Bingewatcher The Good Wife (S03) : la première baisse de régime ?

Salut les sériephiles,

Après deux saisons avalées à une vitesse assez indécente et une saison 2 qui avait d’ailleurs encore fait monter ma note à 18/20, j’étais forcément très enthousiaste au moment de lancer la troisième. Pour la première fois depuis que j’ai commencé The Good Wife, j’ai eu un peu plus de mal à retrouver immédiatement cette addiction. Il faut pourtant reconnaître que le final avait laissé pas mal de choses en suspens et de très bonnes pistes : Alicia venait enfin de céder avec Will (ah, Mika !), sa relation avec Kalinda était complètement détruite et Cary était resté l’un des personnages dont j’avais le plus envie de suivre l’évolution… Alors que s’est-il passé ?

Si j’ai eu du mal, ce n’était pas au point d’avoir envie d’arrêter, évidemment. Les épisodes continuent de s’enchaîner facilement, le casting reste excellent et la série est toujours capable de sortir une affaire ou un cliffhanger qui donne immédiatement envie de poursuivre. Seulement, après une saison 2 qui avait réussi à faire avancer énormément de choses en même temps, cette troisième année m’a parfois donné l’impression de tourner en rond.

… Un peu comme les photos promos du casting, parce qu’apparemment, ils n’en faisaient pas chaque année ?

Pas la peine d’objecter !

Spoilers sur l’ensemble de la saison 3 à partir d’ici.

The Good Divorcée

Nouvelle coupe, nouveau bureau et nouvelle vie sexuelle : il faut environ vingt secondes à la saison pour nous montrer qu’Alicia a bien changé, à une vitesse où on peut dire qu’elle explose le plafond de verre bien rapidement.

Le 3×01 reprend évidemment là où nous l’avions laissée avec Will et, très vite, la série semble vouloir rattraper deux saisons de tension sexuelle en quelques épisodes. Beaucoup de rendez-vous cachés, beaucoup de sexe et beaucoup de situations où les deux personnages doivent faire semblant de ne rien ressentir devant les autres.

Je devrais être ravi puisque j’étais curieux de voir ce que donnerait enfin leur relation. Le problème, c’est que je n’aime toujours pas tellement Will et Alicia ensemble – c’est le cas depuis le début de la série. Les acteurs semblent beaucoup s’amuser et certaines scènes fonctionnent très bien, mais j’ai parfois eu l’impression de basculer devant Grey’s Anatomy ou, surtout, Scandal. Leur façon de s’éviter, de ne plus se parler, de s’engueuler puis de se retrouver en secret finit surtout par donner à deux adultes l’air d’avoir quinze ans. Et les scènes de cul, vraiment, j’ai cru que c’était l’influence de Scandal avant de découvrir que cette saison était sortie avant la série d’ABC. Oups.

C’est d’autant plus dommage qu’Alicia évolue vraiment bien partout ailleurs et que c’est un goût amer qui me reste alors que le reste de la saison reprend son sérieux.

Elle prend du galon, gagne énormément en assurance et découvre peu à peu qu’il est compliqué de rester parfaitement intègre dans un cabinet rempli de requins. La révélation du 3×05, lorsqu’elle apprend que Will a utilisé le vote de David Lee pour la faire entrer au cabinet, arrive d’ailleurs exactement au bon moment : elle voudrait croire qu’elle mérite tout ce qu’elle obtient uniquement grâce à son travail, mais la série continue de lui rappeler que ce monde ne fonctionne pas comme ça. Et si vous voulez vraiment avis, c’est beaucoup plus intéressant que de savoir dans quelle chambre d’hôtel Will et elle vont réussir à se retrouver.

Même sa négociation salariale en fin de saison, pourtant assez grossièrement amenée uniquement pour qu’elle puisse racheter sa maison, permet un truc que j’ai bien aimé : elle pense immédiatement à profiter de sa nouvelle position pour réclamer aussi le retour de Cary au cabinet. La classe !

Alicia et Kalinda : on peut réparer ça ou pas ?

C’était surtout LA relation que j’attendais cette saison.

Étonnamment, Alicia et Kalinda se reparlent très rapidement après le final précédent. Entre le 2×23 et le 3×01, il ne s’est passé qu’une nuit et j’avais pourtant presque l’impression que plusieurs mois s’étaient écoulés vu le changement radical en début de saison.

Elles sont capables de travailler ensemble et de se parler normalement, mais tout ce qui faisait leur amitié a disparu. Et ensuite… il faut être patient.

J’adore toujours voir Kalinda faire son travail et elle reste probablement mon personnage préféré, mais après deux saisons à nous promettre des révélations sur son passé, j’aurais aimé que la série accélère franchement. Son vrai prénom, son mariage, tout ce qu’elle a fui : on sait désormais qu’il y a énormément de choses derrière le personnage, mais on continue surtout de nous les faire miroiter jusqu’au tout dernier épisode, sans que ça n’avance vraiment, même quand Alicia est chargée de la défendre face aux impôts (une intrigue franchement forcée pour les rapprocher, je trouve).

Heureusement, ça permet à la relation avec Alicia de bouger davantage dans la dernière partie de saison. Il était temps. Leur amitié me manque beaucoup plus que je ne l’aurais imaginé et les quelques signes d’un rapprochement fonctionnent immédiatement sur moi. Le 3×21 où Alicia tourne la chaise du bar vers Kalinda ? MAIS ENFIN, ALLELUIA BORDEL ! Quant au cliffhanger du 3×22, avec Kalinda qui se prépare à accueillir son mari, c’est évidemment exactement le genre de promesse qui m’a fait lancer la saison 4 bien vite. Même si, après deux saisons à attendre des réponses, j’ai désormais compris qu’il valait mieux être patient avec elle et qu’on ne saurait probablement pas tous les secrets du perso avant le dernier épisode de la série (je lâche l’affaire, quoi).

Cary, probablement ma meilleure évolution depuis le début

Au risque de me répéter par rapport à ce que je disais en saison 2 : je l’avais trouvé agaçant pendant une bonne partie de la première saison, j’avais adoré le voir passer chez l’adversaire dans la deuxième et cette saison confirme définitivement que le personnage fonctionne beaucoup mieux dès qu’il se retrouve au milieu de plusieurs loyautés.

Sa promotion dans le 3×06 est assez prévisible, mais je ne m’attendais pas à le voir monter aussi haut aussi vite. Comme pour Alicia, on sent que la série suit le chemin de la facilité par moment, mais bon, ça passe parce que c’est une bonne série. J’aime beaucoup sa relation professionnelle avec Peter, sa manière de négocier sa place et surtout le fait qu’il ne soit jamais complètement débarrassé de son attachement à son ancien cabinet. J’aime aussi qu’il commence enfin à réussir à prendre Kalinda à son propre jeu : elle le manipule encore beaucoup, évidemment, mais elle se fait parfois avoir avec une facilité assez réjouissante.

Sa rétrogradation fonctionne par la suite très bien, précisément parce que j’ai kiffé son ascension. Le voir rétrogradé pour son honnêteté, c’est une belle évolution du personnage. Son éviction par Peter, beaucoup moins : j’ai surtout eu l’impression qu’il fallait trouver une raison pour le faire revenir chez Lockhart & Gardner et à nouveau que les scénaristes choisissaient la facilité pour préparer le terrain de la saison 4. Seulement, comme j’avais précisément envie qu’il revienne, je vais difficilement me plaindre.

Et forcément, son retour rapproche à nouveau Cary de Kalinda. Leur dynamique continue d’être l’une de mes préférées. Elle réussit encore parfois à le manipuler avec une facilité impressionnante, lui n’a visiblement toujours pas abandonné l’idée de la séduire et je suis beaucoup trop client de ce duo.

Eli Gold mérite vraiment plus de place

Je parle finalement assez peu d’Eli dans mes bilans alors que j’aime énormément le personnage et qu’il a souvent les meilleures répliques et les moments les plus drôles de la série. Seulement, il bien avouer qu’il vit souvent légèrement en périphérie de la série : il porte les intrigues politiques et les fils rouges mais intervient moins dans les affaires judiciaires de la semaine ; et cette saison, les intrigues politiques sont un peu noyées. L’installer directement au cabinet cette saison est donc une excellente idée sur le papier, mais ça s’essouffle souvent – au point qu’on lui file des intrigues soporifiques avec son ex-femme (et franchement nazes quand il couche avec ses ennemies).

Avant ça et en début de saison, le voir gérer des crises avec Alicia sous ses ordres fonctionne beaucoup mieux que je ne l’aurais pensé et ses confrontations avec Diane sont particulièrement efficaces. J’ai d’ailleurs beaucoup aimé Diane dans ce rôle-là, notamment dans le 3×10 où elle devient presque une mentor pour Eli. Elle reste toujours aussi perspicace cette saison (dès le 3×02, elle comprend tout avant tout le monde) même si la série aime parfois un peu trop la faire passer pour celle qui casse l’ambiance parce qu’elle a raison.

Pour en revenir à Eli, le 3×03 pousse parfois un peu trop son côté excité et colérique, mais j’aime justement que ses méthodes puissent se retourner contre lui. C’est aussi chouette que la saison trouve aussi des associations auxquelles je n’avais jamais pensé, notamment Eli et Kalinda. Je ne m’étais même pas rendu compte qu’ils ne s’étaient pratiquement jamais croisés auparavant, alors que leur duo paraît immédiatement évident. Malheureusement, c’est vite éclipsé ensuite et il reprend sa place en périphérie de la série. Dommage, surtout, et je me répète je sais, lorsqu’on lui colle une ennemie avec laquelle il finit évidemment par coucher. Là encore, la saison semble parfois persuadée que tous ses personnages doivent absolument finir dans le lit de quelqu’un. Flemme cette saison 3, vraiment !

Par contre, son ex-femme qui finit par coucher avec le gentil Ben Laden, pardon mais ça m’a beaucoup trop fait rire. Fallait l’oser cette intrigue !

Les six mois de Will…

L’autre gros fil rouge de la saison concerne l’enquête sur Will. Et autant ça commence bien, autant la suite m’a laissé perplexe. Le retour de Wendy Scott-Carr en procureure spéciale est une excellente surprise et j’ai aimé toute la construction autour du grand jury. La série sait très bien installer progressivement une menace et utiliser des personnages déjà connus plutôt que d’en inventer systématiquement de nouveaux.

En revanche, toute la partie autour de la suspension de Will m’a laissé assez… oui, ben je n’ai pas d’autres mots, en fait : perplexe. Six mois sans exercer sont présentés comme une véritable peine capitale pour le personnage alors que… euh six mois ? Cela passe à une vitesse déconcertante quand on est adulte. C’est moins qu’une grossesse, y a pas à abuser comme ils le font ! Tout le cabinet semble au bord de l’effondrement, les autres avocats se transforment instantanément en charognards et on commence même à parler changement de nom comme si Will venait de disparaître pour toujours. On en est loin et ce n’est jamais que six mois.

Surtout, je n’ai jamais vraiment compris ce qu’il avait ou non le droit de faire pendant sa suspension. Selon les scènes, j’avais l’impression que les règles changeaient et que les scénaristes oubliaient de se consulter – il peut suivre les affaires sur lesquelles il était, pas donner de conseils juridiques et gérer les affaires du cabinet. Soit. Pourquoi est-ce si compliqué ensuite ? Ça donne certes quelques très bons moments, notamment avec Kalinda, mais l’ensemble m’a paru inutilement dramatique et prise de tête pour rien. Disons que ça permettait de donner une utilité à Eli qui commençait à tourner en rond et à Diane, qui s’en sort tellement mieux quand les scénaristes n’essaient pas de lui coller une intrigue amoureuse inutile dans les pattes.

Diane reste heureusement excellente dans tout ça. J’aime toujours autant la solidité de son amitié avec Will et sa capacité à comprendre immédiatement ce qui se joue autour d’elle (même lorsqu’elle croit naïvement pouvoir demander à Will d’arrêter de coucher avec Alicia comme si ça allait régler le problème…).

De moins en moins de politique

C’est probablement l’autre chose qui m’a manqué cette saison : toute l’intrigue politique est malmenée en arrière-plan et il y a plein de pistes prometteuses vite oubliées. J’ai bien sûr envie de parler à nouveau de Becca, parce qu’elle manque, mais même au-delà de ça, j’adore la cabale de Wendy… sauf que ça termine en eau de boudin.

La campagne de Peter avait occupé une grande partie de la saison 2 et, même si je ne m’attendais pas à autant aimer cette intrigue, elle donnait une vraie colonne vertébrale à l’ensemble. Ici, Peter, pourtant procureur, devient beaucoup plus secondaire et l’idée d’une course au poste de gouverneur met énormément de temps à apparaître avant de disparaître presque complètement pendant plusieurs épisodes. En gros, Peter se résume à sa séparation à Alicia et à la menace que celle-ci soit découverte (par Diane, par la presse, par le grand jury de Will, etc.) jusqu’au tout dernier épisode.

Du coup, pas besoin de voir Peter tout le temps, à nouveau. Son absence ne me dérange d’ailleurs pas particulièrement. Il peut manquer plusieurs épisodes sans que j’aie vraiment l’impression qu’il manque quelque chose, ce qui en dit probablement assez long sur la manière dont son personnage est utilisé – mais ça a toujours été le cas. C’est fou comme il me semble être un perso principal mais comme il rate plein d’épisodes.

C’est d’autant plus déconcertant que la saison avait commencé avec une drôle de rivalité professionnelle entre Peter et Alicia dès le 3×01, qui pouvait laisser penser qu’on allait beaucoup plus jouer sur cette opposition. Finalement, ça disparaît quasiment aussi vite que c’est arrivé, j’ai trouvé ça dommage.

La fin de saison relance heureusement certains aspects de cette dynamique lorsqu’Alicia se retrouve à nouveau à ses côtés sur scène ou lorsqu’il est convoqué comme témoin dans une affaire qui vise à faire tomber le cabinet de sa femme. C’est une très bonne image parce qu’elle remet en jeu quelque chose qui était au cœur même du titre de la série : après avoir passé toute la saison à construire une nouvelle vie, jusqu’où Alicia est-elle encore prête à être « the good wife » ? J’espère vraiment que ça sera abordé en saison 4, vu que la fin la voit hésiter à passer plus de temps avec Peter dans leur ancienne maison (une intrigue bien naze que celle de la maison !).

Et toujours ce casting absolument absurde

Troisième saison et le jeu du « mais je connais cet acteur ! » fonctionne toujours aussi bien. On croise ainsi Anna Camp, Monica Raymund, Sterling K. Brown puis Susan Kelechi Watson quelques épisodes plus tard, et même Jason Biggs dans un épisode consacré au bitcoin. Oui, un épisode sur le bitcoin en 2012. Le regarder aujourd’hui est assez fascinant tant la série traite encore le sujet comme quelque chose d’obscur et presque expérimental.

Et puis Matthew Perry débarque en fin de saison, parce que pourquoi pas ?

Il y a évidemment Lisa Edelstein aussi, qui débarque en Celeste et reste suffisamment longtemps pour qu’on ne puisse même plus vraiment parler de simple guest. Son arrivée sort un peu de nulle part, mais elle apporte quand même une vraie nouvelle dynamique autour de Will… avant de disparaître sans laisser de trace ? C’est agaçant et la série fait ça de plus en plus souvent : des personnages très secondaires disparaissent totalement d’un épisode à l’autre, et ça fait étrange tout de même ces pistes laissées ouvertes.

Je préfère cependant toujours les retours de personnages que je connais déjà. Elsbeth est un bonheur absolu à chaque apparition et me donne encore davantage envie d’arriver un jour à sa propre série. Patti Nyholm se fait attendre toute la saison mais revient en fanfare dans le final et rappelle immédiatement à quel point elle peut être drôle tout en représentant un vrai danger. Même la juge militaire revient, avec une relation avec Will qui continue de fonctionner parfaitement. J’ai beaucoup aimé.

C’est l’un des grands plaisirs de ces saisons longues : la série commence désormais à posséder une galerie suffisamment importante pour faire revenir quelqu’un sans avoir besoin de le réintroduire complètement et les retours sont franchement réguliers.

Les pires ennemis qu’on puisse imaginer avoir dans sa vie.

Un triple cliffhanger pour rattraper une saison plus calme

Le début de saison tourne à 15/20 maximum. C’est inhabituellement bas pour The Good Wife, mais le début m’avait vraiment déçu : trop de Will/Alicia, une intrigue insupportable autour de Grace et de sa tutrice (ça disparaît totalement par la suite, je suppose que ça a été un flop du côté de l’audience ?), peu de fil rouge et Kalinda qui stagnait.

La série remonte lentement mais sûrement la pente ensuite, ce qui fait qu’heureusement, elle ne devient jamais mauvaise. Elle reste drôle, inventive et capable d’enchaîner les intrigues suffisamment vite pour que je ne m’ennuie pas. Pourtant, j’ai aussi eu l’impression qu’elle passait une partie de cette saison en pause, surtout dans ses relations : tout bouge, mais rarement autant que je l’aurais voulu. Et puis, il y a vraiment des choses qui sont laissés en plan et qu’on finit par oublier (Grace et la religion ? L’existence même des enfants d’Alicia parfois ? Jackie ?).

Zach, en plus, fonctionne de mieux en mieux sur une bonne partie de la saison, alors c’est frustrant. Il ne servait franchement à rien au début de la série, mais j’ai aimé le voir apprendre la vérité par Peter puis devenir protecteur avec sa mère. Et Alicia qui finit carrément par lui acheter une voiture pour empêcher Jackie de s’en mêler ? Énorme fou rire. Le pauvre doit ensuite gérer Nisa qui disparaît pendant dix épisodes avant de revenir avec un “je t’aime”, sa mère et sa grand-mère… mais il finit assez bien par tirer son épingle du jeu.

J’étais aussi content de revoir Owen, toujours aussi drôle, cette fois transformé en mère au foyer désespérée ; et la série lui donne même un copain, ce qui reste assez dingue pour une série CBS de cette époque… Malheureusement, il est vraiment sous-exploité cette année.

Le final réussit heureusement à remettre plusieurs enjeux au centre en même temps, comme il se devait de le faire : le cabinet est en danger, même si j’ai évidemment du mal à croire qu’il va réellement disparaître ; Kalinda attend son mari avec une arme et Alicia doit décider si elle veut retourner vers sa famille ou non.

J’aime particulièrement ce dernier choix parce qu’il ramène directement la série à son point de départ – et à son titre. Trois saisons plus tard, la question n’est plus simplement de savoir pourquoi Alicia reste avec son mari, mais de savoir si cette femme que l’on connaît désormais beaucoup mieux a encore envie d’être celle que tout le monde attend qu’elle soit.

Une saison un peu moins forte, mais bon, ça reste un 16/20

C’est moins bon, surtout au début, mais ouf, pas de catastrophe : 16/20 reste une très bonne note et j’ai évidemment envie d’enchaîner. Après l’efficacité impressionnante de la saison 2, celle-ci m’a parfois semblé hésiter sur ce qu’elle voulait raconter. D’ailleurs, c’est peut-être ce qui me manque le plus par rapport à la saison 2 : des épisodes construits autour d’un dispositif qui changeait vraiment le rythme mais savait où il allait, comme l’épisode avec les écoutes du FBI ou ceux avec les courses contre la montre. Ici, il y en a moins et la saison donne davantage l’impression de dérouler ses intrigues habituelles. Les intrigues politiques deviennent plus discrètes, plusieurs personnages disparaissent pendant de longs moments et les romances prennent parfois trop de place sans faire réellement évoluer les relations.

En revanche, Alicia continue de devenir une héroïne de plus en plus intéressante, Cary confirme qu’il est désormais l’un de mes personnages préférés, Eli mérite largement toute la place qu’on lui donne et je reste désespérément accroché à chaque petit progrès entre Alicia et Kalinda.

Alors, pour ceux qui regardaient déjà la série à l’époque et sans me spoiler : cette saison 3 vous avait-elle aussi paru un peu moins forte que la deuxième ?