Une mère célibataire trouve du réconfort auprès d’un jeune cam boy, jusqu’à ce que… Suspense.
Ce que j’en attends
J’en attends beaucoup de bien – mais une très grande part de moi en attend aussi beaucoup de déception. Cette nouvelle série Apple est un peu trop calibrée pour me plaire : elle a Tatiana Maslany dans le rôle titre, la bande-annonce semblait vendre un rôle aussi barré que pouvaient l’être ceux qu’elle jouait dans Orphan Black et rien que le côté « mère célibataire qui fait n’importe quoi sur Internet » suffit à me donner envie, pour la vibe Alison Hendrix.
Apple TV, c’est plutôt gage de qualité normalement, alors je devrais y aller les yeux fermés. Seulement, si je ferme les yeux, je vais m’endormir vu l’heure qu’il est. Oui, je sais, j’ai un humour de qualité. Blague à part, je sais qu’il s’agit de séries exigeantes en attention et qui ont un rythme/un fonctionnement différent de ce que j’ai l’habitude de regarder. J’ai donc peur et très envie à la fois. Cela faisait longtemps qu’une série n’avait pas réussi à provoquer ça.
La déception peut être immense, le plaisir… à son maximum garanti ? Oui, définitivement, un humour de qualité. Sinon, mes critiques sont dispos juste ci-dessous.
Je ne saisis pas encore le choix du titre, mais je suis content de ne pas avoir su le premier twist de la série avant de me lancer. Très clairement, elle prend son temps à s’installer, et peut-être même un…
Les choix qui sont faits ne sont pas ceux auxquels je m’attendais : j’ai l’impression qu’on va passer à côté d’une intrigue très chouette et évidente sur les dangers d’internet pour se diriger vers un thriller plus inattendu, plus complexe et…
Je trouve que l’épisode est court, mais il propose tout de même plein de choses : en fait, il ne perd pas de temps et la série me plaît de plus en plus, puisqu’elle réussit à prendre par surprise sur certains…
Que je suis frustré que ça ne dure que trente minutes : autant la semaine dernière, le format m’allait bien, autant sur cet épisode, j’ai vraiment l’impression de rester sur ma faim et que ça aurait pu être plus long. La…
Si je m’interdisais de descendre si bas jusqu’ici, il faut bien reconnaître que cette saison ne tient pas ses promesses. Après plusieurs années d’attente et sans garantie de retrouver les personnages avant genre 2030, c’est tout de même frustrant de voir la série s’intéresser davantage à un nouveau dont je n’ai rien à faire et ignorer autant ses stars des débuts. Je n’adhère pas, surtout que la série perd vraiment de son prestige et de son brio côté réal. Quel dommage !
Spoilers
Rue est toujours coincée entre Alamo, Laurie et le DEA.
Que dire en intro de cet article qui ne soit pas déjà dit dans mon article paru ce week-end : Euphoria va-t-elle (vraiment) trop loin ?Je suis déçu par l’absence de message vraiment pertinent de cette saison, mais je continue d’espérer que la fin de saison saura me surprendre. En attendant, je me contente aussi des critiques de Faces of Death sur les réseaux sociaux, la violence et le besoin de célébrité maladif de certains influenceurs. Quel rapport avec Euphoria me direz-vous ? C’est simple, l’actrice principale de ce film (qui n’est jamais qu’un ersatz de Black Mirror, avec les mêmes défauts que le peu que j’ai pu voir de cette « série », d’ailleurs) est Barbie Ferreira.
À défaut de voir Kat cette saison (l’actrice est partie de la série car elle refusait une intrigue sur les troubles alimentaires), j’ai ainsi au moins pu la voir dans ce film sorti ce week-end sur Shudder et inspiré par celui de 1976 qui portait le même titre. C’était loin d’être grandiose, mais le film a ses quelques bons moments, et c’est déjà ça. Je n’ai pas grand-chose de plus à en dire, à part que les âmes sensibles feraient mieux de s’abstenir, parce que c’est un film d’horreur Shudder, quoi. Et il a ses quelques scènes gores et petits traumas insidieux possibles.
Cela dit, cette saison d’Euphoria aussi a ce qu’il faut dans le genre. C’est ma transition toute trouvée pour enfin commencer à vous parler de cet épisode, oui. Je dois bien vous avouer, mais vous vous en doutez déjà, que le début m’a fait lever les yeux au ciel : Rue nous raconte l’enfance d’Alamo.
Je sais bien que la voix-off de Rue est bien plus omnisciente qu’elle le devrait dans beaucoup d’épisodes, mais là, ça m’a fait bizarre qu’elle soit capable de nous donner tant d’informations sur le passé de son boss. Que l’épisode fasse un tel détour ne m’a pas convaincu, en plus. Qu’est-ce que ça peut bien me faire de savoir comment Alamo est passé de petit garçon mignon qui va à l’Eglise à psychopathe trafiquant de drogue ?
J’étais content d’entendre un peu de gospel, c’est vrai, mais à part ça, ce début d’épisode qui nous présente son beau-père Preston ne me passionne pas, quoi. Preston apporte plein d’argent dans la vie d’Alamo et on comprend donc qu’il s’est habitué à la vie de palace puisque sa mère adorait ça. Et ça aussi, on la comprend, je crois… mais il faut se poser des questions sur toute cette thune.
Alors que Preston s’apprête à demander la mère d’Alamo en mariage, celle-ci décide de le quitter : elle rentre de vacances pour mieux découvrir que tout leur appartement a été volé. On les dépossède des meubles et surtout des bijoux ? Elle prend son fils et se casse.
Le problème, c’est qu’elle l’emmène directement chez un autre homme qui est clairement son amant. Eh oui, la mère d’Alamo est en fait une escroc : elle a monté une arnaque énorme pour récupérer l’argent de ce pauvre Preston. Elle le dépossède de tout ce qu’il a en faisant cambrioler le tout et en le livrant chez son amant.
Seulement voilà, c’est Alamo qui se sent le plus victime dans cette affaire, parce qu’il se fait avoir autant que Preston. C’est con. Il jure donc qu’aucune femme ne pourra plus jamais l’avoir comme sa mère l’a fait.
De retour dans le présent, quelle surprise ! Alamo ne tue pas Rue. Il se contente de lui faire peur pour qu’elle crache toutes les informations. Cela prend peu de temps pour que Rue trouve un moyen de s’en sortir, encore et toujours.
Rue se débrouille donc pour appeler Faye en restant complètement enterrée. On va dire qu’ils sont pris son portable avant ? Allez savoir. Ce qui est sûr, c’est qu’elle n’a pas trop de mal à convaincre à Faye de trahir son copain actuel. Ce taré lui a tatoué une croix gammée sans la prévenir, en même temps, et surtout, Rue est assez maligne pour mentionner Fez. Elle parvient donc à obtenir de Faye qu’elle prenne une photo du coffre-fort de Laurie.
La photo arrive à temps dans les mains d’Alamo : il a rendez-vous avec Laurie et ses hommes qui débarquent chez lui pour papoter business. Franchement, ces intrigues de grands dealers de drogues qui se parlent sans cesse à couteaux tirés et flingues en main ? Ce n’est pas la série que j’aimais ça. Autant vous dire que j’ai vite décroché vite fait de la conversation où Laurie se vante d’avoir une nouvelle mule et beaucoup, beaucoup de drogues à faire passer.
Alamo la menace encore quand il est temps de passer un marché avec elle, mais le marché se fait – et le DEA entend tout grâce à Rue. Je me demande à quel point ils s’intéressent aussi à Alamo qui veut voler le contenu du coffre-fort de Laurie à son tour.
Après tout ça, Rue retrouve Jules chez elle. Jules vit dangereusement à ce stade, parce qu’elle ne souhaite pas perdre son sugar daddy a priori. Alors qu’elle peint un super tableau, Rue lui déclare lus ou moins son amour, à sa façon. Elle essaie de la convaincre de passer plus de temps avec elle et lui annonce qu’elle veut vraiment une relation sérieuse… mais c’est pour mieux se prendre le râteau du siècle. À défaut de se prendre un mur, elle se mange le tableau de Jules dans la tronche quoi. Ouais, elle tient vraiment à son sugar daddy apparemment.
Cela nous détruit Rue une fois de plus : on la retrouve ainsi dans une Eglise où elle se recueille vraiment – jusqu’à ce qu’elle décroche son portable. Qui fait ça ? Pourquoi je vois de plus en plus de personnages de séries qui sont au téléphone dans une Eglise ? Ce n’est pas le lieu pour ça, non ? La scène est mignonne malgré tout, parce que Rue avait bien besoin de parler avec sa mère.
Malheureusement pour elle, les scénaristes sont tordus et ça permet surtout de rajouter du drama ensuite quand Rue comprend que les hommes d’Alamo la tiennent à peu près autant que le DEA. Quand on lui parle de sa mère, elle s’inquiète et prend le volant super énervée. Rien de tel pour effectuer une petite sortie de route et terminer l’épisode sur un arbre qui s’enflamme. Oh bordel. La religion, maintenant ? Rue a son propre buisson ardent. Je crains le pire pour la suite, vraiment.
En parallèle, Maddy décide évidemment de continuer à bosser avec Alamo. Il est omniprésent cette saison et je ne comprends pourquoi les scénaristes le saucent autant parce qu’il est loin d’être leur personnage le plus orignal. Même sa backstory est assez classique, finalement, on nous a déjà fait le coup avec Sawyer dans LOST et c’était il y a vingt ans au moins.
Rue essaie bien de prévenir Maddy de faire attention, mais elle apprécie de bosser avec les danseuses d’Alamo – elle essaie même de les récupérer sur un soir où elle bosse, ce qui ne plaît pas du tout à Alamo.
Tant qu’on parle de Maddy, parlons aussi de Cassie. Elle est de retour dans cet épisode – et pas seulement en tant que fantasme ambulant sur Onlyfan pour les bienfaits du portefeuille de Maddy et Nate. Non, on reprend sur l’intrigue où elle tourne dans la série où bosse Lexie. Elle s’y fait sacrément remarquer pour son premier jour : elle a un petit rôle secondaire de rien du tout, en théorie.
En pratique, elle déraille complètement la scène quand elle se met à pleurer à cause d’une réplique sur la lune de miel. Cela lui rappelle son propre mariage désastreux et elle se met à le raconter. L’acteur en face d’elle est d’abord perdu, mais il décide finalement de rentrer dans ce jeu d’improvisation avec elle. Lexi est dépitée, alors que la productrice est trop heureuse car la scène est intéressante selon elle.
Comme nous sommes dans un soap, une prise suffit apparemment. Convaincue qu’il y a quelque chose à faire de Cassie (alors qu’en vrai, non ? Quelle angoisse une actrice qui n’a même pas de rôle qui se met à improviser au milieu de ses quatre répliques, comment lui faire confiance pour la suite ?), elle la voit en entretien et lui propose un marché simple et efficace : elle lui offre un rôle dans la série – rôle dont Cassie a toujours rêvé.
Si Lexi est dépitée, elle obtient une sacrée promotion : on lui propose en effet d’écrire la storyline du personnage de Cassie. C’est plus ou moins ce dont elle rêvait, elle aussi. On lui propose donc de tuer Cassie quand elle ne sait pas quoi faire. Cela me rappelle (un tout petit peu) la saison 2 et j’aimerais bien qu’on se concentre davantage sur Lexi, franchement.
En attendant, on passe beaucoup de temps avec Cassie. La contrepartie de ce nouveau rôle pour elle ? Cassie doit abandonner son Onlyfan et c’est plus dur qu’elle ne le pensait. Elle est trop habituée à se faire de l’argent comme ça. Elle en arrive à prier Dieu avant de se décider, puis appelle Nate (en vain)… et supprime finalement son compte. Grand bien lui fasse.
Et bien sûr, alors que Lexie envisage de se débarrasser de sa sœur, Cassie reçoit par la poste un super colis : le doigt (et la bague !) de Nate. Ben super. Je sais que Nate mérite toute la merde qui peut lui arriver, hein, mais je ne comprends pas le délire des scénaristes qui nous font ensuite une scène d’humour où il détruit une partie du terrain de son projet immobilier… et se fait taper ensuite par le garde. Humour ? Chelou. Et putain, qu’est-ce que ça me soule que Jacob Elordi soit si sous-exploité dans cette saison 3 !
Ça fait quoi, deux ans ? Trois ? … Quatre, peut-être ? Non, quand même pas, là, je commence à exagérer, mais franchement la série The Mandalorian a proposé sa saison 3 dans ce qui me semble être une autre vie. Trois ans, c’est rien ? Il y a suffisamment de temps en tout cas pour que j’ai l’impression de ne me souvenir de rien, à commencer par trois quarts des noms propres et probablement 90% des subtilités politiques autour du… Euh… Sabre Noir ?
Heureusement, il y a Grogu. Lui, on ne l’oublie pas trop. Il est mignon, on voit sa tronche partout à Disneyland et je n’arrête pas de le manger. En burger, hein. Il y a d’abord eu le burger de Disneyland à l’occasion du 4 mai, puis j’ai fini par craquer et faire un tour à Burger King (en vrai, c’était une bonne option sur une journée loin de chez moi) où, à deux, nous avons évidemment récolté les deux mugs.
Il y avait un peu trop d’ail à mon goût, mais gros coup de cœur quand même pour le burger Mando, c’est pas impossible, si je repasse devant un Burger King, que je m’arrête pour m’en racheter un… même si c’est un peu con de devoir repayer le mug à chaque fois, parce que même s’ils sont superbes, bon, je ne vois pas trop quoi faire des doublons (déjà que je ne m’en sers que comme décoration pour l’instant).
Oui, la présentation fait pas rêver, on est dans un fast-food, mais le coup de cœur a même été suffisant pour que j’y retourne ensuite histoire d’aller récupérer quelques goodies du menu enfant. Le puzzle, c’est fun, la casquette mériterait d’être proposée en taille adulte pour tous les adultes qui sont restés des enfants et Burger King a peut-être quand même gagné un client ou deux dans l’opération.
Promis, mon article n’est pas sponso pour autant… C’est juste un marketing efficace quand on n’est pas un fan absolu de Star Wars. Ce qui, rappelons-le, est mon cas à la base. Cela dit, cet article ressemble un peu trop à un encart pub, il est peut-être temps d’entrer dans le vif du sujet :
Un bon gros recap de la série.
Avec la sortie de The Mandalorian and Grogu le 20 mai, il est en effet temps de se rafraîchir un peu la mémoire, surtout que je compte aller voir le film à la première séance possible pour éviter les spoilers. Bien sûr, ça signifie aussi sans avoir vu la bande-annonce, sans avoir lu le résumé, sans avoir ouvert la moindre théorie, bref, vous me connaissez, j’en suis au stade où je ferme les yeux et me bouche les oreilles au ciné.
Saison 1
Au départ, The Mandalorian, c’est l’histoire de Din Djarin, un chasseur de primes solitaire qui traverse les territoires pas vraiment contrôlés par la Nouvelle République. En gros, un western spatial, et j’aime bien le vendre comme ça en précisant que si c’est un genre qui fait envie, alors mieux vaut regarder Firefly.
Ouais, pardon mais j’ai eu un peu trop de mal à entrer dedans au tout début pour la vendre avec enthousiasme, Grogu ou pas. La saison 1 était belle, très belle même, mais elle donnait aussi l’impression d’être un long film étiré sans raison en épisodes, avec beaucoup d’exposition et pas toujours énormément de dialogues. Disons que Mando n’est pas le personnage le plus bavard de l’univers, ce qui est pratique quand on porte un casque, mais qui est vite chiant quand il passe la moitié de l’épisode à marcher en silence d’un point A à un point B, sans vrai enjeu.
En cherchant bien, on en trouve un peu avec “l’Enfant”, que tout le monde continue aujourd’hui de surnommer Baby Yoda même si on sait enfin son vrai nom : Grogu. La mission de Mando (pas de jaloux pour les surnoms) devait être simple : récupérer la cible (Grogu), la livrer, toucher la récompense. Sauf qu’il fallait bien que notre chasseur de primes ait un cœur quelque part sous l’armure, et Din finit par trahir ses employeurs pour protéger ce petit être beaucoup trop mignon, mais aussi beaucoup trop puissant. En gros.
La saison 1 pose donc les bases : Din Djarin n’est pas seulement un homme en armure qui accepte des contrats, c’est un homme en armure qui se retrouve à devoir protéger un enfant. En fin de saison 1, Din reçoit enfin un objectif clair : retrouver les semblables de Grogu pour le ramener auprès des siens. Enfin, un objectif. Il était temps.
Ainsi, la saison 2 fonctionne beaucoup mieux pour moi, justement parce qu’elle transforme tout ce qui ressemblait à une longue introduction en vraie aventure. Les épisodes restent souvent indépendants, mais l’intrigue avance davantage, les dialogues existent un peu plus, Din devient plus attachant et Grogu continue à faire n’importe quoi avec l’innocence d’un bébé capable de déplacer des objets avec la Force. Baby Yoda est mal élevé, clairement, mais bon, il est mignon, alors on lui pardonne en rigolant et voilà.
La saison 2 permet aussi d’agrandir l’univers. Din croise d’autres Mandaloriens, et comprend que son credo (This is the waaay) n’est pas forcément la seule manière d’être mandalorien. La série devient plus riche, plus rythmée, plus connectée aussi à l’univers Star Wars, pour le meilleur et parfois pour le “ah oui, là, il faut avoir les références et je ne comprends rien, mais OK, d’accord”.
Le point culminant, évidemment, c’est la séparation entre Din et Grogu à la fin de la saison 2. Din accepte de retirer son casque pour lui dire au revoir, ce qui est quand même énorme pour lui, et Grogu part avec Luke Skywalker (rien que ça ! Les effets spéciaux ensuite étaient si dingues qu’il a fallu que j’en écrive un article) pour être formé. Le genre de fin qui donne l’impression qu’une page se tourne vraiment.
Entre la saison 2 et la saison 3, il y a eu la saison 1 de The Book of Boba Fett. Et si vous n’avez pas vu The Book of Boba Fett, eh bien, tant pis pour vous, apparemment, parce qu’une partie importante de l’intrigue de The Mandalorian s’y déroule. La saison est bien sûr critiquée sur le blog, mais en bref, Grogu choisit finalement de revenir auprès de Din plutôt que de poursuivre son entraînement avec Luke, ce qui explique pourquoi il est de retour dès le début de la saison 3.
C’est tout de même un choix narratif assez fou : séparer les deux personnages dans un final de saison très marquant, puis régler leur réunion dans une autre série. J’ai encore du mal à savoir si c’est brillant, idiot ou juste très Disney+. J’ai tendance à penser que c’est idiot, je crois.
La saison 3 démarre donc avec Din et Grogu déjà réunis, sans explication pour qui n’a pas tout suivi à l’univers Star Wars étendu. Din, lui, a un nouveau problème : il n’est plus considéré comme un vrai Mandalorien parce qu’il a retiré son casque. Pour obtenir sa rédemption, il doit se rendre dans les eaux vivantes des mines de Mandalore. Oui, oui, il doit aller se baigner sur une planète supposée détruite pour retrouver le droit de porter un casque à vie. C’est qu’il faut se faire chier pour rester dans une secte, dis donc.
J’ai l’air de me moquer ? En vrai, cette saison 3 développe beaucoup Mandalore, Bo-Katan, les différents clans mandaloriens, leur histoire, leurs tensions, leur volonté de reconquérir leur planète… Et ça m’a plutôt plu. Sur le papier, il y a plein de bonnes idées. En pratique, j’ai souvent eu l’impression que la série ne savait pas totalement ce qu’elle voulait raconter, mais au moins je ne m’ennuyais pas.
Après, l’intrigue se déplace vers Bo-Katan et la réunification des Mandaloriens et ce n’est pas toujours ce que j’attendais d’une série supposée être centrée sur The Mandalorian.
Après, il n’y a pas que Din qui fasse la série. Il faut dire aussi qu’il y a un antagoniste central que je n’ai pas encore cité : Moff Gideon. Ancien officier impérial très intéressé par Grogu dès le départ, il passe son temps à revenir alors qu’on le croit plus ou moins hors jeu, avec toujours un nouveau plan derrière la tête et une armée de soldats encore plus menaçants que les précédents.
C’est aussi lui qui récupère le Sabre Noir pendant un temps. Cette arme très particulière, créée par le premier Mandalorien Jedi, représente en gros le pouvoir sur Mandalore : celui qui le possède peut prétendre diriger les différents clans. Le problème, évidemment, c’est que personne n’est jamais d’accord sur la manière de l’obtenir ou sur qui mérite réellement de le porter.
Din récupère donc le sabre un peu malgré lui après son combat contre Moff Gideon, ce qui crée immédiatement des tensions avec Bo-Katan, qui espérait le récupérer pour réunifier Mandalore. Et honnêtement, c’est aussi à partir de là que la série devient parfois beaucoup plus centrée sur la politique mandalorienne. Beaucoup trop ? En vrai, l’Empire est peut-être officiellement tombé, mais ses restes continuent de pourrir la galaxie un peu partout, et il me manque parfois des réf.
Du coup, la fin de saison enchaîne beaucoup d’action, de beaux plans, des Mandaloriens qui tombent du ciel, Grogu qui fait de son mieux, Din qui se bat comme il peut et Bo-Katan qui assume son rôle… C’est spectaculaire, c’est efficace, c’est parfois très beau, mais ça va vite. Trop vite, même, pour tout capter.
Au bout du compte, Mandalore est reconquise, Gideon est vaincu, les Mandaloriens peuvent commencer à reconstruire quelque chose et… Din adopte officiellement Grogu. C’est la fête, yeah, Grogu devient Din Grogu. Bon, le nom sonne moins bien que Baby Yoda, je sais… Din accepte ensuite de travailler plus ou moins pour la Nouvelle République, avec l’idée de traquer les restes de l’Empire, et il s’installe avec Grogu dans une petite maison sur Nevarro.
Voilà donc où on en est avant le film : Din Djarin est redevenu Mandalorien, Grogu est officiellement son fils/apprenti/mini colocataire capable de faire des bêtises avec la Force, Mandalore n’est plus seulement une planète morte à reconstruire et les restes de l’Empire sont encore assez présents pour fournir du travail à tout le monde.
En gros (c’est le dernier de l’article promis !), tout est prêt pour retrouver Din et Grogu dans une nouvelle aventure. Après, si le film décide de m’expliquer pendant deux heures les subtilités administratives de la reconstruction de Mandalore comme la série a parfois su le faire quand elle dérivait, je vais pleurer, même si c’est de bonne guerre (des étoiles). Verdict mercredi, je suppose !
Mise à jour : Le film est sorti, le résumé et ma critique sont dispo sur le blog
Salut les sériephiles, Si on m’avait dit qu’un jour, je ferai une des fameuses séances de 9h à Châtelet, je ne l’aurais probablement pas cru. Si en plus on m’avait dit que ce serait pour un film qui a officiellement Star Wars dans le nom, j’aurais probablement ri. Et pourtant, c’est bien ce qui m’est…
C’est la question qui semble brûler pas mal de lèvres depuis quelques semaines et peut-être encore plus depuis lundi dernier. En vrai, depuis le retour d’Euphoria pour sa saison 3, j’ai l’impression qu’on redécouvre chaque semaine que la série n’a jamais été exactement One Tree Hill…
Je vois passer plein de tweets qui insistent pour dire que la série est en roue libre et sincèrement, je ne comprends pas pourquoi certains ont l’air de croire qu’HBO vient d’inventer les scènes de sexe ou d’ajouter la drogue pour la première fois dans la série. Putain, l’épisode 2 commence par de longues minutes sur Nate avec plein de full frontal de penis de personnages dans les vestiaires d’un lycée. Techniquement, ces acteurs jouent des mineurs. N’est-ce pas mille fois plus choquant que les prothèses mammaires représentant les seins de Sydney Sweeney en gros plan de lundi dernier (je suis sûr et certain que ce ne sont pas ses seins, franchement) ?
Je ne sais pas, on parle tout de même d’une série qui, dès sa première saison, nous vendait tranquillement des lycéens impliqués dans des histoires de trafic de drogue et de porno. Ce n’était pas caché dans les petites lignes du contrat, quoi.
Et le plus étrange, dans tout ça, c’est donc que je ne trouve pas du tous que cette saison 3 aille plus loin que les précédentes. Je trouve même que c’est plutôt l’inverse en fait. Elle va moins loin, mais elle le fait peut-être plus bêtement et gratuitement, alors ça se voit davantage.
La saison 1 me mettait bien plus mal à l’aise, parce qu’elle donnait vraiment l’impression de regarder des ados partir en vrille sans rien pour les arrêter ou les retenir. Rue était drôle, parfois, évidemment, parce que la voix off de Zendaya faisait beaucoup pour rendre le tout digeste, mais elle était surtout en permanence en train de se détruire. Et Nate, Cassie, Jules ou Maddy n’étaient pas exactement là pour ramener de la bonne humeur.
Quand on me dit qu’Euphoria va trop loin, je pense notamment à l’épisode 5 de la saison 1, que j’avais déjà trouvé violent à l’époque, avec cette scène où Maddy est déshabillée de force par la police après la plainte de sa famille. C’était glauque, c’était dur, et ce n’était pas juste là pour que les gens hurlent sur Twitter pendant douze heures. La scène racontait quelque chose de Nate, de Maddy, de leur relation, de la manière dont il la manipule jusque dans un moment où elle est déjà humiliée. Je pense à Jules qui couche avec le père de Nate, je pense à Nate qui tabasse gratuitement un homosexuel. Putain, oui, Euphoria allait trop loin. Évidemment.
Seulement, si la série allait loin, elle savait à peu près pourquoi elle y allait et c’est clairement ce qu’il manque à cette saison 3 où j’ai beaucoup plus souvent l’impression qu’Euphoria se regarde être Euphoria.
Les scénaristes savent qu’on attend la scène de la semaine, le moment WTF, le truc qui va faire dire “non mais là, Sam Levinson a vraiment abusé”. Dans l’épisode de lundi dernier, ce serait la scène où Nate se fait (encore) couper le doigt de pied par exemple. Ça sort de nulle part (ou presque), ça n’apporte rien de nouveau, c’est répétitif et… Du coup, la série donne l’impression de forcer.
Forcer ccomme ça. Littéralement.
Bien sûr, ce n’est pas tout le temps le cas, heureusement, et il reste encore de très bonnes scènes, mais c’est assez souvent pour que le malaise change de nature. Avant, j’étais mal à l’aise pour les personnages, j’étais mal à l’aise parce qu’il y avait le côté plaisir coupable très exacerbé, l’envie d’en voir certains souffrir et l’espoir que d’autres s’en sortent.
Maintenant, je suis parfois mal à l’aise parce que je vois trop bien la main du scénariste en train de me dire : “Regarde comme c’est malsain, regarde comme c’est pas bien, regarde comme c’est violent.”… Sauf qu’il n’y a pas d’intention autre que celle de (tenter de) choquer. Et non, ce n’est pas toujours réussi.
Toute l’intrigue autour de Cassie résume assez bien le problème. Sur le papier, il y a quelque chose à raconter : son rapport au regard des autres, sa manière de chercher encore et toujours à exister par le désir qu’elle provoque, le piège d’Internet qui transforme tout en contenu, même l’humiliation. Surtout l’humiliation, en fait.
Et franchement, ça pourrait fonctionner, surtout avec Cassie. Le personnage a toujours été écrit autour de ce besoin d’être aimée à n’importe quel prix et c’est pour ça qu’on l’aime (ou qu’on la déteste je suppose). Sauf qu’à force, la série finit par donner l’impression de faire exactement ce qu’elle prétend dénoncer. On ne sait plus très bien si elle critique le voyeurisme ou si elle a juste trouvé une nouvelle excuse pour le prolonger. Bref, ça ne choque pas plus qu’avant, ça choque moins bien.
Cela dit, s’il y a autant de réactions et qu’on lit partout que la série va trop loin, c’est peut-être aussi parce qu’Internet n’est plus le même qu’en 2019. Du côté des États-Unis, on est devenu beaucoup plus puritain dans la manière de commenter les œuvres – et dans la manière de les produire. Le poids de la présidence de Trump se sent, désolé. Pas désolé, en fait. Énervé, plutôt.
Vraiment, quand je lis que la scène de Cassie choque, je ne comprends pas. C’est tellement moins choquant que bien d’autres moments de la série (ou que la dernière scène de Jules dans cet épisode, d’ailleurs, la violence psychologique y étaient particulièrement dure). Désolé, mais si ça, c’est choquant alors je ne vois pas comment on peut attendre une saison 4 derrière.
C’est épuisant ces réactions, surtout pour une série qui a toujours fonctionné sur des personnages incapables de prendre une bonne décision plus de cinq minutes. En plus, ça détourne complètement le débat du vrai problème en ce qui me concerne.
Non, parce que je comprends qu’on trouve cette saison gratuite, entre Cassie transformée en phénomène de foire, Nate qui n’est que l’ombre de l’horrible salopard qu’il était et Rue coincée dans une intrigue qui vire au thriller sordide et particulièrement inintéressant. Là encore, sur le papier, pourquoi pas. Euphoria n’a jamais été une série réaliste, mais… Il y a une différence entre styliser l’adolescence jusqu’au cauchemar et empiler des idées folles en espérant que le tout ressemble encore à quelque chose.
C’est là que je trouve la série beaucoup moins pertinente qu’avant. La saison 1 ne représentait pas les adolescents de manière réaliste, évidemment. Personne n’a jamais pensé que tous les lycéens vivaient dans des néons violets en expliquant leurs traumas comme s’ils avaient déjà lu trois mémoires de psychologie. Enfin, j’espère que personne n’a pris ça pour argent comptant sinon je vais pleurer.
Cependant, la série captait quelque chose de l’adolescence dans ce qu’elle a de plus excessif : les émotions trop grandes, les humiliations qui prennent toute la place, les désirs qui détruisent, la solitude, le besoin d’être vu, aimé, choisi. C’était extrême, mais l’extrême avait une logique, il y avait un message pertinent et des choix de réal absolument incroyables pour soutenir tout ça.
Ok, pas mon meilleur exemple, car c’est basique… Mais si efficace !
La saison 3, elle, parle de jeunes adultes avec les vieux réflexes qu’elle avait d’aller dans l’extrême. Ça ne marche plus. Ce qui pouvait passer comme une vision volontairement amplifiée de l’adolescence devient maintenant une caricature absolument pas crédible de jeunes adultes coincés dans des intrigues faites pour choquer. Ce n’est pas que personne ne vit comme ça — encore une fois, personne ne vivait comme en saison 1 non plus — c’est que la série paraît moins sûre de ce qu’elle veut raconter derrière ses excès.
Et pourtant, je continue à regarder. Évidemment que je continue à regarder. Déjà parce que je suis faible et que le casting est incroyable. Ensuite, parce que j’ai commencé et j’ai envie d’aller au bout, probablement un peu aussi par voyeurisme. Même quand elle m’agace, même quand je trouve qu’elle force, même quand elle donne l’impression de vouloir devenir le sujet tendance du lundi matin, cette série reste plus originale et unique que beaucoup d’autres oubliées aussitôt vues. Il y a encore des scènes, des images, des moments avec Rue ou Cassie qui rappellent pourquoi la série avait autant marqué au départ (rien que le début de la saison, c’était du jamais vu et j’aime ça).
Pas sûr que Laurie et Alamo puissent m’apporter ça quoi…
Enfin, il faut bien que j’assume que je dois être naïf, mais j’ai encore espoir que cette saison 3 se réveille et révèle où elle veut en venir. Peut-être que tout n’est pas gratuit… Mais probablement que si, parce que la saison 2 était déjà moins efficace que la une à plein d’égards.
Alors pour répondre au titre de mon article, non, je ne crois pas qu’Euphoria aille trop loin. Elle est même probablement moins dérangeante qu’avant. Le vrai problème, c’est qu’elle donne plus souvent l’impression d’aller loin pour qu’on remarque qu’elle y va. Et forcément, ça marche moins bien quand c’est fait aussi grossièrement et que ça n’amène aucune réflexion.
Je garde les doigts croisés pour la fin de saison, parce que moi, j’ai encore tous mes doigts, pas comme Nate.