NCIS Hawai’i S01E04 (express)

Épisode 4 – Paniolo – 13/20
J’ai bien aimé cet épisode qui avait ce qu’il fallait de développement des personnages, de scènes d’action et de moments de tension pour rester divertissant tout du long. Je repère bien quelques contradictions (déjà) et problèmes de cohérence, mais pour le moment, j’en fais fi pour profiter simplement du divertissement. C’est tout ce qu’est censée apporter une série procédurale, non ?

Spoilers

Un militaire débarque en ville sur un cheval. Le problème, c’est qu’il a des blessures par balle et qu’il s’effondre en plein centre-ville.

Franchement, j’ai cru que je m’étais trompé d’épisode : on commence par une scène bien différente de d’habitude, avec non pas un plan sur Hawai’i, mais sur un type à cheval qui semblait tout droit sorti de Fear the Walking Dead. Non, franchement, j’ai eu envie de rattraper mon retard dans la franchise des zombies plutôt que de continuer cet épisode sur le moment. Cela n’a pas duré, avec le reste de l’épisode insistant une fois de plus pour nous montrer à quel point le NCIS était différent à Hawai’i, précisément parce que nous sommes à Hawai’i.

Après le surf la semaine dernière et les chemises à fleurs depuis un mois, on passe donc aux danses traditionnelles, toujours avec plein de mots du parler-local utilisés à tort et à travers. C’est plutôt intéressant de voir les scénaristes centrer autant la série sur Hawai’i, car ça permet d’ajouter une vraie touche à la série qui se distingue aussitôt du reste de la franchise. Les balades en forêt à dos de chevaux, ce n’est pas ce qu’on attend de la franchise procédurale habituellement, mais ça marche plutôt bien ici.

Ceci étant dit, si les scénaristes se sont bien passés le mot sur ce qu’il fallait faire de la géographie (en profiter au maximum), on assiste dans cet épisode à la première vraie erreur de continuité de la série il me semble. Au bout de quatre épisodes, c’est un peu gros. Pourtant, c’est bien le cas : Lucy s’inquiète auprès de Kai de savoir s’il est vraiment OK avec l’idée d’avoir tué un homme, parce qu’elle n’est pas encore tout à fait remise de l’attaque qu’elle vient de subir. Pendant l’épisode, tous deux ont en effet été victime d’un homme qui a manqué de les tuer avec un couteau.

Tout ça est très bien, mais je ne vois pas en quoi c’est plus traumatisant que l’épisode de la semaine dernière où elle était en train de se faire tirer dessus et où elle jouait les cheerleaders pour arrêter l’agresseur. Je veux dire… C’est pire de se faire tirer dessus que d’avoir à gérer un type avec un couteau quand on est un agent entraîné physiquement au combat. Non ? En plus, j’avoue, j’ai du mal à saisir le rôle exact de Lucy : elle est à la fois calée en informatique, en sciences et est sur le terrain. Bref, c’est le couteau suisse de l’équipe ; et en plus, elle connaît tout le monde.

Vous aurez compris en quatre critiques que je l’aime énormément, mais j’ai encore du mal à saisir l’étendue de son rôle et de ses fonctions. L’épisode de cette semaine n’aidait pas avec cette contradiction, du coup. Au sein de l’équipe, en revanche, elle est donc là pour être la millenial cool à qui on peut se confier, et elle le dit elle-même. La relation qui se développe avec Kai avait l’avantage d’être vraiment fluide et de se développer naturellement, j’aime beaucoup comment c’est géré. Les intrigues familiales de Kai, par contre, je n’arrive toujours pas à m’y faire ou à voir vers quoi ça se dirige. C’est frustrant. Pour l’instant, ça sert juste d’excuse pour nous justifier qu’il a du mal à s’intégrer à l’équipe, j’ai l’impression.

C’est d’autant plus frustrant qu’il s’intègre plutôt bien et que ce sont plutôt les autres qui ne l’aident pas à trouver sa place. Jane ne fait pas grand-chose pour l’intégrer à l’équipe depuis le premier épisode, je trouve. L’équipe elle-même est un peu étrange : je n’accroche toujours pas du tout à Ernie, et pourtant, nous avions là son meilleur épisode.

La série nous le présente en effet comme plus humain maintenant qu’il a une ex, et c’est ex qui parvient à le sublimer en ajoutant énormément d’humour à ses scènes avec lui : elle est encore à fond sur lui et elle ne s’en cache pas. La pauvre Lucy qui se retrouvait entre eux – par choix, cela dit – a dû se sentir bien mal à l’aise face à tous les sous-entendus sexuels échangés entre ses collègues. Jamais de la vie ce genre de relations professionnelles peut exister sans que ce ne soit rapporté à un moment ou un autre à la RH. L’ex est limite dans l’agression sexuelle là, tellement elle se jette sur Ernie (certes, sans rien faire, mais tout de même). Cela ne semble pas le déranger, par contre… Non vraiment, j’ai du mal à cerner son personnage ; et je ne trouve pas ça dingue comme relation. Et pourtant, j’ai ri de l’humour apporté par cette ex. Allez comprendre. Je n’arrive pas à me décider, je crois.

Pour le reste, l’intrigue de l’épisode avait de bons moments, avec des cousins qui se protègent et un papa qui veut sauver son fils d’un trafic de drogues. Franchement, j’ai trouvé que c’était prenant et que la série parvenait toujours à donner envie de la regarder : les plans larges en hélicoptère, les randonnées en forêt et les scènes sur chevaux, ça apportait un cachet sympa à l’épisode. Bon, ça me donne aussi envie d’être en vacances d’été, mais ça, c’est autre chose. Loin de ces plans extérieurs magnifiques, on avait aussi de l’action, avec notamment un van qui explose tout un mur, et on voit bien que le budget est mis dans la série.

Cela ne signifie pas pour autant que les scénaristes se reposent uniquement sur les explosions, bien au contraire : Jane qui fait son petit discours pour rester en vie quand elle est encerclée par les méchants de l’épisode, c’était bien intéressant à voir, je trouve. Pas forcément crédible (genre personne n’a tiré avant ?), mais intéressant dans la manière de la montrer comme une agent avec qui on ne plaisante pas. L’actrice gère bien son rôle, le personnage est cool.

NCIS S19E04 (express)

Épisode 4 – Great Wide Open – 16/20
Cet épisode est aussi attendu qu’il était surprenant, parce qu’il y a des nouvelles que l’on sait depuis un moment et auxquelles on a du mal à croire. Il faut pourtant se rendre à l’évidence : cet épisode solide s’inscrit dans un arc de transition pour la série, et il la met bien en place.

Spoilers

Gibbs et McGee se rendent en Alaska pour continuer l’enquête.

Dire adieu à Gibbs, une tâche impossible ? Impossible n’est pas américain, voyons, surtout avec NCIS. La série a proposé tout un début de saison menant volontairement à cet épisode, avec un fil rouge Sanova pas toujours subtil.

Du point de vue de l’enquête, les surprises sont moindres : McGee et Gibbs se rendent en Alaska, mais l’enquête n’y est pas la priorité, alors que le reste de l’équipe fait du surplace : pas d’enquête autre que celle-ci, qui se déroule exclusivement en laboratoire. On sent bien que la priorité n’est plus d’intégrer Knight à l’équipe, malgré un gag sur son mari hypothétique qui fonctionne. Un peu déçu de voir que la priorité ne fut pas non plus de faire dire au revoir à Jimmy ou Kasie.

L’enquête n’est pas bien surprenante donc, avec une PDG à arrêter et un mari fidèle commanditaire du meurtre. Il fallait bien justifier l’embauche d’un acteur de talent pour ce rôle récurrent après tout. C’était un arc intéressant pour lui, et c’était top de le revoir à l’écran après Nip/Tuck.

Tout ça n’est pas l’important, cela dit : l’important, c’était de dire adieu à Gibbs, ou plutôt au revoir donc. C’est chose faite : on ne peut pas tuer le personnage après dix-neuf saisons, on ne peut pas non plus le faire retrouver Ziva ou Tony apparemment. Qu’à cela ne tienne, on lui offre quelques jours de vacances sympathiques avec McGee, et tout un tas de flashbacks pour bien nous faire comprendre au cours de l’épisode qu’il va quitter la série. Oh, j’imagine qui le reverra pour quelques scènes comme Ducky l’a toujours fait, mais j’ai hâte de savoir ce que donnera la série sans ce personnage emblématique.

On sent bien que la relève doit être assurée par Gary Cole. On sent bien aussi que tout est fait pour ça, et ça manque de surprise là aussi car il était évident que Parker allait décider de laisser Gibbs s’en sortir. Je veux dire, Gary Cole a été annoncé au casting pour la saison et est dans le générique : on se doute bien qu’il va être transféré au NCIS et donc qu’il va quitter le FBI. Dans le même genre, je trouvais intrigant qu’il s’acharne sur Gibbs sans que ce dernier ne consulte Fornell.

Finalement, l’adieu entre les deux était un des épisodes précédents et c’est un peu dommage de ne pas l’avoir eu cette semaine, même si ça se comprend. Je trouve assez logique de voir le FBI développer une dent contre Gibbs aussi, et pourtant, Dieu sait que ça sort de nulle part dans cette saison. Le voir être arrêté par McGee donnait une scène sympathique où on comprenait bien la relation entre le mentor et son bleu d’il y a quinze ans.

On a eu des adieux successifs à Léon, Ducky et Nick, avant d’en passer à McGee. Tout ça nous rappelle à quel point le NCIS est toxique dans les relations mixtes d’ailleurs… Le traitement des personnages féminins, c’est toujours assez dingue sur CBS. Allez, c’est pas le sujet, j’ai déjà arrêté la série sept ans à cause de ça, enchaînons sur autre chose.

Autre chose : le départ de Gibbs, donc. L’épisode n’est pas subtil et on sent dès la scène entre Gibbs et Vance que c’est la fin pour Gibbs, mais ce n’est peut-être pas plus mal. Au moins, ça nous permet de nous préparer et de savourer les derniers échanges de Gibbs avec tout le monde. Après les départs de Jacqueline et Bishop, le personnage avait déjà tourne pas mal de pages et l’ensemble était assez fluide.

J’ai particulièrement aimé la scène avec Nick, bizarrement. Je n’ai jamais senti les personnages hyper proches, surtout que je suis arrivé en cours de route moi, je n’ai pas vu Nick intégrer le NCIS… En revanche, je vous avoue que je suis super déçu du bateau sorti de la cave. Un peu comme Nick, j’aimerais qu’on m’explique quelle autre solution serait vraiment envisageable ? Et comment après autant d’années se fait-il que nous ne sachions pas que la cave est en fait de plein pied ??

Ils sont tous débiles de poser la question, évidemment qu’il allait casser le mur. Par contre, qui détruit un mur de sa maison et se barre en laissant toutes ses affaires ? Leroy apparemment. M’enfin, c’était gris comme réponse à une réponse qui courait depuis des années. Cela faisait une belle conclusion cependant, et j’ai même eu peur que l’agent du FBI soit en train de regarder le cadavre de Gibbs pendant le quart de seconde où on ne sait pas ce qui le choque tant dans la cave.

Finalement, cette virée en Alaska est la meilleure conclusion pour Gibbs maintenant qu’il n’a plus de bateau. Toutes ces années, j’imaginais le personnage partir à la retraite sur son bateau, mais cette option n’existait plus avec l’explosion d’il y a cinq épisodes.

La solution trouvée par les scénaristes est un peu perchée parce qu’on ne voit pas bien ce qu’il va foutre en Alaska à pêcher (il aurait pu retrouver son ex voisin là) toute la journée, mais c’est hyper raccord aussi avec le personnage de Gibbs alors pourquoi pas. Ça me convient de dire au revoir au personnage comme ça et je fais partie de ceux qui sont impatients de découvrir la série sans Gibbs.

NCIS Hawai’i S01E03 (express)

Épisode 3 – Recruiter – 12/20
Les choses se compliquent cette semaine pour la série avec un épisode qui laisse de côté toute sa modernité au profit d’une intrigue classique, de développements classiques, d’une réalisation classique, d’une enquête classique, d’un jeu d’acteur classique… Bref, Personne ne s’est foulé sur cet épisode, franchement, et ce n’est pourtant que le troisième de la série. On va être sur un rythme de croisière peu surprenant, convenu et… pas forcément passionnant.

Spoilers

Un recruteur de la Navy se fait assassiner froidement sur un parking.

Franchement, la critique va être vraiment très express cette semaine, parce que je n’ai pas grand-chose à commenter sur cet épisode. Je n’avais pas grand-chose non plus à me mettre sous la dent pendant ces quarante minutes, en même temps. Commençons par le plus simple, et le plus vite bâclé dans l’intrigue : l’enquête de la semaine. Le recruteur qui se fait assassiner, c’est un brin original, mais après ça, on enchaîne sur l’épisode le plus classique du monde.

Il n’y a pas de surprise dans l’épisode tant tout est convenu, des révélations pendant l’enquête à la construction des actes de l’épisode, en passant par les répliques sur le fait que ce ne soit pas un accident ou sur les alibis et par les déplacements des personnages. Franchement, la danse des personnages pendant les réunions, à se lever et s’asseoir en rythme, c’est littéralement du déjà vu. On a même une scène où ils marchent au ralenti pour arriver devant l’écran au moment où la caméra va pouvoir tourner correctement pour les filmer. C’était sûrement déjà comme ça avant, et c’est comme ça dans un tas de série, mais dans cet épisode, ça m’a décroché de l’intrigue… probablement parce que l’intrigue n’était pas géniale dès le départ.

Eh, même l’humour sur le fait de regarder le grand écran plutôt que l’écran de portable était sympathique, mais hyper convenu, non ? Je sais bien que c’est une série procédurale qui est là pour nous servir du convenu de toute manière, sauf que ça ne l’empêche pas de ne pas tomber dans tous les clichés du genre en théorie. Bref, on retombe sur mon problème habituel : je n’aime pas tellement les séries procédurales, surtout quand il n’y a pas de fil rouge. Et autant NCIS en a un excellent cette saison, autant NCIS Hawai’i en manque cruellement pour l’instant.

À leur décharge, l’intégration de Kai à l’équipe pourrait être l’élément de fil rouge qui accroche. Seulement voilà, ça fait trois épisodes et ça tourne déjà en rond avec son collègue là – Jesse, c’est ça ? Bien sûr, les scénaristes et la série tirent enfin profit du fait que tout se déroule à Hawai’i pour nous faire une scène avec quelques pectoraux et des planches de surf, mais eh, ça se sent que c’est juste un hameçon à audience tout ça.

Après, les scènes sur la plage, surtout quand il s’agissait de petites conversations assis sur le sable là, elles avaient un côté LOST dans l’esthétique, inévitablement. C’est plaisant. M’enfin, c’est à peu près tout ce que je retire de l’épisode. L’autre chose, c’est l’intrigue qui nous replace Jane dans sa position de maman. Sa dynamique familiale avec l’ex-mari, le frère et la sœur est hyper convenue, comme tout le reste, ce qui ne l’empêche pas d’avoir ses bons moments. Et avec cette thématique au cœur de la vie perso de la cheffe, il était facile de deviner qui serait la coupable de l’épisode pour faire un bon parallèle avec sa vie perso.

Bref, la série prend des raccourcis et utilise des facilités tout du long, un peu comme avec Lucy, mise de côté pendant tout l’épisode et finalement ancienne cheerleader, ce qui est bien pratique quand même. Alors certes, ça n’empêche pas de passer un bon moment avec cette nouvelle équipe. C’est juste que ça manque d’enjeux et de surprises, ce qui n’était pas le cas dans les deux premiers épisodes. Et puis, cette dernière scène… On se serait cru dans la série-mère. C’est plutôt positif pour la franchise d’avoir une marque de fabrique, cela dit.

NCIS S19E03 (express)

Épisode 3 – Road to Nowhere – 15/20
J’aime vraiment bien ce début de saison qui se concentre sur un fil rouge unique. Ils devraient le faire plus souvent, car c’est efficace et ça me fait même apprécier des personnages que je ne pensais pas pouvoir apprécier depuis le temps qu’ils me laissent indifférent. Bon, d’accord, j’exagère, bien sûr que j’aime tout le monde après autant d’années, mais vous voyez l’idée. J’espère.

Spoilers

LeMere survit et marchande avec le NCIS pour faire un roadtrip avec Gibbs.

C’est un épisode dans lequel il se passe, l’air de rien, beaucoup de choses – mais c’est parce qu’on continue de suivre le même fil rouge tout du long. Du coup, les scénaristes ont le temps d’improviser quelques sous-intrigues et de développer un peu tout le monde, comme la semaine dernière. Bref, on est sur un équilibre qui me plaît davantage et correspond bien plus à ce que j’aime dans les séries.

L’épisode reprend donc sur LeMere emmené à l’hôpital après s’être pris ce qui ressemblait fort à une balle mortelle. C’était mal connaître Gibbs que de penser ça, je retiens ma leçon pour la prochaine fois : Gibbs sait comment épargner les hommes sur lesquels il tire au millimètre près, sans jamais faire la moindre erreur. C’est gros, mais ça a l’avantage de fournir de bonnes scènes entre Gibbs et le nouveau, Gary Cole. Il faut que je retienne le nom de son personnage pour les prochains épisodes.

Grosso modo, on sent que les scénaristes veulent faire passer le flambeau à Gibbs durant tout l’épisode, mais ce n’est pas encore ça : concrètement, il réussit à berner l’agent du FBI sans trop de mal comme s’il s’agissait d’un bleu. On voit le coup arriver à mille kilomètres, et les scénaristes abusent totalement tant c’est prévisible.

Après, c’est NCIS, il ne faut pas s’en étonner, on n’est pas là pour être surpris tout du long non plus. J’ai beaucoup aimé cette intrigue avec Gibbs, l’agent du FBI et LeMere qui se retrouvaient à embarquer pour un roadtrip vers sa première victime. C’est un peu frustrant de voir nos agents être manipulés comme ça, mais comme Gibbs s’assure de garder le dessus tout du long sur le meurtrier en série, ça reste cohérent. 

Bon, que ça se termine sur une mine que LeMere se souvient avoir placé là, en revanche, c’était frustrant : j’ai du mal à croire qu’après des années, il se souvienne précisément de l’emplacement de la mine. Et comme en plus on nous dit qu’il y en avait plein, faudra m’expliquer comment Gibbs a survécu sans exploser lui aussi. Ah oui, je sais : c’est Gibbs.

La fin de l’épisode le concernant était prévisible également, mais ce détour au cimetière était attendu et nécessaire pour conclure correctement cette histoire. Je ne suis pas certain d’avoir envie de voir la suite de son intrigue la semaine prochaine avec McGee par contre. Je le sens mal : on nous annonce que Gibbs ne sera que dans une dizaine d’épisodes, mais si c’est avec un fil rouge si dense et tant de rappels sur le passé du personnage (c’était excellent ce moment où les scénaristes rappellent qu’il peut partir en vrille facilement – même si on sait qu’il n’est pas celui que LeMere dépeint) que j’espère que ce ne sera pas un départ définitif pour Mark Harmon.

Ce serait moche de terminer dix-neuf saisons sur la mort du personnage. Je ne pense pas qu’ils oseraient, en plus. On verra bien, je m’avance beaucoup. 

Autrement, le reste de l’épisode était un peu moins prenant, je dois dire. Il avait ses bons moments, notamment lorsque l’agent Knight se dispute la mission sous couverture avec Nick. J’aime bien la manière dont elle récupère le bureau de Bishop, c’est à peu près fluide et logique vu son caractère, mais je n’aime pas tellement sa relation avec Nick. Je n’ai pas envie de les voir flirter ensemble d’ici quelques épisodes.

En plus, c’est super étrange : la série fait vraiment des avancées nécessaires côté féminisme, même si la scène sous couverture, justement, est hyper clichée malgré tout. Elle était inenvisageable dans les premières saisons quand Kate était littéralement harcelée par Tony, donc, j’y vois un progrès… sauf que ce progrès est nuancé par la répétition de ce schéma de drague qui s’instaure entre tous les collègues de l’équipe. C’est frustrant.

Pourtant, je me rends compte que je me fais à la présence de l’agent Knight et que je l’apprécie de plus en plus. Elle est de moins en moins un mauvais cliché et le personnage prend un peu d’épaisseur, même si on ne sait encore que trop peu d’elle pour vraiment se faire une idée. J’ai hâte d’en voir plus, ce qui est bon signe.

J’ai aussi hâte d’en voir beaucoup plus sur le fil rouge, surtout si la série continue de fournir des bons moments et des répliques marrantes. Kasie est excellente, sérieusement, que ce soit dans la scène avec Jimmy nous rappelant la prise d’otage d’il y a deux saisons (déjà ?) ou la scène avec Vance et McGee lui apprenant que Gibbs est encore aux abonnés absents. Elle est aussi excellente dans son job qui nous fait avancer l’intrigue à grands pas.

Sanova est donc l’entreprise qui est dans l’ombre de ce serial-killer qui n’en est pas un ; et seules quatre victimes seraient finalement tuées pour une raison précise. Je me demande ce qu’ils vont bien pouvoir nous sortir comme raison à tous ces meurtres, et j’avoue que ma curiosité est piquée assez pour que je considère déjà cette saison comme meilleure que la précédente… après seulement trois épisodes.

Eh, que voulez-vous, j’aime quand ça bouge dans les castings et qu’on nous intègre des nouveaux !