Widow’s Bay – S01E02 – Lodging – 17/20

J’ai l’impression que la série n’arrive pas à décider dans quelle direction elle veut aller à multiplier les pistes et les indices, mais je suis aussi à peu près sûr qu’elle sait parfaitement où elle va. Elle exige beaucoup d’attention en tout cas, car il y a énormément de petits détails à capter et retenir pour la suite. J’aime l’exigence qu’elle demande et j’ai beaucoup d’espoir sur les réponses qu’elle apportera. Bref, je suis pris au piège et curieux de voir la suite.

Spoilers 

Tom accepte un défi des habitants de l’île pour prouver qu’il n’y a pas à avoir peur des malédictions et légendes urbaines.

Maybe all these things were real at one point, but they’re not anymore.

Quelqu’un a-t-il compris le début d’épisode dès le premier visionnage ? On voit une Eglise aux cloches qui sonnent et c’est tout. C’est pourtant par là que le doute va commencer à s’infiltrer dans cet épisode, il faut juste savoir être patient. Et ça me va, ça.

Contre toute attente, l’article du journaliste du New-York Times est hyper positif. Arthur fait une très belle promotion de l’île et ça fait plaisir au maire. Il est persuadé que cet article va ramener plein de touristes. Ce n’est pas le seul à le penser : Wyck aussi le pense et il n’aime pas ça du tout. Il essaie donc d’empêcher les touristes d’arriver. Son plan est simple : une planche, des clous et une porte de l’hôtel de l’île.

Je suis à peu près sûr qu’il a raison, mais comme il a la bonne idée d’être alcoolisé, personne ne l’écoute ou le croit. Il arrive tout de même à taper assez sur les nerfs de Tom pour que celui-ci fasse une sortie de route avec une petite insulte en public. Le traiter de péquenaud devant une partie de la ville ? Pas bien malin le Tom. Pas bien malin non plus le Wyck : sa planche n’empêche pas la porte de s’ouvrir. J’ai bien ri.

Le soir, Tom se rend au bar de la ville pour boire un coup. Il y croise le prêtre, parce que pourquoi pas, qui lui fait un petit sermon l’air de rien. C’est là que les cloches de l’Eglise reviennent hanter l’épisode : Tom reproche au prêtre de ne pas les surveiller assez si son fils, probablement, est capable de les faire sonner le matin. Le prêtre lui dit que c’est impossible, sans vraiment expliquer plus que ça. J’ai hâte d’en savoir plus, mais ça fait encore une piste. Va falloir que je commence à me faire une liste de questions, comme à l’époque de LOST. La réponse vient assez vite tout de même : on voit le prêtre aller vérifier que les cloches sont toujours enchaînées et qu’elles ne peuvent pas fonctionner.

De manière perlée dans l’épisode, on découvre ensuite que le prêtre a des instructions à suivre si la cloche devait se mettre à sonner.

De son côté, Tom souhaite rentrer chez lui, mais dans le bar, il est arrêté par un type qui se fait l’écho de son « péquenaud » de la journée. Un débat commence aussitôt avec les clients et il n’en faut pas beaucoup plus pour qu’il soit obligé d’aller dormir dans l’auberge de l’île le soir-même. En effet, il y a plein de légendes urbaines de péquenauds autour de cet hôtel et les clients du bar lui demandent d’aller vérifier par lui-même. C’est aussi l’occasion pour lui de prouver qu’il n’est pas une poule mouillée.

Tom doit aussi se filmer pendant qu’il reste toute la nuit dans la suite du capitaine, bien évidemment. Rosemary a en plus la bonne idée de faire en sorte qu’il y soit enfermé toute la nuit par Kurt, le propriétaire. Oui, ce même propriétaire qui a peur de mettre un pied dans la chambre où Tom doit rester. On a beau être cartésien et rationnel comme Tom, je crois qu’on peut commencer à douter et remettre en question ses choix à un moment.

Avant tout ça, Tom demande à son fils Even d’aller passer la nuit chez Ruth et se fait emmener à l’auberge par… Patricia. Elle est tout le temps là, c’est fou. Le motel ? Il est très vieillot et désuet, franchement, pour une auberge qui vient d’être rénovée pour la saison. Il n’empêche que Tom doit y passer la nuit pour vérifier une à une les légendes urbaines sexistes. J’aime bien ce que ça donne pour l’ambiance : le vieux motel, la lumière du phare qui donne sur le lit, la surveillance de Kurt par caméra, les jeux de société… Gloups.

Les légendes urbaines sont testées une à une sans que rien ne se passe : l’île a sa version de Bloody Mary (pauvre Hortense moche !), son placard hanté, ses mythes que Tom vérifie tous un à un. Si rien ne semble se passer à première vue, quand il retourne dans sa chambre, Tom constate que les rideaux qu’il avait pourtant fermés sont à nouveau ouverts. Il entend aussi, dans la ventilation de la salle de bain, le décompte pour la nouvelle année.

En vrai, tout ça instille pile ce qu’il faut de fantastique pour que ça m’intrigue. Il peut tout aussi bien être en train de rêver – ou subir les effets du whisky qu’il vient de boire. Si je vous dis qu’en plus ma fenêtre s’est mise à grincer pile à ce moment, vous comprendrez que j’étais bien dans l’ambiance quand Tom rencontre son voisin de chambre, William.

Oh lala, c’est tellement évident que ce William a résidé à l’auberge dans le passé et n’est pas là, non ? J’ai hâte d’en savoir plus. Cela tombe bien : l’épisode ne traine pas trop à y revenir. Tom accepte de boire un verre avec William après avoir tenté de regarder la télé. Malheureusement pour lui, la télé est bloquée sur un film de pub pour l’île d’un ancien maire. Et ça ne donne pas envie de s’y attarder – dommage, il aurait pu faire la silhouette étrange s’il l’avait fait.

Finalement, Tom passe une très bonne soirée avec William, jouant avec lui aux jeux de société et lui racontant un peu sa vie – tiens, Tom a été élu sans concurrent. William est sympathique, avec une face un peu sombre qu’il fait passer pour de l’alcoolémie. Il parvient à convaincre Tom de poursuivre sa liste avec le dernier défi de la ville : passer par un trou dans le sous-sol de l’hôtel. Franchement, légende urbaine ou non, c’est tout à fait le genre d’endroit où je n’irais pas quoiqu’il, comme on dit aujourd’hui. Ouais, je suis une poule mouillée, je suppose.

Maintenant que j’ai vu cette scène, je vais l’être encore plus. Je suis coulrophobe, rien de nouveau ici, mais quand William décide de venir rendre visite à Tom dans le sous-sol de l’hôtel avec son masque de clown, irk. Juste irk. Voilà, je n’aime pas ça : le clown à quatre pattes qui se jette sur Tom, coincé dans le sous-sol à côté d’un cadavre, c’est un cauchemar.

Oui, précisément, un cauchemar. Tom se réveille, évidemment. Le lendemain matin, il fait venir le shérif et Kurt pour leur parler de William, cet étrange invité de l’hôtel. Le problème, c’est qu’il n’y a personne d’autre dans l’hôtel et que la caméra de surveillance nous montre Tom parler tout seul et jouer aux jeux de société tout seul. Aha. C’était tellement prévisible !

Au moment où Tom essaie de se dire que peut-être il était somnambule, Wyck débarque pour confirmer que ce William est évidemment celui de la légende urbaine de Willy le clown. Kurt essaie bien de calmer le jeu, mais il va vite le regretter : Wyck le met tout simplement au défi de rentrer dans la chambre du capitaine.

Wyck est un vrai bourreau sur ce coup-là. Il torture Kurt, il essaie de convaincre Tom de reconnaître qu’il s’est trompé et il s’amuse de mettre Kurt 10, puis 30 secondes dans la chambre. Le temps semble être bien plus long pour Kurt que pour les gens dans le couloir. Cette fois, Kurt n’est pas ravi d’avoir passé 30 secondes de plus, quoi, même s’il a prouvé qu’il n’avait pas peur. Tout pour son business. Le problème, c’est qu’entre temps, la chambre a bien changé : Kurt y a passé plus de trente secondes, c’est sûr.

Comme dans toute bonne histoire fantastique, le doute reste sauf quand le shérif trouve ensuite de la moisissure dans un coin de la chambre. Et si Tom avait halluciné à cause de cette moisissure ? Moi, je commence à être agacé par le déni de Tom, par contre. C’est trop, franchement. Tu ne peux pas continuer de prétendre que rien ne s’est passé après tout ça, mec. Juste NON.

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Widow’s Bay – S01E01 – Welcome to Widow’s Bay – 15/20

Je ne suis pas aussi hypé que je l’espérais quand j’entendais parler de la série, mais je vois tout le potentiel qu’elle a rien qu’avec ce pilot. L’épisode m’a paru un peu long par moment, parce qu’il introduit plein de pistes et de choses différentes. Il est plutôt inattendu dans ses twists et je ne vois pas du tout vers où ils se dirigent. Si vous en doutiez, si, c’est une bonne chose : la surprise est la bienvenue, l’ambiance est intéressante. J’attends juste d’accrocher davantage aux personnages, maintenant, je crois que c’est ce qu’il va me manquer malgré le casting excellent.

Spoilers 

Widow’s Bay est frappée par un phénomène étrange en pleine nuit : coupure de courant et tremblement de terre.

Why are you mayor of this town if you hate everyone this much ?

Etonnant début pour une série qui s’est attirée les faveurs de plein de sériephiles : j’ai l’impression d’être devant Les Dents de la Mer. On voit un vieil homme dans un bateau en train de papoter à la radio avec un autre type tout aussi âgé, probablement dans un phare. Toutefois, l’ambiance change radicalement très rapidement : l’homme aperçoit ainsi plein d’oiseaux qui s’affolent dans le ciel, une bonne brume arrive, le radar s’affole et tout est d’un coup super sombre. OK. On va dire que ça pose une ambiance.

Tout est sombre, oui, et ce n’est que le début. A quelques miles de là se trouve une petite île qui, à 2h06, perd toute l’électricité subitement. On enchaîne sur un tremblement de terre qui réveille le maire en pleine nuit. Tom, c’est son nom, se précipite dans la chambre de son fils, qui n’est pas là – trop occupé à se droguer dans sa voiture.

J’aime bien l’introduction qui nous montre directement une situation de crise pour le maire, mais j’ai un peu de mal à repérer les personnages à ce stade. À la mairie, il y a donc une certaine Rosemary et une Ruth, Rosemary a parlé à Mitch à propos des pannes de courant. Le courant met du temps à revenir jusqu’à la mairie, mais ça finit par être le cas. Soit.

Un tremblement de terre sur une petite île qui n’est pas habituée à ça, c’est étonnant. C’est une catastrophe pour Tom, surtout qu’il sait qu’un journaliste doit arriver bientôt pour faire un article sur son île – et c’est un article déterminant pour la survie de l’île, qui a besoin de son tourisme estival, apparemment.

J’avoue que j’ai eu du mal à accrocher à ce début (Ruth, l’assistante âgée, a l’air amusante), mais soit : le journaliste, Arthur, finit par arriver et Tom lui fait la pub comme il peut. Il n’est pas aidé : le ferry arrive en avance et est conduit par un homme qui assure au journaliste qu’il se passe d’horribles choses sur l’île, Tom essaie de faire un cours d’histoire positif sur l’île, mais le musée le contredit : celle qui le tient lui rappelle qu’il y avait 43 colons à la base et un article de journal encadré rappelle que dans l’histoire de l’île il y a du cannibalisme.

Voilà une île qui ne donne pas forcément envie de passer de bonnes vacances. En fait, je serais le journaliste, je crois que je prendrais la décision de me barrer au plus vite. Ce serait encore plus vrai si je savais que le maire tenait une réunion avec ses conseillers pour leur demander de me surveiller 24h/24. Et si en plus pendant cette réunion, il était question d’un brouillard qui fait disparaître des gens… Ouais, je me barre.

Heureusement pour nous, il ne s’agit que d’une série alors j’aime bien l’idée : Wyck, l’homme du phare si je ne me trompe pas, vient voir le maire pendant la réunion pour expliquer que l’île est maudite et que ça a commencé. Selon lui, le brouillard de la nuit précédente a fait disparaître Shep, l’homme sur le bateau, et ce n’est que le début avant que la malédiction ne s’abatte sur tous les habitants de l’île.

Bien sûr, le maire est hyper rationnel et ne croit pas à cette théorie. Il n’en faut pas plus pour que j’y adhère… sauf que le shérif appelle au même moment pour annoncer que Shep a été retrouvé. C’est du moins ce que dit le maire à ses conseillers et à Wyck. Malheureusement, ce n’est pas le cas : il ne fait que mentir à tous ses collaborateurs pour gagner du temps.

Il y en a une qui commence à s’inquiéter tout de même, surtout qu’elle a elle-même vécu un événement traumatisant par le passé quand le Croquemitaine est venue chez elle pour la tuer. Voilà autre chose. Elle semble vraiment convaincue, contrairement à Tom.

OK, il y a énormément de pistes ouvertes pour une saison de dix épisodes là, mais l’introduction n’est toujours pas terminée : Tom rentre chez lui et trouve son fils en train de se faire un bon joint dans le jardin. Décidément, c’est un gamin insupportable, ça promet. Bon, il s’agit d’un ado défoncé, mais Tom essaie quand même de le raisonner et de lui parler sérieusement. En vain.

Je commençais à décrocher, mais la sirène d’alarme de l’île se met à sonner pour réveiller mon attention. C’est Wyck qui lance l’alarme, et tant pis pour le journaliste du New-York Times qui est venu écrire sur l’île. Tom le prend mal – et le prend personnellement – mais il décide tout de même d’aller parler avec Wyck.

Il semblerait qu’il soit l’ancien maire vu la tournure de leur conversation, mais bon, je ne le garantis pas. Ce qui est sûr, c’est que Wyck n’aime pas Tom, qu’il voit comme un énorme couard, et qu’il a plein d’infos sur le passé de l’île. Il promet donc une malédiction qui se réveille avec le tremblement de terre. C’est déjà arrivé en 1846, avec une brume mangeant les âmes et une terrible maladie s’emparant de tous les habitants de l’île, puis en 1873, avec un bateau crashé volontairement par le maire de l’époque qui convoitait la jeune épouse du capitaine.

Oddly specific, right ? Patricia a les meilleures questions, et ça me tue de la voir s’embarquer dans des explications délirantes sur la différence d’âge. La série avance toutefois rapidement vers autre chose, avec l’arrivée de Shep dans le bar où sont réunis nos personnages.

Il a passé la journée à être recherché par tous, mais il redébarque dans le bar. Tout va bien, donc. Il est emmené à l’hôpital où il reste dans le coma et où Tom vient le veiller. Pendant qu’il lit son dossier médical, Tom ne voit pas que Shep a les yeux blancs – un des premiers symptômes de la maladie en 1846. Oups.

Shep se réveille finalement pour tenter d’étrangler le maire, puis il fait un arrêt cardiaque avant d’y arriver. Cette fois, quelque chose me dit que Tom va commencer à croire à la malédiction. L’acteur est toujours aussi incroyable, en tout cas, et c’est un rôle qui va lui permettre de révéler tout son talent. Il essaie encore de rester dans son déni, pourtant : il fait la morale à Patricia qui laisse les gens l’influencer, mais on comprend bien que c’est une morale qu’il pourrait se faire à lui-même. J’aime la tournure que ça prend, à vrai dire.

Pendant son repas avec le journaliste, il oublie un temps la brume qui s’approche de l’île très clairement sur le radar, parce qu’Arthur préfère lui parler d’une autre légende urbaine : les habitants nés sur l’île seraient incapables de la quitter – et ceux qui le feraient, couic, morts. Le journaliste a vérifié le témoignage improbable de sa source, en plus, et même si c’est inconcevable, ça plante suffisamment de doute en nous pour que la série tienne la route.

J’aime bien l’idée en tout cas. Pour la suite, on repart sur du plus classique : Tom voit le brouillard s’installer en ville et flippe que son fils soit dehors. Quand les plombs sautent à nouveau, il essaie d’empêcher les clients du bar de sortir, hurle qu’il y a quelque chose dans le brouillard et… La lumière revient. Plus de brouillard. Aha. Le journaliste comprend que le maire lui joue un tour pour être le nouveau Salem. Le gag fonctionne bien.

Au-delà du gag, le doute s’installe plutôt bien, parce que le personnage de Tom est rationnel et critique les doutes qu’on veut lui imposer, mais aussi parce qu’il y a quelques fausses pistes et d’autres mystères inexpliqués, comme cette chaise de torture dans le sous-sol du bar. C’est un cliffhanger inattendu, ma foi.

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Ben si, on peut spoiler l’Odyssée, la preuve :

Salut les sériephiles,

J’ai vu cette semaine passer des tweets qui se moquaient de personnes craignant de se faire spoiler L’Odyssée, parce que ahahah c’est une histoire que le monde entier connaît. OK, une fois de plus, je vais faire une remise au point : un spoil, ce n’est pas que ça : ce sont aussi les choix de réalisation, le casting (bon, ça, difficile d’être passé à côté, d’accord), les coupes inévitables de l’adaptation, tout ça, tout ça. J’en étais déjà convaincu avant de voir le film, je le suis encore plus après visionnage. Bref, il y aura des spoilers dans l’article, c’est sûr et certain. Je préviendrai avant d’en donner, vous pouvez lire le début pour avoir mon avis…

Un casting au top pour un excellent film, MAIS…

Là aussi, ce n’est pas aussi évident qu’il y paraît. Si je simplifie au maximum, en sortant de la séance, j’ai écrit ce message qui dit tout : c’est un excellent film au casting parfait et on ne s’ennuie pas des 3h, mais putain, c’est un exploit de foutre en l’air à ce point des épisodes-clés connus du monde entier et d’éclater encore plus la chronologie du bordel.

Voilà. Le film est génial, mais c’est précisément pour cette raison que ses choix d’adaptation ratés me frustrent autant. Bon, après, c’est le problème des adaptations, je suppose. D’un côté, je me plains du live-action de Vaiana qui reprend presque trop plan par plan (hum, pas You’re welcome) le film d’animation, de l’autre, je me plains de L’Odyssée qui prend trop de libertés, donc.

Certes, Christopher Nolan tient près de trois heures sans provoquer le moindre ennui, ce qui n’était pourtant pas gagné avec une histoire dont on connaît déjà les principales étapes. Il aligne surtout un casting si parfait qu’il paraît impossible : Matt Damon, Anne Hathaway, Tom Holland, Robert Pattinson, Lupita Nyong’o, Charlize Theron… Aucun ne semble simplement présent pour ajouter un nom sur l’affiche (pour ça, il y a Zendaya, déception !), et chacun trouve naturellement sa place dans cette gigantesque fresque.

Spoilers

Personne ne comprendra ce choix

La rencontre avec le Cyclope constitue ma plus grosse déception. Nolan garde la grotte, le monstre qui dévore les compagnons d’Ulysse et l’œil crevé, mais il retire pratiquement tout le reste. Plus de « Personne m’a crevé l’œil », plus de Cyclopes trompés par la réponse de Polyphème et, surtout, plus d’Ulysse incapable de résister à l’envie de révéler son véritable nom une fois qu’il pense avoir gagné. C’est franchement du grand n’importe quoi. Je vois bien que le but est de nous surprendre (l’esthétique du Cyclope à la tête de bite suffisait, non ?), mais on ne vient pas voir l’adaptation d’un texte aussi mythique pour être surpris.

Franchement, le choix me laisse plus que perplexe. Oh, oui, j’ai aimé la réplique d’Ulysse sur les fourmis, ça passe très bien, mais ça ne justifie pas piétiner à ce point cet épisode de l’Odyssée. C’est l’un des plus célèbres pour une bonne raison, quoi. Toute la scène repose sur la contradiction fondamentale du personnage : son intelligence lui permet de survivre, mais son orgueil transforme immédiatement sa victoire en catastrophe. Ulysse échappe au Cyclope grâce à sa ruse, puis provoque lui-même la colère de Poséidon parce qu’il veut que son exploit lui soit attribué. En supprimant cela, Nolan ne raccourcit pas seulement l’épisode, il le vide de son sens et de son intérêt. Malheureusement, il y a d’autres épisodes qui semblent bâclés (Les Lestrygons ?) ou mal compris (Les Enfers ?!!) par Nolan. C’est étonnant de reprendre une histoire connue et analysée dans le monde entier pour y coller ses intentions à ce point et cracher sur le matériau qu’il a pourtant voulu adapter ? Au moins, il y a une vision. Juste, je n’ai pas sa vision.

L’Odyssée ou L’Iliade ?

Les choix portant sur la chronologie m’interrogent encore davantage. L’Odyssée n’est pas un récit parfaitement linéaire, loin s’en faut. Le voyage d’Ulysse est en grande partie raconté après coup aux Phéaciens, alors que le poème commence à Ithaque auprès de Télémaque. Le problème n’est donc pas que Nolan bouleverse la linéarité de l’action. Le problème est que cette nouvelle construction finit par être un étonnant mélange difficile à suivre. On a des récits enchâssés à n’en plus finir, en fait. J’ai adoré les transitions qui se font simplement et paraissent naturelles, fluides : à chaque fois, on a une réplique qui nous introduit la partie suivante.

Malheureusement, ça ne permet pas de se faire une idée du temps qui passe, du coup. Pire, on revient sans cesse à des événements de la guerre de Troie, quitte à empiéter un peu sur L’Iliade. Je me suis demandé à un moment s’il n’avait pas envie d’adapter L’Iliade et si on allait avoir certains passages qui n’avaient rien à faire là. Le film décide de montrer la chute de Troie et tout ce qui concerne Ulysse – ce n’est pas la première adaptation à le faire évidemment et c’est dans L’Odyssée, mais ici, ça semble être un vrai refrain. Il faut dire que c’est aussi le message que l’adaptation veut faire passer. Mais à vouloir tout raconter, Nolan consacre énormément de place à Troie tout en réduisant (ou supprimant) certains épisodes emblématiques du voyage à leur version la plus élémentaire. Et Athéna sert tellement à rien ? Choqué, déçu.

Les réussites

Là où cette transformation devient vraiment intéressante, c’est dans le regret qu’elle ajoute au personnage. Le film ne présente pas simplement Ulysse comme un héros impatient de retrouver son royaume, sa femme et son fils. Nous sommes loin de cette caricature, avec plutôt un homme profondément marqué par ce qu’il a imaginé et provoqué à Troie, incapable de considérer le massacre comme une simple victoire militaire. Au fond, c’est là que se trouve la véritable modernité de cette adaptation. Nolan ne veut pas seulement célébrer l’homme rusé qui triomphe de tous les obstacles, il s’intéresse à celui qui doit vivre avec les conséquences de ses décisions et se demander s’il mérite encore de rentrer chez lui.

Cette culpabilité donne au film une cohérence. Les morts de Troie, les compagnons qu’Ulysse perd les uns après les autres et les reproches qui lui sont adressés sont modifiés en cours de route pour coller à ce message, et tant pis pour les moments cultes (Personne, sa mère aux Enfers, etc.)…

Pardon, j’ai dit que je me concentrais sur les réussites. Il y en a d’autres, heureusement ! J’ai adoré la vision proposée de Circé. Ce n’est pas du tout ce que j’en aurais fait, mais la scène de la transformation est efficace et tout ce segment était une vraie bonne découverte. De manière plus générale, personne ne sera surpris de découvrir que j’ai adoré le choix qui est fait de se concentrer davantage sur Télémaque.

Déjà, Télémaque est un personnage que j’aime beaucoup dans le mythe, mais en plus, il est interprété par Tom Holland. Et à l’exception de sa scène de retour, j’ai adoré l’interprétation de Tom Holland, forcément. Je suis amoureux, ça ne change pas d’un film à l’autre : quel acteur ! Je sais, c’est paradoxal : ça ne fait pas exactement partie du mythe tout ça, mais écoutez, ça a marché sur moi.

Quelle actrice, aussi, qu’Anne Hathaway ! Je ne misais vraiment pas sur elle, pourtant son interprétation de Pénélope était impressionnante de justesse. Oh, et cette petite touche de féminisme qui fait dérailler l’Odyssée ? Il est temps de lui rendre sa voix, merde, c’est donc bien joué, même si un peu forcé.

Ce ne sont pas les seuls à vraiment gérer, hein. Je trouve que Matt Damon fait bien le taf, mais tous les rôles secondaires ont tendance à lui voler la vedette (Hélène ! Calypso ! Tous !). Il y a tellement de monde que je n’ai pas pris le temps encore de faire une petite place à Robert Pattinson, mais il s’en sort très bien aussi, malgré un scénario pas évident sur la fin (franchement, le coup des armes, le pauvre, c’est en trop !).

Dernière réussite dont j’ai envie de parler, encore et toujours : la musique de Ludwig Göransson. C’est un génie de la musique depuis des années à mes yeux (et mes oreilles surtout), mais il le confirme une fois de plus. Ce ne fut pas une surprise de voir son nom au générique final (pas de scène post-générique, évidemment, hein). Ce qui est le plus efficace est à mon sens les scènes de bataille lors desquelles la musique arrive à être étouffante. Nolan gère bien le son, et ça ne lui était pas arrivé depuis fort longtemps. J’ai pu entendre toutes les répliques du film sans avoir à galérer et les bruitages des combats avec la musique étaient top ! Et ça, ça fait plaisir.

Une adaptation frustrante, un film réussi

Avant de conclure l’article, il faut quand même que j’évacue tout de suite un dernier point : JE SAIS, je n’ai pas vu le film dans le format voulu par le réalisateur, blablabla. Soyons honnêtes : avec quarante cinémas dans le monde, c’est une forme d’élitisme ridicule et inutile à mon sens de persister à faire des films dans ce format. Certains se sont obstinés avec la 3D, lui c’est ce format, OK cool. Cela ne se sent pas tellement quand on le voit recadré différemment.

Bref, une fois de plus : j’ai adoré le film tout en étant profondément déçu par ce qu’il fait de plusieurs moments essentiels de L’Odyssée. Il faudrait être de mauvaise foi pour nier l’ampleur du spectacle, l’efficacité du film (putain, Nolan sait ENFIN gérer le son) ou la perfection du casting. Il faut néanmoins une autre forme de mauvaise foi pour prétendre que l’on peut retirer « Personne » de la scène de Polyphème sans lui enlever une bonne partie de son intérêt.

Maximum Pleasure Guaranteed – S01E10 – Queens – 18/20

La saison est maîtrisée de bout en bout et son épisode final conserve quelques twists surprenants. Je suis surtout impressionné par la maîtrise d’écriture qui permet d’apporter une conclusion satisfaisante aux pistes ouvertes jusqu’à présent, tout en faisant la promesse de nouvelles histoires en saison 2. OK, tout n’est pas forcément cohérent pour la suite, mais si suite il y a, je ne doute pas que les scénaristes trouveront des réponses satisfaisantes. Ils ont réussi jusqu’ici après tout.

Spoilers 

Il est temps pour Paula de mettre derrière elle toute cette histoire.

You fucked with the wrong mom.

C’est déjà le dernier épisode et je me demande en le lançant si on aura droit à une conclusion digne de ce nom ou juste à une fin ouverte pour une possible saison 2 encore non annoncée. Cela me rappelle que les séries sont moins confortables que les films : les cliffhangers, j’adore ça, mais j’adore aussi la certitude d’avoir une fin de série. Bref.

Paula y va tellement fort dès le début de cet épisode ? Nous la retrouvons sur un terrain de golf, car c’était en fait là qu’elle se rendait. La détonation ne semble pas interrompre la partie de golf en cours pour Cecilia Vanderwale. C’est elle que Paula venait voir, pour lui parler de Dennis O’Neil.

Sans surprise, post-générique, on passe à totalement autre chose pour ralentir le rythme. La surprise, en revanche, c’est que la série trouve que c’est une bonne idée de nous montrer un chat sur Tiktok. On en revient en fait au cliffhanger de l’épisode précédent : c’est le chat du flic que l’on vient de voir en vidéo, et lui, il vient de se prendre une balle en plein torse. Ce n’est pas exactement une surprise, c’est ce à quoi je m’attendais.

En tout cas, je trouve ça assez fou que Paula ou Cecilia n’entende pas le coup de feu. Qu’importe, je suppose ? Paula confronte Cecilia à propos de Dennis qui est son bras droit armé, l’air de rien. La scène est intéressante : Cecilia fait appeler la sécurité et s’arrange pour gagner du temps en niant savoir quoi que ce soit. Comme Paula continue son speech en disant qu’elle est accusée de deux meurtres, elle paraît complètement folle.

Seulement voilà, le métier de Paula est d’être fact-checker. Elle en profite pour expliquer son enquête à Cecilia, voit bien que les gens que Dennis faisait chanter étaient tous des clients de Souter, l’entreprise de Cecilia et réussit à faire admettre à celle-ci qu’il s’agit bien de clients de la firme.

Comme ce n’est toujours pas suffisant, Paula finit par menacer la PDG en parlant de son fils : comment menacer efficacement une maman autrement que comme ça, après tout ? Le chantage, ça connaît à Paula maintenant : elle sait que Cecilia a fait entrer son fils à Yale de manière illégale et ça elle peut le prouver.

Elle menace Cecilia comme cela et part tout simplement du golf. La scène est excellente et vient proposer une conclusion vraiment inattendue.

Contre toute attente, il est finalement révélé que Dennis n’est pas mort. C’est extrêmement bien joué de la part des scénaristes. Il s’est pris une balle à laquelle il paraissait impossible de survivre, mais eh, il y a bien eu deux candidats de Secret Story avec une balle dans la tête après tout. Non seulement Dennis est encore en vie, mais en plus, on s’occupe bien de lui pour le remettre sur pied au plus vite.

Il est apparemment dans une résidence hautement sécurisée où une femme s’occupe de lui avec un infirmier. J’espère qu’on aura vite des réponses, mais en attendant, on a des questions : la femme et l’infirmier s’arrangent en fait pour le faire tomber du haut d’un immeuble. C’est terrible parce que je ne l’ai pas vu venir avant, tout comme lui.

La scène est horrible. Il tombe du haut d’un immeuble et se prend un lampadaire qui résonne… et bordel, j’ai eu envie de rire au milieu de ce meurtre terrifiant. Les scénaristes sont forts : on a peur pour lui alors qu’on le déteste, on rit alors qu’on est horrifié ? Quelle série !

Ce qui est bien, c’est que Paula est aussitôt innocentée. Je suppose qu’ils ont sauvé Dennis car ils avaient besoin de lui mais que le chantage de Paula a été efficace. Notre héroïne laisse tout en plan pour se précipiter auprès de sa fille. Bien sûr, elle veut aussi la garde partagée de sa fille : le lendemain, il y a l’audience pour décider de son sort après tout.

La libération de Paula fait chier Mallory dans son plan, mais ça ne suffit pas à ce que Karl et elle renoncent à la garde exclusive loin de Paula. L’audience ? Paula et Karl sont interrogés pour savoir ce qu’il s’est passé dans leur mariage et quel futur ils imaginent pour Hazel. C’est difficile d’être pleinement du côté de Karl dès le départ, mais ça l’est encore plus quand on voit son avocat interroger Paula plus en détails.

Il parle ainsi du double meurtre dont elle a été accusée et montre bien tous les problèmes de Paula. L’alcool au volant, le meurtre accidentel à Portland, le travailleur du sexe à qui elle parlait quand Hazel dormait dans la pièce d’à côté, la fois où Hazel a décroché le téléphone et parlé à Trev… Ce n’est pas évident du tout.

Karl ne comprend pas pourquoi Paula ne veut pas juste déménager avec eux plutôt que de s’imposer un tel calvaire, mais le calvaire, c’est lui qui le permet en fournissant à l’avocat toutes les armes dont il a besoin pour abattre Paula. Cette dernière fait pourtant un bon discours de maman pour prouver qu’elle aime sa fille. Reste à savoir si c’est assez.

Le juge voit bien qu’Hazel pourrait avoir une belle vie avec son père et Mallory, mais comme Paula est restée un parent stable pour Hazel au milieu de toutes ses galères, il finit par concéder que la garde ne devrait absolument pas changer. Paula obtient donc la garde partagée à New-York qu’elle souhaitait, et cheh pour Mallory et Karl.

Autrement, maintenant que Paula est innocentée, Rudy est déçu de ne pas être vu comme le héros qu’il devrait être. Il ne reste que Geri pour savoir ce qu’ils ont fait, mais elle n’est pas assez pour lui apparemment. Au boulot, il se rend compte aussi qu’il y a article top secret en cours de rédaction car Drew lui cache des choses – au sens littéral, avec des rideaux aux fenêtres. Geri recommence à chercher des idées d’articles, Rudy se concentre à nouveau sur le droit.

De son côté, Gonzales s’arrange pour récupérer la vidéo de la visite en prison de la fausse avocate de Paula. C’est intéressant de la voir continuer de mener l’enquête au chevet de son collègue qui s’est fait tirer dessus – mais je me dis que ça pose question quand même, parce qu’elle écoute la confession de Paula qui pensait parler à son avocate. Heureusement qu’elle a toujours dit la vérité à la police, quoi. L’enquête patine beaucoup, cela dit.

Que fait Paula une fois qu’elle a la garde d’Hazel ? Elle organise encore une énorme soirée chez elle. Je ne comprends pas comment elle trouve l’énergie de faire tout ça, mais admettons ! Elle boit un peu trop, en plus. Je comprends son besoin de décharger ses soucis et de faire la fête, seulement, on sait que c’est trop tôt. Rudy et Geri cherchent à comprendre l’histoire du suicide de Dennis, l’avocat la complimente, Steve propose un nouveau rencard et Paula l’embrasse… Mais dans tout ça, elle oublie sa fausse avocate !

Cette dernière est toujours dans l’équation, évidemment. Elle brûle son ancienne voiture, se fait une teinture, récupère une nouvelle voiture grâce à l’homme qui accompagnait Cecilia au golf et… se fait tuer par lui. Oh, ce n’est pas la piste que j’imaginais, mais soit.

Tout n’est pas terminé pour autant. On aurait pourtant là une belle conclusion avec presque toutes les réponses, mais non, ce n’est pas ce que la série vise. Au contraire, on se retrouve alors avec Gonzales qui rend une visite à Paula. Elle a bien conscience que celle-ci sait quelque chose et que toute cette affaire se termine trop bien, trop vite : pas d’autopsie pour Dennis, plus aucune charge contre Paula. C’est louche et elle le lui dit. Paula ne veut plus rien savoir, cependant, alors elle lui claque la porte au nez, tout simplement.

Paula fait beaucoup ça dans cet épisode, je trouve. Elle essaie aussi de claquer la porte au nez de Karl, en vain : elle continue encore à lui parler. C’est vraiment une bonne mère : elle se force à le faire pour Hazel, mais elle prend aussi son indépendance vis-à-vis de son ex. Elle n’hésite pas à lui dire de se démerder et gérer ses problèmes seul quand il lui demande son aide. C’est beau comment il est un ex toxique qui s’appuie encore sur elle tout le temps malgré Mallory.

C’est une belle conclusion pour Paula, en tout cas. J’en étais à vouloir une saison 2 qui se concentre sur Geri maintenant. En effet, celle-ci essaie de se rapprocher de Rudy et de se mettre en couple avec, mais il vient juste de se remettre avec son ex, alors c’est la douche froide pour elle. Elle décide ainsi de reprendre son article, celui qu’elle avait arrêté d’écrire sur Paula et qui pourrait refoutre la merde maintenant que Paula a tout géré. Dans le même genre, Gonzales apprend la mort de la fausse avocate et ne lâche pas l’affaire. Elle veut comprendre ce qu’il s’est passé et le fera avec son collègue.

Les scénaristes ont d’autres plans cependant. La saison 2 sera bien centrée sur Paula : il est révélé en fin d’épisode qu’elle a bien tué son voisin à Portland. Ce n’était pas un accident, mais une querelle (d’amoureux ?). Le problème, c’est qu’il existe une vidéo de ce meurtre. Cela paraît dingue qu’aucun flic ne trouve cette vidéo lors de l’enquête de voisinage à l’époque, mais soit, il faudra faire avec : quelqu’un se sert de cette vidéo pour faire à nouveau du chantage à Paula. Je suis moins convaincu.

EN BREF

Ce fut une excellente première saison et je ne vois pas comment la saison 2 pourra être à la hauteur. J’espère tout de même qu’elle existera car il y a des pistes intéressantes pour la suite, notamment en ce qui concerne les personnages de Geri et Rudy que j’aimerais voir être autre chose que les sidekicks de Paula.

En plus, la série a réussi à me balader le long de ses fausses pistes à plusieurs reprises, avec des twists bien placés et des surprises jusque dans son dernier épisode (ressusciter Dennis pour le tuer à nouveau ? C’est une belle solution de facilité, mais j’ai cru un temps que Dennis allait vraiment redevenir une menace).

Finalement, ça me rappelle un peu ce que j’avais ressenti avec The Watchful Eye : enfin une série capable de me maintenir en haleine et m’accrocher d’épisode en épisode. Le casting est exceptionnel, la série est toujours bien dosée. Vraiment, je souhaite une suite !

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