Bingewatcher The Good Wife (S02) : je voulais en savoir plus sur Kalinda, mais pas comme ça

Salut les sériephiles,

À la fin de mon bilan de la saison 1 de The Good Wife, à laquelle j’avais mis un solide 17/20, j’expliquais que j’avais surtout envie d’en apprendre davantage sur Kalinda, de voir ce que Cary allait donner maintenant qu’il était passé chez l’ennemi et que je me méfiais beaucoup d’Eli Gold. Autant dire que je n’ai pas eu besoin d’attendre longtemps pour obtenir des réponses…

Spoilers, bien évidemment !

En effet, pas besoin d’attendre : dès le 2×01, Eli supprime tranquillement le message vocal que Will laisse à Alicia. MAIS POURQUOI ? Je crois que c’est dès ce moment-là que j’ai compris que la saison allait encore réussir à m’avoir. Je n’aime toujours pas spécialement Will et Alicia ensemble, mais ce message supprimé est une excellente idée parce qu’il crée une frustration qui peut tenir sur plusieurs épisodes. Et surtout, pendant que je râle sur les intrigues amoureuses, The Good Wife continue de me balancer tout ce que j’aime autour : des affaires judiciaires, des coups politiques, des personnages secondaires qui reviennent et des cliffhangers suffisamment efficaces pour que Prime Video lance l’épisode suivant avant que j’aie décidé quoi que ce soit. Bref, oui : j’ai encore englouti 23 épisodes le mois dernier et il était temps que je vous en parle sur le blog.

Une saison 2 encore plus facile à binge-watcher

C’était l’une de mes réserves sur la première saison : aussi efficace soit The Good Wife, ça reste une série procédurale et enchaîner les affaires peut devenir répétitif. Cette saison 2 trouve justement plein de petites idées pour éviter ça : un dossier à résoudre en quelques heures, une enquête menée depuis les magnifiques salles d’écoute du FBI, un samedi entier pour trouver de quoi empêcher une exécution… Ce ne sont parfois que des variations de structure, mais elles suffisent à donner une énergie différente aux épisodes et j’ai beaucoup aimé ces épisodes spéciaux.

Et puis la série sait de mieux en mieux faire cohabiter ses affaires de la semaine et ses intrigues feuilletonnantes. Le 2×16 est probablement l’un des meilleurs exemples : Kalinda menacée par un grand jury, le vote des associés que l’on attend depuis plusieurs épisodes et Julius qui semble trahir tout le monde avant un dernier retournement… J’étais à fond, tout simplement. Toute cette guerre interne au cabinet m’intéresse moins, en revanche, et je n’ai pas adoré voir Diane envisager de partir ouvrir sa propre firme dès que les choses tournent mal avec Will. Heureusement, la série finit par se raviser et j’aime beaucoup mieux la retrouver lorsqu’elle cherche carrément à faire revenir Cary. Mine de rien, Diane a mis du temps à me convaincre en saison 1, mais elle est désormais complètement installée parmi les personnages que j’aime retrouver… Alors je ne veux pas qu’elle parte !

L’arrivée de Derrick permet aussi de bousculer un peu cet équilibre et, dans la continuité de ce que je regrettais en saison 1, d’apporter enfin un peu de diversité au casting principal du cabinet. J’ai beaucoup aimé son introduction et ce qu’il apporte au départ ; je suis plus déçu de le voir progressivement transformé en antagoniste, alors que j’aurais volontiers gardé le personnage plus longtemps.

Il semble pourtant être évacué définitivement, mais ça a le mérite de m’avoir surpris. En vrai, c’est peut-être ça qui me plaît le plus dans The Good Wife : elle a 23 épisodes et ne semble pas avoir besoin de choisir entre prendre son temps et faire avancer ses intrigues. Certaines histoires s’étalent pendant des semaines (même si je visionne ça en une soirée), d’autres reviennent après plusieurs épisodes et des personnages que je pensais presque oubliés réapparaissent. Ça donne un monde beaucoup plus vivant que celui de pas mal de séries actuelles qui ont huit épisodes pour raconter une histoire… Bref, je passe mon temps à taper sur les mini-saisons de toute manière, vous commencez à le savoir !

Kalinda, je voulais des réponses… pas souffrir ?

Kalinda reste évidemment mon personnage préféré et la saison commence exactement comme je l’espérais : en ajoutant encore quelques mystères. On apprend notamment que Kalinda n’est même pas son vrai prénom et l’arrivée de Blake semble enfin ouvrir une porte sur tout ce qu’elle cherche à cacher. Le problème, c’est que Blake m’a très rapidement soulé et qu’il est finalement une simple diversion.

Leur rivalité devient lourde, leur espèce de flirt encore davantage et je ne suis pas certain que Kalinda sorte toujours grandie de cette intrigue. Il faut quand même reconnaître que la voir défoncer une voiture dans le 2×04 était un bonheur absolu. Archie Panjabi a dû passer une bonne journée de tournage. Et au milieu de tout ça, on apprend aussi qu’elle a un mari. Un MARI. Comme si le faux prénom ne suffisait pas : à ce stade, chaque réponse sur Kalinda semble surtout ouvrir trois nouvelles questions et c’est frustrant de faire du surplace – voire de reculer, en fait.

En parallèle, j’aime énormément la place que Kalinda prend au cabinet. La confiance que Will lui accorde est totalement méritée et j’aurais pu regarder beaucoup plus de scènes de son amitié avec Alicia, justement parce qu’elle fonctionne sans que la série ait besoin d’en faire des tonnes. La fidélité d’Alicia envers elle lorsque Blake commence à foutre la merde est particulièrement chouette. Évidemment, c’était trop beau pour que ça dure.

Le cliffhanger du 2×17, qui révèle que Kalinda aurait couché avec Peter, m’a laissé sur le cul, tout simplement… puis m’a franchement énervé lorsque la série a confirmé l’information. Je n’y croyais pas quand ça a été évoqué. C’est typiquement le genre de twist que je n’aime pas : en repensant à la saison 1, je n’avais jamais senti cette gêne ou ce passé entre eux et j’ai eu l’impression qu’on ajoutait soudainement un énorme secret parce qu’il allait faire exploser la relation qui m’intéressait le plus (Alicia/Kalinda, donc). Et putain que ça marche malgré tout !

Toute la fin de saison devient immédiatement beaucoup plus tendue parce qu’on sait qu’Alicia finira par apprendre la vérité et que tout le monde essaie évidemment de la lui cacher – ce qui m’énerve aussi parce qu’elle ne sait JAMAIS RIEN, la pauvre : la trahison d’Eli passe sous silence, mais pas celle de Kalinda ?

Le 2×22 est particulièrement réussi : je souffre pour Kalinda, mais Alicia a totalement raison d’être furieuse et c’est presque réjouissant de la voir devenir franchement méchante avec elle. Kalinda a passé deux saisons à tout cacher à tout le monde ; à un moment, il faut bien que ça lui revienne dans la figure. Je ne peux pas lui pardonner d’avoir caché cette info à Alicia. Toute leur relation se fonde sur un mensonge, à quoi est-ce qu’elle jouait, en fait ? Autant elle a toujours eu plein de secrets, autant je trouve que celui-ci était abusé. J’ai l’impression que le but est simplement de gagner du temps en attendant d’en révéler davantage sur son passé.

La remarque de Will qui lui dit qu’elle devra un jour faire confiance à quelqu’un résume d’ailleurs parfaitement le problème. Je n’aime toujours pas beaucoup le twist de départ, mais j’adore tout ce que la série arrive à en faire derrière. Et voir Alicia obligée de demander malgré tout l’aide de Kalinda dans le final ? Évidemment que j’ai adoré..

Cary, toujours un franc succès

L’autre personnage que j’avais très envie de retrouver était Cary, désormais passé chez l’adversaire, et je n’ai pas été déçu. Il commence la saison avec une rage assez savoureuse et le voir utiliser par Peter contre Alicia tout ce qu’il a appris à Lockhart & Gardner est exactement ce que j’espérais.

Dans le 2×04, lorsqu’il ressort ce qu’il sait de la toute première affaire d’Alicia et de la manière dont elle avait utilisé Peter pour obtenir une information, j’étais ravi. Cary devient un adversaire redoutable parce qu’il connaît les méthodes du cabinet, mais aussi parce qu’il reste suffisamment proche de ses anciens collègues pour que toutes ses confrontations soient un peu plus compliquées qu’un simple « eux contre nous », surtout qu’il y a – là encore – Kalinda !

Je n’aurais vraiment pas pensé autant aimer leur relation – j’avais envie que Kalinda soit lesbienne, mais finalement, sa bisexualité est un vrai atout de la série. Leur flirt aurait facilement pu m’agacer – et il m’agace parfois, notamment parce que la saison 1 semblait l’avoir un peu évacué… Seulement voilà : leur dynamique fonctionne remarquablement bien. Kalinda le manipule, évidemment, parce que Kalinda manipule absolument tout le monde, mais Cary n’est plus seulement le jeune avocat au joli sourire qui m’agaçait en saison 1. Je crois que j’aime simplement le personnage maintenant.

Une campagne électorale qui fonctionne beaucoup trop bien

Sur le papier, la campagne de Peter était probablement l’intrigue qui m’intéressait le moins. Dans les faits, c’est devenu l’un des meilleurs fils rouges de la saison, parce qu’il y a les scandales, les manipulations, les coups bas, Amber et sa merveilleuse parodie chantée (typiquement campagne américaine, ça), le retour complètement inattendu de Becca et surtout l’arrivée de Wendy Scott-Carr, qui apporte immédiatement quelque chose à la course. Même Jackie finit par être un morceau assez savoureux de la série : dans le 2×21, elle se mêle encore de toute la vie de son fils tout en n’ayant évidemment pas toutes les informations. Elle m’agace prodigieusement… et en même temps, elle est tellement crédible en mère persuadée de savoir ce qui est bon pour Peter que ça fonctionne.

C’est quand même une très longue campagne et paradoxalement sa résolution me paraît presque expédiée après tout ce temps passé dessus. Cela dit, si j’ai eu l’impression de suivre une vraie campagne interminable, c’est probablement que la série avait réussi son coup.

Le plus amusant est que je ne suis politiquement pas spécialement du côté de Peter. Certaines positions défendues au détour des épisodes m’ont même fait lever un sourcil très haut, notamment lorsqu’on touche au conflit israélo-palestinien. J’aime justement qu’Alicia reste beaucoup plus difficile à enfermer politiquement et qu’elle puisse, au cabinet, agir à l’encontre de ce que la campagne de son mari essaie de vendre. Grace elle-même n’est pas toujours sur la ligne de son père, même si toute son intrigue autour de la religion me semble parfois sortir du grand manuel de la série CBS américaine. Autrement dit, c’est lourd.

Malheureusement, Peter disparaît étonnamment beaucoup à mesure que la saison avance. Il gagne l’élection et j’ai presque eu l’impression que Chris Noth avait lui-même gagné le droit de rater plusieurs semaines de tournage. Je n’ai volontairement pas cherché pourquoi parce que je refuse de me spoiler quoi que ce soit, mais c’est assez frappant sur une intrigue qui était censée être l’un des principaux fils rouges. Je suppose qu’il a eu un rôle ailleurs et tournait en parallèle ? C’est vraiment étonnant comme construction de saison ; mais en même temps, ça reste terriblement efficace (surtout en bingewatching : il n’est jamais absent trop longtemps comme ça).

Alicia prend le contrôle – sauf de sa vie amoureuse

Alicia, de son côté, a gagné une confiance assez impressionnante depuis le début de la série. Son face-à-face avec le juge dès le 2×01 est formidable parce qu’on mesure immédiatement tout le chemin parcouru depuis la femme qui reprenait timidement son métier dans le pilote. Dans sa vie privée, c’est évidemment plus compliqué. Sa relation avec Peter m’intéresse davantage que pendant la première saison, même si je trouve toujours qu’elle lui pardonne énormément sans que la série explore suffisamment pourquoi elle accepte tout ça.

L’arrivée de son frère apporte heureusement un éclairage beaucoup plus intéressant sur ses choix et j’ai énormément aimé leurs échanges. Le petit frère est là pour aider sa soeur à suivre le bon chemin, même si ce chemin n’est pas toujours celui qu’on attend de l’épouse modèle – tout simplement parce que l’épouse modèle, elle n’est pas épanouie si elle suit toutes les injonctions de la société.

J’aime aussi beaucoup l’évolution de sa relation avec Eli tout au long de la saison. Une espèce d’amitié se dessine progressivement entre eux et ça fonctionne étonnamment bien… Le message supprimé par Eli en début de saison est une excellente idée pour retarder un peu Alicia/Will autrement, surtout que ces deux là, bon… Je souffle fort. Le retour de cette intrigue dans le 2×08 et son cliffhanger fonctionnent parfaitement. Tout ce qui suit me confirme pourtant que je ne suis toujours pas spécialement investi dans ce couple. Dans le 2×14, ils se comportent littéralement comme deux adolescents et j’ai parfois envie de leur confisquer leur téléphone jusqu’à ce qu’ils soient capables de communiquer normalement.

Will m’intéresse d’ailleurs davantage lorsqu’il est loin d’Alicia. Sa relation avec Tammy – que je continue d’appeler Ava de Grey’s Anatomy dans ma tête et en qui je suis donc génétiquement incapable d’avoir confiance – m’a finalement plutôt plu. Elle est détachée, leur relation est bizarre et ça fonctionne mieux sur moi que le grand amour contrarié que la série essaie de me vendre à côté. Il faut pourtant m’y faire, parce qu’on va explorer cette facette en saison 3, c’est désormais certain.

Ça continue d’être le festival des guests

Autre bonheur intact : regarder The Good Wife quinze ans après tout le monde transforme toujours chaque épisode en jeu de « MAIS JE LE CONNAIS, LUI ».

Cristin Milioti apparaît dès le premier épisode, Emily Kinney est encore toute jeune, America Ferrera débarque dans une intrigue autour d’une jeune femme sans papiers et elle est évidemment excellente, John Glover passe par là, Kelli Giddish arrive en toute fin de saison et je continue de retrouver des têtes connues à peu près partout. Sans compter les personnages récurrents : Louis Canning, Bishop, Nancy Crozier et évidemment Patti Nyholm, dont chaque apparition continue de me faire rire.

On retrouve également Lily Rabe en journaliste acharnée, Ken Leung (Miles de Lost dans ma tête, pour toujours) et même Quentin de The Magicians (regardez cette série, elle est incroyable). À ce stade, j’attends presque de voir qui ne va PAS apparaître dans la série.

J’aime d’ailleurs énormément que la série ne se contente pas d’empiler les guests mais fasse revenir ses personnages secondaires. Même Becca, que je ne pouvais plus voir en saison 1, m’amuse maintenant tellement elle est complètement allumée. Le monde de la série se construit petit à petit et je commence à avoir ce plaisir très particulier des séries longues où une tête apparue dix épisodes plus tôt revient soudainement et où je sais immédiatement à quoi m’attendre. Il y a aussi, bien évidemment, la mort de Stern dans le 2×19, que je n’avais franchement pas vue venir. Déjà que je n’avais jamais énormément accroché au personnage, la surprise devient encore plus étrange lorsqu’on découvre ensuite qui met la main sur son cabinet…

Et ce final, alors ?

Après avoir passé une bonne partie de la saison à dire que Will et Alicia m’agaçaient, il fallait évidemment que le final termine là-dessus. J’en suis ravi, vous vous doutez bien. Peter est dehors, Alicia a explosé après avoir appris la vérité sur Kalinda et Will et elle finissent par se retrouver dans un hôtel où une nuit coûte apparemment 7800 dollars. Normal. J’ai ri tellement c’est abusé. Tous les obstacles possibles s’accumulent avant cette scène d’ascenseur sur Mika et… bon sang, elle fonctionne, cette scène. Ce n’est même pas tellement le couple qui m’intéresse. C’est Alicia.

Depuis le début, toute la série repose sur cette image de la « good wife », celle qui reste à côté de son mari malgré le scandale, qui tente de reconstruire sa famille, qui garde le contrôle et fait ce qu’on attend d’elle. Pourtant, et pour une nuit au moins, elle fait exactement ce qu’elle veut et tant pis pour l’image, Peter, les convenances et même mon absence totale d’intérêt pour Will/Alicia.

Je ne pensais vraiment pas écrire ça après avoir passé deux saisons à râler sur leur relation, mais cette scène d’ascenseur est superbe et va me rester longtemps en tête (je peux même le confirmer maintenant que je publie l’article parce que ça fait quelques semaines que j’ai écrit ça et c’est encore le cas – autant le cliff de la saison 1 a vite été éclipsé dans ma tête, autant cette scène superbe de l’ascenseur m’est restée en tête).

Je passe mon temps à saigner à nouveau cette chanson – qu’est-ce que j’aime cet album de toute manière.

En bref : encore meilleure, donc 18/20

Je trouvais déjà la saison 1 incroyablement facile à binge-watcher et la deuxième fait encore mieux. Les affaires sont plus variées, les personnages secondaires ont désormais suffisamment d’histoire pour enrichir chaque retour et les fils rouges se mélangent beaucoup mieux au procedural. Même la campagne de Peter, dont je n’attendais franchement pas grand-chose, a réussi à me tenir pendant quasiment toute la saison.

Tout n’est pas parfait. Blake m’a gonflé, les guerres internes au cabinet m’intéressent beaucoup moins que les personnages eux-mêmes, Grace et la religion peuvent être franchement lourdingues et je continue de râler dès que Will et Alicia se regardent un peu trop longtemps. Surtout, je ne suis toujours pas convaincu par l’idée d’avoir fait coucher Kalinda et Peter avant le début de la série.

Cependant, le fait que ce twist que je déteste produise certains des épisodes que j’ai préférés cette saison résume finalement assez bien The Good Wife. Je peux râler autant que je veux : à la fin du 2×23, ma seule véritable question était de savoir à quelle vitesse j’allais lancer le 3×01 (une nuit et une journée de taf plus tard, en vrai).

Et vous, sans me spoiler la suite : à la fin de cette saison 2, vous étiez plutôt du côté d’Alicia ou de Kalinda ?

Agents of S.H.I.E.L.D. – S01E05 – Girl in the Flower Dress – 14/20

Cinq semaines, ça commence déjà à faire long en temps série et il est finalement assez logique que Agents of S.H.I.E.L.D. installe plus sérieusement ses intrigues récurrentes. Avec le recul du rewatch, c’est assez impressionnant de voir les éléments que cet épisode 5 proposent. En tant qu’unité, celui-ci est pourtant un peu moins prenant que les précédents et je comprends assez bien que le public ait pu commencer à s’essouffler à l’époque.

Spoilers 

À Hong Kong, un homme capable de créer du feu avec ses mains est enlevé par une mystérieuse femme en robe à fleurs.

Everyone wants to be remembered.

On commence donc une nouvelle fois loin de tous nos personnages, avec Chan qui fait son petit spectacle de rue à Hong Kong avant de rencontrer Raina. J’avais oublié que la saison 1 utilisait à ce point cette formule d’introductions complètement détachées du reste de l’équipe. C’est très série procédurale et ça fonctionne sans doute bien dans NCIS, où l’on sait à peu près pourquoi on nous montre un cadavre au bout de trente secondes, mais dans Agents of S.H.I.E.L.D., on ne sait jamais vraiment ce qu’on regarde ni où cela va nous mener… Et bof ?

La surprise fonctionne malgré tout plutôt bien, surtout lorsque Raina révèle son côté méchant, mais tout de même, je trouve ça long. Raina, par contre… qu’est-ce que j’aime déjà ce personnage. Ruth Negga est tellement bonne actrice et elle me manque ! Son introduction fonctionne immédiatement parce qu’elle n’a besoin ni de menacer Chan ni de lui montrer une quelconque arme : elle comprend simplement son besoin d’être reconnu et lui vend exactement ce qu’il a envie d’entendre. C’est ici le côté manipulateur du personnage qui sert d’intro – et c’est très bien.

Même le nom « Scorch », qu’il trouve ridicule au départ, finit par lui plaire dès qu’elle commence à lui parler de Captain America et de célébrité. La séduction est clairement son arme principale ici et c’est d’autant plus intéressant quand on sait qu’elle deviendra tellement plus que simplement « la fille en robe à fleurs ».

Sur le Bus, Skye et Ward jouent pendant ce temps à la bataille navale et… c’est quand même sacrément difficile de ne pas shipper SkyeWard. Je sais, je sais. On va littéralement découvrir dans cinq minutes que Skye a un mec, mais chaque fois que ces deux-là sont ensemble à l’écran, l’alchimie fonctionne. Elle jubile en coulant son bateau, Ward réclame immédiatement une revanche et Coulson les regarde de loin avec satisfaction. Même May commence d’ailleurs à percer un peu sa carapace puisqu’elle plaisante avec Coulson et lui propose de reprendre leurs entraînements d’autrefois. C’est étonnant après quatre épisodes à la voir envoyer bouler tout le monde.

La disparition de Chan permet surtout d’introduire l’Index, cette liste du S.H.I.E.L.D. regroupant les individus et objets disposant de capacités particulières. Chan y figurait depuis plusieurs années et devait simplement rester discret pendant qu’un agent vérifiait régulièrement qu’il ne représentait pas de danger. Skye trouve évidemment le principe sacrément inquiétant et, franchement, elle n’a pas complètement tort. On nous présente ça comme une manière de protéger les gens, mais Ward reconnaît également que le S.H.I.E.L.D. peut intervenir contre eux si nécessaire. Mine de rien, on a déjà là tout un questionnement autour du contrôle des personnes dotées de pouvoirs qui finira par devenir énorme dans le MCU avec les accords de Sokovie… quelques années plus tard, quoi, et sans qu’on ne mentionne la série. Tss.

En attendant Civil War, le S.H.I.E.L.D. découvre surtout que quelqu’un a piraté ses fichiers sur Chan et que l’attaque vient du Rising Tide. Petit moment gênant pour l’équipe, c’était marrant et tellement le timing whedonien !

Skye jure qu’elle n’y est pour rien et remonte rapidement jusqu’à Miles Lydon, hacker suffisamment doué pour avoir pénétré le Kremlin et être connu de Fitzsimmons. Ward le repère à Austin mais, côté espionnage, il va falloir revoir un peu la copie : Miles le grille immédiatement et réussit à provoquer un immense embouteillage pour semer Coulson. Heureusement qu’on nous dit qu’ils sont géniaux, hein. Finalement, c’est Skye qui le retrouve parce qu’elle l’avait prévenu par SMS avant même son arrivée – et parce que Miles n’est pas simplement un membre du Rising Tide : c’est son mec.

Leur relation permet surtout de voir à quel point Skye a déjà commencé à changer. Miles continue de parler du S.H.I.E.L.D. comme de l’ennemi absolu, là où elle lui répond presque naturellement qu’elle travaille avec de bonnes personnes et refuse désormais de lui transmettre quoi que ce soit de confidentiel. Elle reste pourtant suffisamment attachée à lui pour saboter la mission et l’aider à échapper à Ward. Coulson avait anticipé le problème et May la retrouve tranquillement dans sa chambre au moment où Skye cherche ses vêtements. Le « Get dressed » glacial est parfait, tout comme la petite remarque de Simmons quelques minutes plus tard pour lui signaler qu’elle a oublié un bouton. On se marre bien, en vrai. Et Fitz qui demande à Simmons pourquoi Skye ferait ça alors qu’il pensait qu’elle était leur amie… C’est tout simple, mais ça fonctionne tellement bien pour révéler les dynamiques d’équipe. Cette dernière existe déjà suffisamment pour que sa trahison fasse mal.

Je trouve aussi intéressant que l’épisode ne donne pas totalement tort au Rising Tide. Miles reproche au S.H.I.E.L.D. ses secrets, sa surveillance et son absence de respect des libertés individuelles, et il y a franchement des moments où je suis davantage de son côté. Ce n’est pas comme si l’Index que l’on venait de découvrir rendait soudain l’organisation irréprochable. Seulement, tout est bien fichu pour que la balance penche progressivement : Ward découvre que Miles n’a pas simplement diffusé des informations par idéalisme comme Skye pouvait le faire, il les a vendues pour un million de dollars. Et surtout, ces informations ont permis à une certaine femme en robe à fleurs de mettre la main sur Chan. L’argent venait d’un laboratoire qui travaillait sur des centipèdes. Ah.

Centipede est donc bien de retour après le pilot. Raina fait injecter à Chan le sérum qui renforce considérablement ses pouvoirs et tout l’humour autour du nom « Scorch » est extrêmement Whedon dans l’esprit. Lui commence à l’adopter avec enthousiasme pendant que Debbie, la scientifique déjà vue avec Mike Peterson, est visiblement ravie de ne jamais avoir à l’appeler comme ça. Seulement, Chan n’est pas là pour devenir leur nouveau super-héros : ses plaquettes sanguines résistent naturellement au feu et permettent de stabiliser Extremis. Dès que Centipede a compris ça, il ne reste plus qu’à le vider de son sang. Le passage d’une Raina extrêmement douce qui lui promettait la célébrité à la torture pure fonctionne vraiment bien. Lorsqu’il lui rappelle qu’elle parlait de son « don », elle répond simplement qu’il est justement en train de le donner. Glacial.

Miles et Skye apprennent parallèlement ce qui est arrivé à Chan et leur opposition devient beaucoup plus intéressante. Lui continue d’expliquer qu’il voulait seulement gagner suffisamment d’argent pour vivre et financer leur combat, tandis qu’elle lui rappelle qu’un innocent risque de mourir à cause de ses beaux principes. On comprend aussi que Skye a rejoint le S.H.I.E.L.D. avec un objectif très précis que Miles connaît déjà, ce qui confirme qu’elle continue de cacher quelque chose à Coulson. La relation entre Ward et Miles est en revanche un peu lourde, avec les deux mecs qui se regardent de travers dès qu’il est question de Skye. On a compris, merci, vous êtes en kiff, rah lourdeur.

Coulson et May arrivent finalement au laboratoire avec l’agent Kwan pour libérer Chan, mais celui-ci a déjà été suffisamment manipulé et torturé pour considérer tout le monde comme son ennemi. Il tue Kwan presque immédiatement et décide qu’il est désormais Scorch. Le S.H.I.E.L.D. n’est d’ailleurs pas totalement innocent dans sa colère : Chan leur reproche de l’avoir obligé pendant des années à cacher ce qu’il était et May ne peut pas réellement lui répondre autre chose que la violence ne résoudra rien. Évidemment, il choisit quand même la violence, parce que même si elle le dit en chinois, c’est creux, quoi.

Ward finit par libérer Skye parce que Coulson et May ont besoin d’aide – et d’un piratage des systèmes du laboratoire. Elle réussit à réactiver les systèmes pendant que Scorch se retourne contre Centipede et retrouve Debbie. Raina, merveilleuse jusqu’au bout, monte tranquillement dans l’ascenseur et abandonne la scientifique avec lui après lui avoir souhaité bonne chance. Quelle connasse, Raina, je l’adore. J’ai beau savoir que Debbie vient de faire torturer un homme pour récupérer son sang, sa mort est atroce – et c’est une surprise de faire revenir l’actrice juste pour s’en débarrasser franchement.

Coulson et May comprennent qu’ils ne pourront plus sauver Chan et lui injectent suffisamment de Centipede pour provoquer sa combustion. Miles aide ensuite FitzSimmons à diriger l’explosion vers le toit afin d’éviter de détruire tout le bâtiment. C’est assez cruel puisque le S.H.I.E.L.D. finit donc bien par tuer l’homme qu’ils étaient venus sauver. Certes, ils n’ont plus vraiment le choix après la mort de Kwan et tout ce que Chan vient de faire, mais ça entretient justement cette zone grise que j’aime bien dans l’épisode : le Rising Tide n’a pas complètement tort sur le S.H.I.E.L.D., le S.H.I.E.L.D. n’a pas complètement tort sur le Rising Tide et, au milieu, Centipede profite des failles de tout le monde.

Miles repart avec un bracelet qui l’empêche d’utiliser des appareils électroniques et Coulson le laisse en plus se débrouiller pour rentrer au Texas depuis Hong Kong. Je me souvenais pas que Coulson pouvait être un bâtard aussi. Je sais bien qu’ils sont ennemis, mais en vrai, ça n’a aucun sens de le larguer à l’autre bout du monde sans fric (qu’ils ont détourné pour la famille de Chan) et sans accès à internet ?

À nouveau, je ne suis pas sûr d’être d’accord avec le S.H.I.E.L.D. en fait. La dernière discussion entre Miles et Skye résume assez bien leur évolution : il lui reproche d’avoir changé et elle lui répond qu’il n’est pas celui qu’elle croyait. Cette fois, plus de doute, c’est son ex. Quant à elle, elle n’est pas larguée par l’équipe à Hong-Kong – elle est juste lâchée par tous quand il s’agit d’aller dans le bureau de Coulson. J’ai eu de la peine pour elle, surtout qu’en plus, ça montre que Ward passe son temps off avec May. Dingue.

La confrontation avec Coulson fonctionne très bien malgré un jeu de Chloe Bennet que je trouve peut-être un peu trop appuyé par moments. Elle est encore jeune à ce stade et je ne suis pas certain qu’elle soit toujours très bien dirigée dans les scènes les plus dramatiques. Pour autant, la révélation est importante : Skye cherche ses parents depuis toujours et la seule piste qu’elle a jamais trouvée est un document presque entièrement censuré par le S.H.I.E.L.D. C’est pour ça qu’elle a appris à hacker, rejoint le Rising Tide puis infiltré l’équipe. C’est un peu téléphoné, mais je sais où ça mène et ça me plait encore plus aujourd’hui qu’à l’époque.

Coulson est logiquement furieux d’avoir été trahi après avoir autant défendu Skye, mais il comprend également pourquoi elle a agi ainsi et lui promet de l’aider. En revanche, la confiance est cassée et elle doit porter le même bracelet que Miles. La voir se le mettre elle-même, toute seule dans le bureau après le départ de Coulson, est une sacrée belle image.

Et pendant que Skye se retrouve privée de tout appareil électronique, Raina rend visite en prison à Edison Po. Debbie est morte mais ses recherches ont permis de régler une partie du problème d’Extremis et Centipede peut désormais envisager la suite. Il ne reste plus qu’à prendre contact avec quelqu’un dont on entend le nom pour la première fois : le Clairvoyant. Mine de rien, en cinq épisodes, Agents of S.H.I.E.L.D. a déjà installé Centipede, Raina, le mystère autour de Coulson, celui autour des parents de Skye et maintenant le grand ennemi caché de la saison. L’intrigue générale était quand même sacrément bien préparée dès le départ.

D’ailleurs, cette histoire de Debbie qui meure super vite là, ça me fait tiquer. Y a quand même un petit quelque chose que je remarque sur ces cinq premiers épisodes : tous les acteurs secondaires sont restés des inconnus depuis la fin de la série, non ? C’est marquant, parce qu’en parallèle, je regarde (pour la première fois) The Good Wife et il y a plein de guest-stars qui, depuis, sont devenues super connues dans d’autres séries. Je m’attendais à voir quelques visages devenus familiers, mais pour l’instant, rien – à part Raina, bien sûr, mais elle a un rôle qui va dépasser ce simple épisode alors elle est déjà un peu à part, je trouve. C’est fou : personne n’a donc fait ses armes dans Agents of S.H.I.E.L.D. ?

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Photographie promotionnelle de l’épisode — ABC Studios / Marvel Television

Line of Fire – S01E01 – Pilot – 18/20

C’est parti pour mon avis sur ce premier épisode et, franchement, enfin une série de network qui sait précisément ce qu’elle est et ce qu’on attend d’elle : une multitude de personnages, des liens absolument pas crédibles entre eux, des dynamiques chaotiques entre les personnages et une enquête en trame de fond avec des twists qui vont révéler des secrets de famille plus soapesques les uns que les autres. Cela part extrêmement bien et ça attire encore plus mon attention que quand j’ai vu la bande-annonce.

Spoilers 

Une famille d’agents fédéraux (et autres) se réunit pour fêter la retraite du patriarche.

What your diner table conversations must be like.

J’ai tenté de voir cet épisode ce soir et autant dire que ça partait mal pour lui : il était un peu tard et je l’ai lancé parce que je voulais vraiment le voir, mais alors la première scène qui ne nous offre aucune vraie intro, se passe dans la nuit et voit une US Marshal poursuivre un homme dont on ne sait pas le crime qu’il a commis, ce n’était pas ce qu’il fallait pour me donner envie de rester.

Heureusement, le reste de la scène est bien plus intriguant. Profitant de l’obscurité, un mystérieux tueur abat son suspect, puis l’US Marshal au beau milieu de la forêt. Ensuite, il maquille la scène du crime pour faire en sorte de donner l’impression que les deux se sont entretués. Dire que le type allait se rendre bien gentiment, c’est con, tout de même !

Si la première minute ne me convainquait pas trop, ça n’a pas été le cas du tout du reste de l’épisode. La première scène qui présente un à un les personnages et leur fonction autour d’une conversation de groupe familiale était parfaite. Elle m’a rappelé ce que proposait Brothers & Sisters à la belle époque. Bon, les persos, vite fait : Mike, Clare, Russel, Micah, Jane. Je remercie la série d’avoir eu le bon goût de me mettre les prénoms en gros dès leur apparition. L’air de rien, ça m’aide bien pour la suite de la critique.

La conversation de groupe tourne autour d’une invitation à un pot de départ à la retraite du paternel, qui bossait pour les services secrets. Mike est sur le point de prendre sa retraite, donc : il lui reste tout de même une semaine de travail. Je n’arrive pas à me faire à l’idée que cet acteur est à l’âge de la retraite, il fait tellement jeune – enfin, non, mais pas vieux, quoi. Et pourtant, c’est bien le cas…

Tous les personnages disent ou non s’ils ont l’intention d’y aller, pendant qu’on les rencontre sur un matin tout ce qu’il y a de plus banal dans leur vie. Oui, oui, banal, même pour Jane, une autre US Marshall, qui est dans un hélicoptère et invite sa fille Clare, du FBI, à venir la rejoindre. Faut s’accrocher, mais ça se suit bien. Clare est en couple depuis quelques mois avec un type, Logan. Le truc, c’est que Logan en a marre de la voir s’éclipser tout le temps pour le boulot (je le sais parce qu’il s’en plaint à Joel, son voisin – putain, qu’est-ce que je suis content de retrouver cet acteur !). La relation entre Logan et Joel est forcément bizarre à mes yeux par contre, parce que j’ai vu Joel dans trop de rôles LGBT pour le penser tout à fait hétéro et, du coup, ce voisin pas si hétéro qui passe tout son temps chez Logan chaque fois qu’il se fait planter par sa copine ? Eh, ça ressemble à des rencards, quoi.

Loin de ces considérations romantiques, Clare rejoint sa mère sur la scène de crime, donc. L’US Marshall Farrel est morte et c’est suspicieux immédiatement pour Clare : elle ne comprend pas la précision de sniper du tir qui la tue (juste à côté du gilet pare-balle, quoi) ou la balle qu’elle semble s’être infligée. Bref, c’est parti pour une grande enquête, n’en déplaise à Brian.

Brian est le collègue de Jane qui milite pour une enquête simple : une simple fusillade entre une agente et un criminel. Il faut dire que la décédée, Libby, était son amie et qu’il veut l’enterrer au plus vite – il faut pour ça mettre un terme à l’enquête. D’accord. Cela fait un paquet de personnages à connaître, tout de même, et ce n’est que le début.

En tout cas, Clare a raison évidemment et comprend bien vite qu’il y a un a troisième tireur sur la scène de crime. Ce n’est toutefois qu’une théorie qu’elle doit prouver comme elle peut : sa mère lui laisse 12 heures pour le faire quand ils entendent tous que le suspect que Libby suivait n’était pas armé.

Clare accepte le défi, annule son repas avec Logan, puis passe sa nuit à fouiller la scène de crime en papotant avec son frère Micah au téléphone. Elle n’est pas aidée par la pluie qui se met à tomber, par contre.

Du côté des Services Secrets, Mike bosse avec Micah et on sent qu’il y a des tensions. Micah est assigné à la surveillance d’une actrice super belle, évidemment, histoire qu’on puisse avoir une romance interdite bien rapidement. Genre, en une scène. C’est tellement prévisible – en plus, évidemment que le frère beau gosse finit torse nu bien rapidement. Ce ne serait pas une série, autrement. C’est très cliché, mais c’est le soap qu’on cherche dans une série de network après tout.

Par contre, durant la soirée, Micah est terrifié de se rendre compte qu’il y avait une webcam connectée dans l’appartement supposément hyper sécurisé. Qu’il fait du bon boulot !

J’ai moins aimé la scène qui voit Clare débarquer à la soirée hyper chic de ses parents en étant trempée et dégoulinante de boue. Elle y négocie 24h de plus sur son enquête, d’accord, mais ça nous présente Jane comme une connasse hyper hautaine avec sa fille. Le fait qu’elle se méfie des inconnus et imagine le pire d’eux en fait un personnage intéressant, mais avec ses propres enfants, bof, quoi. La scène semble exagérée, quoi.

Sinon, on suit aussi Russel entamer son job en tant que DOJ. La première chose qu’on lui dit ? Sa réputation familiale, avec que des agents sur le terrain, le précède et il ne devra jamais rien raconter à sa famille. S’il dit qu’ils ne mangent jamais ensemble, il est amusant de voir son père venir le voir dès le premier déjeuner pour lui demander un service.

Le lendemain, c’est la grande réunion de famille qu’on attendait depuis le début de l’épisode. Nous sommes au milieu de celui-ci et il y a déjà tellement d’histoires qui s’entremêlent, j’adore ! C’est le genre de dynamique qui manque trop souvent à mon goût dans les séries modernes ou les prestige dramas là. Là, c’est chaotique, mais ça fonctionne bien. Clare ramène donc Logan pour la première fois dans sa famille – et elle fait plaisir à tout le monde comme ça car tous voulaient se rencontrer. Elle est quand même bien angoissée de laisser Logan dans le grand bain des agents fédéraux, et c’est rigolo.

En parallèle, Clare se retrouve embarquée par Micah qui veut un conseil sur la webcam qui a pu le filmer, par Russel qui veut son conseil et par sa mère, à qui elle doit faire un résumé de ce qu’elle a découvert dans son enquête. Libby avait donc décidé de mener sa propre enquête sur le boss de Carlos, le criminel tué. Le boss étant Sandoval. C’est un nom qui sonne bien, tiens. On note aussi que Libby était en phase terminale et Clare en fait aussitôt la source de beaucoup de théories. Malheureusement, Jane apprend en même temps que l’enquête va être rapidement fermée, puisque Clare est la seule à s’inquiéter.

La réunion de famille est hilarante à suivre, franchement. J’aurais peut-être préféré qu’on reste à suivre le point de vue de Logan, qui est clairement jeté au milieu d’un joyeux bordel. Il apprend que les parents sont séparés et se débrouille pour révéler assez vite que Jane a un petit-ami aussi, Terry. Bien joué. Le repas tourne court pour lui quand il apprend qu’il y a aussi un autre demi-frère dans la famille : Jack. Mort cinq ans plus tôt. Comme il n’était pas au courant, Jane décide que la relation avec Logan n’est pas bien sérieuse.

Logan se rend compte bien vite qu’il ne connaît pas grand-chose de Clare et surtout que la famille de sa copine qui décide de se blesser en permanence n’est pas une si bonne excuse. Il se barre donc après une rapide explication avec Clare. On ne peut pas dire que ce soit la joie de vivre. En plus, au passage, Russel apprend que son père lui a décroché son job sans le prévenir et Micah essaie toujours de régler son affaire de webcam, sans grand succès.

Tout ça fonctionne vraiment bien et mène les deux frères et la sœur à se bourrer la gueule dans le parc du quartier. C’est plutôt rigolo et je trouve que la série se suffit à elle-même comme ça sans avoir à tous les mettre sur une même enquête comme on nous l’a vendue dans le synopsis. Pendant que les trois se confient les uns les autres, il est révélé que les parents continuent de coucher ensemble – même si elle a un copain. Allons bon.

Ils sont interrompus alors qu’ils allaient remettre le couvert, cependant : Russel et Micah reviennent pour parler à leur père. Mike apprend ainsi à Russel qu’il n’aurait pas dû lui demander de récupérer des infos confidentielles et qu’il n’avait pas eu besoin de dire quoi que ce soit pour qu’il obtienne le job. Bien.

En parallèle, Micah découvre que la webcam n’enregistrait rien du tout et que tout va bien.

Même si Jane lui dit de lâcher l’affaire, Clare continue évidemment son enquête sur Libby. Elle contacte ainsi le veuf de Libby et découvre que Libby parlait sur Discord avec Sandoval. Allons bon. Cette fois, les US Marshall sont bien forcés de voir que la scène de crime était plus complexe qu’elle ne semblait. Quant à Jane, elle est très sympathique finalement : elle révèle à sa fille qu’elle ne croit pas en elle, elle est sûre d’elle. C’est meugnon. Elle explique qu’elle savait déjà que Libby n’était pas clean et agissait selon son propre agenda. Ramener un membre du FBI dans tout ça, c’était lui permettre de révéler ça sans avoir à le faire elle-même, parce que personne ne l’aurait cru.

Elle essaie alors de convaincre sa fille de donner une nouvelle chance à Logan, mais c’était déjà le plan de Clare. Malheureusement, ça n’arrivera pas. En effet, de son côté, cependant, Logan débarque à nouveau chez sa belle-famille afin de s’excuser. Il trouve la porte ouverte et rentre dans la maison sans y être vraiment invité. Que c’est triste, on sent tout de suite que ça va mal tourner pour un des personnages de la série. Dans le salon, Logan se décide à être curieux : il trouve ainsi une photo de Jack et découvre qu’il s’agit de Joel, son voisin. Oh non.

Joel est juste derrière lui et n’hésite pas à le poignarder, juste après avoir dit qu’ils n’étaient ni l’un ni l’autre pas qui ils prétendaient être. Autant je me doutais que Jake et Joel allaient être la même personne, autant le coup du meurtre de Logan, je ne l’ai pas vu venir du tout. Ceci dit, on ne confirme pas encore qu’il est mort – un petit coma ne serait pas étonnant pour un soap.

En attendant, Nia Wallace, du Homeland Security, est celle qui est en charge de l’enquête. Elle réunit toute la famille chez Jane, le lieu du crime, histoire de les informer de ce qu’il se passe : ils ont affaire à un tueur en série qui s’en prend à des agents fédéraux de différentes agences. Et comme si ça ne suffisait pas, Jane et Mike ont une piste concrète : les crimes sont signés d’un cygne en origami. Un fan de Prison Break ? Non : Jane sait que ça pourrait être Jack, même si elle ne veut pas y croire. Elle a fait disparaître le cygne de la scène du meurtre de Libby, Mike en fait de même pour celle de Logan.

Allons bon. Le mystère est bon, je mords avec l’hameçon avec plaisir. Quant à Mike, il doit repousser sa retraite tant que l’affaire n’est pas réglée, à la demande de Nia Wallace qui demande à la famille de continuer de vivre comme si de rien n’était, juste après avoir expliqué à Clare que son copain avait été tué à cause de sa famille. Ben oui, bien sûr, et la marmotte, elle met le chocolat, dans le papier alu !

Photo promotionnelle de l’épisode – Apple

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Line of Fire (S01)

De quoi ça parle ?

Les Hollingsworth ne sont pas exactement une famille comme les autres : entre FBI, US Marshals, Secret Service et Department of Justice, tout le monde travaille pour le gouvernement. Lorsqu’une affaire apparemment classique révèle un complot bien plus vaste, toute la famille se retrouve directement visée.

Ce que j’en attends

C’est probablement la nouveauté network de cette rentrée qui m’intrigue le plus (en même temps, y en a tellement peu…), ce qui n’était pourtant pas gagné avec Peter Krause en tête d’affiche : après 9-1-1, j’avais eu ma dose, je dois dire, et ça ne me dérangeait pas de ne plus le voir, j’avoue. Le concept n’a rien de révolutionnaire sur le papier, mais la bande-annonce donne l’impression d’une série plus ambitieuse visuellement que le procédural NBC classique, et le mélange famille dysfonctionnelle/complot impliquant plusieurs agences peut être très efficace… En tout cas, ça me parle, ça semble fait pour moi.

Pourtant, Joshua Safran me rend quand même hyper méfiant. C’est le créateur de cette série (dont la saison 1 fait dix épisodes), mais aussi celui de… Quantico. Et autant j’avais adoré le point de départ de Quantico, autant je n’ai pas oublié le bourbier qu’elle est vite devenue avec des réinventions de l’ADN de la série tous les dix épisodes.

Ceci dit, elle avait réussi à me rendre accro (il y a onze ans déjà !) avec son délire de grandes conspirations qui se perdait dans les rebondissements et les fausses pistes. Avec seulement dix épisodes ici, il y a peut-être moins de risques de tourner en rond. Mon autre crainte vient justement de ce format : tout dans la promo me donne l’impression d’une mini-série qui ne sait pas qu’elle en est une. J’espère donc surtout une intrigue qui avance vraiment et, par pitié, pas un énorme cliffhanger pensé pour une saison 2 qui n’arriverait jamais. Bref, je milite déjà pour son renouvellement.

Note moyenne de la saison : –/20 

Line of Fire – S01E01 – Pilot – 18/20

C’est parti pour mon avis sur ce premier épisode et, franchement, enfin une série de network qui sait précisément ce qu’elle est et ce qu’on attend d’elle : une multitude de personnages, des liens absolument pas crédibles entre eux, des dynamiques…

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