Daredevil Born Again – S02E04 – Gloves Off – 09/20

J’aurais aimé dire que je regrette de ne pas avoir suivi la série au moment de la diffusion, mais la vérité, c’est que cet épisode me conforte plutôt dans ma décision d’avoir pris mon temps à m’y remettre. Je suis perdu face aux fils qui sont tirés dans cette intrigue, on me sort des scènes qui ne m’intéressent pas et je regrette le cliffhanger de la saison 1 et toutes les promesses qui étaient faites. Je m’attendais à une saison 2 plus explosive, là, je vois une série qui ne semble plus trop faite pour moi. C’est décevant.

Spoilers 

Poindexter est de retour et il marque un grand coup en tant que Bullseye.

I’m one of the good guys.

Je ne sais pas ce qu’il s’est passé, j’ai complètement lâché en cours de route le visionnage de cette saison 2. Il faut bien reconnaître que le début n’était pas incroyable et ne donnait pas forcément envie de s’infliger ça à la semaine, mais tout de même, c’est du Marvel et j’ai envie de rester à peu près à jour. J’ai du retard dans plein de critiques des films déjà, je ne peux pas en faire autant avec les séries, si ?

Un signe du manque de qualité de cette saison, par contre, c’est tout de même que je ne me suis pas fait spoiler du tout sur la suite alors que ça fait des mois et des mois que les épisodes sont dispos. Apparemment, personne n’a regardé au point de faire des hit-tweets ? Je ne sais pas encore ce qu’il se passe dans cette saison 2, mais je dois bien dire que j’ai compris en lançant cet épisode pourquoi personne n’en disait rien, parce que c’était… lent. BREF, pas grave : je reprends mon visionnage histoire que la série puisse rejoindre le rang des saisons rattrapées pendant l’été, eh.

Ce début d’épisode me donne l’impression d’être devant le générique de Dexter, mais en moins bien. Il s’agit en fait de suivre la routine matinale de Poindexter. Il fait son sport, prépare son petit-déjeuner, nourrit même le chat de sa voisine et semble avoir une matinée parfaitement calme avant de se rendre dans un diner pour commander un milkshake à la banane. Là, il s’amuse à dénoncer le Punisher pour un crime fictif. Il annonce avoir vu Frank Castle avec un flingue dans le restaurant où il se trouve lui-même.

Une équipe de l’AVTF débarque bien rapidement. Il a juste le temps de boire son milkshake, puis utilise tout ce qu’il trouve autour de lui, notamment une paille, des couverts ou un cure-dent, pour tuer les membres du commando. Le tout sur New York State of Mind, évidemment. Que fait-il ? Pourquoi cette scène ? Je sais bien que le personnage est majoritairement un méchant, mais jusqu’ici, il y avait une logique à son personnage, il me semble. Tuer des gens à la fourchette, c’est rigolo, vous me direz, mais bon… Bullseye frappe un grand coup et laisse clairement sa signature sur place.

Il y a tout de même un début d’explication derrière ce carnage : Poindexter semble réellement persuadé d’être désormais l’un des « good guys ». Sa notion du bien est quelque peu personnelle, puisqu’elle consiste ici à massacrer les hommes de Fisk, mais on comprend progressivement qu’il cherche surtout une sorte de rédemption après le meurtre de Foggy. Cela donne un peu plus de sens à cette scène, même si je trouve toujours le démarrage assez chaotique et le manque d’explication flagrant. Je sais, il n’y a pas forcément besoin de tout donner en théorie… C’est peut-être aussi parce que je redébarque devant la série après une pause de quatre mois que je suis si paumé ?

Heureusement, le générique est toujours aussi cool et me donne envie de rester malgré cette introduction. Après celui-ci, on a droit à une nouvelle vidéo parodique pour dénoncer ce que fait Fisk.

On retrouve ensuite, bien sûr, Daredevil et tous ses alliés. Tout le monde se planque, Karen filme comme une vraie journaliste pour récolter quelques témoignages et on dit de Matt qu’il est un héros. J’aime bien l’ambiance de tous ces personnages retranchés et la petite musique, mais je n’arrive pas à accrocher pour autant. Ils reçoivent aussi la visite de Jack Duquesne, alias Swordsman, qui met carrément son compte bancaire à la disposition de la résistance. Ça peut toujours servir.

Pendant ce temps, Christopher Savva, le second du Northern Star, apporte des informations autrement plus compromettantes. Armes illégales, faux documents et paperasse signée par le Caïd ? Il y a de quoi faire tomber Fisk.

De son côté, Kirsten se fait harceler par la milice de Fisk : il y a une fouille du cabinet, des menaces assez claires et du bullshit financier pour l’impacter. Tout ça sans avoir de nouvelles de Matt ? C’est un peu difficile pour elle. Pourtant, elle accepte d’aider Karen et son immonde perruque (rousse, en plus, quel intérêt ?) et nous la retrouvons donc ensuite en train d’interroger Savva afin d’avoir des infos capables de faire tomber Fisk. Là-dessus, au moins, l’intrigue avance vraiment.

Daredevil, lui, veut retrouver Bullseye. Il se fait pour cela passer pour un membre de l’unité de Fisk. L’avantage d’avoir cette milice à la ICE dans la série, c’est que personne n’ose s’opposer à l’AVTF, alors Matt peut étudier tranquillement la scène du crime de Bullseye.

Cela lui permet de trouver un jeton qui le mène jusqu’à Clinton Church. Il est toujours avec son costume de l’AVTF quand il entre dans l’église, ce que je trouve assez étrange. Pourtant, cela fonctionne : il retrouve le séminariste qui a croisé Poindexter la semaine précédente et lui demande de l’aider à le retrouver. Le type hésite un peu à livrer un homme qui semble chercher la grâce de Dieu, mais Matt n’a pas spécialement envie de discuter théologie avec lui. Grâce aux indications fournies par l’homme de foi, il remonte en tout cas jusqu’à l’appartement de Bullseye.

Je trouve quand même le raccourci un peu abusé (pardon, mais depuis quand les prêtes ont les adresses des psychopathes et les donnent quand on leur dit que ça peut sauver des vies sans vraie preuve ?) mais bon, ça permet d’avoir une confrontation Daredevil/Bullseye et je ne boude pas le plaisir de la scène d’action. Surtout que Poindexter explique enfin clairement ce qu’il a en tête : il veut accomplir une bonne action pour expier le meurtre de Foggy et cette bonne action serait de tuer Fisk. Matt refuse évidemment de le laisser faire, notamment parce qu’il ne veut pas transformer le Caïd en martyr. Je ne sais pas, sur le papier, tout ça est intéressant, mais il me manque toujours un truc pour être vraiment pris par ce qu’on me raconte.

Évidemment, ce serait trop simple si cela s’arrêtait là. Savva est ensuite retrouvé par Buck, qui l’abat. La résistance conserve son témoignage, mais voilà encore une piste qui se complique aussitôt qu’elle semblait avancer. C’est probablement aussi l’un de mes problèmes avec cette saison : il se passe plein de choses, mais j’ai constamment l’impression qu’on ajoute des obstacles à des intrigues que je n’ai déjà pas spécialement envie de suivre – et donc on nous les rallonge quand j’attends juste l’arrivée des autres héros de feu les séries Netflix.

On voit aussi BB recevoir des infos de la part des alliés de Daredevil, histoire qu’elle puisse continuer de gratter Fisk comme il le faut. D’ailleurs, en parallèle, Fisk et Vanessa continuent leur petite vie de riches escrocs. Si j’accroche plus à ces méchants que lors des premières saisons où on suivait Fisk, je trouve quand même que c’est un peu lourd. Notre Caïd préféré s’énerve en plus de voir qu’il a plein d’ennemis qui parviennent à faire vaciller ses plans : après Daredevil et la résistance, il doit désormais gérer le massacre de Bullseye…

Il y a également toujours Mr Charles qui vient réclamer ce que Fisk lui a promis, ajoutant encore un fil à une intrigue qui en a déjà beaucoup. Fisk préfère évidemment répondre par une nouvelle démonstration de force avec Buck. Je reconnais que toute cette partie politique et criminelle autour de ses accords commence sérieusement à me perdre et que j’attends sagement que la scène se finisse pour passer à autre chose.

D’ailleurs, ça mène en fin d’épisode où Fisk semble vouloir redynamiser son image politique, à sa manière. Nous assistons donc à un match sur le ring entre Fisk et Mike Melendez. Le choix du lieu du combat n’est évidemment pas innocent puisque c’est la salle où combattait le père de Matt. Fisk transforme tout ça en immense opération de communication à sa gloire, avec diffusion télévisée et produits dérivés à son effigie.

Pff. Je n’aime pas le Caïd, il me saoule. L’acteur est bon, mais ça va, quoi, il serait temps de passer à autre chose ! Le coup du match de boxe, c’est too much cette fois. Je n’accroche pas du tout (et ça doit se sentir dans la critique que je décroche, non ?) et c’est même pire quand Vanessa, que Fisk avait précisément éloignée de l’événement parce qu’il craignait qu’il lui arrive quelque chose, finit par débarquer dans le public.

Fisk remporte son prix de champion en mettant KO son adversaire avec des coups qui semblent peu réglo. Cela fait plaisir à tout le public, qui va vite regretter sa présence autour de ce ring. En effet, Bullseye débarque de manière bien prévisible à cet événement public et massacre encore quelques membres de l’AVTF. Fisk craint aussitôt pour Vanessa, à raison : derrière son envie affichée de tuer Fisk, Poindexter n’a évidemment pas oublié que c’est Vanessa qui l’a manipulé et utilisé pour faire assassiner Foggy. Ainsi, quand il a l’occasion de s’en prendre à elle, il n’hésite pas.

C’est là qu’arrive l’excellente scène d’action qui vient conclure l’épisode et qui, pour une fois, m’a vraiment réveillé. Vanessa sort elle-même son arme et tire sur Bullseye. Lui attrape alors l’un des horribles objets en verre vendus à la gloire de Fisk et le projette dans sa direction. Fisk l’arrête avec sa ceinture de champion et on pense qu’il vient de sauver sa femme.

Dans le chaos, Fisk récupère ensuite un flingue et semble prêt à exécuter Bullseye, mais Daredevil intervient et l’en empêche. Matt choisit même de sortir Poindexter de là plutôt que de le laisser se faire tuer, ce qui crée une possible alliance (de circonstance) pour le moins improbable entre les deux hommes.

En fait, la menace semble vite évacuée. Un peu trop vite, évidemment. Vanessa se retrouve finalement avec un énorme morceau de verre planté dans la tête. Son impeccable tenue blanche est ainsi souillée et le cliffhanger de l’épisode la voit a priori en train de mourir dans les bras de Fisk. Outch. Il fallait au moins ça pour redynamiser le visionnage et donner envie de poursuivre la série, honnêtement.

> Saisons critiquées sur le blog | À ne pas manquer

Lanterns – S01E02 – Trust Fall – 15/20

Si c’est toujours lent, je commence à me faire vraiment au rythme de la série et surtout à certains aspects des personnages. Je ne sais pas, on va dire que je m’attache un peu. Il y a toujours toute une partie à laquelle je n’accroche pas, certes, mais l’action est efficace et ma curiosité est piquée. Je sens que la série sait où elle veut aller, mais que moi, je ne le sais pas ; et ça me donne envie de rester. Par contre, même si j’aime bien certains aspects, je ne comprends pas le succès qu’elle semble rencontrer, parce que ça reste plutôt moyen dans l’ensemble en ce qui me concerne : trop sérieux, trop mascu, trop lent pour être un vrai coup de cœur en 2026.

Spoilers 

Alors que la bague est presque déchargée, Hal envoie John à Coast City récupérer la lanterne qui permet de la recharger. Resté à Rushville, il poursuit de son côté l’enquête sur la tuerie du stade.

White men with money? They can do whatever the fuck they want.

Bon, le cliffhanger m’a perturbé la semaine dernière, mais je suis surpris par ce début d’épisode qui reprend comme si de rien n’était dix ans auparavant. Après l’explosion du commissariat, Hal décide simplement de reprendre l’entraînement de John. Le faux suspense de l’inconnu qui approche de John endormi, j’ai trouvé ça un peu lourd, mais pour le reste, je suis quelque peu perturbé par l’intérêt de cet aperçu du futur si c’est pour reprendre ensuite comme si de rien n’était.

J’aime bien toutefois le côté entraînement où John apprend à se servir de la bague comme il peut. À défaut de savoir voler avec, il est au moins capable de créer un oiseau vert qui semble presque vivant. Cela perturbe Hal, d’autant plus que John est capable de maintenir sa création même lorsqu’il ne porte plus la bague, ce qui semble perturber notre Green Lantern en titre. Hal fait pourtant comme si de rien n’était ensuite et ça m’interroge forcément sur les limites du pouvoir de la bague (eh, ça fait longtemps que je ne me suis pas intéressé à ce héros).

En tout cas, la bague est presque déchargée et John doit aller chercher à Coast City la lanterne qui permet de la recharger. Hal lui prend un billet d’avion afin que son bleu puisse récupérer tout ce dont il a besoin chez lui. C’est un abus d’autorité, ça, non ? Il lui donne aussi pour mission de conserver l’oiseau : celui-ci peut disparaître au moment où John arrêtera de se concentrer dessus, alors ça laisse plein de possibilités de se foirer – un test un peu con, en vrai, mais je sens qu’il teste ses capacités.

Une fois débarrassé de John, Hal continue son enquête à Rushville. Il retourne au stade où quatre personnes ont été tuées, prenant ainsi place dans les gradins où il sera retrouvé mort dix ans plus tard. C’est intrigant que l’enquête continue : pour moi, comme il refuse de contacter ses supérieurs, on en avait fait le tour. Je veux dire, l’alien qu’il leur restait est mort en faisant exploser une partie du commissariat et ils n’ont plus tellement de pistes à suivre. Certes, rien ne dit encore que l’alien en question est responsable de la tuerie et ses dernières paroles sur une vengeance laissent clairement entendre qu’il y a autre chose derrière tout ça, mais tout de même, quoi. Il n’y aurait pas de série s’il se barrait, remarque.

C’est précisément ce qui donne par moments l’impression que la série ne sait pas où elle peut aller (elle sait où elle veut aller, par contre, c’est différent), surtout qu’Hal est aussi limité en pouvoir. Il n’a pas son bleu avec lui, il a un anneau presque déchargé qui le fait tomber quand il essaie de voler… Bon, il ne peut pas aller loin, quoi. Je trouve tout de même que la série gagne en intérêt avec ce second épisode qui nous montre un aspect encore plus humain du personnage.

Il décide de se rendre à une réunion publique où Kerry parle du futur de la ville et notamment du prochain match de football. Faut-il le maintenir après la tuerie ? Il y a de quoi se poser des questions. Si Billy veut surtout se débarrasser d’Hal au passage, notre Green Lantern ne le sent pas comme ça : il veut comprendre pourquoi l’alien qui s’est fait exploser parlait de vengeance et il veut continuer son enquête. Il le fait de manière surprenante en allant chercher les quatre cadavres à la morgue. L’intérêt de nous montrer le pénis du mort ? Je cherche encore, mais ça a fait parler, je me suis fait spoiler sur Twitter. Peut-être qu’il faut que je remette en question mon algorithme. Bref. Il traîne les cadavres jusqu’au stade où il se rend compte que les portiques déjà repérés plus tôt ne sont pas des détecteurs de métaux, mais des détecteurs d’extraterrestres.

Et là, l’enquête devient tout de suite plus intéressante : les quatre personnes abattues au stade étaient en réalité elles aussi des extraterrestres. La fusillade n’était donc pas une tuerie de masse complètement aléatoire comme elle en avait l’air, mais bien une attaque ciblée. Les hommes de William Macon – le beau-père de Kerry – avaient un moyen de savoir exactement qui n’était pas humain. Voilà qui explique un peu mieux pourquoi Hal refuse de lâcher l’affaire, son instinct était encore une fois le bon.

Bien sûr, Kerry est rapidement sur la piste d’Hal et essaie de comprendre ce qu’il fait. Avec les cadavres dans sa voiture, il se rend chez William Macon pour tenter d’obtenir davantage d’informations. William ne semble plus aussi intéressé par Hal que la semaine dernière : son seul but est désormais de voir Green Lantern quitter la ville au plus vite. Il confirme que la technologie vient du mystérieux bienfaiteur pour lequel il travaille, mais refuse d’en dire davantage, parce qu’il est sous contrat, blablabla. Hal, qui affirme n’avoir jamais vu des détecteurs d’extraterrestres aussi sophistiqués ailleurs dans la galaxie (d’où ça vient, bordel ?), veut savoir ce que William cache encore sur ses terres.

Le problème, c’est que William n’hésite pas à utiliser la force pour virer Hal de sa propriété, allant même jusqu’à lui tirer dessus par l’intermédiaire d’un de ses hommes. J’ai un peu de mal avec l’idée que ce soit légal, même si Kerry le confirme deux fois. Quand bien même le type est sur une propriété privée, lui tirer dessus en sachant qui il est ? Face à une shérif ? Je ne sais pas, c’est étrange les lois dans le Nebraska.

Quand Hal se réveille à l’hôpital, il découvre qu’il est menotté. Kerry sympathise l’air de rien avec lui, mais elle lui rappelle aussi que c’est elle la boss et qu’il ne peut pas continuer à ignorer son autorité devant toute la ville. C’est vrai qu’elle avait l’air un peu ridiculisée jusque-là, particulièrement dans la scène face à toute la ville où John l’interrompt, bavarde avec son mari, puis la rembarre en répondant au téléphone. J’ai envie de bien l’aimer, Kerry, puisque c’est la seule femme à qui on donne du temps d’écran, mais je n’arrive pas à lui faire confiance à 100 % (puis elle vient de Gotham, je ne sais pas, ça fait trop de liens avec l’univers de Batman, tss).

Cette scène permet surtout de glisser une information qui va avoir son importance plus tard : pendant qu’il était inconscient, Hal a prononcé le nom de Sinestro. Kerry sait qu’il s’agit d’un ancien Green Lantern passé du mauvais côté et Hal lui apprend que Sinestro était son mentor avant qu’il ne le fasse tomber. Bon, la série ne s’attarde pas énormément dessus, mais c’est clairement le genre d’information qu’elle ne balance pas pour rien – et c’est confirmé dès la fin de l’épisode.

Et puis, cette histoire de détecteurs est étrange : si Kerry savait ce qu’ils étaient, pourquoi a-t-elle mis tant de temps à croire Hal la semaine dernière quand il parlait d’extraterrestres ? Elle reconnaît finalement qu’elle avait tort au sujet de Waylon, mais explique surtout qu’elle ne voulait pas alimenter la paranoïa de William et de ses hommes. Mouais. Je ne suis pas sûr que ça réponde complètement à mes questions, mais au moins la série semble consciente du problème ? Si vous avez vu l’épisode, sérieux, vous en pensez quoi ?

Kerry se demande aussi pourquoi Hal est encore là. Ma foi, elle a les mêmes questions que moi, c’est déjà ça… Hal se contente de dire qu’il trouve toute l’affaire trop suspecte pour éliminer complètement la théorie d’une menace. C’est d’autant plus étrange que l’hôpital de la ville est désert : aucun patient, quasiment aucun personnel et du matériel qui semble encore neuf. J’ai l’impression qu’on nous ouvre des pistes, mais je ne sais pas encore quoi en faire.

Pendant ce temps, John et son petit oiseau (non, vraiment, il a un oiseau, on a dit, ce n’est pas une image cheloue pour parler de son entrejambe, promis) arrivent chez Hal, à Coast City. Celui-ci se plaint de ne pas être assez payé, mais il a une sacrée baraque. John en profite pour fouiller un peu, ce qui permet de nous montrer que Lantern a de jolis costumes, que John a très envie d’essayer, des photos avec des personnes importantes comme le pape et une vie sacrément luxueuse. Enfin, luxueuse… Il vit dans cette immense maison depuis des années et elle paraît quasiment vide ? Je suis toujours impressionné par les gens si minimaliste – si vous voyiez le bordel et tous les objets qu’il y a chez moi !

Sur les indications d’Hal, John trouve la lanterne dans une dimension de poche. Il récupère donc cette sorte de batterie géante permettant de recharger l’anneau, puis part chercher de quoi nourrir Earl, l’animal de compagnie d’Hal Jordan. Enfin, animal. C’est ce qu’on pense au départ, mais il s’agit en fait d’une énorme plante carnivore. Soit ? Je me demande s’il y aura un intérêt par la suite.

Une fois tout ça fait, John remet la clé de la baraque à sa place (franchement, cachette si peu sûre !) et… se fait kidnapper. Il est embarqué dans un van, mais comme ses ravisseurs ont la bonne idée de prendre avec eux son oiseau, John parvient à s’en sortir plutôt efficacement. J’ai beaucoup aimé la scène d’action où on le voit se battre violemment pour s’échapper, puis courir le long de l’autoroute, à contresens tant qu’à faire. Franchement, c’est un peu ce qu’il manquait au premier épisode. On ne comprend toujours pas tout ce qui est en train de se passer, mais je ne sais pas, l’action, l’oiseau, ça me plaît bien comme pistes.

Malheureusement, John se fait finalement rattraper puis interroger par un certain Antaan (c’est pratique d’avoir internet pour les noms !), un homme qui s’intéresse beaucoup à cet oiseau capable de rester en vie sans que John porte la bague. Surtout, il essaie de recruter John en lui faisant un petit cours d’histoire sur les Manhunters. Est-ce que les Lanterns ne seraient pas si gentils que ça finalement ? Difficile à dire.

L’histoire racontée est tout de même assez énorme. Avant les Green Lanterns, les Gardiens utilisaient déjà des êtres synthétiques appelés Manhunters pour faire respecter leur conception de la justice dans la galaxie. Ces créatures peuvent prendre l’apparence des espèces parmi lesquelles elles vivent et créer une technologie extrêmement avancée. Seulement voilà, leur manière de rendre la justice a quelque peu dégénéré et l’un d’eux serait notamment resté sur la planète d’Antaan, un extraterrestre, après le départ des Gardiens, prenant l’apparence de son peuple avant d’organiser tranquillement son génocide.

Pour s’assurer que John comprend bien l’horreur de ce qu’il raconte, Antaan lui fait vivre directement les souvenirs du massacre grâce à une sorte d’arme qui lui injecte les images dans le cerveau. Charmant. C’est une manière étrange de recruter quelqu’un, tout de même, mais ça permet au moins à John de comprendre pourquoi ces extraterrestres sont prêts à absolument tout pour retrouver le Manhunter responsable.

Et c’est là que tout se relie enfin à l’intrigue du stade. Hal serait arrivé après le massacre du peuple d’Antaan, aurait capturé le Manhunter et assuré qu’il serait exécuté. Pourtant, Antaan est désormais convaincu qu’il est toujours vivant et qu’il se cache sous une apparence humaine à Rushville. Les quatre extraterrestres tués pendant le match étaient justement des membres de son équipe venus le chercher, tout comme Waylon, celui qui s’est fait exploser au commissariat. Forcément, le fait qu’Hal Jordan soit arrivé en ville juste après leur mort rend notre Green Lantern particulièrement suspect à leurs yeux : est-ce qu’il protège le Manhunter ?

Voilà qui donne surtout enfin un vrai objectif clair à la saison. Les extraterrestres ne peuvent pas pénétrer tranquillement et sans risque dans Rushville puisque les détecteurs de William les repèrent (et donc, c’est William qui a tué les quatre dans le précédent épisode ?). Antaan donne alors 48 heures à John pour identifier le Manhunter qui se cache parmi les habitants. Comme il a pris forme humaine, il serait possible de le tuer sous cette forme. Et si John échoue, Antaan et les siens entreront eux-mêmes en ville en se faisant exploser jusqu’à éliminer leur cible, quitte à raser Rushville au passage. Ah oui, tout de suite, ça donne un peu plus d’enjeu et de raisons de rester à Rushville pour les épisodes suivants.

Après tout ça, John et son oiseau se rendent dans un diner typiquement ricain en revenant en ville. Il y tombe bien évidemment sur Zoe. « Bound to happen » ? Je ne pense pas. Les scénaristes veulent vraiment forcer sur cette relation, par contre. C’est con : je n’y accroche pas du tout et je ne comprends pas ce qu’on est censé y trouver. John regrette d’avoir couché avec une femme mariée, elle non ? Ben super. J’étais déjà pas bien motivé par le plan cul imposé la semaine dernière, mais si ça doit se transformer en relation cheloue toutes les semaines, je ne pense pas que je vais accrocher.

C’est con parce que le reste de l’épisode me plaisait. Bon, tout ne peut pas me plaire, après tout. Je vois aussi que Zoe est là pour être la voix de la conscience de John : elle lui permet d’expliciter ses décisions et surtout ses doutes sur Hal, ce qui a un peu plus d’intérêt maintenant qu’on sait que les extraterrestres eux-mêmes ne lui font pas confiance. Je suppose qu’elle aimerait bien qu’il se serve une nouvelle fois de son petit oiseau aussi (et cette fois, je ne parle pas de l’oiseau vert, hein), mais John semble vouloir mettre des limites.

Après tout ça, John rentre au motel où loge Hal et découvre ce qui lui est arrivé. Il ne semble pas tellement s’en inquiéter et lui donne de quoi recharger la bague. Hal est saoulé de voir que John a pris l’uniforme, mais il le lui rend bien, en fait : John a payé la location de la voiture dans laquelle Hal a foutu les cadavres des extraterrestres. La voiture est quelque peu sale, du coup.

Énervé, John décide d’interroger Hal sur les Manhunters. Il lui raconte absolument tout ce qui s’est passé, y compris le fait qu’Antaan lui a ordonné de ne rien lui dire et qu’ils n’ont désormais que 48 heures pour retrouver le Manhunter. Ça me surprend un peu. Il me semblait qu’il garderait ça pour lui au moins un temps, mais finalement il fait confiance à Hal malgré tout ce qu’il lui fait, à commencer par lui cacher que ce qu’il réussit avec l’oiseau est exceptionnel. Hal est d’ailleurs clairement déstabilisé par cette capacité : John a réussi à maintenir sa création sans même porter la bague.

Hal s’interroge sur ce que peut représenter l’oiseau pour John, mais celui-ci le désintègre sans hésiter une seconde. Dommage, je m’étais déjà fait à ce compagnon qui piaille…

Pour la fin de l’épisode, Hal enfile enfin son costume de Green Lantern et quitte la Terre. Ça fait respirer la série et étend enfin les possibilités au-delà de cette petite ville du Nebraska. Il se rend dans une prison intergalactique afin d’interroger quelqu’un sur les Manhunters : Sinestro, évidemment, l’ancien Green Lantern et ancien mentor d’Hal dont Kerry parlait un peu plus tôt.

Hal veut savoir ce qu’il connaît des Manhunters, mais Sinestro semble beaucoup plus intéressé par autre chose. Il lui explique en gros que si un Manhunter existe encore, ce n’est que la deuxième plus grande menace à laquelle Hal doit actuellement faire face. La première ? Il lui demande aussitôt de lui parler de John Stewart. Bon. C’est un cliffhanger qui me motive moins que celui de la semaine dernière, mais la question est efficace : qu’est-ce que John a de si particulier pour que son simple petit oiseau vert inquiète déjà autant Hal et intéresse Sinestro ? Une menace, vraiment ?

Et qui serait donc le Manhunter ? En vrai, toute la ville me paraît suspecte à ce stade – et l’hôpital désert ne me rassure pas tellement. Est-ce qu’il n’y a que des extraterrestres autour d’Hal ? J’ai des théories qui germent.

> Saisons critiquées sur le blog | À ne pas manquer

Lanterns – S01E01 – Pilot – 14/20

Je ne sais pas si c’est moi, mais j’ai l’impression que la moitié des acteurs de cette série a eu pour consigne de ne pas articuler. Elle manque très clairement de personnages féminins forts (au pluriel, hein) et semble sortir parfois des années 90 dans son style, mais elle fait quelques promesses dans cet épisode qui me donne envie d’y croire. Il va falloir qu’elle abandonne son côté boys club et ses épisodes d’une heure pour me plaire vraiment, mais je ne pense pas qu’elle veuille faire ça, malheureusement. Décidément, les nouveautés en ce moment, ça ne me plaît pas. Heureusement que le dernier quart d’heure m’a davantage convaincu que j’avais bien fait de rester…

Spoilers 

John est formé depuis deux mois par l’actuel Green Lantern pour devenir à son tour un Green Lantern.

It’s only one question : are you afraid?

Oh merde, 1996, c’était il y a trente ans ? Cela me fait si bizarre que les séries commencent par des flashbacks qui me permette de prendre conscience que… euh beh, j’étais né il y a trente ans. Je sais que je connais mon âge, mais c’est pas pareil. Cherchez pas, enchaînons, parlons de l’épisode :

En 1996, cela faisait déjà dix ans que Green Lantern existait aux yeux du public et que les médias l’érigeait en héros. La série nous fait ainsi une introduction intéressante avec deux gamins qui regardent la TV pour une interview de ce Green Lantern blanc. Ma foi, pourquoi pas. Ils sont trois à regarder la télé en ayant peur que leur père les chope, et c’est ironique qu’en parallèle Green Lantern soit en train de dire que la plus grande peur d’un enfant est de perdre un parent.

Le père est un militaire qui dirige ses gamins d’une main de fer. Il est inquiétant comme tout : il rentre chez lui et propose à son gamin de se mettre une pomme sur la tête avant de lui tirer dessus pour éclater la pomme. Avant tout, il demande à son fils s’il a peur – et la réponse est non. C’est une introduction plutôt efficace.

Loin de ce flashback, nous nous retrouvons ensuite en 2016 : le jeune garçon pas effrayé est devenu un homme qui s’entraîne à la salle de sport. On découvre assez vite qu’il y a une bonne raison à cela : il a été désigné comme le futur Green Lantern. Partant de là, il est donc le bleu de l’ancien, celui qu’il admirait quand il était enfant. J’aime bien l’idée, surtout qu’on sent que notre héros, John, n’apprécie pas tellement son héros d’enfance. Chaque « sir » sonne bel et bien comme un « fuck you » et c’est hilarant.

Bon, il n’empêche que tout ça est un peu plan-plan pour une série de super-héros. Le rythme est rapidement trouvé alors qu’ils se rendent à un entraînement pour apprendre à John de voler. En effet, l’ancien Green Lantern, Hal, décide alors de sortir de la voiture alors qu’elle est en marche, tout en donnant RDV à John quelques mètres plus loin. C’est… Audacieux. Notre jeune héros se jette sur la bague juste à temps pour la mettre, mais la voiture s’écrase quelques mètres plus bas.

Par chance, il s’en tire donc. Il appelle ensuite son père pour se plaindre du fait qu’on vienne de tenter de le tuer, mais ce dernier n’est absolument pas inquiet. Bien au contraire. Maintenant qu’il porte la bague, John peut accéder à un hologramme qui est contenu dans la bague : il s’agit de l’ancien Lantern, mais un peu plus jeune que celui qu’il doit rejoindre.

Il lui apprend que les Lantern doivent mettre à jour cette sauvegarde toutes les semaines, mais il ne l’a pas fait depuis dix ans, de toute évidence. Il est ainsi surpris d’avoir un bleu à entraîner et clairement dépité de voir qu’il n’a pas encore fait un excellent travail. J’ai bien aimé la scène avec cette « back-up consciousness », mais je me demande comment sans sa bague Hal a bien pu faire les quelques kilomètres en question.

Comme cela fait quarante ans que son identité est connue de tous, il est un vrai super-héros. On le retrouve alors qu’il est acclamé dans un diner au bord de la route. John finit par le rejoindre, lui parle de son back-up et hop, Hal s’envole vite loin de tout ça pour rejoindre une scène de crime où on a besoin de lui.

Quand John le retrouve enfin, six heures plus tard, c’est pour mieux entendre qu’il s’agit d’un nouvel entraînement d’Hal. Cela a bon dos de dire que tout ce qu’il fait est un entraînement, mais bon. Hal attend en fait la shérif de la ville, Kerry, qui lui rappelle qu’ils n’ont pas de juridiction pour cette affaire : ils sont supposés s’occuper uniquement des affaires extraterrestres. Seulement voilà, cette fois, ils ont affaire à une tuerie de masse assez banale et humaine.

La shérif ne croit pas à l’implication d’extra-terrestre. Hal fait tout ce qu’il peut pour la convaincre, mais elle préfère se rassurer, ce qui est plutôt compréhensible. Pourtant, on a quatre morts habillés avec le même pull que personne ne semble connaître (ils venaient assister au match pour l’équipe adversaire)…

En vrai, c’est la première scène où je suis à fond : la série manquait d’un personnage féminin – et elle en manque encore. On se retrouve ensuite avec une enquête assez basique, mais comme je m’attendais à un cop show, ce n’est pas une vraie surprise – je ne m’attendais pas à ce côté militaire du héros dès le début en revanche.

Le mystère est intéressant, parce qu’Hal n’explique pas tant que ça à John pourquoi il pense qu’il y a des aliens impliqués. Il lui demande de le croire, parce que s’il dit avoir une intuition, c’est que c’est le cas. Mouais. Pourtant, aussi insupportable soit-il, il a apparemment raison sur toute la ligne. Voilà qui va vite me souler si la série nous fait le coup plusieurs fois. De toute manière, à ce stade, je suppose qu’Hal va mourir ou disparaître (disparaître, ce serait mieux) : l’acteur peut rester grâce à la mémoire de secours dans la bague.

Bon, j’écris tout ça et j’en oublie l’essentiel : John fait une première erreur de débutant en menant son enquête, faisant comprendre à un suspect (couvert de sang mais faisant comme si de rien n’était) qu’il l’est en posant une question à Kerry. Cela mène à une rapide course poursuite que John remporte toutefois – un coup de poing, et hop. Pour autant, les autorités ne laissent pas Hal et John approcher le type pour le questionner.

En attendant qu’on leur donne l’accès, Hal entraîne John dans un bar où il utilise la bague pour créer un billet afin d’avoir la musique. C’est intéressant car ça permet de donner un peu de mythologie à la série et à la bague : Hal explique qu’elle a un pouvoir dangereux et important ; et que ce n’est pas si simple de savoir quand en faire usage. Ils peuvent, avec, « manifester » l’existence d’objets. Soit. Mon problème jusque-là, c’est que chaque fois qu’Hal commence à parler, j’ai envie de m’endormir. Ne peut-il pas articuler ?

Si John semble passionné par ce qu’il lui raconte, j’ai complètement décroché en cours de route. Heureusement, le but était juste de combler le temps, y compris pour les personnages. Hal s’amuse à mettre en boucle la même musique sur le jukebox du bar pour entamer une baston dans le bar. Cela fonctionne rapidement et ça lui permettra d’être envoyé en prison.

Pendant qu’Hal se fait battre pour être envoyé en cellule auprès de leur suspect, John se fait draguer par une nana qui pose trop de questions pour être vraiment honnête. Pourquoi lui raconte-t-il tout ? Je comprends bien l’idée de devoir nous informer sur les règles des Green Lantern, sur le fonctionnement de ce « space cop » qui a une autorité et un remplaçant en formation au cas où… mais c’est inquiétant que John raconte tout à la première femme qui lui fait les yeux doux. Et le fait qu’en plus ils couchent ensemble dans le camion de celle-ci puis qu’il utilise la bague pour lui allumer une cigarette ? C’est blasant, tout simplement.

Le lendemain, John vient récupérer Hal au commissariat où il n’a pas été mis en cellule comme il l’espérait. La shérif est assez maligne pour voir ce qu’il souhaitait faire en étant mis en prison. Cependant, elle n’est pas assez maligne pour anticiper ce que fera son mari ensuite : Billy, c’est son nom, débarque à l’audience où Green Lantern est mis en difficulté par une juge qui ne semble pas l’aimer. Partant de là, Hal embauche Billy et se retrouve libre (sous caution de 200 000 dollars, tout de même). John et lui se retrouvent ainsi invités à un barbecue chez le beau-père de Kerry… Ah les petites villes.

Le beau-père, William, les invite parce qu’il est le gros propriétaire du coin et qu’il paie la caution d’Hal, donc il est difficile de dire non. Bien sûr, Kerry essaie de prévenir John de ne pas se mettre en dette de l’homme en question afin de ne pas regretter d’être venu dans leur ville, mais bon ; il n’écoute pas. William ? Encore un acteur connu, comme c’est original. Le personnage affirme qu’il n’est pas si riche que ça, mais qu’il bosse pour quelqu’un qui l’est et dont il ne peut pas parler. Dans ce pilot, on nous répète en boucle qu’Hal est un space cop, mais pour l’instant, c’est une promesse qui n’est pas tenue.

En revanche, la série parvient à me faire éclater de rire quand il est révélé, alors que John sympathise avec le petit-fils du type, qu’il a couché avec… la grand-mère du gamin ? Elle s’appelle Zoe et semble jeune pour être grand-mère, mais bon. Soit. L’homme, en plus, sait que John a couché avec Zoe vu le sous-entendu qu’il fait. Hal est… impressionné. Pas moi. C’est si nul comme comportement de boys club là.

Le lendemain, Hal peut enfin papoter avec le suspect. Tout ça pour ça ? Au moins, la scène est intéressante pour deux aspects : elle permet à Kerry de nous psychanalyser Hal et de voir qu’il n’est pas si arrogant – juste très seul – et à la série d’enfin tenir sa promesse. Une petite question sur Harry Potter puis une autre sur Obama permet de rapidement confirmer que leur suspect est bien un extra-terrestre. Aussitôt, Green Lantern le voit comme une menace. L’homme extra-terrestre se défend plutôt bien en expliquant que théoriquement il est là pour une raison importante qui ne doit pas être connue de ses supérieurs, mais bon, ce n’est pas suffisant pour convaincre Hal.

On a rapidement un problème aussi : l’alien explique avoir une bombe dans sa colonne vertébrale, bombe qu’il fera exploser s’il est coincé et sent qu’il est en danger. Il n’en faut pas plus pour qu’on comprenne vers quoi on se dirige : boum. Hal s’énerve après lui, puis il contient l’explosion comme il peut. Il utilise sa bague (qui doit être rechargée) et enferme quelques secondes le souffle de l’explosion. Celle-ci est beaucoup moins grave que prévu : il y a une simple onde de choc qui parcourt la ville en faisant quelques dégâts. Par contre, on ne sait pas trop pourquoi il était là exactement cet alien. Ce qui est sûr, c’est que tout le monde s’en sort sans trop de problème – sauf ceux que l’alien a tué deux jours plus tôt (mais pour quelles raisons ? qui sont-ils ? et est-ce qu’il les a tués ou est-ce qu’il était simplement avec eux, parce que ce n’est pas dit explicitement qu’il tue si j’ai bien entendu ?).

La série me prend alors par surprise en terminant l’épisode en 2026. Nous y suivons John sur une route enneigée loin du désert des scènes précédentes. Il est pourtant au même endroit, puisqu’il retrouve Kerry, toujours shérif. Celle-ci a fait appel à lui car il s’est passé quelque chose dans le même stade où tout a commencé dix ans plus tôt : elle a retrouvé Hal assis dans les gradins, mort, une balle dans la tête. Et sans sa bague, que John semble chercher.

Ma foi, est-ce qu’ils font l’inverse de toutes les séries en commençant par les flashbacks explicatifs ? Quel étrange cliffhanger, je ne sais pas du tout à quoi m’attendre pour la suite. Est-ce qu’on va continuer en 2016 ou en 2026 ? J’aime bien cette surprise et le dernier quart d’heure me donne déjà beaucoup plus envie de revenir.

> Saisons critiquées sur le blog | À ne pas manquer

9-1-1 Nashville – S01E18 – Intrusive Thoughts – 16/20

C’est un épisode de fin de saison qui fait son job en menant à des cliffhangers plutôt bons qui nous servent exactement ce qu’on attendait d’un côté et une mauvaise surprise bien tordue de l’autre. Par contre, il aurait été bon de développer chaque personnage ou trouver un gros drame commun à tous pour davantage marquer dans l’entre saison. Je serai quand même au rendez-vous pour le 2×01, je suis curieux de savoir ce que les scénaristes vont inventer pour la suite (surtout qu’il y a un triangle dont on a fait le tour, à force).

Spoilers

Don et Blythe font face à l’ultimatum de Dixie.


As wise folks told me recently : phones work both way.

Suite à sa dispute avec Blythe, Don s’est barré et a décidé que la meilleure chose à faire serait d’aller voir Dixie sans la prévenir. En soi, pourquoi pas… Mais que tout ça soit un rêve de Don qui vire en rêve érotique, au secours, quoi. Finalement, Don s’est rendu à la caserne pour dormir. Pas de bol, il y croise son fils : Taylor ayant viré Blue de chez lui, il dort désormais à la caserne lui aussi. Dormir au taf, quelle belle idée. Hâte qu’il y fasse des douches de 20 minutes, tiens.

En attendant, il se contente de dire à son père d’appeler Blythe si elle lui manque tant que ça. S’il lui manque aussi, Blythe est encore énervée qu’il ne reconnaisse pas son lien avec Dixie. Elle refuse donc d’enterrer la hache de guerre – ben oui, elle adore la guerre. Comme tous les coups sont permis, Blythe se met à chercher parmi les gens qui connaissent ses secrets qui pourrait bien la trahir : son père, son pasteur, sa pote Gina, son ex Patrick ou Cam. Cette dernière se défend bien mal mais est au-dessus de tout soupçon.

Le suspect idéal est au contraire Patrick, l’ex jaloux de Blythe. Elle décide donc de le revoir pour le confronter et en savoir plus sur ce qu’il se passe. Son but est de savoir s’il est la source. Est-ce qu’il y a besoin de se voir pour ça ? Probablement pas, mais bon. Le pire, c’est que ce n’est pas lui et que Blythe s’en rend compte quand il flippe de savoir que son nom va sortir dans une prochaine chanson. En effet, la dernière fois qu’il a couché avec Blythe, il était déjà en couple avec celle qui deviendrait sa femme. Il a peur du divorce… et Blythe découvre qu’il est le connard que Don disait qu’il était. Hilarant, non ?

Bien sûr, pendant que Blythe fait tout ça, Don essaie d’empêcher la troisième guerre mondiale de son côté. Dixie est la connasse originelle : elle propose toujours 2 millions de dollars ou la réintégration dans la famille, mais aussi une troisième option alléchante selon elle. Si Don couche avec elle le lendemain, elle arrêtera tout. LOL. Il refuse d’abord, avant de voir que Blythe recontacte Patrick et d’imaginer qu’elle retourne dans ses bras. C’est tellement gros. C’est la seule raison pour laquelle Blythe devait voir Patrick. Le truc, c’est que ça se voit.

Alors que Don accepte de coucher avec Dixie, Blythe contacte son père. Si celui-ci veut laisser les gens parler et semble s’en foutre des coucheries ou ragots autour de sa fille, il remarque tout de même qu’il manque un suspect sur la liste de Blythe. Par contre, à quel moment on est censé avoir de la sympathie pour Don quand il envisage vraiment de coucher avec Dixie ? Le simple fait qu’il le considère est ridicule et casse tout.

Malheureusement pour Dixie, ce n’est pas Don qui débarque chez elle, mais Blythe. La source de Dixie s’avère tout simplement être le détective privé qu’elle et son père avaient engagé il y a des années. Je trouve ça nul, j’espérais tellement que Dixie couche avec le père de Blythe. On, il faudra se passer de ce twist fun, je suppose. À la place, on nous explique que Blythe a toutes les cartes en main à présent : elle a trouvé la source de Dixie qui n’aura plus rien à lui fournir maintenant qu’il est viré ET elle a racheté son label musical.

Au pire, Blythe se dit prête à assumer ses erreurs passées. OK. Bien sûr, Dixie ne dépose pas les armes pour autant. Afin de stopper une Blythe qui est trop fière d’elle pour son propre bien, elle révèle ainsi que Don est en chemin pour tirer son coup avec elle. C’est faux, malheureusement : Don a fait demi-tour en voyant des cavaliers sur sa route car ça lui a rappelé son couple avec Blythe. Mais au secours, quoi.

Blythe ne sait pas tout ça et vit très mal cette trahison. Persuadée en voyant les échanges SMS de son mari et son ex qu’ils vont recoucher ensemble, elle en vient aux mains avec Dixie. Le crépage de chignons qu’on attendait depuis le début de la saison a enfin lieu et c’est un peu jouissif. C’est le gros cliffhanger de cette saison : elles se battent et on sent qu’un accident est sur le point d’arriver. Il n’arrive pas cependant, ce qui laisse la porte ouverte à toutes les fenêtres, comme on dit. La suite en octobre, tss.

C’est une fin de saison alors il nous faut un gros cas pour boucler celle-ci en théorie. Ce n’est pas du tout ce qu’on nous sert pourtant. On a une rockstar qui répète pour son prochain concert, mais rien ne se passe de vraiment grave. D’accord, toute son équipe technique est intoxiquée et fait un AVC, mais bon, tout le monde survit finalement. On a même un petit gag avec Blue qui s’avère être un ancien roadie qui sait que débrancher une machine peut la rebooter. Je veux bien y croire pour plein de choses, mais pas pour ce genre de machine.

La deuxième « intervention » de l’épisode n’en est pas une : Cam reçoit un appel d’une femme qui s’inquiète pour son amie qui pourrait être suicidaire. C’est effectivement le cas : l’amie en question a perdu son mari l’année précédente. À défaut d’avoir une vraie intrigue pour Camie dans cet épisode, on se contentera donc de cet appel qui fait écho à son propre deuil de son mari, mort trois ans plus tôt. Elle décide de partager sa vie avec cette inconnue au bout du fil pour trouver les mots qu’il faut pour la convaincre de ne pas sauter d’un pont.

Finalement, la femme sautera bien du pont mais sera sauvée par les autres actions de Cam qui a fait en sorte que des camions puissent la réceptionner. La suicidaire survit donc et peut révéler à l’opératrice qu’elle a regretté son geste au moment même où elle a sauté : c’est un retour d’expérience que les opérateurs entendent souvent et j’imagine que pour la prévention du suicide, c’est une bonne chose de nous le rappeler. On a un instinct de survie et personne ne souhaite mourir.

Du côté des intrigues expédiées dans cet épisode, il faut noter que Blue emménage finalement dans son propre appartement, avec l’aide de Taylor, qui roucoule toujours dans ses bras, et Roxxie, qui roucoule hors écran avec Elena parce que faut pas déconner, on ne va pas leur filer des scènes deux épisodes de suite. Les trois personnages sont complètement négligés par cet épisode final, je trouve, et c’est étrange de ne pas avoir prévu un plus gros drama et davantage de cliffhangers. On fera avec (et puis, je ne me souviens même pas du cliff de la série-mère, c’est dire).

Enfin, Ryan et Samantha sont de retour pour autre chose que les interventions du pompier après un ou deux épisodes sans progression. La grossesse de cette dernière avance bien : le couple apprend donc qu’ils attendent une petite fille qui semble en parfaite santé pour le moment. Malheureusement, on conseille aussi à Samantha de voir un oncologue. C’est mal barré.

Elle apprend qu’elle a probablement un cancer et qu’il faut faire davantage d’examens. Concrètement tout ça sert surtout à nous faire une fin de saison difficile pour Ryan : ils apprennent qu’il faudra peut-être faire un choix entre le bébé et Samantha. Si Ryan est évidemment prêt à sacrifier la fille qu’il ne connaît pas encore, Sam est déjà mère et refuse d’envisager l’avortement ; surtout que ça signifierait une opération la privant de pouvoir devenir mère. Cela m’a un peu gonflé que son argument en réponse à Ryan soit qu’il souhaite devenir père, parce qu’à aucun moment tu sacrifies ta vie pour le rêve de gamin de ton mec, mais j’ai autrement plutôt aimé le blabla larmoyant sur l’instinct maternel.

C’est moche de vieillir, que voulez-vous ? L’intervention qui voit les pompiers secourir une jeune femme qui, pour sauver son bébé, a arrêté à mains nues une énorme tondeuse conduite par un type en plein arrêt cardiaque, quitte à saigner de la jambe et se brûler les mains est superbe. La super-force des mamans, c’est un truc de fou qui a été documenté plein de fois. Cela fait un peu rêver et doit faire culpabiliser des femmes qui n’ont pas pu l’avoir quand les circonstances l’exigeaient, mais c’est chouette que ce bébé ne passe pas sous la tondeuse.

Bon, autrement, ça permet à Ryan de comprendre ce qu’est la détermination d’une mère – et celle de sa femme. Il rentre donc chez lui pour dire à Samantha qu’il la comprend et qu’il est prêt à la suivre dans son sacrifice si cela devait se produire… Ils arrivent encore à passer un bon moment à préparer la chambre de leur fille en riant et tout, mais le dernier cliffhanger de cette saison voit Samantha recevoir l’appel de son médecin.

Alors, cancer ou pas ? RDV en octobre.

En bref

La série est très loin d’être parfaite et cumule plus d’un défaut : rythme saccadé, interventions over the top, triangle amoureux insupportable, acteurs qui jouent souvent mal, épisodes en dents-de-scie… Non, vraiment rien ne va. Pourtant, je suis encore là après 18 épisodes, parce qu’il faut bien reconnaître que les twists permanents fonctionnent. Je suis fan de soap et c’est loin d’être le pire.

Concrètement, ça offre une bonne dose de divertissement ; même quand c’est n’importe quoi. Quand c’est le cas, ça me fait rire. Quand ça ne l’est pas, j’accroche à un personnage ou à une sous-intrigue, et hop. Cela dit, il faudra quand même que la saison 2 trouve un moyen de consolider tout ça, parce qu’il y a beaucoup de personnages dont on sait finalement peu de choses en cette fin de saison – et c’est dommage car c’est supposé être le cœur de la série.

> Saisons critiquées sur le blog | À ne pas manquer