Lanterns – S01E05 – Lights Out – 18/20

Excellent épisode 5, qui confirme que Lanterns avait vraiment beaucoup de bonnes choses à raconter. Les personnages, les tensions et les révélations fonctionnent très bien, mais par contre qu’est-ce que c’est rageant et frustrant : tout va beaucoup trop vite ! J’aime bien ce qu’on nous raconte, beaucoup moins le fait qu’on semble déjà vouloir tout expédier au bout de cinq épisodes. J’ai eu l’impression d’être devant une fin de saison et donc d’avoir raté des éléments qui auraient été chouettes s’ils avaient été développés sur plusieurs épisodes. Franchement, approfondissez la psychologie des persos sur 22 épisodes, ça nous manque.

Spoilers 

La révélation de l’identité du Manhunter bouleverse tout et la tranquillité de la ville n’est plus.

Hal Jordan dies today.

C’est un peu la catastrophe de voir l’épisode si tard cette semaine, mais je suppose que l’essentiel, c’est de le voir quand même. Le travail commence à me déborder un peu, j’avoue, c’est le problème d’enchaîner les heures : j’ai beau avoir un emploi du temps incroyable, ben, la fatigue est là. Et puis, j’ai surtout eu à régler un problème administratif dans ma vie perso. La bonne nouvelle, c’est que ça semble être réglé. Bref, vous êtes là pour la critique, donc c’est parti :

L’épisode commence en 2007 et surprend en proposant cette fois-ci un flashback sur Kerry. On nous teasait quelque chose par rapport à son passé à Gotham, mais je pensais que ça attendrait la saison 2 vu le rythme de cette série. Finalement, c’est dès maintenant qu’on apprend un peu plus de choses sur son passé. Elle a fui Gotham à cause de la réputation de balance de son père, qui a apparemment été tué pour avoir parlé.

Deux hommes la traquent jusque dans un diner près de Rushville avec une mission assez claire : la tuer discrètement, récupérer son petit doigt comme preuve puis enterrer son corps. Kerry est prise au piège et comprend que c’est foutu pour elle. Elle est sauvée in extremis par Zoé. Attendez, pardon ? Kerry savait depuis tout ce temps que Zoé n’était absolument pas normale ? Non parce que dans quel monde une femme de son âge met à terre deux types robustes dans un bar avec cette facilité ?

Zoé tue l’un des hommes et laisse l’autre repartir avec une preuve suffisamment convaincante du « meurtre » de Kerry : son petit doigt. Voilà donc pourquoi il lui manque depuis le début. Kerry doit elle-même se le couper et le type peut rentrer à Gotham annoncer que le contrat a été rempli. Zoé, toujours aussi rassurante, le menace évidemment de massacrer toute sa famille s’il raconte ce qui s’est réellement passé.

Et voilà comment naît leur pacte. Zoé offre à Kerry une nouvelle vie, tranquille et sécurisée à Rushville, et lui promet même de faire repousser son doigt. En échange, elle ne lui demande qu’une chose : le jour où des gens viendront la chercher, Kerry devra la protéger comme Zoé vient de la protéger. J’aime bien ce flashback parce qu’il donne enfin du sens à l’attitude de Kerry depuis le début. Elle n’a jamais simplement été naïve ou aveugle face à tout ce qui se passe dans sa ville : elle savait. Elle a une dette envers Zoé depuis neuf ans et toute sa vie actuelle découle plus ou moins de ce marché. Cela aurait pu être savoureux d’avoir plusieurs épisodes consacrés aux dilemmes face auxquels elle est avec cette position. Ce n’est pas le choix de la série, évidemment.

Le cliffhanger de la semaine dernière voyait Hal se débrouiller pour laisser John avoir un accident de voiture, sans la bague cette fois-ci. Je ne m’attendais pas à ce que la série reprenne directement sur cette scène – je pensais vraiment qu’on nous l’enverrait à l’hôpital quelques heures plus tard. Finalement, John est coincé et blessé dans la voiture pendant qu’Hal vient lui expliquer qu’il n’avait pas d’autre choix que de le mettre hors-jeu. John lui a menti, savait que Zoé était probablement le Manhunter et, accessoirement, cherche depuis le départ à le remplacer. Pour Hal, la formation est donc terminée : John ne prendra pas sa bague. Mouais.

Et ça, pour être hors course, il l’est. Hal se barre tranquillement pendant que John reste prisonnier de la voiture. Celle-ci prend feu et finit par exploser alors qu’il est encore dedans. Autant on comprends bien que Zoé avait pu survivre à son explosion la semaine dernière, autant je ne vois vraiment pas comment John pouvait s’en sortir après ça, surtout que Zoé arrive à temps… et choisit volontairement de le regarder exploser un peu avant de lui venir en aide. Charmant.

Elle le récupère finalement dans un état assez terrifiant et l’emmène à l’hôpital. Voilà donc qui confirme définitivement pourquoi l’endroit est vide : Zoé possède une technologie suffisamment avancée pour soigner quasiment n’importe quoi et elle semble avoir fait profiter toute la ville de ses miracles depuis des années. John, complètement brûlé, peut ainsi être remis sur pied. Par contre, Zoé fonctionne toujours de la même manière : elle sauve quelqu’un lorsqu’il n’a plus aucune autre solution, puis elle lui demande quelque chose en échange. Kerry en 2007, William avant elle et maintenant John. Cette fois, le marché est simple : elle lui rend son corps, le protège et laisse Hal mourir. John récupérera ainsi la bague qui, selon elle, aurait toujours dû être la sienne.

C’est là qu’elle lui raconte aussi une partie plutôt importante de son histoire. Les Manhunters n’étaient pas simplement des monstres apparus de nulle part : ce sont les Gardiens eux-mêmes qui les ont créés pour imposer la justice dans la galaxie. Quand leurs méthodes ont été jugées trop violentes, les Gardiens ont décidé que leur création était une erreur et ont essayé de les exterminer. Décidément, plus on en apprend sur les Gardiens, plus ils ont l’air d’être des gens sympathiques à inviter pour le dîner.

John comprend également ce qui est arrivé à Abin Sur. C’est lui qui avait retrouvé Zoé et, au lieu de la livrer aux Gardiens, il avait choisi de l’épargner et de l’amener sur Terre. Même s’il a eu le bon goût de la sauver, Zoé l’a tué malgré tout : elle ne pouvait pas courir le risque qu’il change un jour d’avis ou qu’il révèle accidentellement sa présence. Connasse, un peu, non ? Je suis vraiment mitigé sur ce personnage et la relation John/Zoé. Elle dit ne pas avoir pu faire autrement, mais ça me semble tellement faux. C’est cependant le drama et la tragédie de son personnage aux yeux des scénaristes (c’est too much pour que j’adhère) : elle semble avoir développé des sentiments, des liens et une vraie vie humaine, mais son instinct de survie et sa programmation reprennent toujours le dessus.

Dans tout ça, John doit passer par une machine qui va lui refaire une peau toute neuve. J’ai aimé la blague quand il a peur de finir blanc, franchement, même si ça reste une sacrée facilité scénaristique de pouvoir le soigner si vite. Zoé lui met aussi une goutte de son sang dans l’œil et la machine lui fait revivre quelques souvenirs pendant que, nous, on se rince un peu l’œil grâce à la réal qui prend son temps sur Aaron Pierre complètement à poil – mais pas trop quand même, la machine le couvre, voyons. Allons bon, du female gaze – pour une fois – dans une série boys club ? Ce n’était pas forcément dans mon bingo.

Pendant ce temps, Hal continue évidemment son propre plan. Le petit hologramme de secours m’avait semblé totalement inutile et je l’avais oublié, mais il lui sert finalement de sentinelle et pourra l’alerter des déplacements de Zoé. Bon, soit. Hal retrouve ensuite Kerry, qui est obligée de donner le change parce que Zoé les observe en permanence. Elle lui tire donc dessus tout en essayant de lui expliquer discrètement pourquoi elle protège le Manhunter – du coup, ça aurait pu être top de le découvrir comme ça, mais l’épisode ayant commencé par là, ben… c’est longuet.

Bien sûr, Hal n’est absolument pas disposé à partir. Pour lui, Zoé reste une criminelle de guerre et doit répondre de ce qu’elle a fait. Kerry le prévient pourtant très clairement : s’il reste à Rushville, Zoé est prête à tout pour survivre et la ville paiera les conséquences. On sait donc immédiatement que ça va très bien se passer pour Rushville, mais je ne m’attendais pas à ce que l’épisode dérape si vite. Enfin, si vite… Kerry tire quand même plusieurs fois sur Hal. Ce n’est pas bien passionnant : il est constamment protégé par son bouclier, et c’est un peu la même chose dans la scène suivante où plusieurs hommes cherchent à se débarrasser de Green Lantern.

C’était un peu lourd. Hal décide ainsi de manipuler Antaan et ses hommes en leur faisant croire que le Manhunter qu’ils recherchent est William Macon. La scène glisse au passage quelque chose d’assez inattendu sur Hal et une possible bisexualité : il dit fonctionner selon les opportunités plutôt que selon des préférences très arrêtées quand Antaan suppose aussitôt que John comme Hal ont couché avec William. Franchement, je ne m’attendais pas forcément à ce que la série aille sur ce terrain-là et je n’ai pas bien compris le délire.

En tout cas, l’homme à qui il s’adresse croit Hal lorsqu’il lui affirme que Macon est le Manhunter – son ex. Il décide donc de le confronter directement, puis finit par lui arracher le cœur. Bon ben adieu Macon. Tout ça pour ça ? C’est une bonne diversion pour Hal : pendant que les extraterrestres s’occupent du domaine, Hal pourra essayer d’attraper Zoé lui-même et la livrer aux Gardiens. Tout ce petit monde utilise donc tout le monde, c’est formidable. William sait visiblement ce qui l’attend et accepte de jouer son rôle jusqu’au bout. Il a gagné des décennies supplémentaires grâce à Zoé et semble parfaitement disposé à mourir pour elle. En vrai, sa mort fonctionne assez bien avec tout ce qu’on savait du personnage : sa fidélité à Zoé allait jusqu’au sacrifice… Mais ça m’a surpris que ça se fasse dans cet épisode et comme ça, si vite. On a passé quelques scènes à nous le dresser comme un perso important, avec des lubies nudistes incompréhensibles, pour… ça ?

OK, soit. Ensuite, Zoé déclenche son plan pour épuiser Hal. Des tirs orbitaux commencent à s’abattre sur Rushville, détruisant progressivement la ville et obligeant Green Lantern à utiliser encore et encore sa bague pour protéger les habitants. Là encore, j’aime beaucoup l’idée : plutôt que d’essayer de battre directement Hal, elle s’attaque à son principal point faible, l’autonomie limitée de son anneau, qu’il n’a pas rechargé, ça va de soi.

On a donc enfin droit à de vraies grosses scènes de Green Lantern. Hal protège les bâtiments, arrête les explosions comme il peut et essaie de sauver les habitants au milieu d’un Rushville qui part littéralement en morceaux. J’ai aimé ça, j’ai aimé le château d’eau qui s’écroule et j’aime surtout que la série assume enfin davantage son côté super-héroïque – même s’il n’a toujours pas l’air d’un super-héros très efficace, là. Après, quand ça enchaîne sur le gros brouillard noir et une longue scène où on ne distingue plus grand-chose à travers les lunettes vertes d’Hal… J’accroche beaucoup moins.

Il faut en plus gérer Antaan, qui s’approche en étant prêt à se faire exploser pour tuer le Manhunter. Hal utilise sa bague pour l’envoyer suffisamment haut dans les airs afin que son explosion n’emporte pas tout le monde avec lui. Adieu Antaan aussi, du coup ? Tout ça pour ça ?

Quand Hal retourne à l’hélicoptère, Zoé s’est évidemment enfuie. Enfin, presque toute Zoé : elle a préféré laisser son bras derrière elle plutôt que de rester menottée là où il l’avait attaché. Pratique de pouvoir faire repousser ses membres. Hal n’a pas ce luxe et doit toujours recharger sa bague. Il se rend au motel où il ne s’attend pas à trouver John. Et là, je trouve ça franchement peu malin de sa part : Hal ne sait pas que la voiture a explosé après son départ. De son point de vue, John pourrait donc très bien avoir réussi à s’en sortir et être revenu au motel. Qu’il soit aussi surpris de le voir là me paraît un peu étrange.

John, lui, n’a évidemment pas oublié ce qui vient de se passer et prend rapidement le dessus sur Hal – après s’être enfui de l’hôpital où Zoé ne l’a laissé apparemment qu’avec un seul garde. Elle est un peu concon. John prend rapidement l’avantage physiquement sur Hal et tente de récupérer la bague. Toute la rancœur accumulée entre eux éclate d’un coup : Hal lui répète qu’il ne sera jamais son remplaçant, John a passé sa vie entière à attendre exactement ce moment et aucun des deux n’est encore capable de faire confiance à l’autre.

Avant que John puisse vraiment gagner, un nouveau tir orbital vise directement le motel. Hal parvient in extremis à remettre la bague et utilise ce qu’il lui reste d’énergie pour les protéger. Le bâtiment, lui, leur tombe dessus quand même. John se barre en laissant Hal sous les décombres et quand Zoé arrive pour achever Green Lantern, elle pense évidemment que son marché avec John a fonctionné. Il lui a laissé Hal, elle va pouvoir le tuer et John récupérera ensuite sa précieuse bague.

Elle a de l’espoir ! Hal sait que si John voulait vraiment sa mort, il l’aurait tué lui-même. Il ne l’aurait pas simplement laissé là pour que Zoé fasse le boulot. Hal comprend donc avant elle ce qui vient de se passer : il est l’appât pour qu’il puisse se débarrasser de Zoé. Et effectivement, John est installé un peu plus loin avec son fusil de sniper. Zoé se prend une balle dans la tête et meurt. Elle aussi. Tout le monde crève, en fait, donc y a plus de série ensuite ?

J’ai beaucoup aimé cette scène cela dit, parce qu’elle utilise enfin quelque chose qu’on sait de John depuis le début : ce n’est pas simplement un futur Green Lantern, c’est aussi un militaire et un tireur entraîné, et c’est bien qu’il puisse gagner en se servant de ces talents humains. Pour le reste, il trahit Zoé qui pensait que son pacte avec lui fonctionnerait, mais en vrai, je ne vois pas comment elle a pu se dire que ça suffirait ? Il n’a aucune raison de ne pas la trahir : il a déjà eu ce qu’il voulait ; il ne risque rien à la descendre…

John lui arrache ensuite le cœur et celui-ci se cristallise immédiatement, comme si on avait encore un doute. J’ai trouvé sa mort presque trop rapide après tout ce qu’on vient d’apprendre sur elle. En cinq épisodes, on est passé du mystère complet à son identité, ses motivations, son histoire avec Rushville puis sa mort. Ça fait beaucoup en peu de temps, je n’appelle pas tellement ça une série. En revanche, j’aime bien que la série ne cherche pas à transformer ça en victoire héroïque : personne n’a vraiment gagné ici et la ville est pratiquement détruite.

John retourne ensuite auprès d’Hal, toujours vivant mais salement amoché. Il récupère la lanterne puis retire directement la bague du doigt de son ancien mentor. Hal n’a qu’une question : est-ce que tout ça en valait la peine ? John ne répond pas, met la bague et se barre. Hal lui lance tout de même un dernier avertissement pendant qu’il s’éloigne : les Gardiens l’ont remplacé par John et, tôt ou tard, ils remplaceront aussi John. Vu tout ce qu’on vient d’apprendre sur les méthodes des Gardiens, difficile de totalement lui donner tort.

John traverse ensuite les ruines de Rushville. J’aime beaucoup ce passage parce que toute l’euphorie qu’aurait pu provoquer le fait de le voir enfin obtenir la bague est volontairement absente. Il regarde juste ce qu’il reste de cette ville et les gens qui tentent de s’entraider au milieu du désastre. Kerry ordonne d’ailleurs aux hommes armés de ne pas lui tirer dessus lorsqu’ils le voient passer. Elle ne semble pas particulièrement dévastée par la mort de Zoé ou la destruction de la ville et je trouve ça complètement con comme scène, honnêtement. Vous allez me dire que je fais une fixette : mais ça aurait été tellement plus intéressant sur plusieurs épisodes et avec un vrai développement du perso…

La dernière scène ? John rejoint Lianna au bar, l’extraterrestre qui lui avait fait passer son entretien. Elle semble presque surprise, voire déçue, d’apprendre qu’Hal est encore vivant, mais est tout de même plutôt ravie du résultat : le Manhunter est mort, John possède la bague et il lui apporte même le cœur cristallisé de Zoé comme preuve. Tout se déroule donc plus ou moins comme les Gardiens l’espéraient.

Et puis John retire la bague et l’abandonne.

Franchement, cet épisode ressemblait à une fin de saison. Je ne comprends pas trop pourquoi il avance aussi vite : en cinq épisodes, la série vient de résoudre ou de bouleverser énormément de choses qui auraient largement pu avoir davantage de temps pour se développer. Le fait que Kerry soit du côté de Zoé était intéressant, mais c’est révélé aussitôt qu’on l’apprend en flashback à Hal alors qu’il y avait de quoi faire. Zoé est identifiée à la fin de l’épisode précédent, puis morte cinquante minutes plus tard. William et Antaan disparaissent eux aussi. Rushville passe d’une petite ville mystérieuse relativement calme à un champ de ruines en quelques scènes.

Puis, il y a ce choix de nous avoir montré dès le pilot que Kerry et John seront toujours là dix ans plus tard… Autant dire que ça enlève une partie du suspense : John ne va pas mourir dans la voiture, Kerry survivra à tout ce chaos, Hal ne risquait rien de l’épisode.

Je suis tout de même content de ne pas avoir été spoilé tellement il y aurait eu de quoi faire cette semaine. Et surtout, ce cliffhanger où John abandonne finalement la bague est très intéressant. Limite, ça pourrait fonctionner comme une fin de série et le message serait alors sacrément intéressant. Bon, le prochain épisode est dans deux jours, donc il n’en sera évidemment rien. Seulement, maintenant que toute l’intrigue du Manhunter semble pratiquement terminée, je ne sais absolument pas ce que les trois derniers épisodes vont raconter. Enfin si : il y a toujours un cadavre d’Hal Jordan qui nous attend dix ans plus tard.

Photo promotionnelle de l’épisode — HBO / Warner Bros. Television / DC Studios.

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Last Seen – S01E02 – The Call – 16/20

Bon, ce n’est toujours pas la série qu’on m’avait vendu, mais si je mets de côté le fait de savoir où ça va (je suis irrité et frustré), cet épisode 2 est vraiment sympathique, franchement. J’accroche bien aux personnages et à la manière dont la série est construite ; rien ne me semble en trop pour l’instant et les pièces du puzzle s’emboîtent bien. J’ai déjà hâte de poursuivre et je suis triste de savoir que ce sera terminé dans quatre épisodes.

Spoilers 

On en découvre un peu plus sur ce qui est arrivé à Mags.

Upstairs. And remember : light out.

Je ne m’en remets pas de la promo de la série qui spoile la fin de l’épisode 2 (et son titre !) alors que la série ne dure que six épisodes, c’est quand même une dinguerie énorme, non ? Quand j’y pense, la fin de l’épisode 1 spoile aussi le mystère que je trouvais le plus intéressant : Ian est-il fou de croire qu’il parle à sa fille ? Ben non, parce que c’est le frère de son parrain qui a kidnappé sa fille.

S’il restait la moindre part de doute dans ce cliffhanger, il faut bien savoir que le début de cet épisode deux nous confirme qu’il n’y a pas à en avoir : quand ils reçoivent de la visite, les deux parents de cette ado (putain, la mère est donc complice aussi ? Je m’attendais à un twist où elle n’était pas au courant) lui demandent de monter se cacher et d’éteindre les lumières. Elle ne le fait pas, mais soit.

Après le générique, nous retrouvons Ian et son ex-femme en présence d’Isabel. J’aime beaucoup cette flic qui fait les choses dans l’ordre et le plus calmement possible alors que le cas n’est pas simple. Elle leur explique qu’il lui faudra entre un mois et six semaines pour leur rendre le corps et confirmer qu’il s’agit bien de leur fille. Les ossements confirment un meurtre – étranglement – et ça sera un mystère intéressant à suivre.

Je continue de penser, par contre, que ce serait plus intéressant à suivre si on ne savait pas que Margaret était encore en vie. Bon, donc, Margaret = Mags ; et le fils au nom chelou ? Le fils s’appelle Dean, tout simplement. La flic indique qu’elle voudrait lui parler à nouveau car quelqu’un avait frappé à leur porte ce soir-là et s’était soi-disant trompé de maisons, mais ça reste une piste intéressante à explorer pour savoir ce qu’il s’est passé.

Bon, sinon, Ian continue de papoter avec son parrain sans que ça me passionne et s’énerve ensuite de voir que son ex-femme commence à distribuer dans toute la ville des affichettes sur sa fille. Il retourne sur la scène du crime pour parler à son pote (celui qui couche avec sa femme) et en savoir plus. Je ne sais pas trop où il veut en venir, mais le moment est difficile, notamment parce que le pote n’hésite pas à parler de Mags comme d’un « corps ».

Ian se rend ensuite auprès de son fils pour lui parler. Il ne fait que continuer de décevoir Dean, par contre. En effet, Dean essaie de lui présenter Sam, son petit-ami, mais Ian n’en a rien à carrer de Sam. C’est trop triste, pauvre Dean (oui, évidemment que j’adore Dean entre son look, sa culpabilité et ses relations tendues avec son père qui me soule un peu en tant que perso principal). Je comprends la priorité de Ian qui veut des infos sur la disparition de sa fille, mais faut pas abuser comme ça.

En tout cas, on découvre que Dean était plus vieux que je ne pensais quand sa sœur a été kidnappée : il fumait de la drogue quand elle a été enlevée, c’est plutôt une connerie d’ado, ça. Cela explique aussi les tensions entre son père et lui, parce que le père en a voulu à son fils d’avoir pris de la drogue et perdu la sœur au passage. Y a de quoi foutre une vie d’ado en l’air, franchement.

Le but de Ian devrait être de faire en sorte que son fils contacte la police. En fait, il se contente de vouloir lui faire voir un maximum de visages. A l’époque, la police pensait que le kidnappeur était quelqu’un qui ne faisait pas partie de leur communauté. Maintenant que le corps a été retrouvé dans un endroit peu pratique d’accès, la théorie change. Ainsi, si son fils pouvait reconnaître le visage de l’homme qui est venu ce soir-là chez eux parmi les gens de la ville, alors l’enquête pourrait progresser. Zéro pression sur Dean cette histoire.

Alors que Dean commence à faire ça, Ian apprend d’Isabel que le corps retrouvé n’est finalement pas celui de sa fille. Les tests ADN sont formels : le corps est celui d’une inconnue à ce stade de l’enquête. C’est violent pour lui, mais il prétend vouloir l’annoncer à son ex-femme lui-même. Son but est que son fils puisse aller au bout de ce qu’il voulait. Ian distribue donc des bougies à plein de gens pendant que sa mère parle de son deuil. Il regarde chaque visage avec autant d’attention que possible.

Le pire dans cette histoire ? Le kidnappeur est bien là, mais comprend ce qu’il se passe. Il évite Dean autant qu’il peut, ce qui fait que le plan est un échec. C’est d’autant plus cruel pour Ian que Deb finit par apprendre la vérité sur le corps retrouvé qui n’est pas celui de sa fille et que Dean abandonne en cours de route son plan. Ainsi, Ian s’engueule avec son ex-femme, puis avec son fils.

La série choisit aussi de diviser son intrigue en deux désormais. Nous suivons toujours Ian, mais aussi Mags. Elle continue de mener sa vie en secret dans sa maison loin de tout. Elle porte une robe qui semble tout droit sortie d’une secte et est clairement élevée volontairement de manière coupée du monde. Je trouve ça intéressant, et ça l’est d’autant plus qu’il est révélé ensuite qu’elle a un ami désormais. Elle parle au fils des nouveaux voisins dans sa cabane au fond du jardin. Ah. L’homme qui est venu la veille voir son père était donc le nouveau voisin, le père de ce jeune garçon qui est le premier être humain à qui elle peut parler en-dehors de ses parents, je crois.

Ils sont interrompus par la météo qui change bien vite. Sarah, c’est le nom de Margaret, rentre en courant chez elle sous la pluie. Elle semble terrifiée par l’orage, mai sil faut dire aussi que ses parents en font des caisses. Je suppose qu’ils ont peur qu’elle tombe malade ? Un examen médical risquerait fort de faire découvrir la vérité sur Sarah.

Le lendemain, elle questionne son père sur les nouveaux voisins qu’elle pense avoir vu s’installer et sur le monde extérieur à leur ferme. Elle commence à poser les questions dérangeantes d’une ado qui veut découvrir le monde et ne croit plus forcément son père quand il affirme que tout le monde est mauvais hors de leur ferme. Elle a une histoire violente, tout de même.

Quand elle retrouve à nouveau le fils du voisin, c’est pour lui dire de ne plus venir la voir. C’est toutefois difficile de tenir sa conviction quand le fils du voisin peut lui faire écouter de la musique – elle découvre la musique moderne, quoi, parce que ça va deux secondes de regarder Singin in the rain, je suppose.

Si Sarah affirme qu’elle n’est pas une prisonnière, elle est quand même la seule à ne pas sortir de la ferme, qui possède une alarme chaque fois que quelqu’un s’approche de la ferme. Ses parents, eux, n’hésitent pas à sortir. Jenna, la mère, apprend donc que le corps de Mags aurait été retrouvé – c’est sa fille qui est découverte. C’est terrible comme retournement, la pauvre.

Sarah les observe pas si discrètement depuis sa chambre et tente de découvrir ce que le flyer qui perturbe tant sa mère peut bien vouloir dire. Malheureusement, elle arrive trop tard pour le sortir du feu : elle ne lit que le nom de Mags sur le bout de papier cramé. Que c’est frustrant ! C’est tout de même important : on découvre que petite, elle avait gravé le nom de Mags sur un arbre de la ferme. Voilà autre chose.

Elle peut en plus montrer le papier brûlé au fils des voisins : une veille est organisée dans la forêt pour rendre hommage à Mags, maintenant que le corps est retrouvé. Le fils lui apprend que la localisation de cette veille est à peine à quarante minutes. C’est beaucoup 40 min, et encore plus pour elle qui n’a pas le droit de quitter la ferme. Elle a beau dire qu’elle est volontaire, elle commence à comprendre la manipulation dont elle est victime.

Les parents, eux, se mettent à culpabiliser – particulièrement Jenna, la mère. Elle a de la peine pour l’autre famille ? Eh, t’as kidnappé leur fille, faut pas abuser comme ça. Ils reçoivent ensuite la visite de Don, le parrain de Ian. Cela nous permet de savoir que l’oncle connaît bien sa nièce. Il fera le lien avec Mags, c’est inévitable.

En attendant, Don peut constater le côté sombre de son frère qui refuse que sa fille porte du maquillage. Il refuse donc le cadeau d’anniversaire que Don voulait faire à Sarah. Bon, il accepte quand même les coquillages, c’est déjà ça. Il n’empêche que Don est viré rapidement de la propriété, au prétexte que Jenna aurait une migraine.

C’est une bonne manière de découvrir que le père de Sarah est cinglé – du moins, de le confirmer. Il refuse que sa femme prenne des médicaments. Alors qu’elle s’endort, Jenna ne voit pas son mari partir et ne surveille pas Sarah. Cette dernière en profite pour quitter la ferme. C’est la première fois de sa vie qu’elle fait ça et le but est clair : elle veut se rendre à la veillée pour Mags. Elle va d’abord chez les voisins pour ça, ce qui est l’occasion de découvrir que le fils des voisins, Tommy, a aussi un grand frère.

Celui-ci propose plutôt à Sarah de se rendre à une soirée avant d’aller à la veillée. C’est frustrant car comment pourrait-elle croiser Ian alors ? C’est frustrant aussi car on sait qu’elle va appeler les secours à un moment, mais nous n’y sommes toujours pas. Je déteste les spoilers et je trouve que l’histoire est vraiment cool et aurait pu être vendu bien différemment sans rien révéler quoi.

Tommy et Sarah montent à moto pour se rendre à une soirée où Tommy veut se rendre. Deux préados qui font de la merde, donc. Pour la première fois, Sarah découvre la vie des ados ordinaires et le goût du champagne – c’est dégoûtant. Elle est abandonnée par Tommy et commence logiquement à stresser. Elle ne connaît personne et est dans une maison pleine à craquer d’ados bourrés. Elle rencontre ainsi Damo, un autre ado qui lui sert un whisky-coca cherry. Apparemment, c’est bon ? Elle ne grimace même pas ? Je n’y crois pas.

En tout cas, on comprend pourquoi elle passera un appel de secours ensuite. Bourrée, elle est entraînée dans une chambre par cet ado qui veut juste profiter d’elle. Il l’isole, mais ils sont interrompus ensuite par un des potes de Damo. De toute manière, Damo n’aurait pas été beaucoup plus loin avec elle : Sarah voit une des affiches pour Mags et apprend qu’une petite fille a été kidnappée. Je crois bien qu’elle fait 1+1. Damo essaie de profiter d’elle et de l’embrasser, mais ce n’est pas du tout le mood dans lequel elle est à présent.

Elle veut juste retrouver Tommy et rentrer chez elle. Celui-ci, l’ayant vu s’isoler avec Damo, s’en fout pas mal d’elle, cependant. Sarah quitte donc la fête seule. Damo essaie bien de la rattraper, en vain. Paniquée, Sarah erre alors en ville et tombe sur une cabine téléphonique. Ça existe encore en Australie ?

Sur la cabine, il est écrit 000 pour les urgences. Après s’être disputé avec sa famille, Ian a très envie de boire. Pour s’éviter ça, il se rend justement au boulot. C’est parfait pour décrocher quand Mags l’appelle, donc. Elle dit être perdue et s’appeler Sarah… avant de dire que son nom est peut-être Mags. Oh. Ian pète un câble et décide de se rendre aussitôt à la cabine téléphonique en question, en vain. Elle n’est plus là quand il y arrive, d’autant qu’il a réussit à lui faire peur en disant qu’il la voyait sur son écran.

Et voilà pour le cliffhanger qui nous amène exactement là où le synopsis nous faisait commencer la série. Je suis frustré !

Photo promotionnelle de l’épisode – Apple

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Last Seen – S01E01 – The Dispatcher – 16/20

Je ne comprends pas trop pourquoi le synopsis et le trailer de la série spoile autant, parce qu’on passe le premier épisode à attendre quelque chose qui n’est pas là. Si ce pilot ne passe pas le bechdel test non plus et part donc avec pas mal de défauts à compenser, j’ai tout de même passé un bon moment devant cette série qui trouve comment m’accrocher et tient quelques promesses malgré tout. Ce n’est pas la série que j’imaginais, mais pourquoi pas après tout ? Tant que l’histoire est bonne…

Spoilers 

Les ossements d’un enfant sont retrouvés onze ans après le kidnapping du héros de cette série.

My daughter went missing.

L’épisode commence par une tempête, puis par un homme qui se promène en forêt avec ses chiens. Honnêtement, ça ne dit rien qui vaille et c’est vite confirmé : les chiens trouvent une mâchoire et leur maître est quelque peu perturbé, forcément. Il rejette tout ça au sol et on s’arrête là. En effet, et c’est une grosse surprise qui fait du bien : la série a un générique, un vrai. La musique est toute douce, les images donnent quelques indices de qui nous attendra, et c’est très bien comme ça.

Après le générique, on nous introduit le personnage de Ian, le héros de cette série. Il est au lit avec une femme qu’on ne connaît pas encore (mais je n’ai pas l’impression qu’il la connaisse beaucoup non plus). Les scènes suivantes nous apprennent qu’il est divorcé – avec sa femme qui veut récupérer des affaires de son bébé onze ans après et qui indique qu’il est temps qu’il s’en remette – et qu’il a un meilleur ami. Du moins, ça paraît être un meilleur ami, mais c’est aussi et surtout son parrain des Alcooliques Anonymes. Six mois que l’homme n’a pas bu.

Quelques brasses dans la mer plus tard (ça me donne envie d’aller à la piscine cette affaire), Ian se rend au travail : il reçoit des appels d’urgence et est chargé de les trier. Nous sommes loin du centre d’opérations sombre des séries 9-1-1, l’environnement est plein d’écrans, certes, mais aussi plein de bois. Nous découvrons au passage qu’il gère aussi du personnel, notamment une certaine Polly qui arrive en retard… et qui n’est autre que la femme avec qui il couchait la veille.

Polly est débordée par son job : elle ne parvient pas à gérer l’appel d’une femme en détresse parce qu’un proche veut entrer chez elle et probablement la tuer. Le proche est son ex-mari, mais ça, on ne l’apprend qu’une fois que Ian est au téléphone avec elle : il parvient à la faire parler, lui faire dire son prénom, son adresse et la mettre en sécurité.

La situation nous montre que le héros est fort dans son job – même s’il ne fait rien de plus que ce qui semble être le boulot de ces agents. Toutefois, la situation de cet incident domestique est intéressant aussi parce que Polly se rend compte que ce n’est pas la première fois que la femme les appelle. Soyons sérieux : pourquoi n’y a-t-il pas un moyen d’afficher les anciens appels au passage ? Le premier appel de la série, c’est un homme que Ian reconnaît tellement il les appelle ; le second, une femme – Tyra – qui est terrifiée par son ex-mari de manière régulière… Eh, faites quelque chose !

Peut-être que c’est un commentaire politique voulu par la série, cependant. Après sa journée de taf, Ian rentre chez lui et pardon mais : c’est quoi cette barraque hyper luxueuse ? Et pourquoi encore et toujours des portes vitrées en guise de porte d’entrée ?

Bon. Au moins, on a une bonne idée de qui est le personnage et ce n’est pas trop mal écrit. On le voit passer sa soirée à regarder le dossier sur sa fille : Mags, c’est son nom, a disparu il y a onze ans.

Le lendemain, au travail, Ian doit faire quelques remontrances à Polly qui est tout le temps en retard, mais c’est compliqué quand à côté de ça il couche avec elle aussi. Ils sont interrompus de toute manière par deux autres opératrices : l’une d’entre elles a reçu un appel inquiétant qui pourrait intéresser Ian. Il s’agit de toute évidence de l’appel de l’homme vu avant le générique, celui qui a retrouvé la petite mâchoire en début d’épisode.

Ian quitte aussitôt son taf et se rend sur la scène de crime. Là, on a confirmation de ce qu’on soupçonnait jusque-là : il était auparavant à la tête d’une équipe de policiers, ce qui explique qu’il soit encore potes avec eux, et sa petite fille de trois ans a disparu depuis onze ans, après avoir été kidnappé. En apprenant tout ça, Isabel, la nouvelle cheffe de la police, accepte que Ian vienne observer les restes retrouvés : ceux d’un enfant de trois ou quatre ans enterré depuis dix ans au moins. Outch.

Sur place, il trouve aussi des traces d’empreintes de chien et interroge les témoins qui ont appelé les urgences. Il s’agit d’un groupe de trois adolescentes qui n’avaient pas de chien. L’homme du début d’épisode n’a donc pas appelé ! Qui fait ça ? Qui trouve des ossements et ne prévient pas les secours ? C’est horrible. Les pauvres ados sont traumatisées, évidemment.

L’enquête qui s’ouvre remue plein de choses : Ian est impatient et veut des réponses. Il retrouve son ex-femme (tiens, elle est enceinte) à qui il confirme qu’il pourrait s’agir du corps de leur femme, mais il engueule aussi ses potes flics qui ne vont pas assez vite à son goût. Il révèle qu’il mène sa propre petite enquête et qu’il sait que le corps a été dérangé par autre chose que la tempête. C’est terrible. Malgré son énervement, Ian retourne ensuite au boulot où ses collègues s’inquiètent assez légitimement de savoir ce qu’il s’est passé et comment il va.

Ian veut simplement s’enfermer dans le travail. Honnêtement, à ce stade de la série, je suis assez énervé par le synopsis et la bande-annonce qui en révèle déjà beaucoup trop : l’histoire est bien différente de ce qu’on me vendait. Ce n’est pas simplement qu’il reçoit un appel de quelqu’un qu’il pense être sa fille ; c’est qu’en parallèle, on trouve enfin des ossements qui pourraient être ceux de sa fille. Cela change toute la perspective de la série et de ce premier épisode, je trouve.

Pour le moment, j’aime bien le personnage de Ian, mais je trouve qu’il est trop solitaire. C’est bien entendu volontaire, mais ça complique l’attachement à la série de n’avoir qu’un seul personnage. J’aime les équipes, comme vous savez. Quoiqu’il en soi, Ian est intéressant aussi par ses méthodes de travail et son entêtement à tout faire tout seul. C’est un ancien flic qui sait mener l’enquête : il retrouve assez vite le propriétaire des chiens qui n’a pas appelé les secours.

Mon problème avec cette scène, c’est que pour un ancien flic, il est sacrément con. Enfin, non. Il se laisse emporter par ses émotions et ça se comprend : il voit dans la cage des chiens du mec un pantalon de pyjama d’enfant qui est trait pour trait celui que portait sa fille.

C’est terrible. Il perd tout sens des responsabilités et s’attaque à l’homme. La scène suivante, inévitablement, nous le montre alors qu’il est interrogé par la police. Bien qu’il soit coupable d’une agression, tout le monde est assez gentil avec lui, en vrai. La nouvelle cheffe lui révèle même où en est l’enquête : l’homme aux chiens les élève pour des combats illégaux, mais est parfaitement innocent autrement… Il était en prison quand Mags a été enlevée.

Pire encore, le pyjama pourrait bien être celui de la fille de Ian : si un pyjama enterré depuis onze ans ne ressemblerait plus à grand-chose et que celui trouvé par Ian est intact, c’est parce qu’une autre partie du pyjama a été retrouvé, protégé dans un sac plastique.

Voilà. Le pyjama était donc enterré dans un sac plastique juste à côté du cadavre. Cela devient difficile pour lui de se faire à l’idée que sa fille n’est pas morte et que le chien n’ont pas juste joué avec des preuves importantes. Forcément, vu la tournure que la série prendra et qu’on connaît déjà, on se doute bien qu’une autre possibilité existe encore : peut-être que le kidnappeur a perdu son enfant, tout simplement. Genre, tu perds ton enfant, t’en enlèves un autre, tu lui files les vêtements de ton enfant et tu enterres les preuves ? Peu crédible, mais pour l’instant, c’est tout ce que j’ai.

La série s’éloigne toujours un peu plus de ce que vendait la bande-annonce : Ian fait une rechute inévitable dans l’alcool. J’ai de la peine pour lui, mais je comprends tout à fait son envie de boire après avoir appris le décès très probable de sa fille – les résultats ADN n’étant pas dispo avant plusieurs jours histoire que la série puisse avoir quelque chose à raconter.

Ian boit donc, et pas qu’un peu. Le lendemain, après un tour à la plage, il décide de suivre de près l’ex-mari de Tyra, celui de l’appel d’urgence pris par Polly en début d’épisode. Il dérape complètement, donc : il les observe toute la journée alors qu’il s’occupe de son enfant. On sent bien qu’il fait ça par frustration : c’est un mauvais père qui a encore son enfant alors que lui a perdu sa fille kidnappée alors qu’il dansait à une fête du festival de la ville.

C’est terrible. Il raconte tout ça au sein du même festival, onze ans après. Polly l’y retrouve et s’excuse car elle ne savait pas qu’il avait eu une fille et qu’il s’était passé ça. C’est trop triste, en vrai : ils avaient laissé leur fille de trois ans à la maison avec son grand frère ? Tu m’étonnes qu’il culpabilise de la disparition !

Par contre, ça devient dur d’apprécier le personnage. Non seulement, il rechute dans l’alcool, mais en plus, il envoie bouler Polly pour aller tabasser l’ex-mari de Tyra. Il va juste perdre son job, en fait ? C’est étrange comme tout. Bon, l’ex-mari mérite un peu ce qui lui arrive, même si je ne suis pas pour la violence : il provoque la bagarre après avoir voulu forcer son fils à monter dans un manège à sensations.

Ian passe ainsi la nuit en cellule de dégrisement. Comme nous sommes dans une série et pas un film, on nous vend ensuite une scène étrange où son parrain des AA vient le chercher. Cela n’est pas forcément un problème, mais ça le devient quand le parrain tombe sur son frère qui connaît Ian et semble en savoir plus qu’il ne le dit sur la disparition de Mags.

C’est une scène qui introduit quelque chose pour la suite de la série, mais nous n’y sommes pas. Pour l’instant, il faut supporter la scène suivante où le parrain fait la morale à Ian sur le mal qu’il fait dans la vie des gens. C’est plutôt efficace, hein, et ça permet surtout de cerner Ian : il n’est pas croyant et le coup de l’océan qui est une force de la nature ne suffit pas à se remettre de tout ce qui lui est arrivé.

Maintenant qu’il est à nouveau sobre, il décide aussi de retourner voir son ex-femme. Il est assez fou de découvrir qu’elle vit désormais avec un des meilleurs potes d’Ian. Son fils (Deanno ?) est présent également. Il vit hors de la ville, donc il doit être assez vieux tout de même. L’acteur a quelque chose comme un début de vingtaine, je suppose, et ça colle : onze ans de moins, ça lui fait neuf ans… À neuf/dix ans, on est assez grand pour garder sa petite sœur quelques heures, je suppose. C’est encore très jeune et j’espère que je ne le ferais pas si j’avais des enfants, mais on sait très bien à quel point ça peut être galère de faire garder ses enfants.

En tout cas, après sa difficile nuit, Ian veut payer l’enterrement de sa fille, se réconcilie avec son ex-femme et arrête à nouveau l’alcool. Assailli de flashbacks de sa fille, il jette malgré tout sa bouteille dans l’océan.

On se rapproche fortement de la fin de l’épisode : on y voit le frère du parrain de Ian qui rentre à la maison en écoutant à la radio les infos sur le possible cadavre de Mags qui a été retrouvé. Chez lui, il a une femme aimante, mais aussi une ado. On ne la voit pas encore, mais avec le synopsis et la culpabilité évidente du personnage, on voit bien qu’il y a quelque chose à creuser de ce côté-là. La série le confirme sans mal : les portraits-robots de Margaret vieillis par les dessinateurs puis l’IA ressemblent trait pour trait à la jeune ado du frère du parrain…

Photo promotionnelle de l’épisode – Apple

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Lanterns – S01E04 – The Weenie – 16/20

On sent que la saison avance et que l’intrigue se dévoile davantage cette semaine, avec davantage de pièces du puzzle et une vraie réponse. J’aime beaucoup les dynamiques qui sont proposées entre les personnages et qui permettent des développements intéressants, avec des prises de décisions parfois risquées. Pour autant, j’ai trouvé l’épisode encore difficile à suivre par moments, avec des éléments peu introduits – ou mal introduits. Ça reste très savoureux à suivre et je suis embarqué par l’histoire autant que par les effets spéciaux.

Spoilers 

Qui donc est le Manhunter ?

They didn’t let me in. It’s the happiest place on Earth, they said I’d killed the vibe.

Yes, j’ai réussi à le voir le jour de la sortie !

On en revient enfin au cliffhanger de l’épisode 2 dès le début de cet épisode : Hal rend visite à Sinestro pour avoir des infos sur les Manhunters. La conversation déraille pourtant hyper rapidement : très vite, il se retrouve à être celui qui est cuisiné sur John. Sinestro a parfaitement compris que celui-ci n’est pas simplement son apprenti, mais son remplaçant, et il s’amuse évidemment à appuyer là où ça fait mal. Son conseil ? Éliminer John avant que John ne l’élimine professionnellement. Il propose évidemment une élimination radicale et définitive, quoi.

Bon, Hal est évidemment contre cette idée et envoie bouler son ancien mentor assez rapidement, en réexpliquant son point de vue sur John, qui le remplacera un jour, qui n’est qu’un plan de secours. Il finit tout de même par reconnaître à voix haute ce qu’il ne voulait pas vraiment admettre jusque-là : oui, John est son remplaçant. C’est intéressant parce que Sinestro joue clairement avec cette peur d’être devenu trop vieux et inutile alors que, de l’autre côté, les Gardiens font exactement la même chose avec John en lui expliquant qu’Hal n’est plus à la hauteur. Tout le monde essaie de dresser ces deux-là l’un contre l’autre et ça fonctionne un peu trop bien si on en croit ce début d’épisode – je vois en tout cas qu’ils veulent nous créer un doute là-dessus, mais je suis à peu près sûr que ça finira par être l’inverse : ils seront comme cul et chemise et renverseront ensemble l’ordre établi. Reste à voir ce qu’on fera du cliffhanger du pilot. Bref.

Voyant que la conversation est stérile, Hal envisage de se barrer jusqu’à ce que Sinestro se mette enfin à parler un peu des Manhunters. Je trouve quand même qu’il en dit très peu, mais il donne au moins une information essentielle : même lorsqu’ils changent d’apparence, certaines particularités de leur physiologie restent impossibles à reproduire parfaitement. Leur cœur, notamment, cristallise lorsqu’ils meurent. Pas hyper pratique comme méthode de dépistage : pour vérifier si quelqu’un est un Manhunter, il faut donc plus ou moins commencer par lui arracher le cœur.

De son côté, John est un peu perdu sans Hal : il aimerait son aide, mais Hal s’est barré sans prévenir. John continue donc son travail sans son mentor pendant un temps et achète une lunette de fusil afin de surveiller la propriété de William Macon. En hauteur, il repère un hélicoptère qui arrive chaque jour et semble disparaître au milieu du domaine. Il comprend surtout que toute l’architecture s’organise autour d’un point central invisible depuis l’extérieur : le fameux « weenie » du titre.

John explique le concept qui nous vient tout droit de Disneyland : le « weenie », c’est le point visuel qui attire le regard et autour duquel un lieu est construit, comme le château au bout de Main Street. J’ai donc évidemment apprécié la référence Disney, surtout avec la petite blague sur le fait que John tuerait l’ambiance du « happiest place on Earth ». C’est tellement ça. Il en conclut surtout qu’il y a quelque chose de caché au centre du domaine de Macon (une fois sur deux, j’écris Macron à la place…) et que c’est probablement là qu’ils doivent chercher.

John et Hal décident alors de raconter ce qu’ils savent à Kerry. Elle apprend donc l’existence du Manhunter et surtout le compte à rebours en cours : si John ne livre pas leur cible aux extraterrestres d’Antaan dans les temps, ceux-ci sont prêts à débarquer à Rushville et à faire sauter la ville jusqu’à retrouver leur ennemi. Elle accepte donc assez vite de les aider, parce que bon, « sauver ma ville d’une explosion extraterrestre » est tout de même un argument assez convaincant apparemment. Elle est vraiment devenue une alliée, mais pour autant, elle continue d’être agacée par Hal. C’est une dynamique qui me plaît pour l’instant.

Sinon, nos héros lui parlent après avoir vérifié qu’elle existait bien à Gotham, comme annoncé dans l’épisode 2. Je continue de trouver l’argument étrange : s’ils ont affaire à des métamorphes, qu’est-ce que ça change d’avoir un passé ? Cela prouve que Kerry Kane existe, certes. Est-ce que ça prouve que la femme devant eux est toujours Kerry Kane ? Pas tellement, à moins que quelque chose m’échappe ? Cela semble suffire à l’écarter de tout soupçon, bizarrement.

Hal et John retournent ensuite dans leur motel miteux typiquement américain pour attendre la nuit. C’est là que Lianna, la Gardienne qui suit John depuis toujours, débarque parce qu’il n’a pas pris contact avec elle. Elle lui apprend surtout ce qu’Hal lui cache : il n’était pas parti coucher dans l’espace comme il le disait, il est allé voir Sinestro, violant au passage son serment envers les Gardiens. Pour Lianna, c’est la preuve qu’il faut accélérer le remplacement d’Hal. Le plan qu’elle propose à John est simple : la prochaine fois qu’Hal lui confie la bague, il n’a qu’à réciter le serment. Il deviendra alors officiellement le Green Lantern du secteur 2814 et Hal cessera de l’être. Petit coup d’État intergalactique, quoi.

John ne semble pas immédiatement convaincu, surtout qu’il n’est pas hyper ravi de découvrir qu’on lui demande finalement de prendre lui-même la place d’Hal. En gros, on lui demande d’y aller en force et de faire son coup d’État tout seul ; ce n’est pas si évident, surtout maintenant qu’il connaît Hal. Lianna sait cependant parfaitement quels boutons pousser : elle lui parle de la faiblesse de son père et lui rapporte les critiques qu’Hal aurait écrites sur lui, le décrivant notamment comme trop faible et pas assez créatif. Ça fonctionne : John finit par lâcher tout ce qu’il pense d’Hal – un crouton vieux et fatigué – en expliquant que la bague aurait toujours dû être la sienne.

Le problème est qu’après le flashback de l’épisode précédent, on sait précisément comment les Gardiens et surtout la mère de John l’ont conditionné depuis son enfance pour penser comme ça. John appelle d’ailleurs Bernadette un peu plus tard et elle lui conseille elle aussi de ne surtout pas se laisser détourner de son objectif par le charme d’Hal. C’est assez dingue finalement : John est adulte, mais il a encore une Gardienne et sa mère qui lui expliquent quoi penser de son mentor… Alors certes, ça nous fait douter, mais je pense vraiment que ce sont des fausses pistes.

Et pourtant, quand il retrouve Hal, John est plutôt malin et n’y va pas en force comme on le lui demande. Au contraire, il utilise la ruse et amadoue Hal en lui proposant son propre plan pour entrer dans la propriété. Hal est impressionné par ses dessins et ses calculs – « pas assez créatif », hein ? – et finit par accepter de tenter la méthode de John plutôt que son habituelle entrée fracassante par les airs.

Hal lui donne donc la bague en toute confiance. On voit bien que John hésite un instant à réciter le serment, mais il ne semble finalement pas prêt à devenir Green Lantern de cette manière. À la place, il se contente de créer une énorme foreuse qui doit leur permettre de creuser un tunnel pour atteindre le point qu’ils ne peuvent pas observer. C’est plus discret que de passer par les airs comme Hal l’envisageait – il risquait de se faire tirer dessus. Je reste perplexe : la machine énorme qu’il invente et utilise doit quand même faire un bruit monstrueux, quoi. Mais bon, faisons comme si. J’aime surtout que John ait la bague entre les mains, ait exactement l’occasion que Lianna lui demandait de provoquer et décide malgré tout de ne pas trahir Hal.

Ils arrivent ainsi à entrer dans ce qui ressemble fort à un laboratoire ou un entrepôt secret bourré de technologie qui n’a clairement rien de terrestre. J’ai bien aimé cette scène, surtout avec le poids de « 84 kilos-ish ». C’était drôle, l’échange était bien foutu et je trouve que le duo fonctionne de mieux en mieux chaque fois que la série accepte simplement de les laisser discuter en faisant leur boulot. C’est presque con de vouloir les dresser tout le temps l’un contre l’autre, car ça ajoute trop de sérieux et de doutes non stop.

Malheureusement, Hal déclenche une alarme et les hommes de Macon débarquent avec des armes qui libèrent une sorte de fumée noire. Non seulement ils n’y voient plus rien, mais la technologie neutralise également la bague. Voilà qui confirme au moins qu’il y a bien du matos extraterrestre dans le coin. Hal et John sont donc capturés sans trop de difficulté.

Ils sont ramenés auprès de William Macon qui récupère rapidement la bague, puis se met à poil devant Hal et John. C’est… étonnant. Sur le coup, je me suis demandé si la scène était juste gratuite… et je crois bien que oui. C’est vendu comme une démonstration de pouvoir complètement tordue : William sait que John est artiste, il sait qu’il a couché avec Zoé et il demande donc tranquillement à John de le dessiner nu devant elle. Une façon assez efficace de lui montrer qu’il sait tout, qu’il n’a pas honte et qu’ici, c’est lui qui décide de ce qui est gênant ou non ? Franchement, c’était perché.

Hal lui-même est perturbé et c’est assez drôle de l’entendre expliquer qu’après tout ce qu’il a vu dans la galaxie, il trouve tout de même la situation bizarre. John fait son dessin, avec un pénis bien visible sur son croquis – dis donc, on nous parle d’éléphant, dites. C’est lourdingue – boys club encore, toujours, flemme.

La discussion nous apprend surtout beaucoup de choses sur le mystérieux bienfaiteur de William. Celui-ci lui aurait sauvé la vie alors qu’il avait un cancer et, depuis, William le considère pratiquement comme un dieu. Ce mystérieux individu a aussi transformé Rushville : les cultures poussent, les enfants vont bien et personne ou presque ne tombe malade. Ah ! L’hôpital complètement vide de l’épisode 2 est donc bien lié aux extraterrestres. En échange de tout ce qu’il a apporté à la ville, William et les siens le protègent. Cela explique aussi pourquoi il dispose d’armes extraterrestres capables de neutraliser la bague. On ne sait toujours pas qui est ce bienfaiteur, mais il devient franchement difficile de ne pas penser au Manhunter.

Kerry sort finalement nos héros de là assez vite, dépitée de voir son beau-père complètement nu quand elle débarque. Elle est surtout énervée de voir qu’ils ont foiré leur unique chance d’enquêter discrètement, même si elle leur apprend qu’elle cherche elle aussi l’identité du fameux bienfaiteur dans les affaires de Billy. C’est Zoé qui l’a prévenue de leur présence et elle demande maintenant aux deux Lanterns d’arrêter de tout faire exploser pendant cinq minutes. Bon courage.

John reçoit ensuite une visite de Zoé. Pourquoi au juste ? Je continue de ne pas comprendre ce couple. Qui s’est dit que ce serait une bonne idée ? Elle est essentiellement là pour coucher à nouveau avec lui et ça me donne toujours l’impression qu’on ajoute gratuitement du sexe à la série. Cela ne me passionne pas du tout et, malgré les explications de l’épisode 3, je ne comprends toujours pas pourquoi John continue de coucher avec elle. Il peut avoir à peu près n’importe quelle femme qu’il souhaite, non ? Enfin, en travaillant sur sa politesse, sur son charme et sur plein de choses, certes, mais ça me paraît envisageable. Pourquoi Zoé ? Bref, on s’en fout.

Cette fois, au moins, la scène sert ensuite l’intrigue : elle lui demande de quitter Rushville avant de se faire tuer et lui explique qu’elle sait quelque chose qu’elle ne peut pas encore lui révéler parce que « tout changerait ». Il y a surtout une petite phrase loin d’être anodine : William disait que son bienfaiteur avait guéri son cancer ; Zoé, elle, dit à John que lorsqu’elle a rencontré William, il était mourant et que c’est elle qui lui a sauvé la vie. Allons bon.

John refuse de partir et lui annonce qu’il n’y a aucune chance qu’il abandonne l’enquête. C’est un peu contre toute attente que Zoé se fait alors tuer. Franchement, WTF. Sa voiture se fait pulvériser alors qu’elle quitte le motel, détruite par un rayon provenant d’un satellite. La mort est tellement immédiate et spectaculaire que je me suis dit qu’il y avait anguille sous roche. Hal débarque presque aussitôt et va carrément récupérer le satellite dans l’espace avec sa bague. Effets spéciaux plutôt cools au passage, et je continue d’aimer quand la série se rappelle que son enquête policière est menée par un type capable d’aller chercher une pièce à conviction en orbite.

Kerry les aide à découvrir à qui appartient le satellite. Il est relié à Atlas, une société appartenant à un certain Hector Hammond, propriétaire notamment d’abattoirs de haute technologie. Le détail qui rend le type immédiatement suspect ? Il n’existe pratiquement aucune trace de lui avant 1986, soit justement l’époque à laquelle le Manhunter est arrivé sur Terre. John a cependant une théorie plus intéressante : si Hammond voulait vraiment les tuer, il aurait pu viser directement leur motel. Faire exploser Zoé sous leurs yeux ressemble donc moins à une menace qu’à une invitation. Quelqu’un veut qu’ils remontent jusqu’à Hammond et, évidemment, ils suivent ce piège avec plaisir.

Sur le chemin, Hal essaie tout de même de savoir comment John vit la mort de Zoé. Il paraît étonnamment peu atteint et Hal lui explique que c’est malheureusement le genre de choses qui arrivent avec ce boulot. Il lui conseille même d’éviter les vraies relations pour ne pas mettre les autres en danger. Vie de merde, quoi, mais putain, John a-t-il compris comme moi la phrase de Zoé ?

Ils arrivent ensuite dans l’un des abattoirs d’Hammond où, là encore, tout est très étrange. Les employés ne les calculent absolument pas, même lorsqu’ils leur parlent directement, et toute l’usine paraît beaucoup trop automatisée pour être normale. Ils observent notamment une vache traverser le dispositif avant de se faire découper instantanément au laser en morceaux parfaitement calibrés. Ça fait une bonne blague sur les végans et je crois que c’est à peu près tout. Enfin, ce n’est pas tout à fait vrai : visuellement, la scène fonctionne bien et le bouclier vert qu’Hal crée pour les protéger de tout le sang est assez cool. Là encore, dès que la série utilise franchement les pouvoirs de Green Lantern, j’en redemande et je vois l’intérêt.

Ils arrivent enfin dans le bureau d’Hector Hammond, qui les attend très tranquillement. Il connaît l’adresse des parents de John et menace immédiatement de faire exploser leur maison à l’aide d’un autre satellite s’il ne sort pas vivant de cette conversation. Là, John perd immédiatement beaucoup plus son sang-froid que lors de la mort de Zoé – détail qui va avoir son importance.

Hammond leur révèle aussi qu’il espionne le motel depuis un moment. Il fait ainsi écouter à Hal la conversation entre John et Lianna, y compris le passage où John explique qu’Hal est vieux, fatigué et qu’il considère que la bague lui revient. Ambiance. J’ai ri un peu, et je suis content qu’on avance enfin sur cette fausse opposition entre eux : il va falloir savoir s’ils se font confiance ou non.

Hammond affirme alors être le Manhunter. Hal n’y croit pas une seconde, et moi non plus à vrai dire. Il se souvient de ce que Sinestro lui a expliqué et commence à le tester, notamment en lui posant des questions sur Abin Sur, le Green Lantern qui transportait le Manhunter avant de s’écraser sur Terre. Hammond n’est pas convaincant et Hal décide donc de tester son bluff. Il lui annonce qu’il existe un moyen très simple de vérifier s’il est réellement un Manhunter : lui arracher le cœur. S’il cristallise, bingo. S’il ne cristallise pas… Eh bien, Hector sera mort pour rien. C’est une méthode assez radicale, mais le bluff fonctionne immédiatement. Hammond panique et arrête le compte à rebours destiné à tuer les parents de John.

Et là, nouveau retournement : Hector Hammond n’est même pas Hector Hammond. Il s’appelle en réalité Hector Gutierrez et était un simple étudiant en ingénierie lorsqu’on lui a proposé cette technologie extraordinaire pour aider sa famille et sa communauté. Il sert depuis de façade au véritable Manhunter. Voilà qui explique l’absence de passé du mystérieux Hammond et confirme que tout ça n’était qu’une fausse piste (vite évacuée, en plus).

Quand Hal lui demande enfin qui est le Manhunter, Hector lui donne un nom : William Macon. Ma foi, ça se tient plutôt bien. Il possède les armes extraterrestres, il protège le fameux bienfaiteur et il est littéralement en train de construire une petite armée autour de lui, sauf que ce serait beaucoup trop facile et que c’est oublier Zoé.

Sur le chemin du retour, John veut tout de même rassurer Hal. Il a entendu la conversation où il le critiquait violemment, mais il lui assure qu’il lui aurait rendu la bague : après tout, il l’avait en main, il connaissait le serment et il ne l’a pas récité. Hal le surprend en lui répondant qu’il aurait probablement fait la même chose à sa place. Il reconnaît même qu’il n’a pas spécialement mérité la bague lorsqu’elle l’a choisi et que John pourrait un jour devenir meilleur que lui. J’aime beaucoup cet échange parce que, pendant quelques secondes, on a enfin l’impression que ces deux-là pourraient arrêter de se mentir. Hal reconnaît alors avoir vu Sinestro et partage les informations qu’il a obtenues sur les Manhunters. John, lui, continue de lui dire que William est leur cible.

Hal lui demande ensuite d’appeler l’escouade d’extraterrestres d’Antaan et de leur donner rendez-vous au café. C’est un pari assez risqué : ils vont livrer quelqu’un à des types qui ont déjà annoncé être prêts à faire exploser toute la ville pour obtenir vengeance. John passe tout de même l’appel et c’est seulement après qu’Hal révèle qu’il ne croit pas vraiment John. Alléluia. Je ne pensais pas qu’il avait compris, mais pourtant si.

Lorsque Zoé a explosé sous ses yeux, John est resté incroyablement calme. Hal s’était dit qu’il avait simplement un cœur de pierre. Seulement voilà, quelques heures plus tard, Hammond menace ses parents et John panique complètement. Il n’est donc pas froid face à la mort des gens qu’il aime : s’il n’était pas bouleversé par la mort de Zoé, c’est qu’il ne croyait pas qu’elle était morte. Perso, ça ne m’aurait pas suffi à comprendre : je me serais juste dit qu’il n’aimait pas Zoé et qu’elle n’était qu’un plan cul – ce que la série nous sert d’ailleurs depuis quatre épisodes.

Cela dit, John admet qu’il avait un doute. Il ne savait pas forcément ce qu’elle était, mais quelque chose dans leur dernière conversation lui a fait comprendre qu’elle avait probablement survécu et ouais, Zoé est le Manhunter.

Bon, voilà qui explique sa relation avec John, on va dire. Je continue de ne pas être passionné par leurs scènes de sexe, mais le fait qu’elle ait pu se rapprocher volontairement de lui parce qu’il représentait une menace change quand même complètement la lecture des épisodes précédents. Et puis, pour une créature qu’on nous présente depuis trois épisodes comme un génocidaire froid et synthétique, ça pose forcément quelques questions sur la version de l’histoire qu’Antaan et les Gardiens nous racontent – elle est grand-mère.

Hal est surtout blessé que John lui ait encore caché quelque chose. Il lui dit qu’il lui avait réellement pardonné pour la bague et qu’il pensait qu’à partir de là, John serait honnête avec lui. Pas de chance. L’épisode se termine alors par un « accident » de voiture qui n’en est absolument pas un. Hal s’excuse auprès de John pour la voiture de location… avant d’ouvrir la portière et de sauter du véhicule en marche. John reste à l’intérieur et la voiture finit directement dans un poteau.

J’aime surtout que la scène fasse facilement écho au tout premier épisode : Hal avait déjà sauté d’une voiture en marche pour obliger John à utiliser la bague et apprendre à voler. À l’époque, John avait la bague pour s’en sortir. Cette fois, Hal l’a avec lui alors on verra bien comment John s’en sortira… la semaine prochaine.

Photo promotionnelle de l’épisode — HBO / Warner Bros. Television / DC Studios.

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