Une mère célibataire trouve du réconfort auprès d’un jeune cam boy, jusqu’à ce que… Suspense.
Ce que j’en attends
J’en attends beaucoup de bien – mais une très grande part de moi en attend aussi beaucoup de déception. Cette nouvelle série Apple est un peu trop calibrée pour me plaire : elle a Tatiana Maslany dans le rôle titre, la bande-annonce semblait vendre un rôle aussi barré que pouvaient l’être ceux qu’elle jouait dans Orphan Black et rien que le côté « mère célibataire qui fait n’importe quoi sur Internet » suffit à me donner envie, pour la vibe Alison Hendrix.
Apple TV, c’est plutôt gage de qualité normalement, alors je devrais y aller les yeux fermés. Seulement, si je ferme les yeux, je vais m’endormir vu l’heure qu’il est. Oui, je sais, j’ai un humour de qualité. Blague à part, je sais qu’il s’agit de séries exigeantes en attention et qui ont un rythme/un fonctionnement différent de ce que j’ai l’habitude de regarder. J’ai donc peur et très envie à la fois. Cela faisait longtemps qu’une série n’avait pas réussi à provoquer ça.
La déception peut être immense, le plaisir… à son maximum garanti ? Oui, définitivement, un humour de qualité. Sinon, mes critiques sont dispos juste ci-dessous.
Je ne saisis pas encore le choix du titre, mais je suis content de ne pas avoir su le premier twist de la série avant de me lancer. Très clairement, elle prend son temps à s’installer, et peut-être même un…
Les choix qui sont faits ne sont pas ceux auxquels je m’attendais : j’ai l’impression qu’on va passer à côté d’une intrigue très chouette et évidente sur les dangers d’internet pour se diriger vers un thriller plus inattendu, plus complexe et…
Je trouve que l’épisode est court, mais il propose tout de même plein de choses : en fait, il ne perd pas de temps et la série me plaît de plus en plus, puisqu’elle réussit à prendre par surprise sur certains…
Que je suis frustré que ça ne dure que trente minutes : autant la semaine dernière, le format m’allait bien, autant sur cet épisode, j’ai vraiment l’impression de rester sur ma faim et que ça aurait pu être plus long. La…
Il est tard pour un article du jour ? Désolé, c’est que j’ai eu un peu de travail encore aujourd’hui. Tout va bien pour autant et c’est avec plaisir que je reviens avec un article qui va à nouveau venir compléter le lexique du sériephile. Oui, je grille toutes mes cartouches d’articles pour celui-ci en ce moment, mais je n’avais pas spécialement envie de réfléchir à un autre sujet ou de revenir sur les récentes annonces Netflix déjà lues partout (pour l’instant… je trouverais bien un angle d’attaque à un moment). Bref, dans le lexique aujourd’hui, on va parler de ce qui explique que je sois si en retard dans mes rattrapages de saison dernièrement : le concept de Peak TV !
Alors c’est quoi le Peak TV… la Peak TV ? Concrètement, c’est ce qui désigne la période actuelle de production de séries télévisuelles. Par « période actuelle », j’entends les cinq dernières années, où l’industrie télévisuelle hollywoodienne est montée à près de 500 productions annuelle, un nombre qui augmente encore et toujours.
Le concept est simple : il y a tellement de séries que l’on va finir par atteindre un sommet, un pic, dont on ne pourra pas revenir. C’est une sorte de plafond de verre qui fait que ça risque de s’effondrer : à multiplier les produits et les acteurs sur le marché, on se dirige vers un phénomène compliqué où le gros succès est difficile à obtenir, parce que les spectateurs se répartissent trop sur différentes œuvres. On peut remercier Netflix pour ça, parce qu’ils ont ouvert le chemin avec leurs productions originales et que tous les services de streaming ont embrayé ensuite : Amazon, Disney +, Hulu, Apple TV… Même Quibi, sérieux !
C’est quoi ce nom ? Franchement, rien de bien compliqué encore cette semaine. « Peak » veut dire « pic » et « tv » veut dire… ben… TV. C’est donc un « pic télévisuel », tout simplement, c’est-à-dire que la télévision est au sommet de son art en ce moment. Par conséquent, il faut comprendre, vu la traduction, que c’est plutôt une appellation à utiliser au masculin en français. Pourtant, tout le monde ne semble pas d’accord et, à l’origine, on trouvé surtout des articles la référençant au féminin, parce que pour des français, « TV » ça sonne féminin et « peak » comme un adjectif. Encore une histoire de la covid, le covid. Les américains diraient potato, tomato (une sombre histoire de prononciation et d’accentuation différente du « a »).
Quelle origine ? On commence à parler de « peak TV » en 2015, lorsque John Landgraf, président de la chaîne FX (celle derrière la saison 1 de You’re the worst par exemple) l’emploie pour analyser son obsession de la quantité astronomique de séries produites chaque année. À l’époque, on approchait simplement des 400… Pas de quoi s’affoler, on pouvait donc faire encore beaucoup plus ! Le problème, c’est que déjà à 400 séries, personne ne peut tout regarder et ça commence à poser des soucis, notamment lors des grandes cérémonies de récompenses où des séries sont oubliées, puisque tout le monde ne peut être récompensés.
Bon, après, ça, c’est jamais qu’une excuse plutôt mauvaise si vous voulez mon avis. Tous les fans de Buffy savent qu’elle n’a pas eu les Emmy Awards qu’elle méritait (concrètement, aucun acteur n’en a eu, mais ils ont eu ceux de musique et maquillage… pas exactement de quoi les distinguer parmi les gagnants, et puis, ça vieillit mal du côté du maquillage).
Aujourd’hui, tout le monde sait que Sarah Michelle Gellar mérite au moins une récompense des Emmy pour cet épisode, sérieux.
Et aujourd’hui ? Cela fait cinq ans que l’on évoque un pic télévisuel qui n’arrive pas et chaque année voit la production de séries augmenter… à moins que ! En 2020, nous avons donc un trimestre de production à jeter à l’eau à cause du coronavirus, ce qui fait que le nombre diminuera peut-être. En plus, une crise économique est à craindre pour la suite, alors 2021 va peut-être mettre un frein à tout ça… surtout que bon nombre de séries se terminaient en 2020.
À titre personnel, je le sens passer ce pic télévisuel. Je sais que c’est aussi lié à mon âge et à mes activités diverses, mais j’ai tout de même l’impression de n’avoir plus du tout le temps de regarder tout ce que je voudrais et je sais pertinemment que je passe fréquemment à côté de pépites que j’adorerais (coucou Dark). C’est d’autant plus paradoxal que j’en continue d’autres pour aller jusqu’au bout alors que je les trouve médiocres (coucou 13 reasons why), mais ça, j’imagine que l’on fait tous nos propres choix. Je préfère m’investir jusqu’au bout dans les histoires commencées, en général.
It didn’t.
Avec toutes les séries que je termine en ce moment il faudra de toute manière que je me renouvelle un jour ou l’autre… alors je profiterais des stocks fournis par ce pic télévisuel. Quant à savoir si le plafond est atteint, j’imagine que l’avenir nous le dira, mais il ne faut pas vendre la peau de l’ours avant de l’avoir tué, ça n’a pas réussi à John Langdraf !