Reconfinés (sort of)

Salut les sériephiles,

Nous avons un problème ce soir, je n’ai clairement pas du tout le temps de vous proposer l’article que j’avais envisagé. On va se passer d’un article du jour comme on se passe de critiques séries ces derniers jours, et je vais faire la promesse d’essayer de me rattraper demain. Comme il y a le mot « essayer », je ne m’aventure pas à prendre le moindre risque.

I See What You Did There GIFs | Tenor

Pour ma défense, nous sommes donc « reconfinés », mais à l’extérieur, avec des attestations qu’il ne faut finalement pas utiliser et des règles simples qui sont complexifiées autant que possible à chaque fois qu’on pense les comprendre. J’ai l’impression d’être piégé dans une spirale administrative cette semaine, parce que j’ai aussi passé énormément de temps sur mes possibilités de mutations aux règles inutilement complexes pour un truc qui, de toute manière, ne m’apportera pas ce que je veux.

Comme bien souvent dans ces cas-là, j’ai mis de côté les séries, parce que le boulot et l’administratif m’occupaient pas mal. Le côté reconfinement apporte quelques changements aussi, même si dans l’ensemble, ma vie reste à peu près la même, avec la liberté d’une heure de plus le soir avant le couvre-feu. Et ça, franchement, c’est odieux : j’ai envie de leur dire merci… alors que c’est parfaitement normal ? angel smile time gif | Tell-Tale TVC’était inhumain 18h (particulièrement sur le mode de vie parisien ; je n’ai pas l’impression que j’avais la même vie quand j’étais à Bordeaux, mais bon).

Bref, avec tout ça qui s’accumule presque plus vite que les cas contact et positifs autour de moi, ça m’a fait du bien de me replonger plutôt dans Angel ce week-end. Oui, oui, malgré les remous récents du Whedongate, je n’oublie pas que ces séries-là sont de vrais doudous toujours efficaces, et bon dieu, qu’est-ce qu’Amy Acker est une actrice d’exception. Bien sûr, je dis ça en grande partie parce que je me suis replongé sur le dernier arc de la série, commençant par… A Hole in the World. Meilleurs GIFs Illyria | GfycatCela me semblait assez adapté à la période, non ?

C’est très étrange en tout cas d’arriver à la fin de la série comme ça, surtout que ça marque la fin du premier visionnage d’une amie qui a commencé Buffy après tout le monde il y a quelques années déjà. J’ai eu maintes fois l’occasion d’en parler dans ces articles 500 mots, et ce, dès le départ ou presque de cette catégorie, avec un article le 5 août 2017.

Voir aussi : Mes premiers souvenirs de Buffy

Buffy contre les vampires : top 10 des meilleures punchlines de Buffy SummersEn revanche, finir, c’est bien, mais derrière, ça laisse un tel sentiment de « OK, et après ? » que je me suis replongé en fin d’après-midi dans le tri et la lecture de mes comics du Buffyverse… C’est assez triste : il y a des morceaux complets des saisons 11 et 12 qui ne sont pas triés ; et tout le reboot qui est laissé à l’abandon dans mon archivage. J’ai beaucoup trop de boulot de ce côté-là, il faudra que je m’y consacre cet été apparemment.

En attendant, j’ai donc des séries à voir demain, et un article sur les tomes 16 à 18 de The Promised Neverland que je décale depuis plusieurs jours. J’ai lu tout ça il y a une bonne semaine désormais, ce n’est plus tout frais dans ma tête… Mais ça arrivera, promis.Olivia pope red wine GIF on GIFER - by Sagar Seulement là, il était 23h38 quand j’ai commencé l’écriture de cet article, parce que qui dit reconfinement dit apéro en visio, non ?

Le vin rouge de Bordeaux, c’est quand même vachement bon. Sur ce, la soirée continue avec un autre coup de fil, alors bonne nuit !

Le Whedongate, 2021

Salut les sériephiles,

Je sais. Je sais qu’il y a deux jours à peine, j’ai tweeté pour dire que j’avais fait le tour de ce que j’avais à dire sur Joss Whedon il y a trois ans déjà. L’article, simplement nommé Whedongate est toujours en ligne. Qu’est-ce qui a changé depuis son écriture alors ? Ben, déjà, je devais encore parler aujourd’hui des comics Buffy, et je ne me voyais pas le faire sans parler de ce qu’il s’est passé avant avec les déclarations de Charisma Carpenter. Je me suis alors retrouvé à écrire cet interminable article et, après réflexion, je le publie, tel quel, à chaud et sans relecture, sans mise en page particulière, sans gif. Le sujet est sérieux, après tout.

Voir aussi : Le Whedongate, 2017

Par où commencer ? Déjà, Charisma Carpenter a éclairci beaucoup les choses concernant sa grossesse. Très sincèrement, n’importe qui ayant vu la saison 4 d’Angel sait parfaitement qu’il y a eu un problème durant le tournage la concernant. Sa grossesse est maltraitée scénaristiquement du début à la fin, et le personnage est sacrifié et jeté à la poubelle après quasiment sept années d’évolution vraiment géniales. Tout ça, c’est encore sans compter la carrière de l’actrice qui a eu du mal à s’en remettre après.

Le point de vue de Charisma Carpenter ne fait que confirmer les nombreuses théories et rumeurs, tout en y ajoutant quelques éléments qui restent de l’ordre du point de vue : elle affirme ainsi que Joss Whedon a ignoré les appels de son agent lorsque celui-ci voulait prévenir de la grossesse de l’actrice ; et je suis sûr que Joss Whedon dirait probablement autre chose, mais à ce stade… Je m’en fiche pas mal.

De toute manière, je vois mal comment il pourrait s’en défendre autrement que « parole contre parole », et clairement, ce n’est pas celle de Joss Whedon en laquelle je crois le plus : il a refusé de simplifier le tournage pour l’actrice, au point de la faire venir tourner de nuit – alors certes c’est une série de vampires et il se passe plein de choses la nuit, mais beaucoup de scènes se déroulaient à l’intérieur tout de même ; et certaines scènes extérieures sont bien inutiles dans cette saison (ou auraient pu être tournées différemment).

D’après elle, Charisma Carpenter a donc vécu une grossesse difficile, y compris d’un point de vue médical, avec beaucoup de stress, un symptôme physique dont elle souffre encore et de multiples moqueries et remarques sarcastiques de Whedon, notamment sur ses croyances religieuses. Bon. On parle de Joss Whedon : ça ne fait absolument aucun doute, évidemment que ce qu’elle dit est vraie. Il suffit d’écouter quelques interviews du producteur – ou les commentaires audio des épisodes – pour savoir que c’est vrai qu’il a un humour grinçant (faisant aussi le succès de ses séries, c’est ça le pire), et pour l’imaginer assez facilement.

Je l’avais déjà dit la dernière fois : je n’ai jamais vraiment aimé ce que je voyais de Whedon en tant que personne. Il a l’air d’être un type triste, frustré, offensif avec les mots, qui veut tout contrôler et qui fait de l’humour avec tout, sans réfléchir vraiment aux personnes à qui il s’adresse. Eh, moi aussi je fais de l’humour avec tout… mais j’ai vite appris qu’on ne pouvait pas faire ça avec tout le monde non plus. Et clairement, tu ne peux pas te le permettre avec des gens qui bossent pour toi, purée.

Voir aussi : Comment Buffy a façonné mon blog (et ma vie) ?

Sa réputation a toujours été la même : il a une vision artistique sacralisée (par ses fans, certes, son équipe, aussi, mais surtout par lui-même) et une certitude qu’il fait qu’il refuse la critique ; voulant que le script soit réalisé à la virgule près. Souvenons-nous qu’Halle Berry et lui se détestent à cause d’une simple réplique qu’elle n’aimait pas et qu’il n’a jamais voulu changer, menant à la blague la plus désastreuse de X-Men parce qu’elle ne l’a pas dit sur le bon ton (et on connaît assez le ton whedonien pour voir ce que ça aurait dû donner cette blague du crapaud qui dit aïe comme tout le monde)…

Ce qui se passe aujourd’hui, c’est qu’on est en 2021 et que cette attitude qui pouvait passer en 2000 ne trompe plus : son autoritarisme en fait une mauvaise caricature de dictateur ridicule, et le féminisme de ses œuvres est en train d’être sacrément taché par ce qu’il est, un homme blanc hétéro pas si ouvert d’esprit que ça. En même temps, là encore, difficile d’y trouver une surprise quand on connaît le traitement des personnages de couleur dans ses séries (ils sont vraiment peu nombreux, et à part Gina Torres, ou à la rigueur J. August Richards, faut voir comment ils finissent en général…).

Le vrai problème qui me fait écrire cet article n’est cependant toujours pas là : tout ça, je l’ai déjà évoqué sur le blog, il n’y a pas de changement. Ce qui me pose problème, c’est la déclaration de Michelle Trachtenberg (Dawn dans Buffy) qui a suivi… Que tout le casting parle d’une mauvaise ambiance sur le plateau de tournage, ce n’est pas trop nouveau – on sait déjà que Sarah Michelle Gellar s’isolait souvent (et on comprend mieux pourquoi maintenant ?) et que Whedon avait ses favoris (toujours tristement silencieux dans l’affaire pour la plupart, alors que je les adore, à commencer par Alexis Denisof et Amy Acker). Qu’elle aille dire qu’il y avait une règle interdisant Joss Whedon de se retrouver seul avec elle – une adolescente ! – dans une pièce ? Ça craint.

Voir aussi, entre autres sur l’ambiance de tournage : Ma 1e convention, Buffy Once More With Feeling 3

On ne saura probablement pas ce qu’il en est, et on n’a pas vraiment besoin de savoir non plus, mais ça dépasse le cadre de la mauvaise ambiance, de toute évidence. On a souvent mis sur le dos de Sarah Michelle Gellar la fin de Buffy, mais peut-être qu’elle en avait marre aussi – elle savait de toute évidence ce qu’il s’est passé, quand d’autres nient être au courant, comme Anthony Head, que j’ai envie de croire, parce que je vois mal un type comme Joss Whedon oser faire quoique ce soit devant lui. C’est dire comme je vois Joss Whedon.

Il est assez connu parmi les fans, de plus, que Sarah Michelle Gellar n’était pas d’accord avec toutes les décisions de Whedon lors de la dernière saison – il va jusqu’à dire qu’elle n’a rien compris à la dernière scène entre Buffy et Spike, mais qu’elle a quand même joué ce qu’il voulait, et il en semble heureux et fier d’avoir réussi à la forcer à le faire dans le commentaire audio du DVD… Malaise ? Sa vision artistique avant le reste, comme lorsqu’il la force aussi à rire dans la saison 6 alors qu’elle déteste ça. Bon. Le métier d’acteur, c’est aussi ça, je sais bien, mais sans dialogue aucun sur le scénario et sur ce qui est accepté… Encore une fois, question d’époque, et personne ne trouvait rien à y redire en 2000, j’imagine.

Le reste du casting ? On voit mal David Boreanaz ou Nicholas Brendon (Angel et Xander/Alex, respectivement) intervenir après avoir été au cœur de leurs propres affaires de harcèlement. Beaucoup apportent du soutien, surtout du côté des femmes. Côté hommes, c’est sans trop de surprise que J. August Richards a été un des premiers à apporter son soutien à Charisma Carpenter, en soulignant qu’il savait ce que c’était d’avoir du mal à évoquer un tel secret (il a fait son coming out public il y a un an seulement), quand les autres ont eu du mal à s’y mettre.

Enfin, les favoris de Whedon se taisent… à l’exception d’Eliza Dushku. Pourtant, après avoir été dans trois de ses séries, et après avoir eu une série écrite rien que pour elle où il s’est empressé de la mettre en tenue de cuir et dominatrice, elle ne peut pas ne pas savoir, surtout après avoir été elle-même victime de harcèlement plusieurs fois (elle a arrêté sa carrière après Bull à cause de ça) ? Je suis perplexe, mais Whedon semble avoir une telle personnalité qui attise la fascination, peut-être qu’on peut bel et bien être aveuglé par ce qu’il fait grâce au charisme qu’il dégage ?

Voir aussi : Ma rencontre avec Eliza Dushku au Comic Con Paris 2017

Et puis, quand on est dans ses bonnes grâces… ? Je reste surpris – dérangé ? – par le silence de certains face à cette affaire, tout de même (Nathan Fillion ? Felicia Day ?). Personne ne peut nier qu’il avait ses favoris et que ça ne peut que créer des ambiances de travail toxique ? Tout ça me rend heureux qu’il ne soit finalement jamais revenu sur Agents of S.H.I.E.L.D, et je comprends mieux pourquoi avec l’ouverture d’esprit de son frère et de Maurissa Tancharoen. Il doit y avoir des tensions dans les réunions de famille !

Voir aussi : Ma rencontre avec Felicia Day (en 2014)

Quant à la cancel culture qui rôde autour de tout ça… Humph. C’est compliqué. Certains comparent à Rowling, mais c’est bien différent de Rowling en ce qui me concerne – Rowling est juste une femme qui ne change pas à la même vitesse que le monde, qui est plus vieille que sa fanbase et qui s’entête dans des idées passées. Harry Potter a mal vieilli, les livres n’auraient pas le même succès aujourd’hui parce que pas assez inclusif… mais pour leur époque, ils restent étonnamment ouverts d’esprit dans le message ; et ils fonctionnent encore pour des lecteurs aujourd’hui grâce à la magie qu’ils apportent et à la plume incroyable de Rowling, qu’on ne pourra pas lui retirer, même si elle écrivait les pires messages du monde.

Voir aussi : The Ickabog, Un nouveau conte signé JK Rowling

Les œuvres de Joss Whedon ? Sa plume m’a moins plu ces dernières années, précisément parce que je ne le trouvais plus si ouvert d’esprit non plus, à se comporter en enfant après la défaite des démocrates face à Trump… J’ai quand même très envie de découvrir The Nevers, parce que j’adore le concept de base de la série. C’est frustrant.

C’est un être humain détestable. Pour l’instant, il n’est que ça, il n’a pas commis de crime, il est juste un connard qui vire les jeunes mamans et se comporte mal en présence d’adolescentes, ce qui est déjà beaucoup trop, mais j’ai déjà écrit que je n’aimerais pas le rencontrer car on voit bien qu’il est gênant. Je pense – j’espère – qu’il s’est contenté de réflexions salaces en présence de (et possiblement à propos de) Michelle Trachtenberg ; comme il en a fait de toute manière dans les commentaires audio des DVD aussi.

Si, si, il se permet des commentaires sur le fait que Dawn soit sexy dans un épisode qu’il commentait avec Nicholas Brendon, vraiment, c’était déjà dérangeant à entendre quand j’étais ado : de mémoire, mais je n’ai pas mes DVDs avec moi pour vérifier (tout se perd), c’est à propos d’une scène de la fin de saison 7 où Xander embarque Dawn de force en voiture avec lui.  Les blagues qu’ils font à ce moment-là ? Suffisamment dérangeantes pour que ça me revienne à la rédaction de cet article. Elle avait à peine 18 ans.

Je m’égare : comprenez-bien que si ça m’a dérangé en tant qu’ado il y a dix ans (plus, même), c’est qu’il y a clairement un problème, surtout maintenant que les standards ont évolué. J’aime la plume de Whedon, j’aime les mondes qu’il met en place, la structure narrative qu’il a donné à la télévision et les répliques grandioses de ses personnages qui évoluent toujours. Ces œuvres ne sont pas le fruit de son unique travail, mais d’une collaboration avec de nombreux artistes, tant devant la caméra (tant d’acteurs !) que derrière, avec une équipe de scénaristes dingues qui continuent aujourd’hui d’écrire des choses merveilleuses.

Je ne vais pas les renier. Je vais rester fan, parce que, et là ça rejoint Harry Potter, ça m’a forgé en tant qu’adolescent et jeune adulte, ça m’accompagne depuis des années et j’ai trouvé de la force grâce à ces œuvres.

En revanche, ce qui est permis par la fiction, notamment dans l’humour, ne l’est pas forcément dans la réalité. En revanche, je continue de penser que derrière le génie artistique se cache un type qui manipule tout le monde et se prend pour un dieu. En revanche, j’ai désormais la certitude que ce qui a permis la création d’un monde aussi parfait était finalement hyper toxique… C’est toutefois le cas de bien des choses dans ce monde, et il faut l’accepter.

Difficile de séparer l’artiste de l’œuvre, donc, comme toujours. Je vais continuer de penser bien du mal de la personne, mais d’adorer ce qu’il a écrit et créé, en me rappelant que ça a débouché sur des projets – et pas que les siens ! – où des artistes ont pu s’épanouir, où une forme de féminisme (mise à mal aujourd’hui sur plein de points, à commencer par Xander qui est l’archétype du nice guy à qui, en plus, on pardonne tout) a pu exister dans une culture qui ne lui laissait aucune place et où des fans ont pu grandir.

Et surtout, surtout, je vais espérer que Joss Whedon sorte de l’hypocrisie malsaine dans laquelle il est vis-à-vis du message de ses œuvres. Clairement, il s’en sert – et des œuvres, et des fans ! – pour s’excuser en permanence de ce qu’il fait et est, en assurant qu’il est un type bien parce que les mots le prouvent. Ce n’est pas le cas. Il a fourni de jolies histoires de rédemption à travers les années… Espérons qu’il puisse en vivre une lui aussi, reconnaître ses torts et avancer pour devenir plus fréquentable. Malheureusement, je doute de sa capacité à y parvenir, parce que je l’ai toujours vu comme un type profondément détestable, contrairement à ceux dont il s’entoure. Une aura, un charisme. C’est terrible.

Je l’ai lu sur Twitter, et je n’ai pas meilleure conclusion : Do better, Joss.

Ce que c’est qu’une guest star, part. 2

Salut les sériephiles,

Cela fait longtemps, très longtemps que je n’ai plus écrit d’articles allant dans le lexique du sériephile, mais je sais que c’est une catégorie qui vous plaisait bien. Du coup, quand j’ai vu dans les recherches menant au blog la question « c’est quoi guets star » (la faute de frappe est dans la recherche), je me suis dit que c’était l’occasion de me retrousser les manches… avant de découvrir que c’était un article que j’avais déjà écrit lors de la mise en page.

Voir aussi : Ce que c’est qu’un(e) guest-star

Grosse utilité publique ce blog – mais j’en profite pour rappeler que c’est féminin (même si je ne suis pas le dernier à l’utiliser au masculin aussi, c’est censé être féminin). Ce n’était pas si clair la dernière fois que j’en ai parlé. Pour ma défense, c’est un article que j’avais écrit il y a deux ans. Pour m’enfoncer encore plus, j’avais déjà les mêmes exemples d’acteurs, ça craint, non ? Eh bien, pas forcément et je vais en profiter pour vous expliquer pourquoi.

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Le premier exemple qui me vient en tête quand je parle de guest-star

Alors à quoi ça sert une guest star ? C’est tout simple : c’est l’apparition d’une star dans une série où elle n’a pas un rôle principal. Cela peut être pour un épisode (Leighton Meester dans The Last Man on Earth par exemple) ou pour quelques épisodes (Britney Spears dans How I met your mother, Billy Zane dans Charmed, etc.). Et ça sert surtout au marketing finalement : le but n’est pas le buzz d’un caméo, je l’avais déjà dit la dernière fois, mais ça permet tout de même de faire les choses en grand dans les promos, on le sait bien.

Parfois, la définition est un peu plus floue, parce qu’un acteur invité en guest-star pour un ou deux épisodes finit par revenir un peu plus, voire s’intégrer définitivement au casting de la série (une fois de plus, coucou Amy Acker, qui nous a fait ça dans la dernière saison d’Alias, dans une moindre mesure, dans Angel, évidemment, ou dans Person of Interest… Bref, c’est toute sa carrière qui est comme ça et elle ose encore dire qu’elle a « de la chance » quand c’est clairement du talent. Pardon, je m’égare totalement et j’oublie le but de l’article là).

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Bon, elle est aussi guest dans McGyver (snif), Agents of S.H.I.E.L.D, plusieurs épisodes de SuitsHIMYM? etc.

Voilà, autrement dit, « guest-star » = un visage connu dans une série, et c’est tout. Pas compliqué, finalement. Mais les guest-stars pour qui ça se passe vraiment bien peuvent décrocher de plus gros rôles ou juste relancer leurs carrières (coucou Britney !). Finalement, si ce sont mes deux exemples à chaque fois, ce n’est pas pour rien : ces exemples sont marquants car ils sont la définition même de ce que c’est qu’une apparition de guest réussie : ça se retient, ça apporte de bonnes choses.

Pourquoi on l’utilise tant ? On le voit souvent dans les génériques de séries ou dans les crédits qui défilent au début des épisodes, ce qui fait que le terme s’est répandu assez vite chez les sériephiles. En français, on a plutôt tendance à lire « avec la participation exceptionnelle de… » et ça permet de comprendre pourquoi on lui préfère le plus court et plus rapide « guest star ».

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Et aujourd’hui ? Deux ans après mon premier article, la pratique est toujours aussi populaire et revient parfois en force pour des événements spéciaux, comme les épisodes de SuperBowl ou comme en septembre dernier où ABC nous a fait tout une affaire de sa semaine avec des guests venues du passé (par exemple, deux actrices de Charmed dans Grey’s Anatomy). On voit bien l’intérêt pour les chaînes d’avoir des guest stars, de manière à booster un peu les audiences.

Le terme s’est tellement popularisé qu’on le retrouve aussi parfois ailleurs : « guest star » est désormais utilisé dans l’univers des jeux vidéos, du sport (le catch notamment) ou même au cinéma ! Comme quoi, les séries, c’est pas n’importe quoi et ça influence vachement la culture populaire. En même temps, si vous êtes là, vous le pensiez probablement déjà.

Voir aussi : Le lexique du sériephile

Un samedi au Comic Con Paris (2019)

Salut les sériephiles !

Comme promis hier, il n’y a pas trop de surprise dans le sujet de l’article du jour : je suis ici pour vous parler du samedi au Comic Con. C’est absolument dingue de se dire que ça fait déjà une semaine que cette journée quasi-parfaite s’est déroulée, et pourtant ! Par où commencer ?

Par le début, bien sûr ! Pas d’erreur dans le métro cette fois-ci, j’ai retrouvé Laura à 9h16, pour un rendez-vous fixé à 15, c’était plutôt pas mal joué de ma part. Rapidement, Poluss nous a rejoint, et puis la crapule, et puis hop hop hop, c’est en toute hâte que l’on s’est dit que c’était l’occasion parfaite pour faire une photo sur le canapé de Friends. En début de journée, il n’y avait pas grand-monde dans le salon, et beaucoup ne savaient pas encore où il était. J’avais l’avantage d’avoir eu le temps de le voir le vendredi.

Voir aussi mes articles sur les journées de : VendrediDimanche

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Photo faite, c’était déjà l’heure de la séparation. Je vous laisse consulter le compte-rendu du week-end de Laura sur son blog, nous, on est allé commencer une longue journée d’attente avec Poluss. Une journée d’attente ? Ben oui, on ne voulait surtout pas rater le panel d’Amy Acker à 11h. Mission réussie, largement, avec un panel qui était particulièrement génial. Snapchat-2132396261.jpgCette fois, Yaelle est revenue sur l’ensemble de la carrière d’Amy et, oui, elle a à peu près réussi à faire le tout, c’est incroyable. Une journée qui commence par Dollhouse, c’est forcément une bonne journée, mais il a été question d’à peu près toutes les séries dans lesquelles elle a joué, et il y en a eu un max !

Bien sûr, les films aussi ont été évoqués, et malgré tout, il manquait encore certains de ses projets. J’ai donc profité de l’occasion pour demander le micro à Marine afin de poser la première question de la journée. Cette fois encore, Amy Acker m’a reconnu, se demandant d’abord si c’était bien moi, puis lâchant un craquant « Oh he had the first question yesterday ». Si vous me suivez ailleurs que sur le blog, vous savez déjà que je suis sous le charme de ces quelques mots, elle est tellement mignonne et parfaite aussi.

DSC_0210.JPGBon, je ne me suis pas trop décontenancé malgré tout et j’ai pu poser une question sur feu The Gifted. Sa réponse fut bien longue et marrante, confirmant que l’équipe n’avait pas vraiment regardé Person of Interest et n’arrêtait pas d’avoir des idées lui rappelant son rôle de Root. C’est un peu ce que j’écrivais dans mes critiques de la saison 2 lors de la diffusion, ça me rassure. Les autres questions ont porté sur Angel ou le meilleur épisode de POI (sur lequel j’ai effectivement écrit cet article), évidemment, mais ce qui devait arriver arriva : le panel a pris fin bien trop rapidement à mon goût. Pourtant, on avait fait le tour de 15 ans de projets divers… Une fois de plus, chapeau bas à Yaelle que je vois comme une vraie magicienne – les questions sont précises et permettent de tout aborder. Le seul truc dont il n’a finalement pas été question, c’est Con Man, mais c’est tellement peu connu que ça n’est pas surprenant.

Comme promis dans mon article planning du samedi, nous avons enchaîné avec Pauline en traversant le salon sans rien regarder d’autre que notre objectif : le studio photo. IMG_26f4y9.jpgEt on a eu une sacrée chance de passer pile au moment où ils ouvraient les portes pour l’attente du studio, donc on était dans les dix premiers à pouvoir faire une photo avec elle. C’était rassurant pour la suite de la journée : les premiers aux photos sont inévitablement les premiers en dédicace, voyez-vous.

L’attente fut longue à nouveau, principalement parce que je commençais à avoir faim, mais que je ne me voyais pas prendre le risque de manger avant la photo – pour ne pas me tâcher, pour ne pas avoir une sale haleine, pour ne pas avoir un morceau de pomme de terre dans les dents, les vrais problèmes, quoi ! Finalement, il a bien fallu se rendre à l’évidence, le grand moment est arrivé (« vous êtes ensemble ? » pour la private joke aha).

Sans trop de surprise, elle m’a reconnu à nouveau et dit « oh bonjour again ». À ce stade de l’article, vous aurez compris que de toute manière, elle aurait pu me dire « oh no not you », j’aurais été totalement in love quand même. La photo passe trop vite, mais elle a tout de même pris le temps de dire qu’elle trouvait mon t-shirt « cute » (un t-shirt Run Robot, en référence aux boîtes de production Mutant Ennemy – Angel, Dollhouse – et Bad Robot – Person of Interest, trouvé sur Redbubble). C’est un bon moyen de briser la glace en photo, mais de toute manière, de mon côté, y avait zéro glace.

La photo prise, il a fallu redescendre de mon petit nuage pour retrouver Pauline et sa photo, et pour qu’on se dirige alors vers l’espace dédicace, encore un peu hagards. Des vrais fans, des vrais gamins complètement perdus ! On s’est tellement dépêchés qu’on était carrément dans les cinq premiers pour la dédicace. C’était une bonne nouvelle pour le reste de la journée !

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Ouais, c’est organisé cette affaire, y a des post-it pour qu’elle mette bien les accents à mon prénom vous voyez, et j’ai pris une pochette pour protéger la photo (je n’ai pas arrêté de la faire tomber par terre quand même)

L’attente était plus longue en temps, mais elle a paru plus courte, parce que j’ai enfin pu manger et parce qu’on était dans la file juste à côté de celle pour Ross Marquand, donc on n’était pas sans rien à regarder non plus. L’acteur a été tellement cool avec ses fans ! S’il avait fait un créneau de dédicaces supplémentaire, j’aurais probablement craqué et pris moi aussi une signature. Mais bon, il avait fini son programme, cette dédicace était la dernière chose qu’il lui restait à faire – ce qui explique sûrement pourquoi il était si généreux avec les fans.

De toute manière, ne me faites pas dire ce que je n’ai pas dit, Amy Acker aussi était généreuse avec nous. Elle a pris tellement le temps de parler que le matin, elle avait accumulé du retard et que le Comic Con a dû ouvrir un créneau de dédicaces supplémentaire ! Bref, ce qui compte, c’est que j’ai pu lui parler à nouveau (une dernière fois) pour lui dire à quel point j’étais fan – on sait jamais, elle avait peut-être mal compris les premières fois non ?, et surtout pour lui parler d’une de mes scènes préférées de Dollhouse. Elle voyait parfaitement de laquelle je parlais et a semblé touché (bon, en même temps, c’est son job en convention non ?), elle m’en a remercié en disant que ça avait été une journée éprouvante pour elle mais que Fran Kranz était un collègue cool, elle a signé ma photo en disant qu’elle était « nice » (aaaaah) et a fini par me dire au revoir, parce qu’il fallait bien que je laisse ma place à Pauline, qui a eu la bonne idée de parler de moi, alors j’ai eu droit à un dernier regard d’Amy.

Ah oui, j’ai aussi bredouillé une dernière phrase en anglais pour lui dire que j’espérais qu’elle reviendrait en France et que j’avais hâte de voir ses prochains projets. Quoi ! On ne sait jamais !

Bon, donc, une fois ceci achevé la journée était concrètement terminée pour nous. Mais comme on n’avait encore « rien » fait, on s’est dit avec Pauline qu’on allait faire le tour des allées du salon. IMG_20191028_224752_866.jpgL’occasion de croiser des cosplayeurs, notamment une amie dont je vous laisse l’instagram, de retrouver Laura ou de tomber au hasard d’une allée sur Terry LTAM. Malheureusement, pas de panel pour lui cette année, mais il est toujours aussi sympa, et on a eu notre selfie. Eh, ça ne valait pas les fou rires des panels des années précédentes. J’espère qu’il pourra être rembauché pour animer quelque chose l’an prochain, parce que ça manquait !

Voilà pour cette deuxième journée, je n’ai finalement pas fait d’autres panels. C’est un peu pauvre en contenu, je sais bien, mais bon, le début de la journée avait été intense ! En plus, ce n’était vraiment que le début : à parcourir les allées, on a pu faire plein de photos (le canapé de Stranger Things, la photo officielle du salon), j’ai croisé des abonnés et même une amie de lycée, totalement par hasard. Alors certes, je n’ai pas vu tout le monde, mais ça n’est pas toujours évident de se retrouver dans les allées. J’ai laissé le hasard faire les choses, et puis il restait encore la journée du dimanche.

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En attendant, on s’est permis quelques craquages – enfin, les filles surtout, j’ai été sage et pas trop déboursé mon argent. Après tout ça, il faut tout de même que je vous avoue que pour la première fois depuis deux ou trois ans, on a décidé avec Laura de ne pas aller à la soirée de projection. Elle se déroulait en masterclass et la file d’attente nous a déjà paru pleine quand on a voulu y aller. C’était vraiment dommage de ne pas la faire en Grande Scène… Après, le contenu nous intéressait moins que d’habitude aussi – c’est un peu dommage de diffuser des épisodes de saisons diverses pour une projection comme ça. Je préférais les épisodes 1 de série (ou d’anthologie) de l’an dernier, histoire de vraiment découvrir et voir si on aimait, sans être paumé dans l’histoire.

IMG_20191026_204132_393.jpgOh, ne vous inquiétez pas, on n’a pas rien fait de la soirée non plus : on a finalement rejoint Terry LTAM qui nous avait proposé de venir prendre un verre avec lui dans son bar préféré, le J’peux pas, j’ai poney. Et honnêtement, c’est sans regret : le bar est très (très) chouette et on a passé une très bonne soirée en sa compagnie et en compagnie de celle d’une poignée de ses abonnés. Le genre de soirée qui se déroule dans la bonne humeur et qui rebooste avant une dernière journée d’un week-end crevant. Je vous en parlerai demain, vous vous en doutez bien !

Voir aussi mes articles sur les journées de : VendrediDimanche

En attendant, vous pouvez toujours faire un tour sur mes photos du samedi publiées sur Insta :

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