Maximum Pleasure Guaranteed – S01E02 – YABA – 17/20

Les choix qui sont faits ne sont pas ceux auxquels je m’attendais : j’ai l’impression qu’on va passer à côté d’une intrigue très chouette et évidente sur les dangers d’internet pour se diriger vers un thriller plus inattendu, plus complexe et peut-être même plus sanglants. Une chose est sûre : la série fonctionne et est diablement efficace pour l’instant. J’ai déjà hâte de voir la suite. Quelle idée de voir ces épisodes le jour même de la diffusion, maintenant, il faut que j’attende !

Spoilers 

Paula est paniquée par sa découverte et elle se laisse guider par sa peur – qui lui dicte des choses parfois inattendues.

I think I’ll solve a murder instead. It’s fun too. You should try it sometimes.

Je peux bien caser 36 minutes de visionnage supplémentaire avant d’aller me coucher, pas vrai ? L’épisode reprend a priori sur son cliffhanger avec des plans de la maison de Trevor et Paula qui se cache dans la maison… mais on nous sort finalement un flashback. Est-ce que je suis convaincu par cette structure ? Non, car je ne supporte plus les flashbacks dernièrement – je sais que c’est nécessaire parfois, mais là, rien n’empêchait de monter cette histoire dans un ordre linéaire, si ?

Bon, l’avantage, c’est que Trevor est encore en vie. Je trouvais ça étonnant que la série se débarrasse si vite de son lead masculin sexy – en le mettant en slip, certes, mais tout de même. On retrouve Trevor en vie dans sa baignoire puis dans un bar. J’ai d’abord cru qu’il parlait à son père, mais la scène tourne très clairement à la romance gay et ça m’a tendu. Trev est clairement en train de manipuler un daddy pour se récupérer de la thune, non ? Pourquoi faut-il toujours que les bisexuels dans les séries soient psychopathes, arnaqueurs ou salopards, hein ?

Et en même temps, je dis ça, mais il est plutôt honnête avec lui, à parler de son envie de projet immobilier pour étudiants et à écouter les conseils de ce daddy qui veut apparemment l’aider à faire fortune. Touché par ça, Trevor lui explique qu’il a déjà mis 30% de l’argent de son projet de côté et qu’il aimerait vraiment qu’il investisse avec lui. Comment son mec pourrait-il dire non à Trevor ?

Apparemment, il ne peut pas. Ils passent tout de même la nuit séparés, parce que le copain aurait un job et des responsabilités. Trevor n’en est pas moins accro à son mec – et lui fait comprendre en envoyant une dickpic avec un bonbon qu’il continue à manger après. Etrange.

Contre toute attente, c’est le lendemain matin qu’un tueur s’en prend à Trevor. OK. Je m’y attendais quand j’ai vu son slip, et la petite musique qui pouvait facilement tourner au drame ironique. Le tueur ne laisse aucune chance à Trevor, en plus, c’est terrible et on ne nous épargne pas les détails de la manière dont il se fait tuer.

Le tueur qui sort de nulle part a priori ? C’est son mec. Je ne m’y attendais pas, franchement. Le type décide ensuite de faire un grand ménage dans la maison, mais c’est pour mieux retrouver une clé USB. Quand il va mettre toutes ses affaires dans sa voiture, le tueur ne fait pas attention à Paula. C’est pourtant le moment qu’elle choisit pour se rendre chez Trevor. Il ne la voit pas s’introduire dans la maison comme nous ne l’avions pas vue repérer cet homme dans l’épisode précédent.

Et voilà, fin du flashback, retour au présent pour le générique : Paula entend le meurtrier de Trevor s’approcher. Elle n’a vraiment pas de chance, franchement. Se faire arnaquer comme ça par un type, le traquer pour mieux le trouver mort, elle a un karma de merde. Elle se cache dans un placard et fait bien : ça lui permet de voir les chaussures du tueur, qu’elle identifiera plus tard comme celles de Trevor.

Je n’ai pas trop compris pourquoi elle s’est mise à bouger alors que le tueur se servait d’une scie, par contre. Autant rester immobile dans ce cas-là non ? Comme pour me contredire, son portable sonne alors. Elle a bon espoir de ne pas être entendue, mais bien sûr, le tueur l’a bien repérée. La musique est une nouvelle fois ô combien top pour un thriller et de l’action. Elle s’échappe comme elle peut par la fenêtre de la salle de bain, sur le toit.

Elle tombe dans les poubelles et réussit à se couper le bras. J’en retiens qu’il vaut mieux laisser la police faire son travail, putain. En plus, évidemment, elle réussit à se barrer au volant de sa voiture MAIS pas sans laisser un sac plastique derrière elle. C’était sûr. Il y aura l’adresse de son bar préféré, c’est évident.

Elle s’éloigne à toute vitesse de la maison de Trevor, puis finit par s’arrêter pour s’occuper de sa blessure au bras et appeler le 911 – bon, sauf que Karl l’appelle au même moment. Elle a la drôle d’idée de décrocher et de devoir gérer le drama insupportable et inutile de sa fille (elle n’avait qu’à pas être une soccer mom) qui veut ses nouveaux crampons. Paula a plutôt peur d’avoir été suivie elle, mais quand ça commence enfin à s’arranger pour elle, Karl se sépare d’Hazel et recommence à lui parler de la garde qu’elle n’aura jamais.

La menace des avocats est efficace sur Paula : elle décide finalement de ne pas appeler le 911. C’est la pire des idées, franchement ! Elle raccroche et continue sa journée comme si de rien n’était. Je ne comprends pas. Enfin, si, et c’est ça le pire : je comprends bien que la menace des avocats lui fait faire n’importe quoi.

Pendant ce temps, la voisine de Trevor voit le chat de celui-ci débarquer chez elle avec… la langue de Trevor. Bon dieu, voilà une scène inattendue.

Paula tente ensuite de soigner son bras comme elle peut, et alors qu’elle le fait, elle est bombardée de messages et d’appel, principalement du boulot, mais aussi d’un certain Steve qu’elle ne connaît pas et de Karl. Paula ignore son téléphone, ce qui est une mauvaise idée, et se rend plutôt chez son ex, où elle tombe comme prévu sur Mallory, la nouvelle copine de Karl. C’est terrible comme elle a l’air parfaite cette copine.

Bon, en revanche, parfaite, mais maligne à essayer de faire avouer à Paula ce qu’il se passe ou son alcoolisme pour lui retirer la garde. Bitch. La scène où Paula remet Mallory à sa place est exceptionnellement parfaite – j’adore comment elle lui dit très justement qu’Hazel est sa fille et que c’est à elle, pas à Mallory, de pourrir sa vie. Paula n’en est pas moins très en retard à son travail. Elle s’y rend finalement pour mieux se faire engueuler comme une gamine par sa boss. Elle est un peu insupportable, même si elle a raison. Je m’attendais vraiment à ce que le harcèlement sur son téléphone mène à autre chose et je suis surpris que ce ne soit pas le cas – il reste qu’elle reçoit beaucoup de messages de Steve sans savoir qui il est.

Forcément, ça aura un impact à jouer, mais pour l’instant, elle doit d’abord bâcler son travail en rushant comme elle peut… jusqu’à ce qu’elle soit interrompue par l’arrivée de Gonzales à son boulot. Cette dernière est l’enquêtrice que Paula a contacté dans le premier épisode et qui débarque pour laisser une chance à Paula de raconter sa version des faits : le corps de Trevor a été retrouvé.

Paula est assez maligne pour dire toute la vérité. La vérité est étrange, toutefois. J’ai adoré la scène où ses deux collègues voient l’inspectrice et se mettent à bitcher sur Paula, pour savoir ce qu’elle a bien pu faire. Ils m’ont fait tellement rire là où la série aurait dû choisir la voie du drama. C’est un drama après tout, surtout que Tatiana Maslany déchire tout dans sa prestation.

De manière étonnante, Gonzales décide de croire Paula quand elle lui explique sa version des faits et sa peur des avocats de son ex. Je ne sais pas, c’est un peu déroutant : elle était sur la scène de crime, n’a pas signalé le crime et est la seule à avoir un mobile a priori, à ce stade de l’enquête. D’ailleurs, j’ai hâte de savoir le mobile du mec.

De manière encore plus étonnante, Paula décide de dire toute la vérité à ses collègues : elle parle d’abord de rencontre amoureuse, puis avoue qu’elle ne l’a pas croisée sur un site de rencontres. Tatiana Maslany est une actrice incroyable, je suis tellement heureux de la revoir sur mon écran – sa prestation suffit à comprendre le besoin de parler du personnage ; même si elle semble terriblement isolée et sans aucune personne à qui faire confiance. Elle mérite tous les rôles du monde, non ? Elle est incroyable dans cette scène où elle s’ouvre totalement à ses collègues et est au bord de la dépression. Les collègues me font plus rire qu’autre chose, eux, mais je ne sais pas pourquoi elle leur fait confiance.

Pour autant, la vie continue et c’est peut-être le plus impressionnant : elle parvient à continuer de vivre comme si de rien n’était au milieu de tout le bordel qui lui arrive. C’est sûrement ça qui donnait l’impression, dans la bande annonce, d’avoir à nouveau affaire à Orphan Black. Ainsi, Paula se rend ensuite à l’entraînement de foot de sa fille où elle est désormais coach. Elle y rencontre le fameux Steve qui envoyait plein de messages et qui est un autre papa divorcé, mais prend encore le temps de s’occuper de sa fille. Elle est une mère incroyable avec elle. Mallory peut dire ce qu’elle veut, Paula est une bonne mère qui explique à sa fille qu’elle est une badass (YABA : You’re a badass).

En parallèle, la collègue de Paula se rend auprès de leur boss pour proposer un papier et se faire remarquer pour une promotion en tant que journaliste. On voit bien où ça va, surtout quand son papier n’est pas assez bon aux yeux de la boss qui veut quelque chose de plus accrocheur. La collègue va tellement raconter l’histoire de Paula, c’est fou.

Loin de s’en douter, Paula passe ensuite une soirée parfaite avec Hazel. Elle est loin aussi de se douter qu’un tueur est à présent sur ses traces. Devant la maison de Trevor, le tueur retrouve le sac plastique oublié par Paula. Il contient les fameux crampons d’Hazel. Comment ça, la police n’a pas trouvé ce sac suspect juste à côté de la maison ? Ah lala que c’est frustrant. Pendant que les flics visionnent des heures de sexe entre Trevor et ses clients prêts à être arnaqués, le tueur lui est déjà sur la piste d’Hazel. Et avec un prénom pareil, ça va être facile de remonter jusqu’à Paula, je pense.

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Maximum Pleasure Guaranteed – S01E01 – Magnets – 15/20

Je ne saisis pas encore le choix du titre, mais je suis content de ne pas avoir su le premier twist de la série avant de me lancer. Très clairement, elle prend son temps à s’installer, et peut-être même un peu trop pour que je sois vraiment à fond. Je sens tout le potentiel, l’histoire est vraiment bonne, il y a plein de personnages secondaires que l’on a envie de suivre et… Tatiana Maslany, bordel, quel bonheur de la retrouver ! Sans être exceptionnelle, la série m’accroche juste ce qu’il faut pour peut-être réussir à m’embarquer toute la saison. Je sens qu’elle peut devenir excellente ; j’ai bon espoir.

Spoilers 

Paula est séduite par Trevor, un jeune qu’elle paie pour passer du bon temps sur internet.

And I’ll fall asleep, I’m old and broken.

Avant même de commencer, la série a déjà un excellent bon point : l’épisode ne dure que 40 minutes. Il ne manquerait plus qu’un générique pour que ce soit parfait et devinez quoi ? La série a un générique ! C’est exactement le format que je regrette et ça commence si bien pour que la série puisse devenir un coup de cœur. Reste à savoir quel événement viendra bouleverser l’héroïne pour que ça en fasse une bonne série.

En attendant, la première réplique est pour Tatiana Maslany dans le rôle de Paula qui veut tuer quelqu’un avec un pistolet à glu ? Est-ce que le rôle est écrit pour elle ? Je ne sais pas trop. J’aime déjà l’ambiance de cette première scène qui est un vrai exemple d’introduction des personnages : Paula, mère célibataire débordée qui essaie d’installer son appartement comme il faut pour récupérer la garde de sa fille Hezel alors que son ex Karl est psychorigide parle avec Trevor.

La conversation semble toute gentille, elle lui raconte vraiment ses problèmes comme elle le ferait avec un ami. Le problème, c’est que Trevor n’est pas son ami. C’est un jeune homme qu’elle paie pour des sessions d’une heure, et ce ne sont pas des sessions de psy. Non, non, très vite la première scène tourne au sexe virtuel entre eux. Ma foi, c’est un début de série quoi. Il faut toujours du sexe dans les premières scènes, désormais. C’est un effet de mode assez visible.

Le lendemain, Paula écoute de la bonne musique en allant au boulot, puis fait ce qu’elle peut pour gérer à la fois sa fille qui l’appelle et ses collègues. Bordel, il y a beaucoup trop de visages connus dans ses collègues ! C’est plutôt une bonne chose, mais j’attends encore de voir si j’aime la série. Elle a ce qu’il faut, mais pour l’instant, je ne suis pas encore à fond dedans. Paula édite des textes et fait du fact checking, soit. Sa boss est exigeante sur les deadlines, pas sur le factchecking ; elle lui vend une promotion pour la motiver ; ses collègues sont drôles.

Après tout ça, Paula fait une pause aux toilettes. Vous vous doutez bien que si on voit ça, c’est qu’elle n’y va pas que pour soulager sa vessie. Elle préfère en effet regarder une vidéo de Trevor en ligne. Il est déjà à poil en pleine journée, avec un pote tout aussi sexy bien sûr. Cela dit, Paula n’est pas là pour se toucher au taf, elle veut juste réserver une session d’une heure avec lui le soir même.

Il est sacrément dispo pour un type sexy ce monsieur. C’est tellement bizarre la relation qu’on nous présente – elle le paie, il semble heureux de la retrouver et entretient très clairement l’illusion d’une relation amoureuse. Quel job absolument atroce que le sien.

Cela dit, durant la soirée parfaite qu’elle a booké, quelqu’un frappe à la porte de Trev. Il va ouvrir la porte et ce n’est pas une bonne nouvelle qu’il y a derrière, bien au contraire : c’est un autre homme, cagoulé. Celui-ci tabasse Trevor devant la caméra. Paula est paniquée et ne sait pas quoi faire : elle décide donc de filmer l’agression pour que ça arrête l’homme. Ce n’est malheureusement pas le cas, l’homme cagoulé se contente de regarder la caméra et de parler à Paula dans une langue que je ne connais pas. Les sous-titres me disent que c’est du serbe. C’est déjà ça.

Bien sûr, Paula contacte ensuite la police. J’aime bien l’enquêtrice qui lui rend visite et est immédiatement sceptique de ce qu’elle voit. Elle informe Paula qu’il peut s’agir d’une arnaque, que tout ça paraît bien faux et qu’on pourrait bien l’avoir filmée ou tenter de l’extorquer. C’est une bonne chose qu’elle soit divorcée, au moins, son couple n’est pas trop en danger. Cela ne calme pas Paula qui a bien peur de s’être faite avoir, même si elle défend Trevor à plus d’une occasion. Elle est sûre qu’il vit près d’elle, même si elle ne sait pas où exactement et a plein d’arguments pour le défendre.

Si cette intrigue est intéressante, on est sur un premier épisode de série et il faut introduire plein d’autres choses. La détective s’en va donc après avoir expliquée à Paula que les gens humains comme elle sont des magnets pour les arnaqueurs et Paula doit reprendre le cours de sa vie. Le lendemain, elle se rend donc chez Karl pour récupérer sa fille. On ne peut pas dire que ça se passe à merveille avec son ex : oh, la conversation est civile, mais c’est suffisamment bien écrit pour qu’on sente qu’il s’agit d’un couple divorcé avec des tensions.

Hezel met trois plombes à venir voir sa mère, mais elle finit par venir et Paula peut reprendre sa vie familiale : une vidéo TikTok, une soirée pizza, un appel de Trevor pour lui dire qu’il est kidnappé. Oh, oups, pas si vie familiale tranquille que ça ! Trevor réclame donc de l’argent et ça sent bon l’arnaque habituelle. C’est triste. Quand Paula trouve la force de lui raccrocher au nez, un deuxième appel, du « kidnappeur » cette fois, l’informe que Trev va mourir si elle ne paie pas.

La police lui explique qu’il faut ignorer les appels, une fois de plus. Le lendemain, c’est Hezel qui décroche le téléphone, parce que sa mère est sous la douche. Paula est terrifiée de ce que sa fille aurait pu entendre ou de ce qui aurait pu se passer, alors elle l’engueule, avant de la réconforter. La chantilly suffit vraiment ? Tant mieux.

J’ai eu un peu peur dans la scène suivante que ça tourne en kidnapping d’Hazel devant l’école, mais finalement, la série met en place son côté thriller d’une manière bien plus subtile : alors que ses collègues factchecker parlent de l’IA qui remplace progressivement leur job (je commence à les apprécier, je crois), Paula reçoit un appel sur son lieu de travail. C’est un appel de Trevor, évidemment.

S’il continue de lui faire croire qu’il va mourir, elle finit par le confronter et lui dire ouvertement qu’elle sait qu’il s’agit d’une arnaque. La série prend une tournure que j’aime quand Trevor fait tomber le masque et révèle qu’il s’en fiche pas mal : elle va devoir payer car ils savent toute sa vie. Outre ce qu’elle a pu dire, Paula prend conscience que la caméra a montré beaucoup de choses aussi : le planning scolaire de sa fille ou de ses activités extra-scolaires par exemple.

Terrifiée, Paula se dit qu’il faut peut-être contre-attaquer. Moi, je me demande surtout ce que Trevor et son complice attendent pour commencer à attaquer vraiment. Il est évident que Paula va voir sa vie détruite par cet événement, sinon il n’y aurait pas de série. Le plus frustrant est toutefois que la police n’a pas le temps pour elle. La détective est excellente à lui faire un fact check (ironique, non ?) de la réalité : elle n’est pas sa pote, Paula devrait suivre ses conseils plutôt que de mener son enquête de son côté.

Pourtant, l’enquête de Paula est plutôt excellente : elle parvient même à déterminer une adresse approximative pour Trevor à partir de la vidéo de son agression simulée. C’est convaincant, mais toujours pas assez pour la police, donc. Malgré les conseils très explicites de la détective, Paula ne change toujours pas de numéro pour autant, ce qui permet à son ex de l’appeler pour lui dire qu’elle aura bien sa fille pour les vacances. Paula considère que c’est une bonne nouvelle, mais je n’en suis pas si sûr : Trevor sait qu’elle voulait partir avec elle, après tout.

Comme elle a un peu de temps le soir après s’être occupée de sa fille, Paula finit par appeler son opérateur pour changer de numéro. Elle n’est pas encore sûre de le faire, comme c’est loin d’être évident. La pression psychologique s’apprête tout de même à monter d’un cran : quand elle dépose sa fille le lendemain chez Karl, ce dernier l’informe qu’il a reçu un appel de Trevor.

Il ne comprend pas pourquoi son ex a probablement couché avec un jeune de 20 ans et lui a raconté toute sa vie. Il met un terme à l’idée des vacances mère-fille, forcément, mais prévient aussi qu’il va prévenir ses avocats et que ça pourra jouer sur la garde. Oui, il fait tout ça sans même savoir exactement qui est Trevor, juste parce que ce gamin de 20 ans semble être un peu dérangé.

S’il savait la vérité, ce serait bien pire pour elle. Coincée dans un embouteillage en rentrant chez elle, Paula s’énerve. Elle a bien raison de s’énerver, je trouve, parce qu’elle est aussi coincée dans sa vie. Elle décide donc, sur un coup de tête, de se rendre dans la rue où elle imagine que Trevor vit. La voilà donc qui traverse une bonne partie de l’Etat pour rejoindre sa ville et enquêter jusqu’à trouver sa maison.

Armée d’une batte de baseball (mais que compte-t-elle faire au juste ?), elle sonne à la porte. Celle-ci n’étant pas verrouillée, elle peut carrément entrer dans la maison, qui est à proximité de la mer et de l’aéroport. La voilà qui se met à fouiller toute la maison. Franchement, la maison est bien plus belle que son appartement. Le problème, c’est qu’en fouillant la maison, elle finit par tomber sur le cadavre de Trevor, dans la baignoire.

Si je m’y attendais depuis qu’elle fouillait la maison, je ne m’attendais vraiment pas à ce cliffhanger. Parce qu’évidemment, le tueur de Trevor arrive pile à ce moment-là. Ah putain, c’est un cliff vraiment efficace qui me donne envie de poursuivre la série. Ce n’est pas raisonnable à 23h, et pourtant, regardez-moi bien le faire !

PS : la BO de la série est incroyable, j’adore !

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Euphoria – S03E06 – Stand Still and See – 12/20

Si je m’interdisais de descendre si bas jusqu’ici, il faut bien reconnaître que cette saison ne tient pas ses promesses. Après plusieurs années d’attente et sans garantie de retrouver les personnages avant genre 2030, c’est tout de même frustrant de voir la série s’intéresser davantage à un nouveau dont je n’ai rien à faire et ignorer autant ses stars des débuts. Je n’adhère pas, surtout que la série perd vraiment de son prestige et de son brio côté réal. Quel dommage !

Spoilers 

Rue est toujours coincée entre Alamo, Laurie et le DEA.

Never again will a bitch outsmart him.

Que dire en intro de cet article qui ne soit pas déjà dit dans mon article paru ce week-end : Euphoria va-t-elle (vraiment) trop loin ? Je suis déçu par l’absence de message vraiment pertinent de cette saison, mais je continue d’espérer que la fin de saison saura me surprendre. En attendant, je me contente aussi des critiques de Faces of Death sur les réseaux sociaux, la violence et le besoin de célébrité maladif de certains influenceurs. Quel rapport avec Euphoria me direz-vous ? C’est simple, l’actrice principale de ce film (qui n’est jamais qu’un ersatz de Black Mirror, avec les mêmes défauts que le peu que j’ai pu voir de cette « série », d’ailleurs) est Barbie Ferreira.

À défaut de voir Kat cette saison (l’actrice est partie de la série car elle refusait une intrigue sur les troubles alimentaires), j’ai ainsi au moins pu la voir dans ce film sorti ce week-end sur Shudder et inspiré par celui de 1976 qui portait le même titre. C’était loin d’être grandiose, mais le film a ses quelques bons moments, et c’est déjà ça. Je n’ai pas grand-chose de plus à en dire, à part que les âmes sensibles feraient mieux de s’abstenir, parce que c’est un film d’horreur Shudder, quoi. Et il a ses quelques scènes gores et petits traumas insidieux possibles.

Cela dit, cette saison d’Euphoria aussi a ce qu’il faut dans le genre. C’est ma transition toute trouvée pour enfin commencer à vous parler de cet épisode, oui. Je dois bien vous avouer, mais vous vous en doutez déjà, que le début m’a fait lever les yeux au ciel : Rue nous raconte l’enfance d’Alamo.

Je sais bien que la voix-off de Rue est bien plus omnisciente qu’elle le devrait dans beaucoup d’épisodes, mais là, ça m’a fait bizarre qu’elle soit capable de nous donner tant d’informations sur le passé de son boss. Que l’épisode fasse un tel détour ne m’a pas convaincu, en plus. Qu’est-ce que ça peut bien me faire de savoir comment Alamo est passé de petit garçon mignon qui va à l’Eglise à psychopathe trafiquant de drogue ?

J’étais content d’entendre un peu de gospel, c’est vrai, mais à part ça, ce début d’épisode qui nous présente son beau-père Preston ne me passionne pas, quoi. Preston apporte plein d’argent dans la vie d’Alamo et on comprend donc qu’il s’est habitué à la vie de palace puisque sa mère adorait ça. Et ça aussi, on la comprend, je crois… mais il faut se poser des questions sur toute cette thune.

Alors que Preston s’apprête à demander la mère d’Alamo en mariage, celle-ci décide de le quitter : elle rentre de vacances pour mieux découvrir que tout leur appartement a été volé. On les dépossède des meubles et surtout des bijoux ? Elle prend son fils et se casse.

Le problème, c’est qu’elle l’emmène directement chez un autre homme qui est clairement son amant. Eh oui, la mère d’Alamo est en fait une escroc : elle a monté une arnaque énorme pour récupérer l’argent de ce pauvre Preston. Elle le dépossède de tout ce qu’il a en faisant cambrioler le tout et en le livrant chez son amant.

Seulement voilà, c’est Alamo qui se sent le plus victime dans cette affaire, parce qu’il se fait avoir autant que Preston. C’est con. Il jure donc qu’aucune femme ne pourra plus jamais l’avoir comme sa mère l’a fait.

De retour dans le présent, quelle surprise ! Alamo ne tue pas Rue. Il se contente de lui faire peur pour qu’elle crache toutes les informations. Cela prend peu de temps pour que Rue trouve un moyen de s’en sortir, encore et toujours.

Rue se débrouille donc pour appeler Faye en restant complètement enterrée. On va dire qu’ils sont pris son portable avant ? Allez savoir. Ce qui est sûr, c’est qu’elle n’a pas trop de mal à convaincre à Faye de trahir son copain actuel. Ce taré lui a tatoué une croix gammée sans la prévenir, en même temps, et surtout, Rue est assez maligne pour mentionner Fez. Elle parvient donc à obtenir de Faye qu’elle prenne une photo du coffre-fort de Laurie.

La photo arrive à temps dans les mains d’Alamo : il a rendez-vous avec Laurie et ses hommes qui débarquent chez lui pour papoter business. Franchement, ces intrigues de grands dealers de drogues qui se parlent sans cesse à couteaux tirés et flingues en main ? Ce n’est pas la série que j’aimais ça. Autant vous dire que j’ai vite décroché vite fait de la conversation où Laurie se vante d’avoir une nouvelle mule et beaucoup, beaucoup de drogues à faire passer.

Alamo la menace encore quand il est temps de passer un marché avec elle, mais le marché se fait – et le DEA entend tout grâce à Rue. Je me demande à quel point ils s’intéressent aussi à Alamo qui veut voler le contenu du coffre-fort de Laurie à son tour.

Après tout ça, Rue retrouve Jules chez elle. Jules vit dangereusement à ce stade, parce qu’elle ne souhaite pas perdre son sugar daddy a priori. Alors qu’elle peint un super tableau, Rue lui déclare lus ou moins son amour, à sa façon. Elle essaie de la convaincre de passer plus de temps avec elle et lui annonce qu’elle veut vraiment une relation sérieuse… mais c’est pour mieux se prendre le râteau du siècle. À défaut de se prendre un mur, elle se mange le tableau de Jules dans la tronche quoi. Ouais, elle tient vraiment à son sugar daddy apparemment.

Cela nous détruit Rue une fois de plus : on la retrouve ainsi dans une Eglise où elle se recueille vraiment – jusqu’à ce qu’elle décroche son portable. Qui fait ça ? Pourquoi je vois de plus en plus de personnages de séries qui sont au téléphone dans une Eglise ? Ce n’est pas le lieu pour ça, non ? La scène est mignonne malgré tout, parce que Rue avait bien besoin de parler avec sa mère.

Malheureusement pour elle, les scénaristes sont tordus et ça permet surtout de rajouter du drama ensuite quand Rue comprend que les hommes d’Alamo la tiennent à peu près autant que le DEA. Quand on lui parle de sa mère, elle s’inquiète et prend le volant super énervée. Rien de tel pour effectuer une petite sortie de route et terminer l’épisode sur un arbre qui s’enflamme. Oh bordel. La religion, maintenant ? Rue a son propre buisson ardent. Je crains le pire pour la suite, vraiment.

En parallèle, Maddy décide évidemment de continuer à bosser avec Alamo. Il est omniprésent cette saison et je ne comprends pourquoi les scénaristes le saucent autant parce qu’il est loin d’être leur personnage le plus orignal. Même sa backstory est assez classique, finalement, on nous a déjà fait le coup avec Sawyer dans LOST et c’était il y a vingt ans au moins.

Rue essaie bien de prévenir Maddy de faire attention, mais elle apprécie de bosser avec les danseuses d’Alamo – elle essaie même de les récupérer sur un soir où elle bosse, ce qui ne plaît pas du tout à Alamo.

Tant qu’on parle de Maddy, parlons aussi de Cassie. Elle est de retour dans cet épisode – et pas seulement en tant que fantasme ambulant sur Onlyfan pour les bienfaits du portefeuille de Maddy et Nate. Non, on reprend sur l’intrigue où elle tourne dans la série où bosse Lexie. Elle s’y fait sacrément remarquer pour son premier jour : elle a un petit rôle secondaire de rien du tout, en théorie.

En pratique, elle déraille complètement la scène quand elle se met à pleurer à cause d’une réplique sur la lune de miel. Cela lui rappelle son propre mariage désastreux et elle se met à le raconter. L’acteur en face d’elle est d’abord perdu, mais il décide finalement de rentrer dans ce jeu d’improvisation avec elle. Lexi est dépitée, alors que la productrice est trop heureuse car la scène est intéressante selon elle.

Comme nous sommes dans un soap, une prise suffit apparemment. Convaincue qu’il y a quelque chose à faire de Cassie (alors qu’en vrai, non ? Quelle angoisse une actrice qui n’a même pas de rôle qui se met à improviser au milieu de ses quatre répliques, comment lui faire confiance pour la suite ?), elle la voit en entretien et lui propose un marché simple et efficace : elle lui offre un rôle dans la série – rôle dont Cassie a toujours rêvé.

Si Lexi est dépitée, elle obtient une sacrée promotion : on lui propose en effet d’écrire la storyline du personnage de Cassie. C’est plus ou moins ce dont elle rêvait, elle aussi. On lui propose donc de tuer Cassie quand elle ne sait pas quoi faire. Cela me rappelle (un tout petit peu) la saison 2 et j’aimerais bien qu’on se concentre davantage sur Lexi, franchement.

En attendant, on passe beaucoup de temps avec Cassie. La contrepartie de ce nouveau rôle pour elle ? Cassie doit abandonner son Onlyfan et c’est plus dur qu’elle ne le pensait. Elle est trop habituée à se faire de l’argent comme ça. Elle en arrive à prier Dieu avant de se décider, puis appelle Nate (en vain)… et supprime finalement son compte. Grand bien lui fasse.

Et bien sûr, alors que Lexie envisage de se débarrasser de sa sœur, Cassie reçoit par la poste un super colis : le doigt (et la bague !) de Nate. Ben super. Je sais que Nate mérite toute la merde qui peut lui arriver, hein, mais je ne comprends pas le délire des scénaristes qui nous font ensuite une scène d’humour où il détruit une partie du terrain de son projet immobilier… et se fait taper ensuite par le garde. Humour ? Chelou. Et putain, qu’est-ce que ça me soule que Jacob Elordi soit si sous-exploité dans cette saison 3 !

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Euphoria – S03E05 – This Little Piggy – 12/20

Je regarde cet épisode avec du retard parce que je suis bien moins passionné par la série que ce que j’aimerais. C’est bien simple, cette saison est loin d’être aussi impertinente et efficace que ne l’était le début de la série. Ils essaient, mais ils essaient trop et ça se sent. Et puis autant les dérives des adolescents poussées à l’extrême, ça apportait un commentaire social et satirique en creux, autant la réalisation ne suffit pas à rendre incontournable les réflexions sur ce que ces jeunes adultes sont devenus – la pire version de ce qu’ils auraient pu être, finalement.

Spoilers 

Cassie veut devenir une star, coûte que coûte.

Are you jerking off to me again ?

Le malheur des uns fait le bonheur des autres ? Apparemment, c’est le crédo préféré de Cassie désormais. Elle sait bien que Nate étant fauché, il ne peut plus l’empêcher de se faire son fric de son côté. Le début de cet épisode a fait beaucoup de bruit cette semaine, et pour cause : on y voit Cassie représenter tous les fantasmes imaginables qui n’avaient pas encore été faits dans la série.

Pour devenir célèbre, elle est prête à tout et suit tous les conseils de Maddy. À tout ? Non, pas à péter dans un pot en verre, ça, elle laisse Maddy le faire. Euh… OK ? J’avoue que de mon côté ce début d’épisode m’a plus stressé qu’autre chose : l’ASMR ne me passionne pas du tout, et ça ne me calme pas non plus, ça me stresse, voilà, c’est dit. Quant aux fantasmes… C’est tellement dans l’excès et limite la déshumanisation que ça ne peut pas me plaire, pardon.

Par contre, que ça fasse le buzz et qu’on dise que ce n’est pas normal, que la série va trop loin ou que sais-je encore, je trouve ça ridicule par rapport à ce qu’étaient les premières saisons. Cassie est en tout cas une vraie célébrité, désormais. Les hommes la paient pour dire leur prénom et être sexy, et c’est effectivement comme ça qu’elle se fait un vrai salaire – et un nom. Au milieu de tout ça, Maddy ne comprend pas, tout de même, pourquoi Cassie continue d’envoyer de l’argent à Nate. Pourtant, contrairement à ce qu’on pourrait croire, Cassie tient encore à Nate.

Pour Maddy, son association avec Nate est la pire des idées : si elle continue à gagner de l’argent en étant mariée avec lui, elle devra continuer à lui verser de l’argent. Pire, elle lui devra. Pourtant, Cassie s’entête tout l’épisode.

Pour ne pas faire dans la dentelle, l’épisode nous montre ensuite à quel point l’ascension de Cassie est énorme : Cassie devient ainsi une géante qui écrase toute la ville, qui tue quelques SDF et qui fait beaucoup de dégâts. Sa poitrine peut même éclater des baies vitrées, yeah. La métaphore est loin d’être subtile, la série va un peu loin dans son délire et j’étais content que ça s’arrête enfin quand le titre est apparu.

Ben oui, ce fut un long délire sur Cassie tout de même. Tout ça ne doit pas nous faire oublier que Cassie devient si grandiose grâce à Maddy. La pauvre continue d’être le larbin de sa boss de son côté et elle n’obtient même pas tout ce que Cassie devrait lui apporter. C’est bien simple : Cassie est fidèle à son ancienne meilleure amie et suit tous ses conseils… jusqu’à ce que Brandon lui fasse prendre conscience qu’elle n’a pas besoin de Maddy pour mener à bien sa carrière. Elle n’est jamais qu’une assistante.

Cassie finit par parler des propositions de Brandon à Nate. Loin d’être aussi jaloux qu’il devrait l’être, Nate assure à Cassie que ce sont des bonnes idées : elle devrait emménager au plus vite avec Brandon, faire quelques vidéos érotiques et récupérer un max de thunes. On est loin du Nate qui écrasait tout le monde au lycée et je crois que je commence à comprendre pourquoi Cassie va si mal – elle a perdu son mari en bien peu de temps.

Avant de suivre sa carrière sans Maddy, Cassie tient quand même à la confronter. Elle commence par la griller sur son mensonge le plus évident : Maddy n’est qu’une assistante. Maddy ne se donne pas la peine de contredire et accepte facilement le moment où Cassie la vire, parce qu’elle a ce qu’il faut pour la convaincre de rester. Bien sûr, Maddy ne fait que bluffer pour que Cassie signe un contrat avec elle.

Une fois le contrat signé, elle se débrouille tout de même pour faire chantage à Lexi afin que Cassie puisse avoir une grande audition. Je ne suis pas convaincu par ce que je vois – mais bon, Cassie passe vraiment l’épisode à incarner tous les fantasmes de base, les uns après les autres. L’avantage, c’est qu’elle obtient le rôle quelle souhaitait avoir en faisant une audition improbable sur du Shakespeare.

Lexi est énervée comme tout de savoir que sa sœur lui pourrit la vie en donnant son nom de jeune fille et en mettant en avant leur lien de parenté, mais Cassie est tellement heureuse d’avoir une chance de passer à la télévision que c’est surtout drôle.

Elle ferait mieux de s’inquiéter de son mari. Certes, elle lui envoie régulièrement de l’argent, mais il n’empêche qu’apparemment, ça ne suffit pas à Nate qui oublie de payer une fois de plus une de ses dettes. Heureux d’avoir enfin l’argent de Cassie, il danse seul chez lui plutôt que de payer tout de suite. Grossière erreur : un homme de main débarque pour réclamer le paiement – et surtout lui rappeler qu’il y a des conséquences à son retard. Ainsi, Nate perd à nouveau son doigt de pied, mais également un de ses doigts – celui de son alliance. Cette fois, il est seul dans la baraque : est-ce qu’il réussira à sauver les deux ?

Loin de tout ça, la série reprend l’intrigue autour de Rue et… Je me rends compte que si j’ai mis tant de temps à voir l’épisode, ce n’est pas pour rien. Cela ne m’intéresse plus du tout de suivre la guerre Alamo/Laurie. C’était le cas dès le début, mais maintenant, la série paraît juste être la parodie de ce qu’elle a pu être par le passé. C’est dingue. Le casting est exceptionnel, bien sûr, la réalisation est plutôt sympa, même si elle manque d’audace (Cassie géante, ça avait de la gueule, d’accord), mais… Je m’ennuie ?

Après le braquage, Alamo est passablement énervé et cherche à se venger des traîtres, n’hésitant pas non plus à torturer par la peur, histoire d’être sûr de savoir à qui il a affaire. Tout ça commence à faire flipper Rue, bien sûr, surtout qu’elle est au cœur de la dispute entre Alamo et Laurie, qu’elle le veuille ou non. Elle indique ainsi à Alamo où il pourra retrouver l’argent que Laurie a volé – mais Alamo lui explique que ce n’est pas de l’argent, sans en dire beaucoup plus. Je sens que ça devrait m’intriguer, mais la vérité, c’est que ça me passe au-dessus.

Bien sûr, la DEA ne lâche pas Rue pour autant : ils arrivent à convaincre notre héroïne de s’incruster au meeting Laurie/Alamo. Elle fait tout ce qu’on lui dit… et en oublie qu’elle a essayé de piéger Magick aussi, la danseuse d’Alamo. Le problème est que la danseuse en fait assez pour que Rue paraisse suspecte aux yeux d’Alamo.

En parallèle, Rue a encore le temps de passer du temps avec Jules. Faudra m’expliquer pourquoi dans un loft aussi gigantesque que celui de Jules, le meilleur endroit pour manger est apparemment le sol ? Jules allongée au sol pour manger, ça n’avait aucun sens et ça m’a empêché de suivre une grosse partie de la scène – jusqu’à ce que Jules dise très clairement à Rue que si elle voulait être avec elle, elle n’avait qu’à demander. Facile.

Cependant, la présence de Rue ne plaît pas trop au sugar daddy de Jules. Il lui fait bien comprendre quand il trouve un des caleçons de Rue chez elle. Il apparaît que Jules commence à regretter son mode de vie, finalement, mais je ne comprends pas bien pourquoi car rien n’a changé.

Pour en revenir à Rue et surtout aux soupçons d’Alamo, les choses commencent à déraper assez vite alors qu’elle dîne avec Maddy. Rue comprend soudainement qu’elles sont entourées par les hommes de main d’Alamo, puis découvre que celui-ci débarque en personne pour interrompre leur repas.

Rue essaie de faire comprendre à Maddy qu’elle ferait mieux de partir, mais c’est en vain. Alamo lui demande de rejoindre ses hommes de main et reste finalement seul avec Maddy. Putain, mais que fait Maddy ? Elle parle business avec Alamo, évidemment, parce qu’il faut bien reconnaître qu’ils ont quelques points communs. C’est tellement flippant.

Alamo emmène donc Maddy dans son club de stripteasse pour qu’elle puisse repérer un peu ses filles – et le business plaît à Maddy qui sélectionne Magick et une autre. Maddy en oublie totalement qu’elle était avec Rue, et c’est bien dommage parce qu’en parallèle, les hommes de main de Rue lui demande de creuser un trou à proximité de la maison d’Alamo. Il est assez vite évident qu’elle creuse sa propre tombe, mais elle a le culot d’être surprise quand les hommes commencent à lui balancer de la terre dessus.

Le cliffhanger de l’épisode voit donc Rue faire face à ce qu’elle croit être une mort certaine : elle n’a que la tête qui sort de la terre où elle s’est enterrée toute seule, et Alamo lui fonce dessus en cheval pour la frapper dans la tête. Aïe ? Il est évident qu’il frappera à côté, ce n’est même pas vraiment un cliffhanger ça.

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