Bingewatcher The Good Wife (S01)

Salut les sériephiles,

Il y a des séries qu’on sait qu’on regardera un jour sans jamais vraiment trouver le bon moment et j’en ai une liste longue comme le bras. The Good Wife faisait clairement partie de celles-là pour moi. Elle est disponible sur Prime Video, ça faisait des années que je savais avoir envie de la voir et il aura finalement suffi que la plateforme lance le premier épisode avec son algorithme de lecture automatique pour que je m’y mette. Vingt-trois épisodes plus tard, me voilà donc à publier un article sur une série diffusée en 2009. Tout va bien.

Ça raconte quoi ?

Pour ceux qui seraient passés à côté eux aussi, The Good Wife suit Alicia Florrick, épouse d’un procureur de Chicago que l’on découvre en plein scandale politique et sexuel. Après treize années passées loin des tribunaux, elle reprend son métier d’avocate pour faire vivre ses deux enfants, tout en restant mariée à un homme qui tente, depuis sa prison, de prouver qu’il a été victime d’un complot. Chaque épisode apporte donc son affaire judiciaire, tandis que la série déroule en parallèle un fil rouge sur les conséquences du scandale, les intrigues politiques et tout ce qui se joue au cabinet.

Et comme toute bonne série, c’est sacrément addictif.

Pourquoi avoir attendu aussi longtemps ?

À l’origine, The Good Wife ne me tentait absolument pas. Je crois même que les affiches avaient leur part de responsabilité : ironique pour une série qui allait s’avérer aussi intéressante dans son écriture des femmes, mais son actrice principale qui nous montre ses jambes (l’affiche ci-contre, littéralement) n’était visiblement pas la meilleure manière de me vendre le programme. Je me souviens tellement d’avoir des magazines avec ce visuel…

Quand, quelques années après, j’ai commencé à entendre beaucoup de bien de la série, le problème était devenu tout autre : je regardais déjà Suits. Deux séries judiciaires en même temps, c’était trop. C’est idiot, je sais, et c’est une excuse un peu conne car j’ai bien regardé How to get away with murder. Cela dit, c’est un peu la même raison qui fait que j’ai regardé finalement assez peu d’autres séries médicales depuis Grey’s Anatomy : quand j’ai déjà ma dose d’un genre, j’ai tendance à ne pas aller voir ailleurs, quitte à passer à côté de pépites comme The Good Wife. Oui, parce que si j’écris cet article, c’est que j’ai adoré.

Alicia Florrick est une sacrée bonne héroïne

Je comprends évidemment pourquoi la série a fonctionné aussi bien. Alicia n’a peut-être pas immédiatement l’aura incroyable que pouvait avoir une Olivia Pope dans Scandal, mais c’est justement son mélange de forces, de faiblesses et d’hésitations qui la rend rapidement attachante.

Le choix de la faire rester avec Peter après tout ce qu’il lui a fait subir est particulièrement risqué, mais ça rend la série fascinante et plus adulte. La série aurait facilement pu transformer son histoire en grande émancipation spectaculaire avec divorce, nouvelle vie et grand discours dès le pilote… Si on était sur ABC.

Sur CBS, on choisit quelque chose de beaucoup plus compliqué et, franchement, ça fonctionne. Alicia peut être excellente au tribunal, complètement perdue dans sa vie personnelle, étonnamment pédagogue avec ses enfants puis faire un choix qui me donne envie de lui demander ce qui lui passe par la tête.

Autour d’elle, le casting est tout aussi efficace. Peter m’agace énormément parce que la série ne cherche heureusement jamais à faire de lui un homme parfait : il est peut-être victime d’un complot, mais il reste coupable de beaucoup de choses. En vrai, Will m’intéresse davantage par son ambivalence. Alicia l’adore et les premiers épisodes nous le présentent justement comme l’homme parfait, avant que les avertissements sur ses méthodes et son passé commencent à s’accumuler. J’ai ensuite surtout eu envie de découvrir ses parts d’ombre… avant de le regretter un peu, parce que goujat.

Diane, en revanche, m’a demandé un peu plus de temps – la suite du paragraphe est spoiler. C’est lorsque Kalinda commence à enquêter autour de l’homme qu’elle fréquente que quelque chose se débloque pour moi : elle devient plus drôle, plus humaine et beaucoup plus intéressante. Christine Baranski est de toute façon excellente.

Kalinda, évidemment

Mon personnage préféré reste cependant Kalinda, et assez largement. Elle avait déjà beaucoup d’humour au début de la saison, le 1×04 montre vraiment ce qu’elle peut apporter à la série lorsqu’on lui donne davantage de place. J’adore ses certitudes, son efficacité, son look absolument incroyable et toutes les petites failles qui commencent progressivement à apparaître derrière son assurance.

Et à partir de maintenant, spoilers sur toute la saison 1.

Concernant Kalinda toujours, j’aime aussi énormément la manière dont sa sexualité est amenée. La série ne donne pas immédiatement toutes les réponses et laisse les informations arriver naturellement. Pour une série diffusée sur CBS en 2009-2010, je suis même assez surpris de la place accordée à sa bisexualité. Bon, le fameux baiser du final (je sais qu’il est fameux sans rien avoir à chercher) entre deux femmes filmé en ne montrant pratiquement que leurs jambes, c’est quand même du foutage de gueule. Il ne faudrait pas non plus traumatiser l’Amérique.

Kalinda est parfois sous-exploitée dans cette première saison, mais chaque épisode qui la met davantage en avant gagne immédiatement quelques points. Le 1×14, notamment, est un bonheur.

Mon autre chouchou est peut-être Cary, mais c’est plus difficile à assumer et pas forcément pour les bonnes raisons. Il fonctionne presque à l’inverse de Kalinda : il m’agace très régulièrement et je trouve ça génial. Il est faussement gentil, parfois vraiment gentil, possède un sourire beaucoup trop mignon pour son propre bien et peut passer en quelques secondes de petite tête à claques à collègue auquel on aurait envie de tout pardonner (parce que le sourire, mais va-t-il arrêter de sourire enfin ?). Son comportement dans la dernière ligne droite face à Alicia est délicieusement mesquin. J’aurais aimé qu’il digère sa défaite avec un minimum d’élégance, mais le voir finir par passer chez l’ennemi est évidemment bien plus intéressant (et prévisible) pour la suite.

Une série procédurale… que j’ai pourtant binge-watchée

Le principal défaut de cette saison vient aussi directement de son format : The Good Wife est une série procédurale. En binge-watching, enchaîner les nouvelles affaires peut devenir un brin répétitif. Il faut également survivre au défilé de juges tous plus barrés les uns que les autres, avec leurs règles impossibles et leurs exigences absurdes. J’aime beaucoup que certains reviennent, mais plusieurs m’ont donné envie de lever les yeux au ciel.

Toutes les affaires ne se valent pas non plus. Le 1×09 est probablement l’épisode qui m’a le moins convaincu : Stern y est franchement imbuvable, les associés se déchirent façon mauvais épisode de Suits, la grand-mère (que j’aime bien autrement) jette tranquillement des preuves importantes et Alicia ne croit pas une prostituée qui dit pourtant la vérité. Cette mi-saison m’a étonnamment moins plu.

À l’inverse, quand la série exploite vraiment son format judiciaire pour réfléchir à quelque chose, elle peut être excellente. Le 1×06 et sa réflexion sur la reconnaissance faciale des suspects par des témoins, biaisée notamment par la couleur de peau, fonctionne remarquablement bien encore aujourd’hui. Le simple échange des photographies en fin d’épisode suffit à rendre toute la démonstration limpide.

Le 1×10 m’a aussi beaucoup plu malgré son énorme détour autour de la femme du juge et d’une tentative assez douteuse de justifier son racisme par un supposé viol. Le retournement final et l’histoire de pots-de-vin fonctionnent parfaitement pour rétablir la course de cette intrigue. Enfin, le 1×18 avait quant à lui une excellente idée en adoptant davantage le point de vue des jurés… malheureusement parasitée par une dose de romance dont je commençais sérieusement à me passer.

Vingt-trois épisodes, de vraies intrigues et des messages : qu’est-ce que ça manque aujourd’hui !

Une amitié professionnelle simple et efficace, je veux des collègues comme ça (enfin, j’en ai, en vrai)

C’est probablement ce qui m’a le plus frappé en regardant cette saison aujourd’hui : elle possède 23 épisodes, des affaires bouclées chaque semaine, une intrigue autour de Peter qui progresse régulièrement, des personnages secondaires développés et encore suffisamment de temps pour laisser respirer tout ça. Quelle époque qui me manque, vraiment !

Le fil rouge justifie parfaitement le titre de la série et m’a réellement fait douter à plusieurs reprises. La confrontation entre Childs et Alicia dans le 1×11 fait enfin avancer franchement les révélations sur la conspiration et l’épisode se permet en plus un cliffhanger hilarant autour de l’identité supposée de la lesbienne cachée du cabinet. C’est mon fou rire série de l’année pour le moment, je crois ! Voir Diane désignée alors qu’Alicia jette un regard absolument pas discret vers Kalinda m’a fait mourir de rire.

La série sait aussi apporter de vraies réflexions sur la justice, le racisme ou l’inclusion. Elle est parfois en avance sur son temps, à un point où ça peut faire peur, d’ailleurs : elle a tout un épisode sur une caricature religieuse qui n’est pas sans rappeler Charlie Hebdo… Mais bien avant.

Il y a en plus quelque chose d’assez fascinant à voir une série de 2009 aborder certains sujets aussi frontalement. Je ne suis pas sûr que ça se ferait aussi facilement dans le climat politique actuel aux États-Unis. Cela dit, je dis tout ça, mais c’est avec tout de même une sacrée contradiction : le casting principal est incroyablement blanc. La série parle beaucoup de discriminations raciales alors qu’aucun personnage noir ne fait réellement partie du groupe principal de cette première saison. Quelques personnages prennent progressivement davantage de place autour de Peter et dans les intrigues secondaires, mais le contraste reste frappant.

Les adolescents, eux, me plaisent nettement moins. Le 1×07 est particulièrement chargé en ados écrits de manière très schématique et la copine de Zach m’a rapidement épuisé. La voir essentiellement servir à vendre du sexe, fantasmer sur Peter et pousser Zach à faire des conneries… aaaah. Heureusement, elle fait partie des (nombreux) personnages secondaires qui disparaissent en cours de saison. C’était parfois un peu agaçant de voir des persos évincés comme ça, d’ailleurs… Mais pas elle.

Le grand rendez-vous des acteurs de 2009

Regarder The Good Wife aujourd’hui apporte également un plaisir classique sur ce genre de marathon : reconnaître une guest star par épisode en moyenne. Community, Desperate Housewives, Scandal, Grey’s Anatomy… j’ai passé la saison à pointer l’écran devant des acteurs que j’ai vus ailleurs depuis.

La saison se termine même avec Amy Acker, parce qu’Amy Acker est dans le dernier épisode évidemment. Pourquoi Amy Acker apparaît-elle toujours dans le dernier épisode des saisons 1 ? Je vais vraiment finir par avoir fait le tour complet de sa filmographie, par contre. Et pfiou, ça me rend triste, parce que qu’est-ce qu’elle est parfaite. Je l’adore.

Au rang des guests que j’ai adoré, l’avocate Nyholm, enceinte pour sa première apparition, fait notamment partie de ces personnages que j’espère vraiment revoir parce qu’elle me fait mourir de rire. Et puis Elsbeth débarque, bien sûr, et éclipse tout le monde. Je ne pensais absolument pas qu’elle arrivait aussi tôt dans The Good Wife, et je viens donc apparemment de signer pour trois séries différentes simplement parce que Prime Video a décidé un soir de lancer automatiquement l’épisode 1. Comme tout le monde, je crois, je l’ai adorée dès son apparition, évidemment.

Trop de romance par contre

Ma principale réserve, notamment sur la dernière partie de saison, concerne le triangle Alicia / Peter / Will, qui finit par prendre beaucoup trop de place à mon goût. Je n’accroche pas tellement aux relations amoureuses de la série, en fait ; je ne sis pas là pour ça.

Le 1×17 résume assez bien mon problème : Alicia couche avec Peter alors qu’elle est clairement troublée par Will et j’ai beaucoup de mal à comprendre cette décision – je sais que c’est un moyen de fuir ce qu’elle ressent, mais je n’approuve pas trop ça. Julianna Margulies joue remarquablement tout ça et les hésitations d’Alicia donnent quelques scènes amusantes (le demi-tour une fois dans le parking !), mais je ne suis déjà pas spécialement client du couple Will/Alicia, alors voir ça comme ça… C’est frustrant. Prends tes décisions et agis en conséquence.

Forcément, quand le grand cliffhanger final repose sur cette relation, je suis moins emballé. Cela dit, sa demande m’a donné envie de crier « enfin ! ». Heureusement, la fin de saison a d’autres cartes à jouer. J’aime beaucoup plus ce qui se passe autour de Kalinda. C’est ce genre de choix (et de trahison, pourquoi tu fais ça Kalinda ?) qui me donne réellement envie de lancer la saison suivante : pas uniquement savoir avec qui Alicia va finir, mais voir jusqu’où tous ces personnages sont prêts à aller lorsqu’on commence à gratter derrière l’image qu’ils donnent.

Je ne parle pas assez d’Eli Gold dans cet article… Quel acteur, quel personnage dont je me méfie à fond !

En bref, c’est une excellente première saison, à laquelle je mets un solide… 17/20

La moyenne est peut-être un peu haute, je sais, mais je me suis fait avoir : The Good Wife est extrêmement bingeable. Tout n’est pas parfait. Certaines affaires sont moins engageantes, quelques personnages secondaires sont trop caricaturaux, la romance devient envahissante alors que bof et regarder autant de procedural à la suite finit forcément par produire un peu de lassitude. Pourtant, j’ai avalé les 23 épisodes avec une facilité assez remarquable, alors bien sûr que la note doit être haute !

Surtout, j’ai envie de retrouver Alicia, Diane, Will, Cary et évidemment Kalinda. J’ai envie de savoir ce que cache réellement Will, jusqu’où Peter peut aller, ce que Cary va devenir de l’autre côté et pourquoi tout Internet semblait déjà connaître Elsbeth alors que je viens à peine de la rencontrer.

Dix-sept ans pour commencer The Good Wife, donc. J’aurais peut-être pu me décider un peu plus tôt, mais je ne regrette pas de la découvrir maintenant car elle n’a rien perdu de sa superbe. Et vous, vous l’aviez regardée lors de sa diffusion ou vous l’avez découverte bien plus tard ? Surtout : quel était votre personnage préféré à ce stade de la série ? Parce que pour détrôner Kalinda chez moi, il va maintenant falloir travailler très fort – mais chut, ne me racontez rien de la suite !

NCIS – S22E05 – In from the Cold – 15/20

Cette saison fonctionne désormais bien, cherchant en permanence à surprendre et à ne pas fournir d’épisode purement classique. Certes, l’enquête est on ne peut plus classique et respire bon le vintage dans cet épisode – les agents le disent eux-mêmes – mais sa simple existence est surprenante à ce stade. Et ça me va bien.

Spoilers

Un homme sénile et en pleine crise de démence pourrait-il faire fuiter des infos confidentielles dans une langue qu’il n’est pas supposé parler ?

J’ai cru qu’on repartait sur une intrigue plus classique pour cet épisode, mais il semble que les scénaristes ne veuillent pas une faire saison posée cette année. Pourquoi pas ? Pour moi, ça fonctionne, même si j’ai trois épisodes de retard. Le temps passe vite, je n’ai pas d’autres explications pour ce retard.

Espion russe

Concrètement, j’aime bien l’idée derrière cet épisode : un homme âgé en pleine crise de démence qui s’avère être un espion russe surveillé par la CIA ? Eh, ça le fait. C’est pas du tout flippant comme vision des USA. D’ailleurs, je n’ai pas trop aimé la révélation que finalement la CIA ne savait même pas qui il était. Je trouvais le premier coup de poker plus intéressant, et probablement plus crédible aussi… Tant pis.

L’enquête est plutôt sympathique en elle-même, même si elle semble parfois sortir d’une époque révolue : le bug informatique est digne des années 90 (aucun écran ne s’éteint plus comme ça quand il bugue, sorry), le coup d’aller chercher le code dansle seul bouquin russe connu par les américains… C’est too much pour moi.

Bien sûr, tout ça mène à une menace internationale avec un vieillard qui est un danger pour la sécurité nationale et nos agents chargés de le traquer. Tout ça sent donc le vintage, avec un espion russe qui sait comment se débarrasser des agents qui le suivent, mais pas des caméras de surveillance HD installées dans les distributeurs d’argent. Allons bon.

Le vieil homme n’en reste pas moins un homme en pleine crise de démence qui se fait avoir en essayant de revoir son fils. A-t-il seulement vu le moindre film à ce stade ? Peut-être, mais peut-être pas : parce qu’il a l’impression d’être encore dans les années 70 par moment. Flippant de se retrouver en 2024 dans ces conditions, je suppose.

Les années 70

Cela pose aussi problème à nos agents quand Butler, l’espion, demande à parler à un autre espion bien connu de la CIA – mais aussi bien mort depuis. Le tout se termine donc en opération sous couverture plutôt amusante : McGee se retrouve à jouer un espion des années 70, et c’est plutôt amusant de les voir se plonger dans cette époque. Limite, j’ai trouvé dommage que ça ne dure pas un peu plus longtemps, mais ça a pris trop de temps d’en arriver là. Et puis, de toute manière, ça n’a rien de crédible, je ne devrais même pas vouloir ça.

D’ailleurs, l’ensemble finit de manière pas du tout crédible, avec un espion russe qui s’avère bien être un agent double bossant pour les USA et un énième agent de la CIA complètement corrompu qui cherchait juste à planquer ses propres crimes. Et le pire ? C’est qu’on le sent arriver au fur et à mesure de l’épisode ; ce qui fait que ce n’est pas surprenant quand c’est révélé. Un peu dommage. Heureusement que tout le monde s’éclate avec cette idée des années 70, hein.

Au fait, tout le monde s’éclate tellement que j’en oublie de dire qu’on a essayé de nous faire croire que McGee était blessé par balles par un vieillard. J’adore l’idée d’un agent très spécial qui se fasse tuer comme ça, mais pas dans un épisode 5 et pas de cette manière totalement absurde. Les séries ne font pas ça. La vie le fait, certes, mais pas les séries. Et pas NCIS qui tue toujours les gens dans le dernier épisode de la saison.

Nick

Du côté de la vie perso des agents, Nick n’a pas de match sur son appli de rencontres et il est triste. Il demande de l’aide à McGee, et ça finit comme d’hab’ en overshare pour tout le monde sur le lieu de travail. Pourtant, ils ont désormais une salle de pause, ce serait bien d’en user. Nick passe ensuite son épisode à essayer d’avoir des matchs et modifier sa personnalité pour ça. C’est si nul que ce n’est pas surprenant qu’il laisse tomber l’application en fin d’épisode. En revanche, j’ai bien aimé voir son amitié avec Jess cette semaine encore. Cela fait du bien d’avoir des coéquipiers qui ne cherchent pas à ne pas s’avouer qu’ils veulent coucher ensemble, ça change après 20 ans de drague qui ne donnent rien.

Oh, et sinon, côté surprise de cette saison, on notera la scène entre Parker et Jess devant le NCIS. Elle ne servait à rien et aurait pu se faire à l’intérieur, mais apparemment, on fait davantage prendre l’air à nos agents désormais.

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NCIS – S22E04 – Stick & Stones – 18/20

Qu’est-ce qui leur arrive cette année ? En pleine semaine d’élections présidentielles, voici donc que NCIS propose une intrigue où les américains ne sont peut-être pas les héros qu’ils croient être et où les agents doivent se rebeller contre le système en place pour sauver le monde – oui, oui, le monde. C’est inattendu, la série déraille un peu et n’est plus tellement crédible, mais ça permet bizarrement de fournir un épisode efficace à la fois du côté de l’intrigue et du côté du développement des personnages. Parce que, oui, il y a aussi un gros développement de personnages attendu depuis quelques épisodes dans celui-ci.

Spoilers

Parker reçoit un coup de fil pour lui annoncer le début à venir de la…

Troisième guerre mondiale

Cette saison est décidément dans la surenchère constante, c’est assez fou. Plutôt que de proposer une intrigue toute traditionnelle, on se retrouve avec Parker qui reçoit un coup de téléphone pour lui indiquer que, bon, c’est trois fois rien : la troisième Guerre mondiale est sur le point de commencer. Et pour cause : alors que toute l’équipe débarque au NCIS, on apprend que la Biélorussie s’apprêterait à lancer une attaque avec des missiles nucléaires et que, parce que ça ne suffit pas, plus personne n’a de contact avec Air Force One. Le président est évidemment dedans, alors c’est gênant.

On reprend un peu le concept de Designated Survivor en plus, avec un sénateur qui se retrouve à la tête de l’Etat, le président étant injoignable, le vice-président en pleine coloscopie, etc. Bref, c’est la panique de la part de tous les officiels. Pour ne rien arranger, Vance est lui-même dans un avion, qui est en train de faire demi-tour alors qu’il partait vers le Venezuela.

C’est Parker qui se retrouve à gérer le gratin gouvernemental, en présence de Nick, ce qui n’a pas trop de sens. Parker prend alors un risque incroyable : il refuse d’appliquer un ordre de la part d’un supérieur militaire. Bien sûr, il a de bons arguments pour cela : il n’est pas directement dans la chaîne de commandement et on lui demande tout de même de lancer des missiles nucléaires. C’est simple : pourquoi attendre d’être attaqué quand on peut attaquer soi-même ?

La réponse de Parker est simple elle aussi, il refuse de suivre un ordre qu’il juge illégal et dangereux pour… oh, trois fois rien : la sécurité du monde entier. C’est une manière comme une autre de mettre des enjeux dans la série. McGee se retrouve donc à devoir arrêter son patron. Il refuse de le faire. Est-ce qu’ils viennent tous les deux de perdre leur job ? C’est quand même une sacrée prise de risque.

FBI

Le FBI débarque une fois de plus pour mettre des bâtons dans les roues du NCIS. Concrètement, grosso modo, du côté de NCIS, on essaie de gagner un maximum de temps avant de devoir appliquer les ordres du missile nucléaire. Côté FBI, le but est d’arrêter tous les traitres à la nation. Autrement dit, nos agents sont tous à se mettre le FBI à dos et c’est vraiment à suivre : Nick en isole un et le fout à la morgue (même s’il est en vie, hein) ; Parker et McGee s’échappent depuis l’ascenseur où on a fait l’erreur de les laisser avec un seul agent ; Kasie s’enferme dans son labo pour filer les vidéos de surveillance du bâtiment à un ordi extérieur ; un autre agent se cache dans le MTAC pour les aider à retarder la bombe.

En vrai, j’aime beaucoup ce que ça donne. Il n’y a pas tellement de crédibilité à tout ça : on sait bien que nos héros auront raison et que le monde s’en sortira bien, mais tout de même, ça fonctionne à merveille comme épisode, je trouve. Et ça change des petites enquêtes habituelles. Le but de la semaine est quand même d’empêcher le début d’une guerre mondiale en coupant les communications du MTAC. McGee finit même par pirater le système du bâtiment pour balancer de la musique à fond dans tout le NCIS.

La diversion fonctionne un temps, permettant à Parker et Nick de détruire tout le système électrique du NCIS. C’est assez surprenant : ils peuvent couper le système de tout le bâtiment depuis le garage du NCIS, comme si de rien n’était tout de même. Ce n’était pas leur but premier, mais c’est ce qu’ils font, dans un feu d’artifice plutôt appréciable à vrai dire. Parker, Nick et McGee sont bien vite arrêtés par le FBI une fois que c’est fait.

Jess & Jimmy

En parallèle de tout le reste, Jess prenait quelques jours de congé alors qu’elle vient juste de reprendre son poste. Ce n’est pas bien crédible, mais ce n’est pas grave, ça mène à un bon twist quand Jimmy est envoyé la chercher. Comme tous nos agents sont ensuite enfermés dans un bâtiment où ils tentent d’éviter le FBI et où toutes les communications à l’extérieur sont théoriquement impossibles, Jess et Jimmy se retrouvent coincés à bosser ensemble, à distance.

S’ils sont à distance des collègues, ils sont surtout ensemble : cela permet, ENFIN, d’avoir le temps de les voir se parler de leur relation. Il était vraiment temps d’en arriver là. En plus, ça se fait avec plein d’humour : Jess découvre que Jimmy est sur une application de rencontres et elle est forcée de se dire OK avec cette idée. Après tout, ils sont séparés, non ?

Elle passe le reste de l’épisode à lui faire des blagues et à être surprise de voir Nick et Kasie être sur cette appli eux aussi. Nick est même le « wingman » de Jimmy ! C’est amusant, ça fonctionne bien et, en vrai, je trouve que le générique en début d’épisode nous spoile un peu la situation puisqu’ils sont ensemble à se parler au moment où le titre de la série apparaît tout de même.

Bien sûr, ils sont au courant que le monde est sur le point de sombrer dans le chaos – je veux dire ils se retrouvent sans nouvelle du NCIS puisque les caméras sont coupées en même temps que le courant, mais malgré tout, ils font comme si de rien n’était et finissent par avoir une vraie conversation à cœur ouvert. C’est l’occasion pour eux de se dire qu’ils continuent de s’aimer – mais ils savent aussi que ça ne fait pas tout. Bordel, c’est vraiment un bon couple. Je déteste quand les séries nous font le coup des difficultés à surmonter qui les empêchent soi-disant d’être ensemble. La vie peut être bien plus simple que ce qu’ils font, suffit d’arrêter de se prendre la tête. S’ils s’aiment, ils se mettent ensemble et hop, problème réglé. Non ?

Bon, non, ce n’est pas ce que propose la série après tout. Il faut bien que cela dure quelques épisodes encore – et si possible toute la saison. C’est bien plus dramatique comme ça.

Happy end

Bon, dans tout ça, parlons de la troisième guerre mondiale, hein ? Elle n’est pas pour tout de suite. Contre toute attente, Kasie décrypte à temps une communication qui montre que l’Ukraine a déjà contrecarrer l’attaque prévue ; ce qui fait que si les US lancent leur missile, ce sont bien eux qui provoquent la troisième guerre mondiale. Par chance, Parker a réussi à convaincre le FBI d’attendre le message de Kasie. C’est un vrai soulagement, non ?

Il faut encore conclure l’épisode avec un Vance qui engueule ses agents… pour mieux conclure avec un petit sourire de remerciement. Parker et son homologue du FBI se retrouvent donc avec une médaille de la part du Président, parce que tout de même, ils ont empêché le déclenchement d’une guerre. Heureusement qu’ils étaient là tout de même.

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NCIS – S22E03 – The Trouble with Hal – 17/20

L’équilibre idéal est trouvé avec cet épisode qui parvient à la fois à servir une enquête prévisible mais sympa, une petite touche d’Halloween (à la fois dans l’intrigue et la musique de l’épisode) ET des avancées sur l’ensemble des personnages. Rarement un épisode de NCIS ne m’a semblé avoir autant de contenu en fil rouge et de développement de toute l’équipe. Bref, c’est vraiment un épisode qui fait plaisir et on est sur un bon début de saison dans son ensemble.

Spoilers

Un militaire rentre chez lui pour mieux découvrir que sa maison est squattée.

C’est la nuit d’Halloween (bon, d’accord la soirée) et je suis malade, alors je crois qu’il n’y a rien de mieux que des épisodes d’Halloween pour supporter de voir tout le monde faire la fête et bouffer des bonbons quand je suis coincé au riz suite à une intoxication alimentaire. En plus, je crois que c’est genre la première fois que je vois un épisode d’Halloween le soir même d’Halloween. Bon, probablement pas… Mais peut-être quand même.

L’enquête

L’intrigue de la semaine est plutôt sympa avec une soirée surprise d’Halloween organisée pour un certain Hal, qui a disparu et qui vit dans la maison d’un marine désormais. Du moins, c’est ce que prétend l’homme en costume de Marine qui arrive dans la maison, provoquant une bagarre. Le truc, c’est que je ne sais pas si on peut faire confiance à ce Prescott, le militaire qui assure être dans sa maison, parce que son histoire est tout de même tirée par les cheveux.

En un mois, les squatteurs se seraient installés comme ça ? Bon, c’est le principe, je sais. Le truc, c’est qu’Hal n’est pas vraiment un squatteur : l’enquête révèle qu’il a bien loué la maison sur une application internet. Il y a enquête parce qu’il s’avère, bien sûr, qu’Hal est mort, tué à la hache. Cela fait une bonne intrigue, mais pas une intrigue d’Halloween en soi une fois qu’on s’éloigne du meurtre pour avoir une enquête plus classique.

C’est là qu’on se retrouve avec une famille de riches héritiers qui ont plusieurs maisons, dont trois servant en location. L’une d’entre elles s’avère alors être une maison hantée, histoire d’en revenir à Halloween un peu plus sérieusement. Je ne crois pas qu’on avait encore eu un épisode d’Halloween avec Parker et Jess, ça permet quelques conversations sur la peur (ou non) des fantômes.

L’enquête mène ensuite à une chasse au trésor : une vieille interview du grand-père de Prescott dans un magazine indique que sa famille a un trésor (ou est un trésor). Bien sûr, ça mène l’équipe dans la maison hantée, ce qui fait bien plaisir à Nick et Jess évidemment. C’est ridicule : on passe de Jess qui dirait que même si on la payait, elle n’irait pas dans une maison hantée à un moment où McGee et Parker la force à le faire. Vraiment, il y a beaucoup à dire sur le harcèlement dans cette série, même encore en 2024.

La maison hantée ? Des animaux empaillés, des poupées, vraiment, tout un attirail de film d’horreur. Je comprends mieux pourquoi tout le monde pense la maison hantée. Bref, ils y retrouvent la copine d’Hal, qui a trouvé entre temps le trésor et leur donne au passage le nom du meurtrier malgré elle. C’était donc le livreur et ça se devinait plutôt facilement.

Le trésor ? Comme le suggérait l’homme décédé depuis vingt ans avait bien un trésor sans prix dans un coffre : des souvenirs de famille, tout simplement. N’est-ce pas prévisible à souhait ?

Les personnages

Un étonnant fil rouge se déroule cette saison également, par rapport à l’épisode de fin de saison de l’an dernier et l’apparition de Parker. On nous fait du suspense autour de ça, mais ça ne m’intéresse pas plus que ça.

Il est plus intéressant d’avoir le retour de McGee sur sa frustration de ne pas avoir eu sa promotion – il en parle avec Parker et ment en disant qu’il s’en est remis alors qu’il finit l’épisode en faisant des recherches sur celui qui a eu le poste – ou de Jess et Jimmy sur leur relation. Ils assurent qu’ils ne se disputent pas et que tout va bien entre eux, mais on sent que ce n’est pas le cas. Avec Nick qui n’arrête pas de parler de leur couple tout le temps. J’ai aimé la scène où Jess clarifie un peu les choses avec Nick, même si j’aurais aimé que le fond de sa pensée soit vraiment plus claire. Pour ça, il faudrait qu’on sache exactement ce qui est dit entre elle et Jimmy, mais bon.

En parallèle de tout ça, Nick souhaite changer le bureau de Ducky en salle de gym et organise une pétition pour ça. Cela réveille tous les collègues qui se mettent à se demander à quoi pourrait servir le bureau. Pour l’instant, il sert d’archives aux dossiers de Ducky et de salle de méditation à Kasie, qui n’apprécie pas que ça puisse devenir une salle de gym. OK. Parker souhaite juste pouvoir y manger ses sandwichs, alors j’en doute.

Pauvre Nick, en plus, lui, il veut juste se remettre en forme et s’entraîner beaucoup parce qu’il a eu peur de mourir et souhaite donc être au top pour se remettre dans le jeu de l’amour. N’est-ce pas mignon ? Il finit par avoir ce qu’il veut grâce à Kasie : le bureau de Ducky devient le « Ducky’s », un nom simple trouvé par Jimmy. La pièce sert donc à chacun pour en faire ce qu’il souhaite : elle est divisée en plusieurs espaces permettant à chacun d’avoir la salle de pause qu’il souhaite. Je me demande si la série s’en servira vraiment, mais j’ai tendance à penser que oui. Ce sera mieux que le garage pour les réunions secrètes. Et c’est un hommage bien pensé, pile une saison après l’épisode sur sa mort.

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