How I met your father – S01E10

Épisode 10 – Timing is Everything – 13/20
Oui, le timing est essentiel, c’est vrai, et les scénaristes feraient mieux de le comprendre : ça marche aussi avec l’humour ce conseil. Alors bien sûr, cet épisode final a les ingrédients classiques d’un final, mais il en est presque trop prévisible et jamais tout à fait drôle quand il tente de l’être, jamais tout à fait surprenant, jamais tout à fait triste. Pire, certaines choses sont rushées… C’est pourtant l’épisode qui aura réussi à me faire rire. Attendez, en fait, le pire, c’est que je sais que je vais être de retour en saison 2. Je suis masochiste.

Spoilers

Jesse rejoindra-t-il Sophie au restaurant ?

 

I mean, it’s not that crazy.

Après avoir trompé sa femme dans l’épisode précédent, le Captain est en plein divorce. Et ce n’est pas si simple pour lui : sa future ex-femme décide de récupérer ses bateaux pour les couler, parce qu’elle déteste les bateaux. Rien que ça. Comment ça pouvait être drôle à l’époque d’avoir le Captain et devenir si surjoué aujourd’hui ? C’est bizarre tout de même, et pour l’instant, le fait que ce soit détaché de l’intrigue principale n’aide vraiment pas à accrocher.

On en revient finalement à Sophie au restaurant avec Jesse. Oui, oui, avec Jesse : il a eu le bon goût d’être simplement très en retard. Il avait besoin de parler avec Meredith et d’obtenir une conclusion avec elle avant de se mettre avec Sophie. Oui, avec Sophie : ils couchent ensemble. Et ils dorment ensemble. Et dans son sommeil, Jesse grommelle qu’il est amoureux d’elle. Oh flemme. J’ai soupiré comme jamais tellement c’était lourd comme intrigue. Rien de nouveau là.

C’est tellement lourd comme genre d’intrigue en 2022 ? Je ne comprends pas l’idée. En plus, voir Sophie tenter de s’échapper le lendemain matin, c’est dingue comme c’était chiant. J’ai préféré la suite de ce traitement d’intrigue avec Sophie qui se rend chez Jesse pour parler clairement de ce qu’il s’est passé. Et ça fonctionnait bien mieux : elle essaie d’en rire quand elle lui annonce… mais elle ne fait que foutre la merde encore plus dans ce qu’elle dit.

C’est la soirée de son grand gala, mais voilà que Sophie est surprise d’entendre Jesse lui dire que ce n’est pas si fou de lui avoir dit qu’il était amoureux. Après tout, il a refusé de partir en tournée avec Meredith juste pour elle. Ce qui devrait être mignon fait juste peur à Sophie, mais cette fois-ci, je la comprends : c’est vrai que ça fait beaucoup pour un début de relation.

Elle finit ainsi… au McLaren’s. Oh quel plaisir de retrouver ce bar, c’est comme si on ne l’avait jamais quitté. On y retrouve même notre Carl préféré, et surtout Robin Scherbatsky en train de boire du whisky. Ah quel plaisir de retrouver ce personnage et… de l’adorer à nouveau ? Je veux dire, c’est peut-être la nostalgie qui fonctionne, mais en quelques répliques, elle arrive à vraiment apporter de l’humour dans une série qui en a cruellement manqué. Ce n’était pas une surprise de l’apercevoir car Twitter me l’avait spoilé, mais sa présence reste une bonne chose.

Et puis bien sûr, ce « je t’aime » trop rapide est une histoire que Robin connaît bien, après tout. La série nous fait quelques clins d’œil à Ted l’air de rien, avant que Robin ne conseille à Sophie de ne pas prendre de décision fondée sur la peur d’une relation qu’elle espérait avoir. Sophie décide donc grâce à Robin de retourner voir Jesse… pour mieux découvrir qu’il est de nouveau avec Meredith. Au point de l’embrasser. C’est ridicule. Franchement, personne ne change si vite d’avis ? Il vient de dire qu’il était possiblement amoureux de Sophie quoi.

Alors bien sûr, ça permet à Robin de se rappeler que le timing peut être une garce… mais tout de même, faut pas déconner.

En parallèle de tout ça, Sid et Hannah considèrent encore le fait de devoir passer un an séparé l’un de l’autre. Bizarrement, Sid ne semble pas si inquiet que ça à l’idée de passer un an loin d’Hannah, alors je ne sais pas trop pourquoi ça pose problème. Je pensais que c’était réglé avec l’épisode précédent, pas que ça jouerait autant dans l’épisode final de la série.

Bon, bien sûr, ils se mettent d’accord très vite et en reviennent aux préparatifs de mariages… sauf que ça, ça fait peur à Sid. Un seul mariage, c’est déjà un énorme coût, mais deux mariages avec deux appartements sur deux côtes des États-Unis, ce n’est pas rien quand même. Bordel, vous n’avez qu’à ré-emménager ensemble, non ? C’est fou comme les séries savent se compliquer la vie… et comme elles savent pondre des trucs qui n’ont pas de sens : Sid et Hannah décident de se marier sur un coup de tête, sans prévenir personne, pour s’éviter du stress. Euh… OK ?

Pendant ce temps, Charlie ne va vraiment pas bien dans son couple avec Val. La veille au soir, Val lui a expliqué qu’un jour, ils pourraient peut-être regarder le foot avec leurs enfants. C’en est trop pour lui : il ne veut pas d’enfant. Il s’en confie d’abord à Ellen, et cette intrigue nous renvoie beaucoup trop à Ted/Robin pour que ça ne sente pas le réchauffé. Et puis, le gag de Val qui tombe amoureuse d’un chat et se comporte avec comme avec un enfant pour forcer Charlie à lui dire la vérité, ce n’était pas subtil du tout.

Ce n’est pas la première fois que la série manque de subtilité, cela dit. Le chat est horrible avec Ellen évidemment, et c’est totalement logique puisqu’elle y est allergique. Il s’agit aussi du chat de Rachel qui, finalement, est prête à lui pardonner d’être une psychopathe et de lui éternuer dessus. Elle lui fixe donc un rencard, au moment même où Ellen décroche un job. Ah le timing… C’est fou comme c’est important aussi pour l’humour.

Mais bon, c’est comme ça, la série a souvent du mal à faire mouche. Cette histoire de bateau du Captain et de Becky ne prend pas du tout non plus avec moi, mais on verra probablement en saison 2 ce qu’il en est. En attendant, lors du vernissage où Sophie est exposée pour la première fois, il est temps d’apprendre le mariage de Sid et Hannah, la rupture de Charlie et Val qui ne voient pas la vie pareil concernant les enfants (c’est radical et trop rapide, en vrai) et surtout, surtout, il est temps pour Sophie de retrouver Ian. Mais ça aussi, ce sera pour la saison 2.

EN BREF – La série pourrait et devrait être une réussite avec un casting et une équipe technique au top, mais bizarrement, elle passe à côté de ce qu’elle tente de faire et tombe presque toujours à plat quand elle tente une blague. La saison fut longue pour seulement dix épisodes et j’ai trop souvent eu l’impression de regarder une comédie ratée des années 2000 – pas une production de 2022.

Pourtant, je suis resté jusqu’au bout. D’accord, la nostalgie y est pour quelque chose, mais il y a tout de même quelques personnages qui finissent par être attachant et l’espoir que ça puisse devenir quelque chose qui reste là. Les deux derniers épisodes prouvent que ce serait possible avec de bonnes idées de narration qui ne soient pas que du copier-coller.

Espérons que la saison 2 parvienne à renverser la tendance de cette saison 1 et réussisse à être bien plus originale et drôle que cette espèce d’imitation lourde qui tente trop d’être drôle pour l’être vraiment.

How I met your father – S01E09

Épisode 9 – Jay Street – 13/20
Ce n’est toujours pas drôle du tout, il y a quelques moments qui en deviennent même crispant tellement les blagues tombent à l’eau mais… mais il y a quelque chose qui n’était pas là avant avec cet épisode. Ce n’est pas le clin d’œil/guest de la série originale, c’est vraiment la narration qui arrive à créer une situation digne de la série originale. Il est évident que ça ne tient pas la comparaison à l’originale, mais retrouver une once de ce qui plaisait tant à l’époque est agréable.

Spoilers

Après leur premier baiser, Sophie et Jesse sont face à de sacrés dilemmes. Sophie doit rompre avec Drew (et ce n’est pas si simple), mais Jesse apprend que Meredith regrette leur rupture (et ce n’est pas si simple).

Look who wants to hear about his mom hooking up now ?

Oui, je sais que c’est surprenant de reprendre cette série maintenant, mais je me suis dit que ce dimanche soir était l’occasion pour moi d’enfin en finir avec cette saison 1. Et j’avoue, j’avais envie de voir un peu Hilary Duff ce soir. Je ne sais absolument pas pourquoi, mais la série réussit à me convaincre de revenir la voir à chaque fois – et pourtant, en moins d’une minute, j’étais déjà crispé par une intervention de la Sophie plus adulte là.

Avant ça, je retrouvais avec amusement le Captain d’How I met your mother sans trop savoir le pourquoi du comment il se retrouvait là encore. Je savais qu’en avançant la série en revenait à ses origines, cela dit. On ne nous explique pas exactement ce qu’il en est dès le départ, pour en revenir au cliffhanger où Sophie embrassait Jesse.

Le lendemain, Jesse raconte tout à Sid et Sophie, dont la dent est réparée, raconte tout à Val. Pour le coup, c’est une bonne chose : la narration de la série et de la scène fonctionne vraiment bien. On enchaîne entre chaque personnage racontant sa version de l’histoire, avec les meilleurs amis qui posent les mêmes questions et les réponses qui soulignent les problèmes restants.

Pour Sophie, le problème restant est Drew. Elle doit encore le larguer officiellement, ce qui est supposé être facile. Pas de bol pour elle, quand elle se rend chez lui pour mettre les choses au point, il s’excuse et elle… rencontre ses parents. Ils sont à eux seuls une raison de larguer Drew : la mère force Sophie à rester à l’appartement avec elle. Forcément. Ce ne serait pas une série How I met sans ce genre de problème, après tout.

Assez vite, Sophie perd patience avec sa belle-mère et lui apprend qu’elle veut rompre avec Drew. Sue, la belle-mère, s’y refuse, parce qu’elle a une bien mauvaise nouvelle à annoncer à Drew elle aussi : son père est sur le point d’aller en prison et Sue n’y va pas de main morte à le balancer à Drew en lui expliquant qu’il a au moins Sophie.

Celle-ci s’enferme donc dans la salle de bain pour s’entraîner à rompre avec Drew quand même, ignorant qu’au même moment Val et Sid étaient en train de balancer à tout le reste du groupe qu’elle avait embrassé Jesse. Rien que ça. C’est assez violent comme situation d’avoir des amis aussi toxiques à ne pas savoir garder le moindre secret. Cela dit, ça permet aux deux amis de parler des problèmes que Sophie et Jesse rencontrent, tout en foutant un peu la merde entre Hannah et Sid quand ce dernier explique devant sa fiancée qu’il trouve que Sophie a bien fait de tromper Drew. Bon, tromper quand il s’agit d’un baiser spontané et alors qu’elle veut rompre dès que c’est fait – suite à une dispute – le mot est peut-être fort ? C’est blessant pour Drew, mais ça n’est pas la pire des tromperies du monde.

Cependant, la série manque un truc en ne laissant pas Sophie expliquer à Drew qu’elle a embrassé un autre mec. Elle préfère lui expliquer qu’elle n’est pas sûre d’elle et ne pas lui parler de son rencard du soir avec Jesse.

Pour Jesse, par contre, le problème est donc que Meredith a écrit une chanson, Jay Street, qui parle assez clairement de ses regrets de l’avoir largué. Quand Sid lui parle de la visite de Meredith la veille, Jesse se rend aussitôt chez Meredith et cette situation amoureuse où un couple est censé se retrouver pour un premier rencard le soir mais où la vie ne fait que mettre des bâtons dans les roues est vraiment parfaite pour nous rappeler l’existence d’How I met your mother.

La série ne tient pas la comparaison avec un Jesse qui semble trop vite prêt à pardonner à Meredith. Pire que tout, il paraît être un gamin assez incroyable quand il craque pour quelques frites et de la sauce piquante… Mais bon, Meredith s’excuse et lui explique qu’elle avait besoin de se trouver en tant que femme et en tant qu’artiste, et que c’est pour ça qu’elle l’a largué. L’épisode se termine donc sur un cliffhanger et, sincèrement, c’est la première fois que je me dis que j’ai envie de voir la suite immédiatement. Tout vient à point ? Non, tout vient en retard, sur ce coup-là.

Pendant ce temps, Charlie est dépassé par son nouveau groupe d’amis. Il souhaite profiter d’une soirée foot avec eux, mais Sophie préfère rompre avec Drew (en théorie), Jesse préfère parler avec Meredith, Ellen préfère tester plein de tenues (et ce n’était absolument pas un running gag marrant) et Hannah et Sid sont en plein préparatifs de mariage. Mariages avec un s, même, parce qu’il y en aura deux pour en avoir un respectant les traditions indiennes. Enfin, ça, c’est s’ils arrivent à se marier : Hannah va rester un an de plus aux côtés de Cordell Walker. Pardon, un an de plus à l’hôpital de l’autre côté du pays.

C’est problématique. Surtout que les relations à distance, c’est compliqué à gérer. C’est aussi compliqué à gérer pour Charlie : son pays natal lui manque, poussant Val à se faire un cosplay de toutes les Spice Girls à la fois. C’est too much pour me faire rire et c’est là l’un des principaux problèmes de la série, tout de même. En plus, Charlie a l’air vraiment peu heureux de son couple avec Val là.

L’autre, c’est la Sophie du futur. En plus, on nous révèle qu’elle aura un portrait de Jesse dans son salon parce que c’est son premier succès. Je veux bien, mais si ça doit devenir son ex, c’est super bizarre de l’avoir sur sa cheminée à la vue de tous, quand même.

How I met your father – S01E08

Épisode 8 – The Perfect Shot – 08/20
J’ai envie de continuer la série car j’aime les acteurs, qu’il y a des points de Bingo Séries à se faire et que certaines répliques restent suffisamment bien senties pour me faire rire… mais tout de même, ce n’est pas glorieux comme ensemble. Les intrigues ne sont pas crédibles. Je sais bien que c’est une comédie, mais enfin, ça nous prend pour des idiots en permanence, quand les blagues ne semblent pas sortir des années 90. Fou comme l’humour reste sensiblement le même que dans la série-mère, mais sans parvenir à être drôle.

Spoilers

Une soirée de vente aux enchères est organisée par Drew dans son école.

Dua Lipa is a vegan.

Oui, vous êtes bien en train de lire une critique de cette série. Je me suis dit qu’il était temps de la continuer et de me débarrasser de la saison 1. Bon, je n’ai pas le temps de la finir ce soir, mais un épisode de temps en temps ne peut pas faire de mal si ça permet de supprimer une série de ma liste de choses à voir.

L’épisode reprend directement sur ce que je déteste : cette impression que les blagues ont été écrites dans les années 90. Ou par des boomers. Les clichés sur le féminisme ? Quel enfer. Au moins, Sophie mange un fruit, c’est déjà ça de pris : ça me fait un point de Bingo Séries. Sinon, ben, l’épisode reprend la structure habituelle : les personnages sont au bar pour nous réintroduire chacun d’entre eux et les intrigues de l’épisode

Commençons par défaut par Sophie, comme d’habitude. Celle-ci cherche à tout prix à prendre une photographie parfaite pour devenir enfin une grande artiste. Ce n’est pas très réussi comme intrigue, et ça nous mène à une Sophie qui s’éclate une dent en tentant de prendre une photo. On voit clairement le moment où elle va tomber, et… je ne m’attendais pas pour autant à une telle intrigue ensuite.

Elle fait appel à Jesse, allez savoir pourquoi, et il connaît évidemment un dentiste qui peut lui venir en aide. Le problème ? Ils n’ont pas de frics, et ils tombent sur le dentiste le moins cher de New-York. Cela permet quelques gags hilarants sur les artistes ratés de New-York qui se retrouvent tous là. Vous savez ce qu’est le pire problème de l’écrit ? On ne sent pas assez l’ironie dans le mot « hilarants » ci-dessus.

Je trouve ça super triste, en fait, et je ne sais pas, j’ai plus envie d’écrire une critique sur le système de santé américain après un tel épisode. Et puis, le dentiste incarné par un homme bon pour la maison de retraite ? Ahaha. Qu’est-ce que c’est drôle ? Ils ne savent pas quoi faire des blagues, en fait. C’est expédié vite fait, on ne sait pas trop pourquoi, et on enchaîne sur autre chose.

La dent de Sophie est vite réparée, mais vite cassée aussi quand la voiture de Jesse tombe subitement en panne. Allez comprendre pourquoi il ne lui fait pas le coup de la panne au passage. Il n’y a aucune blague sur le sujet, parce que ça casserait le pseudo romantisme de ce moment où Jesse fait comprendre à Sophie qu’il croit en elle en tant qu’artiste.

Il la touche profondément comme ça, et elle parvient à prendre une super photo (selon elle ?) de Jesse en train de réparer la voiture. Bref, tout est parfait entre eux… jusqu’à ce qu’ils arrivent à la soirée de l’épisode, géré par le petit-ami de Sophie.

Lui, il ne croit pas du tout en son art : c’est une passion, pas un métier. Ah, c’est sûr qu’organiser une vente aux enchères dans une école, c’est un vrai métier à côté. Sophie prend mal la réflexion de Drew et son réflexe est… d’en parler à Jesse, évidemment, tout en nous faisant des petits commentaires voix-off parfaitement ridicules. Tout ça mène toutefois au premier baiser entre Sophie et Jesse : c’est fou comme c’est cinématographique entre eux. On y croirait presque, ça donne l’impression que c’était attendu depuis huit épisodes quand mes personnages préférés ne sont clairement pas eux. Et pourtant, j’adore ces acteurs.

En parallèle, Valentina gère tout à fait dans son travail, mais son boss, Fred, continue de la voir comme une incapable et d’être hyper toxique. Etonnamment, j’ai trouvé que les gags fonctionnaient bien dans toute la salle, notamment avec la poupée qui est censée être un moyen d’éviter de parler à Valentina directement. Il y avait un bon humour dans la scène et le surjeu des acteurs fonctionnait mieux qu’ailleurs.

Après, voir Valentina voler un sac à main à son boss pour aller le vendre à la soirée de vente aux enchères ; tout en assurant que personne ne s’en rendra compte mais en laissant l’armoire ouverte ? Cela n’avait aucun sens comme intrigue. Pire, elle revole le sac à main derrière ? Mais ? Certes, il y avait de bons gags, m’enfin, ça donnait l’impression que de meilleurs gags pouvaient être exploités tout de même.

Et pendant ce temps, loin de toute l’intrigue, Meredith débarque chez son ex, et… ma foi, il était temps ! Qu’est-ce que j’adore Leighton Meester ! Et depuis le temps qu’on entend parler de Meredith, j’espérais bien avoir droit de la voir pour au moins un épisode.

Finalement, c’est comme le reste de la série assez décevant : l’actrice est sous-exploitée tout l’épisode et plutôt mal dirigée quand elle se met à enregistrer des bouts de réplique pour les transformer en chanson. Ellen sauve un peu la situation, parce qu’elle a un humour qui me fait rire, mais ce n’est pas glorieux.

L’intrigue ? Meredith a quelque chose à annoncer à son ex, mais le meilleur ami et la sœur de Jesse préfèrent le protéger et faire en sorte que Meredith ne le croise pas, même quand ils la pensent enceinte. Loin d’être enceinte, Meredith a juste enregistré une nouvelle chanson qui s’apprête à être un hit. Hâte d’entendre ça, dis-donc.

How I met your father – S01E07

Épisode 7 – Rivka Rebel – 10/20
Je suis peut-être sévère avec la série, mais une fois de plus, je suis frustré de voir qu’elle aurait le potentiel d’être vraiment bien… mais qu’elle se contente d’intrigues vraiment peu surprenantes. Chaque fois, c’est prévisible, chaque fois, on a de l’humour lourd, chaque fois, on passe plus de temps à voir les scénaristes se démener à raconter quelque chose de drôle plutôt que de développer vraiment les personnages.

Spoilers

Figurez-vous que ce groupe de new-yorkais est comme tout le monde : il doit travailler de temps en temps. Ou pas.

Shortie McTalkie is here to see you.

L’épisode commence cette fois-ci par Sophie racontant son travail à son fils, et ça nous change un peu. L’épisode précédent se terminait encore sur une blague de cul entre mère et fils, et c’était un peu déroutant tout de même. Cela commence mal pour Sophie par contre : elle est sur le point de rencontrer une de ses idoles qui veut l’embaucher pour… la bat mitzvah de sa fille. Ce n’est pas exactement le pic de sa carrière, mais bon, elle va devoir faire avec.

Il y a un peu d’humour avec tout ça, mais j’ai trouvé l’épisode très lourd en name dropping de plein de stars pour le principe de les nommer et de faire de l’humour. On apprend ainsi que Timothée Chalamet serait sur le point de devenir un lutteur impressionnant ? Euh. En quoi est-ce drôle ?

En fait, mon vrai problème vient du fait que l’humour de la série n’est pas drôle – ou en tout cas ne me fait pas rire ? C’est triste. Bon, allez, on en revient assez vite à la formule habituelle des épisodes, avec Sophie qui se rend au bar pour parler à ses amis et embaucher Valentina comme assistante, quitte à ce qu’elle perde son boulot. Ben oui, il n’y a pas que Sophie qui travaille, quoi. D’ailleurs, il y a aussi Charles. Il est toujours barman avec Sid, qui perd de l’argent avec son bar, et il développe une obsession pour ses critiques Yelp.

Il a beaucoup de positif… mais aussi une critique qui dit qu’il a des fesses plates et des cocktails dégueulasses. Le voilà déprimé à demander de l’aide pas Ellen, parce qu’Ellen ne travaille toujours pas elle ; elle écoute des mémoires pour écrire les siennes. Elle prend aussi le temps d’écrire des reviews sur Yelp après avoir trop bu pour critiquer son colocataire qui n’arrête pas de lui dire qu’elle a besoin de se trouver un job. OK ?

Tout finit bien entre eux, même si Charles a encore besoin d’apprendre à ne pas écrire n’importe quoi sur internet – et surtout pas le numéro d’une amie dont il donne l’impression qu’elle est prête à coucher merveilleusement bien.

Pendant ce temps, Jesse et Sid s’isolent dans l’appartement pour passer la journée à bosser. Ils ont chacun besoin d’avancer dans des projets différents, mais Jesse n’est pas près d’écrire une chanson sans Meredith si le pigeon a la fenêtre n’arrête pas de chanter. Il n’en faut pas plus pour qu’une recherche Google improbable de Sid les fassent tenter un make-up de pigeon.

Bon. Euh. C’était plus ou moins marrant jusque-là, mais on sent bien que ça va finir en invasion de pigeons et très rapidement on devine que ça finira avec les deux amis coincés sur le balcon. Au moins, c’est à peu près marrant dans la manière dont c’est mené. Par contre, les gags en cours de route n’étaient pas glorieux – le pire étant la danse Tik Tok, je crois. Je sais que je leur ai reproché d’avoir de l’humour trop daté, mais une fois de plus, ça essaie trop d’être jeune alors que ça ne l’est pas. Ils sont finalement sauvés par le service de contrôle des animaux.

Jesse peut alors se mettre à écrire une chanson qui sera probablement un carton puisqu’il l’écrit grâce au bracelet porte-bonheur de Sophie. Que c’est lourd comme mise en place pour le couple ! Déjà à l’épisode précédent j’avais trouvé moyen de nous laisser en plan sur une question d’Ellen lui demandant s’il était amoureux d’elle, mais là.

Bref, j’en oublie toute la partie de l’intrigue sur Sophie et Valentina, probablement parce que ça m’a moins plu que le reste. Elles sont amenées à la soirée de la gamine influenceuse la plus exécrable et cliché possible, et la gamine finit par répondre correctement à leur chantage quand elles la menacent de révéler qu’elle s’est droguée après avoir volé les pilules de Valentina – sauf que l’ado ne s’est pas du tout drogué, c’est juste un placebo.

Il faut surtout en retenir que la série essaie de nous intégrer le coup de la chèvre avec un Halloween 2018 dont Sophie ne parlera soi-disant jamais (ça viendra forcément vu la longueur de la saison 2 annoncée) et que l’amitié entre Valentina et Sophie se développe autour d’une nouvelle intrigue sympathique sur le fait de ne plus se mentir – Val n’est pas si heureuse que ça dans son job, mais elle aide Sophie à progresser dans le sien.

Et Drew ? Et la vie sentimentale de Sophie ? On n’est tout de même pas là pour que Sophie raconte à son fils comment elle a rencontré son père, si ?