Last Seen – S01E01 – The Dispatcher – 16/20

Je ne comprends pas trop pourquoi le synopsis et le trailer de la série spoile autant, parce qu’on passe le premier épisode à attendre quelque chose qui n’est pas là. Si ce pilot ne passe pas le bechdel test non plus et part donc avec pas mal de défauts à compenser, j’ai tout de même passé un bon moment devant cette série qui trouve comment m’accrocher et tient quelques promesses malgré tout. Ce n’est pas la série que j’imaginais, mais pourquoi pas après tout ? Tant que l’histoire est bonne…

Spoilers 

Les ossements d’un enfant sont retrouvés onze ans après le kidnapping du héros de cette série.

My daughter went missing.

L’épisode commence par une tempête, puis par un homme qui se promène en forêt avec ses chiens. Honnêtement, ça ne dit rien qui vaille et c’est vite confirmé : les chiens trouvent une mâchoire et leur maître est quelque peu perturbé, forcément. Il rejette tout ça au sol et on s’arrête là. En effet, et c’est une grosse surprise qui fait du bien : la série a un générique, un vrai. La musique est toute douce, les images donnent quelques indices de qui nous attendra, et c’est très bien comme ça.

Après le générique, on nous introduit le personnage de Ian, le héros de cette série. Il est au lit avec une femme qu’on ne connaît pas encore (mais je n’ai pas l’impression qu’il la connaisse beaucoup non plus). Les scènes suivantes nous apprennent qu’il est divorcé – avec sa femme qui veut récupérer des affaires de son bébé onze ans après et qui indique qu’il est temps qu’il s’en remette – et qu’il a un meilleur ami. Du moins, ça paraît être un meilleur ami, mais c’est aussi et surtout son parrain des Alcooliques Anonymes. Six mois que l’homme n’a pas bu.

Quelques brasses dans la mer plus tard (ça me donne envie d’aller à la piscine cette affaire), Ian se rend au travail : il reçoit des appels d’urgence et est chargé de les trier. Nous sommes loin du centre d’opérations sombre des séries 9-1-1, l’environnement est plein d’écrans, certes, mais aussi plein de bois. Nous découvrons au passage qu’il gère aussi du personnel, notamment une certaine Polly qui arrive en retard… et qui n’est autre que la femme avec qui il couchait la veille.

Polly est débordée par son job : elle ne parvient pas à gérer l’appel d’une femme en détresse parce qu’un proche veut entrer chez elle et probablement la tuer. Le proche est son ex-mari, mais ça, on ne l’apprend qu’une fois que Ian est au téléphone avec elle : il parvient à la faire parler, lui faire dire son prénom, son adresse et la mettre en sécurité.

La situation nous montre que le héros est fort dans son job – même s’il ne fait rien de plus que ce qui semble être le boulot de ces agents. Toutefois, la situation de cet incident domestique est intéressant aussi parce que Polly se rend compte que ce n’est pas la première fois que la femme les appelle. Soyons sérieux : pourquoi n’y a-t-il pas un moyen d’afficher les anciens appels au passage ? Le premier appel de la série, c’est un homme que Ian reconnaît tellement il les appelle ; le second, une femme – Tyra – qui est terrifiée par son ex-mari de manière régulière… Eh, faites quelque chose !

Peut-être que c’est un commentaire politique voulu par la série, cependant. Après sa journée de taf, Ian rentre chez lui et pardon mais : c’est quoi cette barraque hyper luxueuse ? Et pourquoi encore et toujours des portes vitrées en guise de porte d’entrée ?

Bon. Au moins, on a une bonne idée de qui est le personnage et ce n’est pas trop mal écrit. On le voit passer sa soirée à regarder le dossier sur sa fille : Mags, c’est son nom, a disparu il y a onze ans.

Le lendemain, au travail, Ian doit faire quelques remontrances à Polly qui est tout le temps en retard, mais c’est compliqué quand à côté de ça il couche avec elle aussi. Ils sont interrompus de toute manière par deux autres opératrices : l’une d’entre elles a reçu un appel inquiétant qui pourrait intéresser Ian. Il s’agit de toute évidence de l’appel de l’homme vu avant le générique, celui qui a retrouvé la petite mâchoire en début d’épisode.

Ian quitte aussitôt son taf et se rend sur la scène de crime. Là, on a confirmation de ce qu’on soupçonnait jusque-là : il était auparavant à la tête d’une équipe de policiers, ce qui explique qu’il soit encore potes avec eux, et sa petite fille de trois ans a disparu depuis onze ans, après avoir été kidnappé. En apprenant tout ça, Isabel, la nouvelle cheffe de la police, accepte que Ian vienne observer les restes retrouvés : ceux d’un enfant de trois ou quatre ans enterré depuis dix ans au moins. Outch.

Sur place, il trouve aussi des traces d’empreintes de chien et interroge les témoins qui ont appelé les urgences. Il s’agit d’un groupe de trois adolescentes qui n’avaient pas de chien. L’homme du début d’épisode n’a donc pas appelé ! Qui fait ça ? Qui trouve des ossements et ne prévient pas les secours ? C’est horrible. Les pauvres ados sont traumatisées, évidemment.

L’enquête qui s’ouvre remue plein de choses : Ian est impatient et veut des réponses. Il retrouve son ex-femme (tiens, elle est enceinte) à qui il confirme qu’il pourrait s’agir du corps de leur femme, mais il engueule aussi ses potes flics qui ne vont pas assez vite à son goût. Il révèle qu’il mène sa propre petite enquête et qu’il sait que le corps a été dérangé par autre chose que la tempête. C’est terrible. Malgré son énervement, Ian retourne ensuite au boulot où ses collègues s’inquiètent assez légitimement de savoir ce qu’il s’est passé et comment il va.

Ian veut simplement s’enfermer dans le travail. Honnêtement, à ce stade de la série, je suis assez énervé par le synopsis et la bande-annonce qui en révèle déjà beaucoup trop : l’histoire est bien différente de ce qu’on me vendait. Ce n’est pas simplement qu’il reçoit un appel de quelqu’un qu’il pense être sa fille ; c’est qu’en parallèle, on trouve enfin des ossements qui pourraient être ceux de sa fille. Cela change toute la perspective de la série et de ce premier épisode, je trouve.

Pour le moment, j’aime bien le personnage de Ian, mais je trouve qu’il est trop solitaire. C’est bien entendu volontaire, mais ça complique l’attachement à la série de n’avoir qu’un seul personnage. J’aime les équipes, comme vous savez. Quoiqu’il en soi, Ian est intéressant aussi par ses méthodes de travail et son entêtement à tout faire tout seul. C’est un ancien flic qui sait mener l’enquête : il retrouve assez vite le propriétaire des chiens qui n’a pas appelé les secours.

Mon problème avec cette scène, c’est que pour un ancien flic, il est sacrément con. Enfin, non. Il se laisse emporter par ses émotions et ça se comprend : il voit dans la cage des chiens du mec un pantalon de pyjama d’enfant qui est trait pour trait celui que portait sa fille.

C’est terrible. Il perd tout sens des responsabilités et s’attaque à l’homme. La scène suivante, inévitablement, nous le montre alors qu’il est interrogé par la police. Bien qu’il soit coupable d’une agression, tout le monde est assez gentil avec lui, en vrai. La nouvelle cheffe lui révèle même où en est l’enquête : l’homme aux chiens les élève pour des combats illégaux, mais est parfaitement innocent autrement… Il était en prison quand Mags a été enlevée.

Pire encore, le pyjama pourrait bien être celui de la fille de Ian : si un pyjama enterré depuis onze ans ne ressemblerait plus à grand-chose et que celui trouvé par Ian est intact, c’est parce qu’une autre partie du pyjama a été retrouvé, protégé dans un sac plastique.

Voilà. Le pyjama était donc enterré dans un sac plastique juste à côté du cadavre. Cela devient difficile pour lui de se faire à l’idée que sa fille n’est pas morte et que le chien n’ont pas juste joué avec des preuves importantes. Forcément, vu la tournure que la série prendra et qu’on connaît déjà, on se doute bien qu’une autre possibilité existe encore : peut-être que le kidnappeur a perdu son enfant, tout simplement. Genre, tu perds ton enfant, t’en enlèves un autre, tu lui files les vêtements de ton enfant et tu enterres les preuves ? Peu crédible, mais pour l’instant, c’est tout ce que j’ai.

La série s’éloigne toujours un peu plus de ce que vendait la bande-annonce : Ian fait une rechute inévitable dans l’alcool. J’ai de la peine pour lui, mais je comprends tout à fait son envie de boire après avoir appris le décès très probable de sa fille – les résultats ADN n’étant pas dispo avant plusieurs jours histoire que la série puisse avoir quelque chose à raconter.

Ian boit donc, et pas qu’un peu. Le lendemain, après un tour à la plage, il décide de suivre de près l’ex-mari de Tyra, celui de l’appel d’urgence pris par Polly en début d’épisode. Il dérape complètement, donc : il les observe toute la journée alors qu’il s’occupe de son enfant. On sent bien qu’il fait ça par frustration : c’est un mauvais père qui a encore son enfant alors que lui a perdu sa fille kidnappée alors qu’il dansait à une fête du festival de la ville.

C’est terrible. Il raconte tout ça au sein du même festival, onze ans après. Polly l’y retrouve et s’excuse car elle ne savait pas qu’il avait eu une fille et qu’il s’était passé ça. C’est trop triste, en vrai : ils avaient laissé leur fille de trois ans à la maison avec son grand frère ? Tu m’étonnes qu’il culpabilise de la disparition !

Par contre, ça devient dur d’apprécier le personnage. Non seulement, il rechute dans l’alcool, mais en plus, il envoie bouler Polly pour aller tabasser l’ex-mari de Tyra. Il va juste perdre son job, en fait ? C’est étrange comme tout. Bon, l’ex-mari mérite un peu ce qui lui arrive, même si je ne suis pas pour la violence : il provoque la bagarre après avoir voulu forcer son fils à monter dans un manège à sensations.

Ian passe ainsi la nuit en cellule de dégrisement. Comme nous sommes dans une série et pas un film, on nous vend ensuite une scène étrange où son parrain des AA vient le chercher. Cela n’est pas forcément un problème, mais ça le devient quand le parrain tombe sur son frère qui connaît Ian et semble en savoir plus qu’il ne le dit sur la disparition de Mags.

C’est une scène qui introduit quelque chose pour la suite de la série, mais nous n’y sommes pas. Pour l’instant, il faut supporter la scène suivante où le parrain fait la morale à Ian sur le mal qu’il fait dans la vie des gens. C’est plutôt efficace, hein, et ça permet surtout de cerner Ian : il n’est pas croyant et le coup de l’océan qui est une force de la nature ne suffit pas à se remettre de tout ce qui lui est arrivé.

Maintenant qu’il est à nouveau sobre, il décide aussi de retourner voir son ex-femme. Il est assez fou de découvrir qu’elle vit désormais avec un des meilleurs potes d’Ian. Son fils (Deanno ?) est présent également. Il vit hors de la ville, donc il doit être assez vieux tout de même. L’acteur a quelque chose comme un début de vingtaine, je suppose, et ça colle : onze ans de moins, ça lui fait neuf ans… À neuf/dix ans, on est assez grand pour garder sa petite sœur quelques heures, je suppose. C’est encore très jeune et j’espère que je ne le ferais pas si j’avais des enfants, mais on sait très bien à quel point ça peut être galère de faire garder ses enfants.

En tout cas, après sa difficile nuit, Ian veut payer l’enterrement de sa fille, se réconcilie avec son ex-femme et arrête à nouveau l’alcool. Assailli de flashbacks de sa fille, il jette malgré tout sa bouteille dans l’océan.

On se rapproche fortement de la fin de l’épisode : on y voit le frère du parrain de Ian qui rentre à la maison en écoutant à la radio les infos sur le possible cadavre de Mags qui a été retrouvé. Chez lui, il a une femme aimante, mais aussi une ado. On ne la voit pas encore, mais avec le synopsis et la culpabilité évidente du personnage, on voit bien qu’il y a quelque chose à creuser de ce côté-là. La série le confirme sans mal : les portraits-robots de Margaret vieillis par les dessinateurs puis l’IA ressemblent trait pour trait à la jeune ado du frère du parrain…

Photo promotionnelle de l’épisode – Apple

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The Rookie – S08E06 – Burn 4 Love – 15/20

À nouveau tout à fait classique, jusqu’à ce que sans raison les scénaristes décident de péter un câble sur la fin de l’épisode. Ma foi, je me laisse surprendre par le plaisir de retrouver ce genre de moments dans les séries. Au moins, ça n’est pas juste divertissant et ça scotche un peu à son siège pour quelques minutes. Hâte de poursuivre mon visionnage !

Spoilers

Celina se planque derrière Penn lorsqu’on lui balance une malédiction à la figure par accident.

Les points forts

– Tim & Lucy n’ayant pas de cadeaux de St Valentin l’un pour l’autre, c’est tellement un épisode simple à écrire pour les scénaristes. Cela fonctionne parfaitement cela dit. Qu’ils demandent conseil à la même maîtresse débordée par ses élèves dans une classe sans air conditionné, j’adore.

– C’était un peu drôle la malédiction concernant Penn, même si j’en pense surtout du mal. Par contre, c’est terrible comme je ne m’attendais pas au camion tuant le premier maudit. Je m’attendais à un accident, mais rien de si violent.

– Revenir sur l’intrigue de Liam/Nyla, ça me plaît. On n’a pas vu l’acteur assez longtemps dans la saison précédente, alors ça me va très bien s’il doit revenir. En plus, pour une fois, ça paraît réaliste d’avoir un peu de temps entre les épisodes et c’est très bien qu’on revienne sur les déclarations plus que limite de Nyla. Que ça foute la merde pour le procès de Liam ? C’est gênant, mais c’est crédible dans une série qui manque tellement de crédibilité d’habitude que ça me plaît !

– L’explosion de la voiture de Lucy et Celina était absolument incroyable. C’est ce que j’aime dans cette série : on prend un épisode random et d’un coup, on a droit à une montée de la tension et l’adrénaline que rien ne laissait vraiment présager avant. L’explosion n’a pas de graves conséquences sur la survie de nos personnages et ça semble vraiment abusé d’en faire autant du coup, mais j’aime vraiment bien quand ils font ça !

– La campagne de Wesley commence presque à me plaire – la soirée mondaine, l’agression ; ça change un peu de cadre pour ces personnages.

– Celina se faisant draguer par le flic de la scientifique deux épisodes de suite ? Ce n’est pas bon pour elle ! Il va être jaloux, forcément.

– John se débarrasse de Bailey, et nous aussi, au moins pour quelques épisodes… pas vrai ?

Les points faibles

– Si c’était un épisode d’Halloween, j’aurais trouvé ça lourd mais marrant… m’enfin, on est à la St Valentin dans la diffusion américaine et du coup, pourquoi une sorcière et une malédiction ? C’est prévisible et ridicule. Marrant, tout de même, j’avoue… Mais ça faisait tellement Halloween, je ne comprends pas le délire. Quant à Celina qui se fait extorquer et ne dit rien ? Humph. Sort ou pas, elle est supposée rester flic.

– Bailey se plaint à la femme de Gray ? Depuis quand sont-ils tous potes, déjà ? Et surtout, est-ce vraiment une bonne idée d’aller chercher conseil auprès d’un couple lui-même en crise ?

– Bailey est partout à nouveau. Elle est pompier, mais ça y est, c’est aussi une experte de la scientifique capable de déterminer à l’odeur que le feu est retardé ? Et elle passe au commissariat habillée en civil pour être l’experte ? Et elle bosse avec John, évidemment, puis se réconcilie avec. L’intrigue sur les pyromanes, c’est digne de séries sur les pompiers et ça fait bizarre ici, mais ça fonctionne, comme chaque fois qu’Angela s’en mêle, malgré une résolution pas dingue.

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Capture d’écran de l’épisode — Lionsgate Television / 20th Television.

Agents of S.H.I.E.L.D. – S01E02 – 0-8-4 – 15/20

Je crois que j’aime encore plus ce deuxième épisode que le premier, même si je reste sur un 15/20 parce que faut pas déconner, c’est loin d’être parfait. C’est encore un peu lourd dans la manière de construire l’équipe et de nous faire comprendre que tout le monde doit apprendre à travailler ensemble, mais j’adore justement la manière dont c’est écrit : les équipes qui apprennent à bosser ensemble, c’est mon dada. Et puis, dès les premières minutes, il y a la musique de la série en fond et purée, je ne savais pas à quel point elle m’avait manqué.

Spoilers 

Pour sa première mission avec l’équipe, Skye accompagne Coulson et les autres au Pérou afin de récupérer un mystérieux 0-8-4.

Usually one person doesn’t have the solution. But 100 people with 1% of the solution, that’ll get it done.

Skye vient à peine de monter dans le Bus que Ward fait déjà comprendre à Coulson qu’il n’est pas ravi de sa présence. Il faut dire qu’elle a hacké le S.H.I.E.L.D. quelques jours plus tôt et qu’elle n’a absolument aucune formation, ce qui ne l’empêche pas Coulson de l’engager comme consultante. Après tout, Tony Stark aussi est consultant du S.H.I.E.L.D., alors pourquoi pas Skye ? J’aime assez que l’épisode enchaîne immédiatement avec une première mission, parce qu’il n’y a pas vraiment de temps à perdre pour voir si cette équipe peut fonctionner. Quant au name dropping de Tony Stark, c’est fou comme la série veut absolument jouer dans la cour des grands. On sent que c’est dans le contrat de bien être rattaché à l’univers des films !

Direction le Pérou, où un 0-8-4 a été découvert dans un ancien temple inca. Le terme désigne simplement un objet d’origine inconnue, ce qui laisse beaucoup de possibilités dans cet univers, mais comme le dernier, c’était le marteau de Thor, wahou, c’est excitant. On se moque de nous, vraiment, à tout survendre comme ça !

Sur place, FitzSimmons découvrent qu’en ce qui concerne ce 0-8-4, c’est simplement d’une vieille arme HYDRA alimentée par l’énergie du Tesseract et bourrée de radiations gamma qu’il s’agit. C’était un peu drôle quand ils ont tous reculé d’un pas, d’ailleurs. Je fais ma critique dans le désordre, j’en suis pas là, pardon.

L’armée péruvienne ne tarde pas à débarquer avec à sa tête Camilla Reyes, une ancienne connaissance de Coulson. Une très ancienne connaissance, même, à en juger par leurs retrouvailles. Je me souvenais juste assez de l’épisode pour m’attendre à ce qu’elle finisse par le trahir – ou alors c’est simplement hyper prévisible, parce que dès qu’elle apparaît, on sent quand même bien qu’elle ne va pas monter dans le Bus, boire un verre avec Coulson et repartir gentiment chez elle. Je n’avais pas aimé ce personnage à l’époque, je ne l’aime toujours pas aujourd’hui. C’est lourd.

Avant ça, tout le monde doit néanmoins faire équipe lorsque des rebelles attaquent le site. C’est assez chaotique et c’est précisément le problème : Ward veut donner des ordres à tout le monde, FitzSimmons ne pensent qu’à protéger leur matériel, Skye fait ce qu’elle peut et May finit par prendre les choses en main. Tout le monde survit et parvient à rejoindre le Bus avec le 0-8-4, mais personne ne fonctionne vraiment encore comme une équipe : le reste de l’épisode va bien faire en sorte de les faire devenir une équipe.

C’est lourdement souligné ensuite avec une dispute générale à bord, mais j’aime beaucoup l’idée derrière, parce que c’est hyper whedonien dans l’écriture – et parce que ça colle avec Coulson qui a déjà fait ça pour les Avengers. Chacun est compétent dans son domaine et pourtant, mis ensemble, ils sont incapables de communiquer. Coulson les laisse plus ou moins s’engueuler parce qu’il sait bien qu’ils vont devoir comprendre seuls comment faire fonctionner tout ça.

Camilla, elle, a une solution beaucoup plus simple : prendre le contrôle de l’avion et voler l’arme. L’équipe se retrouve donc enfermée dans la soute pendant que Camilla prévoit de ramener le 0-8-4 au Pérou. Et c’est là que l’épisode me plaît vraiment, parce que la résolution repose exactement sur ce qui ne fonctionnait pas jusque-là. Aucun d’entre eux ne peut sortir seul de cette situation. Fitz a ses petits drones, Simmons comprend la dangerosité de l’arme, Ward connaît la sécurité du Bus, Skye se souvient des canots de sauvetage au bon moment et May peut évidemment se libérer, puis se battre. Chacun apporte un morceau du plan et, en les mettant tous ensemble, ils trouvent une solution : c’est exactement ce que disait Skye plus tôt avec Ward. D’ailleurs, aaaah, Skye/Ward. J’ai envie de shipper quand ils partagent ce verre. Tss.

Ce n’est pas d’une subtilité folle pour un épisode 2 qui doit nous expliquer que « regardez, ils deviennent une équipe », mais ça marche super bien. Ils déclenchent l’arme pour faire exploser une partie du Bus, la dépressurisation permet d’ouvrir les portes et tout le monde peut reprendre le contrôle de l’avion. Skye parvient même à sauver Ward in extremis grâce au canot de sauvetage vu sur le prospectus de sécurité qu’il lui avait montré au début de l’épisode. La boucle est bouclée, ils ont tous servi à quelque chose et l’équipe commence réellement à exister.

Le 0-8-4 peut finalement être envoyé dans l’espace pour terminer sa course dans le soleil, ce qui paraît effectivement un peu plus sûr que de laisser traîner une arme HYDRA au Tesseract quelque part. Quand il en parle avec May, Ward accepte de s’occuper de la formation de Skye. Cette scène entre eux… Spoiler, mais effectivement, il y a déjà des petits trucs qui me font regarder Ward et May différemment. Je n’avais pas relevé ça du tout au premier visionnage.

Skye ? On pourrait presque croire qu’elle est désormais complètement intégrée au groupe. Sauf que…. Elle reçoit un message du Rising Tide et fait ce petit pas en arrière avant de répondre discrètement qu’elle est infiltrée. C’est tellement dramatique pour pas grand-chose, presque ridicule avec le recul, et en même temps… iconique. J’adore. Pourtant,

Post-générique (purée, je n’ai pas le « We’ll return in a moment » sur mes DVDs, c’est trop triste), Samuel L. Jackson en personne vient engueuler Coulson parce qu’il a déjà réussi en six jours à faire un énorme trou dans son avion flambant neuf et lui rappeler que Skye représente un risque. La scène est marrante et, en 2013, c’était forcément un énorme moyen de dire aux spectateurs : regardez, cette série compte vraiment dans le MCU ! Avec le recul, c’est presque énervant.

Ce début de saison s’est tellement appuyé sur les liens avec les films pour attirer le public qu’il a aussi créé une attente impossible à tenir. On nous balance Maria Hill dans le pilot, Fury dès l’épisode 2, des Chitauris, le Tesseract, HYDRA, … forcément que les gens attendaient ensuite que la série reste constamment branchée sur les films. Tout ça pour qu’elle finisse progressivement par s’éloigner du MCU…

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Photographie promotionnelle de l’épisode — ABC Studios / Marvel Television

The Rookie – S08E05 – The Network – 14/20

C’est un épisode tout à fait classique pour la série, avec un retour bien pensé (on est en saison 8, ils peuvent se le permettre), une grosse galerie de personnages et des intrigues ficelées. À quoi bon se servir d’un fil rouge quand on est en saison 8 ? C’est marrant : la série ne semble pas s’écrire toute seule comme Grey’s peut le faire, mais en même temps, ce genre d’épisode fonctionne vraiment de manière indépendante. C’est divertissant.

Spoilers

Une nouvelle intervention du FBI se prépare avec l’aide du commissariat.

Les points forts

– Je déteste Bailey (si jamais vous ne le saviez pas…), mais j’aime beaucoup qu’elle propose à John de trouver un autre job qui pourrait lui plaire à DC. Elle prend en considération son mari, au moins, au lieu de rester bloquée sur sa position. Ceci étant, j’aime aussi la position de John en fin d’épisode : il aime son job et c’est normal de vouloir le protéger. Le divorce qui pointe le bout de son nez ? Je suis pour. L’analyse que ce n’est pas sain pour Bailey d’être aussi hyperactive ? Elle arrive un peu tard de sa part, mais oui, putain, tellement oui !

– Le retour d’Aaron est quelque chose que je n’avais pas vu venir, mais que j’ai beaucoup aimé. C’est un peu abusé qu’il soit obligé de revenir avec de la moustache pour le distinguer de Penn (franchement, c’est forcément ça, non ? Cela ne lui va pas tant que ça). Je suis déçu pour lui, par contre, parce qu’il n’a pas tellement de scènes avec les personnages dont il était proche : il se retrouve impliqué dans une intrigue avec Monica et le FBI ? Franchement… Pourquoi ça aurait lieu au commissariat, tout ça ?

– Les scénaristes n’oublient pas la relation de Celine avec son mec. Hâte de le revoir, j’espère une nouvelle chanson ! C’est honnête de la voir être draguée par un autre type aussi en cours de route : évidemment qu’un canon comme ça se fait draguer tout le temps. Et elle a bien raison d’en jouer.

– L’âge limite pour entrer au FBI est à 35 ans. J’aurais appris quelque chose devant cet épisode : je peux encore y prétendre. Lol.

– Comment ça la fille de Nyla est une adolescente ? Tout le drama familial et le parallèle avec Angela/Wes, j’adore. J’aime vraiment beaucoup les relations entre les personnages et Nyla qui joue la maman poule capable quand même de se rendre compte de ses erreurs. C’était une chouette partie de l’épisode.

– Monica se retournant une nouvelle fois contre les autorités ? Franchement, ils méritent ce qui leur arrive, vive Monica.

Les points faibles

– La fille de Nyla qui veut être influenceuse, est-ce que c’était vraiment nécessaire ?

– The Rookie Feds est annulée et je trouve ça triste que la série force autant avec Garza. Cela fait plaisir de revoir les autres persos apparaître de temps à autres, mais j’ai de la peine pour les acteurs qui ne trouvent pas d’autres jobs. Toute l’opération est si folle en plus ! La série essaie trop d’être quelque chose qu’elle n’est pas et je n’ai pas accroché.

– Que Wesley veuille devenir procureur (et puisse…), c’est une chose. Qu’on passe autant de temps à le voir se préparer, ça en est une autre, et ça ne me plaît pas trop.

– La scène d’action dans le cimetière, franchement ? C’est trop.

– Je sais que la série tourne autour de lui, mais John qui se trouve super facilement en contact avec le FBI et, en plus, dans l’une de leurs opérations ? C’est tellement abusé. Y a une réunion avec tout le commissariat et c’est le seul à parler, quoi !

– Si j’ai bien aimé voir Lucy comprendre le coup des deux flics qui se tirent dessus, j’ai trouvé qu’on passait à côté de ce qui aurait pu être une bonne intrigue développée sur du plus long terme. Bon, et en même temps, les flics ripoux, on y a déjà eu droit dans cette série.

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Capture d’écran de l’épisode — Lionsgate Television / 20th Television.