Retour à Panem #2 : Hunger Games L’embrasement est-il toujours d’actualité ?

En attendant la sortie du prochain Hunger Games en novembre et même si le livre m’avait moyennement emballé, je profite de la ressortie de la saga au cinéma pour revoir enfin un film chaque dimanche. Quitte à faire cet énorme sacrifice, autant vous en parler ici !

Après avoir retrouvé Hunger Games au cinéma la semaine dernière, j’ai continué dimanche soir mon retour à Panem avec L’Embrasement, en direct de ma petite place de ciné. Et quelle claque ! Cette fois, pas de doute, je suis ressorti de la salle avec une envie folle de voir la suite, même si je connais déjà l’histoire – mais c’est aussi parce que je n’ai jamais revu ces films et que j’ai oublié plein de choses avec le temps. Le final de ce second film est toujours aussi dingue et a même provoqué des applaudissements dans la salle (contrairement au premier film), c’est dire à quel point il est réussi… et à quel point il est encore d’actualité en 2026, mais j’y reviens dans la suite de l’article, vous vous doutez bien !

Pourtant, ce n’était pas gagné dès les premières minutes cette réussite ! Comme pour le premier film, j’ai du mal à accrocher aux scènes qui se déroulent dans le district 12. Je trouve que cet endroit manque toujours de crédibilité à l’écran, ce qui est quand même assez problématique pour l’univers de la saga, et que le début est toujours poussif. Et c’est un peu violent de dire ça quand on sait ce qui l’attend à la fin du film ! Je trouve d’ailleurs que le film de 2023 parvient bien mieux à nous faire croire à l’existence de ce district, mais nous n’en sommes pas encore là – pour l’instant, on nous vend une Katniss nostalgique et un stress post-traumatique qui surgit au milieu d’une romance à laquelle je n’accroche pas tant que ça.

En revanche, dès que Katniss se retrouve confrontée à Snow ou catapultée à travers Panem, tout devient beaucoup plus intéressant. Et c’est là, je crois, que L’Embrasement prend une autre dimension par rapport au premier film. Katniss a survécu aux Jeux, mais elle est loin d’être libre. Le traumatisme est toujours là, le Capitole surveille chacun de ses gestes et elle doit continuer à jouer un rôle devant les caméras. Snow a bien compris le danger que représente cette jeune fille devenue, malgré elle, un symbole d’espoir, alors il fait tout pour reprendre le contrôle de son image et c’est précisément là-dessus que le film est passionnant.

En fait, il est difficile de sortir de la vision de pur divertissement que sont les Hunger Games – comme si on était du Capitole, mais dès qu’on le fait, la manipulation des images et les positions politiques de chacun sont vraiment prenantes. Le fait que Katniss ne veuille que vivre en paix et soit malgré elle une figure de résistance est quelque chose qui est très bien mis en scène pendant sa tournée des districts. On sent que le film avance vite sur certaines scènes, d’ailleurs, mais il y a tous les éléments pour qu’on comprenne bien ce qu’il en est.

En plus, c’est assez passionnant de voir à quel point tout repose sur les apparences. Au-delà de Katniss et Peeta, dont le couple est une machination politique assez redoutable (j’adore comment tout n’est qu’apparence en théorie, mais comment en pratique ça fait souffrir Peeta et comment lui-même se met à jouer avec cette image), Effie est géniale dans cet exercice. On découvre aussi progressivement une autre facette du personnage – les films ne lui font pas totalement justice, il y a tant à découvrir. Haymitch, lui, m’a beaucoup surpris dans ce second volet, parce que je ne me souvenais pas d’une transition si brutale entre le déchet alcoolique du 1 et le sauveur révolutionnaire du 2.

Il y a aussi cette scène que j’attendais particulièrement : l’arrivée de Johanna dans l’ascenseur, lorsqu’elle se déshabille tranquillement devant Peeta. J’adore absolument tout dans cette séquence ! La comédie fonctionne à merveille, Jennifer Lawrence est hilarante dans ses réactions et le trio Katniss/Peeta/Haymitch est excellent. Johanna débarque, provoque tout le monde et semble se moquer complètement des règles du Capitole. Quel personnage !

Seulement, jouer avec son image, à Panem, ça peut aussi coûter très cher. Et c’est là qu’intervient l’autre scène que j’avais en tête avant mon revisionnage : le passage à tabac de Cinna juste avant l’entrée de Katniss dans l’arène. Le styliste savait parfaitement qu’il prenait des risques en défiant le pouvoir avec ses créations. Snow choisit de le faire frapper sous les yeux de Katniss, au pire moment possible, alors qu’elle est déjà condamnée à retourner se battre pour survivre. Elle ne peut absolument rien faire pour le protéger. Quelle violence psychologique ! Le Capitole ne cherche même plus seulement à imposer ses règles : il veut détruire Katniss de l’intérieur. La scène est terrifiante, terriblement culte et tellement marquante.

S’en prendre aux artistes, les grands classiques des tyrans se prétendant respectueux de la démocratie.

Et c’est finalement tout l’intérêt de ces 75e Hunger Games. Je ne sais toujours pas si l’idée des Jeux de l’Expiation est absolument géniale ou complètement ridicule. Faire revenir d’anciens vainqueurs pour une édition spéciale, franchement, on dirait une saison All Stars de téléréalité et bien sûr qu’en tant que spectateurs, c’est hyper passionnant à suivre. Cet intérêt est problématique et nous fait comprendre pourquoi les Hunger Games fonctionnent si bien. C’est terrifiant car on voit bien pourquoi et comment ça peut marcher une telle entreprise.

Seulement, la critique est justement là : les candidats n’ont évidemment rien demandé, le Capitole compte bien rappeler à tout le monde qu’on ne lui échappe jamais vraiment et politiquement c’est affreux de montrer comment le pouvoir s’exerce sur de simples citoyens. Certes, d’un point de vue narratif, le concept fonctionne merveilleusement bien. Les nouveaux personnages sont excellents, les alliances beaucoup plus intéressantes et le fait de ne plus avoir uniquement des enfants dans l’arène change énormément de choses. D’un point de vue politique, c’est glaçant – et c’est tout le but.

L’expiation, c’est aussi cette arène incroyable pour le divertissement qu’est un Hunger Game et pour la narration ! Cette histoire d’horloge avec un danger par heure est absolument géniale. Tout est pensé pour imposer un rythme aux tributs, avec de nouvelles menaces à chaque heure et des épreuves bien plus terrifiantes que dans le premier volet. La brume toxique, notamment, est horrible. Les singes, ça dérange et ça fait peur. On ressent constamment le danger, avec une vraie impression que les personnages n’ont aucune prise sur ce qui leur arrive – c’est terrible pour eux, jouissif en tant que spectateur et mon dieu, le Capitole est cinglé.

Et puis, bien sûr, on retrouve tout l’univers de ces jeux. La musique contribue énormément à l’immersion dans l’arène. Je ne l’avais pas suffisamment souligné la semaine dernière, mais cette saga ne serait vraiment pas la même sans sa bande originale – le coup de canon, la musique pour annoncer les décès, la musique du show télévisuel Vraiment, la musique est tellement efficace !

Difficile, autrement, de ne pas faire le lien avec l’actualité politique – oui, on en arrive au titre de l’article. J’avais déjà évoqué cette résonance dans mon premier article, mais voir L’Embrasement au lendemain d’une manifestation (celle du 17 octobre) donne une dimension assez particulière à certaines scènes. La brume toxique m’a immédiatement fait penser aux gaz lacrymogènes, et j’ai même entendu des spectateurs comparer les charges des singes tueurs à celles des CRS en sortant de la salle. Bon, ce dernier parallèle ne me serait pas forcément venu à l’idée, mais il montre bien à quel point le film continue de parler aux spectateurs aujourd’hui. Entre la peur, l’espoir, la répression et le contrôle des images, la saga n’a décidément pas pris une ride. Votons bien en 2027, hein.

Et puisqu’on parle d’espoir, eh bien, essayons de ne pas penser à Cinna (et à l’orchestre du Nouveau Monde à Paris), mais plutôt à cette fin. Cette fin, franchement ! Je me souvenais des grandes lignes, mais pas de la puissance du retournement. Pendant tout le film, on nous montre un Capitole qui tente de reprendre le contrôle de Katniss en organisant les Jeux les plus cruels possible. Et soudain, on découvre qu’une partie des personnages préparait quelque chose de complètement différent. Haymitch et Plutarch Heavensbee ne jouaient pas du tout le jeu qu’on imaginait. L’arène, censée démontrer la toute-puissance du Capitole, finit même par devenir le symbole de sa vulnérabilité. C’est tellement satisfaisant, même si ô combien surprenant de voir Katniss être si maligne et forte quand il s’agit de décocher une flèche vers le ciel !

Comme à l’époque, je garde aussi une petite frustration de voir les Jeux s’interrompre ainsi. J’aurais presque voulu en profiter davantage… Mais c’est précisément ce qui fait la force de la saga : on a beau savoir la manipulation politique, on en est victime aussi, et nous aussi on se comporte comme les tarés du capitole qui aiment les jeux. De ce point de vue-là, d’ailleurs, je trouve que Plutarch est un personnage franchement dérangeant : il maîtrise son job à la perfection et est incroyable dans chacune de ses scènes avec Snow. Je trouve bien sûr assez terrible de découvrir que Plutarch a laissé Katniss subir autant d’horreurs pour donner le change auprès de Snow, mais ça en fait un personnage vraiment riche et complexe là où on nous le présente comme lisse.

C’est bien joli de vouloir sauver Katniss sur le papier et d’envoyer des tributs le faire à sa place, mais elle n’a encore une fois rien choisi quand il en fait le symbole de la révolution. Finalement, le Capitole n’est pas le seul à décider à sa place : Katniss est instrumentalisée par la révolution au moins autant que par Snow. Cette révélation donne une dimension assez ambivalente au dénouement. C’est ce qui explique toute la rage de Katniss, très bien contenue dans son regard. Elle passe des larmes insupportables durant tout le film à la colère qui va porter la révolution. Yay.

Hunger Games L’Embrasement est donc une sacrée réussite, même si ça sonne mieux en anglais : Catching Fire, quoi ! En vrai, même ce titre est une belle réussite de la romancière, je trouve. Je comprends pourquoi j’en gardais un aussi bon souvenir. Ce deuxième volet nous offre une arène iconique, des personnages qu’on aimerait connaître encore davantage et surtout un final qui donne terriblement envie de poursuivre l’histoire. Je suis impatient de relire les romans, mais pour l’instant, vivement dimanche prochain et La Révolte ! J’ai particulièrement hâte de retrouver Prim, parce que ce deuxième film m’a rappelé que le personnage gagnait rapidement en épaisseur.

PS : la qualité d’image est déjà bien meilleure, ouf !

Il y a dix ans sur le blog… Octobre 2016 #3

Salut les sériphiles,

Vous avez bien lu, ce n’est pas une erreur : le blog existait déjà il y a dix ans… Et je me suis dit que ce serait intéressant d’aller faire un tour du côté des articles que j’avais écrit à l’époque afin de comparer avec aujourd’hui.

Il y a des choses qu’on est heureux d’oublier, et cet épisode de Once Upon a time datant d’octobre 2016 en fait partie, je crois. Pourtant, il y a dix ans, il y avait aussi plein de choses fun ! À l’époque, je découvrais Westworld, je continuais de m’acharner à avancer dans One Tree Hill pour mon Challenge Séries et surtout, surtout, c’était la belle époque où je passais un week-end entier au Comic Con de Paris.

En fait, c’était le tout premier et ça va donc bientôt faire dix ans que j’ai eu la chance de rencontrer Eric Balfour et d’avoir mon petit selfie avec lui pendant la séance d’autographe. J’aurais dû en parler sur le blog, mais je ne l’ai pas fait outre-mesure, octobre, c’est le mois où je m’étais mangé quatre saisons de Haven en une seule semaine rien que pour préparer mon week-end au Comic Con. Je me souviens que j’avais profité d’une grève m’empêchant d’aller à la fac, pour ça.

Ouais, franchement, c’est loin. Ce n’est pas plus mal, parce que c’était aussi une peine de coeur qui justifiait que je passe la semaine non stop devant ma télé. On notera que c’était une peine de coeur vraiment chouette, d’ailleurs, parce que ça m’avait fait regarder toute cette série géniale ET motivé à prendre ma place pour le Comic Con. Bref, c’était si bien octobre 2016, rendez-nous… Ouais, rendez-nous juste le Comic Con en fait, faut pas déconner !

Bref, il y a dix ans, je suivais aussi beaucoup trop de séries à la semaine, en tenant le rythme, parce que mon rythme était encore de simplement prendre le temps de publier des récapitulatifs hebdomadaires entiers à défaut des critiques de tous les épisodes un à un. Ce n’est pourtant pas ceux-ci qu’on retrouve dans le top 5 des articles les plus lus du blog en octobre 2016…

Mais alors, qui donc étaient les séries à la mode il y a dix ans ?

Troisième mois, troisième bilan du Challenge Séries en tête des articles les plus lus ! Je commence à croire que j’avais vraiment trouvé une bonne formule à l’époque… Sauf que je ne peux pas vraiment l’appliquer aujourd’hui, parce que ça fait belle lurette que j’ai jeté l’éponge : rattraper 12 séries en 12 mois, mais comment je faisais ? Eh bien, c’est improbable, mais apparemment en septembre 2016, j’avais quand même regardé 34 épisodes de One Tree Hill d’un coup… sur 37 épisodes de séries. Mais quoi ? J’étais pourtant sûr que je regardais plein de choses à l’époque. Comme quoi, les souvenirs… Si je suis loin des 37 épisodes le mois dernier, au moins, j’ai un peu plus de diversités. Hum. Je ne dois pas être loin des 37 The Good Wife, en vrai.

Je sais que j’ai dit la même chose dans mon précédent bilan à propos d’autres séries, mais comment ça, Westworld a déjà dix ans ?! Voilà une série qui me paraît encore plutôt récente, alors qu’elle a eu le temps de proposer quatre saisons (comme si c’était impressionnant en dix ans, je sais) et de se faire annuler depuis. Ce qui me frappe en relisant mon article, c’est à quel point j’étais sceptique avant de commencer : des épisodes trop longs, une série survendue sur Twitter, une impression de retrouver des idées déjà exploitées dans Dollhouse ou Person of Interest… Et pourtant, j’ai terminé cette première saison avec un épisode noté 20/20 !

Une autre série passée à la trappe depuis belle lurette… Malheureusement, le casting absolument génial (Hayley Atwell ! Emily Kinney ! Shawn Ashmore !) n’a pas suffi à sauver Conviction : j’avais bien aimé le divertissement, mais force est de reconnaître que les enquêtes étaient trop classiques et les personnages secondaires trop peu développés. C’est dommage, parce que je me souviens avoir été déçu de son annulation, même si elle était devenue évidente. C’était trop basique pour que la mayonnaise ne prenne. Tristesse.

Ah, cette rubrique ! J’étais si content de mon titre, mais je n’en ai jamais vraiment rien fait derrière. C’est marrant. J’avais déjà décidé de me lancer dans des articles plus généraux sur les séries, sans langue de bois, et je cherchais une piste. C’était bien avant les 500 mots quotidiens et bien avant que je publie n’importe comment ici. Pour ce premier (et unique, hum) numéro, j’avais choisi de revenir sur la rentrée des networks – un sujet ô combien original. C’est tout de même amusant de me relire parce que je trouvais déjà que les séries tournaient en rond, que les nouveautés manquaient d’originalité et que je commençais à être blasé. En 2016, donc. Je n’ai pas beaucoup changé sur ce point non plus, apparemment !

C’était l’époque où Marvel développait tranquillement son univers sur Netflix, avec Daredevil, Jessica Jones et en octobre Luke Cage. J’avais déjà beaucoup de mal avec le rythme des productions Netflix et je râlais sur la longueur des épisodes tous diffusés d’un coup. Comme quoi, Céline a raison, on ne change pas. J’avais tout de même fini par accrocher à cette nouvelle série. La bande originale était excellente, le casting fonctionnait très bien et l’univers partagé commençait à devenir vraiment intéressant. En relisant mon article, je retrouve surtout mon impatience de découvrir Iron Fist et The Defenders. Bon, on sait aujourd’hui que tout n’a pas été aussi réussi que prévu et que je n’ai jamais terminé ces séries, mais il ne faut jamais dire jamais, avec Disney + qui fait revenir dans le canon tous ces persos, qui sait, peut-être que ça finira par me prendre.

Je sais, c’est le sixième article de ce top 5, mais figurez-vous qu’on a des ex-aequo ce mois-ci ! Et puis, impossible de terminer ce classement sans parler du grand retour de Negan ! Je me souvenais évidemment de cet épisode, mais j’avais oublié à quel point j’étais déjà lassé de The Walking Dead à l’époque. Je me plaignais des longueurs, des dialogues incompréhensibles et des épisodes qui n’avançaient pas. C’était cependant un retour marquant, même si je n’étais pas totalement convaincu par la manière dont les scénaristes avaient fait durer le suspense. La suite de la saison m’avait beaucoup moins plu, malheureusement, mais dix ans après, cet épisode reste un sacré souvenir… Et peut-être bien la seule chose dont je me souvienne des saisons 6 à 9 ? Franchement, j’ai tout vu, mais je ne me souviens plus de grand-chose. Après, je n’ai pas du tout envie de la revoir non plus, quoi.

Il n’y a pas que Conviction qui a été sacrifiée cette année-là sur ABC 😥

Voilà pour octobre 2016 ! Il y aurait encore beaucoup à dire, parce que c’était aussi le mois où je découvrais Channel Zero, où American Horror Story poursuivait son excellente sixième saison et où je regardais même un épisode spécial Halloween de Scream. Bizarrement, ces articles n’ont pas été des gros succès d’audience à l’époque. Je crois qu’il faut que je me fasse une raison : je suis le seul à surkiffer Halloween à ce point et puis c’est tout. Mais franchement… Il y avait des séries qui valaient le détour !

J’étais si accro à Younger, par exemple.

Ce qui me frappe le plus dans cette sélection, c’est de constater que je suivais déjà énormément de séries, mais que certaines ont totalement disparu de mes souvenirs alors que d’autres me semblent encore toutes récentes. Dix ans, quand même… Et vous, vous regardiez quoi en octobre 2016 ?

Captures d’écran Once Upon a Time (ABC) / Photo personnelle du premier Comic Con parisien / Photo promotionnelle de Notorious (ABC) / Capture d’écran de Younger (TVland)
Image à la une : Capture d’écran Westworld (HBO – Saison 1)

Retour à Panem #1 : Ce que j’avais oublié du premier Hunger Games

En attendant la sortie du prochain Hunger Games en novembre et même si le livre m’avait moyennement emballé, je profite de la ressortie de la saga au cinéma pour revoir enfin un film chaque dimanche. Quitte à faire cet énorme sacrifice, autant vous en parler ici !

Non franchement, quel plaisir de retrouver Panem sur grand écran ! Cela fait plusieurs années que je me dis qu’il faudrait que je regarde à nouveau la saga, j’ai commencé la collection des livres illustrés (sans les lire pour l’instant) et j’adore tout simplement le concept de la saga. Autant dire que je me suis jeté sur les réservations quand j’ai vu qu’UGC proposait cette sorte de marathon éclaté sur plus d’un mois. C’est exactement le rythme qu’il me fallait… et tant pis si Laura m’a lâché et que nous ne sommes pas fichus de coordonner nos emplois du temps : j’ai revu le premier tout seul et ça m’allait très bien aussi… D’autant que j’avais oublié pas mal de choses depuis mon dernier visionnage et que je n’ai pas encore recommencé ma lecture des romans.

Autant dire que ce retour dans l’arène s’annonçait plein de surprises, même si je pensais encore plutôt bien connaître les films. La première chose qui m’a frappé, c’est à quel point tout le monde est jeune ! Jennifer Lawrence et Josh Hutcherson en particulier, deux acteurs que j’ai beaucoup revus depuis et auxquels je me suis attaché au fil des années. Bon, je ne recommande pas forcément les derniers films de Jennifer Lawrence, qui reste une excellente actrice mais qui a quand même une certaine tendance à choisir des projets assez chelous. Josh Hutcherson aussi, cela dit, mais lui, je l’adore, alors je lui pardonne plus facilement. En tout cas, ça fait quelque chose de les retrouver à leurs débuts dans la saga, avec leurs petites bouilles et des personnages qu’on connaît aujourd’hui si bien.

Ce qui m’a également surpris, c’est de constater à quel point Hunger Games a vieilli visuellement. Dans mon souvenir, c’était une saga particulièrement moderne, assez impressionnante pour l’époque. Aujourd’hui, l’image a pris un sacré coup de vieux et certains choix de réalisation me convainquent beaucoup moins. Il y a énormément de mouvements de caméra, notamment pendant les scènes de combat, au point qu’on ne comprend pas toujours très bien ce qui se passe. C’est particulièrement dommage dans l’arène, où l’on aimerait parfois simplement réussir à suivre l’action. Je ne me souvenais absolument pas de cette impression de confusion à l’époque !

En revanche, quelle claque de redécouvrir une histoire qui… n’a pas pris une ride ! Oh, bien sûr que c’est prévisible, et ça l’était déjà. Cela dit, entre le spectacle de la violence, les inégalités sociales et le pouvoir qui utilise la peur pour contrôler la population, avec en creux toute la critique de la télé-réalité et de l’obsession des images pour manipuler, Hunger Games continue de paraître plus moderne que jamais. Bien sûr que je l’étudie en classe avec mes élèves, d’ailleurs. Difficile de ne pas penser à l’actualité politique de ces dernières semaines en voyant certaines scènes d’émeutes et de répression du pouvoir – surtout quand la répression passe par des images bien choisies. C’est assez fascinant de constater qu’un film qui commence déjà à accuser son âge sur la forme reste aussi pertinent sur le fond. Et puis, il y a les habitants du Capitole, leurs costumes et leurs looks absolument délirants. Je crois que je ne me lasserai jamais de cet univers visuel. Les tenues de Panem, franchement, ça envoie toujours autant du rêve !

Mais le plus étonnant dans ce revisionnage, c’est sans doute la manière dont mes souvenirs avaient transformé certaines scènes. Je pense évidemment à la mort de Rue, qui m’avait complètement bouleversé à l’époque. Je me souviens avoir été choqué et avoir même pleuré devant cette séquence, au point d’en conserver un souvenir particulièrement terrible. Je m’attendais donc à revivre un moment bien éprouvant. Et finalement… pas tant que ça. La scène reste triste, évidemment, mais je l’ai trouvée beaucoup moins fluide et lisible que dans mon souvenir. La façon dont l’action se déroule est même assez confuse, ce qui rend cette mort d’autant plus brutale. J’avais aussi l’impression que Rue occupait beaucoup plus de place dans le film, alors que ses apparitions sont finalement assez limitées. Bref, quand il a fallu lui dire adieu cette fois, j’ai eu l’impression que je ne la connaissais pas plus que ça. C’est fou comme un personnage et une scène peuvent prendre une telle importance dans nos souvenirs.

Et ce n’est pas le seul élément qui m’a surpris ! J’avais oublié énormément de petits détails, jusqu’au sort de certains tributs, certains twists et même à quel point on avait les coulisses de la production. Je me suis donc retrouvé à être surpris par plusieurs morts alors que j’avais déjà vu le film et lu le roman – mais bon, c’était il y a plus de dix ans. C’est assez agréable, finalement, de redécouvrir une histoire qu’on aime en ayant oublié suffisamment de choses pour se laisser surprendre à nouveau, et ça me donne encore plus envie de découvrir ce que j’ai pu oublier des épisodes suivants. Bref, vivement dimanche.

Et vous, qu’aviez-vous oublié du premier Hunger Games ?

Maladies, frissons, octobre est là quoi : vous avez cherché, je vous réponds… #4

Salut les sériephiles,

Nouveau mois, nouveau petit tour dans les recherches Google qui ont mené certaines personnes jusqu’au blog… Et y a une thématique qui se dessine depuis deux ou trois semaines : celles de la maladie. Apparemment, l’automne pointe le bout de son nez. Oh, il n’y a rien d’aussi improbable que la purée à la truffe de Younger cette fois, mais quelques requêtes m’ont fait m’arrêter. Et puis, octobre oblige, il y a des sorcières et une maison hantée dans le lot. Tout va bien.

Petit florilège de mes clics préférés ayant mené au blog depuis les moteurs de recherche ce mois-ci. Vous êtes prévenus : vous avez cherché, je vous réponds.


sorcières académie VO

Ah ! Au moins une personne a donc eu le même réflexe que moi devant le titre français. Pour répondre très simplement : Sorcières Academy s’appelle Coven Academy en VO. Et vous pouvez la regarder en VO sur Disney+ si, contrairement à moi, vous avez du temps devant vous. Je vais tellement me rattraper dans une semaine et demi (j’y crois, faites semblant d’y croire avec moi).

C’est d’ailleurs sous le titre anglais que j’avais présenté la série sur le blog début septembre, avant son arrivée sur Disney+. Je ne comprends toujours pas tellement l’intérêt d’avoir traduit « Coven » par « Sorcières » tout en conservant « Academy », et maintenant que la série est disponible, je crois que je vais simplement continuer à faire comme si ce titre français n’existait pas.

Coven Academy : la nouvelle série de sorcières de Disney+ parfaite pour Halloween ?

Salut les sériephiles, Vous connaissez probablement mon amour d’Halloween ? Je suis tombé totalement par hasard sur la bande-annonce de Coven Academy cet après-midi et je ne sais pas comment j’étais passé à côté jusque-là, mais je suis désormais beaucoup trop impatient de voir cette série. Elle arrivera le 2 octobre 2026 sur Disney+ en…


the haunting of hill house c’est une bonne série

hill house premier episode nul

Voilà typiquement le genre de recherches qui me rappelle que le blog commence à avoir quelques années d’archives : ma critique de cette série date de février 2019, mais c’est assez logique d’y revenir à l’approche d’Halloween. Et il y a un doublon ce mois-ci, ce qui prouve qu’elle continue de faire son petit effet en 2026 !

Pour la première recherche, s’il s’agit d’une question alors oui, c’est une bonne série. Pour la seconde, eh… Le premier épisode de The Haunting of Hill House s’appelle Steven Sees a Ghost et je lui avais mis 16/20. En relisant ma critique aujourd’hui, je constate surtout que je me plaignais déjà de la durée de l’épisode tout en reconnaissant que le mystère fonctionnait suffisamment pour me donner envie de continuer. Quand j’avais tenté de le revoir il y a deux ou trois ans, je m’étais ennuyé ferme – au point de m’endormir et de ne pas revoir la série finalement.

Alors est-ce que le premier épisode est nul ? Je ne pense pas que ce soit juste d’aller jusque-là, mais promis, la série vaut le coup de se farcir son premier épisode !

The Haunting of Hill House – S01E01

Épisode 1 – Steven Sees a Ghost – 16/20 C’est long. L’épisode était intéressant, il y avait quelques passages destinés à nous inquiéter, mais ce que j’en retiens le plus, ce sont les longueurs pas toujours utiles. L’ensemble se tient bien, il y aura probablement de bonnes surprises en cours de route, mais ce n’est…


pediatre chirurgien toux

Alors là, je suis bluffé par l’impertinence du moteur de recherche (ce n’est pas Google apparemment, c’est mis « autre moteur de recherche ») qui ramène des gens cherchant ça sur… mon blog ?!

Si vous cherchez un chirurgien pour votre enfant, allez aux urgences, pas sur internet ? Sinon, vous devinerez facilement que le moteur de recherche a décidé d’emmener vers un article parlant de Grey’s Anatomy. Non, il n’y a pas de pédiatre à proprement parler dans la série, mais on a eu Arizona Robbins. Elle est chirurgienne pédiatrique et dirige longtemps le service de chirurgie pédiatrique du Grey Sloan. Alex Karev se spécialise ensuite lui aussi dans cette branche sous son mentorat et finit même par diriger le service à son tour, avant que Hayes ne prenne le relai (qui a déjà oublié McWidow ?). Pour le reste, on est sur des spoilers des deux ou trois dernières saisons : si Levi finit lui aussi par choisir la pédiatrie, il quitte Seattle pour poursuivre sa formation au Texas. Et aujourd’hui, ben c’est une branche qui a fait son temps à l’écran après un passage express de Monica Beltran.

130 critiques plus tard, au revoir à ce personnage de Grey’s Anatomy

Salut les sériephiles, Il y a sept ans (et donc environ 130 épisodes répartis sur huit saisons), Grey’s Anatomy accueillait un personnage maladroit et attachant, et personne ne se doutait qu’il marquerait la série… et mon propre parcours de sériephile ? Aujourd’hui, j’ai envie de vous en parler. Si vous n’êtes pas à jour de…


ATTENTION SPOILERS SAISON 9 DE 9-1-1.

911 hen maladie

Avec la diffusion sur M6, c’est sans surprise qu’une recrudescence de recherches sur Hen marque le mois de septembre. Le cliffhanger était un peu choquant et nous laisse sans explication. Dans la saison 9, Hen est atteinte d’une dermatomyosite, une maladie auto-immune rare qui provoque notamment une faiblesse musculaire et peut devenir très invalidante. Le diagnostic tombe au cours de la saison 9 après plusieurs épisodes où elle cache ses symptômes et suit déjà des traitements.

La série relie aussi fortement l’apparition de ses problèmes de santé à son exposition aux UV lors de l’improbable voyage dans l’espace du début de saison. Ce n’est donc pas exactement une « maladie attrapée dans l’espace », mais vu la manière dont cette intrigue est construite, je comprends assez bien pourquoi on pourrait résumer ça comme ça.

En tout cas, si vous êtes arrivé(e) sur mes critiques de 9-1-1 en cherchant simplement ce qui arrive à Hen, j’espère que vous vouliez vraiment être spoilé(e), parce que mes articles ne font pas dans la demi-mesure, forcément.

9-1-1 – S09E08 – War – 16/20

Je suis moins convaincu que par l’épisode de la semaine dernière, mais j’ai quand même l’impression folle d’avoir vu trois épisodes d’un coup tellement il se passe de choses différentes dans cet épisode. Si le titre résume bien l’idée derrière chacune des intrigues, j’étais loin de m’attendre à autant, même avec le cliffhanger de l’épisode…


Voilà pour cette sélection d’octobre. Je ne sais toujours pas exactement comment Google et les autres moteurs de recherche décident que mon blog est la meilleure réponse à certaines questions, surtout quand il est question de se chercher un médecin… mais eh, ça reste une de mes parties préférées des statistiques d’aller regarder ce qui amène ici. Y a toujours un petit soupçon d’improbable et d’absurde, ça m’amuse et j’espère que vous aussi.

Bonne journée !

PS : si vous aussi vous tombez sur le blog de manière saugrenue, n’hésitez pas à me le dire en commentaire, c’est vraiment l’un des meilleurs aspects de ma vie de bloggeur.


Image à la une : photographie promotionnelle de la saison 1 de Haunting of Hill House (2019)