Scrubs (2026) – S01E05 – My Angel – 16/20

Je reprends après quelques mois et je suis rassuré de voir que j’accroche toujours autant : ce revival est réussi et mérite d’avoir décroché sa saison 2. Le rythme vif fait du bien, c’est bon délire et il semble y avoir des choses à dire même après tout ce temps. Les acteurs s’éclatent, en plus, ça fait plaisir à voir, tout simplement. Et eux au moins, ils savent gérer une voix off pour qu’elle ne soit pas étouffante mais juste… hilarante ?

Spoilers

L’IA est là pour remplacer les vides dans la vie de JD.

Bing bang boum.

Comme on dit, mieux vaut tard que jamais ! J’ai adoré le début de saison, mais je me suis laissé déborder par le travail. Je profite des vacances scolaires pour effectuer mon gros rattrapage estival (et annuel apparemment) des saisons entamées. Après autant d’années sans épisode, qu’est-ce que c’est un mois ou deux de plus ?

Le thème de l’épisode est rapidement mis en place au début : on suit JD alors qu’il passe tout son temps à chatter avec une IA. Il la nomme Estelle, parce que pourquoi pas, et s’en sert pour ses diagnostics autant que pour les conseils sur sa vie. Forcément, quand il s’en rend compte, Turk lui explique que ce n’est pas si normal. Voilà donc JD qui se retrouve avec une idée fixe : sortir à nouveau avec une femme.

Ce n’est pas gagné, cependant : sortir en boîte, ce n’est plus de son âge. Par chance, il rencontre une harpiste à l’hôpital. Je sais qu’elle fait de la harpe parce qu’elle joue au milieu de l’hôpital. Quoi de plus normal ? Et quoi de plus normal que d’ensuite draguer après un incident de harpe. C’est amusant parce que JD l’est : j’ai bien aimé la manière dont la série gère les choses. Que ce soit JD qui cherche comment draguer correctement ou la harpiste qui lui explique vouloir du sexe, cette intrigue aura réussi à me faire rire – et mon plus gros fou rire, c’est ce patient qui se croit au paradis avec la harpiste. C’était très bien exécuté.

En plus, JD ne voulait pas coucher avec elle par éthique et respect pour l’hôpital, mais dès que Turk lui dit qu’elle est bénévole, hop, il se jette sur elle. Malheureusement, tout ne se passe pas aussi bien qu’il l’espérerait. Il se sent en décalage avec la nouvelle génération et, surtout, il est perturbé de voir une pizza dans la chambre de sa conquête. Cela le renvoie à sa relation avec Eliott. La série nous sert alors un flashback et ça m’a fait bizarre de revoir les acteurs si jeunes. Pour une fois, dur de critiquer l’utilisation du flashback, parce qu’il date d’il y a 20 ans pour de vrai après tout.

La conclusion est que JD n’est pas encore prêt à retomber amoureux. Il préfère finir l’épisode avec son IA… et c’est OK.

De son côté, Eliott aussi a besoin de conseils amoureux. Pour ça, elle a Sibby. Ce n’est pas la meilleure idée du monde, parce qu’elle est partout et répète absolument tout à tout le monde. En même temps, c’est ce que semble souhaiter Eliott : que tout le monde sache qu’elle veut rester seule.

En attendant, elle pratique la médecine avec beaucoup de positivité. Elle fait en sorte de rester de bonne humeur face à sa patiente, mais ce n’est pas si simple quand elle doit lui faire une greffe et que la greffe lui est refusée. Elle demande donc à Turk d’utiliser de son pouvoir de chef de chirurgie pour l’aider. Quoi de plus normal ? J’ai quand même eu l’impression de retrouver Eliott dans cet épisode par rapport à d’habitude et il y a d’excellentes répliques, notamment de la part de Dashana.

Cela finit par énerver Eliott qui s’énerve contre sa patiente pour la forcer à accepter la greffe. Tout est bien qui finit bien pour elle : elle se trouve même un mec – et JD semble approuver, étrangement. C’est bien quand les mecs ne sont pas trop toxiques.

Sinon, il y a toujours des internes dans cette série. Et si j’ai oublié tous les prénoms, je suis toujours aussi sceptique sur le couple principal, parce que je ne le vois pas être hétérosexuel le personnage de l’interne. Mais bon, ce n’est jamais qu’une impression ridicule et leur couple fonctionne bien pour l’intrigue.

On continue de les développer dans une intrigue où ils font des erreurs basiques comme s’asseoir au mauvais endroit et s’attirer la haine des réceptionnistes. C’est fun comme il faut pour remettre en place l’ambiance toxique, mais amusante de l’hôpital. Ils finissent par devoir acheter des pizzas, puis se faire agresser. C’est dingue comme les intrigues peuvent aller vite. C’est si étrange de voir ce rythme quand tout ce que je regarde dernièrement traine beaucoup plus et beaucoup trop. Finalement, on fait trainer l’avancée du couple, on développe un personnage secondaire (bordel, c’est chiant de ne pas avoir les noms, je ne gère pas pour ma critique) et ça marche super bien : je commence à m’attacher aux nouveaux autant qu’aux anciens.

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The Shards – S01E01 – Pilot – 08/20

Oh la déception ! Je pensais vraiment que ça pourrait être ma bonne découverte du mois d’août, mais c’est une catastrophe. Déjà, je m’attendais à une série sur des étudiants – au sens à la fac – et ça se passe au lycée. Bon, les acteurs ont l’air d’avoir trente ans, mais soit. Ensuite, la série me rappelle Riverdale dans ce qu’elle faisait de pire : sa narration. La voix off est omniprésente, insupportable, hautaine et franchement détestable. Enfin, on nous ménage de faux suspense et des scènes hyper sexualisées juste pour le principe de faire mouiller Ryan Murphy. Non, vraiment, quelle angoisse. Et pourtant, j’avoue, y a un petit truc qui donne envie de revenir pour avoir la suite de l’histoire. Le masochisme. J’ai réussi à quitter American Horror Story, cependant, et je vais faire de même avec celle-ci. Je passe mon tour.

Spoilers 

Un serial killer pose ses valises à Los Angeles.

We had to deal with the serial killers.

Le début nous balance le 23 mai 1980 à la sortie du film Shining. La DA est claire : nous sommes en 1980 aux USA, pas loin d’un Hollywood ensoleillé. Nous allons suivre la vie d’un jeune auteur, qui a déjà sorti son premier roman et qui nous raconte sa vie en nous balançant toutes les marques qu’il porte ce jour-là sur lui. C’est un espèce de mix entre Gossip Girl et Riverdale ce début, franchement. Et ce n’est pas bon signe. J’ai envie d’y croire pourtant, j’ai vu passer quelques retours positifs.

Le problème, c’est que ce début d’épisode est déjà tellement bavard. Le type nous raconte sa vie et… Pourquoi il nous parle de téléphone et réseaux sociaux si on est en 1980 ? Eh, flemme. Ce serait donc un narrateur adulte qui nous parle ? Du coup, c’est un vieux con de boomer qui considère que la technologie, c’est mal (à raison, je sais, mais y a des manières de le dire, quoi).

Rectification : vieux con de boomer gay, clairement. Il est totalement fasciné non par le film qu’il vient voir, mais par un autre cinéphile dans la salle. Un jeune homme « assurément bronzé partout ». Pardon, mais qui se dit ça en croisant quelqu’un qu’il trouve beau ? Si je comprends la critique de Shining par rapport au roman, qui critique le film pour ce qu’il est, hein ?

Le pire dans tout ça ? Notre héros est un adolescent, sa voix off nous prend de haut à nous raconter que les jeunes d’aujourd’hui ont la vie facile et moi, je ne peux m’empêcher de penser à Riverdale tout le long. Quand en plus on nous enchaîne sur le fait que la vie dans les années 80 était plus difficile à cause des serial-killers en nous montrant une jeune femme rousse qui rentre dans sa villa luxueuse à la recherche de son chien, j’ai juste envie de hurler CARAMEL CARAMEL CARAMEL.

Bref. Ce ne sera pas un coup de cœur cette série, c’est impossible. Elle traîne déjà en longueur – la rousse ne se fait même pas tuer sur le champ – et son narrateur m’insupporte. Est-ce que je vais aller au bout de la saison ? Je ne suis pas sûr. Se dire ça moins de dix minutes après avoir fait play, c’est mauvais signe.

La jeune femme rousse qu’on nous vend comme une lycéenne (elle est plus vieille, non ?) passe en tout cas la journée seule dans sa villa. Elle regarde un film d’horreur (alors qu’elle se dit traumatisée par Shining ?) et reçoit des appels au téléphone dignes de Scream. Pas de chance : elle ne connaît pas encore Scream.

OK. Cette série va me rendre dingue : elle a tout pour être bien niveau budget, ambiance, casting… mais elle ne parvient pas du tout à me convaincre pour l’instant. Les faux suspenses sont importants pour créer l’ambiance, pourtant. C’est quand elle va reporter la disparition de son chien que notre jeune femme se fait finalement attaquer violemment par quelqu’un qui la kidnappe. Soit.

Un an plus tard, en septembre 1981, nous retrouvons notre narrateur au volant de sa voiture. Il habite toujours à Los Angeles et vit sa meilleure vie avec ses meilleurs amis Thom et Susan. On nous vend à présent le roadtrip habituel en bord de mer, les inévitables sorties au centre commercial pour acheter des CDs et l’anticipation de la rentrée scolaire. Putain, on enchaîne les clichés vraiment. Je pense que cette série n’est pas pour moi. C’est trop triste.

Bref. Notre narrateur se rend finalement voir sa petite amie Debbie pendant qu’elle fait du cheval. Oui, oui, il a une petite-amie, même s’il est à peu près évident qu’il n’est pas attiré par elle. Il n’y a qu’à voir comment Bret raconte leur rencontre. Ouais. Le narrateur s’appelle Bret. La série verse presque du côté d’Euphoria dans la genèse improbable de ce couple, avec Debbie qui demande à Bret de coucher avec lui pendant une pool party. Pourtant, Bret préfère clairement fantasmer sur Thom tout en prétendant être amoureux de Susan.

Tout le monde a la clope au bec et à la trentaine, même s’ils sont supposés être en terminale, c’est trop perturbant. Par contre, il faut reconnaître aux années 80 que les looks étaient dinguissimes. Enfin. C’est toujours pareil : la série les fantasme aussi, c’est évident. Il y a l’air d’avoir plein de fantasmes sur ce qu’était cette époque, sur la liberté sexuelle, sur l’homosexualité, aussi. C’est… blasant. J’espérais tellement que ce serait ma série de l’été !

La veille de la rentrée, il y a bien sûr une grosse soirée pour tous les lycéens du coin. Bret s’y fait larguer par Ryan (oui, il est en couple avec Bret, mais y a un truc avec Ryan apparemment) et nos quatre héros se font des rails de coke en imaginant leur parfaite dernière année de lycée. C’est vrai que ça manquait pour les rendre encore plus détestables.

J’annonce tout de suite que si je reste, ce sera pour les voir y passer les uns après les autres et m’en délecter. En attendant, il faut les voir se draguer, se rouler des pelles, se coller, se la jouer sexy et angoisser de l’arrivée d’un nouveau dans leur classe. Oh, pas n’importe qui : Robert, le type sur lequel Bret fantasmait un an plus tôt.

En attendant qu’il le sache, le narrateur essaie de nous garder devant notre écran avec l’annonce que c’est leur dernière nuit paisible. Ben j’espère bien parce que c’est long là… Malheureusement, le choix est fait de rallonger encore et toujours ce pilot : on voit donc Bret entamer une conversation avec son beau-père. Le père de Debbie serait apparemment homosexuel et prédateur avec tous les potes de sa fille, alors forcément, Bret joue avec le feu et vient le voir dans son jacuzzi. La série en profite pour nous introduire un pote du père, qui prend plein de photos sur son polaroïd. Soit ?

C’est très clairement l’amant du père de Debbie, qui a aussi une relation cheloue avec la femme de celui-ci. La mère de Debbie se drogue autant que sa fille et est défoncée, mais pas naïve : elle sait que son mari drague des mecs et demande donc à Bret de tout lui raconter.

Dans tout ça, Bret met longtemps à rejoindre sa copine dans sa chambre. Debbie peut donc encore se droguer dans sa chambre digne d’une Barbie et l’attendre en répondant à des appels anonymes au téléphone. Cela n’empêche pas la scène la plus gênante qui soit avec Bret qui lui fait un strip-tease.

Alors que Bret couche avec Debbie, on nous révèle que loin de cette relation publique, il mène aussi une vie secrète pendant laquelle il couche avec Matt Kellner. On ne sait pas bien qui est son amant, mais il a l’air plus heureux avec lui. Par contre, putain, ça en fait des fantasmes à vivre pour un seul personnage. Finalement, c’est pire que Riverdale.

S’il semblait heureux au lit, dès qu’ils se mettent à parler, Bret change d’avis. Il explique à Matt qu’il pense qu’il vaut mieux arrêter de coucher ensemble, puis le regarde chercher de quoi se droguer. Bret se demande tout de même pourquoi les poissons de Matt ont disparu de l’aquarium – mais Matt n’a pas l’air de s’en préoccuper plus que ça. Qu’est-ce que c’est que cette série ? Il s’en fout même de la disparition de son chat. Bon, d’accord. Un serial killer qui fait disparaître les animaux de compagnie, c’est noté.

Le lendemain matin, c’est le premier jour de l’année pour les terminales. Bret commence la journée en se masturbant, évidemment, tandis que deux de ses camarades sont en train de retrouver un cadavre exposé sur le court de tennis du lycée. Enfin. La chronologie n’est pas claire : quand Bret regarde la télé, il est dit que la découverte du corps date de la veille. Est-ce que ça peut être mal écrit à ce point ? Peut-être, en vrai, on ne sait jamais.

Bret se rend tout de même au lycée pour découvrir que la statue a aussi été abîmée – avec plein de sang dessus. Il serait temps d’en finir avec ce pilot, mais non, on nous propose 50 minutes. Quelle joie. Bret passe sa journée le plus normalement du monde, en papotant avec ses potes et en matant les mecs autour de lui.

Il est tout de même promis que la journée sera différente des autres et qu’ils auront peur. Il est donc temps d’avancer vers autre chose : l’arrivée de Robert au lycée. Bret est évidemment ravi de voir arriver le type du cinéma, mais il le trouve très bizarre quand celui-ci lui ment. Bret insiste pour dire qu’il l’a vu au cinéma un an plus tôt, donne plein de détails et… non, sérieux, c’est pas possible ? Il est censé être dans le placard, on a connu plus discret comme move pour y rester. En plus, Robert n’a pas l’air de vouloir y rester, à directement parler avec un autre type que Bret avait repéré et à lui faire des bisous de loin là. C’est censé être excitant ? un fantasme ? Pitié.

La scène suivante voir Bret surveiller une conversation entre Robert et Matt. Ben décidément, il va tous se les taper ou quoi ? Ce n’est que le premier épisode, alors non. On va juste suivre une course poursuite pas bien passionnante en voiture entre Bret et Robert. J’ai l’impression d’être dans Le cœur a ses raisons avec ces noms. Au départ, Bret suit donc discrètement la voiture de Robert, mais ça termine en excès de vitesse certain et en course poursuite.

Bret est mauvais, bien sûr, double donc celui qu’il suivait, puis se fait rentrer dedans par lui. Cela semble faire rire Robert de taper volontairement dans le cul de Bret – eh, je ne parle que de voiture, voyons. La scène est tellement bizarre. En plus, Bret réussit finalement à s’en tirer, mais recommence aussitôt à stalker Robert quand il le croise au supermarché.

Ils finissent par se parler pour mieux permettre à Robert de continuer à jouer avec Bret. Il lui pose donc des questions d’hétéro alors qu’il est à peu près clair qu’il ne l’est pas. Tout ça nous mène au cliffhanger qu’on a vu arriver depuis un moment : Bret rentre chez lui et apprend à la télévision qu’il y a un serial killer qui frappe dans sa petite ville de Los Angeles (lol). Sa spécificité ? Il dépèce des animaux pour mieux en mettre des parties sur ses victimes. C’est original, mais est-ce suffisant pour donner envie de rester ?

Apparemment, non. Du coup, on nous rajoute le fait que Bret reçoive un coup de fil mystérieux avec quelqu’un hurlant à l’aide. Pff.

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The Shards (S01)

De quoi ça parle ?

Aucune idée, en fait. Le synopsis du premier épisode nous dit qu’une série de crimes coïncide avec l’arrivé d’un nouvel étudiant – mais il s’avère qu’ils sont au lycée.

Ce que j’en attends

Absolument rien. Disons que Disney + m’a fait un peu de forcing dessus, que c’est facile d’accès, que c’est vendu comme la série de l’été alors qu’on est déjà mi-août et que je n’ai plus rien en cours de diffusion. Je pourrais bien sûr en profiter pour ne me concentrer que sur les saisons à terminer, mais où serait le fun de me mettre à jour ?

Alors que les températures remontent encore, je me lance donc dans cette série dont je ne sais pas grand-chose. Elle me paraît un peu survendue, mais bon, un gros budget en ce moment, je prends. Elle est dans mon radar depuis près d’un mois, alors pourquoi pas ? La raison est simple, pourtant : c’est une série de Ryan Murphy. J’ai vu ça à la fin du premier épisode et ça éclaire tellement tout ce que j’ai détesté… Je n’ai plus qu’à me décider : soit je continue pour en faire mon meilleur hate watch, soit j’abandonne tout de suite sachant que je vais détester et être frustré par la fin de merde (parce que Ryan Murphy ne sait pas écrire des fins quoiqu’il…)

Note moyenne de la saison : –/20 

The Shards – S01E01 – Pilot – 08/20

Oh la déception ! Je pensais vraiment que ça pourrait être ma bonne découverte du mois d’août, mais c’est une catastrophe. Déjà, je m’attendais à une série sur des étudiants – au sens à la fac – et ça se passe…

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Scrubs (2026) – S01E04 – My Poker Face – 16/20

Quelques bons fous rire me rassurent sur la qualité de ce retour. Au risque de me répéter : je suis content de retrouver les personnages et je trouve que ça fonctionne vraiment bien comme revival. En fait, c’est à se demander pourquoi ça ne s’est pas fait avant. C’est cliché, mais hyper plaisant de voir les personnages qu’on adore devenir ceux qu’ils détestaient avant de se reprendre en main, c’est plaisant d’avoir le point de vue des persos désormais plus âgés sur leur manière de rester jeunes. Bref, c’est une série pour ceux qui étaient là il y a vingt ans, et c’est mon cas, alors…

Spoilers

JD a repris sa vie en main alors il chasse à présent sa jeunesse perdue.

You do you, Tarzan.

Je suis en retard dans toutes mes séries (ou presque), mais je peux bien caser un épisode de 20 minutes quelque part dans mon planning, quand même ? J’ai en plus l’impression d’être vingt ans en arrière en lançant cet épisode, c’est fou.

L’épisode commence par JD qui emménage dans son nouvel appartement tout en étant satisfait d’avoir aussi réussi son divorce et d’être aussi à l’aise à présent dans l’hôpital. Il en parle avec Eliott, tout aussi satisfaite. Tout est bien dans cet épisode pour JD, donc, sauf quand il essaie de monter son lit. Ouais, pardon, j’ai tellement éclaté de rire à voir JD essayer de monter son lit que je devais en parler ici. L’idée était excellente.

Quand Turk lui rend visite pour se plaindre de sa vie – et des femmes dans sa vie – la série reprend vraiment ses vieilles habitudes. Sont-elles de bonnes habitudes ? Je ne suis pas sûr. Il n’empêche que l’idée est rapidement prise d’organiser une soirée Poker chez JD et de transformer l’appartement en appartement de bro… Qu’est-ce qui pourrait mal tourner ? Pas grand-chose d’après les rêveries de JD et ses souvenirs de Macarena en flashback.

Il ferait mieux de changer d’avis, surtout quand il invite Sibby et qu’on découvre qu’elle est une addict. Ou quand Turk ne vient pas parce que eh, sa femme lui envoie quelques nudes. Ma foi, ça colle avec Carla et c’est une bonne manière de compenser son absence. Ce qui est sûr, c’est que la soirée poker n’est pas aussi fun que prévue pour JD (le pauvre, mais c’est très fun pour nous) là où Turk passe une excellente soirée. Cela mène à une scène où JD veut arracher le cœur de Turk, et c’est très drôle.

La réconciliation se fait grâce à un patient jeune papa qui a un cancer des poumons et, forcément, ça les fait remettre certaines choses en perspective. La fin d’épisode voit donc JD se faire à sa nouvelle normalité des soirées post-hôpital sans Turk. Il passe du temps avec les internes et Sibby, ça permet quelques gags et ça fait plaisir.

Les internes se plaignent à Turk d’être considérées comme des larbins et des baby-sitters. Le problème pour elles, c’est que Turk n’en a rien à faire des problèmes des internes, parce qu’il a trop à gérer lui-même. Pourtant, il faut s’en occuper quand la guerre entre les internes s’envenime : je redécouvre donc qu’il y a cette bataille habituelle entre internes en chirurgie et internes en médecine.

Ils décident donc de les emmener voir le même patient, histoire de mieux constater qu’au-delà des divisions entre eux, il y a aussi une tension sexuelle entre certains d’entre eux. Simple et efficace.

Eliott est un peu dépassée par son patient du jour – et par son régime TikTok. Il ne veut que des protéines et est sûr de mieux savoir qu’elle ce qui est bon pour lui, parce que son ancêtre est Tarzan. Le gag est facile, mais il m’a fait rire, comme chaque scène avec Sibby, finalement, et comme, à l’époque, chaque scène avec Eliott. La voir galérer avec le poids m’a fait mourir de rire, de même que la voir être acerbe avec son patient. Franchement, elle est dépassée par la nouvelle génération et ça fait d’elle ce que certains médecins étaient quand elle était encore jeune.

Le patient est donc à l’hôpital parce qu’il est mal nourri – ce qui force Eliott à lui dire de manger des fruits. Ce qui est triste, c’est qu’Eliott se montre ensuite désobligeante avec son interne accro aux portables. Cela la force à faire semblant de lire la Bible pour pouvoir utiliser son téléphone discrètement. J’ai tellement ri, même si ça fait d’Eliott une boomer. Le plus inattendu, c’est que c’est finalement JD qui en fait prendre conscience à Eliott. C’est une évolution intéressante pour les personnages, j’aime bien l’idée.

J’aime beaucoup l’idée aussi que ce soit finalement l’interne qui se rend compte que leur patient est anorexique et obsédé par son poids. L’intrigue ne nécessite pas Tik Tok pour comprendre ça, en vrai, mais ça marche de voir Eliott avoir tort – et ça marche de nous rappeler que les gens exposent beaucoup de choses sur les réseaux sociaux, aussi.

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