One Piece – S02E04 – Big Trouble in Little Garden – 18/20

J’avais oublié tout ce qu’on voit dans l’épisode, et pourtant, je l’ai lu, j’en suis sûr ! C’est un bon épisode d’exploration de la mythologie de Grand Line et de la série. Oui, c’est une autre manière de dire que c’est un grand détour narratif qui est facile à oublier une fois qu’on passe de l’autre côté… mais c’est tellement savoureux comme épisode en même temps que je trouve ça chouette. Du pur divertissement, finalement.

Spoilers

La première île de Grand Line réserve quelques surprises à nos héros.


Keep it in your pants. She’s the enemy!

Allez, on ne déroge pas à la règle avec un épisode si court qu’il atteint le format que j’aime tant. Par contre, c’est toujours aussi désagréable de ne pas savoir à quoi s’attendre avant de faire play ou de ne pas pouvoir calculer exactement en combien de temps on regardera la saison. Netflix, je vous déteste corps et âmes pour tout ce que vous avez brisé.

L’épisode reprend exactement où le précédent s’était arrêté : Vivi informe le groupe que la nouvelle arrivée s’appelle Allsunday et est le commandant second de Baroque Works. Ce n’est pas n’importe qui et elle le prouve vite à nos pirates en les désarmant d’un tour de bras. Voler le chapeau de Luffy n’est vraiment pas une bonne idée par contre : elle le met en colère et perd toute la négociation qui suit à ce moment précis, j’en suis sûr.

Allsunday propose en effet un « Eternal Pose », un instrument de navigation ô combien utile sur Grand Line. Cependant, Luffy refuse l’aide de l’ennemie, et tant pis si ça suppose qu’ils passeront par Little Garden et tous les dangers qui y sont. Allsunday, avant de disparaître, leur explique qu’ils ont une cible dans le dos maintenant qu’ils veulent protéger Vivi. Cette dernière est inquiète de la menace qui plane sur eux, mais c’est presque la seule – il n’y a qu’Usopp pour encore l’écouter.

Elle espère trouver à Little Garden un autre équipage pour ne pas être source de danger pour eux – ils l’ont sauvée après tout. Malheureusement, l’île s’avère complètement déserte. J’aime bien que cette saison nous propose une île par épisode, ça me rappelle de bons moments de lecture du manga, même si, très clairement, la série fait quelques coupes et va plus vite en besogne sur certaines îles. C’est l’avantage des épisodes, je suppose, tu peux en montrer plus en moins de pages.

L’exploration de l’île en est un excellent exemple : on voit Luffy goûter et boire tout ce qu’il trouve dans la forêt de l’île, inconscient des dangers. Il y a pourtant de gros bruits d’animaux qui viennent de l’île, et pour cause : Luffy et Vivi finissent par tomber sur des dinosaures, rien que ça. Alors que Vivi est impressionnée et se lance dans un cours d’histoire, Luffy, lui, veut monter sur le dos d’un dinosaure.

Puis, sur sa tête. C’est hilarant à voir, surtout quand Luffy fait en sorte que Vivi le rejoigne. C’est ce genre de scènes qui font que j’aime les personnages, l’humour de One Piece et tout son ton décalé. Je trouve que ça manquait en début de saison, mais plus on avance, plus je retrouve ce que je veux voir. Et puis, j’adore Vivi, l’actrice est génialissime, alors ça fait plaisir de voir une série live action comme ça.

On ne comprend pas bien comment elle compte son royaume et il y a quelques longueurs quand elle enterre son ami sans avoir son corps et en brûlant simplement son mouchoir, mais eh, je pardonne à la série, parce que j’aime beaucoup passer du temps avec Vivi et Luffy. Bon, et un géant, allez comprendre pourquoi.

En parallèle, Sanji et Zoro partent à la chasse à la bestiole pour mieux tomber sur un dinosaure à la mâchoire impressionnante. Cela fait de l’action facile, mais il y a des économies qui sont faites avec une petite ellipse. On retrouve en fait les deux personnages en train de se battre entre eux pour savoir qui est celui qui a porté le coup fatal, parce que c’est bien plus drôle. En tout cas, ça donne un petit côté Jurassic amusant.

Malheureusement, juste après, Zoro entend des bruits dans la forêt. Méfiant, il cherche à savoir d’où ça vient et finit par être ensorcelé.

De son côté, Usopp ne veut pas s’aventurer sur l’île. Il fait demi-tour dès que les autres ne le voient pas et Nami se sent forcé d’aller le chercher pour le rassurer. Elle a pourtant tort : l’île est pleine de dangers et elle s’en rend compte vite quand un géant sort de nulle part, leur vole toute leur bière puis les kidnappe pour le dîner.

Enfermés dans une cave, Nami et Usopp doivent improviser un moyen de s’échapper. Ce n’est pas si évident, mais on peut compter sur les talents de menteur d’Usopp pour ça. J’aime bien que ça permette de mettre un peu en avant le personnage, autant que j’aime le quiproquo qui révèle finalement que le géant, Broggy, est affamé de conversation, pas d’êtres humains. Il les a invités à déjeuner – pas à être déjeunés. Le jeu de mot fonctionne bien, en plus.

Il finit par leur expliquer qu’il y a un autre géant sur l’île (celui de Luffy et Vivi) avec qui il est en conflit depuis plus de 100 ans. Ainsi, chaque jour, ils s’affrontent dans un combat à mort. Ils ne savent plus pourquoi, mais ils le font. Bien sûr, Nami serait du genre à essayer d’arrêter ça, mais elle se fait ensorceler à son tour, comme Sanji. Ainsi, elle assiste au duel avec Vivi, Luffy et Usopp. Les deux garçons ne soutiennent pas le même géant, bien sûr, mais ils aiment voir les deux géants se battre pour l’honneur.

Bien sûr, nos héros sont toujours poursuivis par Baroque Works. En parallèle de tout ça, nous suivons donc l’arrivée des deux assassins à la recherche de Luffy et son équipage. Sur l’île, ils rencontrent ainsi Mr 3. Ils sont partout, toujours à proximité de nos héros, mais assez loin pour que les pirates ne le sachent que trop tard.

Ainsi, le combat des deux géants est truqué par « monsieur crotte de nez » qui empoisonne la bière de Broggy – menant ainsi à la mort de celui-ci. Cela rend Usopp sacrément triste – peut-être un peu trop comme il vient juste de le rencontrer – mais Usopp se retrouve surtout tout seul. Nami est droguée par une autre de Baroque Works, Luffy les abandonne pour partir venger Broggy et tombe sur Miss Goldenweek qui l’ensorcèle à son tour.

Bref, la sitaution est tendue en fin d’épisode. Vivi fuit et est mise KO ; Luffy, Nami et Zoro sont sous emprise, Usopp est seul sur l’île, Sanji est seul sur le bateau. En fait, dit autrement, la moitié de l’équipage est prisonnier et, pire, on pourrait compter sur le deuxième géant pour leur venir en aide… si Mr 3 ne passait pas par-là pour l’attaquer à son tour avec de la cire solidifiée.

Sacré cliffhanger. Dire que je m’extasiais de cette saison qui évitait les double épisodes. C’est réussi.

> News | Saisons critiquées sur le blog | À ne pas manquer

One Piece – S02E03 – Whisky Business – 18/20

Cette saison est de mieux en mieux. Il y a fort à parier que c’est parce qu’elle se concentre sur une seule intrigue ici plutôt que de nous emmener dans plein d’endroits différents. J’aime le fait que cette saison se compose d’épisodes qui soient vraiment uniques et plus tellement en deux parties, j’aime énormément toutes les scènes de baston bien menées de cet épisode et, ouais, j’ai vraiment passé un bon moment devant cet épisode !

Spoilers

La première île de Grand Line réserve quelques surprises à nos héros.


98. 99.

Bien qu’ils soient longs, les épisodes sont de plus en plus courts grâce aux génériques de fin à rallonge et quelque part, ça me rassure. Je sais que c’est contradictoire de vouloir 22 épisodes de 42 minutes et de se plaindre que les saisons de 10 épisodes soient trop longues avec des épisodes d’une heure, mais c’est parce que je pense sincèrement que la division est différente.

One Piece s’en sort plutôt bien, cependant, parce qu’au moins, ses épisodes racontent chacun une histoire qui fait partie d’un tout plus large. C’est fou comme les séries ont du mal à proposer ça aujourd’hui. Et pour le coup, si celle-ci le fait, c’est parce qu’elle s’inspire d’un matériel qui savait le faire et date de la belle époque. Si seulement ça pouvait servir de leçon à tous les scénaristes – et surtout à tous les producteurs.

Bref, on s’en fiche, ce n’est pas ce qu’il se passe dans l’épisode. Maintenant qu’ils sont sur Grand Line, nos héros découvrent les caprices météorologiques étonnants de la nouvelle région dans laquelle ils naviguent. La série joue clairement la carte de l’économie avec le gag de Nami qui débarque toutes les trente secondes en expliquant ce qu’il se passe à l’extérieur, mais le coup de la tempête de neige fonctionne toujours aussi bien.

Luffy, pendant ce temps, fait un petit tête à tête avec Miss Wednesday. La série joue avec nos nerfs en nous montrant qu’elle est prête à s’échapper à la moindre erreur de Luffy, mais Luffy a beau enchaîner les erreurs, il parvient tout à fait à se débrouiller pour… la libérer de lui-même. Elle lui assure qu’elle ne lui veut pas de mal et ça lui suffit bien. Une petite ruse plus tard et Wednesday peut libérer 9 dans le dos de nos héros – et pourtant Zoro déteste 9 qui le nargue tout le début de l’épisode. Wednesday et 9 s’échappent donc du navire de Luffy et Usopp le résume mieux que jamais : au moins, le problème est réglé. C’est tout à fait l’humour qui fait que la série peut fonctionner sur moi.

Nos héros débarquent sur la première île de Grand Line qu’ils trouvent : Cactus Island. On notera que Luffy et ses amis changent de look et sont surpris de découvrir qu’ils sont sur une île où les pirates sont adorés. C’est hilarant de voir leur surprise, mais plutôt rassurant aussi de savoir qu’ils sont les bienvenus, contrairement aux assassins.

C’est d’autant plus rassurant que Nami a besoin d’une nuit complète pour recharger sa boussole afin que celle-ci fonctionne à nouveau. C’est plutôt amusant à suivre : les règles sont clairement établies et les personnages profitent d’une soirée de fêtes, tout en prévenant de l’arrivée possible de 9 et Wednesday. Bien sûr que les méchants de Baroque Works débarquent aussi, mais ça n’empêche pas Sanji de draguer au bar ou Nami de dépouiller une nonne. Elle ferait mieux de l’écouter au passage, aussi : la nonne lui dit de rester éloignée des cactus, mais ce n’est pas ce qu’elle fait.

En se baladant en ville, elle finit par comprendre que la ville n’adore pas les pirates et ne les accueille pas comme elle le prétend. Bien au contraire, elle les leurre, les fait boire et leur vend du sexe (demandez aux jumelles d’Usopp et Sanji) pour mieux les buter ensuite et servir Baroque Works. C’est doublement bête de se faire avoir comme ça.

Heureusement, Zoro tient bien l’alcool et sait toujours se battre. Il se retrouve ainsi à mettre KO tout le bar de la ville, sous les yeux un brin énervé de 9. Je dois dire que j’aime bien l’acteur choisi pour 9 et que, comme pour Boggy, ça humanise beaucoup des personnages que je trouvais trop perchés dans les pages du manga. Ici, ils sont perchés, mais ça fonctionne avec humour sans être dans l’excès. Eh, ça donne même des idées de costume d’Halloween, je trouve. Bref, cet épisode me plaît bien.

En plus, la scène d’action où l’on voit Zoro s’attaquer aux cent assassins qui lui en veulent, en les comptant chaque fois qu’il les met KO, c’est hilarant – et pas seulement à cause de la nonne qui l’aveugle, hein. J’avoue que Zoro est un personnage que j’aime beaucoup et je trouve vraiment réussies les scènes de combat de cette série. Ici, c’est une belle et longue démonstration de chorégraphies de combat, de décors bien employés, de gags quand il libère Usopp et Sanji, d’effets spéciaux, de musique. Non, vraiment, c’est maîtrisé et c’est pour l’instant le meilleur épisode de cette saison grâce à cette chorégraphie de combat.

Eh, ça ne fait pas tout l’action et le combat, ce ne sera pas un 20/20, mais tout de même, c’est bien foutu. Malheureusement, Zoro finit par ne plus faire tout à fait le poids quand il est face à 9 et Monday. Il y a de quoi être épuisé, aussi. Pour autant, il finit par réussir et s’en sortir.

Sans trop de surprise, Luffy décide de son côté de se mettre à manger : il quitte le bar pour une boulangerie repérée plus tôt dans laquelle il se régale. Un vrai glouton. Il baisse totalement ses défenses et ne se rend donc pas compte que l’homme qui les a accueillis dans la ville est en fait un de leurs ennemis : Mr 8. Et Mr 8, il est fort amoureux de Wednesday apparemment. Luffy est choqué qu’on l’hypnotise et l’attaque alors qu’il a été gentil avec eux. Il y a de quoi.

Il comprend surtout que Baroque Works veut leur voler le Merry, et ça, ce n’est pas possible. Rejoint par Nami qui a compris à temps le piège pour prévenir Zoro et chercher Luffy, le duo se retrouve à faire face à toute une partie de l’organisation dans les rues de la ville. Franchement, ça ne fait pas le poids des scènes avec Zoro, mais c’est plutôt amusant aussi. Bien sûr, ça permet aussi de révéler contre toute attente que Wednesday est en fait la princesse perdue et que 8 était son garde.

Nami et Luffy promettent de ramener la princesse sur son île et 8 fait diversion pour eux afin qu’ils puissent embarquer sur le navire où Usopp et Sanji les attendent déjà. Rejoints par Zoro, tous nos pirates peuvent donc partir de l’île cactus, mais pas sans sacrificier 8 au passage, ni sans laisser un sacré bordel derrière eux, ni sans ajouter Vivi au groupe. J’aime le personnage de Vivi dans les mangas, mais l’actrice est en train de me faire l’adorer parce qu’elle est absolument géniale dans ce rôle.

Cet épisode marque aussi la défaite de 9 qui doit théoriquement dire tout ce qu’il sait aux autres assassins de Baroque Works. C’est une belle manière pour nous de voir que l’amitié n’existe pas dans cette organisation… Oh, et sinon, on termine sur un cliffhanger, un vrai, pour une fois, avec l’arrivée d’une méchante sur le pont du Merry. Elle ne veut que parler, cela dit.

> News | Saisons critiquées sur le blog | À ne pas manquer

One Piece – S02E02 – Good Whale Hunting – 16/20

Il y a du mieux dans cet épisode, en grande partie grâce à son rythme et parce que je me suis remis dans l’intrigue, surtout. Cependant, je continue de trouver que la construction des épisodes n’est pas idéale, avec des bouts d’intrigues qui se déroulent en parallèle sans toujours se recroiser. Dans les points positifs, il est à noter tout de même que la nouvelle chronologie proposée me paraît éclaircir des zones d’ombre des mangas en apportant plus rapidement que ceux-ci des réponses, et ça, je trouve ça plutôt cool.

Spoilers

Grand Line n’est pas facile d’accès.


You don’t know my crew.

L’épisode est long, mais il ne perd pas de temps à nous remettre directement dans l’ambiance. Luffy et son équipage doivent traverser encore un danger pour aller sur Grand Line. Comme toujours, il y a débat sur la marche à suivre, mais Luffy fait une confiance aveugle en sa navigatrice. Tout le monde suit donc la théorie de Nami et le bateau traverse des récifs dangereux… Mais grâce aux pouvoirs de Luffy, une bonne dose de chance et beaucoup de technique, nos héros s’en sortent.

Bon, il n’y aurait plus de série s’il ne s’en sortait pas. C’est toutefois cool que l’épisode reprenne très vite sur cette scène d’action et de navigation. C’est un peu ce qu’on attend d’une série de pirate, aussi folle soit-elle. D’ailleurs, la folie finit par reprendre le dessus : alors qu’ils sont en train de profiter d’une superbe attraction (vraiment, ce bateau qui tombe dans le vide, c’est trop cool !), l’équipage se rend compte qu’ils sont en train de foncer droit dans la gueule d’une baleine.

En essayant de les sauver de ce sort, Luffy se retrouve projeté hors du bateau et la baleine avale tous ses amis. Au réveil, Luffy essaie de se prendre la tête à la baleine, mais bon, c’est assez vain comme on pourrait s’en douter. Il est toutefois aidé par le gardien d’un phare qui endort la baleine et lui assure que ses amis à l’intérieur de celle-ci sont déjà morts. Heureusement, Luffy connaît ses amis et sait bien que c’est faux. Par contre, en attendant, il est fait prisonnier dans le phare.

Ce n’est pas dans l’habitude de Luffy de se laisser faire, cependant, alors il insiste, insiste, insiste et finit par obtenir l’aide du gardien pour approcher la baleine et voir si ses amis sont en vie. Je me souviens vaguement de cette intrigue et je me souviens surtout que la partie de Luffy avec le gardien n’avait pas été mon arc préféré – ainsi, c’est sans surprise que dans la série aussi je trouve que ça apporte quelques longueurs.

Il faut dire qu’on nous sort aussi des flashbacks de l’arrivée de ce gardien dans la baie, sa rencontre avec Naboon la baleine et… En fait, j’ai envie de suivre l’équipage de Luffy, pas forcément tous ces flashbacks. C’est amusant, la série respecte vraiment bien le matériel d’origine et n’hésite pas à faire des détours pour étoffer toute la mythologie (gigantesque !) derrière One Piece, mais ça fait qu’elle reprend ce qui me donnait du mal aussi dans les mangas, finalement.

En tout cas, on apprend dans ce flashback que Naboon s’était lié d’amitié avec d’autres pirates et qu’elle attend à présent leur retour, exactement comme le gardien du phare. L’histoire est en fait assez triste : Naboon passe son temps à s’éclater la tête contre le récif qui mène à Grand Line dans l’espoir de rejoindre l’équipage des pirates qui sont ses amis. Le gardien sédate donc régulièrement la baleine, mais le sédatif est de moins en moins efficace. Bien sûr.

Il faut donc que Naboon comprenne que son équipage est parti loin. Luffy fait sa mission de lui faire comprendre ce qu’il en est et espère aussi retrouver son équipage ainsi. Cela commence par un peu de combat entre eux quand la baleine se réveille, mais le dialogue finit par se faire quand Luffy chante la même chanson que les pirates – que quelqu’un lui chantait il y a fort longtemps.

Comme prévu, l’équipage survit sans trop de mal dans la gueule de la baleine. Il y avait de la place pour leur bateau et ils se retrouvent coincés dans celle-ci. Ils ne sont pas les seuls, par contre. Usopp et Sanji tombent ainsi sur un cadavre qui n’en est pas un mais s’avère être finalement un type bizarre. J’ai beaucoup ri des cris d’Usopp et vraiment, ça ne fait que confirmer ce que je pensais en saison 1 : son casting est absolument brillant. L’acteur est génial, tout simplement. Bon, le type bizarre est rapidement maîtrisé par Sanji, bien sûr, mais il annonce l’arrivée d’autres méchants pour leur prendre le bateau.

En parallèle, Nami et Zoro sont sur le pont du bateau et n’ont aucune idée de ce qui les attend. Alors qu’ils cherchent une solution pour sortir de la baleine, Nami est ainsi attaquée par une très jolie femme aux cheveux bleus. Elle assure avoir besoin de son bateau pour elle… mais bon, Usopp et Sanji débarquent à temps avec leur otage pour qu’elle lâche Nami sans la blesser. C’était plutôt fun à regarder.

Faits prisonniers, l’identité de ces deux personnages est finalement révélée par Zoro qui comprend qu’ils sont de la même organisation que Mr. 7. Il est temps de développer un peu l’intrigue de Baroque Works, et la série explicite les choses bien plus que tout ce que je me souvenais : Zoro a tué 7, il reconnaît 8, apprend l’existence de Mrs Wednesday. Ils font partie d’une organisation de pirates bien plus larges qui est une menace aussi pour la Marine. Voilà, ça éclaircit les enjeux.

Il y a ensuite un peu de suspense avec Usopp qui manque de tomber du navire et de mourir lorsque la baleine se réveille, mais tout est bien qui finit bien : Naboon accepte de laisser partir les amis de Luffy, parce que Luffy est aussi son ami désormais.

Cela dit, 9 et Wednesday sont là aussi : il va falloir décider quoi faire de ces assassins. En attendant, Nami se sent dépasser par Grand Line et ses conditions de navigation très différentes d’avant. Par chance, le gardien du phare a plein de très bons conseils à lui donner pour les aider.

Avant de partir, il reste à peindre une tête de mort sur la tête de Naboon pour s’assurer qu’elle ne se cogne plus jamais la tête. Luffy lui promet aussi de revenir pour elle… Dans une autre saison, au mieux. La navigation peut en tout cas reprendre…

La série continue de suivre aussi la Marine. C’est l’occasion de retrouver les personnages oubliés de la saison 1 et ceux de l’épisode précédent : ils se rencontrent et sont tous à la recherche de Luffy. Ben super. Tashigi se retrouve à devoir jouer les guides et elle n’en est pas ravie.

Pendant ce temps, les leaders de la marine s’entretiennent. C’est l’occasion d’entendre parler de la princesse disparue d’Alabasta et de commencer à semer des graines, mais j’avoue que je n’accroche toujours pas à cette partie de la série. Pour moi, One Piece, c’est avant tout Luffy et son équipage. Le reste, c’est du folklore, c’est souvent marrant, mais ce n’est pas ce que j’ai envie de voir. Et ça se sent devant la série : je décroche trop facilement de ses scènes. Allez, ce n’est pas ce qui me plaît et ces intrigues sont si détachées que je peux suivre la série sans suivre le détail de ces scènes, apparemment ? C’est étrange, tout de même. En tout cas, Tashigi découvre qu’elle a été contactée par Baroque Works en espionnant son chef, et c’est plutôt intéressant.

Tashigi vient aussi avec sa propre intrigue secondaire : elle veut retrouver tous les sabres célèbres qui sont tombés entre les mains des pirates. Elle se fait de nouveaux amis au passage et insiste pour continuer sa quête des pirates. OK, vu.

> News | Saisons critiquées sur le blog | À ne pas manquer

Euphoria – S03E04 – Kitty Likes to Dance – 15/20

La série commence à ressembler à l’ombre d’elle-même et ça me rend triste : il n’y a plus tellement de surprise du côté de la réalisation, l’écriture des intrigues secondaires ne parvient pas à me convaincre (quand c’est le cas, ça n’occupe que trop peu de temps d’épisode) et celle de l’intrigue principale n’est pas tellement ma came, sans mauvais jeu de mots. Heureusement que le casting reste excellent et que la production est top, parce qu’autrement, ça m’ennuierait probablement.

Spoilers 

Rue est arrêtée par le DEA, Nate découvre que la vie d’adulte, ce n’est pas le pied.

Ain’t nobody else in here looking like shit.

Rien de tel qu’un épisode d’Euphoria dès le lundi matin pour faire un bon gros déni de rentrée scolaire. Ainsi, je poursuis mon visionnage de cette saison 3 éclatée en espérant qu’elle puisse s’améliorer – et puis, après tout, l’épisode de la semaine dernière m’a fait du mal à un moment.

Sans aucune surprise, cet épisode reprend avec l’arrestation de Rue. Elle est en effet arrêtée parce qu’elle a de la drogue sur elle, mais elle n’en a que peu. Heureusement pour elle, elle n’a pas de stock et ne fait pas la mule cette fois. Malheureusement pour elle, elle est face à deux agents fédéraux qui connaissent bien leur travail : ils savent comment la cuisiner pour la faire avouer ce dont ils ont besoin.

Ils savent très précisément qui elle est aussi, sachant son lien avec Laurie et le fait qu’elle bosse comme mule. Elle affirme pourtant ne pas être allée à Mexico, ce qui me semble être une erreur. Les policiers jouent avec elle, évidemment. Ils lui mentent, évidemment. Ils ont la preuve qu’elle a eu des contacts avec des membres du cartel, mais ils lui mentent aussi en disant n’avoir trouvé qu’un peu de drogue dans sa voiture.

Ainsi, Rue passe d’un espoir d’être libérée rapidement au désespoir d’une vie en prison devant elle. Les agents sont horriblement bons dans leur job. Acculée, Rue n’a plus tellement d’autres choix que d’arrêter ses mensonges (son histoire sur le mariage était hilarante) et devenir une indic’ pour les flics. Oups.

Bien sûr que c’était leur but. En vrai, c’est peut-être la meilleure solution pour Rue. Certes, elle se fait des ennemis mortels de plus, mais bon, elle a l’habitude. Par contre, elle ment très mal, alors ce n’est pas la meilleure position dans laquelle se retrouver, je pense. Nous la suivons alors qu’elle retourne auprès d’Alamo et franchement, ça m’a fait regretter qu’on ne passe pas plutôt à la partie sur Nate. Ce serait plus intéressant.

J’aime bien savoir que Rue vient faire de l’espionnage, mais je n’aime pas Alamo. Le plan du DEA ? Lui faire introduire de la fausse drogue chez Alamo pour faire en sorte de le faire tomber lui. Rue ne les intéresse pas vraiment. Elle passe son épisode à essayer d’obtenir des infos : elle sait être sur écoute, elle sait avoir une place à la table de Poker. Par contre, elle commence à poser des questions dérangeantes : Alamo se rend compte qu’elle est trop curieuse et aimerait comprendre pourquoi. Quand en plus elle gagne la partie, Alamo s’énerve, évidemment.

Cela ne plaît pas trop à la police qui n’a pas ce qu’elle veut. Qu’importe. Jules continue son travail au club de strip-tease aussi : elle apprend ainsi qu’Angel ne reviendra pas et la remplace par une nouvelle fille, Kitty. C’est l’occasion de ramener un peu de sexe dans la série, mais du sexe bien crasseux à l’arrière d’un club de strip-tease, filmé par une caméra et observé par Rue. C’est très clairement du viol.

Rue essaie de le lui faire dire dans les toilettes ou de savoir si quelqu’un la force à travailler dans le club, persuadée qu’elles ne sont que toutes les deux et qu’elle pourrait être une flic. Il est pourtant révélé, finalement, qu’il y a l’autre strip-teaseuse avec sa minerve qui les écoute. Et qui sait très bien le pouvoir qu’elle a sur Rue à présent. Elle se rend aussitôt auprès d’Alamo pour lui dire ce qu’elle a entendu et sa méfiance envers Rue. Au même moment, Rue fait une erreur de débutante, oubliant de prendre son portable avec elle.

L’avantage, c’est que le portable est dans le bureau d’Alamo – tout est donc enregistré. L’inconvénient, c’est qu’Alamo y est et n’a plus trop confiance en Rue là. Un appel du DEA, se faisant passer pour la mère de Rue, permet au moins de prévenir Rue de ce qui est en train de se passer. Cela lui permet de répliquer et de jouer sur la confiance qu’Alamo a pour la stripteaseuse. Cela fonctionne, mais n’a pas beaucoup d’importance quand le club est pris d’assaut au même moment par des hommes armés jusqu’aux dents.

Ces derniers maîtrisent sans aucun mal la sécurité du club et parviennent jusqu’au bureau d’Alamo. Ils lui volent son argent, mais pas avant de lui avoir tiré dessus, d’avoir menacé de tuer Rue (ça n’aurait pas été le personnage principal, on aurait pu y croire) ou d’avoir menacé de tirer dans l’entrejambe d’Alamo. Le plus intéressant de tout ça, toutefois, c’est qu’en fin d’épisode, la caméra de surveillance du parking du club permet de savoir que les hommes qui les ont attaqués ont été conduits sur place par… Faye. Et Rue est capable de l’identifier, ce qu’elle est un peu forcée de faire, puisqu’elle ne parvient pas à cacher sa surprise. Allons bon.

On retrouve Nate dans cet épisode avec l’ensemble de ses orteils. C’est étonnant. Il s’est fait tabasser et couper l’orteil, mais Cassie et lui ont été malins (quelque chose me dit que c’est Nate qui a été malin sur ce coup-là) : ils ont foutu l’orteil dans de la glace. Il a pu se le faire remettre en place et il voit à présent ça comme une métaphore pour son couple. Bon, Nate n’est pas bien littéraire et il s’attire surtout le courroux de sa femme.

Cassie s’est mariée à un mec avec plein de dettes. Elle y croyait pourtant, à son conte de fées. Ce n’est plus le cas et elle le signifie bien à Nate. Elle n’a pas envie de rester avec lui maintenant qu’elle apprend qu’il doit des millions à d’autres. Elle décide donc de se barrer de chez Nate, même si elle vient juste de se marier. Et le plus hilarant dans tout ça ? Elle demande à Maddy de venir la chercher !

Maddy tient tellement sa revanche sur la vie, c’est chouette. Elle demande à une équipe artistique de transformer Cassie pour la faire devenir la star qu’elle pourrait être. Rien que ça. On suit donc la transformation de Cassie qui reprend assez vite les shootings photo avec Maddy. Le but de Cassie ? Vendre son corps, évidemment. Le shooting photo déplaît à Lexi, mais j’ai beaucoup aimé la scène, du coup : on y voit Rue qui cherche de la drogue auprès de Maddy, qui est en train d’aider Cassie à vendre son corps. Évidemment que Lexi essaie de leur faire prendre conscience que c’est n’importe quoi, mais bon, c’est Euphoria.

J’ai du mal à croire, en plus, que Maddy soit vraiment sympa avec Cassie. Tout l’épisode, je me suis attendu à un coup bien traître. Pourtant, elle se contente apparemment d’organiser des séances photo et de l’emmener en boîte pour rencontrer des personnes importantes. Se faire repérer n’est pas toujours si simple, mais Cassie donne tout ce qu’elle a sur la piste de danse, attirant à elle Dylan. Cela finit en plan à trois autour d’un peu de coke avec l’autre protégée de Maddy. Qu’est-ce qui pourrait mal tourner ?

Eh bien, plein de choses, surtout quand on connaît la cocaïne mal coupée dans cette série et que Cassie demande à être servie en première – ignorant les appels de Maddy qui frappe pourtant à la porte. Elle ramène finalement d’autres personnes pour défoncer la porte, mais s’assure aussi de la présence d’une caméra pour filmer ce qu’il se passe. Je n’arrivais pas à savoir l’intention précise de Maddy à ce moment-là, mais finalement, elle veut juste aider son amie, apparemment.

C’est terrible, parce que bien sûr la cocaïne finit à des endroits où elle ne devrait pas être. Maddy intervient pourtant juste avant que ça ne vire en sextape, et ça permet à Cassie de se faire un nom en déclinant bien son identité devant la caméra. Maintenant qu’elle a l’attention sur elle, il va falloir la garder et Maddy lui dit bien que ce ne sera pas si simple.

Contre toute attente, on retrouve Jules dans cet épisode lorsqu’elle est contactée par… Lexi ! C’est un duo inattendu, mais ça peut fonctionner, je suppose. Lexi a une opportunité professionnelle pour Jules, une où elle serait artiste pour une fois. Elle lui demande de peindre un pique-nique, mais l’œuvre de Jules ne plaît pas du tout à la production du show télé : elle y dessine des trans à poil. Il y a donc quatorze pénis et quelques paires de poitrine.

Lexi fait revenir Jules, Jules accepte de changer son tableau (mais ça lui fait de la peine, évidemment) et Lexi se fait défoncer par la productrice du show : le tournage prend du retard à cause de l’absence de ce tableau de pique-nique. En plus, Jules accepte, mais elle part aussi en vrille : elle n’est pas à l’aise à l’idée de travestir son art comme ça. Elle balance donc de la peinture rouge dessus, et c’est tout. Pauvre Lexi.

De son côté, Nate se retrouve à faire des propositions de complexes immobiliers aux officiels de la ville, mais… comment lui accorder sa confiance quand il devrait plutôt être sur un lit d’hôpital ? Il a beau supplier Bill, le dirigeant du comité qu’il doit convaincre, et se mettre à genoux devant lui, rien n’y fait : on lui refuse son projet immobilier. Bref, il est dans la merde.

> News | Saisons critiquées sur le blog | À ne pas manquer