Lanterns – S01E02 – Trust Fall – 15/20

Si c’est toujours lent, je commence à me faire vraiment au rythme de la série et surtout à certains aspects des personnages. Je ne sais pas, on va dire que je m’attache un peu. Il y a toujours toute une partie à laquelle je n’accroche pas, certes, mais l’action est efficace et ma curiosité est piquée. Je sens que la série sait où elle veut aller, mais que moi, je ne le sais pas ; et ça me donne envie de rester. Par contre, même si j’aime bien certains aspects, je ne comprends pas le succès qu’elle semble rencontrer, parce que ça reste plutôt moyen dans l’ensemble en ce qui me concerne : trop sérieux, trop mascu, trop lent pour être un vrai coup de cœur en 2026.

Spoilers 

Alors que la bague est presque déchargée, Hal envoie John à Coast City récupérer la lanterne qui permet de la recharger. Resté à Rushville, il poursuit de son côté l’enquête sur la tuerie du stade.

White men with money? They can do whatever the fuck they want.

Bon, le cliffhanger m’a perturbé la semaine dernière, mais je suis surpris par ce début d’épisode qui reprend comme si de rien n’était dix ans auparavant. Après l’explosion du commissariat, Hal décide simplement de reprendre l’entraînement de John. Le faux suspense de l’inconnu qui approche de John endormi, j’ai trouvé ça un peu lourd, mais pour le reste, je suis quelque peu perturbé par l’intérêt de cet aperçu du futur si c’est pour reprendre ensuite comme si de rien n’était.

J’aime bien toutefois le côté entraînement où John apprend à se servir de la bague comme il peut. À défaut de savoir voler avec, il est au moins capable de créer un oiseau vert qui semble presque vivant. Cela perturbe Hal, d’autant plus que John est capable de maintenir sa création même lorsqu’il ne porte plus la bague, ce qui semble perturber notre Green Lantern en titre. Hal fait pourtant comme si de rien n’était ensuite et ça m’interroge forcément sur les limites du pouvoir de la bague (eh, ça fait longtemps que je ne me suis pas intéressé à ce héros).

En tout cas, la bague est presque déchargée et John doit aller chercher à Coast City la lanterne qui permet de la recharger. Hal lui prend un billet d’avion afin que son bleu puisse récupérer tout ce dont il a besoin chez lui. C’est un abus d’autorité, ça, non ? Il lui donne aussi pour mission de conserver l’oiseau : celui-ci peut disparaître au moment où John arrêtera de se concentrer dessus, alors ça laisse plein de possibilités de se foirer – un test un peu con, en vrai, mais je sens qu’il teste ses capacités.

Une fois débarrassé de John, Hal continue son enquête à Rushville. Il retourne au stade où quatre personnes ont été tuées, prenant ainsi place dans les gradins où il sera retrouvé mort dix ans plus tard. C’est intrigant que l’enquête continue : pour moi, comme il refuse de contacter ses supérieurs, on en avait fait le tour. Je veux dire, l’alien qu’il leur restait est mort en faisant exploser une partie du commissariat et ils n’ont plus tellement de pistes à suivre. Certes, rien ne dit encore que l’alien en question est responsable de la tuerie et ses dernières paroles sur une vengeance laissent clairement entendre qu’il y a autre chose derrière tout ça, mais tout de même, quoi. Il n’y aurait pas de série s’il se barrait, remarque.

C’est précisément ce qui donne par moments l’impression que la série ne sait pas où elle peut aller (elle sait où elle veut aller, par contre, c’est différent), surtout qu’Hal est aussi limité en pouvoir. Il n’a pas son bleu avec lui, il a un anneau presque déchargé qui le fait tomber quand il essaie de voler… Bon, il ne peut pas aller loin, quoi. Je trouve tout de même que la série gagne en intérêt avec ce second épisode qui nous montre un aspect encore plus humain du personnage.

Il décide de se rendre à une réunion publique où Kerry parle du futur de la ville et notamment du prochain match de football. Faut-il le maintenir après la tuerie ? Il y a de quoi se poser des questions. Si Billy veut surtout se débarrasser d’Hal au passage, notre Green Lantern ne le sent pas comme ça : il veut comprendre pourquoi l’alien qui s’est fait exploser parlait de vengeance et il veut continuer son enquête. Il le fait de manière surprenante en allant chercher les quatre cadavres à la morgue. L’intérêt de nous montrer le pénis du mort ? Je cherche encore, mais ça a fait parler, je me suis fait spoiler sur Twitter. Peut-être qu’il faut que je remette en question mon algorithme. Bref. Il traîne les cadavres jusqu’au stade où il se rend compte que les portiques déjà repérés plus tôt ne sont pas des détecteurs de métaux, mais des détecteurs d’extraterrestres.

Et là, l’enquête devient tout de suite plus intéressante : les quatre personnes abattues au stade étaient en réalité elles aussi des extraterrestres. La fusillade n’était donc pas une tuerie de masse complètement aléatoire comme elle en avait l’air, mais bien une attaque ciblée. Les hommes de William Macon – le beau-père de Kerry – avaient un moyen de savoir exactement qui n’était pas humain. Voilà qui explique un peu mieux pourquoi Hal refuse de lâcher l’affaire, son instinct était encore une fois le bon.

Bien sûr, Kerry est rapidement sur la piste d’Hal et essaie de comprendre ce qu’il fait. Avec les cadavres dans sa voiture, il se rend chez William Macon pour tenter d’obtenir davantage d’informations. William ne semble plus aussi intéressé par Hal que la semaine dernière : son seul but est désormais de voir Green Lantern quitter la ville au plus vite. Il confirme que la technologie vient du mystérieux bienfaiteur pour lequel il travaille, mais refuse d’en dire davantage, parce qu’il est sous contrat, blablabla. Hal, qui affirme n’avoir jamais vu des détecteurs d’extraterrestres aussi sophistiqués ailleurs dans la galaxie (d’où ça vient, bordel ?), veut savoir ce que William cache encore sur ses terres.

Le problème, c’est que William n’hésite pas à utiliser la force pour virer Hal de sa propriété, allant même jusqu’à lui tirer dessus par l’intermédiaire d’un de ses hommes. J’ai un peu de mal avec l’idée que ce soit légal, même si Kerry le confirme deux fois. Quand bien même le type est sur une propriété privée, lui tirer dessus en sachant qui il est ? Face à une shérif ? Je ne sais pas, c’est étrange les lois dans le Nebraska.

Quand Hal se réveille à l’hôpital, il découvre qu’il est menotté. Kerry sympathise l’air de rien avec lui, mais elle lui rappelle aussi que c’est elle la boss et qu’il ne peut pas continuer à ignorer son autorité devant toute la ville. C’est vrai qu’elle avait l’air un peu ridiculisée jusque-là, particulièrement dans la scène face à toute la ville où John l’interrompt, bavarde avec son mari, puis la rembarre en répondant au téléphone. J’ai envie de bien l’aimer, Kerry, puisque c’est la seule femme à qui on donne du temps d’écran, mais je n’arrive pas à lui faire confiance à 100 % (puis elle vient de Gotham, je ne sais pas, ça fait trop de liens avec l’univers de Batman, tss).

Cette scène permet surtout de glisser une information qui va avoir son importance plus tard : pendant qu’il était inconscient, Hal a prononcé le nom de Sinestro. Kerry sait qu’il s’agit d’un ancien Green Lantern passé du mauvais côté et Hal lui apprend que Sinestro était son mentor avant qu’il ne le fasse tomber. Bon, la série ne s’attarde pas énormément dessus, mais c’est clairement le genre d’information qu’elle ne balance pas pour rien – et c’est confirmé dès la fin de l’épisode.

Et puis, cette histoire de détecteurs est étrange : si Kerry savait ce qu’ils étaient, pourquoi a-t-elle mis tant de temps à croire Hal la semaine dernière quand il parlait d’extraterrestres ? Elle reconnaît finalement qu’elle avait tort au sujet de Waylon, mais explique surtout qu’elle ne voulait pas alimenter la paranoïa de William et de ses hommes. Mouais. Je ne suis pas sûr que ça réponde complètement à mes questions, mais au moins la série semble consciente du problème ? Si vous avez vu l’épisode, sérieux, vous en pensez quoi ?

Kerry se demande aussi pourquoi Hal est encore là. Ma foi, elle a les mêmes questions que moi, c’est déjà ça… Hal se contente de dire qu’il trouve toute l’affaire trop suspecte pour éliminer complètement la théorie d’une menace. C’est d’autant plus étrange que l’hôpital de la ville est désert : aucun patient, quasiment aucun personnel et du matériel qui semble encore neuf. J’ai l’impression qu’on nous ouvre des pistes, mais je ne sais pas encore quoi en faire.

Pendant ce temps, John et son petit oiseau (non, vraiment, il a un oiseau, on a dit, ce n’est pas une image cheloue pour parler de son entrejambe, promis) arrivent chez Hal, à Coast City. Celui-ci se plaint de ne pas être assez payé, mais il a une sacrée baraque. John en profite pour fouiller un peu, ce qui permet de nous montrer que Lantern a de jolis costumes, que John a très envie d’essayer, des photos avec des personnes importantes comme le pape et une vie sacrément luxueuse. Enfin, luxueuse… Il vit dans cette immense maison depuis des années et elle paraît quasiment vide ? Je suis toujours impressionné par les gens si minimaliste – si vous voyiez le bordel et tous les objets qu’il y a chez moi !

Sur les indications d’Hal, John trouve la lanterne dans une dimension de poche. Il récupère donc cette sorte de batterie géante permettant de recharger l’anneau, puis part chercher de quoi nourrir Earl, l’animal de compagnie d’Hal Jordan. Enfin, animal. C’est ce qu’on pense au départ, mais il s’agit en fait d’une énorme plante carnivore. Soit ? Je me demande s’il y aura un intérêt par la suite.

Une fois tout ça fait, John remet la clé de la baraque à sa place (franchement, cachette si peu sûre !) et… se fait kidnapper. Il est embarqué dans un van, mais comme ses ravisseurs ont la bonne idée de prendre avec eux son oiseau, John parvient à s’en sortir plutôt efficacement. J’ai beaucoup aimé la scène d’action où on le voit se battre violemment pour s’échapper, puis courir le long de l’autoroute, à contresens tant qu’à faire. Franchement, c’est un peu ce qu’il manquait au premier épisode. On ne comprend toujours pas tout ce qui est en train de se passer, mais je ne sais pas, l’action, l’oiseau, ça me plaît bien comme pistes.

Malheureusement, John se fait finalement rattraper puis interroger par un certain Antaan (c’est pratique d’avoir internet pour les noms !), un homme qui s’intéresse beaucoup à cet oiseau capable de rester en vie sans que John porte la bague. Surtout, il essaie de recruter John en lui faisant un petit cours d’histoire sur les Manhunters. Est-ce que les Lanterns ne seraient pas si gentils que ça finalement ? Difficile à dire.

L’histoire racontée est tout de même assez énorme. Avant les Green Lanterns, les Gardiens utilisaient déjà des êtres synthétiques appelés Manhunters pour faire respecter leur conception de la justice dans la galaxie. Ces créatures peuvent prendre l’apparence des espèces parmi lesquelles elles vivent et créer une technologie extrêmement avancée. Seulement voilà, leur manière de rendre la justice a quelque peu dégénéré et l’un d’eux serait notamment resté sur la planète d’Antaan, un extraterrestre, après le départ des Gardiens, prenant l’apparence de son peuple avant d’organiser tranquillement son génocide.

Pour s’assurer que John comprend bien l’horreur de ce qu’il raconte, Antaan lui fait vivre directement les souvenirs du massacre grâce à une sorte d’arme qui lui injecte les images dans le cerveau. Charmant. C’est une manière étrange de recruter quelqu’un, tout de même, mais ça permet au moins à John de comprendre pourquoi ces extraterrestres sont prêts à absolument tout pour retrouver le Manhunter responsable.

Et c’est là que tout se relie enfin à l’intrigue du stade. Hal serait arrivé après le massacre du peuple d’Antaan, aurait capturé le Manhunter et assuré qu’il serait exécuté. Pourtant, Antaan est désormais convaincu qu’il est toujours vivant et qu’il se cache sous une apparence humaine à Rushville. Les quatre extraterrestres tués pendant le match étaient justement des membres de son équipe venus le chercher, tout comme Waylon, celui qui s’est fait exploser au commissariat. Forcément, le fait qu’Hal Jordan soit arrivé en ville juste après leur mort rend notre Green Lantern particulièrement suspect à leurs yeux : est-ce qu’il protège le Manhunter ?

Voilà qui donne surtout enfin un vrai objectif clair à la saison. Les extraterrestres ne peuvent pas pénétrer tranquillement et sans risque dans Rushville puisque les détecteurs de William les repèrent (et donc, c’est William qui a tué les quatre dans le précédent épisode ?). Antaan donne alors 48 heures à John pour identifier le Manhunter qui se cache parmi les habitants. Comme il a pris forme humaine, il serait possible de le tuer sous cette forme. Et si John échoue, Antaan et les siens entreront eux-mêmes en ville en se faisant exploser jusqu’à éliminer leur cible, quitte à raser Rushville au passage. Ah oui, tout de suite, ça donne un peu plus d’enjeu et de raisons de rester à Rushville pour les épisodes suivants.

Après tout ça, John et son oiseau se rendent dans un diner typiquement ricain en revenant en ville. Il y tombe bien évidemment sur Zoe. « Bound to happen » ? Je ne pense pas. Les scénaristes veulent vraiment forcer sur cette relation, par contre. C’est con : je n’y accroche pas du tout et je ne comprends pas ce qu’on est censé y trouver. John regrette d’avoir couché avec une femme mariée, elle non ? Ben super. J’étais déjà pas bien motivé par le plan cul imposé la semaine dernière, mais si ça doit se transformer en relation cheloue toutes les semaines, je ne pense pas que je vais accrocher.

C’est con parce que le reste de l’épisode me plaisait. Bon, tout ne peut pas me plaire, après tout. Je vois aussi que Zoe est là pour être la voix de la conscience de John : elle lui permet d’expliciter ses décisions et surtout ses doutes sur Hal, ce qui a un peu plus d’intérêt maintenant qu’on sait que les extraterrestres eux-mêmes ne lui font pas confiance. Je suppose qu’elle aimerait bien qu’il se serve une nouvelle fois de son petit oiseau aussi (et cette fois, je ne parle pas de l’oiseau vert, hein), mais John semble vouloir mettre des limites.

Après tout ça, John rentre au motel où loge Hal et découvre ce qui lui est arrivé. Il ne semble pas tellement s’en inquiéter et lui donne de quoi recharger la bague. Hal est saoulé de voir que John a pris l’uniforme, mais il le lui rend bien, en fait : John a payé la location de la voiture dans laquelle Hal a foutu les cadavres des extraterrestres. La voiture est quelque peu sale, du coup.

Énervé, John décide d’interroger Hal sur les Manhunters. Il lui raconte absolument tout ce qui s’est passé, y compris le fait qu’Antaan lui a ordonné de ne rien lui dire et qu’ils n’ont désormais que 48 heures pour retrouver le Manhunter. Ça me surprend un peu. Il me semblait qu’il garderait ça pour lui au moins un temps, mais finalement il fait confiance à Hal malgré tout ce qu’il lui fait, à commencer par lui cacher que ce qu’il réussit avec l’oiseau est exceptionnel. Hal est d’ailleurs clairement déstabilisé par cette capacité : John a réussi à maintenir sa création sans même porter la bague.

Hal s’interroge sur ce que peut représenter l’oiseau pour John, mais celui-ci le désintègre sans hésiter une seconde. Dommage, je m’étais déjà fait à ce compagnon qui piaille…

Pour la fin de l’épisode, Hal enfile enfin son costume de Green Lantern et quitte la Terre. Ça fait respirer la série et étend enfin les possibilités au-delà de cette petite ville du Nebraska. Il se rend dans une prison intergalactique afin d’interroger quelqu’un sur les Manhunters : Sinestro, évidemment, l’ancien Green Lantern et ancien mentor d’Hal dont Kerry parlait un peu plus tôt.

Hal veut savoir ce qu’il connaît des Manhunters, mais Sinestro semble beaucoup plus intéressé par autre chose. Il lui explique en gros que si un Manhunter existe encore, ce n’est que la deuxième plus grande menace à laquelle Hal doit actuellement faire face. La première ? Il lui demande aussitôt de lui parler de John Stewart. Bon. C’est un cliffhanger qui me motive moins que celui de la semaine dernière, mais la question est efficace : qu’est-ce que John a de si particulier pour que son simple petit oiseau vert inquiète déjà autant Hal et intéresse Sinestro ? Une menace, vraiment ?

Et qui serait donc le Manhunter ? En vrai, toute la ville me paraît suspecte à ce stade – et l’hôpital désert ne me rassure pas tellement. Est-ce qu’il n’y a que des extraterrestres autour d’Hal ? J’ai des théories qui germent.

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Lanterns – S01E01 – Pilot – 14/20

Je ne sais pas si c’est moi, mais j’ai l’impression que la moitié des acteurs de cette série a eu pour consigne de ne pas articuler. Elle manque très clairement de personnages féminins forts (au pluriel, hein) et semble sortir parfois des années 90 dans son style, mais elle fait quelques promesses dans cet épisode qui me donne envie d’y croire. Il va falloir qu’elle abandonne son côté boys club et ses épisodes d’une heure pour me plaire vraiment, mais je ne pense pas qu’elle veuille faire ça, malheureusement. Décidément, les nouveautés en ce moment, ça ne me plaît pas. Heureusement que le dernier quart d’heure m’a davantage convaincu que j’avais bien fait de rester…

Spoilers 

John est formé depuis deux mois par l’actuel Green Lantern pour devenir à son tour un Green Lantern.

It’s only one question : are you afraid?

Oh merde, 1996, c’était il y a trente ans ? Cela me fait si bizarre que les séries commencent par des flashbacks qui me permette de prendre conscience que… euh beh, j’étais né il y a trente ans. Je sais que je connais mon âge, mais c’est pas pareil. Cherchez pas, enchaînons, parlons de l’épisode :

En 1996, cela faisait déjà dix ans que Green Lantern existait aux yeux du public et que les médias l’érigeait en héros. La série nous fait ainsi une introduction intéressante avec deux gamins qui regardent la TV pour une interview de ce Green Lantern blanc. Ma foi, pourquoi pas. Ils sont trois à regarder la télé en ayant peur que leur père les chope, et c’est ironique qu’en parallèle Green Lantern soit en train de dire que la plus grande peur d’un enfant est de perdre un parent.

Le père est un militaire qui dirige ses gamins d’une main de fer. Il est inquiétant comme tout : il rentre chez lui et propose à son gamin de se mettre une pomme sur la tête avant de lui tirer dessus pour éclater la pomme. Avant tout, il demande à son fils s’il a peur – et la réponse est non. C’est une introduction plutôt efficace.

Loin de ce flashback, nous nous retrouvons ensuite en 2016 : le jeune garçon pas effrayé est devenu un homme qui s’entraîne à la salle de sport. On découvre assez vite qu’il y a une bonne raison à cela : il a été désigné comme le futur Green Lantern. Partant de là, il est donc le bleu de l’ancien, celui qu’il admirait quand il était enfant. J’aime bien l’idée, surtout qu’on sent que notre héros, John, n’apprécie pas tellement son héros d’enfance. Chaque « sir » sonne bel et bien comme un « fuck you » et c’est hilarant.

Bon, il n’empêche que tout ça est un peu plan-plan pour une série de super-héros. Le rythme est rapidement trouvé alors qu’ils se rendent à un entraînement pour apprendre à John de voler. En effet, l’ancien Green Lantern, Hal, décide alors de sortir de la voiture alors qu’elle est en marche, tout en donnant RDV à John quelques mètres plus loin. C’est… Audacieux. Notre jeune héros se jette sur la bague juste à temps pour la mettre, mais la voiture s’écrase quelques mètres plus bas.

Par chance, il s’en tire donc. Il appelle ensuite son père pour se plaindre du fait qu’on vienne de tenter de le tuer, mais ce dernier n’est absolument pas inquiet. Bien au contraire. Maintenant qu’il porte la bague, John peut accéder à un hologramme qui est contenu dans la bague : il s’agit de l’ancien Lantern, mais un peu plus jeune que celui qu’il doit rejoindre.

Il lui apprend que les Lantern doivent mettre à jour cette sauvegarde toutes les semaines, mais il ne l’a pas fait depuis dix ans, de toute évidence. Il est ainsi surpris d’avoir un bleu à entraîner et clairement dépité de voir qu’il n’a pas encore fait un excellent travail. J’ai bien aimé la scène avec cette « back-up consciousness », mais je me demande comment sans sa bague Hal a bien pu faire les quelques kilomètres en question.

Comme cela fait quarante ans que son identité est connue de tous, il est un vrai super-héros. On le retrouve alors qu’il est acclamé dans un diner au bord de la route. John finit par le rejoindre, lui parle de son back-up et hop, Hal s’envole vite loin de tout ça pour rejoindre une scène de crime où on a besoin de lui.

Quand John le retrouve enfin, six heures plus tard, c’est pour mieux entendre qu’il s’agit d’un nouvel entraînement d’Hal. Cela a bon dos de dire que tout ce qu’il fait est un entraînement, mais bon. Hal attend en fait la shérif de la ville, Kerry, qui lui rappelle qu’ils n’ont pas de juridiction pour cette affaire : ils sont supposés s’occuper uniquement des affaires extraterrestres. Seulement voilà, cette fois, ils ont affaire à une tuerie de masse assez banale et humaine.

La shérif ne croit pas à l’implication d’extra-terrestre. Hal fait tout ce qu’il peut pour la convaincre, mais elle préfère se rassurer, ce qui est plutôt compréhensible. Pourtant, on a quatre morts habillés avec le même pull que personne ne semble connaître (ils venaient assister au match pour l’équipe adversaire)…

En vrai, c’est la première scène où je suis à fond : la série manquait d’un personnage féminin – et elle en manque encore. On se retrouve ensuite avec une enquête assez basique, mais comme je m’attendais à un cop show, ce n’est pas une vraie surprise – je ne m’attendais pas à ce côté militaire du héros dès le début en revanche.

Le mystère est intéressant, parce qu’Hal n’explique pas tant que ça à John pourquoi il pense qu’il y a des aliens impliqués. Il lui demande de le croire, parce que s’il dit avoir une intuition, c’est que c’est le cas. Mouais. Pourtant, aussi insupportable soit-il, il a apparemment raison sur toute la ligne. Voilà qui va vite me souler si la série nous fait le coup plusieurs fois. De toute manière, à ce stade, je suppose qu’Hal va mourir ou disparaître (disparaître, ce serait mieux) : l’acteur peut rester grâce à la mémoire de secours dans la bague.

Bon, j’écris tout ça et j’en oublie l’essentiel : John fait une première erreur de débutant en menant son enquête, faisant comprendre à un suspect (couvert de sang mais faisant comme si de rien n’était) qu’il l’est en posant une question à Kerry. Cela mène à une rapide course poursuite que John remporte toutefois – un coup de poing, et hop. Pour autant, les autorités ne laissent pas Hal et John approcher le type pour le questionner.

En attendant qu’on leur donne l’accès, Hal entraîne John dans un bar où il utilise la bague pour créer un billet afin d’avoir la musique. C’est intéressant car ça permet de donner un peu de mythologie à la série et à la bague : Hal explique qu’elle a un pouvoir dangereux et important ; et que ce n’est pas si simple de savoir quand en faire usage. Ils peuvent, avec, « manifester » l’existence d’objets. Soit. Mon problème jusque-là, c’est que chaque fois qu’Hal commence à parler, j’ai envie de m’endormir. Ne peut-il pas articuler ?

Si John semble passionné par ce qu’il lui raconte, j’ai complètement décroché en cours de route. Heureusement, le but était juste de combler le temps, y compris pour les personnages. Hal s’amuse à mettre en boucle la même musique sur le jukebox du bar pour entamer une baston dans le bar. Cela fonctionne rapidement et ça lui permettra d’être envoyé en prison.

Pendant qu’Hal se fait battre pour être envoyé en cellule auprès de leur suspect, John se fait draguer par une nana qui pose trop de questions pour être vraiment honnête. Pourquoi lui raconte-t-il tout ? Je comprends bien l’idée de devoir nous informer sur les règles des Green Lantern, sur le fonctionnement de ce « space cop » qui a une autorité et un remplaçant en formation au cas où… mais c’est inquiétant que John raconte tout à la première femme qui lui fait les yeux doux. Et le fait qu’en plus ils couchent ensemble dans le camion de celle-ci puis qu’il utilise la bague pour lui allumer une cigarette ? C’est blasant, tout simplement.

Le lendemain, John vient récupérer Hal au commissariat où il n’a pas été mis en cellule comme il l’espérait. La shérif est assez maligne pour voir ce qu’il souhaitait faire en étant mis en prison. Cependant, elle n’est pas assez maligne pour anticiper ce que fera son mari ensuite : Billy, c’est son nom, débarque à l’audience où Green Lantern est mis en difficulté par une juge qui ne semble pas l’aimer. Partant de là, Hal embauche Billy et se retrouve libre (sous caution de 200 000 dollars, tout de même). John et lui se retrouvent ainsi invités à un barbecue chez le beau-père de Kerry… Ah les petites villes.

Le beau-père, William, les invite parce qu’il est le gros propriétaire du coin et qu’il paie la caution d’Hal, donc il est difficile de dire non. Bien sûr, Kerry essaie de prévenir John de ne pas se mettre en dette de l’homme en question afin de ne pas regretter d’être venu dans leur ville, mais bon ; il n’écoute pas. William ? Encore un acteur connu, comme c’est original. Le personnage affirme qu’il n’est pas si riche que ça, mais qu’il bosse pour quelqu’un qui l’est et dont il ne peut pas parler. Dans ce pilot, on nous répète en boucle qu’Hal est un space cop, mais pour l’instant, c’est une promesse qui n’est pas tenue.

En revanche, la série parvient à me faire éclater de rire quand il est révélé, alors que John sympathise avec le petit-fils du type, qu’il a couché avec… la grand-mère du gamin ? Elle s’appelle Zoe et semble jeune pour être grand-mère, mais bon. Soit. L’homme, en plus, sait que John a couché avec Zoe vu le sous-entendu qu’il fait. Hal est… impressionné. Pas moi. C’est si nul comme comportement de boys club là.

Le lendemain, Hal peut enfin papoter avec le suspect. Tout ça pour ça ? Au moins, la scène est intéressante pour deux aspects : elle permet à Kerry de nous psychanalyser Hal et de voir qu’il n’est pas si arrogant – juste très seul – et à la série d’enfin tenir sa promesse. Une petite question sur Harry Potter puis une autre sur Obama permet de rapidement confirmer que leur suspect est bien un extra-terrestre. Aussitôt, Green Lantern le voit comme une menace. L’homme extra-terrestre se défend plutôt bien en expliquant que théoriquement il est là pour une raison importante qui ne doit pas être connue de ses supérieurs, mais bon, ce n’est pas suffisant pour convaincre Hal.

On a rapidement un problème aussi : l’alien explique avoir une bombe dans sa colonne vertébrale, bombe qu’il fera exploser s’il est coincé et sent qu’il est en danger. Il n’en faut pas plus pour qu’on comprenne vers quoi on se dirige : boum. Hal s’énerve après lui, puis il contient l’explosion comme il peut. Il utilise sa bague (qui doit être rechargée) et enferme quelques secondes le souffle de l’explosion. Celle-ci est beaucoup moins grave que prévu : il y a une simple onde de choc qui parcourt la ville en faisant quelques dégâts. Par contre, on ne sait pas trop pourquoi il était là exactement cet alien. Ce qui est sûr, c’est que tout le monde s’en sort sans trop de problème – sauf ceux que l’alien a tué deux jours plus tôt (mais pour quelles raisons ? qui sont-ils ? et est-ce qu’il les a tués ou est-ce qu’il était simplement avec eux, parce que ce n’est pas dit explicitement qu’il tue si j’ai bien entendu ?).

La série me prend alors par surprise en terminant l’épisode en 2026. Nous y suivons John sur une route enneigée loin du désert des scènes précédentes. Il est pourtant au même endroit, puisqu’il retrouve Kerry, toujours shérif. Celle-ci a fait appel à lui car il s’est passé quelque chose dans le même stade où tout a commencé dix ans plus tôt : elle a retrouvé Hal assis dans les gradins, mort, une balle dans la tête. Et sans sa bague, que John semble chercher.

Ma foi, est-ce qu’ils font l’inverse de toutes les séries en commençant par les flashbacks explicatifs ? Quel étrange cliffhanger, je ne sais pas du tout à quoi m’attendre pour la suite. Est-ce qu’on va continuer en 2016 ou en 2026 ? J’aime bien cette surprise et le dernier quart d’heure me donne déjà beaucoup plus envie de revenir.

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X-Men ’97 (S02)

On en était où ?

Les X-Men sont éclatés un peu partout dans le temps. Voilà, c’est à peu près tout. La fin de la saison 1 avait choisi de partir dans une direction très comics, avec une équipe dispersée, des morceaux d’intrigue laissés dans tous les sens et la promesse d’une saison 2 qui allait forcément devoir jongler avec plusieurs époques, plusieurs dynamiques et probablement beaucoup trop de personnages. Autant dire que j’étais impatient, mais aussi un peu inquiet…

Saison 1

Ce que j’en attends

Comme l’an dernier, j’ai décidé de ne pas m’en tenir à la rigueur habituelle de mes articles. Je regarde ce dessin animé au réveil, comme au bon vieux temps, avec une préférence pour le dimanche. Je suis passé du chocolat chaud au simple verre de lait, parfois avec cacao, parfois avec des bulles de sirop de myrtille parce que je crois que je deviens un bobo, mais promis, ça reste efficace pour me sentir à nouveau comme un enfant qui découvre un épisode de son dessin animé préféré. Ils sont trop forts.

Il y a quelque chose de très particulier dans X-Men ’97 pour moi : ce n’est pas simplement la suite d’un dessin animé que j’aimais quand j’étais petit, c’est une série qui comprend pourquoi je l’aimais.

Cette saison 2 commence pourtant avec un défi assez compliqué : il faut repartir d’une fin de saison vue il y a plusieurs mois, sans vraiment prendre le temps de refaire les présentations. C’est logique, mais ça demande quand même de se remettre dedans très vite. Il y a un résumé, heureusement, mais à mon sens, il bâcle le travail. Je me suis dit que j’aurais dû revoir la saison 1. Espérons que je retienne la leçon pour la saison 3. Ah oui, parce que si vous vous posez la question « Y aura-t-il une saison 3 pour X-Men ’97 ? », la réponse est oui, avec une diffusion dès courant 2027. J’ai envie d’y croire. On aurait même promis oralement une saison 4 (mais bon, tant que ce n’est pas signé, les promesses n’engagent que ceux qui les croient).

Bref, sans plus tergiverser, je vous laisse avec mon avis plus ou moins court sur chaque épisode ci-dessous. Oui, ça fait de la lecture et en plus, y a même un bilan à la fin !

Note moyenne de la saison : 15,5/20

01 | 02 | 03 | 04 | 05 | 06 | 07 | 08 | 09

S02E01 – Days of Past Future – 13/20

Le titre annonce évidemment la couleur, et c’est presque un problème : adapter encore une de mes sagas préférées dans les comics, c’était un pari risqué. Je trouve que ça l’est encore plus en début de saison. Heureusement, la série a l’intelligence de ne pas simplement refaire ce qu’on connaît, même si j’ai passé du temps à chercher les références. C’est une distraction. L’épisode a en plus ce défaut très X-Men ’97 de vouloir raconter énormément de choses en très peu de temps. On ne se concentre pas encore sur mes personnages préférés, en plus… J’ai eu un peu la flemme et ça ne m’a pas réveillé aussi bien que ça aurait dû.

L’intrigue est toutefois assez clairement expliquée et j’ai plutôt bien accroché au développement autour de Nathan ado. Disons qu’il a fallu du temps, mais qu’en fin d’épisode, j’étais de nouveau dedans – mais pas encore assez à fond pour que la scène avec Scott et Jean soit aussi forte en émotions que ce qu’elle devait être. Les scènes d’action, la musique et le cliffhanger sont efficaces. Je n’ai pas enchaîné avec l’épisode 2, en revanche.

S02E02 – A Force to Be Reckoned With – 17/20

On repart comme en saison 1, avec un épisode sur deux qui est excellent ? C’est ironique, mais j’ai très largement préféré cet épisode, qui est en fait un épisode de X-Force. Le générique change carrément, j’adore. Jubilee et Solar font partie des personnages que j’aime beaucoup, donc forcément, ça aide de les voir davantage développés et de découvrir ce qu’ils deviennent dans un monde privé de X-Men. L’épisode assume aussi des thématiques un peu plus adultes, entre les méthodes beaucoup plus radicales de Câble – qui vont jusqu’au meurtre – et Emma Frost qui se permet des sous-entendus sexuels (ouaf, ouaf). Je sais bien que ce n’est pas très subtil, mais ça donne l’impression d’un revival fait pour les fans de l’époque et ça fonctionne sur moi.

Bref, j’aime surtout voir Jubilee enrôlée malgré elle dans un truc qui la dépasse. Elle n’est pas vraiment d’accord avec Câble et les X-Force, mais elle finit par en faire partie parce qu’elle est encore moins d’accord avec les X-Factor. Cet aperçu du monde sans X-Men est excellent : les enjeux sont clairs à la fois pour l’épisode et pour la saison, et Psylocke s’impose très clairement comme un personnage à surveiller.

La fin, avec Jean et Scott qui doivent se séparer de Nathan, m’a moins emballé, mais ça ne gâche pas grand-chose. J’ai surtout hâte de voir les retrouvailles entre les X-Men et 1997 maintenant, et ça tombe bien car c’est le cliffhanger.

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S02E03 – Rise of Apocalypse: Part 1 – 13/20

Quel dommage de retomber une fois de plus sur cet effet “un épisode sur deux”. J’avais plein d’espoir pour celui-ci, parce que les arcs sur Apocalypse sont souvent géniaux. Malheureusement, la première partie ne parvient pas à me convaincre, en oubliant un peu trop de se concentrer sur les personnages que j’aime et que je veux voir. Les X-Men, en fait. Magneto et Nur ? Flemme. C’est probablement injuste, mais à ce stade de la saison, j’ai surtout envie de retrouver l’équipe et de suivre des personnages auxquels je suis vraiment attaché.

L’épisode devient tout de suite plus intéressant quand il se concentre davantage sur Malicia, Diablo, le Fauve et Xavier, parce qu’il y a deux de mes X-Men préférés dans cette équipe. Seulement, les voir coincés dans le passé n’est pas hyper convaincant. Pire encore, j’ai trouvé le doublage de certaines répliques étrange. Je me suis demandé si c’était un problème de mon ordinateur, mais le décalage est le même sur mon portable ! Bref, il y a des personnages que j’aime, des enjeux plutôt bons, notamment tout le débat sur la réécriture du passé sans le consentement de l’humanité, très Xavier dans l’esprit, mais l’ensemble n’arrive pas à me convaincre. C’est trop rapide, trop baston gratuite, trop répétitif dans son schéma de retour en 1997. Pas convaincu.

S02E04 – Rise of Apocalypse: Part 2 – 16/20

Voilà un épisode qui fonctionne bien mieux. Malicia doute et se range du côté de Magneto, qui manipule très bien les troupes et triche quand il faut ; Xavier parvient à manipuler un mutant avec ses grands idéaux ; bref, c’est ce que je veux voir ! Il y a davantage de développement des personnages et des retours de thématiques ou de lieux qui fonctionnent très bien. Cela m’a même donné envie de revoir certains anciens épisodes. Xavier et Bishop ne sont pas des plus malins à manipuler Nur pour l’emmener finalement face à son destin, mais le twist est bien construit et mène, comme souvent, à une bonne scène d’action et de destruction. C’est parfois forcé dans ce dessin animé et on le sait, mais quand l’émotion suit, ça passe beaucoup mieux.

Le point fort de l’épisode réside vraiment dans l’émergence d’Apocalypse et le retour en force de Magneto. C’est très classique, mais ça accule nos héros comme il faut, en forçant comme toujours les grands discours philosophiques et politiques à la X-Men. Après, ce n’est pas le retour en 1997 que j’attendais dans l’épisode précédent, mais je suppose que ça prouve une fois de plus qu’une bonne histoire, ce n’est pas seulement nous donner ce qu’on veut voir, c’est aussi nous montrer ce dont on ne savait pas avoir besoin. Et bien sûr, le cliffhanger final est excellent. La mort d’un personnage aussi iconique ne peut que fonctionner, surtout avec ce silence violent. Bonne surprise aussi de voir la scène post-générique introduire l’épisode suivant en donnant juste assez de hype avant une semaine de pause.

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S02E05 – Weapon X, Lies, and DVDs – 15/20

Je n’aime pas tellement Wolverine, alors il ne me manquait pas tant que ça, mais il faut bien reconnaître que ce qui me frustre cette saison, c’est que les X-Men sont éclatés et ne se retrouvent pas vraiment. Le générique vend une équipe qu’on ne retrouve presque jamais, et ce n’est pas la première fois que la série joue avec ça. Seulement, cette saison a trop de personnages pour trop peu d’épisodes. Morph revient ENFIN à l’écran et c’est un vrai plaisir, même si certaines de ses répliques paraissent parfois trop simples tant ses interactions avec Wolverine ou Dent-de-Sabre semblent s’écrire toutes seules.

L’équipe présentée autour de Wolverine fonctionne pourtant très bien, même si elle donne un peu l’impression d’avoir été créée pour optimiser un maximum de retours de personnages. Au moins, les scènes d’action ne semblent pas forcées du tout, et la paranoïa qui s’installe entre eux quand ils se soupçonnent d’être contaminés fonctionne très bien, surtout avec les trahisons inévitables qui vont avec. Bien sûr, j’ai ri de voir que même dans le dessin animé, ils trouvent le moyen de mettre Wolverine à moitié à poil, mais le fun disparaît en fin d’épisode quand Morph se retrouve triste face à ce que devient son pote. Pour autant, voir notre animal à griffes récupérer l’adamantium reste une suite logique. Je n’attendais pas autre chose de leur part !

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S02E06 – Danger.exe – 16/20

Le retour en 1997 fait du bien. Voir Xavier utiliser la salle des dangers dès le début de l’épisode, c’est trop cool, surtout dans ce contexte. Il est en plein deuil, mais il reprend son rôle de professeur, et ça marche parce que c’est vraiment l’ADN du personnage. Storm directrice, flemme, par contre. Les simulations sont très efficaces et j’ai toujours adoré cette salle, alors la voir devenir un personnage à part entière, méchant qui plus est, à cause d’une erreur de Xavier, c’est un twist qui me plaît beaucoup. Là, pour la première fois depuis un moment, j’ai vraiment eu l’impression d’être devant un épisode de X-Men. Les punchlines constantes aident, évidemment.

Lorna est aussi un personnage qui me plaît de plus en plus, même si je crois qu’il faudrait que je revoie le dessin-animé de base, parce que j’ai vraiment oublié une grosse partie de son passé. La voir devenir prof par la force des choses, j’adore. On comprend bien son évolution, même si trente minutes, c’est court pour la rendre totalement naturelle. C’est un peu artificiel pour mener à l’union Xavier/Polaris, mais eh, ça marche.

X-Corp est aussi une bonne idée pour cette saison, même si ça fait beaucoup en peu d’épisodes. Et puis, j’ai vu le Watcher à Athènes ! Je ne sais pas si j’aime l’idée de relier X-Men ’97 à What If…?, mais le clin d’œil fonctionne à peu près autant que le cliffhanger. Trop, trop hâte de voir la suite, parce que GAMBIT is back !

S02E07 – Strange Land, Savage Heart – 18/20

Très content de voir Lorna, Malicia et Diablo dans la même équipe, parce que ce sont clairement mes préférés et que ça fonctionne très bien de les voir ensemble. Après plusieurs épisodes à éclater tout le monde dans tous les sens, ça fait du bien d’avoir une équipe qui me parle autant, avec des personnages que j’ai vraiment envie de suivre. Le développement familial autour de Diablo est hyper intéressant aussi : j’ai aimé le procès, les tensions qu’il fait remonter et la manière dont l’épisode creuse enfin quelque chose de plus intime chez lui, sans oublier l’action et les enjeux plus larges.

La trahison finale de son demi-frère fonctionne très bien, justement parce qu’elle permet d’arriver à une jolie conclusion : pas un mutant, mais bien le fils de ses parents. C’est simple, mais c’est beau, et ça donne à l’épisode une émotion qui m’a beaucoup plus convaincu que certaines bastons plus mécaniques des épisodes précédents. Il y a tout de même quelques raccourcis, notamment autour de la destruction de la tour, qui arrive un peu vite et se règle presque trop facilement. Et puis, c’est un peu lourd de refaire deux fois de suite le même cliffhanger, même si je comprends bien ce que la série cherche à provoquer. Mais l’ensemble reste très satisfaisant, avec une équipe que j’adore, un vrai cœur émotionnel et ce sentiment de voir enfin la saison utiliser ses personnages comme il faut.

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S02E08 – Dead Man’s Hand – 15/20

Un épisode centré sur Malicia et Gambit ? Je dis oui ! La scène des retrouvailles tant attendue est exceptionnelle, autant dans le rêve du début d’épisode que dans la réalité. J’aime que cela permette aussi de donner brièvement un rôle de sauveur à Diablo avant qu’il ne soit embarqué à son tour par Apocalypse. Le trio de mes persos préférés se retrouve donc ensemble à devenir la menace à combattre, et c’est une excellente chose. En plus, l’épisode continue la romance Malicia/Gambit comme il faut : c’est excellent de la voir accepter la demande en mariage et le plan complètement fou de Gambit pour la rendre immortelle. Bien sûr, ça vaudrait 20/20 s’il n’y avait que ça. Malheureusement, j’ai décroché de toute la partie sur Candra et Rémy qui se constitue une armée. J’ai trouvé ça schématique, et on sait très bien qu’il n’y aura pas de vraies conséquences. Enfin, la conséquence, c’est tout de même que Malicia a désormais les pouvoirs de la gemme, ce qui n’est pas rien, d’accord mais… Je ne sais pas, je n’accroche pas plus que ça.

Tout ça ne doit pas non plus faire perdre de vue l’objectif des X-Men : sauver Rémy coûte que coûte. On retrouve ainsi les cartes habituelles, avec Xavier qui se lance dans un combat impossible et une énième scène dans la tête d’un mutant. J’aime bien ce que ça donne, même si c’est répétitif là aussi : Apocalypse veut absorber l’âme de Rémy et prendre possession de son corps, Xavier et Malicia s’unissent pour l’en empêcher, mais ce n’est que partie remise. Avant tout ça, la partie de poker des X-Men est une très bonne idée, et ce genre de scènes a beaucoup manqué sur ce début de saison. Il manque aussi un vrai moment où on les voit se retrouver et se raconter ce qu’ils ont vécu, parce que là, ça donne parfois l’impression d’un retour à la normale sans conséquence. Elles finissent par arriver, bien sûr, notamment avec l’arrivée de Nathan à l’Institut, qui dessine le désaccord évident de l’épisode final : les X-Men veulent sauver Rémy, les X-Force veulent le tuer, car Apocalypse vit désormais en lui. Bien évidemment, Jubilé et Sunspot changent aussitôt d’équipe et ça me va très bien. Le débarquement de X-Factor pour s’allier aux X-Force, un peu moins.

En gros, c’était un bon épisode, mais avec des scènes assez inégales : parfois, j’étais à fond, parfois, je décrochais totalement sans trop savoir pourquoi ça devenait soudain beaucoup moins intéressant. Je crois qu’ils n’arrivent pas à gérer l’ensemble des personnages : ils sont trop nombreux, il y a peu d’épisodes, ça ne permet plus la cohésion d’équipe et ça ressemble trop à des oppositions factices juste pour le bien du scénar.

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Je les aime tellement plus que Jean & Scott !

S02E09 – Survival of the Fittest – 17/20

C’est déjà l’épisode final ! Tout tourne autour de Gambit, possédé par Apocalypse. Est-ce que ce dernier arrivera à l’effacer complètement ? Est-ce que Malicia et Xavier parviendront à sauver Rémy ? Est-ce que Nathan le tuera avant ? Beaucoup de questions ouvrent ce début d’épisode, et c’est une bonne chose. La piste côté X-Men est d’aller dans le vaisseau d’Apocalypse, cinq mille ans après la dernière visite de Malicia, pour le réactiver et obtenir des réponses. Ce sont le Fauve et Diablo qui accompagnent Malicia dans cette mission, et c’est une équipe que j’aime beaucoup. Malicia prend plein de risques pour sauver son mec, bien sûr, et refuse d’entendre qu’il doit mourir. Elle fait bien : elle finit par obtenir une solution que je déteste. Pour sauver Rémy, elle doit se sacrifier et accepter de mourir. Je refuse cette idée, mais l’avantage, c’est qu’elle a désormais les pouvoirs de la gemme. Peut-être qu’elle peut donc survivre aussi.

Pendant ce temps, X-Factor, menée par Dr Cooper, débarque au-dessus de X-Corp pour s’en prendre à Gambit. Xavier essaie de protéger Rémy, bien sûr, et ça mène tout de suite à une grosse bataille. Cable, les Sentinelles et les vaisseaux de Cooper s’en prennent à X-Corp, où se trouvent Xavier, Jean, Scott, Polaris et les autres. Les X-Men sont enfin une équipe que je kiffe vraiment, mais on ne les voit pas assez. Les scénaristes préfèrent encore se concentrer sur un combat entre Nathan, Jean et Scott. Wolverine a aussi ses moments de gloire, toujours en équipe avec Morph. J’ai trouvé que ce combat divisé en plein de petits duos ou trios était très sympathique à suivre, mais également très schématique. C’est le problème que j’ai eu toute la saison : on passe d’une étape à l’autre parce qu’il le faut, sans que cela semble vraiment organique ou logique dans l’écriture. Chaque fois, on se concentre sur un ou deux persos et ça fonctionne, mais l’ensemble tient moins bien.

J’ai kiffé voir Gambit à nouveau sur ses pieds, surtout qu’il sauve Polaris avec une aisance redoutable. Il fait bien : elle peut ensuite sauver un tas de gens de la destruction de la tour d’X-Corp, provoquée par Cable et Scott. Malheureusement, cela mène à une scène bien choquante où Nathan a la voie libre pour tuer Rémy. Il ne se défend même pas ? Un coup de feu et c’est réglé. Enfin, c’est ce que Nathan espère. En réalité, il fait juste de la merde : tuer Rémy est finalement ce qui permet à Apocalypse de prendre le contrôle total du corps de Gambit. Par chance, Malicia est sur le coup. Elle débarque et sauve la situation, parce qu’elle a les pouvoirs qu’il faut pour renvoyer Apocalypse définitivement. Ce faisant, elle sauve aussi la vie de Rémy, qu’elle peut enfin embrasser.

Les retrouvailles sont belles, et devraient être de courte durée. Les scénaristes me prennent alors de court : Diablo refuse de voir sa sœur mourir et décide de se sacrifier pour qu’elle puisse vivre heureuse en couple. Si c’est bien ce qu’il se passe, et si la paix semble être retrouvée à l’Institut, je dois bien avouer que c’est un twist que je n’ai pas vu venir. La mort de Diablo me fait encore plus chier que celle de Gambit. Il faut toujours qu’ils dégomment les X-Men que je préfère ? Trop triste. C’est cruel, mais ça fonctionne très bien, justement parce que cette saison a enfin réussi à me rappeler à quel point j’aimais Diablo.

Et comme si ça ne suffisait pas, les bâtards nous font ensuite un coup à la Marvel : il y a une scène dans le générique final. On y voit Mystique faire son grand retour ! Perdre Diablo pour récupérer Mystique ? Je les déteste !! Elle a désormais pour objectif de s’en prendre aux États-Unis et, pour ça, elle prend la place de Cooper. Allons bon. Ce final est donc à l’image de la saison : parfois trop mécanique, parfois trop dispersé, mais capable de scènes vraiment efficaces quand il se concentre sur les bons personnages. Je reste frustré par tout ce qu’on n’a pas eu le temps de développer, mais Gambit, Malicia et Diablo, c’est vraiment la série que je souhaiterais suivre.

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En bref

La vérité, c’est que je n’ai pas l’impression d’avoir savouré à fond cette reprise comme il se doit. Le fait que la saison soit diffusée en plein été n’aide pas : je n’ai pas retrouver totalement le rituel du dimanche matin (rien qu’avec ce dernier épisode déjà). Et puis, surtout, cette saison 2 part dans tous les sens avec mille personnages, mille époques, mille équipes, mille enjeux. C’est très X-Men, évidemment, mais c’est aussi parfois le problème : à force de vouloir tout raconter, la série oublie un peu trop souvent de nous laisser profiter de son équipe.

Pourtant, quand ça fonctionne, ça fonctionne très fort. Dès que Malicia, Gambit, Diablo ou Lorna sont au centre de l’épisode, je suis à fond. On connaît mes préférés. Dès que la série retrouve la salle des dangers, les débats impossibles de Xavier, les dilemmes moraux de Magneto, les combats qui ressemblent à des doubles pages de comics et les punchlines lancées au milieu du chaos, je retrouve exactement ce que j’aime dans X-Men ’97. Il y a des épisodes où j’ai vraiment eu l’impression de regarder les X-Men que j’aime, avec ce mélange d’émotion, de politique, de mélodrame et de baston spectaculaire qui ne devrait pas marcher aussi bien, mais qui marche.

Le souci, c’est que la saison n’a pas toujours le temps de mériter ses meilleurs moments. Les personnages sont trop nombreux, les épisodes trop courts, les intrigues trop chargées. On passe souvent d’une étape à l’autre parce que le scénario en a besoin, pas parce que tout s’enchaîne naturellement. Cela donne une saison parfois frustrante, avec des pics excellents, mais aussi des passages où je décrochais complètement sans trop savoir pourquoi. C’est d’autant plus dommage que l’équipe finale, celle que la série finit par reformer, est exactement celle que j’aurais voulu voir davantage. Et franchement, après un final qui sacrifie Diablo pour faire revenir Mystique, je suis énervé, triste et déjà prêt à voir la suite. Les salauds savent exactement ce qu’ils font : vivement la saison 3 !un moment ou un autre de ça, j’imagine, je vais donc m’arrêter là pour X-Men ’97. Vivement la saison 2, j’ai beaucoup aimé cette année retrouver mon petit-déj du dimanche matin devant mes super-héros préférés !

The Shards – S01E01 – Pilot – 08/20

Oh la déception ! Je pensais vraiment que ça pourrait être ma bonne découverte du mois d’août, mais c’est une catastrophe. Déjà, je m’attendais à une série sur des étudiants – au sens à la fac – et ça se passe au lycée. Bon, les acteurs ont l’air d’avoir trente ans, mais soit. Ensuite, la série me rappelle Riverdale dans ce qu’elle faisait de pire : sa narration. La voix off est omniprésente, insupportable, hautaine et franchement détestable. Enfin, on nous ménage de faux suspense et des scènes hyper sexualisées juste pour le principe de faire mouiller Ryan Murphy. Non, vraiment, quelle angoisse. Et pourtant, j’avoue, y a un petit truc qui donne envie de revenir pour avoir la suite de l’histoire. Le masochisme. J’ai réussi à quitter American Horror Story, cependant, et je vais faire de même avec celle-ci. Je passe mon tour.

Spoilers 

Un serial killer pose ses valises à Los Angeles.

We had to deal with the serial killers.

Le début nous balance le 23 mai 1980 à la sortie du film Shining. La DA est claire : nous sommes en 1980 aux USA, pas loin d’un Hollywood ensoleillé. Nous allons suivre la vie d’un jeune auteur, qui a déjà sorti son premier roman et qui nous raconte sa vie en nous balançant toutes les marques qu’il porte ce jour-là sur lui. C’est un espèce de mix entre Gossip Girl et Riverdale ce début, franchement. Et ce n’est pas bon signe. J’ai envie d’y croire pourtant, j’ai vu passer quelques retours positifs.

Le problème, c’est que ce début d’épisode est déjà tellement bavard. Le type nous raconte sa vie et… Pourquoi il nous parle de téléphone et réseaux sociaux si on est en 1980 ? Eh, flemme. Ce serait donc un narrateur adulte qui nous parle ? Du coup, c’est un vieux con de boomer qui considère que la technologie, c’est mal (à raison, je sais, mais y a des manières de le dire, quoi).

Rectification : vieux con de boomer gay, clairement. Il est totalement fasciné non par le film qu’il vient voir, mais par un autre cinéphile dans la salle. Un jeune homme « assurément bronzé partout ». Pardon, mais qui se dit ça en croisant quelqu’un qu’il trouve beau ? Si je comprends la critique de Shining par rapport au roman, qui critique le film pour ce qu’il est, hein ?

Le pire dans tout ça ? Notre héros est un adolescent, sa voix off nous prend de haut à nous raconter que les jeunes d’aujourd’hui ont la vie facile et moi, je ne peux m’empêcher de penser à Riverdale tout le long. Quand en plus on nous enchaîne sur le fait que la vie dans les années 80 était plus difficile à cause des serial-killers en nous montrant une jeune femme rousse qui rentre dans sa villa luxueuse à la recherche de son chien, j’ai juste envie de hurler CARAMEL CARAMEL CARAMEL.

Bref. Ce ne sera pas un coup de cœur cette série, c’est impossible. Elle traîne déjà en longueur – la rousse ne se fait même pas tuer sur le champ – et son narrateur m’insupporte. Est-ce que je vais aller au bout de la saison ? Je ne suis pas sûr. Se dire ça moins de dix minutes après avoir fait play, c’est mauvais signe.

La jeune femme rousse qu’on nous vend comme une lycéenne (elle est plus vieille, non ?) passe en tout cas la journée seule dans sa villa. Elle regarde un film d’horreur (alors qu’elle se dit traumatisée par Shining ?) et reçoit des appels au téléphone dignes de Scream. Pas de chance : elle ne connaît pas encore Scream.

OK. Cette série va me rendre dingue : elle a tout pour être bien niveau budget, ambiance, casting… mais elle ne parvient pas du tout à me convaincre pour l’instant. Les faux suspenses sont importants pour créer l’ambiance, pourtant. C’est quand elle va reporter la disparition de son chien que notre jeune femme se fait finalement attaquer violemment par quelqu’un qui la kidnappe. Soit.

Un an plus tard, en septembre 1981, nous retrouvons notre narrateur au volant de sa voiture. Il habite toujours à Los Angeles et vit sa meilleure vie avec ses meilleurs amis Thom et Susan. On nous vend à présent le roadtrip habituel en bord de mer, les inévitables sorties au centre commercial pour acheter des CDs et l’anticipation de la rentrée scolaire. Putain, on enchaîne les clichés vraiment. Je pense que cette série n’est pas pour moi. C’est trop triste.

Bref. Notre narrateur se rend finalement voir sa petite amie Debbie pendant qu’elle fait du cheval. Oui, oui, il a une petite-amie, même s’il est à peu près évident qu’il n’est pas attiré par elle. Il n’y a qu’à voir comment Bret raconte leur rencontre. Ouais. Le narrateur s’appelle Bret. La série verse presque du côté d’Euphoria dans la genèse improbable de ce couple, avec Debbie qui demande à Bret de coucher avec lui pendant une pool party. Pourtant, Bret préfère clairement fantasmer sur Thom tout en prétendant être amoureux de Susan.

Tout le monde a la clope au bec et à la trentaine, même s’ils sont supposés être en terminale, c’est trop perturbant. Par contre, il faut reconnaître aux années 80 que les looks étaient dinguissimes. Enfin. C’est toujours pareil : la série les fantasme aussi, c’est évident. Il y a l’air d’avoir plein de fantasmes sur ce qu’était cette époque, sur la liberté sexuelle, sur l’homosexualité, aussi. C’est… blasant. J’espérais tellement que ce serait ma série de l’été !

La veille de la rentrée, il y a bien sûr une grosse soirée pour tous les lycéens du coin. Bret s’y fait larguer par Ryan (oui, il est en couple avec Bret, mais y a un truc avec Ryan apparemment) et nos quatre héros se font des rails de coke en imaginant leur parfaite dernière année de lycée. C’est vrai que ça manquait pour les rendre encore plus détestables.

J’annonce tout de suite que si je reste, ce sera pour les voir y passer les uns après les autres et m’en délecter. En attendant, il faut les voir se draguer, se rouler des pelles, se coller, se la jouer sexy et angoisser de l’arrivée d’un nouveau dans leur classe. Oh, pas n’importe qui : Robert, le type sur lequel Bret fantasmait un an plus tôt.

En attendant qu’il le sache, le narrateur essaie de nous garder devant notre écran avec l’annonce que c’est leur dernière nuit paisible. Ben j’espère bien parce que c’est long là… Malheureusement, le choix est fait de rallonger encore et toujours ce pilot : on voit donc Bret entamer une conversation avec son beau-père. Le père de Debbie serait apparemment homosexuel et prédateur avec tous les potes de sa fille, alors forcément, Bret joue avec le feu et vient le voir dans son jacuzzi. La série en profite pour nous introduire un pote du père, qui prend plein de photos sur son polaroïd. Soit ?

C’est très clairement l’amant du père de Debbie, qui a aussi une relation cheloue avec la femme de celui-ci. La mère de Debbie se drogue autant que sa fille et est défoncée, mais pas naïve : elle sait que son mari drague des mecs et demande donc à Bret de tout lui raconter.

Dans tout ça, Bret met longtemps à rejoindre sa copine dans sa chambre. Debbie peut donc encore se droguer dans sa chambre digne d’une Barbie et l’attendre en répondant à des appels anonymes au téléphone. Cela n’empêche pas la scène la plus gênante qui soit avec Bret qui lui fait un strip-tease.

Alors que Bret couche avec Debbie, on nous révèle que loin de cette relation publique, il mène aussi une vie secrète pendant laquelle il couche avec Matt Kellner. On ne sait pas bien qui est son amant, mais il a l’air plus heureux avec lui. Par contre, putain, ça en fait des fantasmes à vivre pour un seul personnage. Finalement, c’est pire que Riverdale.

S’il semblait heureux au lit, dès qu’ils se mettent à parler, Bret change d’avis. Il explique à Matt qu’il pense qu’il vaut mieux arrêter de coucher ensemble, puis le regarde chercher de quoi se droguer. Bret se demande tout de même pourquoi les poissons de Matt ont disparu de l’aquarium – mais Matt n’a pas l’air de s’en préoccuper plus que ça. Qu’est-ce que c’est que cette série ? Il s’en fout même de la disparition de son chat. Bon, d’accord. Un serial killer qui fait disparaître les animaux de compagnie, c’est noté.

Le lendemain matin, c’est le premier jour de l’année pour les terminales. Bret commence la journée en se masturbant, évidemment, tandis que deux de ses camarades sont en train de retrouver un cadavre exposé sur le court de tennis du lycée. Enfin. La chronologie n’est pas claire : quand Bret regarde la télé, il est dit que la découverte du corps date de la veille. Est-ce que ça peut être mal écrit à ce point ? Peut-être, en vrai, on ne sait jamais.

Bret se rend tout de même au lycée pour découvrir que la statue a aussi été abîmée – avec plein de sang dessus. Il serait temps d’en finir avec ce pilot, mais non, on nous propose 50 minutes. Quelle joie. Bret passe sa journée le plus normalement du monde, en papotant avec ses potes et en matant les mecs autour de lui.

Il est tout de même promis que la journée sera différente des autres et qu’ils auront peur. Il est donc temps d’avancer vers autre chose : l’arrivée de Robert au lycée. Bret est évidemment ravi de voir arriver le type du cinéma, mais il le trouve très bizarre quand celui-ci lui ment. Bret insiste pour dire qu’il l’a vu au cinéma un an plus tôt, donne plein de détails et… non, sérieux, c’est pas possible ? Il est censé être dans le placard, on a connu plus discret comme move pour y rester. En plus, Robert n’a pas l’air de vouloir y rester, à directement parler avec un autre type que Bret avait repéré et à lui faire des bisous de loin là. C’est censé être excitant ? un fantasme ? Pitié.

La scène suivante voir Bret surveiller une conversation entre Robert et Matt. Ben décidément, il va tous se les taper ou quoi ? Ce n’est que le premier épisode, alors non. On va juste suivre une course poursuite pas bien passionnante en voiture entre Bret et Robert. J’ai l’impression d’être dans Le cœur a ses raisons avec ces noms. Au départ, Bret suit donc discrètement la voiture de Robert, mais ça termine en excès de vitesse certain et en course poursuite.

Bret est mauvais, bien sûr, double donc celui qu’il suivait, puis se fait rentrer dedans par lui. Cela semble faire rire Robert de taper volontairement dans le cul de Bret – eh, je ne parle que de voiture, voyons. La scène est tellement bizarre. En plus, Bret réussit finalement à s’en tirer, mais recommence aussitôt à stalker Robert quand il le croise au supermarché.

Ils finissent par se parler pour mieux permettre à Robert de continuer à jouer avec Bret. Il lui pose donc des questions d’hétéro alors qu’il est à peu près clair qu’il ne l’est pas. Tout ça nous mène au cliffhanger qu’on a vu arriver depuis un moment : Bret rentre chez lui et apprend à la télévision qu’il y a un serial killer qui frappe dans sa petite ville de Los Angeles (lol). Sa spécificité ? Il dépèce des animaux pour mieux en mettre des parties sur ses victimes. C’est original, mais est-ce suffisant pour donner envie de rester ?

Apparemment, non. Du coup, on nous rajoute le fait que Bret reçoive un coup de fil mystérieux avec quelqu’un hurlant à l’aide. Pff.

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