C’est un épisode de fin de saison qui fait son job en menant à des cliffhangers plutôt bons qui nous servent exactement ce qu’on attendait d’un côté et une mauvaise surprise bien tordue de l’autre. Par contre, il aurait été bon de développer chaque personnage ou trouver un gros drame commun à tous pour davantage marquer dans l’entre saison. Je serai quand même au rendez-vous pour le 2×01, je suis curieux de savoir ce que les scénaristes vont inventer pour la suite (surtout qu’il y a un triangle dont on a fait le tour, à force).
As wise folks told me recently : phones work both way.
Suite à sa dispute avec Blythe, Don s’est barré et a décidé que la meilleure chose à faire serait d’aller voir Dixie sans la prévenir. En soi, pourquoi pas… Mais que tout ça soit un rêve de Don qui vire en rêve érotique, au secours, quoi. Finalement, Don s’est rendu à la caserne pour dormir. Pas de bol, il y croise son fils : Taylor ayant viré Blue de chez lui, il dort désormais à la caserne lui aussi. Dormir au taf, quelle belle idée. Hâte qu’il y fasse des douches de 20 minutes, tiens.
En attendant, il se contente de dire à son père d’appeler Blythe si elle lui manque tant que ça. S’il lui manque aussi, Blythe est encore énervée qu’il ne reconnaisse pas son lien avec Dixie. Elle refuse donc d’enterrer la hache de guerre – ben oui, elle adore la guerre. Comme tous les coups sont permis, Blythe se met à chercher parmi les gens qui connaissent ses secrets qui pourrait bien la trahir : son père, son pasteur, sa pote Gina, son ex Patrick ou Cam. Cette dernière se défend bien mal mais est au-dessus de tout soupçon.
Le suspect idéal est au contraire Patrick, l’ex jaloux de Blythe. Elle décide donc de le revoir pour le confronter et en savoir plus sur ce qu’il se passe. Son but est de savoir s’il est la source. Est-ce qu’il y a besoin de se voir pour ça ? Probablement pas, mais bon. Le pire, c’est que ce n’est pas lui et que Blythe s’en rend compte quand il flippe de savoir que son nom va sortir dans une prochaine chanson. En effet, la dernière fois qu’il a couché avec Blythe, il était déjà en couple avec celle qui deviendrait sa femme. Il a peur du divorce… et Blythe découvre qu’il est le connard que Don disait qu’il était. Hilarant, non ?
Bien sûr, pendant que Blythe fait tout ça, Don essaie d’empêcher la troisième guerre mondiale de son côté. Dixie est la connasse originelle : elle propose toujours 2 millions de dollars ou la réintégration dans la famille, mais aussi une troisième option alléchante selon elle. Si Don couche avec elle le lendemain, elle arrêtera tout. LOL. Il refuse d’abord, avant de voir que Blythe recontacte Patrick et d’imaginer qu’elle retourne dans ses bras. C’est tellement gros. C’est la seule raison pour laquelle Blythe devait voir Patrick. Le truc, c’est que ça se voit.
Alors que Don accepte de coucher avec Dixie, Blythe contacte son père. Si celui-ci veut laisser les gens parler et semble s’en foutre des coucheries ou ragots autour de sa fille, il remarque tout de même qu’il manque un suspect sur la liste de Blythe. Par contre, à quel moment on est censé avoir de la sympathie pour Don quand il envisage vraiment de coucher avec Dixie ? Le simple fait qu’il le considère est ridicule et casse tout.
Malheureusement pour Dixie, ce n’est pas Don qui débarque chez elle, mais Blythe. La source de Dixie s’avère tout simplement être le détective privé qu’elle et son père avaient engagé il y a des années. Je trouve ça nul, j’espérais tellement que Dixie couche avec le père de Blythe. On, il faudra se passer de ce twist fun, je suppose. À la place, on nous explique que Blythe a toutes les cartes en main à présent : elle a trouvé la source de Dixie qui n’aura plus rien à lui fournir maintenant qu’il est viré ET elle a racheté son label musical.
Au pire, Blythe se dit prête à assumer ses erreurs passées. OK. Bien sûr, Dixie ne dépose pas les armes pour autant. Afin de stopper une Blythe qui est trop fière d’elle pour son propre bien, elle révèle ainsi que Don est en chemin pour tirer son coup avec elle. C’est faux, malheureusement : Don a fait demi-tour en voyant des cavaliers sur sa route car ça lui a rappelé son couple avec Blythe. Mais au secours, quoi.
Blythe ne sait pas tout ça et vit très mal cette trahison. Persuadée en voyant les échanges SMS de son mari et son ex qu’ils vont recoucher ensemble, elle en vient aux mains avec Dixie. Le crépage de chignons qu’on attendait depuis le début de la saison a enfin lieu et c’est un peu jouissif. C’est le gros cliffhanger de cette saison : elles se battent et on sent qu’un accident est sur le point d’arriver. Il n’arrive pas cependant, ce qui laisse la porte ouverte à toutes les fenêtres, comme on dit. La suite en octobre, tss.
C’est une fin de saison alors il nous faut un gros cas pour boucler celle-ci en théorie. Ce n’est pas du tout ce qu’on nous sert pourtant. On a une rockstar qui répète pour son prochain concert, mais rien ne se passe de vraiment grave. D’accord, toute son équipe technique est intoxiquée et fait un AVC, mais bon, tout le monde survit finalement. On a même un petit gag avec Blue qui s’avère être un ancien roadie qui sait que débrancher une machine peut la rebooter. Je veux bien y croire pour plein de choses, mais pas pour ce genre de machine.
La deuxième « intervention » de l’épisode n’en est pas une : Cam reçoit un appel d’une femme qui s’inquiète pour son amie qui pourrait être suicidaire. C’est effectivement le cas : l’amie en question a perdu son mari l’année précédente. À défaut d’avoir une vraie intrigue pour Camie dans cet épisode, on se contentera donc de cet appel qui fait écho à son propre deuil de son mari, mort trois ans plus tôt. Elle décide de partager sa vie avec cette inconnue au bout du fil pour trouver les mots qu’il faut pour la convaincre de ne pas sauter d’un pont.
Finalement, la femme sautera bien du pont mais sera sauvée par les autres actions de Cam qui a fait en sorte que des camions puissent la réceptionner. La suicidaire survit donc et peut révéler à l’opératrice qu’elle a regretté son geste au moment même où elle a sauté : c’est un retour d’expérience que les opérateurs entendent souvent et j’imagine que pour la prévention du suicide, c’est une bonne chose de nous le rappeler. On a un instinct de survie et personne ne souhaite mourir.
Du côté des intrigues expédiées dans cet épisode, il faut noter que Blue emménage finalement dans son propre appartement, avec l’aide de Taylor, qui roucoule toujours dans ses bras, et Roxxie, qui roucoule hors écran avec Elena parce que faut pas déconner, on ne va pas leur filer des scènes deux épisodes de suite. Les trois personnages sont complètement négligés par cet épisode final, je trouve, et c’est étrange de ne pas avoir prévu un plus gros drama et davantage de cliffhangers. On fera avec (et puis, je ne me souviens même pas du cliff de la série-mère, c’est dire).
Enfin, Ryan et Samantha sont de retour pour autre chose que les interventions du pompier après un ou deux épisodes sans progression. La grossesse de cette dernière avance bien : le couple apprend donc qu’ils attendent une petite fille qui semble en parfaite santé pour le moment. Malheureusement, on conseille aussi à Samantha de voir un oncologue. C’est mal barré.
Elle apprend qu’elle a probablement un cancer et qu’il faut faire davantage d’examens. Concrètement tout ça sert surtout à nous faire une fin de saison difficile pour Ryan : ils apprennent qu’il faudra peut-être faire un choix entre le bébé et Samantha. Si Ryan est évidemment prêt à sacrifier la fille qu’il ne connaît pas encore, Sam est déjà mère et refuse d’envisager l’avortement ; surtout que ça signifierait une opération la privant de pouvoir devenir mère. Cela m’a un peu gonflé que son argument en réponse à Ryan soit qu’il souhaite devenir père, parce qu’à aucun moment tu sacrifies ta vie pour le rêve de gamin de ton mec, mais j’ai autrement plutôt aimé le blabla larmoyant sur l’instinct maternel.
C’est moche de vieillir, que voulez-vous ? L’intervention qui voit les pompiers secourir une jeune femme qui, pour sauver son bébé, a arrêté à mains nues une énorme tondeuse conduite par un type en plein arrêt cardiaque, quitte à saigner de la jambe et se brûler les mains est superbe. La super-force des mamans, c’est un truc de fou qui a été documenté plein de fois. Cela fait un peu rêver et doit faire culpabiliser des femmes qui n’ont pas pu l’avoir quand les circonstances l’exigeaient, mais c’est chouette que ce bébé ne passe pas sous la tondeuse.
Bon, autrement, ça permet à Ryan de comprendre ce qu’est la détermination d’une mère – et celle de sa femme. Il rentre donc chez lui pour dire à Samantha qu’il la comprend et qu’il est prêt à la suivre dans son sacrifice si cela devait se produire… Ils arrivent encore à passer un bon moment à préparer la chambre de leur fille en riant et tout, mais le dernier cliffhanger de cette saison voit Samantha recevoir l’appel de son médecin.
Alors, cancer ou pas ? RDV en octobre.
En bref
La série est très loin d’être parfaite et cumule plus d’un défaut : rythme saccadé, interventions over the top, triangle amoureux insupportable, acteurs qui jouent souvent mal, épisodes en dents-de-scie… Non, vraiment rien ne va. Pourtant, je suis encore là après 18 épisodes, parce qu’il faut bien reconnaître que les twists permanents fonctionnent. Je suis fan de soap et c’est loin d’être le pire.
Concrètement, ça offre une bonne dose de divertissement ; même quand c’est n’importe quoi. Quand c’est le cas, ça me fait rire. Quand ça ne l’est pas, j’accroche à un personnage ou à une sous-intrigue, et hop. Cela dit, il faudra quand même que la saison 2 trouve un moyen de consolider tout ça, parce qu’il y a beaucoup de personnages dont on sait finalement peu de choses en cette fin de saison – et c’est dommage car c’est supposé être le cœur de la série.
Le rythme s’accélère encore à l’approche de la fin de saison, mais ironiquement, je trouve que la mi-saison était bien plus dramatique que ça. Là, on est quand même sur du soap à fond les ballons et des rebondissements qui finiront par être oubliés tellement il y en a dans la série. Le plus gros problème est que je n’arrive pas à accrocher tant que ça aux personnages. Bien sûr, un autre problème évident est le jeu médiocre d’une partie du casting qui n’aide pas à accrocher. Autrement dit, la série sert de divertissement pas incontournable.
Spoilers
Dixie revient sur le devant de la scène pour se venger.
Le début d’épisode m’a fait mourir de rire : Dixie se plaint de sa situation à sa grand-mère, chialant toutes les larmes de son corps. L’actrice joue tellement mal ? J’ai eu l’impression que c’était une scène où elle allait manipuler la femme en face d’elle, mais pas du tout, c’est bien sa grand-mère et elle joue juste mal ? C’est fort dommage. En plus, la scène sert à nous montrer que la grand-mère de Dixie (qui devrait être morte, sérieux, non ? La grand-mère paraît si jeune !) est encore plus folle qu’elle : elle lui suggère de pourrir encore plus la vie de Blythe et Don. Allons bon, il ne manquait plus que ça.
Dixie décide donc de faire un tube avec tous les secrets qu’elle a sur le couple. Apparemment, elle a de bonnes sources, en plus : elle connaît tout le passé de Blythe, bien plus que Don. Elle sait donc qu’elle s’est droguée et qu’elle a un faux diplôme. Ben super. Dixie fait clairement tout ce qu’il faut pour attirer l’attention de Don. Le plus drôle ? La chanson n’est vraiment pas incroyable et ne rencontrerait jamais le succès qu’on lui prête. Le côté identité secrète à découvrir fonctionne bien, le refrain est entraînant, mais de là à ce que tout le monde l’écoute ? Que ce soit un hit ?
Eh, au moins Dixie a ce qu’elle veut. Le truc, c’est que je ne sais plus si je l’apprécie après ce début d’épisode si mal joué. Après, je ne peux pas être du côté de Blythe qui recommence une fois de plus à dire que c’est la guerre et tout, juste pour le bien des monteurs de bande-annonce qui ont dû s’en régaler.
Quant à la guerre qu’elle déclare, c’est qu’elle s’inquiète : Blythe est un personnage haut placé qui organise des actions de charité et bon, elle veut que les enfants de l’hôpital puissent être guéris grâce à elle. Le plus drôle est encore qu’elle se demande comment Dixie connaît tous ses secrets : de mon côté, je suis sûr à 90% que Dixie couche avec le père de Blythe.
Bien sûr, Blue s’en mêle une fois de plus et demande à sa mère d’arrêter de foutre la merde partout où elle passe. Le problème, c’est que Dixie tient un succès et ne compte pas s’arrêter là : elle prépare donc une autre chanson et explique à son fils qu’il faut bien régler le différent entre Don et elle sinon ils ne pourront même pas être ensemble à son mariage. Ben, oui, évidemment.
Dixie jubile en tout cas : elle est convoquée par Don et Blythe pour que tout s’arrête. Elle leur demande pour cela 2 millions de dollars ou le retour aux réunions de famille. Blythe préfère payer, évidemment, ce qui me fait penser qu’elle mérite ce qui lui arrive finalement. Je veux dire, quel est l’intérêt d’en vouloir comme ça à Dixie ? Elle a fait un enfant à Don, c’est à Don de lui en vouloir, non ? Je ne sais pas, je déteste tous les personnages à tour de rôle, c’est fou.
Pour ne rien arranger, Dixie balance quelques exclusivités sur sa prochaine chanson, qui concernera tous les amants de Blythe quand elle n’était pas en couple avec Don – ou quand ils étaient en pause. C’est hilarant de voir Don mal prendre tout ça, surtout quand il apprend que Blythe a recouché avec Patrick, le riche connard. Cela suffit à foutre la merde entre Blythe et Don : il ne voulait pas savoir ce que Blythe avait fait pendant leur pause, mais maintenant qu’il sait, ils s’engueulent. Et le pire, c’est que Blythe a raison quand elle fait remarquer à Don qu’il aime être en contact avec Dixie. De là à ce que ce soit le cliffhanger ? Je ne m’y attendais pas, mais on fera avec.
Le plus intéressant de l’épisode n’est pas dans ce drama du triangle amoureux. Il est dans le retour d’Elena. L’influenceuse continue de draguer Roxie à fond les ballons en venant la voir à la caserne, mais Roxie ne sait pas draguer correctement, c’est terrible. Elle s’arrange pour repousser Elena en lui parlant de Samantha, puis la recontacte suite aux conseils lourds de toute la caserne. J’ai vraiment du mal avec Taylor. Je trouve que l’actrice surjoue beaucoup et que le personnage est franchement chiant avec ses collègues.
L’avantage toutefois, c’est que ça permet de bonnes scènes entre Roxie et Taylor. Roxie se confie sur le rencard qu’elle finit par avoir avec Elena pour manger du poulet pimenté (ça se passe très bien, jusqu’à ce qu’elle fasse tout foirer en recadrant tout le temps Elena aux pires moments), Taylor se confie sur Blue qui a emménagé sans prévenir chez elle. En début de relation, c’est compliqué : Blue passe plus de 20 minutes sous la douche (lol), siffle, fait plein de bruits… Taylor n’en peut plus. Je vous jure, j’ai du mal avec son personnage.
Taylor ne supporte pas Blue ? OK, ben séparez-vous. J’ai du mal avec ce genre d’intrigue : si elle ne supporte pas Blue et n’est pas capable de faire le moindre effort au début de leur couple, comment est-ce que c’est censé durer sur la longueur ? Peut-être que c’est le fait d’avoir moi-même été confronté à la même situation de vivre ensemble très rapidement (yeah le confinement de 2020) quand je me suis mis en couple, mais faire des compromis et apprendre à aimer les petits travers de l’autre (ou au moins à vivre avec, d’accord), c’est la base, non ? Bon. Non, pas pour Taylor. Blue semble s’adapter à la situation et entend qu’elle veut qu’il quitte l’appartement sans pour autant que cela entame son appétit sexuel. Grand bien leur fasse, je suppose.
Quant à Roxie, une intervention lui fait comprendre qu’elle doit se bouger si elle ne veut pas finir seule. Elle retourne auprès d’Elena, s’excuse de ses maladresses et s’arrange pour décrocher un second rencard avec elle. Elle fait même mieux que ça : les deux femmes s’embrassent enfin. Quatre épisodes pour en arriver là, il serait temps – et Roxie s’impose de plus en plus comme la seule personnage que j’aime dans tous les épisodes.
La belle soirée de fiançailles d’un jeune couple termine mal : l’homme voulait offrir la bague à sa copine, mais il l’a foutu dans son gâteau. La voilà qui s’étouffe, puis se met à saigner car la bague lui griffe la gorge. L’angoisse finalement.
Ryan gère le fiancé comme il peut pendant que Roxxie et Taylor tranche la gorge de la meuf pour la sauver. C’est un concept. Pas rancunière, la meuf accepte la demande en mariage, avant de reprocher à son mec que ce ne soit pas la bonne bague. Elle l’écrit sur son téléphone, évidemment, parce qu’elle ne peut pas parler. C’est supposé être drôle, mais c’est tellement gros que je n’ai pas accroché.
La deuxième intervention n’est pas beaucoup plus passionnante, avec un accident de chantier et un type empalé contre un mur. Aïe. Il survit, au moins. Enfin, une troisième intervention voit nos pompiers sauver un type qui est tombé de son canapé et n’arrive pas à se relever. Il faut dire qu’il est devenu énorme avec le temps : sa copine a rompu avec lui pour qu’il ne sabote pas leur relation de l’intérieur avec ses problèmes à s’engager et il ne s’en est jamais remis. Tu m’étonnes que ça fasse bouger Roxie quand elle se reconnaît en lui : le type est resté si inactif qu’il ne passe même plus la porte de chez lui. Au moins, lui aussi il est sauvé par les pompiers.
Encore des interventions pas du tout crédibles et qui coûteraient un bras si elles étaient réelles (oui, c’est un jeu de mots avec l’épisode), mais pourquoi pas ? Je suis un peu déçu que la série bâcle une sous-intrigue que j’aurais aimé voir développer sur plusieurs épisodes tout en reléguant en arrière-plan celle que j’attends le plus. En attendant, il faut se contenter d’une enquête et de quelques scènes d’action qui seront vite oubliées.
Spoilers
Quand un ex-mari se trompe d’adresse, Cam culpabilise.
Comme prévu depuis deux épisodes, c’est enfin l’anniversaire de Blue. Il se voit offrir par ses nouveaux parents une voiture identique à celle qu’il a défoncé pour sauver Nashville et ose dire qu’il ne peut pas accepter. C’est tellement chiant, mais il l’est encore plus quand il se met à regretter que sa mère ne soit pas là. Elle ne lui envoie même pas de message pour son anniversaire cette connasse, cela dit.
Autant je l’aime bien quand elle manipule son monde et tout, j’ai trouvé naze de nous dire qu’elle était capable de ne pas parler à son fils de la journée. Franchement, elle ne décroche même pas quand il l’appelle ? Qu’elle arrête de pleurer, sérieux, c’est elle le problème à ce stade.
Taylor en a conscience et le dit à son copain, tout en s’occupant plutôt bien de lui cependant. C’est juste que je me dis qu’on a perdu de 9-1-1 Lone Star pour ça, quoi. Ce qui est intéressant, toutefois, c’est que Dixie accepte tout de même de communiquer avec Taylor. J’aime bien que ça lui permette de faire comprendre à Dixie toute la merde quelle fait – mais je la trouve encore trop sympathique. Elle récupère les affaires de Blue et ne le prévient même pas que sa mère est là ?
Je trouve ça quelque peu abusé, mais Blue semble se faire à l’idée et tout lui passer. Ainsi, en fin d’épisode, Dixie vient s’excuser, explique que c’est grâce à Taylor et Blue s’en contente. Je n’ai pas trop compris pourquoi ils accéléraient autant cette intrigue : il me semble que ça faisait un bon rebondissement d’avoir le fils et la mère qui ne se parlent plus pour quelques épisodes. Là, tout est réglé si vite que ça n’aura eu aucun vrai impact émotionnel. Tant pis, je suppose, c’est la franchise qui veut ça.
La première intervention de l’épisode nous rappelle qu’il y a une vraie limite dans cette série : nous ne connaissons pas vraiment les personnages de policiers quoi. L’Athena est ici Jay, en tout cas. Cam lui donne une adresse qui n’est pas la bonne, parce que l’ex-mari qui l’appelle lui donne la mauvaise adresse. Cam culpabilise aussitôt de cette erreur qu’elle aurait pu vérifier sur son système.
C’est d’autant plus dur qu’elle que Jay, Taylor et Roxxie ne peuvent rien pour la victime finalement : la femme meure sous les yeux de sa fille. Le soir, Cam se rend donc à sa réunion habituelle pour décharger sur son deuil. Je ne comprends pas du tout à quel moment elle peut culpabiliser alors que c’est l’ex-mari qui lui donne la mauvaise adresse – et puis, ça n’aurait clairement rien changé, en plus. J’ai eu du mal à la voir se morfondre pour ça.
Le but est de nous expliquer pourquoi elle se rend à l’enterrement de la victime, Vera. Cela n’a pas trop de sens qu’elle le fasse, donc la culpabilité est ce qui vient justifier tout ça. Le but ? À l’enterrement, elle rencontre la sœur de Vera. Cette dernière accuse l’ex-mari d’avoir tué sa sœur et relance la curiosité de Cam sur ce drôle d’appel foiré. Ainsi, Cam fait appel à son nouveau mec, Nick, pour mener l’enquête.
Elle fait un excellent travail de détective, bien aidée par le FBI. En séparant les pistes audio de l’appel (lol), elle entend que le meurtrier n’est finalement pas l’ex-mari. C’est plutôt la sœur en fait : elle était là au moment du meurtre et elle veut juste récupérer l’argent de sa sœur. Pour cela, il faut hériter et tuer aussi sa nièce. Rien de plus simple : son plan est de faire en sorte qu’elle se suicide.
Malheureusement pour elle, Cam veille au grain et envoie Jay vérifier ce qu’il se passe dans la maison. Prise de court, la tante lui tire dessus pour s’en débarrasser. Ce n’est pas la meilleure des idées. On part alors dans une intrigue qui ne risque pas d’exister dans la réalité : les pompiers font semblant d’être le SWAT pour occuper la kidnappeuse et s’infiltrer dans la maison pour soigner la gamine.
Ma foi. Tout ça termine par Jay qui se prend une balle – mais pas de quoi s’inquiéter, il survit. Don et Ryan réussissent à maîtriser la femme et à soigner la gamine. On a même une scène où elle se réconcilie avec son père, c’est fou tout de même. Bref, les scénaristes semblent être en roue libre à ce stade, avec des pompiers qui jouent aux flics et prennent des risques inutiles, mais en vrai, ça fait un bon moment de divertissement.
En conclusion de tout ça, Cam peut en tout cas être satisfaite d’avoir résolu l’enquête et sauvé la gamine. Elle oublie toute sa culpabilité sur l’erreur de l’adresse et termine l’épisode sur un vrai moment de joie. Non seulement ses collègues sont encore plus fan d’elle qu’avant, mais en plus elle décroche un rencard avec Nick. Il était temps que ça avance : autant le reste va vite, autant cette intrigue traînait pour rien tellement il était évident que les scénaristes voulaient en arriver là. Je ne suis pas convaincu plus que ça par ce couple, mais ça, c’est mon problème.
Une deuxième intervention de l’épisode m’a fait sursauter comme jamais lorsqu’une voiture s’encastre dans une clinique de fertilité. L’intrigue est assez atroce, avec une médecin qui perd sa main et tout un stock d’ovules/spermatozoïdes qui risque aussi d’être perdu. C’était atroce tout en étant drôle d’avoir les pompiers qui utilisent toutes les ressources à leur disposition pour refroidir tout ça. Évidemment, ils sauvent le stock sans trop de mal et hop, on passe à autre chose.
Autrement, dans les petites scènes qui ne servent à rien : Taylor est insupportable à être sur le dos de Roxxie en permanence, mais ça me fait plaisir de voir que les scénaristes ne perdent pas de vue l’intrigue romantique de celle-ci. Elle continue donc de flirter par SMS avec Elena et d’être reléguée à l’arrière-plan par les scénaristes. Je ne suis pas du tout frustré par la situation.
Les X-Men sont éclatés un peu partout dans le temps. Voilà, c’est à peu près tout. La fin de la saison 1 avait choisi de partir dans une direction très comics, avec une équipe dispersée, des morceaux d’intrigue laissés dans tous les sens et la promesse d’une saison 2 qui allait forcément devoir jongler avec plusieurs époques, plusieurs dynamiques et probablement beaucoup trop de personnages. Autant dire que j’étais impatient, mais aussi un peu inquiet…
Comme l’an dernier, j’ai décidé de ne pas m’en tenir à la rigueur habituelle de mes articles. Je regarde ce dessin animé au réveil, comme au bon vieux temps, avec une préférence pour le dimanche. Je suis passé du chocolat chaud au simple verre de lait, parfois avec cacao, parfois avec des bulles de sirop de myrtille parce que je crois que je deviens un bobo, mais promis, ça reste efficace pour me sentir à nouveau comme un enfant qui découvre un épisode de son dessin animé préféré. Ils sont trop forts.
Il y a quelque chose de très particulier dans X-Men ’97 pour moi : ce n’est pas simplement la suite d’un dessin animé que j’aimais quand j’étais petit, c’est une série qui comprend pourquoi je l’aimais.
Cette saison 2 commence pourtant avec un défi assez compliqué : il faut repartir d’une fin de saison vue il y a plusieurs mois, sans vraiment prendre le temps de refaire les présentations. C’est logique, mais ça demande quand même de se remettre dedans très vite. Il y a un résumé, heureusement, mais à mon sens, il bâcle le travail. Je me suis dit que j’aurais dû revoir la saison 1. Espérons que je retienne la leçon pour la saison 3. Ah oui, parce que si vous vous posez la question « Y aura-t-il une saison 3 pourX-Men ’97 ? », la réponse est oui, avec une diffusion dès courant 2027. J’ai envie d’y croire. On aurait même promis oralement une saison 4 (mais bon, tant que ce n’est pas signé, les promesses n’engagent que ceux qui les croient).
Bref, sans plus tergiverser, je vous laisse avec mon avis plus ou moins court sur chaque épisode ci-dessous. Oui, ça fait de la lecture et en plus, y a même un bilan à la fin !
Le titre annonce évidemment la couleur, et c’est presque un problème : adapter encore une de mes sagas préférées dans les comics, c’était un pari risqué. Je trouve que ça l’est encore plus en début de saison. Heureusement, la série a l’intelligence de ne pas simplement refaire ce qu’on connaît, même si j’ai passé du temps à chercher les références. C’est une distraction. L’épisode a en plus ce défaut très X-Men ’97 de vouloir raconter énormément de choses en très peu de temps. On ne se concentre pas encore sur mes personnages préférés, en plus… J’ai eu un peu la flemme et ça ne m’a pas réveillé aussi bien que ça aurait dû.
L’intrigue est toutefois assez clairement expliquée et j’ai plutôt bien accroché au développement autour de Nathan ado. Disons qu’il a fallu du temps, mais qu’en fin d’épisode, j’étais de nouveau dedans – mais pas encore assez à fond pour que la scène avec Scott et Jean soit aussi forte en émotions que ce qu’elle devait être. Les scènes d’action, la musique et le cliffhanger sont efficaces. Je n’ai pas enchaîné avec l’épisode 2, en revanche.
S02E02 – A Force to Be Reckoned With – 17/20
On repart comme en saison 1, avec un épisode sur deux qui est excellent ? C’est ironique, mais j’ai très largement préféré cet épisode, qui est en fait un épisode de X-Force. Le générique change carrément, j’adore. Jubilee et Solar font partie des personnages que j’aime beaucoup, donc forcément, ça aide de les voir davantage développés et de découvrir ce qu’ils deviennent dans un monde privé de X-Men. L’épisode assume aussi des thématiques un peu plus adultes, entre les méthodes beaucoup plus radicales de Câble – qui vont jusqu’au meurtre – et Emma Frost qui se permet des sous-entendus sexuels (ouaf, ouaf). Je sais bien que ce n’est pas très subtil, mais ça donne l’impression d’un revival fait pour les fans de l’époque et ça fonctionne sur moi.
Bref, j’aime surtout voir Jubilee enrôlée malgré elle dans un truc qui la dépasse. Elle n’est pas vraiment d’accord avec Câble et les X-Force, mais elle finit par en faire partie parce qu’elle est encore moins d’accord avec les X-Factor. Cet aperçu du monde sans X-Men est excellent : les enjeux sont clairs à la fois pour l’épisode et pour la saison, et Psylocke s’impose très clairement comme un personnage à surveiller.
La fin, avec Jean et Scott qui doivent se séparer de Nathan, m’a moins emballé, mais ça ne gâche pas grand-chose. J’ai surtout hâte de voir les retrouvailles entre les X-Men et 1997 maintenant, et ça tombe bien car c’est le cliffhanger.
Quel dommage de retomber une fois de plus sur cet effet “un épisode sur deux”. J’avais plein d’espoir pour celui-ci, parce que les arcs sur Apocalypse sont souvent géniaux. Malheureusement, la première partie ne parvient pas à me convaincre, en oubliant un peu trop de se concentrer sur les personnages que j’aime et que je veux voir. Les X-Men, en fait. Magneto et Nur ? Flemme. C’est probablement injuste, mais à ce stade de la saison, j’ai surtout envie de retrouver l’équipe et de suivre des personnages auxquels je suis vraiment attaché.
L’épisode devient tout de suite plus intéressant quand il se concentre davantage sur Malicia, Diablo, le Fauve et Xavier, parce qu’il y a deux de mes X-Men préférés dans cette équipe. Seulement, les voir coincés dans le passé n’est pas hyper convaincant. Pire encore, j’ai trouvé le doublage de certaines répliques étrange. Je me suis demandé si c’était un problème de mon ordinateur, mais le décalage est le même sur mon portable ! Bref, il y a des personnages que j’aime, des enjeux plutôt bons, notamment tout le débat sur la réécriture du passé sans le consentement de l’humanité, très Xavier dans l’esprit, mais l’ensemble n’arrive pas à me convaincre. C’est trop rapide, trop baston gratuite, trop répétitif dans son schéma de retour en 1997. Pas convaincu.
S02E04 – Rise of Apocalypse: Part 2 – 16/20
Voilà un épisode qui fonctionne bien mieux. Malicia doute et se range du côté de Magneto, qui manipule très bien les troupes et triche quand il faut ; Xavier parvient à manipuler un mutant avec ses grands idéaux ; bref, c’est ce que je veux voir ! Il y a davantage de développement des personnages et des retours de thématiques ou de lieux qui fonctionnent très bien. Cela m’a même donné envie de revoir certains anciens épisodes. Xavier et Bishop ne sont pas des plus malins à manipuler Nur pour l’emmener finalement face à son destin, mais le twist est bien construit et mène, comme souvent, à une bonne scène d’action et de destruction. C’est parfois forcé dans ce dessin animé et on le sait, mais quand l’émotion suit, ça passe beaucoup mieux.
Le point fort de l’épisode réside vraiment dans l’émergence d’Apocalypse et le retour en force de Magneto. C’est très classique, mais ça accule nos héros comme il faut, en forçant comme toujours les grands discours philosophiques et politiques à la X-Men. Après, ce n’est pas le retour en 1997 que j’attendais dans l’épisode précédent, mais je suppose que ça prouve une fois de plus qu’une bonne histoire, ce n’est pas seulement nous donner ce qu’on veut voir, c’est aussi nous montrer ce dont on ne savait pas avoir besoin. Et bien sûr, le cliffhanger final est excellent. La mort d’un personnage aussi iconique ne peut que fonctionner, surtout avec ce silence violent. Bonne surprise aussi de voir la scène post-générique introduire l’épisode suivant en donnant juste assez de hype avant une semaine de pause.
Je n’aime pas tellement Wolverine, alors il ne me manquait pas tant que ça, mais il faut bien reconnaître que ce qui me frustre cette saison, c’est que les X-Men sont éclatés et ne se retrouvent pas vraiment. Le générique vend une équipe qu’on ne retrouve presque jamais, et ce n’est pas la première fois que la série joue avec ça. Seulement, cette saison a trop de personnages pour trop peu d’épisodes. Morph revient ENFIN à l’écran et c’est un vrai plaisir, même si certaines de ses répliques paraissent parfois trop simples tant ses interactions avec Wolverine ou Dent-de-Sabre semblent s’écrire toutes seules.
L’équipe présentée autour de Wolverine fonctionne pourtant très bien, même si elle donne un peu l’impression d’avoir été créée pour optimiser un maximum de retours de personnages. Au moins, les scènes d’action ne semblent pas forcées du tout, et la paranoïa qui s’installe entre eux quand ils se soupçonnent d’être contaminés fonctionne très bien, surtout avec les trahisons inévitables qui vont avec. Bien sûr, j’ai ri de voir que même dans le dessin animé, ils trouvent le moyen de mettre Wolverine à moitié à poil, mais le fun disparaît en fin d’épisode quand Morph se retrouve triste face à ce que devient son pote. Pour autant, voir notre animal à griffes récupérer l’adamantium reste une suite logique. Je n’attendais pas autre chose de leur part !
Le retour en 1997 fait du bien. Voir Xavier utiliser la salle des dangers dès le début de l’épisode, c’est trop cool, surtout dans ce contexte. Il est en plein deuil, mais il reprend son rôle de professeur, et ça marche parce que c’est vraiment l’ADN du personnage. Storm directrice, flemme, par contre. Les simulations sont très efficaces et j’ai toujours adoré cette salle, alors la voir devenir un personnage à part entière, méchant qui plus est, à cause d’une erreur de Xavier, c’est un twist qui me plaît beaucoup. Là, pour la première fois depuis un moment, j’ai vraiment eu l’impression d’être devant un épisode de X-Men. Les punchlines constantes aident, évidemment.
Lorna est aussi un personnage qui me plaît de plus en plus, même si je crois qu’il faudrait que je revoie le dessin-animé de base, parce que j’ai vraiment oublié une grosse partie de son passé. La voir devenir prof par la force des choses, j’adore. On comprend bien son évolution, même si trente minutes, c’est court pour la rendre totalement naturelle. C’est un peu artificiel pour mener à l’union Xavier/Polaris, mais eh, ça marche.
X-Corp est aussi une bonne idée pour cette saison, même si ça fait beaucoup en peu d’épisodes. Et puis, j’ai vu le Watcher à Athènes ! Je ne sais pas si j’aime l’idée de relier X-Men ’97 à What If…?, mais le clin d’œil fonctionne à peu près autant que le cliffhanger. Trop, trop hâte de voir la suite, parce que GAMBIT is back !
S02E07 – Strange Land, Savage Heart – 18/20
Très content de voir Lorna, Malicia et Diablo dans la même équipe, parce que ce sont clairement mes préférés et que ça fonctionne très bien de les voir ensemble. Après plusieurs épisodes à éclater tout le monde dans tous les sens, ça fait du bien d’avoir une équipe qui me parle autant, avec des personnages que j’ai vraiment envie de suivre. Le développement familial autour de Diablo est hyper intéressant aussi : j’ai aimé le procès, les tensions qu’il fait remonter et la manière dont l’épisode creuse enfin quelque chose de plus intime chez lui, sans oublier l’action et les enjeux plus larges.
La trahison finale de son demi-frère fonctionne très bien, justement parce qu’elle permet d’arriver à une jolie conclusion : pas un mutant, mais bien le fils de ses parents. C’est simple, mais c’est beau, et ça donne à l’épisode une émotion qui m’a beaucoup plus convaincu que certaines bastons plus mécaniques des épisodes précédents. Il y a tout de même quelques raccourcis, notamment autour de la destruction de la tour, qui arrive un peu vite et se règle presque trop facilement. Et puis, c’est un peu lourd de refaire deux fois de suite le même cliffhanger, même si je comprends bien ce que la série cherche à provoquer. Mais l’ensemble reste très satisfaisant, avec une équipe que j’adore, un vrai cœur émotionnel et ce sentiment de voir enfin la saison utiliser ses personnages comme il faut.
Un épisode centré sur Malicia et Gambit ? Je dis oui ! La scène des retrouvailles tant attendue est exceptionnelle, autant dans le rêve du début d’épisode que dans la réalité. J’aime que cela permette aussi de donner brièvement un rôle de sauveur à Diablo avant qu’il ne soit embarqué à son tour par Apocalypse. Le trio de mes persos préférés se retrouve donc ensemble à devenir la menace à combattre, et c’est une excellente chose. En plus, l’épisode continue la romance Malicia/Gambit comme il faut : c’est excellent de la voir accepter la demande en mariage et le plan complètement fou de Gambit pour la rendre immortelle. Bien sûr, ça vaudrait 20/20 s’il n’y avait que ça. Malheureusement, j’ai décroché de toute la partie sur Candra et Rémy qui se constitue une armée. J’ai trouvé ça schématique, et on sait très bien qu’il n’y aura pas de vraies conséquences. Enfin, la conséquence, c’est tout de même que Malicia a désormais les pouvoirs de la gemme, ce qui n’est pas rien, d’accord mais… Je ne sais pas, je n’accroche pas plus que ça.
Tout ça ne doit pas non plus faire perdre de vue l’objectif des X-Men : sauver Rémy coûte que coûte. On retrouve ainsi les cartes habituelles, avec Xavier qui se lance dans un combat impossible et une énième scène dans la tête d’un mutant. J’aime bien ce que ça donne, même si c’est répétitif là aussi : Apocalypse veut absorber l’âme de Rémy et prendre possession de son corps, Xavier et Malicia s’unissent pour l’en empêcher, mais ce n’est que partie remise. Avant tout ça, la partie de poker des X-Men est une très bonne idée, et ce genre de scènes a beaucoup manqué sur ce début de saison. Il manque aussi un vrai moment où on les voit se retrouver et se raconter ce qu’ils ont vécu, parce que là, ça donne parfois l’impression d’un retour à la normale sans conséquence. Elles finissent par arriver, bien sûr, notamment avec l’arrivée de Nathan à l’Institut, qui dessine le désaccord évident de l’épisode final : les X-Men veulent sauver Rémy, les X-Force veulent le tuer, car Apocalypse vit désormais en lui. Bien évidemment, Jubilé et Sunspot changent aussitôt d’équipe et ça me va très bien. Le débarquement de X-Factor pour s’allier aux X-Force, un peu moins.
En gros, c’était un bon épisode, mais avec des scènes assez inégales : parfois, j’étais à fond, parfois, je décrochais totalement sans trop savoir pourquoi ça devenait soudain beaucoup moins intéressant. Je crois qu’ils n’arrivent pas à gérer l’ensemble des personnages : ils sont trop nombreux, il y a peu d’épisodes, ça ne permet plus la cohésion d’équipe et ça ressemble trop à des oppositions factices juste pour le bien du scénar.
C’est déjà l’épisode final ! Tout tourne autour de Gambit, possédé par Apocalypse. Est-ce que ce dernier arrivera à l’effacer complètement ? Est-ce que Malicia et Xavier parviendront à sauver Rémy ? Est-ce que Nathan le tuera avant ? Beaucoup de questions ouvrent ce début d’épisode, et c’est une bonne chose. La piste côté X-Men est d’aller dans le vaisseau d’Apocalypse, cinq mille ans après la dernière visite de Malicia, pour le réactiver et obtenir des réponses. Ce sont le Fauve et Diablo qui accompagnent Malicia dans cette mission, et c’est une équipe que j’aime beaucoup. Malicia prend plein de risques pour sauver son mec, bien sûr, et refuse d’entendre qu’il doit mourir. Elle fait bien : elle finit par obtenir une solution que je déteste. Pour sauver Rémy, elle doit se sacrifier et accepter de mourir. Je refuse cette idée, mais l’avantage, c’est qu’elle a désormais les pouvoirs de la gemme. Peut-être qu’elle peut donc survivre aussi.
Pendant ce temps, X-Factor, menée par Dr Cooper, débarque au-dessus de X-Corp pour s’en prendre à Gambit. Xavier essaie de protéger Rémy, bien sûr, et ça mène tout de suite à une grosse bataille. Cable, les Sentinelles et les vaisseaux de Cooper s’en prennent à X-Corp, où se trouvent Xavier, Jean, Scott, Polaris et les autres. Les X-Men sont enfin une équipe que je kiffe vraiment, mais on ne les voit pas assez. Les scénaristes préfèrent encore se concentrer sur un combat entre Nathan, Jean et Scott. Wolverine a aussi ses moments de gloire, toujours en équipe avec Morph. J’ai trouvé que ce combat divisé en plein de petits duos ou trios était très sympathique à suivre, mais également très schématique. C’est le problème que j’ai eu toute la saison : on passe d’une étape à l’autre parce qu’il le faut, sans que cela semble vraiment organique ou logique dans l’écriture. Chaque fois, on se concentre sur un ou deux persos et ça fonctionne, mais l’ensemble tient moins bien.
J’ai kiffé voir Gambit à nouveau sur ses pieds, surtout qu’il sauve Polaris avec une aisance redoutable. Il fait bien : elle peut ensuite sauver un tas de gens de la destruction de la tour d’X-Corp, provoquée par Cable et Scott. Malheureusement, cela mène à une scène bien choquante où Nathan a la voie libre pour tuer Rémy. Il ne se défend même pas ? Un coup de feu et c’est réglé. Enfin, c’est ce que Nathan espère. En réalité, il fait juste de la merde : tuer Rémy est finalement ce qui permet à Apocalypse de prendre le contrôle total du corps de Gambit. Par chance, Malicia est sur le coup. Elle débarque et sauve la situation, parce qu’elle a les pouvoirs qu’il faut pour renvoyer Apocalypse définitivement. Ce faisant, elle sauve aussi la vie de Rémy, qu’elle peut enfin embrasser.
Les retrouvailles sont belles, et devraient être de courte durée. Les scénaristes me prennent alors de court : Diablo refuse de voir sa sœur mourir et décide de se sacrifier pour qu’elle puisse vivre heureuse en couple. Si c’est bien ce qu’il se passe, et si la paix semble être retrouvée à l’Institut, je dois bien avouer que c’est un twist que je n’ai pas vu venir. La mort de Diablo me fait encore plus chier que celle de Gambit. Il faut toujours qu’ils dégomment les X-Men que je préfère ? Trop triste. C’est cruel, mais ça fonctionne très bien, justement parce que cette saison a enfin réussi à me rappeler à quel point j’aimais Diablo.
Et comme si ça ne suffisait pas, les bâtards nous font ensuite un coup à la Marvel : il y a une scène dans le générique final. On y voit Mystique faire son grand retour ! Perdre Diablo pour récupérer Mystique ? Je les déteste !! Elle a désormais pour objectif de s’en prendre aux États-Unis et, pour ça, elle prend la place de Cooper. Allons bon. Ce final est donc à l’image de la saison : parfois trop mécanique, parfois trop dispersé, mais capable de scènes vraiment efficaces quand il se concentre sur les bons personnages. Je reste frustré par tout ce qu’on n’a pas eu le temps de développer, mais Gambit, Malicia et Diablo, c’est vraiment la série que je souhaiterais suivre.
La vérité, c’est que je n’ai pas l’impression d’avoir savouré à fond cette reprise comme il se doit. Le fait que la saison soit diffusée en plein été n’aide pas : je n’ai pas retrouver totalement le rituel du dimanche matin (rien qu’avec ce dernier épisode déjà). Et puis, surtout, cette saison 2 part dans tous les sens avec mille personnages, mille époques, mille équipes, mille enjeux. C’est très X-Men, évidemment, mais c’est aussi parfois le problème : à force de vouloir tout raconter, la série oublie un peu trop souvent de nous laisser profiter de son équipe.
Pourtant, quand ça fonctionne, ça fonctionne très fort. Dès que Malicia, Gambit, Diablo ou Lorna sont au centre de l’épisode, je suis à fond. On connaît mes préférés. Dès que la série retrouve la salle des dangers, les débats impossibles de Xavier, les dilemmes moraux de Magneto, les combats qui ressemblent à des doubles pages de comics et les punchlines lancées au milieu du chaos, je retrouve exactement ce que j’aime dans X-Men ’97. Il y a des épisodes où j’ai vraiment eu l’impression de regarder les X-Men que j’aime, avec ce mélange d’émotion, de politique, de mélodrame et de baston spectaculaire qui ne devrait pas marcher aussi bien, mais qui marche.
Le souci, c’est que la saison n’a pas toujours le temps de mériter ses meilleurs moments. Les personnages sont trop nombreux, les épisodes trop courts, les intrigues trop chargées. On passe souvent d’une étape à l’autre parce que le scénario en a besoin, pas parce que tout s’enchaîne naturellement. Cela donne une saison parfois frustrante, avec des pics excellents, mais aussi des passages où je décrochais complètement sans trop savoir pourquoi. C’est d’autant plus dommage que l’équipe finale, celle que la série finit par reformer, est exactement celle que j’aurais voulu voir davantage. Et franchement, après un final qui sacrifie Diablo pour faire revenir Mystique, je suis énervé, triste et déjà prêt à voir la suite. Les salauds savent exactement ce qu’ils font : vivement la saison 3 !un moment ou un autre de ça, j’imagine, je vais donc m’arrêter là pour X-Men ’97. Vivement la saison 2, j’ai beaucoup aimé cette année retrouver mon petit-déj du dimanche matin devant mes super-héros préférés !