NCIS Hawai’i S01E22 (express)

Épisode 22 – Ohana – 13/20
C’est un rendez-vous manqué : la fin de saison ne parvient absolument pas à surprendre, avec une deuxième partie d’enquête pas bien intéressante. C’est dommage, parce que l’épisode part d’une bonne idée, mais tout est assez prévisible dans la manière dont ça se déroule. Même les intrigues concernant les personnages, arrivant d’habitude à me raccrocher, étaient bien simples.

Spoilers

Jane et son équipe tentent d’éviter un incident diplomatique Russie/USA.

L’épisode reprend à peu près là où le précédent s’arrêtait, avec Jane et Joe face à un vrai problème diplomatique quand leur prisonnier leur claque entre les mains au beau milieu d’un avion. Ce n’est pas le seul et tout l’épisode tourne autour de tensions entre les États-Unis et la Russie. C’est assez étonnant d’ailleurs : la guerre avait probablement déjà commencé pendant le tournage, voire l’écriture de l’épisode.

Oh, les américains ont une obsession pour la Russie depuis la Guerre Froide, ce n’est pas nouveau, mais ça sonne particulièrement étrange désormais d’avoir ce genre d’épisode nous parlant d’une possible Guerre Froide « ou pire » quand les relations internationales sont si tendues. Bon, qu’importe.

L’épisode était plutôt plat tout du long, parce que l’enquête se déroule vraiment sans heurt. On n’a même pas une petite scène d’action pour Lucy qui échappe au combat contre l’espionne de peu – et la choré avec les deux mecs était sympa, mais pas aussi impressionnante, bizarrement – puis qui tire directement sur le suspect terroriste qui s’enfuit sans lui laisser une chance de se battre contre elle (ou de survivre pour avouer, ma foi).

Bref, ce n’est pas du côté de l’enquête qu’il faut chercher quelque chose d’intéressant, malheureusement. C’était heureusement mieux du côté du développement de personnages, avec une insistance toute particulière autour du personnage de Boom-boom, le spécialiste en explosifs. Je me demande à présent s’il est là pour rester, parce qu’il a vraiment été central dans l’épisode, plus que les autres agents.

Je veux dire, c’est lui qui sauve la vie de Jesse et Kai en désactivant une plaque qui n’a jamais vraiment risqué d’exploser – je veux dire, ils n’allaient pas tuer deux des acteurs principaux dans la même scène et le même épisode en fin de saison 1, il ne faut pas abuser. Et est-ce qu’il a vraiment fallu l’aide de Boom-boom pour trouver que la montre était le détonateur en fin d’épisode ? Même moi, je le savais quand Jane s’est mise à accuser un sénateur qui n’avait clairement rien d’autre sur lui.

La scène était sympathique, je ne dis pas, et c’est cool pour Boom-boom, mais ça ne rend pas spécialement justice à l’intelligence des agents de ce NCIS Hawai’i qui ont déjà fait bien mieux. D’ailleurs, Jane qui nous fait un cours d’Histoire sur la première guerre mondiale, c’était bien plus intéressant. Pourtant, cette partie de l’épisode sur le navire de guerre avec le prisonnier politique enlevé par les agents comme s’ils étaient des criminels et dans l’indifférence générale de tout un marché, ce n’était pas glorieux pour la série non plus.

Finalement, tout est bien qui finit bien dans ce double épisode, laissant une impression de trop peu. La série a eu de bien meilleurs épisodes en cours de saison, et c’est étonnant de voir la saison s’achever sur un épisode parfaitement oubliable. L’épisode se termine ainsi par une grande fête qui permet à tout le casting de se réunir. Le premier but de la scène est évidemment de nous faire un happy end, avec tout le monde qui apprend à passer de bons moments ensemble et continue de faire connaissance. Au fond, après 22 épisodes, certains ne semblent pas encore se connaître.

A l’inverse, Ernie semble soudainement beaucoup connaître Lucy. Ils se sont toujours bien entendus, mais dans l’épisode, il semble savoir avant elle ce qu’elle désire, allant jusqu’à insister auprès de Whistler pour qu’elle déclare à nouveau ses sentiments à sa collègue. C’est gros, mais ça permet des scènes où le personnage de Whistler est développé. Elle parvient même à faire craquer une Black Widow russe en garde à vue en lui parlant de son amour pour Lucy, c’est vous dire à quel point ça se développe. Pourtant, je doute que ce genre de coming out dans un interrogatoire filmé soit vraiment de mise – d’accord, elle ne fait que dire « elle », m’enfin, ça se devine très bien.

Bref, tout ça permet d’en arriver à la soirée où comme par hasard Lucy attend désespérément sa collègue blonde après avoir mis un terme, toujours hors écran, à sa relation avec Skylar. Cela aurait pu être sympa d’avoir un vrai développement autour de ce personnage et de cette relation. Là, on sent que c’est arrivé comme un cheveu sur la soupe dans la tête des scénaristes, un brin trop tard pour en faire vraiment quelque chose.

La scène finale voit donc Whistler déclarer son amour à Lucy en lui chantant « Make you feel my love ». Vraiment, j’en viens à regretter qu’elle ne soit pas morte ou méchante comme le veut le cliché tellement c’était gênant comme mise en situation. Au départ, personne sur la terrasse à l’étage ne semble l’entendre, allez comprendre pourquoi, mais ça finit par se faire. Pfiou. La nana se retrouve à chanter devant tous les collègues de la boîte avec qui elle bosse à peu près la moitié de son temps, tout ça pour draguer une autre collègue devant eux ?

Non, franchement, je suis super content pour elles, hein, mais c’était juste gênant comme scène ? Je m’imagine bien me mettre à crier de joie parce que deux collègues s’embrassent devant tout le monde, tiens. C’est peut-être parce que je suis adulte que je me rends soudainement compte à quel point les séries qui insistent autant sur les relations entre collègues formant « une grande famille » sont bizarres.

Allez, ça me fait plaisir de voir la saison se terminer si bien, après. Un petit cliffhanger n’aurait pas été de refus, mais je pense que les scénaristes avaient peur de ne pas être renouvelés. Tant pis, happy end et puis s’en va.

 

EN BREF – La série a su très rapidement trouver son propre ton tout en s’incluant à merveille dans la franchise. En insistant davantage sur les relations entre ses personnages et grâce à un cadre idyllique et ensoleillé qui change de ce à quoi on est habitué avec le reste du NCIS, ce procédural séduit. L’île d’Hawaii continue d’émerveiller et de passer magistralement à l’écran, les scènes d’action de la série sont un énorme point fort et les personnages sont plus ou moins attachants.

Heureusement, le casting aide à compenser quand ce n’est pas le cas. Jane et sa famille, Kai qui ne sait pas trop comment s’intégrer ou les déboires amoureuses de Lucy ont été les plus intéressants à mes yeux, et le renfort de guest-stars a toujours été un plus sur des épisodes plus médiocres. Un divertissement qui fait donc son job, ni plus, ni moins. À la saison prochaine.

NCIS S19E21 (express)

Épisode 21 – Birds of a Feather – 17/20
Voilà une fin de saison qui sait parler au fan que je suis, parce qu’on s’éloigne beaucoup du procédural en entrant bien plus en immersion dans la vie privée de certains agents, alors que l’enquête elle-même finit par apporter de bons éléments et être surprenante. Une fin plutôt calme, mais réussie.

Spoilers

Pour cette fin de saison, l’ex-femme de Parker se fait enlever.

Le début de l’épisode est déjà une surprise en lui-même, puisqu’il est rapidement révélé qu’un homme qu’on imaginait parfaitement innocent ne l’est pas du tout, avec un simple échange de SMS. Ce n’était que la première surprise de l’épisode : il est tout aussi rapidement révélé que la femme qu’on voit se faire enlever dès la première scène n’est autre que l’ex-femme de Parker.

C’est qu’il s’agit d’une fin de saison et qu’il faut bien nous le faire comprendre, avec un Parker qui nous dévoile peu à peu toute sa vie. Concrètement, j’ai beaucoup aimé : le recours à une ex-femme, c’était un peu du déjà vu avec la vie trépidante de Gibbs, mais cet épisode met aussi un point d’honneur à nous rappeler que Parker n’est pas Gibbs, au point même de le lui faire dire mot à mot. Cela fonctionne : les scénaristes font du neuf avec du vieux, la relation entre Parker et son ex-femme est loin d’être celle que Gibbs entretenait avec ses ex.

Bien au contraire, même. L’ex-femme est retrouvée en cours d’épisode, parce qu’elle parvient à s’échapper du lieu où elle était retenue prisonnière, mais à ce stade, on a déjà appris qu’elle était une agent du FBI et que Parker avait un ancien coéquipier qui ne l’aimait pas beaucoup. Il faut dire que Parker a eu la bonne idée de l’accuser de détournement d’argent, ça n’aide pas.

Quand le co-équipier en question, qui était complice du kidnapping de l’ex-femme, est retrouvé mort, l’intrigue prend une tournure plus problématique. Durant tout l’épisode, on comprend que Parker est le centre d’intérêt du FBI qui veut toujours le faire tomber autant que le centre d’intérêt d’une machination qui dépasse totalement nos agents : et pour cause ! Très rapidement, Jessica et Nick découvrent que le cerveau derrière le kidnapping de l’ex-femme et le meurtre de l’ex-coéquipier de Parker n’est autre que… Le Corbeau.

C’est une fin de saison, alors je m’attendais vraiment à le voir revenir… en revanche, je ne suis pas fan de la manière dont il revient. Je préférais largement l’intrigue de l’agent toxique il y a quelques épisodes. Le flashback en cours d’épisode est d’ailleurs plutôt long pour nous rappeler ce dont il est question, mais le résumé des épisodes précédents ne s’était concentré que sur la vie perso ou intime des agents, alors c’est bien normal. Bordel, ce récapitulatif m’a pris par surprise, lui, c’est vraiment étonnant pour du NCIS.

Bref, toujours est-il que le Corbeau s’acharne à présent sur Parker, parce qu’il est l’agent responsable de son échec précédent. Et il s’acharne comme ça parce qu’il est plaisant de voir sa proie souffrir, apparemment. D’ailleurs, il aime tellement ça qu’il fait tout pour le faire passer pour un ripou : il fait en sorte que Parker soit accusé du meurtre, mais aussi du détournement de fonds. Cela fait beaucoup pour un seul homme, et surtout pour un agent du NCIS.

Toute l’équipe se réunit donc chez Parker pour lui montrer son soutien. C’est le moment de souligner que Parker a un appartement de dingue, mais aussi le moment de rappeler que Parker est sur écoute quand ils sont tous dans l’appartement à évoquer le fait que le directeur Vance aurait dû remettre Parker aux autorités bien avant. J’ai un peu de mal avec la fin d’épisode suite à cette révélation, parce qu’il est évident que Léon devrait être démis de ses fonctions à partir de ce moment-là, avec McGee qui dit clairement qu’ils ont obtenu un délai avant que Léon ne dénonce Parker.

Seulement, personne ne semble s’en soucier. Au contraire, voir que le FBI s’acharne sur Parker – probablement grâce à son ex-femme en plus – ne fait que leur donner envie de soutenir leur nouveau patron. Même Léon entre finalement dans la combine qui permet à Parker de s’échapper… avec son ex-femme. Il s’enfuit aussi avec une liste remise par Kasie et qui lui permet d’avoir une piste pour trouver le Corbeau, car il s’agit de la liste des comptes par-lequel l’argent du détournement de fond est passé avant d’atterrir sur un compte au nom de Parker.

Jessica, Nick et Tim se mettent en danger en aidant Parker à s’enfuir, mais c’est aussi le cas de Léon, Kasie ou même Jimmy. En effet, ce dernier, accompagné de Ducky pendant tout l’épisode, est celui qui débarque dans le labo de Kasie pour tous les motiver à se battre pour innocenter Parker. C’était une fin d’épisode pleine de bons sentiments grâce à ça, et ça fonctionnait bien de nous montrer une équipe qui a su se souder à nouveau sans avoir besoin de Gibbs pour autant. L’aura de ce dernier plane toujours autant avec les fameuses règles qui sont évoquées, mais il n’est vraiment plus la seule star de cette série. J’aime comment les scénaristes ont su trouver une place pour Parker.

Ils en trouvent aussi une pour Jessica, et c’est très chouette. Celle-ci continue de flirter avec Jimmy pendant une bonne partie de l’épisode. Ce doit être le printemps au NCIS, parce qu’on voit donc Parker flirter avec son ex-femme, on apprend que Ducky a une relation avec une ancienne collègue du FBI et Jimmy ose plus ou moins se déclarer à nouveau auprès de Jessica. Il faut dire qu’ils y sont forcés par les ressources humaines qui leur demandent de faire le point sur tous les sujets problématiques qu’ils rencontrent en-dehors de l’agence.

Le problème, c’est que sortir avec une collègue, ça se signale aussi aux ressources humaines du NCIS. Après quelques rencards hors écran autour d’un café, Jessica ose enfin s’ouvrir davantage à Jimmy, et inversement. Les deux s’embrassent donc au cours de l’épisode. Ils n’auront mis qu’une saison à se tourner autour ?

2022 fait du bien à NCIS apparemment ! J’aime que ce soit davantage sérialisé… et j’ai hâte de voir la prochaine saison. Pas que pour ce couple d’ailleurs. Le cliffhanger m’a intrigué : on y découvre que l’ex-femme de Parker est loin d’être innocente ! Elle reçoit un SMS (du Corbeau ?) qui lui demande où elle en est et auquel elle répond « Je l’ai », en parlant de Parker. C’est intrigant, parce que l’ex-coéquipier avait eu le même échange en début d’épisode quand il la faisait enlever elle.

On est loin de l’intrigue pandémique que j’espérais voir se déclencher au retour du Corbeau, mais ça m’intrigue !

 

EN BREF – Cette saison marque un véritable tournant pour la série qui dit adieu à Bishop, puis à Gibbs, coup sur coup. Le départ de Gibbs est une vraie surprise, d’ailleurs, car il s’effectue extrêmement rapidement. Personne ne s’attendait à ce que son fil rouge soit bouclé en quatre épisodes, mais ça s’est plutôt bien déroulé. Le remplacement par Parker était un peu dommage car j’avais peur de voir se répéter les mêmes dynamiques en boucle, mais la saison a su faire preuve d’innovation.

Que l’on passe d’un Gibbs à un Parker, c’était finalement une bonne idée, parce que Parker est un personnage qui sait finalement se distinguer de son prédécesseur par de petites touches bienvenues. Que l’on passe d’un flirt entre agents à un flirt entre agent et légiste, c’était suffisamment surprenant tout en restant dans l’ADN de la série pour que ça donne envie de rester et de découvrir ce qui allait se jouer, d’abord discrètement, puis finalement plus rapidement que n’importe quel autre couple de la série.

Je suis curieux de voir ce que donnera la saison 22. Je sais qu’il y a eu érosion des audiences, mais pour moi, nous avons eu la preuve que NCIS pouvait tout à fait survivre sans Gibbs… et c’est tant mieux !

NCIS Hawai’i S01E21 (express)

Épisode 21 – Switchback – 13/20
Les scènes d’action viennent clairement sauver cet épisode qui est autrement assez mou par plein d’aspects. Bon, il y a toutefois un retour que j’aime et une manière de sérialiser la vie des agents qui est tout de même assez agréable, particulièrement quand on rattrape trois épisodes d’un coup. Je suis triste que la fin de saison soit déjà si proche !

Spoilers

Une dispute de couple n’est vraiment pas ce qu’elle semble être quand elle se conclue par la mort d’un militaire qui voulait juste calmer monsieur.

Attendez, mais si la franchise NCIS se met-elle à sérialiser vraiment la vie de ses personnages ? Entre les noms en bas de l’écran qui annoncent le retour d’Enver Gjokaj et Lucy qui raconte sa vie sentimentale à ses collègues – ce qui permet de reparler de Skylar, sa nouvelle rencontre de l’épisode précédent avec qui elle n’arrive pas entrer dans une vraie relation (vraiment, c’est bien écrit) – j’ai eu du mal à en remettre. Chase, la légiste, est également de retour dans l’épisode, et ça ne fait que des bonnes nouvelles à l’approche d’une fin de saison : je me rends compte que j’aime les personnages assez pour être heureux de certains retours qui pourraient me faire ni chaud ni froid.

Ce n’est donc pas le cas avec cet épisode, et c’est plutôt chouette. Bon, sinon, l’épisode nous raconte une altercation de couple qui tourne mal avec le mec qui tue le militaire qui se mêlait de leur dispute par accident. Le problème, c’est que Jesse n’est pas convaincu qu’il s’agit d’un simple accident. Et il a raison : le militaire est mort trop rapidement, le couple de meurtriers est finalement bien trop calme dans sa fuite, réussissant même à échapper aux caméras.

L’enquête mène aussi Jesse et Jane dans un hôtel, mais pas assez loin dans l’hôtel pour mon point de Bingo. Ils sont en effet interceptés par les hommes de Joe. Eh, la surprise reste bonne même après avoir vu le nom d’Enver Gjokaj en début d’épisode. Il était en plus très chouette de le voir galérer tout l’épisode à tenter de reconquérir une Jane qui s’est fait à la vie sans lui. Il faut bien reconnaître que nous aussi, d’ailleurs.

Malgré tout, il parvient à l’emmener dans un avion avec un russe à questionner, ce n’est pas si mal pour un retour. Oui, la série vise bien avec une intrigue sur les russes, c’est vraiment le bon moment pour ça. Sinon, Jane est forcée de laisser ses enfants seuls chez elle pendant un certain temps… et ça nous mène à des scènes où Ernie continue de me taper sur les nerfs. Je crois que je n’aime pas ce personnage, ça devient vraiment définitif après quasiment une saison ?

À l’inverse, j’aime Jane et j’aime Joe. Ce dernier a la bonne idée d’un restaurant pour rattraper le temps perdu, mais elle l’interprète évidemment différemment : elle espère ainsi faire parler son témoin russe pendant le repas, c’est bien plus fun comme ça. Enfin pour elle, pas pour Joe : il ne fait que galérer.

Il faut dire qu’il ne lui donne pas toutes les informations en amont, ce n’est vraiment pas malin de sa part. Cela ne semble pas trop déranger Jane finalement : elle lui propose une nuit d’hôtel malgré tout, avant de procéder à l’échange de prisonniers pour lequel ils sont là.

Autrement, pour en revenir à Hawai’i, la traque continue et permet un bon épisode. C’était décidément un thème pour la franchise en cette fin de saison, mais j’ai vraiment aimé voir la course poursuite entre Anna, la méchante, et Lucy qui tente de l’arrêter comme elle peut. La scène d’action est excellente, une fois de plus. Clairement, l’actrice se défonce chaque semaine pour proposer de bonnes scènes d’action. Ce combat dans le bus est déjà mémorable, je crois ?

A côté, les agents masculins font un peu de la peine à voir à arrêter tout mollement le complice d’Anna là. Non, vraiment, c’est toujours Lucy qui est au cœur de l’action – même quand il s’agit de conduire en assistant à une explosion qui tue Anna et David. C’était bien la peine de nous les vendre si bien comme des personnages extrêmement chouettes et badass. Je suis un peu déçu, je dois bien avouer.

La fin d’épisode se contente donc d’une négociation un peu mollassonne avec des russes qui acceptent finalement un échange de prisonniers. Pas de bol, celui que Jane et Joe récupèrent finit par faire un malaise dans l’avion, et pas le genre de malaise qui lui permettra de survivre. C’est pourtant ce cliffhanger qui lance la fin de saison, donc je me demande de quoi il en retournera. Il y a plein de possibilités, une part de moi espère que ça puisse être lié à l’intrigue de l’anthrax de l’épisode précédent et à la probable pandémie à venir du côté de NCIS. On peut toujours rêver.

En attendant, consolons-nous en nous disant que si Jane passe une mauvaise soirée, elle a eu une bonne nuit avec Joe et le reste des agents est en train de faire la fête avant l’épisode final. C’est toujours ça de pris, non ?

NCIS Hawai’i S01E20 (express)

Épisode 20 – Nightwatch – 17/20
Oula, mais on change totalement d’ambiance avec cet épisode qui prend le temps d’avancer à la fois une enquête intéressante pleine d’action et la vie personnelle d’à peu près toute l’équipe. Il y a dans cet épisode des scènes attendues depuis un moment et de vraies avancées, avec encore et toujours un guest star remarquable. C’est top, tout simplement.

Spoilers

Commander un chauffeur du faux-uber, c’est dangereux à Hawai’i.

J’ai commandé pour la première fois un uber ce week-end, et voilà qu’il faut que je tombe sur cet épisode en ce dimanche soir. Toujours super rassurant de voir ce genre d’épisode avec des coups de feu tirés sans raison, là. J’ai beaucoup aimé l’intrigue cela dit, parce que ça lance une enquête intéressante où le chauffeur est un militaire ensuite en fuite.

L’un de ses passagers est mort, sa passagère est toute aussi absente de la voiture que lui. Reste alors à déterminer quels sont les rôles dans ce meurtre – otage, prisonnier, coupable ? Le pire, c’est encore que Sacks, le militaire, n’avait rien à faire sur l’île à ce moment-là. Du coup, tout le monde laisse tomber son week-end pour se lancer dans une chasse à l’homme.

Là encore, c’est une vraie réussite de l’épisode : il se concentre sur la vie perso de tout le monde, histoire qu’on voit ce qu’il se passe lors des week-ends. J’ai beaucoup aimé l’idée, même si ça ne donne pas grand-chose pour une grosse partie d’entre eux. C’est le printemps en tout cas : après Kai à l’épisode précédent, c’est au tour d’Ernie de draguer sa prof d’art et de Lucy d’avoir un premier rencard.

Bordel, l’écriture de l’épisode est bien foutu pour ça : il est très sympathique de la voir en premier rencard comme si de rien n’était avant d’être à nouveau confrontée par le taf à Whistler – et si possible, Whistler en maillot de bain parce qu’elle fait du surf le dimanche matin à 6h. Et bien sûr, Lucy la lance dans l’enquête, ce qui va bien lui permettre de se culpabiliser sur la suite.

C’est une excellente intrigue qui suit : pour une fois, Whistler est envoyée sur le terrain, seule. Cela se passe mal pour elle car elle se fait dégommer par une nana et qu’elle n’a pas le talent de Lucy au combat. C’est une excellente scène à laquelle on ne s’attendait pas et qui permet ensuite de nous montrer toute l’inquiétude de Lucy pour son ex – et en même temps, son envie de la protéger prend le dessus quand on découvre pour la première fois le boss de Whistler. J’aime juste énormément ce que ça donne pour l’épisode : l’intrigue est prenante car on n’a pas toutes les pièces du puzzle et on passe un bon moment à voir Lucy et Whistler jouer ensemble. Je veux dire, l’alchimie est toujours là quand même.

Pour en revenir à l’enquête, j’ai beaucoup aimé comment elle était menée, avec un mot mal interprété par l’otage à cause de l’accent de la femme qui le forçait à tuer pour elle et qui le trimballait sur toute l’île à la recherche de… Tom Lenk. Quel plaisir de le retrouver à l’écran celui-ci ! C’est toujours un plaisir de voir dans cette série des guests que j’aime bien et de se dire que les acteurs se font probablement des petites vacances à Hawai’i au passage.

Après, je plains un peu son personnage qui en arrive à soupçonner son frère d’avoir engagé quelqu’un pour le tuer – à moins que ce ne soit l’inverse. J’avoue que voir Tom Lenk me met toujours le doute, c’est un acteur qui sait très bien maîtriser les doubles rôles depuis Buffy, tout de même.

Le suspense est intéressant et la scène d’action fonctionne à fond avec une Lucy qui finit par venger Whistler bien malgré elle. Cela confirme aussi qu’elle est bien meilleure dans les chorégraphies de combat, d’ailleurs. Par contre, ça me rend triste de voir que la série veut nous faire gober que Lucy serait laissée toute seule si longtemps face à la tueuse à gage alors que toute son équipe est dans la maison juste à côté. Pourquoi personne ne débarque plus vite, hein ? La scène était chouette en tout cas.

Et bien sûr, elle mène à ce à quoi je m’attendais : Tom Lenk accusé d’être le grand méchant, avec un bon échange de réplique quand il est accusé aussi du meurtre de l’avocat à qui il souhaite parler. C’était efficace, mais pas autant que la confrontation finale entre Lucy et Whistler. En bossant avec le patron de cette dernière, Lucy a découvert que son ex-copine avait refusé une promotion qui l’aurait éloignée d’elle – et l’aurait ramené auprès de Cara, sa copine à elle. C’est gênant comme tout.

La confrontation est super difficile à vivre pour Kate (c’est donc ça son nom ?) parce qu’elle y découvre que Lucy était amoureuse d’elle avant que tout ne soit bêtement gâché. Les actrices ont une alchimie de dingue et un beau talent, ce qui fait que la scène finit par faire son petit effet. C’est rare dans cette franchise d’avoir des scènes émotionnelles du côté des sentiments amoureux. Du coup, c’est déstabilisant et pas suffisant pour vraiment faire pleurer, mais bon, l’effort est apprécié et bienvenu.

C’est frustrant, mais ça fait une belle évolution pour le personnage de Lucy rien qu’au cours de cet épisode. Tous les autres reprennent le week-end comme si de rien n’était et avec des avancées plutôt positives. Lucy, elle, se rend à son rencard avec Skylar après bien des doutes. Et Kai est confronté à son égoïsme : il rappelle finalement l’homme dont il essayait de se débarrasser en début d’épisode maintenant qu’il a pris conscience que sa femme était morte – du covid ? Eh, mignon comme message : il faut s’occuper de ceux qui sont seuls aussi.