûr, Hal n’est absolument pas disposé à partir. Pour lui, Zoé reste une criminelle de guerre et doit répondre de ce qu’elle a fait. Kerry le prévient pourtant très clairement : s’il reste à Rushville, Zoé est prête à tout pour survivre et la ville paiera les conséquences. On sait donc immédiatement que ça va très bien se passer pour Rushville, mais je ne m’attendais pas à ce que l’épisode dérape si vite. Enfin, si vite… Kerry tire quand même plusieurs fois sur Hal. Ce n’est pas bien passionnant : il est constamment protégé par son bouclier, et c’est un peu la même chose dans la scène suivante où plusieurs hommes cherchent à se débarrasser de Green Lantern.

C’était un peu lourd. Hal décide ainsi de manipuler Antaan et ses hommes en leur faisant croire que le Manhunter qu’ils recherchent est William Macon. La scène glisse au passage quelque chose d’assez inattendu sur Hal et une possible bisexualité : il dit fonctionner selon les opportunités plutôt que selon des préférences très arrêtées quand Antaan suppose aussitôt que John comme Hal ont couché avec William. Franchement, je ne m’attendais pas forcément à ce que la série aille sur ce terrain-là et je n’ai pas bien compris le délire.

En tout cas, l’homme à qui il s’adresse croit Hal lorsqu’il lui affirme que Macon est le Manhunter – son ex. Il décide donc de le confronter directement, puis finit par lui arracher le cœur. Bon ben adieu Macon. Tout ça pour ça ? C’est une bonne diversion pour Hal : pendant que les extraterrestres s’occupent du domaine, Hal pourra essayer d’attraper Zoé lui-même et la livrer aux Gardiens. Tout ce petit monde utilise donc tout le monde, c’est formidable. William sait visiblement ce qui l’attend et accepte de jouer son rôle jusqu’au bout. Il a gagné des décennies supplémentaires grâce à Zoé et semble parfaitement disposé à mourir pour elle. En vrai, sa mort fonctionne assez bien avec tout ce qu’on savait du personnage : sa fidélité à Zoé allait jusqu’au sacrifice… Mais ça m’a surpris que ça se fasse dans cet épisode et comme ça, si vite. On a passé quelques scènes à nous le dresser comme un perso important, avec des lubies nudistes incompréhensibles, pour… ça ?

OK, soit. Ensuite, Zoé déclenche son plan pour épuiser Hal. Des tirs orbitaux commencent à s’abattre sur Rushville, détruisant progressivement la ville et obligeant Green Lantern à utiliser encore et encore sa bague pour protéger les habitants. Là encore, j’aime beaucoup l’idée : plutôt que d’essayer de battre directement Hal, elle s’attaque à son principal point faible, l’autonomie limitée de son anneau, qu’il n’a pas rechargé, ça va de soi.

On a donc enfin droit à de vraies grosses scènes de Green Lantern. Hal protège les bâtiments, arrête les explosions comme il peut et essaie de sauver les habitants au milieu d’un Rushville qui part littéralement en morceaux. J’ai aimé ça, j’ai aimé le château d’eau qui s’écroule et j’aime surtout que la série assume enfin davantage son côté super-héroïque – même s’il n’a toujours pas l’air d’un super-héros très efficace, là. Après, quand ça enchaîne sur le gros brouillard noir et une longue scène où on ne distingue plus grand-chose à travers les lunettes vertes d’Hal… J’accroche beaucoup moins.

Il faut en plus gérer Antaan, qui s’approche en étant prêt à se faire exploser pour tuer le Manhunter. Hal utilise sa bague pour l’envoyer suffisamment haut dans les airs afin que son explosion n’emporte pas tout le monde avec lui. Adieu Antaan aussi, du coup ? Tout ça pour ça ?

Quand Hal retourne à l’hélicoptère, Zoé s’est évidemment enfuie. Enfin, presque toute Zoé : elle a préféré laisser son bras derrière elle plutôt que de rester menottée là où il l’avait attaché. Pratique de pouvoir faire repousser ses membres. Hal n’a pas ce luxe et doit toujours recharger sa bague. Il se rend au motel où il ne s’attend pas à trouver John. Et là, je trouve ça franchement peu malin de sa part : Hal ne sait pas que la voiture a explosé après son départ. De son point de vue, John pourrait donc très bien avoir réussi à s’en sortir et être revenu au motel. Qu’il soit aussi surpris de le voir là me paraît un peu étrange.

John, lui, n’a évidemment pas oublié ce qui vient de se passer et prend rapidement le dessus sur Hal – après s’être enfui de l’hôpital où Zoé ne l’a laissé apparemment qu’avec un seul garde. Elle est un peu concon. John prend rapidement l’avantage physiquement sur Hal et tente de récupérer la bague. Toute la rancœur accumulée entre eux éclate d’un coup : Hal lui répète qu’il ne sera jamais son remplaçant, John a passé sa vie entière à attendre exactement ce moment et aucun des deux n’est encore capable de faire confiance à l’autre.

Avant que John puisse vraiment gagner, un nouveau tir orbital vise directement le motel. Hal parvient in extremis à remettre la bague et utilise ce qu’il lui reste d’énergie pour les protéger. Le bâtiment, lui, leur tombe dessus quand même. John se barre en laissant Hal sous les décombres et quand Zoé arrive pour achever Green Lantern, elle pense évidemment que son marché avec John a fonctionné. Il lui a laissé Hal, elle va pouvoir le tuer et John récupérera ensuite sa précieuse bague.

Elle a de l’espoir ! Hal sait que si John voulait vraiment sa mort, il l’aurait tué lui-même. Il ne l’aurait pas simplement laissé là pour que Zoé fasse le boulot. Hal comprend donc avant elle ce qui vient de se passer : il est l’appât pour qu’il puisse se débarrasser de Zoé. Et effectivement, John est installé un peu plus loin avec son fusil de sniper. Zoé se prend une balle dans la tête et meurt. Elle aussi. Tout le monde crève, en fait, donc y a plus de série ensuite ?

J’ai beaucoup aimé cette scène cela dit, parce qu’elle utilise enfin quelque chose qu’on sait de John depuis le début : ce n’est pas simplement un futur Green Lantern, c’est aussi un militaire et un tireur entraîné, et c’est bien qu’il puisse gagner en se servant de ces talents humains. Pour le reste, il trahit Zoé qui pensait que son pacte avec lui fonctionnerait, mais en vrai, je ne vois pas comment elle a pu se dire que ça suffirait ? Il n’a aucune raison de ne pas la trahir : il a déjà eu ce qu’il voulait ; il ne risque rien à la descendre…

John lui arrache ensuite le cœur et celui-ci se cristallise immédiatement, comme si on avait encore un doute. J’ai trouvé sa mort presque trop rapide après tout ce qu’on vient d’apprendre sur elle. En cinq épisodes, on est passé du mystère complet à son identité, ses motivations, son histoire avec Rushville puis sa mort. Ça fait beaucoup en peu de temps, je n’appelle pas tellement ça une série. En revanche, j’aime bien que la série ne cherche pas à transformer ça en victoire héroïque : personne n’a vraiment gagné ici et la ville est pratiquement détruite.

John retourne ensuite auprès d’Hal, toujours vivant mais salement amoché. Il récupère la lanterne puis retire directement la bague du doigt de son ancien mentor. Hal n’a qu’une question : est-ce que tout ça en valait la peine ? John ne répond pas, met la bague et se barre. Hal lui lance tout de même un dernier avertissement pendant qu’il s’éloigne : les Gardiens l’ont remplacé par John et, tôt ou tard, ils remplaceront aussi John. Vu tout ce qu’on vient d’apprendre sur les méthodes des Gardiens, difficile de totalement lui donner tort.

John traverse ensuite les ruines de Rushville. J’aime beaucoup ce passage parce que toute l’euphorie qu’aurait pu provoquer le fait de le voir enfin obtenir la bague est volontairement absente. Il regarde juste ce qu’il reste de cette ville et les gens qui tentent de s’entraider au milieu du désastre. Kerry ordonne d’ailleurs aux hommes armés de ne pas lui tirer dessus lorsqu’ils le voient passer. Elle ne semble pas particulièrement dévastée par la mort de Zoé ou la destruction de la ville et je trouve ça complètement con comme scène, honnêtement. Vous allez me dire que je fais une fixette : mais ça aurait été tellement plus intéressant sur plusieurs épisodes et avec un vrai développement du perso…

La dernière scène ? John rejoint Lianna au bar, l’extraterrestre qui lui avait fait passer son entretien. Elle semble presque surprise, voire déçue, d’apprendre qu’Hal est encore vivant, mais est tout de même plutôt ravie du résultat : le Manhunter est mort, John possède la bague et il lui apporte même le cœur cristallisé de Zoé comme preuve. Tout se déroule donc plus ou moins comme les Gardiens l’espéraient.

Et puis John retire la bague et l’abandonne.

Franchement, cet épisode ressemblait à une fin de saison. Je ne comprends pas trop pourquoi il avance aussi vite : en cinq épisodes, la série vient de résoudre ou de bouleverser énormément de choses qui auraient largement pu avoir davantage de temps pour se développer. Le fait que Kerry soit du côté de Zoé était intéressant, mais c’est révélé aussitôt qu’on l’apprend en flashback à Hal alors qu’il y avait de quoi faire. Zoé est identifiée à la fin de l’épisode précédent, puis morte cinquante minutes plus tard. William et Antaan disparaissent eux aussi. Rushville passe d’une petite ville mystérieuse relativement calme à un champ de ruines en quelques scènes.

Puis, il y a ce choix de nous avoir montré dès le pilot que Kerry et John seront toujours là dix ans plus tard… Autant dire que ça enlève une partie du suspense : John ne va pas mourir dans la voiture, Kerry survivra à tout ce chaos, Hal ne risquait rien de l’épisode.

Je suis tout de même content de ne pas avoir été spoilé tellement il y aurait eu de quoi faire cette semaine. Et surtout, ce cliffhanger où John abandonne finalement la bague est très intéressant. Limite, ça pourrait fonctionner comme une fin de série et le message serait alors sacrément intéressant. Bon, le prochain épisode est dans deux jours, donc il n’en sera évidemment rien. Seulement, maintenant que toute l’intrigue du Manhunter semble pratiquement terminée, je ne sais absolument pas ce que les trois derniers épisodes vont raconter. Enfin si : il y a toujours un cadavre d’Hal Jordan qui nous attend dix ans plus tard.

Photo promotionnelle de l’épisode — HBO / Warner Bros. Television / DC Studios.

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Agents of S.H.I.E.L.D. – S01E03 – The Asset – 13/20

C’est un épisode assez moyen dans l’ensemble, avec une intrigue qui met longtemps à réellement démarrer et une introduction spectaculaire pour pas grand-chose. Pourtant, c’est assez fou : je me souvenais mille fois plus de cet épisode que du précédent. Tout est encore quelque part dans ma tête treize ans plus tard. Il faut croire qu’il avait réussi à marquer des points malgré tout.

Spoilers 

Un scientifique protégé par le S.H.I.E.L.D. est kidnappé grâce à une technologie capable de modifier la gravité.

Nope.

J’ai vraiment eu l’impression que l’épisode commençait par le générique de C’est pas sorcier. Gros plan sur un camion qui roule tranquillement sur une route, chauffeur qui papote au volant… Il ne manquait plus que Jamy pour nous expliquer comment fonctionne un moteur. Bon, le chauffeur est en réalité un Agent Mack, qui n’a absolument rien à voir avec le Mack que l’on connaîtra plus tard, et le convoi transporte quelque chose d’assez précieux pour nécessiter plusieurs véhicules du S.H.I.E.L.D.

Une force invisible commence alors à retourner les voitures avant de soulever carrément le camion à la verticale. L’introduction est longue pour finalement simplement nous révéler que la cargaison est simplement un type (qui aura de l’importance : Dr Franklin Hall), mais elle a dû coûter une fortune. Tout ça pour kidnapper un scientifique donc ?!

On retrouve ensuite Skye en plein entraînement avec Ward et AAAAAH, cette scène. Je m’en souvenais beaucoup trop bien. Ward essaie de lui apprendre à boxer pendant qu’elle prend tout ça avec le sérieux qu’on lui connaît, et leur dynamique fonctionne déjà énormément sur moi. Avec le recul et en connaissant la suite, je continue quand même à les shipper et je suis tellement content de revoir ces moments où ils sont bébés comme ça. Désolé. C’est la base.

C’est aussi à ce moment-là que je commence à remarquer quelque chose que j’avais complètement oublié visuellement alors que c’est hyper marqué : la série cherche beaucoup à être esthétique dans la manière de placer ses acteurs. Les plans sont très équilibrés, parfois presque trop, comme si chacun devait avoir sa petite place parfaitement définie dans l’image. Même chose pour les looks : FitzSimmons ont déjà chacun leur identité visuelle (purée, une fois sur deux Simmons porte des chemises qui pourraient être un pyjama), Skye est la fille cool… Tout est très déterminé. Pas forcément toujours de la manière qui les met le mieux en valeur, d’ailleurs.

L’équipe apprend finalement que Hall était la « cargaison » du convoi et se rend sur place. Les ravisseurs connaissaient son itinéraire, ce qui fait immédiatement soupçonner une fuite au sein du S.H.I.E.L.D., tandis que FitzSimmons découvrent un petit appareil capable de modifier la gravité. L’enquête remonte assez rapidement jusqu’à Ian Quinn.

Ian, DÉJÀ ! J’avais complètement oublié qu’il arrivait aussi tôt dans la série. Il a enlevé Hall et l’a emmené dans son immense complexe à Malte. Quinn et Hall se connaissent depuis leurs études et ont travaillé ensemble sur une théorie autour d’un élément capable de modifier la gravité, nommé… gravitonium. DÉJÀ AUSSI ! Autant Ian dès le début, j’aurais pu le situer à peu près, autant le gravitonium, c’était dans ma tête bien plus tard !

C’est vraiment ça qui est amusant dans un rewatch de toute manière : confronter ces souvenirs et les bonnes surprises comme ça. Quinn en a trouvé suffisamment pour construire une machine gigantesque et veut que Hall l’aide à la stabiliser. Comme toujours avec Ian Quinn, l’idée est évidemment de transformer une découverte potentiellement catastrophique en quelque chose de très rentable.

Comme le S.H.I.E.L.D. ne peut pas intervenir ouvertement à Malte, Skye propose de s’infiltrer à une réception organisée par Quinn. Elle n’est techniquement pas agent et parvient en plus à décrocher une invitation grâce à ses contacts du Rising Tide. Ward est évidemment ravi de voir son élève partir sur le terrain alors qu’elle sait à peine se défendre et moi je me dis qu’ils sortent les rames pour trouver une explication au pourquoi c’est Skye qui part jouer les infiltrées comme ça. Et en même temps, ça le fait.

Bref, Skye a besoin d’une deuxième séance d’entraînement, cette fois autour d’une arme. Ward finit par lui raconter pourquoi il a appris à se battre, avec cette histoire de grand frère qui s’en prenait à lui et à son petit frère. Il lui explique surtout que réussir à prendre une arme est une chose, être capable d’appuyer sur la détente en est une autre. Bon, on comprend immédiatement que ça va resservir avant la fin – et l’histoire de Ward… Boring !

Et arrive LA ROBE. Skye se rend à la réception de Quinn pendant que Coulson et Ward attendent qu’elle désactive la sécurité pour pouvoir entrer discrètement dans le complexe. Elle rencontre Ian, qui connaît évidemment le Rising Tide et semble très intéressé par son profil. Il lui propose même de travailler pour lui, avant de la surprendre alors qu’elle essaie d’aider le S.H.I.E.L.D. à entrer. Et là, c’est le bon moment de l’épisode, avec le double-jeu et la « trahison » de Skye.

Elle écrit discrètement que le S.H.I.E.L.D. écoute leur conversation, enlève son oreillette et parvient à manipuler Quinn. La scène est un peu longue et j’avoue j’ai décroché un moment, mais honnêtement, elle gère comme espionne. J’aime que FitzSimmons et May écoutent tout, commentent tout et que ça permette un peu d’humour – le singe de Fitz, les seins de Skye… Bon, finalement, Skye se fait quand même griller avec son accessoire Totally Spies.

Skye parvient finalement à prendre l’arme de Quinn grâce à ce que Ward vient de lui apprendre. Sans surprise, Quinn lui demande si elle est réellement capable de tirer. « NOPE. » Et elle saute du balcon dans la piscine. Pardon, mais c’est juste CULTE. Je m’en souvenais tellement de cette scène, j’adore comment c’est ridicule mais aussi tellement drôle et bien joué.

Pendant ce temps, Coulson retrouve Hall et découvre qu’il n’était pas vraiment la victime de cette histoire. C’est lui qui a volontairement laissé filtrer sa position afin que Quinn le kidnappe et lui permette d’approcher le gravitonium. Son objectif est de détruire l’installation avant que Quinn, ou même le S.H.I.E.L.D., puisse utiliser cette technologie. Le problème est qu’il compte faire s’effondrer tout le complexe avec les gens qui s’y trouvent. C’est pas dingue, mais bon, c’est important pour la suite.

La gravité part complètement en vrille, Ward récupère Skye pendant que Coulson essaie de raisonner Hall et finit par comprendre qu’il faut provoquer une réaction avec le gravitonium lui-même. Il tire alors dans la vitre sous Hall, qui tombe directement dedans et semble disparaître avec lui. Pas franchement la mission de sauvetage prévue au départ.

De retour dans le Bus, May décide finalement qu’elle préfère reprendre les missions de terrain plutôt que de rester derrière à attendre que les autres reviennent, tandis que Skye reprend son entraînement avec Ward et lui explique un peu pourquoi les questions de famille la touchent autant. On avance donc sur des évolutions de personnages, et ce sera important pour la suite.

Post-générique ? Une scène inoubliable apparemment : le gravitonium est enfermé dans un coffre du S.H.I.E.L.D., et là, une main en sort. ÇA, qu’est-ce que je m’en souvenais.

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Photographie promotionnelle de l’épisode — ABC Studios / Marvel Television