Pourquoi VisionQuest est une (petite) déception ?

Salut les sériephiles,

Je crois que je me suis porté la poisse. En août dernier, dans mon article sur la D23, j’expliquais que j’avais peur d’en attendre trop de VisionQuest et devinez quoi ? J’avais raison : ce n’est pas à la hauteur de ce que j’espérais. Il faut dire qu’après WandaVision et Agatha All Along, deux énormes coups de cœur, j’avais forcément beaucoup d’espoir pour cette troisième série. Eh bien, nous voilà à la moitié de la saison et je suis un peu déçu.

On se calme tout de suite, c’est loin d’être catastrophique, mais… je ne suis pas accro, loin de là ! Et ça m’agace d’autant plus que je ne comprends pas vraiment pourquoi je n’accroche pas davantage. Enfin, j’ai bien quelques pistes, sinon, je n’écrirais pas un article, évidemment.

Trois séries, trois ambiances ?

En 2021, j’avais publié un article intitulé « C’est si bien que ça WandaVision ? » parce que je n’arrivais plus à attendre la fin de la saison pour en parler. J’étais complètement accro, je faisais des théories chaque semaine et je voulais absolument être au vendredi suivant pour découvrir ce que Marvel nous réservait. Je n’étais pas le seul dans cet état : tout le monde postait énormément sur la série, mon fil Twitter était plein de théories et images de la série. Il faut bien avoir conscience que VisionQuest est la dernière partie d’une trilogie et a été vendue comme telle – elle n’est pas une série indépendante et c’est compliqué (pas impossible, cela dit) de la regarder sans avoir vu WandaVision.

Cinq ans après WandaVision, je découvre donc VisionQuest, et je n’ai pas du tout cette impatience – impatience que je ne ressens pas non plus. Certes, les algorithmes changent et il y a un tel bordel politique que mon fil Twitter (tss, X) est parasité par plein de dingueries, mais je vois passer très peu de choses sur la série. Résultat des courses, ça fait deux semaines que la série est diffusée et je peux passer plusieurs jours sans y penser, là où il était impensable de ne pas me jeter sur WandaVision à chaque épisode. C’est quand même frustrant, non ?

Ce qui me plaisait énormément dans WandaVision, c’était son originalité. Les sitcoms, les changements de décennies, les génériques… Tout cela était génial, mais surtout, tout avait une raison d’être, qui se dévoilait peu à peu. Ces références à la télévision nous permettaient de comprendre Wanda et ce qu’elle traversait, la série avait un vrai commentaire à faire sur la télévision, tout en faisant évoluer ses personnages et en déroulant une intrigue qui fonctionnait incroyablement bien. Les personnages secondaires étaient également géniaux, évidemment.

Dans une moindre mesure, la série suivante, Agatha All Along, répondait aux mêmes codes : les différentes épreuves de la Route étaient tout aussi intéressantes pour explorer les personnages. C’était encore une fois une série complètement différente de ce qu’on avait pu voir auparavant, mais chaque épisode avait sa structure, on sentait que ça avait été écrit comme une série à épisode.

Avec VisionQuest, je retrouve des tentatives des mêmes procédés, mais pas forcément ce qui les rendait si pertinents. On passe d’un manoir anglais des années 1920 à une parodie de série policière, avec même une séance d’exorcisme informatique au passage. Pourquoi pas ? Les idées sont là, les décors sont excellents et les acteurs s’éclatent visiblement. Le problème, c’est que je ne ris pas beaucoup. Je comprends les blagues, je vois bien le détournement des codes et ce que les scénaristes essaient de faire, mais ça ne prend pas sur moi. Pire, je trouve parfois que cet humour ne correspond pas tellement aux personnages que je connaissais dans les films. Quant à la structure de la série, eh bien… Je ne sens pas une écriture qui sait qu’elle fonctionne par épisodes.

C’est ça qui est embêtant : VisionQuest reprend les procédés qui faisaient l’originalité de WandaVision, mais sans retrouver ce qui les rendait pertinents ou les codes méta qui fonctionnaient si bien. Il n’y a pas de logique structurelle quand on passe d’une simulation à l’autre ; là où Wanda et Agatha avaient chacune une structure claire. Autrement dit, VisionQuest essaie d’avoir sa propre identité et je trouve qu’elle échoue un peu là-dessus, parce qu’elle ne respecte pas autant les codes de la télé que ses deux grandes sœurs. Ce n’est donc pas tellement que je lui reproche de ne pas ressembler aux deux autres séries de la trilogie, c’est plutôt qu’elle ne réussit pas complètement à être ce qu’elle veut et devrait être pour faire partie de la trilogie.

Le problème Ultron

J’ai tellement à dire sur Ultron, mais j’ai envie de commencer par son introduction dans la série. Cela ne ressemble tellement pas à Vision d’avoir un programme informatique qui l’étiquette « asshole » ! Au-delà de ça, parce que ce n’est jamais qu’un détail, Marvel a tellement insisté sur son retour dans la promo qu’il n’y a du coup aucune surprise – ni dans sa présence, ni dans son évolution au cours des quatre épisodes. On savait qu’il serait là, on savait qu’il finirait forcément par redevenir le grand méchant et, sans surprise, c’est exactement ce qui arrive à la fin du quatrième épisode. Difficile de s’enthousiasmer pour un retournement de situation qu’on voit venir depuis le début, surtout quand Vision prend la décision complètement débile de lui laisser le contrôle de son corps hyper rapidement.

Le plus frustrant, c’est que James Spader est bon dans le rôle. J’aime bien l’idée de retrouver Ultron, son cynisme et ses petites réflexions sur les humains, mais je ne trouve pas le personnage si passionnant que ça quand il feint d’être gentil et coincé dans la tête d’un autre. Les discussions philosophiques avec Vision tournent un peu en rond, son humour ne fonctionne pas du tout sur moi et j’ai surtout l’impression que les scénaristes comptent énormément sur sa présence pour rendre les scènes intéressantes… Sauf que si j’aime le grand méchant, je n’accroche pas du tout au bouffon qu’il est dans ces épisodes (bouffon au sens « là pour faire rire », hein).

Et quand je pense à tout ce que la série aurait pu faire de plus surprenant avec les intelligences artificielles dans la tête de Vision, je trouve ça dommage qu’elle se repose autant sur lui… Jarvis, Friday ou même Edith auraient été des persos secondaires plus intéressants à développer. D’ailleurs, je m’ennuie beaucoup moins quand Jarvis et Friday sont là que quand il y a Ultron à l’écran. Edith, par contre, c’est un autre problème : j’y vois toujours Jennifer de 12 monkeys et je la trouve trop lourdingue ici pour être pleinement comique.

Heureusement, il y a Tommy

Bon, j’aime quand même la série et tous les persos secondaires ne sont pas à jeter. Ce serait plus simple si je la trouvais mauvaise, mais non. Déjà, je suis ravi de retrouver toutes ces références à l’univers Marvel, Jarvis ou le méchant Ultron notamment (j’ai hâte de voir l’épisode 5).

Surtout, il y a Tommy qui vaut vraiment le détour. Je le préférais déjà à Vision dans les comics, et ça se confirme ici. L’acteur est excellent et j’adore ce que la série construit entre lui et son père. C’est probablement là qu’elle me convainc le plus, quand elle laisse tomber les intrigues de méchants pour s’intéresser à ces deux personnages qui essaient de comprendre qui ils sont. En fait, tout le flashback de l’épisode 2 qui se centre sur lui me donne envie de suivre une série sur Tommy (et Billy) plutôt que VisionQuest.

Le problème, c’est que tout le reste me semble parfois bien plus classique et qu’une énorme partie de l’histoire de Tommy n’est pas surprenante parce qu’on a déjà suivi ce qui était arrivé à Billy. Une fois de plus et au risque de me répéter : les rebondissements sont souvent prévisibles, certaines situations se résolvent beaucoup trop facilement et j’ai du mal à m’intéresser à Paladin et sa traque. Il y a des choses intéressantes, bien sûr, mais je reste beaucoup plus convaincu par les personnages que par l’intrigue prévisible qui force certains événements de manière bien visible. Et lourde.

Cela en fait des raisons d’être déçu…

Bref, je suis partagé. Je ne vais pas faire semblant de ne pas attendre la suite : j’ai déjà envie de retrouver Tommy et de voir où la fin du quatrième épisode va nous mener. Cependant, je m’attendais à retrouver une série Marvel capable de me rendre complètement accro, et pour le moment, j’ai surtout l’impression de regarder une bonne série de super-héros – ou pire, le fameux schéma habituel du film découpé en plusieurs épisodes pour faire semblant d’être une série. Je déteste ça, car un film, ça se regarde au ciné, mince alors.

Bien sûr, l’article serait incomplet si je ne terminais pas aussi par une dernière critique que vous attendiez sûrement si vous me lisez régulièrement : je crois sincèrement que la diffusion de deux épisodes par semaine n’aide pas. J’ai vu la moitié de la saison en moins de vingt-quatre heures et je n’ai pas eu le temps de digérer comme il faut entre deux épisodes. Au-delà de ça, deux épisodes d’un coup, ça limite les théories entre les épisodes et les réflexions postées sur les réseaux sociaux. C’est dommage pour une série qui reprend justement autant de codes de WandaVision, dont j’avais adoré la diffusion hebdomadaire.

Bon, après, il reste toujours quatre épisodes pour me faire changer d’avis et me rendre aussi accro que lorsque je regardais Agatha All-Along… J’ai envie d’y croire, mais je n’ai pas aussi hâte que ce que je devrais d’être à mercredi pour les prochains épisodes.

Avatar Aang : les retrouvailles avec le dernier maître de l’air valent-elles le détour ?

Salut les sériephiles,

Lorsqu’il a fuité, je me suis dit que j’allais attendre la sortie officielle du film pour le voir, mais lorsqu’il est sorti, je partais en vacances : bref, des mois après tout le monde, j’ai enfin regardé ce soir Avatar Aang: The Last Airbender.

Comme j’avais critiqué tout l’animé quand je l’avais rattrapé en 2019, je me suis dit que je pouvais bien en faire un article malgré tout, pour en garder une trace sur le blog. Ouais, c’est principalement pour moi, parce que tout le monde est passé à autre chose maintenant qu’il y a un nouvel animé, mais qu’importe. Peut-être que si vous lisez ça, vous êtes comme moi assez fan pour vous réveiller avec quelques mois de retard ou pour vouloir lire un avis même si vous avez déjà oublié les 3/4 du film. Parce que soyons honnêtes, il y a une grosse partie que je vais vite oublier.

Je dis ça, mais évidemment, le film est principalement une réussite et je crois que ce qui m’a fait le plus plaisir, c’est tout simplement de retrouver les personnages de l’animé original, des années plus tard. Surtout Zuko, OK, on ne se refait pas. Je l’avais déjà dit dans mon bilan de la saison 3, mais c’est vraiment mon personnage préféré de cet univers et j’étais ravi de le revoir. C’est d’ailleurs assez chouette de découvrir ce que toute cette bande est devenue, avec des personnages qui ont grandi et une ambiance qui a pas mal changé.

Et justement, ce changement de ton est probablement l’une des meilleures idées du film. Avatar a toujours été capable de proposer des intrigues assez sombres, mais avec un humour enfantin qui m’a régulièrement agacé, y compris dans La Légende de Korra. Ici, on laisse de côté une bonne partie de cet humour lourdingue et, franchement, tant mieux ! J’ai même trouvé Toph appréciable, c’est dire. Bon, je me doute bien que ceux qui adoraient justement son caractère et ses blagues vont regretter cette évolution, parce qu’elle perd forcément une partie de ce qui faisait sa personnalité. Personnellement, ça ne me dérange pas du tout, mais je comprends que ça puisse déplaire.

En revanche, je pense que tout le monde sera d’accord avec moi pour dire : qu’est-ce que c’est beau ! Je me souviens avoir déjà adoré l’animation de la saison 3 d’Avatar, notamment lors des combats, mais là, le film va encore plus loin. Les dessins sont sublimes, les mouvements sont incroyablement fluides et la maîtrise des éléments donne lieu à des séquences magnifiques. Les chorégraphies des combats sont belles, je pourrais regarder ça pendant des heures et j’ai eu envie de faire des captures d’écran pour avoir de nouveaux fonds d’écran d’ordi une ou deux fois. Bref, j’ai parfois été complètement scotché à l’écran, simplement parce que ce qui était proposé était superbe. Techniquement et artistiquement, c’est franchement impressionnant, hyper abouti et rien que pour ça, je suis content que ce film existe. Il monte encore d’un cran la perfection graphique de la franchise.

Seulement voilà, il faut aussi raconter une histoire et c’est là que ça coince un peu en ce qui me concerne. Difficile d’en parler sans tout à fait spoiler, mais si je devais résumer, ça donnerait quelque chose comme « Devenu jeune adulte, l’Avatar Aang a aidé à fonder Republic City, une ville accueillant les membres de toutes les nations, et continue de veiller sur la paix. Celle-ci est mise à mal par un groupe d’Evincés, des citoyens qui n’ont pas de pouvoirs. Aang découvre alors des indices sur un pouvoir ancestral lié à un ancien Avatar ». C’est déjà long mais, de fil en aiguille et en spoilers sur le premier quart du film, Aang découvre qu’il pourrait aider à recréer une nation de l’Air.

Je n’ai pas trouvé le scénario particulièrement passionnant, surtout parce qu’il est assez poussif au départ et qu’on voit venir une bonne partie des rebondissements. Il y a de bonnes idées, évidemment, mais elles ne sont pas toujours amenées avec beaucoup de finesse et j’ai parfois trouvé le temps long, surtout dans la première partie du film. Je crois que mon grand problème vient du fait qu’Aang reste seul pendant un moment alors que ce qui fonctionne le mieux est l’équipe. Les meilleures scènes viennent justement plus tard dans le film, une fois que tout ce petit monde est réuni et que l’Avatar ne joue plus cavalier seul.

Il n’empêche que c’est quand même dommage pour un film qui nous ramène dans un univers aussi riche, avec autant de possibilités, de s’ennuyer un peu en cours de route ! Il ne faut pas que ça me fasse perdre de vue non plus que ce n’est pas le pire. Non, le plus gros problème est vraiment le fait que ce soit une histoire très prévisible et convenue dans sa construction. Il y a bien une bataille aux 3/4 du film qui m’a fait un peu peur et m’a scotché devant mon écran en jouant avec certains personnages que j’adore, mais à part ça, tout se devine très facilement.

Ce n’est pas forcément un défaut en soi : je dois par exemple reconnaître que la révélation autour de l’identité de Tagah fonctionne plutôt bien, même en la voyant venir dès qu’il est introduit. Son origine a le mérite de renverser pas mal de choses que l’on croyait savoir sur l’univers d’Avatar. Et ça, c’est plutôt dingue ! J’aime beaucoup quand une suite parvient à apporter ce genre de nouveauté à une mythologie déjà bien installée, surtout quand cela nous pousse à reconsidérer ce qu’on connaissait depuis des années. C’est clairement l’une des meilleures idées du scénario, même si j’aurais aimé qu’il soit aussi convaincant dans le reste de son déroulement qui, lui, n’a pas su me surprendre.

Le fait qu’il soit si puissant a même été un point que j’ai trouvé presque désagréable, du coup.

En fait, je crois que mon principal problème, c’est que je continue de comparer tout ce qu’on nous propose dans cet univers à la troisième saison d’Avatar. Elle m’avait tellement plu, avec ses personnages qui évoluaient énormément, ses intrigues qui prenaient enfin toute leur ampleur et ses combats extraordinaires ! Le film retrouve cette qualité visuelle, et la dépasse même largement, mais je n’ai pas retrouvé la même efficacité dans l’écriture.

Et c’est frustrant, parce que les personnages sont toujours aussi chouettes (ils le sont même plus puisque plus matures et plus contraints par le temps) et que j’avais vraiment envie de me passionner pour cette nouvelle aventure. J’ai passé un bon moment, mais sans être aussi à fond que ce que j’espérais. Peut-être que le problème vient du fait que je regarde ça après un bon gros festin (c’est la saison de la raclette !) et que la digestion était intense ce soir.

Bon, ne vous méprenez pas, j’ai tout de même passé un très bon moment devant Avatar Aang: The Last Airbender et je lui mets un bon 15/20, peut-être même 16/20 en prenant en compte le facteur nostalgie. Oui, ça vaut le détour ! Le film m’a rappelé à quel point cet univers était génial et m’a donné envie d’y retourner, malgré ses longueurs et un scénario qui aurait mérité d’être davantage travaillé.

Et maintenant ? Il y a toujours la nouvelle série qui m’attend : Avatar Seven Havens. Il y est question d’une nouvelle avatar, qui succède à Korra. Diffusée depuis le 9 octobre, il y a déjà neuf épisodes en ligne sur Paramount+. Je suis en retard, encore et toujours !

Bien sûr, vous pouvez aussi retrouver tous mes anciens articles sur cet univers par ici :

Peur sur le Parc : oui, le Parc Astérix nous plonge vraiment dans l’ambiance d’Halloween !

Salut les sériephiles,

Ceux qui me suivent depuis un moment savent que je passe une bonne partie de ma vie à Disneyland, mais cela faisait un bon moment que je n’avais pas remis les pieds au Parc Astérix et que ça me tentait d’y aller, d’autant que j’avais très envie de découvrir Peur sur le Parc, sa saison consacrée à Halloween. Vous connaissez probablement aussi mon amour d’Halloween, donc ça ne surprendra personne.

Si à la base, je pensais faire seulement la nocturne là-bas, le programme a été un peu différent, puisque j’ai finalement eu la chance de pouvoir y aller sur une journée complète. Bon, je n’ai pas pu faire toute la nocturne, parce que le parc est toujours aussi coupé du monde et pas accessible en transport en commun (je ne comprends pas ce calcul et ce statu quo !), mais j’ai quand même pu profiter du parc de 9h30 à 23h. De quoi profiter des attractions classiques avant de basculer dans l’ambiance horrifique de la nocturne. Quasiment quatorze heures sur place, donc. Vous vous dites que c’est largement suffisant ? Figurez-vous qu’on aurait aimé rester davantage !

Je préfère vous prévenir tout de suite : je suis reparti ravi de cette visite, avec plus de 20 000 pas au compteur, quelques frayeurs et de très beaux souvenirs. Je ne me contente pas de parler uniquement d’Halloween, du coup.

Une journée à courir partout ? Yes.

Ce qui m’a particulièrement plu, c’est qu’on a réussi à enchaîner énormément de choses, entre attractions, spectacles et expériences d’Halloween. On ne s’est pratiquement jamais arrêtés et, contrairement à certaines journées dans les parcs où l’on passe davantage de temps à patienter qu’à s’amuser, j’ai vraiment eu l’impression de profiter de chaque instant. Bien sûr qu’il y avait des files d’attente, hein, mais bon, c’est le principe d’un parc d’attraction. En revanche, vraiment, je ne sais pas si on a eu de la chance ou pas, mais on a pu enchaîner vraiment non stop et sans aucun couac : pas de panne, des spectacles qui s’enchaînent, franchement, on a mangé à presque 17h tellement on était pris dans un tourbillon d’activités. Et c’était top.

Bien sûr, pour moi, le parc Astérix vaut surtout le détour pour ses attractions aquatiques. En octobre ? C’est un concept, on va dire ! Entre Romus et Rapidus, la Descente du Nil, Menhir Express et le Grand Splatch, on s’est franchement éclatés – c’était super drôle, surtout Romus et Rapidus où on n’avait pas eu le temps de se préparer à ce qui allait nous arriver (en fait, il n’y avait pas de file d’attente, logique, à 9h45 un samedi matin d’octobre, hein). Alors, certes, on a fini trempé, accessoirement, mais quel fou rire de se faire submerger progressivement comme ça !

Heureusement, pour trois euros, le parc vous propose de vous installer dans un sèche-cheveux géant – un séchoir qui vous souffle de l’air chaud avec tout le monde pour vous observer pendant que vous essayez de vous chauffer les fesses trempées, là. Faut assumer, on va dire. Il faut quand même reconnaître que payer pour se faire sécher après avoir payé pour se faire mouiller, c’est un concept assez formidable. Le capitalix.

Du côté des attractions, je n’ai pas fait que de l’aquatique, évidemment. Après avoir enchaîné toutes les attractions d’eau et s’être séchés, on s’est dirigé vers d’autres valeurs sûres. J’ai par exemple passé un excellent moment devant Attention Menhir !, le dessin animé en 4D. C’est drôle, très sympathique et les effets participent vraiment à l’expérience. Une excellente surprise ! En plus basique, SOS Tournevis apporte ce qu’il faut de petites sensations – je ne suis pas fan de sensations fortes et les attentes étaient interminables pour les vrais rollercoasters, alors on s’adapte.

Côté spectacles, j’avais surtout très envie de découvrir C’est du délire !, dont j’avais entendu beaucoup de bien. Sans surprise, c’est l’un de mes coups de cœur de la journée. C’est drôle, rythmé, inventif, bref, tout ce que j’aime retrouver dans un spectacle de parc d’attractions. En revanche, j’ai été moins convaincu par Gladiator Illusions, un tout nouveau spectacle pour la saison, avec comme concept de mélanger magie et gladiateurs. Il y a de belles choses, mais l’histoire m’a laissé perplexe (je n’ai rien compris, on ne va pas se mentir) et la conclusion tombe un peu à plat. C’est un euphémisme : dans l’arène, personne n’a applaudi car personne n’a compris que c’était la fin. Les tours étaient prévisibles, sans grosse surprise, certains révélaient comment avaient eu lieu le tour précédent (littéralement) et… ouais, non, plouf. Dommage, parce qu’on sent pourtant toute la bonne volonté derrière, mais ça n’a pas pris ! Quitte à faire plouf, allez plutôt voir les plongeurs, c’est impressionnant comme spectacle.

Quelques déceptions quand même, donc…

Puisque j’en suis à être un peu critique, autant évacuer les petites déceptions. Côté restauration, je n’ai pas été particulièrement emballé. Nous avons mangé (tard) aux Fastes de Rome et le rapport qualité-prix ne m’a pas semblé extraordinaire, surtout que c’était franchement tiède. Quant à la pizza partagée en toute fin de soirée, nous avons eu un peu de mal à la digérer. Yep, ça nous a fait une nuit d’Halloween, vous me direz, c’est horrible. Bon, c’est la vie, mais je ne retournerai pas au Parc Astérix pour sa gastronomie (on notera que la pizza était vraiment excellente en goût, par contre !).

Le burger de Pompei est vraiment bon. Moins convaincu par le cookie très basique. Heureusement, le donut d’Halloween était un régal.

Même petite déception du côté des boutiques, où je n’ai pas trouvé grand-chose qui me fasse vraiment envie. J’ai tout de même acheté un stylo, qu’un élève s’est déjà empressé de me voler depuis. Super. Est-ce que je le reverrai après les vacances ? Probablement pas. J’ai aussi pris un magnet, pour le souvenir, et voilà, possiblement, il y a désormais un coussin Idéfix qui traine dans mon salon, mais je ne sais pas, j’espérais un peu plus.

En revanche, j’ai bien aimé le gobelet aux couleurs de Peur sur le Parc, proposé avec un système de consigne. C’est le genre de petit souvenir qui me plaît bien, et tant pis pour l’euro consigné (oups). C’est mieux que Disney sur ce point-là, je trouve.

Halloween transforme complètement le parc

Mais venons-en à ce qui avait motivé notre visite et peut-être votre clic sur mon article : Peur sur le Parc. Et là, franchement, quelle réussite ! Le parc est à la hauteur de sa réputation, cela fait quelques années qu’on entend beaucoup de bien de la saison Halloween – et j’avoue, je ne savais pas si Morgane en disait tant de bien par corporatisme parce qu’elle bosse là-bas ou si c’était vraiment bien. Et ben, c’est vraiment bien.

Déjà, les décorations sont superbes à l’entrée du parc et à plein d’endroits. Le parc se prête particulièrement bien à Halloween et les différents univers ont été très joliment travaillés. On prend plaisir à se promener, à regarder les installations et à découvrir les petits détails – y compris dans les parties pour les enfants, je trouve.

C’est une ambiance qui fonctionne aussi bien en journée qu’une fois la nuit tombée – et pour la nuit, ça fonctionne surtout bien quand on s’éloigne de la partie enfants pour aller vers l’ambiance plus adulte. D’ailleurs, clairement, la nocturne n’est pas faite pour les enfants. C’est logique, mais autant le préciser.

Outre les décorations, il faut noter qu’ils ne lésinent pas sur les moyens avec pas moins de quatre parcours hantés, qui sont également géniaux ! Nous avons pu découvrir l’Enfer de Pompéi en journée (le soir, c’est payant ; et même si j’ai adoré, je ne sais pas si ça vaut son prix supplémentaire franchement), le Tombeau des Dieux et les Catacombes, avec deux coups de cœur pour Pompéi et les Catacombes. J’ai adoré les ambiances, les décors et surtout les comédiens, qui sont vraiment excellents dans leurs rôles de monstres. Ils contribuent énormément à l’expérience et donnent franchement envie d’y retourner. C’est difficile de développer car je ne veux pas spoiler les différents univers proposés, mais disons qu’on joue avec différentes peurs et avec presque tous nos sens : la vue (il peut faire noir), l’ouïe (prévoyez les boules quiès, ça hurle), l’odorat (pas si sympathique) et le toucher (méfiez-vous des murs, du sol, du plafond, bref). Il ne manque que le goût, j’avoue, mais l’immersion est franchement réussie. Il faut parfois se pencher ou être capable d’avancer quasi-accroupi, il faut aussi se préparer à ressortir avec quelques petits coups – on ne maîtrise pas les gens avec qui on entre dans ces maisons hantées.

Même constat de grande réussite du côté des animations et de la parade (en fin de journée avant la nocturne), où les maquillages sont absolument incroyables. Il y a un vrai travail sur les personnages, leurs apparences et leurs attitudes. Ce n’est pas simplement quelques employés déguisés pour Halloween : on sent que tout est fait pour nous plonger dans l’événement. Et comme il y a des gens qui ont vraiment peur de pas grand-chose, ça hurle, ça met dans l’ambiance.

Pour parfaire tout ça, il y a en nocturne les spectacles spécifiques à Halloween. Mention spéciale au secteur du Sirius, où l’ambiance devient absolument géniale à la nuit tombée. Entre les animations, les danseurs et l’atmosphère sublimée par un DJ qui transforme complètement l’endroit, on a passé un super moment. C’est vivant, festif et suffisamment différent du reste du parc pour donner l’impression de découvrir un autre univers – une boîte de nuit à ciel ouvert sans les problèmes des boîtes de nuit finalement (c’est-à-dire qu’on s’y entend, qu’il n’y avait pas de gens bourrés et que tout le monde semblait rester avec son groupe sans chercher à importuner les autres parce que personne n’était là pour draguer, quoi).

J’ai aussi beaucoup apprécié la Forêt sans retour, le quatrième parcours qui n’est accessible qu’à la nuit tombée – et pour cause : on se promène dans les bois, c’est à ciel ouvert et ce ne serait pas très flippant si on voyait où on mettait les pieds. Ce n’est pas la partie hantée la plus impressionnante, mais cette petite promenade en forêt fait parfaitement son travail, surtout lorsqu’il fait nuit. J’ai vraiment aimé l’ambiance, les jeux de lumière, le zèle des acteurs… Par contre, là, il faut vraiment prévoir beaucoup de temps car l’attente est interminable pour un parcours d’une dizaine de minutes (le plus long des quatre, qui tournent plutôt autour de cinq-sept minutes).

Une nocturne géniale, mais pas toujours simple !

Petit conseil si vous hésitez sur une journée et une nocturne : enchaîner les deux est une excellente idée. Bon, il faut en avoir les moyens, bien sûr, mais vous allez voir qu’il y a plusieurs arguments pour cela (et surtout, le prix est à peu près celui d’une journée complète sur les deux parcs à Disney, par exemple, donc ce n’est pas si déconnant).

Le premier vrai bon plan d’avoir les deux billets ? Le parc ferme à 18 h pour les visiteurs classiques, tandis que la nocturne commence à 19 h. Si vous possédez les deux billets, vous pouvez toutefois rester à l’intérieur du parc grâce à votre bracelet (qu’il faut récupérer à l’accueil à partir de 14h/14h30). Et ça, c’est très pratique ! Pendant cette transition, une bonne partie du parc se vide. Résultat, nous avons pu faire l’attraction la Trace du Hourra avec à peine dix minutes d’attente, et nous aurions même pu enchaîner un deuxième tour sans patienter du tout si nous l’avions voulu (on a préféré enchaîner d’autres attractions, notamment les Espions de César, parce que ça ferme à la nuit tombée). Attention toutefois, certaines attractions ferment temporairement entre 18h et 19h, comme le Bazar du Souk (finalement pas un détour obligatoire, c’est sympa sans plus me concernant, bien que ça reste totalement dans l’univers d’Halloween), mais cela reste un vrai bon plan et ça a été mon moment préféré de la journée de pouvoir se promener dans un parc quasi désert (le village d’Asterix vide, c’est chouette… mais c’est vrai que du coup, c’est sans les personnages).

À 19 h, en revanche, l’ambiance change radicalement ! Le public arrive en masse, et certaines zones deviennent franchement bondées. J’en ai discuté après coup avec Morgane, que vous connaissez si vous écoutez le Podcast et que je n’ai pas pu croiser précisément à cause de ce qui suit : les visiteurs se concentrent énormément aux mêmes endroits, tandis que d’autres secteurs restent presque déserts… Mais forcément, les visiteurs sont dans les zones où vous aurez envie d’être également si vous venez pour Halloween. Du coup, faire en journée les parcours hantés, c’est quand même bien pratique pour gagner du temps… Le soir, c’est tellement bondé que ça peut devenir compliqué de se déplacer ou se croiser (pas de Morgane donc, snif).

Un parcours qui porte bien son nom, puisque l’enfer, c’est les autres :

Cette foule crée de plus quelques désagréments non négligeables et à prendre en compte si vous ne faites que la nocturne. Le public adolescent peut être particulièrement bruyant (c’est vrai aussi en journée, mais ça s’accentue le soir), ça crie beaucoup et il arrive même qu’on se fasse bousculer sans raison – parce qu’ils courent d’un endroit à l’autre (probablement pour gagner deux minutes de file d’attente ?), parce qu’ils ont peur et vous bousculent sur les employés du parc là pour les terroriser, parce que vous êtes un bouclier humain efficace apparemment. Pas toujours agréable, notamment dans les parcours hantés. Il y a un groupe d’ados qui a passé cinq minutes à tirer et/ou pousser sur mon sac, pour avoir un bouclier mais aussi parce que je n’allais pas assez vite à leur goût (alors que juste ben y avait quelqu’un devant et que je n’avais pas envie de sprinter pour pouvoir profiter en fait) ! C’est à savoir avant de s’y embarquer. Honnêtement, ça participe à l’ambiance d’Halloween et il n’y a rien que le parc puisse faire pour éviter ça. Comme on dit : c’est le jeu, ma pauvre Lucette ! On sait à quoi s’attendre, on a payé pour être dans une ambiance d’Halloween, et on l’a, avec ses quelques inconvénients.

Trois spectacles et une animation qui tournent sur la même scène pendant une heure (sans se superposer sur l’appli), bien sûr que ça bouchonne.

Ceci étant, il y avait également quelques problèmes d’organisation quand nous y sommes allés, mais c’était la toute première nocturne de la saison (le 10 octobre), alors ça s’est peut-être amélioré depuis. Nous avons parfois eu du mal à comprendre où nous devions nous rendre ou à quel endroit attendre pour certaines expériences. Quand il y a autant de monde, des indications plus claires ne seraient pas du luxe… mais ce n’est pas toujours possible non plus. Je veux dire, quand il y a un embouteillage, il y a un embouteillage, quoi.

Reste que la nocturne est une vraie réussite. Nous avons notamment assisté à un superbe spectacle avec une pyrotechnie impressionnante et des clowns franchement flippants. Visuellement, c’était magnifique et ça concluait parfaitement notre découverte des animations d’Halloween – contrairement au mapping un peu moins convaincant pour Halloween, mais joli tout de même.

Quatorze heures, et toujours pas assez !

Le véritable gros point noir de cette journée, finalement, concerne non pas le parc directement, mais bien les transports en commun. La nocturne se termine à 2 h du matin, mais encore faut-il pouvoir rentrer chez soi ! Le parc propose bien une navette, sauf qu’à cette heure-là, les trains à l’aéroport où elle nous dépose ne permettent plus de rentrer. On aurait dû prévoir de partir en vacances en avion, vous me direz. C’est franchement dommage, surtout pour un événement qui attire autant de visiteurs. Quand on ne vient pas en voiture, profiter de l’intégralité de la nocturne devient très compliqué. Et le parking en lui-même est plein de défauts, aussi.

Le matin, c’est le problème inverse : le parc ouvre à 9h, mais dès 7h30, il y a déjà plein de monde pour attendre les premières navettes. Par conséquent, on perd du temps à attendre des bus. Il y en a un toutes les 15 minutes en heure de pointe, et ce n’est pas assez pour absorber tous les visiteurs présents. C’est frustrant d’avoir cette première file d’attente et d’avoir une navette absolument pas thématisée (et surchauffée, en plus). C’était déjà mon principal reproche il y a près de 15 ans quand j’y avais mis les pieds pour la dernière fois : ce n’est pas fluide et pas tellement optimisé. Encore, quand il s’agit de se rendre sur le parc, ça se comprend. En revanche, la navette du retour qui vous dépose, après 20 minutes d’attente au parc, juste au moment où le RER B part, je ne comprends pas. C’était pareil il y a 15 ans. Les chauffeurs respectent une grille horaire qui n’est pas calée avec celles des RER (on parle ensuite d’une attente de 30 minutes entre les RER, hein). Je comprends bien les multiples contraintes qui doivent être prises en compte, mais apparemment, l’expérience utilisateurs n’est pas la priorité.

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Autrement, nous avons donc quitté le parc vers 23 h, avec un petit regret : celui de ne pas avoir pu profiter de trois heures supplémentaires. Et croyez-moi, même après quatorze heures sur place, nous avions encore envie d’en voir davantage ! C’est d’ailleurs ce que je retiens surtout de cette visite. Nous avons pu faire une quantité impressionnante d’attractions, découvrir de très bons spectacles, profiter des maisons hantées et de cette atmosphère Halloween que j’aime tant. Malgré les quelques défauts évoqués ici, nous ne nous sommes pratiquement jamais ennuyés.

Je suis reparti fatigué, les jambes bien sollicitées, mais vraiment heureux d’avoir redécouvert le Parc Astérix. Peur sur le Parc est une excellente raison d’y retourner, et je comprends maintenant pourquoi l’événement rencontre autant de succès. Bref, à l’année prochaine, très probablement ! Et en attendant, sachez que la saison d’Halloween continue jusqu’au 8 novembre. Il reste quelques places, mais ça part vite !

Glee revient : excellente nouvelle ou très mauvaise idée ?

Salut les sériephiles,

J’avoue, après avoir dit pas plus tard que cet été qu’on ne m’y reprendrait plus et que j’arrêtais définitivement tout ce qui portait le nom de Ryan Murphy, je ne m’attendais pas à écrire un article sur le retour de Glee aujourd’hui. Et pourtant, c’est officiel : onze ans après la fin de la série, Disney+ et Hulu viennent de commander en ce 21 octobre 2026 un reboot ! Il y avait bien quelques rumeurs depuis plusieurs mois, ça s’était intensifié ces dernières semaines quand Ryan Murphy disait y réfléchir puis annonçait au calme avoir écrit quelque chose… mais c’est désormais officiel et je ne sais vraiment pas quoi en penser !

Pour l’instant, on ne sait pas grand-chose du projet. Ryan Murphy a retrouvé Brad Falchuk et Ian Brennan pour écrire un scénario (bah oui, autant reprendre la même équipe chaotique connue pour faire du fan service qui se plante non stop car il arrive six mois après à chaque fois) et aurait discuté avec une dizaine d’acteurs de la série originale. Dingue, il en a trouvé dix encore en vie…

Bon, c’est plutôt un revival qui se profile, tant mieux, car recommencer à zéro aurait été bizarre. Et donc, dès ce soir, du côté du casting, on apprend que Lea Michele devrait reprendre son rôle de Rachel Berry, pendant que sur Twitter Chord Overstreet a annoncé le retour de Sam et qu’Heather Morris a confirmé sur Instagram celui de Brittany. Il n’y a pas encore de date de diffusion, ni même de véritable synopsis, c’est ridicule de s’en faire tout un pataquès car on a vu l’échec horrible que ça a été pour le reboot de Buffy annulé avant même le tournage (je les déteste !), qu’on sait les tensions entre les acteurs, qu’on sait les risques d’échec que ça représente… mais… C’est Glee !

J’ai adoré cette série, même si je sais avoir passé bien plus de temps à la critiquer qu’à regarder ses épisodes. Il faut dire que côté écriture, les scénaristes faisaient absolument n’importe quoi – c’est ce qui faisait le charme, on va dire. Les personnages changeaient de personnalité d’un épisode à l’autre, les intrigues étaient abandonnées en cours de route et certaines chansons semblaient choisies avant même qu’on se demande comment les intégrer à l’histoire (oh, cet épisode où Rachel drague Will). C’était souvent ridicule, mais ça ne m’empêchait absolument pas de revenir chaque semaine.

Ben oui, il y avait la musique tout de même ! Je pense vraiment que la série a rempli mes playlists pendant des années et, franchement, combien de fois me suis-je retrouvé perdu sur Youtube à regarder des dizaines et des dizaines de vidéos de reprise des chansons ? Rien que pour ça, je suis heureux de cette annonce. J’écoute toujours certaines reprises de la série, des années après sa conclusion. Franchement, certaines reprises sont meilleures que les originales, vous ne me l’enlèverez pas de la tête !

En plus, je serais ravi de découvrir ce que Glee pourrait faire avec les tubes sortis depuis 2015. Il y a quand même de quoi s’amuser : j’attends déjà tellement impatient une reprise d’Olivia Rodrigo (je vais détester, c’est sûr, sauf s’ils l’invitent pour qu’elle chante Déjà Vu et alors je DECEDE parce qu’elle cite ses rewatchs de Glee dedans, c’est tellement leur humour meta, je veux que ça arrive !) ou le retour d’un épisode Lady Gaga. Puis, même, en vrai, il y a plein de chansons qui n’ont pas de version Glee. Franchement, comment ça, ils n’ont jamais repris Eternal Flame ?

Voir aussi : Les 5 meilleures bandes originales de séries

En revanche, j’ai beaucoup plus de mal à imaginer ce reboot avec les personnages originaux. Ils ont grandi, forcément, et le concept de départ reposait sur un groupe de lycéens qui chantaient dans une chorale. Retrouver les anciens acteurs me ferait plaisir, mais pour raconter quoi ? Les dernières saisons galéraient déjà à justifier les retours au lycée. Ils sont encore trop jeunes pour avoir des enfants au lycée, ça va juste être gênant, non ?

Cela dit, la série était aussi fabuleuse pour tous ses persos LGBT et j’ai souvent entendu dire qu’il y avait eu un avant et un après Glee pour la communauté gay. C’est vrai que niveau acceptation, elle a fait beaucoup pour… beaucoup. On la remercie fort et je vois un intérêt certain à son retour alors qu’on fait face à une montée terrifiante de l’homophobie et de la transphobie ces dernières années. Pour bosser en collège, je vous assure que c’est violent, l’air de rien ! Bref. Effectivement, rendez-nous un Glee de qualité pour contrer tout ça.

Et puis, impossible pour moi de ne pas penser au casting original. Finn, bien sûr, Puck (au secours) évidemment et puis… Santana, quoi. Elle était de très loin mon personnage préféré, et son absence avait déjà contribué à me faire décrocher de la dernière saison.

Alors imaginer Brittany revenir sans elle, forcément, ça me fait quelque chose – je ne suis pas tout à fait remis de la mort de l’actrice, même six ans après (putain, déjà !). Ce nouveau Glee ne pourra pas retrouver complètement ce que j’aimais dans la série originale sans elle – même si je ne doute pas qu’ils sauront nous inventer une nouvelle bitch hyper efficace.

Reste à savoir si c’est vraiment ce qu’on doit lui demander. J’aimerais surtout retrouver son humour, ses excellentes performances musicales et cette capacité qu’elle avait parfois à nous émouvoir entre deux intrigues complètement absurdes. Je suis en grand manque de séries musicales depuis quelques années, en tout cas, alors je sais que je vais retomber dedans et me lamenter énormément.

Je n’ai jamais eu l’occasion de critiquer Glee sur ce blog et je me demande vraiment comment je vais faire, parce que bon, je passais la moitié de mes épisodes à chanter et délirer sur les grimaces, mimiques et réactions de chacun à l’arrière-plan, quand je n’étais pas à trouver incroyables les tenues de chacun ou les répliques complètement lunaires et hilarantes… Quelle série chaotique et si parfaite tant elle était imparfaite ! C’était n’importe quoi, Will devrait être en prison et pourtant, on en redemandait toujours (en tout cas, moi j’en redemandais !) :

Bref, j’arrête de vous bombarder de quelques-unes des reprises les plus iconiques à mes yeux. Vous aurez compris que je suis curieux. Très curieux, même. Dire que ça fait cinq ans qu’on se dit qu’il faut qu’on ponde un podcast dessus, j’ai trop hâte (parce que maintenant, c’est sûr qu’on fera un 42 minutes sur la série). Quant à la réponse à la question que je pose en titre, vous aurez compris à la lecture de cet article que je pense à la fois que c’est une très mauvaise idée (peut-être même la pire du monde) et une excellente nouvelle.

Vraiment, je ne sais pas encore si c’est une bonne idée de ressusciter Glee, mais… Don’t stop believing, pas vrai ?

N’hésitez pas à me dire dans les commentaires ce que vous pensez et surtout quelles sont vos reprises préférées, histoire de me perdre encore trois heures sur Youtube…