Lanterns – S01E01 – Pilot – 14/20

Je ne sais pas si c’est moi, mais j’ai l’impression que la moitié des acteurs de cette série a eu pour consigne de ne pas articuler. Elle manque très clairement de personnages féminins forts (au pluriel, hein) et semble sortir parfois des années 90 dans son style, mais elle fait quelques promesses dans cet épisode qui me donne envie d’y croire. Il va falloir qu’elle abandonne son côté boys club et ses épisodes d’une heure pour me plaire vraiment, mais je ne pense pas qu’elle veuille faire ça, malheureusement. Décidément, les nouveautés en ce moment, ça ne me plaît pas. Heureusement que le dernier quart d’heure m’a davantage convaincu que j’avais bien fait de rester…

Spoilers 

John est formé depuis deux mois par l’actuel Green Lantern pour devenir à son tour un Green Lantern.

It’s only one question : are you afraid?

Oh merde, 1996, c’était il y a trente ans ? Cela me fait si bizarre que les séries commencent par des flashbacks qui me permette de prendre conscience que… euh beh, j’étais né il y a trente ans. Je sais que je connais mon âge, mais c’est pas pareil. Cherchez pas, enchaînons, parlons de l’épisode :

En 1996, cela faisait déjà dix ans que Green Lantern existait aux yeux du public et que les médias l’érigeait en héros. La série nous fait ainsi une introduction intéressante avec deux gamins qui regardent la TV pour une interview de ce Green Lantern blanc. Ma foi, pourquoi pas. Ils sont trois à regarder la télé en ayant peur que leur père les chope, et c’est ironique qu’en parallèle Green Lantern soit en train de dire que la plus grande peur d’un enfant est de perdre un parent.

Le père est un militaire qui dirige ses gamins d’une main de fer. Il est inquiétant comme tout : il rentre chez lui et propose à son gamin de se mettre une pomme sur la tête avant de lui tirer dessus pour éclater la pomme. Avant tout, il demande à son fils s’il a peur – et la réponse est non. C’est une introduction plutôt efficace.

Loin de ce flashback, nous nous retrouvons ensuite en 2016 : le jeune garçon pas effrayé est devenu un homme qui s’entraîne à la salle de sport. On découvre assez vite qu’il y a une bonne raison à cela : il a été désigné comme le futur Green Lantern. Partant de là, il est donc le bleu de l’ancien, celui qu’il admirait quand il était enfant. J’aime bien l’idée, surtout qu’on sent que notre héros, John, n’apprécie pas tellement son héros d’enfance. Chaque « sir » sonne bel et bien comme un « fuck you » et c’est hilarant.

Bon, il n’empêche que tout ça est un peu plan-plan pour une série de super-héros. Le rythme est rapidement trouvé alors qu’ils se rendent à un entraînement pour apprendre à John de voler. En effet, l’ancien Green Lantern, Hal, décide alors de sortir de la voiture alors qu’elle est en marche, tout en donnant RDV à John quelques mètres plus loin. C’est… Audacieux. Notre jeune héros se jette sur la bague juste à temps pour la mettre, mais la voiture s’écrase quelques mètres plus bas.

Par chance, il s’en tire donc. Il appelle ensuite son père pour se plaindre du fait qu’on vienne de tenter de le tuer, mais ce dernier n’est absolument pas inquiet. Bien au contraire. Maintenant qu’il porte la bague, John peut accéder à un hologramme qui est contenu dans la bague : il s’agit de l’ancien Lantern, mais un peu plus jeune que celui qu’il doit rejoindre.

Il lui apprend que les Lantern doivent mettre à jour cette sauvegarde toutes les semaines, mais il ne l’a pas fait depuis dix ans, de toute évidence. Il est ainsi surpris d’avoir un bleu à entraîner et clairement dépité de voir qu’il n’a pas encore fait un excellent travail. J’ai bien aimé la scène avec cette « back-up consciousness », mais je me demande comment sans sa bague Hal a bien pu faire les quelques kilomètres en question.

Comme cela fait quarante ans que son identité est connue de tous, il est un vrai super-héros. On le retrouve alors qu’il est acclamé dans un diner au bord de la route. John finit par le rejoindre, lui parle de son back-up et hop, Hal s’envole vite loin de tout ça pour rejoindre une scène de crime où on a besoin de lui.

Quand John le retrouve enfin, six heures plus tard, c’est pour mieux entendre qu’il s’agit d’un nouvel entraînement d’Hal. Cela a bon dos de dire que tout ce qu’il fait est un entraînement, mais bon. Hal attend en fait la shérif de la ville, Kerry, qui lui rappelle qu’ils n’ont pas de juridiction pour cette affaire : ils sont supposés s’occuper uniquement des affaires extraterrestres. Seulement voilà, cette fois, ils ont affaire à une tuerie de masse assez banale et humaine.

La shérif ne croit pas à l’implication d’extra-terrestre. Hal fait tout ce qu’il peut pour la convaincre, mais elle préfère se rassurer, ce qui est plutôt compréhensible. Pourtant, on a quatre morts habillés avec le même pull que personne ne semble connaître (ils venaient assister au match pour l’équipe adversaire)…

En vrai, c’est la première scène où je suis à fond : la série manquait d’un personnage féminin – et elle en manque encore. On se retrouve ensuite avec une enquête assez basique, mais comme je m’attendais à un cop show, ce n’est pas une vraie surprise – je ne m’attendais pas à ce côté militaire du héros dès le début en revanche.

Le mystère est intéressant, parce qu’Hal n’explique pas tant que ça à John pourquoi il pense qu’il y a des aliens impliqués. Il lui demande de le croire, parce que s’il dit avoir une intuition, c’est que c’est le cas. Mouais. Pourtant, aussi insupportable soit-il, il a apparemment raison sur toute la ligne. Voilà qui va vite me souler si la série nous fait le coup plusieurs fois. De toute manière, à ce stade, je suppose qu’Hal va mourir ou disparaître (disparaître, ce serait mieux) : l’acteur peut rester grâce à la mémoire de secours dans la bague.

Bon, j’écris tout ça et j’en oublie l’essentiel : John fait une première erreur de débutant en menant son enquête, faisant comprendre à un suspect (couvert de sang mais faisant comme si de rien n’était) qu’il l’est en posant une question à Kerry. Cela mène à une rapide course poursuite que John remporte toutefois – un coup de poing, et hop. Pour autant, les autorités ne laissent pas Hal et John approcher le type pour le questionner.

En attendant qu’on leur donne l’accès, Hal entraîne John dans un bar où il utilise la bague pour créer un billet afin d’avoir la musique. C’est intéressant car ça permet de donner un peu de mythologie à la série et à la bague : Hal explique qu’elle a un pouvoir dangereux et important ; et que ce n’est pas si simple de savoir quand en faire usage. Ils peuvent, avec, « manifester » l’existence d’objets. Soit. Mon problème jusque-là, c’est que chaque fois qu’Hal commence à parler, j’ai envie de m’endormir. Ne peut-il pas articuler ?

Si John semble passionné par ce qu’il lui raconte, j’ai complètement décroché en cours de route. Heureusement, le but était juste de combler le temps, y compris pour les personnages. Hal s’amuse à mettre en boucle la même musique sur le jukebox du bar pour entamer une baston dans le bar. Cela fonctionne rapidement et ça lui permettra d’être envoyé en prison.

Pendant qu’Hal se fait battre pour être envoyé en cellule auprès de leur suspect, John se fait draguer par une nana qui pose trop de questions pour être vraiment honnête. Pourquoi lui raconte-t-il tout ? Je comprends bien l’idée de devoir nous informer sur les règles des Green Lantern, sur le fonctionnement de ce « space cop » qui a une autorité et un remplaçant en formation au cas où… mais c’est inquiétant que John raconte tout à la première femme qui lui fait les yeux doux. Et le fait qu’en plus ils couchent ensemble dans le camion de celle-ci puis qu’il utilise la bague pour lui allumer une cigarette ? C’est blasant, tout simplement.

Le lendemain, John vient récupérer Hal au commissariat où il n’a pas été mis en cellule comme il l’espérait. La shérif est assez maligne pour voir ce qu’il souhaitait faire en étant mis en prison. Cependant, elle n’est pas assez maligne pour anticiper ce que fera son mari ensuite : Billy, c’est son nom, débarque à l’audience où Green Lantern est mis en difficulté par une juge qui ne semble pas l’aimer. Partant de là, Hal embauche Billy et se retrouve libre (sous caution de 200 000 dollars, tout de même). John et lui se retrouvent ainsi invités à un barbecue chez le beau-père de Kerry… Ah les petites villes.

Le beau-père, William, les invite parce qu’il est le gros propriétaire du coin et qu’il paie la caution d’Hal, donc il est difficile de dire non. Bien sûr, Kerry essaie de prévenir John de ne pas se mettre en dette de l’homme en question afin de ne pas regretter d’être venu dans leur ville, mais bon ; il n’écoute pas. William ? Encore un acteur connu, comme c’est original. Le personnage affirme qu’il n’est pas si riche que ça, mais qu’il bosse pour quelqu’un qui l’est et dont il ne peut pas parler. Dans ce pilot, on nous répète en boucle qu’Hal est un space cop, mais pour l’instant, c’est une promesse qui n’est pas tenue.

En revanche, la série parvient à me faire éclater de rire quand il est révélé, alors que John sympathise avec le petit-fils du type, qu’il a couché avec… la grand-mère du gamin ? Elle s’appelle Zoe et semble jeune pour être grand-mère, mais bon. Soit. L’homme, en plus, sait que John a couché avec Zoe vu le sous-entendu qu’il fait. Hal est… impressionné. Pas moi. C’est si nul comme comportement de boys club là.

Le lendemain, Hal peut enfin papoter avec le suspect. Tout ça pour ça ? Au moins, la scène est intéressante pour deux aspects : elle permet à Kerry de nous psychanalyser Hal et de voir qu’il n’est pas si arrogant – juste très seul – et à la série d’enfin tenir sa promesse. Une petite question sur Harry Potter puis une autre sur Obama permet de rapidement confirmer que leur suspect est bien un extra-terrestre. Aussitôt, Green Lantern le voit comme une menace. L’homme extra-terrestre se défend plutôt bien en expliquant que théoriquement il est là pour une raison importante qui ne doit pas être connue de ses supérieurs, mais bon, ce n’est pas suffisant pour convaincre Hal.

On a rapidement un problème aussi : l’alien explique avoir une bombe dans sa colonne vertébrale, bombe qu’il fera exploser s’il est coincé et sent qu’il est en danger. Il n’en faut pas plus pour qu’on comprenne vers quoi on se dirige : boum. Hal s’énerve après lui, puis il contient l’explosion comme il peut. Il utilise sa bague (qui doit être rechargée) et enferme quelques secondes le souffle de l’explosion. Celle-ci est beaucoup moins grave que prévu : il y a une simple onde de choc qui parcourt la ville en faisant quelques dégâts. Par contre, on ne sait pas trop pourquoi il était là exactement cet alien. Ce qui est sûr, c’est que tout le monde s’en sort sans trop de problème – sauf ceux que l’alien a tué deux jours plus tôt (mais pour quelles raisons ? qui sont-ils ? et est-ce qu’il les a tués ou est-ce qu’il était simplement avec eux, parce que ce n’est pas dit explicitement qu’il tue si j’ai bien entendu ?).

La série me prend alors par surprise en terminant l’épisode en 2026. Nous y suivons John sur une route enneigée loin du désert des scènes précédentes. Il est pourtant au même endroit, puisqu’il retrouve Kerry, toujours shérif. Celle-ci a fait appel à lui car il s’est passé quelque chose dans le même stade où tout a commencé dix ans plus tôt : elle a retrouvé Hal assis dans les gradins, mort, une balle dans la tête. Et sans sa bague, que John semble chercher.

Ma foi, est-ce qu’ils font l’inverse de toutes les séries en commençant par les flashbacks explicatifs ? Quel étrange cliffhanger, je ne sais pas du tout à quoi m’attendre pour la suite. Est-ce qu’on va continuer en 2016 ou en 2026 ? J’aime bien cette surprise et le dernier quart d’heure me donne déjà beaucoup plus envie de revenir.

> Saisons critiquées sur le blog | À ne pas manquer

9-1-1 Nashville – S01E18 – Intrusive Thoughts – 16/20

C’est un épisode de fin de saison qui fait son job en menant à des cliffhangers plutôt bons qui nous servent exactement ce qu’on attendait d’un côté et une mauvaise surprise bien tordue de l’autre. Par contre, il aurait été bon de développer chaque personnage ou trouver un gros drame commun à tous pour davantage marquer dans l’entre saison. Je serai quand même au rendez-vous pour le 2×01, je suis curieux de savoir ce que les scénaristes vont inventer pour la suite (surtout qu’il y a un triangle dont on a fait le tour, à force).

Spoilers

Don et Blythe font face à l’ultimatum de Dixie.


As wise folks told me recently : phones work both way.

Suite à sa dispute avec Blythe, Don s’est barré et a décidé que la meilleure chose à faire serait d’aller voir Dixie sans la prévenir. En soi, pourquoi pas… Mais que tout ça soit un rêve de Don qui vire en rêve érotique, au secours, quoi. Finalement, Don s’est rendu à la caserne pour dormir. Pas de bol, il y croise son fils : Taylor ayant viré Blue de chez lui, il dort désormais à la caserne lui aussi. Dormir au taf, quelle belle idée. Hâte qu’il y fasse des douches de 20 minutes, tiens.

En attendant, il se contente de dire à son père d’appeler Blythe si elle lui manque tant que ça. S’il lui manque aussi, Blythe est encore énervée qu’il ne reconnaisse pas son lien avec Dixie. Elle refuse donc d’enterrer la hache de guerre – ben oui, elle adore la guerre. Comme tous les coups sont permis, Blythe se met à chercher parmi les gens qui connaissent ses secrets qui pourrait bien la trahir : son père, son pasteur, sa pote Gina, son ex Patrick ou Cam. Cette dernière se défend bien mal mais est au-dessus de tout soupçon.

Le suspect idéal est au contraire Patrick, l’ex jaloux de Blythe. Elle décide donc de le revoir pour le confronter et en savoir plus sur ce qu’il se passe. Son but est de savoir s’il est la source. Est-ce qu’il y a besoin de se voir pour ça ? Probablement pas, mais bon. Le pire, c’est que ce n’est pas lui et que Blythe s’en rend compte quand il flippe de savoir que son nom va sortir dans une prochaine chanson. En effet, la dernière fois qu’il a couché avec Blythe, il était déjà en couple avec celle qui deviendrait sa femme. Il a peur du divorce… et Blythe découvre qu’il est le connard que Don disait qu’il était. Hilarant, non ?

Bien sûr, pendant que Blythe fait tout ça, Don essaie d’empêcher la troisième guerre mondiale de son côté. Dixie est la connasse originelle : elle propose toujours 2 millions de dollars ou la réintégration dans la famille, mais aussi une troisième option alléchante selon elle. Si Don couche avec elle le lendemain, elle arrêtera tout. LOL. Il refuse d’abord, avant de voir que Blythe recontacte Patrick et d’imaginer qu’elle retourne dans ses bras. C’est tellement gros. C’est la seule raison pour laquelle Blythe devait voir Patrick. Le truc, c’est que ça se voit.

Alors que Don accepte de coucher avec Dixie, Blythe contacte son père. Si celui-ci veut laisser les gens parler et semble s’en foutre des coucheries ou ragots autour de sa fille, il remarque tout de même qu’il manque un suspect sur la liste de Blythe. Par contre, à quel moment on est censé avoir de la sympathie pour Don quand il envisage vraiment de coucher avec Dixie ? Le simple fait qu’il le considère est ridicule et casse tout.

Malheureusement pour Dixie, ce n’est pas Don qui débarque chez elle, mais Blythe. La source de Dixie s’avère tout simplement être le détective privé qu’elle et son père avaient engagé il y a des années. Je trouve ça nul, j’espérais tellement que Dixie couche avec le père de Blythe. On, il faudra se passer de ce twist fun, je suppose. À la place, on nous explique que Blythe a toutes les cartes en main à présent : elle a trouvé la source de Dixie qui n’aura plus rien à lui fournir maintenant qu’il est viré ET elle a racheté son label musical.

Au pire, Blythe se dit prête à assumer ses erreurs passées. OK. Bien sûr, Dixie ne dépose pas les armes pour autant. Afin de stopper une Blythe qui est trop fière d’elle pour son propre bien, elle révèle ainsi que Don est en chemin pour tirer son coup avec elle. C’est faux, malheureusement : Don a fait demi-tour en voyant des cavaliers sur sa route car ça lui a rappelé son couple avec Blythe. Mais au secours, quoi.

Blythe ne sait pas tout ça et vit très mal cette trahison. Persuadée en voyant les échanges SMS de son mari et son ex qu’ils vont recoucher ensemble, elle en vient aux mains avec Dixie. Le crépage de chignons qu’on attendait depuis le début de la saison a enfin lieu et c’est un peu jouissif. C’est le gros cliffhanger de cette saison : elles se battent et on sent qu’un accident est sur le point d’arriver. Il n’arrive pas cependant, ce qui laisse la porte ouverte à toutes les fenêtres, comme on dit. La suite en octobre, tss.

C’est une fin de saison alors il nous faut un gros cas pour boucler celle-ci en théorie. Ce n’est pas du tout ce qu’on nous sert pourtant. On a une rockstar qui répète pour son prochain concert, mais rien ne se passe de vraiment grave. D’accord, toute son équipe technique est intoxiquée et fait un AVC, mais bon, tout le monde survit finalement. On a même un petit gag avec Blue qui s’avère être un ancien roadie qui sait que débrancher une machine peut la rebooter. Je veux bien y croire pour plein de choses, mais pas pour ce genre de machine.

La deuxième « intervention » de l’épisode n’en est pas une : Cam reçoit un appel d’une femme qui s’inquiète pour son amie qui pourrait être suicidaire. C’est effectivement le cas : l’amie en question a perdu son mari l’année précédente. À défaut d’avoir une vraie intrigue pour Camie dans cet épisode, on se contentera donc de cet appel qui fait écho à son propre deuil de son mari, mort trois ans plus tôt. Elle décide de partager sa vie avec cette inconnue au bout du fil pour trouver les mots qu’il faut pour la convaincre de ne pas sauter d’un pont.

Finalement, la femme sautera bien du pont mais sera sauvée par les autres actions de Cam qui a fait en sorte que des camions puissent la réceptionner. La suicidaire survit donc et peut révéler à l’opératrice qu’elle a regretté son geste au moment même où elle a sauté : c’est un retour d’expérience que les opérateurs entendent souvent et j’imagine que pour la prévention du suicide, c’est une bonne chose de nous le rappeler. On a un instinct de survie et personne ne souhaite mourir.

Du côté des intrigues expédiées dans cet épisode, il faut noter que Blue emménage finalement dans son propre appartement, avec l’aide de Taylor, qui roucoule toujours dans ses bras, et Roxxie, qui roucoule hors écran avec Elena parce que faut pas déconner, on ne va pas leur filer des scènes deux épisodes de suite. Les trois personnages sont complètement négligés par cet épisode final, je trouve, et c’est étrange de ne pas avoir prévu un plus gros drama et davantage de cliffhangers. On fera avec (et puis, je ne me souviens même pas du cliff de la série-mère, c’est dire).

Enfin, Ryan et Samantha sont de retour pour autre chose que les interventions du pompier après un ou deux épisodes sans progression. La grossesse de cette dernière avance bien : le couple apprend donc qu’ils attendent une petite fille qui semble en parfaite santé pour le moment. Malheureusement, on conseille aussi à Samantha de voir un oncologue. C’est mal barré.

Elle apprend qu’elle a probablement un cancer et qu’il faut faire davantage d’examens. Concrètement tout ça sert surtout à nous faire une fin de saison difficile pour Ryan : ils apprennent qu’il faudra peut-être faire un choix entre le bébé et Samantha. Si Ryan est évidemment prêt à sacrifier la fille qu’il ne connaît pas encore, Sam est déjà mère et refuse d’envisager l’avortement ; surtout que ça signifierait une opération la privant de pouvoir devenir mère. Cela m’a un peu gonflé que son argument en réponse à Ryan soit qu’il souhaite devenir père, parce qu’à aucun moment tu sacrifies ta vie pour le rêve de gamin de ton mec, mais j’ai autrement plutôt aimé le blabla larmoyant sur l’instinct maternel.

C’est moche de vieillir, que voulez-vous ? L’intervention qui voit les pompiers secourir une jeune femme qui, pour sauver son bébé, a arrêté à mains nues une énorme tondeuse conduite par un type en plein arrêt cardiaque, quitte à saigner de la jambe et se brûler les mains est superbe. La super-force des mamans, c’est un truc de fou qui a été documenté plein de fois. Cela fait un peu rêver et doit faire culpabiliser des femmes qui n’ont pas pu l’avoir quand les circonstances l’exigeaient, mais c’est chouette que ce bébé ne passe pas sous la tondeuse.

Bon, autrement, ça permet à Ryan de comprendre ce qu’est la détermination d’une mère – et celle de sa femme. Il rentre donc chez lui pour dire à Samantha qu’il la comprend et qu’il est prêt à la suivre dans son sacrifice si cela devait se produire… Ils arrivent encore à passer un bon moment à préparer la chambre de leur fille en riant et tout, mais le dernier cliffhanger de cette saison voit Samantha recevoir l’appel de son médecin.

Alors, cancer ou pas ? RDV en octobre.

En bref

La série est très loin d’être parfaite et cumule plus d’un défaut : rythme saccadé, interventions over the top, triangle amoureux insupportable, acteurs qui jouent souvent mal, épisodes en dents-de-scie… Non, vraiment rien ne va. Pourtant, je suis encore là après 18 épisodes, parce qu’il faut bien reconnaître que les twists permanents fonctionnent. Je suis fan de soap et c’est loin d’être le pire.

Concrètement, ça offre une bonne dose de divertissement ; même quand c’est n’importe quoi. Quand c’est le cas, ça me fait rire. Quand ça ne l’est pas, j’accroche à un personnage ou à une sous-intrigue, et hop. Cela dit, il faudra quand même que la saison 2 trouve un moyen de consolider tout ça, parce qu’il y a beaucoup de personnages dont on sait finalement peu de choses en cette fin de saison – et c’est dommage car c’est supposé être le cœur de la série.

> Saisons critiquées sur le blog | À ne pas manquer

9-1-1 Nashville – S01E17 – Saboteurs – 14/20

Le rythme s’accélère encore à l’approche de la fin de saison, mais ironiquement, je trouve que la mi-saison était bien plus dramatique que ça. Là, on est quand même sur du soap à fond les ballons et des rebondissements qui finiront par être oubliés tellement il y en a dans la série. Le plus gros problème est que je n’arrive pas à accrocher tant que ça aux personnages. Bien sûr, un autre problème évident est le jeu médiocre d’une partie du casting qui n’aide pas à accrocher. Autrement dit, la série sert de divertissement pas incontournable.

Spoilers

Dixie revient sur le devant de la scène pour se venger.


Nashville, get ready.

Le début d’épisode m’a fait mourir de rire : Dixie se plaint de sa situation à sa grand-mère, chialant toutes les larmes de son corps. L’actrice joue tellement mal ? J’ai eu l’impression que c’était une scène où elle allait manipuler la femme en face d’elle, mais pas du tout, c’est bien sa grand-mère et elle joue juste mal ? C’est fort dommage. En plus, la scène sert à nous montrer que la grand-mère de Dixie (qui devrait être morte, sérieux, non ? La grand-mère paraît si jeune !) est encore plus folle qu’elle : elle lui suggère de pourrir encore plus la vie de Blythe et Don. Allons bon, il ne manquait plus que ça.

Dixie décide donc de faire un tube avec tous les secrets qu’elle a sur le couple. Apparemment, elle a de bonnes sources, en plus : elle connaît tout le passé de Blythe, bien plus que Don. Elle sait donc qu’elle s’est droguée et qu’elle a un faux diplôme. Ben super. Dixie fait clairement tout ce qu’il faut pour attirer l’attention de Don. Le plus drôle ? La chanson n’est vraiment pas incroyable et ne rencontrerait jamais le succès qu’on lui prête. Le côté identité secrète à découvrir fonctionne bien, le refrain est entraînant, mais de là à ce que tout le monde l’écoute ? Que ce soit un hit ?

Eh, au moins Dixie a ce qu’elle veut. Le truc, c’est que je ne sais plus si je l’apprécie après ce début d’épisode si mal joué. Après, je ne peux pas être du côté de Blythe qui recommence une fois de plus à dire que c’est la guerre et tout, juste pour le bien des monteurs de bande-annonce qui ont dû s’en régaler.

Quant à la guerre qu’elle déclare, c’est qu’elle s’inquiète : Blythe est un personnage haut placé qui organise des actions de charité et bon, elle veut que les enfants de l’hôpital puissent être guéris grâce à elle. Le plus drôle est encore qu’elle se demande comment Dixie connaît tous ses secrets : de mon côté, je suis sûr à 90% que Dixie couche avec le père de Blythe.

Bien sûr, Blue s’en mêle une fois de plus et demande à sa mère d’arrêter de foutre la merde partout où elle passe. Le problème, c’est que Dixie tient un succès et ne compte pas s’arrêter là : elle prépare donc une autre chanson et explique à son fils qu’il faut bien régler le différent entre Don et elle sinon ils ne pourront même pas être ensemble à son mariage. Ben, oui, évidemment.

Dixie jubile en tout cas : elle est convoquée par Don et Blythe pour que tout s’arrête. Elle leur demande pour cela 2 millions de dollars ou le retour aux réunions de famille. Blythe préfère payer, évidemment, ce qui me fait penser qu’elle mérite ce qui lui arrive finalement. Je veux dire, quel est l’intérêt d’en vouloir comme ça à Dixie ? Elle a fait un enfant à Don, c’est à Don de lui en vouloir, non ? Je ne sais pas, je déteste tous les personnages à tour de rôle, c’est fou.

Pour ne rien arranger, Dixie balance quelques exclusivités sur sa prochaine chanson, qui concernera tous les amants de Blythe quand elle n’était pas en couple avec Don – ou quand ils étaient en pause. C’est hilarant de voir Don mal prendre tout ça, surtout quand il apprend que Blythe a recouché avec Patrick, le riche connard. Cela suffit à foutre la merde entre Blythe et Don : il ne voulait pas savoir ce que Blythe avait fait pendant leur pause, mais maintenant qu’il sait, ils s’engueulent. Et le pire, c’est que Blythe a raison quand elle fait remarquer à Don qu’il aime être en contact avec Dixie. De là à ce que ce soit le cliffhanger ? Je ne m’y attendais pas, mais on fera avec.

Le plus intéressant de l’épisode n’est pas dans ce drama du triangle amoureux. Il est dans le retour d’Elena. L’influenceuse continue de draguer Roxie à fond les ballons en venant la voir à la caserne, mais Roxie ne sait pas draguer correctement, c’est terrible. Elle s’arrange pour repousser Elena en lui parlant de Samantha, puis la recontacte suite aux conseils lourds de toute la caserne. J’ai vraiment du mal avec Taylor. Je trouve que l’actrice surjoue beaucoup et que le personnage est franchement chiant avec ses collègues.

L’avantage toutefois, c’est que ça permet de bonnes scènes entre Roxie et Taylor. Roxie se confie sur le rencard qu’elle finit par avoir avec Elena pour manger du poulet pimenté (ça se passe très bien, jusqu’à ce qu’elle fasse tout foirer en recadrant tout le temps Elena aux pires moments), Taylor se confie sur Blue qui a emménagé sans prévenir chez elle. En début de relation, c’est compliqué : Blue passe plus de 20 minutes sous la douche (lol), siffle, fait plein de bruits… Taylor n’en peut plus. Je vous jure, j’ai du mal avec son personnage.

Taylor ne supporte pas Blue ? OK, ben séparez-vous. J’ai du mal avec ce genre d’intrigue : si elle ne supporte pas Blue et n’est pas capable de faire le moindre effort au début de leur couple, comment est-ce que c’est censé durer sur la longueur ? Peut-être que c’est le fait d’avoir moi-même été confronté à la même situation de vivre ensemble très rapidement (yeah le confinement de 2020) quand je me suis mis en couple, mais faire des compromis et apprendre à aimer les petits travers de l’autre (ou au moins à vivre avec, d’accord), c’est la base, non ? Bon. Non, pas pour Taylor. Blue semble s’adapter à la situation et entend qu’elle veut qu’il quitte l’appartement sans pour autant que cela entame son appétit sexuel. Grand bien leur fasse, je suppose.

Quant à Roxie, une intervention lui fait comprendre qu’elle doit se bouger si elle ne veut pas finir seule. Elle retourne auprès d’Elena, s’excuse de ses maladresses et s’arrange pour décrocher un second rencard avec elle. Elle fait même mieux que ça : les deux femmes s’embrassent enfin. Quatre épisodes pour en arriver là, il serait temps – et Roxie s’impose de plus en plus comme la seule personnage que j’aime dans tous les épisodes.

La belle soirée de fiançailles d’un jeune couple termine mal : l’homme voulait offrir la bague à sa copine, mais il l’a foutu dans son gâteau. La voilà qui s’étouffe, puis se met à saigner car la bague lui griffe la gorge. L’angoisse finalement.

Ryan gère le fiancé comme il peut pendant que Roxxie et Taylor tranche la gorge de la meuf pour la sauver. C’est un concept. Pas rancunière, la meuf accepte la demande en mariage, avant de reprocher à son mec que ce ne soit pas la bonne bague. Elle l’écrit sur son téléphone, évidemment, parce qu’elle ne peut pas parler. C’est supposé être drôle, mais c’est tellement gros que je n’ai pas accroché.

La deuxième intervention n’est pas beaucoup plus passionnante, avec un accident de chantier et un type empalé contre un mur. Aïe. Il survit, au moins. Enfin, une troisième intervention voit nos pompiers sauver un type qui est tombé de son canapé et n’arrive pas à se relever. Il faut dire qu’il est devenu énorme avec le temps : sa copine a rompu avec lui pour qu’il ne sabote pas leur relation de l’intérieur avec ses problèmes à s’engager et il ne s’en est jamais remis. Tu m’étonnes que ça fasse bouger Roxie quand elle se reconnaît en lui : le type est resté si inactif qu’il ne passe même plus la porte de chez lui. Au moins, lui aussi il est sauvé par les pompiers.

> Saisons critiquées sur le blog | À ne pas manquer

9-1-1 Nashville – S01E16 – Love to Death – 14/20

Encore des interventions pas du tout crédibles et qui coûteraient un bras si elles étaient réelles (oui, c’est un jeu de mots avec l’épisode), mais pourquoi pas ? Je suis un peu déçu que la série bâcle une sous-intrigue que j’aurais aimé voir développer sur plusieurs épisodes tout en reléguant en arrière-plan celle que j’attends le plus. En attendant, il faut se contenter d’une enquête et de quelques scènes d’action qui seront vite oubliées.

Spoilers

Quand un ex-mari se trompe d’adresse, Cam culpabilise.


It’s just chicken.

Comme prévu depuis deux épisodes, c’est enfin l’anniversaire de Blue. Il se voit offrir par ses nouveaux parents une voiture identique à celle qu’il a défoncé pour sauver Nashville et ose dire qu’il ne peut pas accepter. C’est tellement chiant, mais il l’est encore plus quand il se met à regretter que sa mère ne soit pas là. Elle ne lui envoie même pas de message pour son anniversaire cette connasse, cela dit.

Autant je l’aime bien quand elle manipule son monde et tout, j’ai trouvé naze de nous dire qu’elle était capable de ne pas parler à son fils de la journée. Franchement, elle ne décroche même pas quand il l’appelle ? Qu’elle arrête de pleurer, sérieux, c’est elle le problème à ce stade.

Taylor en a conscience et le dit à son copain, tout en s’occupant plutôt bien de lui cependant. C’est juste que je me dis qu’on a perdu de 9-1-1 Lone Star pour ça, quoi. Ce qui est intéressant, toutefois, c’est que Dixie accepte tout de même de communiquer avec Taylor. J’aime bien que ça lui permette de faire comprendre à Dixie toute la merde quelle fait – mais je la trouve encore trop sympathique. Elle récupère les affaires de Blue et ne le prévient même pas que sa mère est là ?

Je trouve ça quelque peu abusé, mais Blue semble se faire à l’idée et tout lui passer. Ainsi, en fin d’épisode, Dixie vient s’excuser, explique que c’est grâce à Taylor et Blue s’en contente. Je n’ai pas trop compris pourquoi ils accéléraient autant cette intrigue : il me semble que ça faisait un bon rebondissement d’avoir le fils et la mère qui ne se parlent plus pour quelques épisodes. Là, tout est réglé si vite que ça n’aura eu aucun vrai impact émotionnel. Tant pis, je suppose, c’est la franchise qui veut ça.

La première intervention de l’épisode nous rappelle qu’il y a une vraie limite dans cette série : nous ne connaissons pas vraiment les personnages de policiers quoi. L’Athena est ici Jay, en tout cas. Cam lui donne une adresse qui n’est pas la bonne, parce que l’ex-mari qui l’appelle lui donne la mauvaise adresse. Cam culpabilise aussitôt de cette erreur qu’elle aurait pu vérifier sur son système.

C’est d’autant plus dur qu’elle que Jay, Taylor et Roxxie ne peuvent rien pour la victime finalement : la femme meure sous les yeux de sa fille. Le soir, Cam se rend donc à sa réunion habituelle pour décharger sur son deuil. Je ne comprends pas du tout à quel moment elle peut culpabiliser alors que c’est l’ex-mari qui lui donne la mauvaise adresse – et puis, ça n’aurait clairement rien changé, en plus. J’ai eu du mal à la voir se morfondre pour ça.

Le but est de nous expliquer pourquoi elle se rend à l’enterrement de la victime, Vera. Cela n’a pas trop de sens qu’elle le fasse, donc la culpabilité est ce qui vient justifier tout ça. Le but ? À l’enterrement, elle rencontre la sœur de Vera. Cette dernière accuse l’ex-mari d’avoir tué sa sœur et relance la curiosité de Cam sur ce drôle d’appel foiré. Ainsi, Cam fait appel à son nouveau mec, Nick, pour mener l’enquête.

Elle fait un excellent travail de détective, bien aidée par le FBI. En séparant les pistes audio de l’appel (lol), elle entend que le meurtrier n’est finalement pas l’ex-mari. C’est plutôt la sœur en fait : elle était là au moment du meurtre et elle veut juste récupérer l’argent de sa sœur. Pour cela, il faut hériter et tuer aussi sa nièce. Rien de plus simple : son plan est de faire en sorte qu’elle se suicide.

Malheureusement pour elle, Cam veille au grain et envoie Jay vérifier ce qu’il se passe dans la maison. Prise de court, la tante lui tire dessus pour s’en débarrasser. Ce n’est pas la meilleure des idées. On part alors dans une intrigue qui ne risque pas d’exister dans la réalité : les pompiers font semblant d’être le SWAT pour occuper la kidnappeuse et s’infiltrer dans la maison pour soigner la gamine.

Ma foi. Tout ça termine par Jay qui se prend une balle – mais pas de quoi s’inquiéter, il survit. Don et Ryan réussissent à maîtriser la femme et à soigner la gamine. On a même une scène où elle se réconcilie avec son père, c’est fou tout de même. Bref, les scénaristes semblent être en roue libre à ce stade, avec des pompiers qui jouent aux flics et prennent des risques inutiles, mais en vrai, ça fait un bon moment de divertissement.

En conclusion de tout ça, Cam peut en tout cas être satisfaite d’avoir résolu l’enquête et sauvé la gamine. Elle oublie toute sa culpabilité sur l’erreur de l’adresse et termine l’épisode sur un vrai moment de joie. Non seulement ses collègues sont encore plus fan d’elle qu’avant, mais en plus elle décroche un rencard avec Nick. Il était temps que ça avance : autant le reste va vite, autant cette intrigue traînait pour rien tellement il était évident que les scénaristes voulaient en arriver là. Je ne suis pas convaincu plus que ça par ce couple, mais ça, c’est mon problème.

Une deuxième intervention de l’épisode m’a fait sursauter comme jamais lorsqu’une voiture s’encastre dans une clinique de fertilité. L’intrigue est assez atroce, avec une médecin qui perd sa main et tout un stock d’ovules/spermatozoïdes qui risque aussi d’être perdu. C’était atroce tout en étant drôle d’avoir les pompiers qui utilisent toutes les ressources à leur disposition pour refroidir tout ça. Évidemment, ils sauvent le stock sans trop de mal et hop, on passe à autre chose.

Autrement, dans les petites scènes qui ne servent à rien : Taylor est insupportable à être sur le dos de Roxxie en permanence, mais ça me fait plaisir de voir que les scénaristes ne perdent pas de vue l’intrigue romantique de celle-ci. Elle continue donc de flirter par SMS avec Elena et d’être reléguée à l’arrière-plan par les scénaristes. Je ne suis pas du tout frustré par la situation.

> Saisons critiquées sur le blog | À ne pas manquer