Daredevil Born Again – S02E01 – The Northern Star – 15/20

C’est un retour plutôt efficace du point de vue de l’action et qui sait ménager ses effets, mais le problème, c’est qu’on en sait déjà trop sur les guests à venir. Du coup, on les attend plus qu’autre chose et la surprise de fin d’épisode n’en est absolument pas une, tout ça est un peu trop prévisible à mon goût. En plus, on s’éloigne parfois de l’intrigue principale en fil rouge pour s’intéresser à des sous-intrigues pour l’instant totalement éclatées et morcelées, ça ne parvient pas à me convaincre, même si je ne doute pas que toute la lumière sera faite un peu plus tard dans la saison.

Spoilers 

Matt fait couler un navire de Fisk pour révéler son trafic d’armes.

Oh, you think the evidence matters ?

Autant l’an dernier, j’étais content de moi car j’avais réussi à rattraper toute la saison 3 de la série d’origine avant de commencer la nouvelle saison, autant cette année, c’est n’importe quoi : je voulais rattraper Punisher et Jessica Jones, je n’ai pas vu un seul épisode ; je voulais poster dans les temps, j’ai une semaine de retard. C’est le taf, que voulez-vous ?

Mon autre gros souci cette saison, c’est que je me rends compte que j’ai tout oublié de la saison 1. Cela fait pourtant à peine un an, mais le résumé ne me rappelait pas toujours quelque chose. Il y a des scènes que je découvrais au fur et à mesure alors que je les ai déjà vus. Heureusement, le résumé est long et permet efficacement de se remettre les pièces du puzzle en place. La pièce la plus importante, je l’avais déjà : Fisk est élu maire.

Comme toujours, l’épisode commence par un micro-trottoir, pour nous montrer que les gens sont heureux d’avoir un New-York sous loi martiale. Lol. La propagande, c’est toujours efficace aux USA. On sent bien que ce micro-trottoir est orienté, plus encore qu’en saison 1. Après ça, nous assistons à l’arrivée d’un navire en ville et on sait déjà qu’il aura son importance : il a le nom que porte aussi l’épisode, l’étoile du Nord. Pourquoi ça me donne envie de retourner à Disneyland profiter de Frozen Ever After plutôt que d’aller au taf après cet épisode ?

Il y a des mystères peu profonds, on va dire. En tout cas, la saison commence tout de suite par un peu d’action : Daredevil, muni de son plus beau costume, s’infiltre à bord de ce bateau en mettant KO tous les hommes qui font leur ronde dedans. C’est ironique ce que je vais dire, mais je reproche un peu à la série de nous laisser avancer à l’aveugle dans cette scène d’action, parce qu’on ne voit pas grand-chose. Là où on est habitué à de belles chorégraphies de combat, le but est ici au contraire de ne pas trop en montrer. Je suppose que ça permet quelques économies du point de vue du budget.

Même si l’attaque de Daredevil est rapidement repérée, les hommes pilotant le navire continuent de vouloir faire arriver le bateau à bon port. C’est peine perdue : celui-ci finit par couler dans un enchaînement d’événements que je trouve quelque peu flou. Qu’importe : cette saison commence par un petit Titanic et de beaux effets spéciaux. Daredevil s’en sort bien et c’est tout ce que la série voulait montrer : un héros capable de s’en sortir dans des conditions extrêmes, parce qu’il est aveugle mais a une super ouïe. Du point de vue technique, j’aime bien la facilité des changements de taille d’écran, encore et toujours. Du point de vue logique, je peine à comprendre comment il peut rejoindre le rivage, mais bon.

Le générique est toujours très chouette en tout cas, et ça, c’est un vrai point fort de la série.

Après tout ça, Daredevil rentre dans son bar favori. Celui-ci semble à l’abandon à première vue, mais on comprend assez vite qu’il s’agit d’un gymnase où nos héros s’entraînent. Nos ? Matt y retrouve Karen et lui explique enfin ce qu’il en était du Northern Star. C’est un navire qui était plein d’armes à feu : Fisk se sert du port de New-York pour faire du trafic d’armes. C’est bien de couler le navire, mais ça fait couler les preuves aussi. Karen et Matt cherchent donc un moyen de prouver ce que Fisk fait, mais pas avant d’avoir pris le temps de s’embrasser – et plus, bien sûr.

Le lendemain matin, nous découvrons qu’ils vivent carrément ensemble dans ce qui semble être un grenier assez spacieux et lumineux.

De son côté, Fisk déclare que New-York est victime d’une attaque terroriste de Daredevil : le bateau coince complètement le port, paralysant tout le trafic maritime de la ville. C’est dur, je trouve, parce que Fisk est évidemment le connard et le méchant, mais là pour le coup, bloquer la ville… Daredevil n’est pas des plus malins. Il s’est filmé à bord du Northern Star pour bien signer son crime, si jamais ce n’était pas clair.

Bien sûr, les actions de Fisk déplaisent à la gouverneure de l’Etat et au gouvernement lui-même : Fisk doit aussi faire face à une petite réunion avec ses opposants lui rappelant qu’il y a une hiérarchie et qu’il est en roue libre, à confondre justicier et terroriste, à imposer une loi martiale, etc. On nous introduit aussi une intrigue parallèle avec un type, Charles, qui vient de Washington pour régler le merdier. Pardon, de Langley. Ouep, la CIA s’en mêle. Charles est un personnage insupportable qui débarque en pleine réunion à la mairie et fait preuve de tout son pouvoir politique en un coup de fil : les opposants de Fisk se couchent donc face à lui, sans qu’on ne sache exactement pour répondre à quelle injonction politique venant de plus haut.

Je suis un peu paumé devant certaines scènes de cet épisode, honnêtement. Ainsi, on assiste à une descente de policiers en ville, avec des policiers qui font preuve de violence gratuite dans un bar. Il s’agit en fait, mais ce n’est révélé qu’après, de nous montrer que la milice de Fisk a tous les droits pour mener l’enquête sur le Northern Star. Ils arrêtent donc les deux hommes qui pilotaient le navire pour les torturer et avoir plus d’infos sur ce qu’il s’est passé exactement. Après une petite séance de torture, le capitaine se fait donc tuer d’une balle dans le crâne, alors que bon, il n’y était pour rien. Fisk est toujours un méchant.

C’est lui qui est derrière tout ça et il l’assume totalement, même devant Vanessa. Il rencontre donc Charles avec elle pour remettre Charles en place et régler le problème du Northern Star. Il est ainsi révélé que Charles fait partie du trafic d’armes et que son job ici est de déplacer les armes coulées sans que personne à New-York ne les remarque. Easy peasy. Il s’agit juste de trouver des hommes qu’on peut facilement sacrifier pour déplacer les armes dans un entrepôt avant de les tuer dans ce qui paraitra être un accident.

Bien sûr, si les micro-trottoirs sont trafiqués et orientés politiquement, il y a aussi une réponse sur internet, avec des parodies et un influenceur (au moins) dénonçant les mensonges mainstream de la télévision. J’aime bien cette idée, en vrai. Et puis, ça permet aussi de nous réintroduire la journaliste de la saison 1 – elle assiste désormais à des fêtes où on la félicite sur son travail. Elle joue un double-jeu avec Karen, qui porte une perruque digne de Riverdale pour se déplacer en pleine journée (et nuit) sans être remarquée, puisqu’elle lui transmet toutes les infos qu’elle a. La scène n’était pas géniale, avec quelques regrets de Karen sur la mort de l’oncle… mais je me suis déconnecté de toute cette intrigue, j’avoue.

Nous retrouvons aussi la psy de la saison 1 dans cet épisode. Elle interroge un justicier dont elle doit faire l’évaluation psy avant son procès – officiellement. Officieusement, elle lui rappelle qu’il est là selon des lois martiales qui le sépare de tous ses droits. Une fois l’interrogatoire fait, elle est contactée pour modifier ses réponses et faire en sorte que l’homme soit bien vu comme un sociopathe. Elle est totalement manipulée par Fisk et ses hommes, c’est triste. Ils le font grâce à son choc post-traumatique de l’agression en saison 1. Et puis, c’est facile de manipuler des réponses à un QCM quand tout est fait au crayon à papier, en plus…

J’avais un peu oublié, mais dans tout ça, Matt a toujours un bureau et des collègues, en théorie. Ceux-ci s’inquiètent pour Matt et croule sous le boulot pour oublier que Matt est aux abonnés absents. Notre avocate préférée, Kirsten, est évidemment inquiète de la disparition de celui-ci, mais elle tient une belle poker face devant tous ceux qui ne sont pas Cherry (l’ex flic). Elle se voit pourtant proposer de belles offres de corruption de la part du procureur, mais elle les refuse.

De son côté, Cherry a des contacts avec Matt, toujours. Ils ont même des contacts en plein jour, certes dans des lieux isolés, mais bien visibles. Matt informe donc Cherry de tout ce qu’il sait sur le trafic d’armes de Fisk, parce qu’il a besoin de son aide pour le démanteler.

Il a une journée chargée pour un fugitif Matt : il se rend ensuite dans le bar où la police a arrêté les hommes du Northern Star pour offrir son aide d’avocat à la propriétaire. Je ne vois pas bien ce qu’il peut faire, mais soit. Le soir, il retrouve Karen chez lui et ils partagent un petit moment émotion à se souvenir de Foggy. C’est triste. En parallèle, la propriétaire du bar rencontre un SDF qui lui explique qu’il bossait sur le Northern Star et qu’il a besoin d’aide.

Si elle assure pouvoir lui donner, le réseau de Matt commence à souffrir quelques revers. Cherry se fait tabasser chez lui par la milice de Fisk. Heureusement, Matt sent à l’avance que ça craint pour lui quand Cherry annule leur RDV. Il peut donc venir à temps pour sauver Cherry de ces hommes. Malheureusement, il entend aussi le rythme cardiaque de Cherry : es problèmes au cœur de l’ex policier le rattrapent et perturbent Daredevil pendant son combat. On l’a connu plus efficace notre justicier, mais bon, le souvenir de Foggy et de son rythme cardiaque s’arrêtant le perturbe vraiment.

Bref, Matt est mis KO par des flics en surnombre. Ainsi, la milice démasque Daredevil et découvre que c’est Matt Murdock. Sans surprise, tous les hommes qui voient son visage se font alors tuer par un allié qui reste hors écran, mais envoie une petite lame « you’re welcome » à Matt. Qui est aveugle et ne peut la lire. Hum.

PS : Comment ça y a deux épisodes qui sortent aujourd’hui ? J’ai le temps pour un seul cet après-midi, c’est malin !

PS2 : J’espérais tellement plus après le cliffhanger de la saison 1, mais non, il faut prendre tout son temps pour voir le réseau de Matt vraiment à l’œuvre…

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Daredevil Born Again (S02)

On en était où ?

Tout ce dont je me souviens, c’est que Fisk est devenu maire et que Matt réunissait une équipe d’Avengers de nuit (pardon, de Defenders, peut-être ?). Je suis sûr que ce sera suffisant, cela dit.

Ce que j’en attends

Pas grand-chose ? Je suis déjà bien trop spoilé sur les retours à venir dans le MCU, alors j’attends ça, mais je me doute que ce ne sera pas pour le premier épisode. Pour le reste, la série est censée apporter de belles chorégraphies de combat, quelques surprises dans une intrigue inutilement alambiquée et de nouvelles scènes pour me faire soupirer bien fort car je n’aime pas Fisk.

En vrai, je suis content de retrouver une petite dose de super-héros Marvel dans ma vie parce que ça manque vraiment beaucoup ces derniers temps. Dans le genre, Daredevil est loin d’être la plus mauvaise série à retrouver. Les personnages ne me manquent pas particulièrement, mais je suis à peu près sûr que je vais adorer les revoir. En plus, je tiens à souligner que c’est chouette d’avoir une saison par an. Vous savez, c’est le rythme logique et normal pour une série, en fait. Il ne me manque que les 22 épisodes par saison qui vont avec (je vais continuer de m’en plaindre longtemps et sur toutes les séries, parfaitement, parce que j’ai le droit de devenir un vieux con si je veux).

Bref, si les critiques d’un vieux con ne vous rebutent pas, voilà donc ce que je pense de chaque épisode de cette saison 2 :

Note moyenne de la saison : –/20

Grey’s Anatomy – S22E12 – Get Lucky – 15/20

C’est un épisode très routinier que propose la série, mais je trouve qu’il fonctionne plutôt très bien, parce qu’il se concentre sur plein de nouveaux personnages plutôt que sur les personnages historiques dont on a fait le tour 15 fois (et d’ailleurs, on repart pour un tour de carrousel avec certains dans cet épisode, c’est bien dommage). L’ensemble fait que j’ai passé un bon moment devant cet épisode et que j’ai l’impression que la série ne s’arrêtera jamais. Cela doit faire dix ans que je l’écris en même temps…

Spoilers

Mohanty veut se faire bien voir, Teddy enchaîne les erreurs, Jo est mariée à un putain d’égoïste.


We’re not even running the same race.

En retard dans mes visionnages, moi ? Jamais. La preuve.

L’épisode reprend directement sur Corbin et son cas médical catastrophique. Cette fois-ci, Teddy est forcée de reconnaître qu’elle s’est plantée et que sa seule option viable reste l’opération de dingue de la dernière fois. Le problème, c’est que cette fois, c’est Winston qui est moins convaincu à l’idée de faire l’opération : s’ils la font une deuxième fois et la foire, c’est la fin de leurs espoirs pour l’héritage qu’ils pourront laisser à la médecine avec cette procédure.

Maintenant que l’état de Corbin est dégradé, Winston doute que l’opération soit une réussite. Il accuse Teddy d’avoir pris la mauvaise décision, une fois de plus. Cela affecte inévitablement Teddy, qui passe son épisode à stresser et finit par envoyer bouler Owen qui voulait juste lui montrer un peu de soutien. Elle est odieuse avec lui, allant jusqu’à lui reprocher son attitude pendant le mariage sur des choses qu’elle n’a jamais évoquées avant.

Teddy stressée, ce n’est jamais génial, mais bon, admettons. L’opération révolutionnaire est une occasion de nous ramener la galerie que nous ne voyions plus depuis longtemps. L’opération se termine bien et tout le monde est ravi de ce qu’il se passe pour Corbin… Malheureusement, au dernier moment, il y a un truc qui pète et plein de sang qui gicle sur Teddy. La procédure est un succès relatif, donc. Heureusement, tout se termine bien.

Malheureusement, le soir, Teddy rentre chez elle et tombe sur Owen, qui garde les gosses en attendant. Teddy n’a pas d’autres choix que de s’excuser pour son comportement détestable et… Teddy décide d’embrasser à nouveau Owen parce qu’il est un soutien de toujours pour elle et continue de le faire malgré tout et malgré le divorce. Putain. UN épisode. Ils ont tenu un épisode à être divorcé. C’est tellement pète-couilles, plus personne ne veut voir ce couple. Sérieusement. À ce stade, je suppose que Teddy ne finira pas la saison en vie, c’est tout ce qu’il reste à raconter aux scénaristes (qui refusent de tuer Owen, je me suis fait une raison, promis). Vas-y, next.

Comme on enchaîne d’avec l’épisode précédent, on retrouve Amelia avec sa nouvelle copine, au lit. Sont-elles des copines ? Pas encore, mais Amelia se voit proposée un rencard, alors c’est en bonne voie. C’est juste con qu’elle décide de mentir sur l’existence de Scout. Je veux dire, la meuf bosse à l’hôpital où le gosse est mis en garderie, elle s’en rendra vite compte, hein.

Amelia m’a fait rire pendant une bonne partie de l’épisode, à stresser pour rien avec cette question. Franchement, si Toni n’est pas capable de supporter le fait qu’Amelia puisse avoir un gosse, ça ne sert à rien d’envisager d’aller plus loin avec, non ? Autant être honnête dès le départ, même si ça s’est mal passé avec son ex à cause de ça. Heureusement, c’est la conclusion qu’Amelia atteint par elle-même ensuite.

À l’hôpital, un nouveau patient arrive après s’être pris une fenêtre. Le problème, c’est qu’Owen, Amelia et Bryant captent vite qu’il y a un problème avec ce patient : son frère. Le type est insupportable, commente tout et se moque de son frère non-stop. Quand en plus nos médecins découvrent que le patient a un ticket gagnant de loterie dans la main, ils comprennent qu’il faut l’éloigner au plus vite de son frère.

Malheureusement, le frère a encore trop de pouvoir sur ce qu’il se passe : il fait virer Bryant du cas et tente de récupérer le ticket gagnant du patient quand celui-ci le fait tomber. Finalement, le patient réussit à faire entendre à son frère que son humour n’est plus si drôle que ça et qu’il ne le supporte plus. Tout finit bien. Bryant ? Il est remis à sa place par Lucas et n’apprécie pas trop que ce soit le cas. Pourtant, je trouve que Lucas fait plutôt bien les choses, là. Enfin, c’est vraiment spécifique à ce cas, parce qu’autrement Lucas continue de trop parler à Katie, sa patiente, et c’est mauvais pour lui. Miranda n’est pas ravie. Moi, j’espère que les scénaristes vont nous détromper pour une fois.

Cet épisode suit le schéma habituel des médecins tombant amoureux de leur patiente : Katie est ramenée à l’hôpital en urgence, parce qu’elle ne parvient plus à respirer. Cela énerve Lucas qui n’a pas répondu à ses derniers appels, à cause de Bailey qui l’a remis à sa place la semaine dernière. Miranda comprend qu’il est pour mieux pour lui de s’éloigner un peu de ce cas et de ne plus traiter Katie. Lucas a du mal à l’accepter, mais il ravale sa fierté pour cette semaine. Hâte de voir la suite.

En parallèle, Mohanty et Kwan vivent le parfait amour apparemment. Cela dérange à peu près tout le reste de nos nouveaux internes plus si nouveaux. Ainsi, Millin commence sa journée sans café et en retard. Je crois que c’est comme ça que je la préfère, car elle est hyper cassante et c’est hilarant. Elle est cassante avec sa boss, bon, ça passe encore surtout que c’est dans le cadre privé ; mais elle balance à Bryant que Simone se rend dans une clinique de fertilité, tout de même.

La journée de Millin commence par un lapin, donc, mais au boulot, tout va bien. Elle se retrouve sur un cas avec Mohanty et Toni. Franchement, j’adore Jules, mais elle ne se fait pas que des amies au passage : Mohanty veut absolument se mettre en avant et n’aime pas trop de voir Millin s’imposer avec un patient qu’elle connaît déjà et une procédure qu’elle souhaite faire, contre l’avis de Mohanty. Toni tranche en faveur de Jules et ça pose problème pour Mohanty. J’espère qu’on va savoir en quoi le cas est important pour elle, parce que franchement, elle est presque trop désagréable pour son bien – et pour qu’on continue de l’apprécier.

On voit bien que Mohanty est stressée. En attendant, Ben est ravi de voir que pour cette opération, Toni a besoin de Miranda, surtout qu’il est dans le service de Miranda ce jour-là. Sa femme fait tout pour le vendre au mieux auprès de Toni. Le pire, c’est que ça fonctionne : Ben passe une excellente journée et est félicité par Toni.

Pendant ce temps, Toni abandonne Mohanty et Jules pour faire leur opération délicate ensemble. C’est l’occasion pour Millin de confronter Mohanty afin de savoir pourquoi elle est comme elle est : Mohanty veut sécuriser une lettre de recommandation pour un autre hôpital qui pourrait la rapprocher de sa famille. Jules lui reproche de ne pas lui avoir dit tout de suite, parce qu’elle aurait pu l’aider à ça. Et elle a beau essayer de le faire à partir de ce moment-là, l’opération se passe mal, avec une procédure qui ne tient pas et la certitude de plein d’autres chirurgies par la suite pour le patient. Jules couvre Mohanty autant que possible, ce qui fait que cette dernière la remercie après coup.

Il n’empêche que Toni est énervée et envoie bouler Mohanty, qui peut dire adieu à sa lettre de recommandation pour le moment. Jules essaie de la défendre pour mieux se faire dégager elle aussi. La journée n’est pas terrible pour Toni, mais elle se termine bien : Amelia lui explique qu’elle a un enfant et que ça a détruit sa précédente relation (hop, on oublie totalement Beltran comme ça), Toni peut donc lui dire qu’elle a aussi un fils de sept ans. C’est sa sœur qui le garde en cas de besoin et… Ouais, ça sent bon pour Amelia/Toni.

Link est si insupportable ! Jo a clairement toute la charge mentale des enfants, et je ne vois pas pourquoi. L’épisode se concentre sur la difficulté de Jo à reprendre à une vie normale après tout ce qui lui est arrivé et maintenant qu’elle est maman. Link semble aveugle à tout ça : il est content de se débarrasser des gosses. Elle, non.

Jo découvre ensuite que Link n’en est pas à son premier abandon des gamins et de sa famille : il a encore son appartement, dans lequel il n’y a plus de locataires depuis quelques mois et dans lequel il décide de se relaxer. Ainsi, il abandonne Jo avec tous les gosses chez eux pour aller faire de la musique et voir des matchs sur grand écran ? Elle est beaucoup trop zen quand elle le découvre, je trouve. Je le déteste, c’est définitif. Je comprends la volonté d’avoir envie de se poser et tout, mais je ne sais pas, tu préviens Jo avant et tu fais en sorte que chacun puisse avoir du temps pour lui. N’est-ce pas comme ça que ça fonctionne le couple ?

Le pire, c’est que Link refuse de s’excuser pour son attitude de merde. Je n’aime pas comment la série essaie de faire passer Jo pour folle à menacer la guitare de son mari alors qu’il a tellement tort et est le pire connard possible. Je n’arrive pas à comprendre comment elle peut passer du bon temps avec lui sur le canapé en fin d’épisode. Amelia a tellement eu raison de se barrer quand il l’a demandée en mariage, finalement !

Sinon, tout le monde s’en fout je crois, mais il y a un peu de l’eau dans le gaz pour Simone et Bryant, parce que Simone est une pure égocentrique qui n’est pas capable de voir à temps les problèmes de son mec. Pas ma partie préférée de l’épisode, je vous le dis.

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The Rookie – S07E18 – The Good, The Bad and Oscar – 14/20

La saison se termine avec un épisode qui revient sur une intrigue dont personne n’a parlé depuis quinze épisodes, je crois. Je ne comprends pas le projet. Le reste de l’épisode est certes mieux, mais ça n’a pas tellement l’envergure d’une fin de saison… ce qui fait que c’est décevant comme épisode parce qu’inévitablement, j’attendais beaucoup plus de leur part. Bref, de bons moments perdus au milieu d’un épisode routinier, étrange fin de saison !

Spoilers

Nolan s’inquiète à nouveau de l’existence d’Oscar, Lucy prend son nouveau poste.

Les points forts

– Lucy obtient enfin sa mutation, mais c’est dans l’équipe de nuit. Cela permet de découvrir plein de nouveaux personnages et change un peu la dynamique habituelle de la série… mais je suppose que ça ne durera pas car ce n’est pas pratique qu’elle ne fasse que croiser les autres en arrivant au boulot quand ils partent. Elle a plein d’interventions pour sa première nuit, et pour cause : tous les hommes qu’elle doit superviser sont en fait en train de dormir dans un coin de la ville, dans leur voiture. Pauvre Lucy qui, elle, ne peut pas dormir pendant la journée.

– Celina a laissé son copain partir en tournée sans le suivre, et ça me rassure. J’adore qu’elle prenne le temps de poser la question de savoir ce qu’il en est du couple Lucy/Tim, et qu’Angela fasse de même.

– Penn se remet à chercher l’amour et c’est honnêtement une intrigue plus intéressante que ce qu’il a eu dernièrement. Il demande de l’aide à Celina, puis se retrouve coincé dans un date catastrophe. C’est ce qu’il fallait pour la fin de saison, je suppose. L’intervention est rapide, mais la course poursuite était bien et m’a presque fait stresser. C’est une fin de saison après tout.

– Braquer une banque pour sauver la vie de sa copine, c’est mignon, mais bon, réfléchir un peu, ça aide aussi. Le type était idiot et j’allais le mettre en point faible, mais que ce soit finalement une manière de faire une intrigue sur les catfish et l’IA, ça m’a fait rire.

– Je n’ai pas trop aimé l’intrigue qui fait partie des points faibles de l’épisode, mais quel plaisir de revoir Nyla et Nolan bosser ensemble. La série gère bien ces duos cette saison.

– Garza is back ! Décidément, ce spin-off ne lâche plus la série. Le retour de Monica dans la série comme cliffhanger était amusant, franchement. Par contre, quelle idée naze (je sais, on est dans les points forts, mais bon) de recycler encore une intrigue.

Les points faibles

– Cela va faire une saison que plus personne ne parle d’Oscar. Seulement voilà, c’est la fin de saison, les scénaristes s’en souviennent et paf, le voilà qui revient sur le devant de la scène et qu’on nous dit que Nolan ne l’a pas oublié. J’ai bien aimé que Nolan fasse le résumé de l’affaire, mais franchement, je n’ai pas écouté plus que ça et surtout… il résume tout à Bailey alors que c’est sa femme et qu’elle est forcément au courant, non ?

– Gray fait de Nolan un enquêteur pour 48h, ça n’a aucun sens. Nyla et lui ne sont pas discrets du tout quand ils sont en observation dans leur motel là ; pas étonnant qu’Oscar les grille tout de suite – sans jeu de mot pour la facilité avec laquelle il met John à terre évidemment. Nyla, la parfaite flic Nyla, dort toute la nuit et a besoin d’un gamin pour avoir une bonne piste, puis pour retrouver Nolan ? Putain, de qui se moquent-ils ? Bref, encore une fin de saison dont je me fiche pas mal, dans le désert, histoire de ne pas changer.

– Tim se mêle trop de la vie privée de son bleu et pète un câble quand ce dernier fait de même ? Eh, faut se calmer franchement.

– L’intrigue d’Angela avec le catfish était sympathique, mais c’était tellement prévisible ! Dans le même genre que Lucy s’endorme pendant le discours à rallonge de Tim, c’était téléphoné de très loin. Chouette que Tim veuille vivre avec elle, mais que les scénaristes achèvent la saison sur un statu quo, bordel !

– Penn a vraiment cru qu’il suffisait de crier LAPD badge en main pour voler une voiture ? Ce n’était pas bien malin.

En bref

De mon point de vue, les scénaristes ont passé la saison à procrastiner sur toutes les intrigues de la série, laissant passer deux à quatre épisodes avant d’y revenir, à chaque fois. Cela donne une saison très incohérente et en dents-de-scie, avec d’excellents épisodes parfois et des arcs narratifs qui sont tellement éclatés qu’ils ne sont plus des arcs. Le problème, c’est qu’on ne sait pas à quoi s’attendre et que trop souvent, c’est décevant.

J’ai aussi l’impression que la série n’a plus tellement d’intérêts dans les intrigues de vie privée des personnages. Certes, je suis content que Celina se trouve un copain ou que le célibat de Penn soit non-stop l’occasion de le foutre dans la merde, mais franchement… On tourne en rond. Le cercle le plus énervant est définitivement celui concernant Lucy/Tim, qui sont en palme de devenir le couple le plus énervant toutes séries confondues. Je déteste les Will they/won’t they, particulièrement quand tout est déjà réglé. Je ne comprends pas l’intérêt de les garder séparés mais en train de flirter. OK, ils ne savent pas quoi faire du couple Nolan/Bailey (auront-ils un bébé ?), j’entends, mais il me semble que Lucy et Tim seraient dans une autre dynamique. Et puis, ça fait sept ans, va peut-être falloir passer à autre chose.

L’épisode final est sympa sans être révolutionnaire, il n’apporte pas grand-chose de neuf pour la suite de la série. Au contraire, il recycle et promet que la série continuera son cycle éternel de recyclage des intrigues oubliées pendant dix épisodes. Cela ne fonctionne pas aussi bien que ça devrait – en tout cas, ça ne fonctionne pas sur moi.

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