Last Seen (S01)

De quoi ça parle ?

Le synopsis officiel spoile quelque chose qui n’est pas dans le premier épisode. Cela me rend fou. Pour autant, le voici, mais vous êtes prévenus du spoil : onze ans après la disparition de sa fille, Ian, un répartiteur des appels d’urgence, reçoit un coup de fil dans lequel il pense la reconnaître.

Ce que j’en attends

Difficile à dire. Il n’y a pas beaucoup de nouveautés cette année, alors j’ai envie de tenter celle-ci, d’autant plus qu’Apple a plutôt tendance à être la plateforme sur laquelle je me réfugie pour avoir de la qualité ces derniers temps. Les séries n’y sont pas forcément phénoménales, mais elles ont ce petit quelque chose qualitatif qu’on a du mal à trouver ailleurs.

Le côté opérateur d’une ligne d’urgence du héros me plaît (sinon, je ne regarderais pas 9-1-1, c’est logique), l’enquête inévitable autour de la disparition de sa fille onze ans plus tôt aura ce petit fil rouge intéressant qui nous offrira des suspects : il y a les éléments qu’il faut pour me donner envie de tester – et théoriquement de rester. En plus, je n’ai pas vu de flashbacks intempestifs dans le trailer. S’ils parviennent à ne pas en faire trop, la série peut être excellente.

Bon, par contre, c’est une série australienne et je redoute un peu l’accent auquel j’ai du mal à me faire. En même temps, c’est peut-être l’occasion, justement ! Un dernier point qui m’agace un peu : il n’y a que six épisodes prévus, donc c’est vraiment une mini-saison.Note moyenne de la saison : –/20 

Last Seen – S01E02 – The Call – 16/20

Bon, ce n’est toujours pas la série qu’on m’avait vendu, mais si je mets de côté le fait de savoir où ça va (je suis irrité et frustré), cet épisode 2 est vraiment sympathique, franchement. J’accroche bien aux personnages et…

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Last Seen – S01E03 – The Lie – 19/20

Voici une série qui ne perd pas de temps et un épisode 3 vraiment efficace. Je suis tout simplement accroché à l’intrigue et j’aime beaucoup sa rapidité de développement. Autant j’ai tendance à critiquer toutes les mini-saisons qui vont trop…

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La rentrée séries, quelle rentrée séries ?

Salut les sériephiles,

Il fut un temps où la fin du mois d’août signifiait une chose : une quantité beaucoup trop importante de nouvelles séries à tester courant septembre, souvent pour la troisième semaine du mois. En mai, puis en août, il fallait regarder les trailers, choisir les pilotes prioritaires, essayer de deviner ce qui serait annulé au bout de trois épisodes et, surtout, espérer tomber sur le prochain gros coup de cœur. En 2026, j’ai l’impression que le problème est réglé : il n’y a quasiment plus de rentrée séries. Comme en plus, ils annoncent une météo chaude et tout, venez, on reste sur nos transats et on prolonge les vacances d’un mois ! Non ? Bon.

Évidemment, les plateformes ont changé la donne depuis longtemps et les nouveautés sortent désormais toute l’année. Du coup, les networks américains semblent avoir complètement abandonné l’idée de faire de septembre un événement. ABC ne lance même aucune nouvelle fiction cet automne et, ailleurs, les nouveautés se comptent sur les doigts d’une main. Je ne réclame pas quinze chefs-d’œuvre. Je veux juste retrouver ce plaisir de tester beaucoup trop de pilotes, y compris ceux qui ont l’air mauvais, ceux qui seront annulés trop vite et ceux dont personne n’attend rien. Là, même les séries de retour ne reviennent pour la plupart qu’à la mi-octobre… Logique, puisque toutes les saisons sont raccourcies. Merci les plateformes, je vous déteste.

Le pire dans tout ça ? Je suis forcé de me tourner vers les plateformes pour avoir des choses à me mettre sous la dent. Et même comme ça : j’ai fait ma sélection avant de regarder les trailers et je ne regrette pas de les avoir regardés. Voilà ce que ça a donné :

Le 9 septembre, Apple TV lancera Last Seen. Pour une fois, je suis plutôt curieux : Patrick Brammall y incarne un opérateur des services d’urgence qui reçoit un appel lui faisant penser que son interlocutrice pourrait être sa fille disparue depuis des années. Je connais peu le casting, mais le mystère présenté dans la bande-annonce fonctionne et Apple reste suffisamment fiable pour me donner envie de tester. Je ne suis pas sûr du tout d’avoir le temps d’y jeter un oeil parce que la date est très proche de la rentrée scolaire, pour le coup, mais bon, je me la garde dans un coin… À défaut de rattraper le reste. Ce sera une mini-saison, encore une fois : six épisodes, dont deux dès le premier soir !

Dès le lendemain, Netflix proposera Crew Girl et… au secours. Il s’agit de huit épisodes autour de Teagan Tao, jeune prodige de l’aviron dont la vie bascule après un scandale familial. Nouvelle école, compétition, rivalités, romance… Je souffle fort. Je peux aimer une série adolescente, une romance ou une série sportive. En vrai, le synopsis me tentait presque, mais cette bande-annonce me donne vraiment l’impression d’avoir déjà vu cette série dix fois – en film. Le jeu des acteurs n’arrive pas à me convaincre, le postulat de base ne me tente pas ; bref, ce sera finalement sans moi parce que ça a l’air chiant, quoi. Et tant qu’on est dans le chiant, d’ailleurs :

Le 20 septembre, American Hostage arrivera sur MGM+ et c’est probablement ma plus grosse frustration. La série raconte une histoire vraie se déroulant dans les années 70 : un preneur d’otages exige d’être interviewé par un célèbre journaliste radio local. L’histoire me tente énormément, seulement le trailer me donne déjà envie de me barrer : tout a l’air très grave, très lent, très « prestige drama », très… chiant, en fait. Je n’ai juste pas envie en ce moment de regarder une série qui semble me demander de supporter pendant huit heures un concept qui pourrait tenir dans un film d’1h30. Ouais, c’est comme ça que je ressens un « prestige drama » ou un épisode de Game of Thrones d’ailleurs, je me fais chier, y a pas à se prendre autant au sérieux tout le temps et à trainer comme ça. Allez, critiquez, je suis un trentenaire aigri – pire ! Un millennial.

Heureusement, le lendemain, NBC lancera Line of Fire. Enfin une nouvelle série de network ! Et c’est peut-être celle qui me tente le plus, même si j’ai failli passer mon chemin parce que Peter Krause, je me le suis assez bouffé dans 9-1-1. La série suit la vie d’une famille dont les membres travaillent pour différentes agences américaines, entre FBI, Marshals, Secret Service et Department of Justice. Bien sûr, ils se retrouvent tous sur la même affaire à un moment. Si le concept peut être sympa sans être franchement novateur pour un network, j’ai davantage l’impression devant ce trailer de voir une grosse série destinée à une plateforme qu’une nouvelle série NBC pensée pour s’installer pendant plusieurs saisons. C’est probablement beaucoup trop tôt pour annoncer son annulation, j’en ai conscience, mais disons que je ne parierais pas encore sur une saison 2 : ça a tout de la mini-série. Du coup, j’ai peur d’avance de la fin en queue de poisson pour ouvrir vers une saison 2 alors que ce sera annulé. Les grands classiques.

Vous voyez où j’en suis : je regarde du côté des séries françaises pour trouver des nouveautés de rentrée. Jérôme Niel (putain, il a des cheveux longs et ça lui va grave bien ?) incarne un homme qui retrouve un ancien camarade d’école, désormais candidat à la mairie de sa ville. Son admiration pour lui va progressivement tourner à l’obsession. Sept épisodes sont prévus à partir du 25 septembre sur HBO Max. L’affiche et le concept m’intriguent vraiment, Jérôme Niel aussi parce que je l’aime bien en général quand il n’est pas à faire des tutos (jamais compris, ça), mais la bande-annonce me laisse beaucoup plus dubitatif. Là encore, je testerai si je trouve du temps (lol, de qui je me moque ?), mais davantage par curiosité qu’autre chose.

Et enfin, le 30 septembre : Scrubs. Une saison 2 d’un revival d’une série lancée en 2001 est ce que j’attends le plus impatiemment en ce mois de septembre… Et encore, ce sera dans la nuit du premier octobre, ici, hein. C’est probablement ce qui résume le mieux mon problème avec cette rentrée 2026 : parmi tout ce que j’ai repéré pour septembre, la série que j’attends le plus n’est même pas une nouveauté et même pas en septembre. Les séries n’ont pas disparu et certaines de celles citées ici seront peut-être excellentes, mais en attendant, c’est la disette, cette rentrée séries… Bref, ça me donne envie de rester en vacances.

Widow’s Bay – S01E10 – We Hope You Enjoyed Your Trip – 18/20

J’avais deviné une partie des twists de l’épisode sans m’attendre à ce que ça arrive pour autant et la fin m’a laissé vraiment convaincu par ce que proposait cette saison. Ce n’est pas suffisant pour mettre un terme à la série, mais on sent bien que la saison 1 a raconté ce qu’elle voulait. Il n’y a plus qu’à espérer pour une suite rapide et bien écrite, histoire de clarifier les zones d’ombre qu’il nous reste – en grand nombre.

Spoilers 

Les premiers touristes arrivant, Tom doit prouver que c’est safe de se baigner. Mais est-ce que ça l’est vraiment ?

We’ve weathered storms together before, haven’t we ?

Dingue de me dire que c’est déjà la fin de saison. C’est passé vite, mais cet épisode va prendre un peu plus de temps pour tout conclure, puisqu’il dure pas moins de 48 minutes. C’est beaucoup. On commence en toute logique par Tom, mais on le voit faire des recherches dans les dossiers et ça me laisse tout de même perplexe.

Une fois que c’est fait, il se rend chez Ruth, comme je l’imaginais. Patricia essaie encore de le stopper à la radio, mais c’est en vain. Tom frappe donc à la porte de Ruth, en vain. Il finit par entrer sans y être invité et la retrouve… en train de faire son sport. Au top de la forme, la mamie ! Elle est touchée de voir que Tom pense à elle et veut la ramener à l’abri ; il improvise en lui disant que c’est trop tard pour rejoindre l’abri et se prépare à la tuer. Il n’est pas évident de prendre la décision pour autant. Certes, elle est à moitié sourde et pas très utile à la mairie, mais elle a aussi le cœur sur la main.

Il se rend compte que son calendrier est plein d’activités et qu’elle est généreuse. Pour se dédouaner, il se met à douter des recherches de Rosemary, mais il le fait dans la salle de bain où il est avec les médicaments de Ruth. Ses recherches dans les dossiers médicaux du médecin lui permettent de savoir comment la droguer, au moins. Cela prend plus de temps que prévu quand elle lui fait un thé qui infuse durant 27 minutes et l’entraîne dans une visite guidée de sa maison. Ma foi, les scénaristes savent comment gagner du temps et rendre Ruth sympathique.

Elle montre aussi de vieilles photos à Tom, histoire qu’il apprenne que tout le monde dans sa vie est décédé ou que la maison a été construite par ses parents. Bien qu’elle soit pleine de vie et rayonnante, il tente alors de la convaincre de commettre un suicide, tout de même. Plus exactement, il essaie de savoir ce qu’elle ferait face au dilemme du train – et il veut se dédouaner en ayant son approbation pour la tuer.

Malheureusement, elle n’a pas la réponse qu’il espère : elle ne prendrait pas la décision de tuer quelqu’un, même si ça pouvait sauver plein d’autres gens. Elle est tellement mignonne et généreuse, c’est terrible pour lui de se retrouver à vouloir la tuer – et terrible pour nous aussi, parce qu’on ne sait pas comment l’épisode va se terminer, ni comment on veut qu’il se termine. Je suis content du choix des scénaristes d’avoir fait de Ruth la dernière de la lignée cependant.

C’est confirmé quand Tom retrouve la broche de Frances dans les affaires de Ruth. Il se décide donc à la tuer en l’empoisonnant et je trouve ça triste qu’on nous fasse un gros plan sur son frigo avec une photo d’Evan au même moment. Pris de remords, Tom se confie ensuite à Ruth sur sa culpabilité d’avoir amené des gens sur l’île, mais pendant qu’il parle, il se rend compte qu’elle ne réagit plus du tout. Elle n’est pas morte pour autant…

Ma théorie à ce stade est que, comme Richard, elle se retrouve à ne pas pouvoir mourir sur l’île, puis qu’elle est la dernière de la lignée. Tom est en tout cas forcé de prendre des décisions plus radicales : il décide donc de l’étouffer avec un coussin, rien que ça. Ce n’est pas évident comme décision. Au moment de la tuer, il est interrompu par une révélation inattendue : Ruth est tombée enceinte d’un homme marié.

Elle a accouché et a fini par lui donner la fille pour qu’il l’élève avec sa femme. La série prend alors la direction à laquelle je m’attendais : sa fille est morte, mais il s’agissait de Lauren. La mère d’Evan, l’ex-femme de Tom. C’était sûr et certain que ce serait Evan le dernier descendant. Tom ne pourra jamais le tuer et ça déplace le problème exactement comme il faut. C’est beau de voir Tom se rendre compte qu’il a fait bien de la merde.

Dans l’abri, Patricia fait la liste des vivres qui ne suffisent pas du tout pour 137 personnes réfugiés. Les esprits s’échauffent, l’électricité commence à manquer et ça ne donne pas envie d’être dans ce bunker. Il y en a une qui doit avoir encore plus envie de partir : Chelle, la femme du shérif. Elle se fait examiner par le vieux médecin de l’île qui informe le futur père que le bébé est sur le point de naître. À quoi bon prévenir la mère, hein ? Le shérif se met à stresser et souhaite parler à Tom, mais bon, celui-ci est occupé ailleurs. Il le cherche et finit par comprendre que quelque chose ne tourne pas rond.

De son côté, Patricia demande à un employé de la mairie de trouver de quoi divertir tout le monde. À la recherche de jeux de société, il trouve une pellicule de vieux film particulièrement angoissante : un homme tout sourire félicite et remercie les sélectionnés de se sacrifier pour le bien-être de Widow’s Bay. Il y a tant d’histoires perchées et effrayantes sur cette île !

Il a la bonne idée de ne pas montrer tout ça aux gens, c’est déjà ça. Il faut dire que les survivants de l’abri sont un peu occupés à se révolter quand on leur sert de la nourriture pourrie. Il manque de vivres et ça tourne vite à l’émeute, tout ça. Au milieu de tout ça, le shérif apprend ce que Tom est en train de faire et ne l’approuve pas. Il quitte femme et enfant pour rejoindre Ruth et Tom – et la tempête ne semble plus inquiéter personne quand bien même une tornade a emporté le shaman, hein.

Pendant ce temps, l’employé continue de regarder les vidéos et apprend beaucoup de choses sur l’île : ainsi donc, il est expliqué que pour chaque coup de cloche sonné par l’Eglise, il faut sacrifier une personne. Le monstre qu’est l’île se nourrit de la peur des sacrifiés, en plus. C’est d’autant plus dérangeant que dans la pièce d’à côté, l’émeute continue et est interrompue par un message sur haut-parleur qui date de la même époque. On dit de ne pas paniquer, mais bon, c’est la panique ; panique encore plus forte quand Dale, l’employé de la mairie, hurle qu’ils sont piégés.

Sinon, j’oublie une partie de l’épisode, tout de même. Avant l’émeute et au dans son coin de l’abri, Evan passe du bon temps avec sa copine, mais aussi avec PJ. Ce dernier est si con qu’il trouve un moyen de fuir l’abri et entraîne ses potes avec lui. Evan est assez intelligent pour savoir que c’est une connerie, mais il se laisse embarquer quand sa copine est convaincue par la promesse d’un joint. Oh non, y a pas à être si idiot ! Au moins, il gagne un baiser de sa copine, c’est déjà ça.

Par contre, ces abrutis fouillent l’abri et finissent par tomber sur la chambre de torture de Richard. La copine ne trouve rien de mieux à faire que de s’asseoir directement sur la chaise. Ils sont surpris par un employé de la mairie qui les vire de la pièce, mais se retrouve alors enfermé par PJ. Plus exactement, PJ ferme la porte qui se verrouille d’elle-même ensuite.

Le problème, c’est que PJ et la copine d’Evan se barrent, alors que PJ est un peu plus humain. Il reste en arrière pour tenter de libérer l’homme, en vain. Il l’entend hurler, et c’est tout. Quand la porte se rouvre, l’homme n’est plus là. Evan décide donc de se barrer.

Au même moment, le shérif – Bechir, si j’ai bien entendu – arrive chez Ruth et… lui tire dessus. Tom venait de se décider à l’emmener chez le médecin, comprenant bien que de toute manière, elle n’était pas la dernière descendante. Il est terrifié de la voir mourir et hurle la vérité au shérif, se retenant tout de même de lui dire que c’est son fils le dernier de la lignée.

Pourtant, même si Evan est encore en vie, la tempête s’arrête soudainement. Patricia et Wyck sont sûrs que Tom a tué Ruth, mais ce n’est pas le cas. C’est même pire que ça : Ruth est encore en vie après avoir pris une balle. On se doute bien qu’elle ne survivra pas longtemps, cependant. En fin d’épisode, tout semble réglé et apaisé quand Tom balance le collier de Frances à la mer… mais les cloches de l’Eglise sonnent à nouveau. Huit fois.

C’est une fois de moins que dans l’épisode 2, et ça veut quand même dire que l’île – ou le monstre sous l’île – réclame à présent huit vies supplémentaires pour s’apaiser. Avec un tel appétit, pas étonnant que l’île connaisse une histoire si sanglante et pleine de disparus.

EN BREF

C’est une très bonne première saison, vraiment solide par son originalité, sa propension à s’appuyer correctement sur des légendes urbaines et son envie de présenter une histoire qui peut faire froid dans le dos. Pour autant, ça n’est pas un coup de cœur complet pour ma part : je trouve que trop de questions sont oubliés en route et que pour une série qui sait très bien ce qu’elle veut raconter, elle ouvre de fausses pistes un temps. Pire que tout, j’ai vraiment l’impression qu’elle gagnerait à avoir plus d’épisodes pour développer plein d’aspects qui restent à la surface.

Ceci dit, avec davantage d’épisodes, elle serait probablement encore plus prévisible que ce qu’elle était déjà. Et puis, c’est facile de critiquer, mais en vrai, c’est une série très bien écrite, très bien interprétée et très bien… réussie. Il faut savoir se contenter de ce qu’on a et recoller les morceaux soi-même, je suppose.

Ainsi, j’attends la saison 2 (la série a été renouvelée juste avant la diffusion de l’épisode 10) pour avoir confirmation que les huit coups sonnés en fin de saison sont bien un appel à huit nouveaux sacrifices – et confirmation que la tempête s’est arrêtée car il y a eu un sacrifice dans cet épisode final. J’aimerais bien savoir si le shérif est papa, aussi. Et avoir plus d’infos sur le passé de Patricia ou les nombreux massacres qui ont eu lieu sur cette île. Il y a tant à développer, encore !

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Widow’s Bay – S01E09 – Emergency Shelter – 16/20

Si c’est un bon épisode, on sent quand même que les scénaristes comblent autant que possible pour atteindre une durée à peu près décente. C’est juste une transition vers la fin de saison et je suis content de ne pas avoir eu à patienter une semaine pour voir ça et attendre à nouveau trente minutes. En vrai, l’épisode apporte sa révélation alors je me plains peut-être pour rien, mais je ne sais pas, je m’attendais à plus de développements.

Spoilers 

Une tempête se forme au large de Widow’s Bay.

Dead baby, dead baby, lesbian.

Tiens, cet épisode commence par un flashback parfaitement inutile : nous revenons dans la barque de Sarah Westcott où l’on sait déjà qu’un des enfants repartira vers le rivage. Il s’agit apparemment de Frances puisqu’elle tombe à l’eau bien rapidement, peu de temps après que ses frères commencent à tousser du sang. À trop vouloir s’éloigner de l’île, Sarah a condamné les enfants – mais peut-être elle aussi, puisqu’elle est mariée.

Ce n’est pas une surprise et c’est pour ça que je n’ai pas trop compris l’intérêt de nous montrer la scène : tout était résumé par le tableau, et ça suffisait. De retour dans le présent et dans la mairie, on en revient à là où on était en début de saison : Patricia conseille à Tom de sonner l’alarme. Elle est toujours aussi drôle et l’humour décalé de la série fonctionne bien quand elle ferme la porte au nez d’un vieillard les bassinant avec ses avertissements.

Il faut dire que rien ne va plus : le brouillard est de retour, il s’accompagne d’un énorme orage et d’une perte de communication avec le continent. À quoi bon les contacter de toute manière, ils ne les sauveront pas de la tempête, non ? Tom est dépité, en tout cas : il sait que raisonnablement, il doit décréter l’état d’urgence et demander aux gens d’aller dans les abris anti-tempêtes.

Pourtant, lui, il veut que son île soit un bon souvenir pour les touristes. Il comprend bien que ce ne sera pas le cas et est dépité, au point de s’en prendre aux tableaux de la mairie. Cela permet une petite scène comique où il est coincé sous le tableau, avec une Rosemary qui n’aide pas, et une scène de révélation. En effet, Patricia revient alors avec la clé de leur énigme : la fille de Richard a survécu et a été repêchée. Ce n’est que maintenant qu’ils font le lien, grâce au doigt coupé de la fille. Patricia est capable de comprendre que la lignée de s’est pas arrêtée – et la malédiction non plus. Malheureusement, Tom comprend que ça fait près de 400 ans de généalogie à retracer. C’est moins la merde que ce qu’il laisse supposer : toute la descendance est encore sur l’île puisque personne ne peut la quitter.

Bon, après, ça doit faire une grosse partie de l’île quand même. La situation est désespérée. Tout le monde peut aller se réfugier dans des abris et ma foi, putain, l’abri sous la mairie est gigantesque. Ils peuvent survivre à une apocalypse avec un tel bunker. Bon, malheureusement, il y a énormément de gens qui débarquent à la mairie – et Evan aussi. Evan sait même qu’il n’ira pas voir les Red Sox.

Tout paraît encore sous contrôle, mais ce n’est pas le cas bien sûr : le générateur de secours de la mairie est HS. Cela force Tom à se rendre au phare pour récupérer de quoi apporter du courant à tous les gens dans l’abri.

Alors que l’alarme commence à sonner, le shérif espérait encore pouvoir se barrer de l’île avec sa femme. Celle-ci n’est pas ravie par l’entêtement de son mari à quitter Widow’s bay. C’est hilarant de le voir s’obstiner pour nous, mais pour elle, c’est vrai que ça fait de sacrés dangers et risques à prendre, le tout en étant enceinte.

Il cherche donc à quitter à tout prix la ville, même s’il ne sait pas naviguer, même s’il y a une tempête. Je comprends son désir de se barrer, mais c’est trop tard, quoi. Il décide donc de rejoindre la mairie où Patricia l’accueille. Ce faisant, elle déserte la salle de réunion où Wyck retrouve le journal de Sarah Westcott et se met à le relire. Pourquoi pas ? Hâte de savoir ce que ça lui apportera et pourquoi il demande ensuite de l’aide à Rosemary (elle est étrange, elle, on ne sait pas grand-chose sur elle, tout de même).

En attendant, Tom se précipite vers le phare et se retrouve coincé sous la tempête. Il est forcé d’escalader un grillage pour rejoindre Garret et espérer avoir du courant. Malheureusement, quand il grimpe au sommet du phare, c’est pour mieux se rendre compte que Garret est déjà à la mairie. Le quiproquo entre eux est hilarant : Garret se met en tête de retourner au phare avec le générateur. Finalement, tout ça n’est qu’un moyen pour les scénaristes de nous révéler qu’il y a une vraie tornade en approche de l’île.

Tom retourne au plus vite à la mairie, empêche Garret de partir et tombe sur le shaman qui met un temps fou à rejoindre l’abri. Quelque part ce qui lui arrive est donc bien fait pour lui et parfaitement cherché : le shaman est absorbé par la tornade qui se forme comme si de rien n’était. Oula. La série ne plaisante pas, je suppose. La bonne nouvelle, c’est que Tom s’en sort en vie et peut donc rejoindre l’abri. La ville est plutôt bien organisée.

J’ai adoré qu’à la réplique « personne ne quitte l’abri », Patricia réponde à Tom « Ruth n’est pas là ». Si on s’inquiète pour la survie de la vieille femme, Wyck et Rosemary détournent vite notre attention. Ils ont fait une petite recherche généalogique, puisque tout est consigné à la mairie. Ils annoncent que Richard n’a plus qu’un seul descendant en vie. Tom veut immédiatement savoir qui, nous aussi… mais Rosemary prend tout son temps pour raconter l’histoire de Frances.

Putain, meuf, t’as un arbre généalogique va en bas et dis la réponse, non ? Non. Elle raconte vraiment toute la vie de la branche. C’est un peu intéressant de savoir comment ils ont survécu – ou plutôt comment ils n’ont pas survécu. L’humour prend bien dans cette scène, en vrai. On voit plein de lignes généalogiques et j’imagine un nombre incalculable de fanfictions ou d’épisodes à écrire autour de toutes ces histoires. Rosemary est un personnage assez incroyable. Elle finit par conclure que la seule survivante directe de Richard est… Ruth.

Bon. Une vieille femme sans mari, sans enfant et qui est abandonnée au milieu de la tempête. La solution est toute trouvée. Cela choque Patricia de voir Tom et Wyck proposer le meurtre pour leur amie et collègue – Wyck va jusqu’à imaginer un meurtre sans la prévenir, histoire qu’elle ne souffre pas. Forcément, Patricia la défend corps et âme, surtout qu’il est assez vite évident qu’elle se reconnaît en la vieille femme célibataire.

L’épisode se termine par Tom prenant une mystérieuse décision (il part, probablement pour tuer Ruth) et… je ne m’y attendais pas. Je reste sur ma faim, là.

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