The Rookie – S08E05 – The Network – 14/20

C’est un épisode tout à fait classique pour la série, avec un retour bien pensé (on est en saison 8, ils peuvent se le permettre), une grosse galerie de personnages et des intrigues ficelées. À quoi bon se servir d’un fil rouge quand on est en saison 8 ? C’est marrant : la série ne semble pas s’écrire toute seule comme Grey’s peut le faire, mais en même temps, ce genre d’épisode fonctionne vraiment de manière indépendante. C’est divertissant.

Spoilers

Une nouvelle intervention du FBI se prépare avec l’aide du commissariat.

Les points forts

– Je déteste Bailey (si jamais vous ne le saviez pas…), mais j’aime beaucoup qu’elle propose à John de trouver un autre job qui pourrait lui plaire à DC. Elle prend en considération son mari, au moins, au lieu de rester bloquée sur sa position. Ceci étant, j’aime aussi la position de John en fin d’épisode : il aime son job et c’est normal de vouloir le protéger. Le divorce qui pointe le bout de son nez ? Je suis pour. L’analyse que ce n’est pas sain pour Bailey d’être aussi hyperactive ? Elle arrive un peu tard de sa part, mais oui, putain, tellement oui !

– Le retour d’Aaron est quelque chose que je n’avais pas vu venir, mais que j’ai beaucoup aimé. C’est un peu abusé qu’il soit obligé de revenir avec de la moustache pour le distinguer de Penn (franchement, c’est forcément ça, non ? Cela ne lui va pas tant que ça). Je suis déçu pour lui, par contre, parce qu’il n’a pas tellement de scènes avec les personnages dont il était proche : il se retrouve impliqué dans une intrigue avec Monica et le FBI ? Franchement… Pourquoi ça aurait lieu au commissariat, tout ça ?

– Les scénaristes n’oublient pas la relation de Celine avec son mec. Hâte de le revoir, j’espère une nouvelle chanson ! C’est honnête de la voir être draguée par un autre type aussi en cours de route : évidemment qu’un canon comme ça se fait draguer tout le temps. Et elle a bien raison d’en jouer.

– L’âge limite pour entrer au FBI est à 35 ans. J’aurais appris quelque chose devant cet épisode : je peux encore y prétendre. Lol.

– Comment ça la fille de Nyla est une adolescente ? Tout le drama familial et le parallèle avec Angela/Wes, j’adore. J’aime vraiment beaucoup les relations entre les personnages et Nyla qui joue la maman poule capable quand même de se rendre compte de ses erreurs. C’était une chouette partie de l’épisode.

– Monica se retournant une nouvelle fois contre les autorités ? Franchement, ils méritent ce qui leur arrive, vive Monica.

Les points faibles

– La fille de Nyla qui veut être influenceuse, est-ce que c’était vraiment nécessaire ?

– The Rookie Feds est annulée et je trouve ça triste que la série force autant avec Garza. Cela fait plaisir de revoir les autres persos apparaître de temps à autres, mais j’ai de la peine pour les acteurs qui ne trouvent pas d’autres jobs. Toute l’opération est si folle en plus ! La série essaie trop d’être quelque chose qu’elle n’est pas et je n’ai pas accroché.

– Que Wesley veuille devenir procureur (et puisse…), c’est une chose. Qu’on passe autant de temps à le voir se préparer, ça en est une autre, et ça ne me plaît pas trop.

– La scène d’action dans le cimetière, franchement ? C’est trop.

– Je sais que la série tourne autour de lui, mais John qui se trouve super facilement en contact avec le FBI et, en plus, dans l’une de leurs opérations ? C’est tellement abusé. Y a une réunion avec tout le commissariat et c’est le seul à parler, quoi !

– Si j’ai bien aimé voir Lucy comprendre le coup des deux flics qui se tirent dessus, j’ai trouvé qu’on passait à côté de ce qui aurait pu être une bonne intrigue développée sur du plus long terme. Bon, et en même temps, les flics ripoux, on y a déjà eu droit dans cette série.

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Capture d’écran de l’épisode — Lionsgate Television / 20th Television.

The Rookie – S08E04 – Cut and Run – 14/20

Bon ben voilà, c’était trop beau cet épisode 3 quasi-parfait. La série repart davantage dans ses envies de comédie et ça prend moins que d’autres fois dans cet épisode. L’intrigue principale, les choix donnés aux personnages pour des évolutions de carrière et le temps d’écran donné à un personnage que je n’aime pas ternissent ce que je pense de cet épisode. Heureusement, il y a d’autres dynamiques plus efficaces malgré tout ! Bref, ça reste divertissant, mais ce sera vite oublié.

Spoilers

Nolan et Bailey assistent à un meurtre sur leur temps off.

Les points forts

– Le point de départ est intéressant : un meurtre en public, ça force les policiers à mener l’enquête après tout.

– Lucy partant à la recherche d’une machette dans les pièces à conviction, c’était hilarant en vrai. C’est rare d’avoir autant l’impression d’être devant une série réaliste quand je regarde The Rookie. Evidemment qu’il y a des bugs idiots dans les archives parfois. Que ça vienne de Smitty par contre, c’était facile. Ils ont deux mois de scellés qui risquent d’être perdus dans les archives et j’ai aimé cette galère bien fichue. L’idée que l’erreur soit partagée aussi entre Grey et Tim à cause d’un changement de hiérarchie ? Efficace.

– Angela apprenant de la pire manière possible la promotion possible de Wes comme procureur, c’était marrant. Les discussions politiques autour de son futur poste ? J’achète.

– Le type s’enfuyant et s’écrasant au sol en sautant d’un immeuble à l’autre ? C’est un point positif car c’est important d’avoir des représentations de gens qui se foirent dans ce genre de saut paraissant toujours tellement simples quand on les voit faire.

– Celine entretenant une relation à distance ? Je n’aurais pas cru que ça pourrait fonctionner, mais ma foi, ça le fait.

Les points faibles

– L’épisode commence par une scène avec Bailey et Nolan, évidemment que je ne suis pas content. En plus, ils rencontrent un type dont on n’a jamais entendu parler avant mais qui est important pour Bailey… Flemme, c’est tellement des excuses pour lancer l’épisode ! Nolan est idiot de ne pas comprendre immédiatement ce que Nyla sait quand il est question d’un job pour Bailey. Et puis, encore tant de scènes nazes, en plus ! On sait qu’ils ne vont pas déménager à DC quoi, quelle perte de temps ! Qu’elle se barre et nous laisse en paix, c’est tout ce que je demande depuis genre cinq saisons. C’est con de détester autant la femme du personnage principal, putain.

– La carrière de Wesley n’est pas ce qui me fascine le plus, mais honnêtement, faire de lui un procureur ? Il a trop de casseroles au cul récemment pour que je puisse y croire, même s’il est présenté comme un choix par défaut.  

– L’enquête en elle-même, bof. Les mafias et tout, ça me soule tellement. Je sais, c’est une série de flics et un peu inévitable, mais… Flemme. Et puis, passer par une vieille femme sur un lit d’hôpital pour contacter un meurtrier potentiel, c’est probablement très réaliste, mais ça ne met pas tellement en valeur leur travail, si ? Quant au gamin qui en tue un autre alors que les flics sont juste à côté et qu’il aurait pu s’enfuir ? Rah. Cela me rend fou.

– Smitty ne sera pas puni ? Pff.

– Chaque épisode de cette saison termine par Lucy (ou Nolan) faisant un compliment à Tim sur sa manière de gérer le commissariat, mais c’est encore trop tôt pour en parler, je trouve.

Capture d’écran de l’épisode — Lionsgate Television / 20th Television.

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Agents of S.H.I.E.L.D (S01)

De quoi ça parle ?

Depuis la bataille de New York, le monde sait que les super-héros existent et le S.H.I.E.L.D. a encore un paquet de choses à gérer dans l’ombre. Phil Coulson, pourtant laissé pour mort après les événements d’Avengers, est de retour et chargé de constituer une petite équipe capable d’enquêter sur les phénomènes étranges, les technologies dangereuses et les individus aux capacités inhabituelles qui commencent à se multiplier.

Ce que j’en attends

Cela fait des années que je répète à qui veut l’entendre qu’Agents of S.H.I.E.L.D. est une série géniale, que ses personnages sont extraordinaires, que son évolution est impressionnante et qu’elle mérite beaucoup plus de reconnaissance qu’elle n’en a eue. À force, il faut peut-être quand même que je la revoie pour vérifier que je continue de penser tout ça et que je ne suis pas simplement en train d’idéaliser mes souvenirs.

J’ai surtout énormément envie de retrouver les personnages. Ils me manquent, tout simplement. FitzSimmons et Skye en te^te, mais même May ou Coulson. Ou Ward, quitte à souffler fort. J’ai passé sept saisons avec cette équipe et je suis curieux de voir ce que ça fait de revenir au tout début, quand ils ne se connaissent presque pas encore et que je sais désormais tout ce qui les attend. Il n’y a pas de critiques des premières saisons sur le blog, je me dis que c’est aussi l’occasion d’y revenir !

Enfin, je suis curieux de voir comment la série a vieilli, notamment dans sa manière de s’intégrer au MCU. À l’époque, le simple fait d’avoir Coulson, Maria Hill, les conséquences d’Avengers ou des références aux films suffisait à rendre l’ensemble assez excitant. Aujourd’hui, l’univers Marvel est devenu tellement énorme et s’est tant détaché de la série que revoir cette période où tout semblait encore connecté d’une manière relativement simple risque d’être assez amusant. Ou frustrant. On verra. Bref, je ne cherche pas vraiment à savoir si je vais aimer cette saison. J’espère surtout vérifier que j’avais de bonnes raisons de l’aimer autant.

Note moyenne de la saison : –/20 

Affiche promotionnelle — ABC Studios / Marvel Television

Qu’est-ce qui ne va pas avec ce début de saison 9 de 9-1-1 sur M6 ?

Salut les sériephiles,

M6 commence ce soir la diffusion de la saison 9 de 9-1-1 et j’ai eu envie de profiter de l’occasion pour revenir dessus, parce que j’ai passé une bonne partie du deuxième épisode à être dépité – j’imagine que je ne dois pas être le seul, alors me voilà. Le plus étrange, c’est qu’elle commence très bien cette saison : j’avais mis 17/20 au premier épisode et j’étais même plutôt rassuré de voir que la série pouvait continuer après la mort de Bobby sans donner immédiatement l’impression qu’il manquait la moitié de son ADN. Dès le deuxième épisode, par contre, je tombais à 7/20. Ça donne une petite idée de la chute terrible de cette saison.

L’image à la une le montre : je pensais vraiment que l’absence de Bobby serait le gros problème de la saison 9. Finalement, pas tellement. Elle se ressent, évidemment, mais le premier épisode a même réussi à me convaincre que la série pouvait continuer sans lui. Ce qui ne va pas dans cette saison est beaucoup plus simple : 9-1-1 veut parfois tellement être plus spectaculaire, plus folle et plus énorme qu’avant qu’elle oublie ce qu’elle fait de mieux, et ça, dès son horrible deuxième épisode.

Rien que les trois premières critiques montrent tout le problème que traverse cette saison :

Je crois que mon principal problème avec cette saison 9, c’est que 9-1-1 ne sait plus très bien jusqu’où elle peut aller dans le n’importe quoi, ce qui est tout de même embêtant pour une série dont le n’importe quoi fait justement partie du concept depuis le début. J’ai accepté sans broncher des tsunamis, des tremblements de terre, des accidents complètement improbables et à peu près toutes les catastrophes possibles tombant régulièrement sur les mêmes personnages. Je ne vais donc certainement pas me réveiller après neuf saisons pour réclamer du réalisme.

Seulement, il y a une marge entre s’arranger avec le réalisme et raconter n’importe quoi. On appelle ça « jumping the shark » dans le jargon des séries, et la série le fait très bien dans ce deuxième épisode. Athena et Hen dans l’espace, j’ai eu du mal – et pas uniquement parce qu’elles vont dans l’espace, d’ailleurs. Toute cette première grosse intrigue veut constamment en rajouter une couche (attention, je spoile un peu l’arc dans ce paragraphe, sans trop en dire) : la tempête géomagnétique, les problèmes de communication, les satellites, les machines qui se mettent à déconner sur Terre… Au bout d’un moment, je ne suis plus inquiet pour les personnages, je regarde simplement la série essayer de trouver la prochaine idée encore plus énorme et idiote que la précédente.

Ce qui m’agace d’autant plus, c’est que la saison prouve ensuite plusieurs fois qu’elle n’a absolument pas besoin de ça pour fonctionner. Sans trop entrer dans les détails pour ne pas spoiler, mais pour rassurer ceux qui auraient envie d’arrêter la série à ce stade : le 9×07, par exemple, m’a beaucoup plu et a terminé à 18/20. Il y a des interventions, de l’humour, du suspense, des interactions entre les personnages et juste ce qu’il faut de drama. Rien de révolutionnaire, mais j’ai retrouvé 9-1-1 dans cet épisode, qui sera diffusé d’ici quelques semaines en France. Il suffit de tenir bon, en attendant.

En bref, à chaque fois que la série arrête d’essayer de battre son propre record de catastrophe, elle redevient bien meilleure et le problème, c’est que ce début de saison est trop dans la surenchère. Après, l’autre gros souci habituel avec la série mais qui n’aide en rien, c’est cette impression que tout doit aller beaucoup trop vite. Cela va encore traverser toute la saison 9 et être frustrant à plus d’une reprise. L’avantage, c’est que ça permet de se débarrasser de ce début de saison raté. L’inconvénient, encore et toujours, c’est que la série trouve encore des choses intéressantes à raconter sur ses personnages mais elle semble parfois vouloir les résoudre avant même qu’elles aient réellement commencé.

Après neuf ans, je regarde 9-1-1 parce que j’aime ces personnages. Bien sûr que j’ai envie de voir quelle idée absurde les scénaristes ont trouvée pour coincer quelqu’un dans un lave-vaisselle ou faire tomber un satellite sur Los Angeles, mais ce n’est plus vraiment ça qui me fait revenir chaque semaine. J’ai davantage envie de voir Buck, Hen, Chimney, Maddie et Athena évoluer – allez, même Eddie hein. La saison 9 ajoute un peu plus à la liste Ravi, Harry et May ; ce qui me va parfaitement. Mes meilleures notes de la saison correspondent justement aux épisodes où la série se souvient de ses personnages et arrête de vouloir envoyer tout le monde dans l’espace. J’espère que quelqu’un s’en est rendu compte avant la saison 10 qui commencera aux US mi-octobre.

Et en attendant, vous pouvez (re)voir la saison 9 sur M6 et retrouver toutes mes critiques de celle-ci semaine après semaine sur le blog.

PS : je critique également la saison 8 de The Rookie, diffusée le samedi sur M6 en ce moment :

Image à la une : capture d’écran d’un épisode de la saison 8 — ABC / 20th Television / Ryan Murphy Television / Brad Falchuk Teley-Vision