Veronica Mars : Mr Kiss & Tell

Salut les sériephiles,

Le 15 septembre dernier, je vous parlais du premier des deux romans Veronica Mars… Quatre mois plus tard, il est temps pour moi de venir évoquer pour vous le second, nommé Mr Kiss & Tell. Ça me déprime de voir que ça m’a pris de tant de temps, mais pour ma défense, je ne l’ai lu que le matin en allant au boulot, et pas chaque matin parce que j’ai parfois des urgences à régler ou des messages à envoyer. Puis, il y a aussi eu le Mois de la BD pour me ralentir, l’air de rien. Bref, mon rythme de lecture est lent, ce n’est pas nouveau, et ce n’est pas la question surtout !

Veronica Mars : 10 anecdotes à connaître de toute urgence sur la série culteRewatch saison 1
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Quelques petits spoilers sur le film et la saison 4 ci-dessous.

La question est donc d’en venir à donner mon avis sur ce second volet des aventures livresques de ma détective privée préférée… Et c’est toujours un avis très positif ! J’ai beaucoup aimé ce second roman, pour les mêmes raisons que le premier : j’ai eu l’impression de découvrir une pièce de puzzle qu’il me manquait vraiment entre le film et la saison 4. Non seulement ça, mais en plus, ça m’a fait plaisir de retrouver les personnages : on voit un peu plus Logan et Wallace dans ce tome, alors je ne vais pas bouder mon plaisir. Mac aussi a encore son rôle à jouer, mais ce n’est pas la seule, parce que la victime de ce livre n’est pas une totale inconnue. Je n’en dis pas plus, parce que c’était une surprise que je n’avais pas vu venir – Rob Thomas est trop fort pour ça, il reprend toujours de bons éléments de son univers.

L’intrigue de ce volet revient sur l’agression et le viol d’une jeune femme dans l’hôtel le plus huppé de Neptune (toujours le même). Busby berkeley creativitysee GIF - Find on GIFERVeronica est embauchée non pour résoudre l’affaire, mais plutôt pour dédouaner la direction de l’hôtel de toute responsabilité. Ce point-là permet de mieux cerner la personnalité si acerbe de Veronica dans la saison 4, parce qu’on suit beaucoup plus son évolution à connaître son avis sur tout ça et à interagir avec certains, comme Weevil par exemple.

En parlant d’évolution, ce livre est la suite directe du précédent. Enfin, « directe ». Un peu d’eau a coulé sous les ponts tout de même, mais plusieurs références au premier roman sont parsemées dans le texte. Autrement dit, je ne regrette pas du tout de les avoir lus dans le bon ordre, car très clairement, ça spoile des éléments majeurs de l’enquête… mais en même temps, de le lire, j’ai eu l’impression que ça m’aurait spoilé certaines surprises que j’avais eu en saison 4 aussi !

Ces romans sont vraiment chouettes et m’ont permis de mieux cerner le changement de ton proposé en saison 4, tant du point de vue des personnages que de l’intrigue. En effet, l’intrigue proposée ici est beaucoup plus lente que dans les premières saisons, elle se construit sur du long terme.https://media.melty.fr/article-3968729-raw/media.gif Un gros point noir toutefois : je trouve que la fin est beaucoup trop précipitée. C’est déjà quelque chose qui m’avait marqué sur le premier roman, mais là, j’ai terminé frustré de ne pas revoir certains personnages et de ne pas avoir quelques conclusions supplémentaires – toujours les mêmes personnages concernés par cette phrase, en plus.

Comme toujours avec Veronica, on a l’impression qu’il y a des dizaines et des dizaines d’histoires à raconter encore. Comme c’était aussi le cas avec la saison 4, j’espère dorénavant que Rob Thomas trouvera le moyen de nous ramener une fois de plus Veronica dans nos vies, que ce soit à l’écran ou en livre. En revanche, comme pour le premier roman, je trouve que ce titre est un peu perché, et que ça a la fâcheuse tendance à spoiler quand on y arrive dans le livre. 7 Reasons Deputy Leo Deserved His Own 'Veronica Mars' SpinoffL’anglais, lui, reste savoureux – pas trop simple, mais pas trop compliqué non plus – avec un certain nombre de répliques bien senties, de jeux de mots et de références.

On n’est pas perdu par rapport à la série… Je ne peux que conseiller les romans aux fans, et lors d’un prochain rewatch de la série, je pense que je prendrai le temps de les relire aussi, parce qu’ils sont vraiment bien écrits !

The Ickabog vaut-il le coup ?

Salut les sériephiles,

Ces derniers temps, le jeudi, je vous parle de livre, et il n’y a donc pas trop de raisons que ça change aujourd’hui. J’ai à évoquer avec vous le tout dernier JK Rowling sorti lundi dernier, The Ickabog, dont j’avais déjà parlé lors de sa publication gratuite au cours de l’été dernier. Bon, par où commencer ? Malheureusement, par un point nécessaire sur la transphobie, je crois.

Voir aussi : Un nouveau conte signé JK Rowling

En préambule, il me paraît important de préciser que le bénéfice des ventes de ce livre ira intégralement à des associations aidant les personnes touchées par la pandémie. Le choix des assos est possiblement discutable, mais l’intention est assez louable pour que je ne me sente pas particulièrement coupable d’apporter de l’argent à une personne ayant des propos transphobes – d’autant plus que je pense sincèrement qu’elle ne se rend pas compte du problème, qu’elle ne voit vraiment pas le mal dans ses propos. Elle se pense véritablement ouverte d’esprit, et elle l’est dans une certaine mesure, parce qu’elle n’aurait jamais tenu si longtemps autrement avec cette image si parfaite que beaucoup en avait et qui fait que la chute est plus dure :

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Non, je ne suis pas d’accord avec son point de vue sur ce sujet. Pour autant, je la pense sincère dans son incompréhension. C’est gênant qu’elle n’écoute pas – ou en tout cas qu’elle ne comprenne pas – mais oui, je vais continuer de lire ses livres, parce que je ne crois pas à un monde où on n’arrête de communiquer avec les gens qui ont une opinion différente de nous. Ce n’est pas parce qu’on arrêtera de la lire qu’elle changera d’avis ou qu’elle perdra sa voix – et au contraire, ça a tendance à refaire une promotion et à l’enfoncer dans ses certitudes. L’éducation ne passe pas par l’ignorance d’une opinion – aussi transphobe soit-elle.

Ca vaut pour beaucoup de choses, et les exemples d’auteurs racistes que l’on continue de lire aujourd’hui sont encore nombreux, alors qu’ils ne représentent pas des valeurs acceptables aujourd’hui. Ils sont le reflet de leur époque, de leur temps, d’un mode de pensées dominant. Il en va de même pour Rowling : elle est le reflet d’une tranche d’âge, majoritaire, je crois !, qui est larguée sur les questions des représentations et des mouvements LGBT+. Elle n’est pas dans le crime comme l’est Polanski, je ne vais pas arrêter de lire tout ce qu’elle écrit – en plus, vraiment, c’est contreproductif car ça l’enferme dans une position de victime particulièrement insupportable derrière laquelle elle se cache pour ne pas se remettre en question et pour affirmer sa légitimité. gif JK Rowling a year in the life of jk rowling thegryffindorseeker •L’avantage, c’est que ça met le doigt sur un vrai problème et que ça prouve que l’ouverture d’esprit est plus grande en 2020 qu’elle ne l’était avant où personne n’aurait réagi à ses propos. Rowling représente une génération qui se laisse manipuler par les réseaux sociaux et les mauvaises influences et nous donne à tous une leçon ; surtout que tout ce qui lui arrive semble venir de mauvaises fréquentations.

Ce n’est que mon point de vue, ce n’est pas le sujet prévu pour l’article, mais oui, je crois qu’elle est tombée sur une mauvaise face de Twitter et qu’elle suit les mauvais mouvements. Tout ce que ça dit, c’est qu’on doit rester vigilant nous-mêmes à qui l’on suit… Et je pense que tout brûler et arrêter de lire ce qu’elle écrit pour ça est un non-sens, parce que ce n’est pas le sujet de la plupart de ses écrits et parce qu’elle représente un mouvement de pensée qui me paraît encore dominant dans une grande partie de la population, pas du tout au fait des mouvements LGBT+. Quel intérêt, donc, de la renier, mais de continuer à aller à un dîner de famille, par exemple ? La déconstruction ne peut passer par une annulation d’une grosse partie de notre enfance (surtout que l’univers des fanfics est énorme et bien plus ouvert d’esprit), ni par un arrêt total de la fréquentation des travaux de Rowling.

De toute manière, objectivement, plus on avance dans le temps, moins ils sont bons dans leur construction… Ce qui est intéressant à analyser du point de vue littéraire, je trouve. Ce n’est pas la question non plus, parce que la plume, elle, reste incroyable. Je me suis déjà embarqué dans un 500 mots, alors que ce n’est pas le sujet, surtout que The Ickabog a été écrit il y a un moment, et ça se sent.

Ickabog

Bon, alors, qu’est-ce que j’en pense de ce conte pour enfant ? Je vous disais en juillet dernier que je trouvais que Rowling avait beaucoup de mal à instaurer son univers, et je continue de le penser. Potter mis à part (et encore pour les tomes 5 et 6 !), elle a toujours du mal à mettre en place tout ce qu’elle veut de manière fluide. Les premiers chapitres de ce conte nous introduisent des tas de personnages et lieux sans qu’on ne sache bien ce qui aura ou non de l’importance… et ça a un effet rebutant, quand même.

L’avantage, cependant, c’est que comme les chapitres sont courts, on a rapidement envie d’y revenir ; ça se lit tout seul et ça se lit vite. L’histoire en elle-même finit par être intéressante, même si certaines choses se font attendre bien longtemps, et l’on retrouve la patte littéraire de l’auteur a bien des endroits, à commencer par les jeux de mots autour des noms. C’est un conte pour enfants, après tout, mais c’est très agréable à lire, et c’est fluide.

Comme c’est un vieux travail, on n’y trouve pas une trace de sujets faisant débat et c’est agréable, parce qu’on est embarqué dans un nouvel univers et dans un conte sympathique. Dire que c’est « pour les enfants » est toutefois réducteur de ce que c’est vraiment : on sent bien un message politique inscrit en creux de son œuvre. Elle dit l’avoir écrit il y a des années, et je pense que c’est vrai, mais on peut facilement y lire une critique qui insiste sur l’importance d’avoir des leaders cultivés et sur les ravages des fake news lorsqu’on est au sommet d’un état. Je n’irai pas jusqu’à dire que c’est de la politique pour les enfants, mais disons qu’on retrouve un peu le message qu’incarnait Fudge dans le tome 5 de sa saga ; et aussi un bon grand méchant qui l’est pour le plaisir de l’être.

Home - The IckabogC’est un conte, le monde présenté est donc un peu trop divisé en deux à mon goût, mais là aussi, on sent une réflexion sur les apparences à de nombreuses reprises, et notamment une réflexion sur ce qu’est le vrai mal et ce qu’est le bien.

Bref, c’est un conte avec un joli message pour les enfants, il a des moments trépidants, des rebondissements, des instants plus sombres et une fin qui conclue vraiment les choses, ce qui est un plus avec Rowling ayant tendance à faire des histoires à rallonge. Je pense qu’il y a moyen de passer un chouette moment en le lisant, que ce soit seul ou avec des enfants. Et même si la couverture est moche et que j’ai déjà lu tout le texte gratuitement, je le mets dans ma liste d’envies pour Noël parce que je sais que j’aurais envie de le relire et d’en découvrir les illustrations – et puis, ce n’est jamais qu’une vingtaine d’euros pour la bonne cause !

Veronica Mars : The Thousand-Dollar Tan Line (1)

Salut les sériephiles,

Et si on reprenait le temps de parler de Veronica Mars ? Nous avions l’habitude d’être amis, et elle me manque un peu depuis mon rewatch de la dernière fois, qui commence à dater, parce que ça fait plus d’un an !

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C’est dingue, mais Veronica Mars, c’est vraiment un personnage qui me manquera toujours… Et c’est donc avec plaisir que je me suis enfin décidé à me lancer dans la lecture des romans se déroulant entre le film et la saison 4. Au moins, ça évite de se remémorer la saison 4 qui n’avait pas que des éléments pour me plaire… J’y fais référence à plusieurs reprises dans la suite de l’article, sans gros spoiler non plus, mais vous êtes prévenus.

Lecture parfaite pour l’été : ça se déroule en plein Spring Break !

Cette enquête reprend donc juste après le film alors que Keith doit faire face à des exercices de rééducation suite à son accident et que Veronica a finalement décidé de rester à Neptune pour reprendre les affaires de son père en attendant qu’il se remette sur pied. Le deuxième chapitre nous remet assez vite dans le bain, avec une description de ce qu’il s’est passé avant. Tout au long du roman, comme avec la série, on retrouve d’anciens personnages qui sont de passage, avec chaque fois un rapide rappel de qui ils sont – comme si on avait encore besoin de savoir qui était Dick Casablanca ! L’avantage, c’est donc que le roman peut se lire indépendamment de la série et du film : un lecteur qui ne connaît pas l’univers ne serait pas perdu et ne perdrait pas grand-chose à l’histoire, même si le caractère de Veronica est quelque peu brut si on n’a pas tout son historique familial en tête, j’imagine.

Certes, le suspense est légèrement amoindri maintenant que j’ai vu la saison 4 car on sait bien que les personnages survivront… mais tout de même, ça valait le détour ! En effet, j’ai eu de belles surprises en cours de route concernant certains personnages. Et puis, pour tous les frustres de l’absence de Mac dans la dernière saison, elle a un beau rôle dans ce roman.

The 26 Times I Almost Had To Be Resuscitated During The "Veronica Mars"  Movie (in GIFs)

Du côté des points positifs, il y a donc Mac et cette historique de la série à chaque fois, mais il y a également la joie de retrouver le personnage de Veronica et ses répliques savoureuses. Là-dessus, on voit bien que Rob Thomas est aux commandes derrière la rédaction du roman et on retrouve sa touche très efficace dans l’humour et les critiques désabusées de Neptune. Franchement, ça fonctionne aussi bien que la série et on se retrouve plongé dans un univers qu’on connaît et qu’on aime.

L’intrigue, elle, est assez classique, avec la disparition d’une jeune fille en plein milieu de son spring-break constatée dès le premier chapitre. Ce premier chapitre, d’ailleurs, m’a fait penser à un épisode de NCIS avec la présentation du cas de la semaine totalement détachée de tout ce qu’on connaît, sauf que là, au lieu d’un cas de la semaine, on a un cas du roman. Malgré son apparence classique, l’enquête est vraiment prenante et a réussi elle aussi à me surprendre. Là-dessus, chapeau bas aux deux auteurs qui nous pondent une histoire bien ficelée, liant à la fois l’enquête et la vie personnelle du personnage de Veronica.

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On ressort de la lecture avec l’impression que Veronica a grandi sur certains points, et c’est d’autant plus satisfaisant que cette évolution se reflète dans la saison 4. Au moins, ça m’explique certains changements, et j’espère que le reste des changements s’expliquera avec le second roman, parce qu’il y en a un second, « Mr Kiss and Tell », qui est déjà en ma possession. J’ai des amis qui me font des cadeaux bien trop cool !

Quelques points négatifs tout de même avant de vous quitter : depuis que j’ai fini le livre, je suis frustré par deux éléments. Le premier, c’est que je ne comprends toujours pas le titre du livre. Enfin, je le comprends, mais je trouve qu’il est assez peu représentatif de l’intrigue proposée. Il y avait bien d’autres titres plus cohérents avec l’histoire ; là, on s’arrête à un point de détail pas bien intéressant – qui en plus spoile un peu en nous faisant immédiatement penser (attention à la suite de cette phrase, ça va spoiler, forcément) à une rançon.

Veronica Mars Gif GIFs | Tenor
Ah ben ça alors pour une affaire d’étudiante disparue, c’est fou

Le second élément frustrant, c’est tout simplement… la conclusion du roman. J’adore Veronica, oui, mais j’aime aussi les autres personnages. Or, là, vraiment, ça m’a donné l’impression qu’il nous manquait des conclusions pour tous les personnages n’étant pas Veronica (et à la rigueur Keith et Mac). Logan, Wallace, Weevil, Dick… Ils sont tous attachants (plus ou moins) et on a envie d’en savoir plus sur eux. Le plus frustrant est probablement le cas de Logan. Est-ce que ça me surprend ? Non, pas après la saison 4 ! C’est peut-être mon plus gros reproche à Rob Thomas : j’adore Veronica, mais il se concentre trop sur elle et pas assez sur les autres.

What If Veronica Mars Became Sheriff Of Neptune? | Veronica mars, Veronica,  Logan echolls

Un dernier point négatif – enfin, pas pour moi, mais tout de même : il n’existe pas, à ma connaissance, de VF à ces romans… Et c’est bien dommage, parce que l’histoire mériterait d’être lue à plus grande échelle ! Quant à l’anglais, il me paraît abordable, mais pas non plus au niveau débutant. Comme la série, finalement.

En conclusion, ce roman fait bien transition entre les trois premières saisons + le film et la saison 4 en commençant à étaler davantage les enquêtes de Veronica sur du long terme et en nous montrant les évolutions qu’il me manquait. Clairement, le tome suivant va y passer à la fin du Mois de la BD maintenant, parce que c’est une lecture très agréable…

The Magician King de Lev Grossman (Tome 2)

Salut les sériephiles confinés,

The Magician King: (Book 2) (English Edition) eBook: Grossman, Lev ...On se retrouve en ce samedi pour parler une fois de plus de lecture personnelle, comme ça m’est arrivé pas mal de fois ces derniers week-ends. Et aujourd’hui, c’est un article qui me tient à cœur, parce qu’il va être question du tome 2 de The Magicians, appelé The Magician King. Et si ça me tient tant à cœur, c’est pour deux raisons : déjà, la série vient juste de se terminer sur une fin qui m’a quelque peu déçu – en tout cas, une fin qui n’est pas à la hauteur du génie de la série – et ensuite, parce que j’ai commencé à lire ce livre en 2018 pour le finir en 2020. Ouille.

Voir aussi : Mon article sur le tome 1

Alors, si j’ai mis tant de temps, ce n’est évidemment pas parce que ça ne me plaisait pas, bien au contraire. Le livre est génial, vraiment, mais comme pour le tome 1, il demande une bonne grosse faculté de concentration. À ma demande, Laura m’a offert la trilogie en anglais et le niveau de langue est loin d’y être basique. Tant mieux, c’est bien plus passionnant et ça met dans l’ambiance, mais ça suppose aussi d’être en forme pour se plonger dans l’histoire.

The Magicians : 13 livres pour poursuivre l'aventure en attendant ...

Du coup, durant ces presque deux années de lecture, je n’ai cessé de me replonger dans le roman… avec le problème que je laissais passer des semaines, voire même parfois des mois, avant d’y revenir. Mon obstination à ne pas utiliser de marque-pages (marre de les perdre) et ma mémoire étant ce qu’elle est, je me retrouvais alors à lire et relire plusieurs fois les mêmes chapitres. Au point, quand même, d’avoir repris 100 pages plus tôt que nécessaire la dernière fois que je me suis mis à l’ouvrage pour le finir.

C’est étrange ? Oui et non : l’histoire est tellement géniale que même si je savais être en train de relire ce que j’avais déjà lu, ben, j’en profitais comme pour la première fois. L’univers du roman est en effet riche et complexe, on peut facilement se laisser aller à son imagination. Mieux encore : j’ai adoré la série, mais elle n’a rien respecté de l’intrigue de ce tome 2… à part, évidemment, la manière dont est racontée l’histoire et le génie de ses personnages.

tale of the seven keys | Tumblr

Ainsi, le tome 2 est un bon condensé des trois premières saisons de la série, encore. Le tome 1 correspondait à une moitié de la saison 1, nous avons ici l’autre moitié, à savoir l’histoire de Julia. L’intrigue des sept clés, qui joue un rôle majeur dans la saison 3, est également présente dans ce tome, de même que Poppy.

À l’inverse, Alice n’est que peu présente après s’être transformée en Niffin (en tout début de saison 2 dans la série), de même que Penny est rapidement écarté – mais il n’a jamais vraiment été là non plus. Du coup, c’est passionnant à lire et découvrir : j’adore la série, j’adore les livres.

The Magicians – Saison 1 | Yoda tient un blog
Après, la série atténue et rend plus esthétique certains passages, quand même !

Ils racontent plus ou moins la même histoire, mais de manière différente, tout en étant toujours dans le même ton. En fait, j’ai l’impression d’être dans l’une des fameuses chronologies différentes que possède cet univers, et c’est génial.

En revanche, un autre truc qui ne m’a pas aidé à dévorer le roman est un procédé que je n’aime pas beaucoup et qui est malheureusement réparti sur tout le livre : on alterne quasiment à chaque chapitre de point de vue et de moment de l’histoire. En fait, il y a deux tomes en un : d’un côté, nous avons la suite de l’histoire avec toute une aventure qui se joue à Fillory, mais aussi sur Terre, notamment à Venise. De l’autre, nous découvrons enfin tout ce qui est arrivé à Julia – notamment ses promenades géniales en France.

Le problème, c’est que ça signifie qu’à chaque chapitre, il faut se réadapter à l’univers, car les deux histoires sont très différentes. J’ai une préférence marquée pour celle de Julia, d’ailleurs, que j’ai trouvé bien plus prenante que dans la série. À ma prochaine relecture, car il y en aura une, je ne m’embêterai plus avec cette alternance : je lirai d’abord toute l’histoire de Julia, qui se passe avant de toute manière, avant de passer à celle de Quentin. Là, j’avais peur de manquer de possibles connexions… mais il y en a très peu.

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C’était donc frustrant de passer de l’un à l’autre, et ça ralentissait parfois mon rythme de lecture, parce que je ne lisais qu’un chapitre au lieu de deux, cliffhanger de fin de chapitre ou non. Quant au tome 3, je suis forcé d’attendre pour le lire maintenant… j’ai peur de le finir, je ne veux pas quitter cet univers. Tant qu’il me reste des pages à lire, Fillory est encore un peu en vie. Et Quentin aussi, et tous les personnages que j’adore !

Voir aussi : Ma critique des épisodes de The Magicians

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