Daredevil Born Again – S02E07 – The Hateful Darkness – 12/20

Ce n’est pas écrit comme un film, mais ce n’est pas écrit comme une série non plus, avec des bouts d’intrigues éclatés dans tous les sens au sein de huit épisodes. Tout semble précipité parce qu’il y a le contenu de treize épisodes au moins, condensé comme ils peuvent pour réduire les coûts. Cela se sent particulièrement dans cet épisode qui doit tout reprendre pour mener vers une conclusion satisfaisante.

Spoilers 

Karen finit en prison, oups.

I believe in order and you are a criminal.

Je soupire fort au début de cet épisode. Nous sommes en effet le lendemain matin, ce qui évacue totalement les cliffhangers. Comment ça, Matt est parti et on ne sait pas comment ? L’émeute est terminée, avec encore des blessés et des morts : trois blessés et deux morts seulement, apparemment. Cela paraissait bien plus chaotique dans l’épisode précédent. Fisk est en vie et promet de restaurer l’ordre, Matt est triste dans les rues de New York et Karen est en prison. Bon, ça au moins, c’est amusant et intéressant comme tournure des événements : ça permet à Karen d’être dans la position qu’elle redoutait.

Fisk vient directement la voir parce que Matt ne l’a pas tué et qu’il peut donc désormais la menacer tranquillement. Il lui reproche d’avoir pris des gens auxquels il tenait et insiste pour expliquer qu’il ne veut que le bien de la ville et l’ordre. Bon, je ne sais pas trop auprès de qui il essaie de se donner en spectacle à ce stade. Karen lui fait remarquer qu’elle ne l’a jamais vu aussi effrayé et que ça lui plaît plutôt bien. Il l’étrangle alors à travers les barreaux, mais la laisse tout de même en vie. Au moins, la confrontation est intéressante.

Je ne peux pas en dire autant de la scène Heather/Fisk dont je cherche encore l’intérêt. Fisk a compris qu’Heather avait volé un bijou de Vanessa et lui offre carrément l’autre boucle d’oreille de la paire. OK. Cool. Je m’en fous. Ils discutent ensuite un peu du deuil et du contrôle de soi, histoire de nous rappeler qu’Heather est désormais bien installée dans le camp Fisk, mais c’est tellement peu logique de mon point de vue…

Jessica est toujours là et suit sa propre intrigue secondaire dans cet épisode. Franchement, l’intrigue de Charles semble trop détachée. Elle débarque chez lui pour le menacer et critiquer la taille de son pénis (c’est gratuit et mal écrit, je trouve), mais finalement, il a encore du pouvoir sur elle : il est le seul capable de la mettre en contact avec Luke. C’était sûr que c’était de Luke qu’elle parlait dans l’épisode précédent ! Charles confirme qu’il est à l’étranger en train de faire « le travail du Seigneur », ce qui confirme surtout qu’il fait bien partie des personnes qu’il a réussi à recruter. On ne sait toujours pas exactement pour quoi, ce qui permet évidemment de garder encore une intrigue pour plus tard.

Jessica obtient surtout une information importante : Charles n’est plus du côté de Fisk et pense que la gouverneure McCaffrey est désormais en danger. Elle est la seule capable de lui retirer le contrôle du Freeport et, si Fisk réussissait à la remplacer par quelqu’un qui lui est fidèle, il aurait New York complètement sous sa coupe. Voilà donc enfin un lien un peu plus direct entre toute cette intrigue Charles et ce qui se passe dans la série principale… mais ça donne plutôt envie d’un spin-off pour Jessica qu’autre chose, non ?

Malgré tout, Jessica décide de se retirer pour retourner auprès de sa fille Danielle, parce que c’est le plus important à ses yeux. Elle considère avoir fait ce qu’elle était venue faire avec Charles et explique tout ce qu’elle sait à Matt avant de partir. Les au revoir sont brefs mais ont le mérite d’exister après l’épisode précédent qui ne concluait pas l’intrigue Jessica. Deux scènes, par contre, c’est un peu ridicule ? Bon, peu importe.

Daredevil perd une alliée l’air de rien et il n’a plus Karen non plus. Il se tourne donc vers Poindexter. Il lui rappelle qu’il le déteste pour Foggy, pour le père Lantom, pour Nadeem et pour toutes ses victimes, mais qu’une part de lui ressent aussi le besoin de lui pardonner. Surtout, il lui rappelle que Dex voulait accomplir une bonne action pour « équilibrer les comptes ». Matt en a justement une à lui proposer. Il le libère donc et lui confie une mission que l’on ne connaît pas encore.

Daredevil a le bras long et des contacts à la police : Brett Mahoney s’arrange pour sortir Karen quelques instants de sa cellule afin qu’elle puisse retrouver Matt. Il n’est donc pas question de la faire évader, justement parce que Fisk n’attend que ça. Matt comprend qu’il essaie de tout rendre légal : il va traduire Karen devant son tribunal anti-justiciers, l’humilier publiquement et espérer attirer ses alliés dans le piège. Matt et Karen comprennent toutefois la faille du plan : tout sera filmé. Matt lui explique donc par sous-entendus qu’il compte utiliser le procès contre Fisk et qu’il va devoir franchir une ligne, mais pas celle qu’elle imagine. Karen comprend aussitôt ce qu’il veut faire et n’est pas spécialement pour. Il assure pourtant ne pas avoir le choix.

Le lendemain, Karen est emmenée au tribunal. Elle est vue en héroïne par une partie du monde, mais Fisk aime l’ordre et compte bien la faire condamner pour à peu près tout ce qu’il peut trouver : complicité de meurtre, aide matérielle apportée à Daredevil et incitation à l’émeute, notamment. Tout le monde a les yeux tournés vers ce procès, où Kirsten défend bien sûr Karen… avec l’aide de Matt.

L’arrivée de Matt dans la salle est d’ailleurs l’un des grands moments de l’épisode du point de vue des scénaristes et ça se sent. Il n’a pas été vu publiquement depuis des mois, Fisk a passé une partie de la saison à le présenter comme un héros disparu après lui avoir sauvé la vie et voilà qu’il réapparaît tranquillement comme avocat de Karen. Forcément, tout le monde hallucine et on nous en fait des caisses. C’est exactement ce sur quoi comptait Fisk, il me semble : que Karen attire ses alliés à elle. Pourtant, il ne semble pas ravi de voir Matt débarquer. Il faut dire que la stratégie de Kirsten et Matt est de retourner complètement le piège contre lui. Ils savent qu’il n’y a pas de jury à convaincre, mais les caméras diffusent le procès dans toute la ville.

Ils interrogent donc les membres de l’AVTF et exposent publiquement leurs méthodes. Kirsten rappelle notamment que leur prétendu « welfare check » chez Matt s’était fait avec des fusils d’assaut et des véhicules blindés, puis remet sur le tapis la mort d’Hector Ayala. Le tribunal lui reproche de jouer la comédie puisqu’il n’y a pas de jury. Sa réponse est plutôt efficace : si, il y en a un. Toute la ville regarde. Le truc, c’est que si c’est le genre d’effet d’avocat sympa dans les séries habituellement, là j’ai trouvé ça un peu lourd et mal introduit… mais peut-être que je critique tout et que je n’arrive plus à savourer à cause des défauts à côté.

En tout cas, le plan fonctionne au moins partiellement. La gouverneure voit le procès et décide qu’il est temps de lancer officiellement la procédure permettant de suspendre Fisk. Il faut agir vite, mais pour la première fois, son pouvoir semble vraiment menacé institutionnellement. Sans trop de surprise, dès que Matt et Kirsten quittent l’œil des caméras, les hommes de l’AVTF les attendent dans le parking. Les caméras sont éteintes, donc ils peuvent reprendre leurs bonnes vieilles méthodes. Une fusillade éclate, Cherry et d’autres policiers essaient de les protéger et Matt est blessé. Comme d’habitude, il finit par se réfugier dans une église et prie.

En parallèle, la gouverneure est attaquée par un homme masqué. Et là, on a confirmation de la mission que Matt a confiée à Poindexter et dont on se doutait : Bullseye intervient et sauve McCaffrey. Cela fonctionne plutôt bien comme révélation, je trouve, d’autant plus que ça permet à la gouverneure de comprendre concrètement à quel point la situation est devenue dangereuse. Elle voulait faire tomber Fisk et quelqu’un essaie aussitôt de la tuer. Coïncidence ? Bon, si elle n’est pas trop débile, elle va agir encore plus vite maintenant.

Heather finit aussi par avoir un peu d’intérêt dans cette saison : elle devient une vraie méchante. Fisk lui avait demandé son expertise pour le procès et elle travaille justement comme psychologue pour le bureau du procureur. Elle débarque donc auprès de Karen pour lui faire passer une évaluation psychologique. C’est hilarant et ça termine en scène de confrontation plutôt qu’en analyse. Karen lui fait immédiatement remarquer que le test utilisé est dépassé et qu’elle sait parfaitement comment le manipuler. Heather change donc de méthode et décide de fouiller directement dans ses traumatismes : la mort de son frère, le meurtre de Wesley, son rapport à Frank Castle et évidemment Matt.

Karen sait cependant elle aussi à qui elle a affaire et peut appuyer où ça fait mal elle aussi. Elle évoque Vanessa, puis surtout la relation d’Heather avec Matt et le fait qu’elle s’est réfugiée auprès de Fisk après avoir été blessée. Heather perd complètement son calme et la gifle plusieurs fois. La psy qui est là pour déterminer si Karen est mentalement stable ne l’est pas elle-même, donc. Lol, quelle surprise.

J’ai bien aimé la scène, notamment parce que Deborah Ann Woll et Margarita Levieva ont enfin quelque chose à jouer ensemble, mais elle est frustrante parce qu’elle arrive tellement tard. Elles n’ont qu’une scène, en viennent aux mains et… c’est tout. Il y avait vraiment de quoi faire davantage autour de cette confrontation, mais je suppose qu’il n’y a pas assez d’épisodes pour ça.

En parallèle, BB est plus ou moins kidnappée par Daniel : il la retient surtout parce qu’il essaie encore de comprendre comment les sauver tous les deux. Il est face à un dilemme de merde : soit il livre BB à Buck, soit il assume que Buck s’en prenne à lui et, probablement, à sa famille. Il ne comprend pas les décisions de BB avec son blog, mais il l’aime. Il cherche à la protéger, tout en se protégeant et en essayant de rester fidèle à Fisk.

Il n’a plus trop le choix, parce qu’il s’en veut aussi d’avoir enterré le corps de Savva. Il finit par l’avouer à BB : il est parti avec Buck pour enterré un cadavre. Seulement, il ajoute aussitôt qu’il ne peut pas se permettre que quelqu’un sache ce qu’il a fait. C’est là que BB comprend que la fameuse planque vers laquelle il l’emmène n’en est peut-être pas une. Elle a raison : Daniel l’a conduite chez Buck. Au dernier moment, elle comprend ce qu’il en est et tente de lui faire entendre raison. Daniel finit par craquer et choisit enfin clairement son camp. Il lui donne de quoi partir, lui demande de disparaître dans un endroit où Buck ne pourra pas la trouver et la laisse s’échapper.

Eh, ils me font de la peine, ces deux-là. Je finis par les apprécier, même si j’aurais aimé les voir avoir plus de liens avec les autres personnages. En fait, c’est ça : trop de personnages, c’est une chose, mais trop peu de liens entre eux dans une série de super-héros, ça fait mal. Et ça m’énerve en plus : il y a tellement de potentiel dans cette série !

Je ne comprends pas trop la décision de Daniel ensuite. Plutôt que de se barrer lui aussi, il se rend directement auprès de Buck pour lui annoncer que BB ne viendra pas. Franchement… C’est abusé ! Il sait exactement de quoi Buck est capable. Bien sûr, Buck le défonce et le torture pour savoir où est BB. Daniel refuse pourtant de parler et va jusqu’au bout de son choix. Il demande même à Buck combien de temps il pense pouvoir continuer à obéir à Fisk avant de se retrouver lui aussi allongé au sol avec un flingue pointé sur la tête. Bonne question, en vrai, mais ça ne le sauve pas quoi.

Daniel est incapable de se défendre et Buck hésite à peine un instant. Clairement pas ravi d’en arriver là, il l’exécute d’une balle dans la tête. Il semble avoir un peu de regret, Buck, mais bon, ce qui est fait est fait. Et on a passé beaucoup de temps de la saison pour en arriver là finalement… Frustrant.

Le montage met en parallèle sa mort et Matt, blessé, seul dans son église, qui prie saint Jude, patron des causes désespérées – comme la série ? Matt se sent totalement seul et demande de l’aide. Il faut reconnaître que le pauvre en est à un stade où il n’a plus énormément d’alliés autour de lui. Contre toute attente pour la troisième fois en deux épisodes, on voit alors Jessica débarquer. Elle avait dit qu’elle rentrait auprès de Danielle, mais elle revient finalement auprès de Matt au moment où il en a besoin. Bon, sa sortie aura été de courte durée, mais au moins, ça évite que son retour dans la saison se résume à deux scènes et une explosion d’entrepôt.

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Daredevil Born Again – S02E06 – Requiem – 13/20

Identifier le problème que j’ai avec la structure de la série et voir à quel point c’est flagrant encore dans cet épisode m’aide bien à me raccrocher et je me dis que je sous-note sûrement un peu trop… mais en même temps, je suis frustré. Il y a des personnages et des intrigues qui me passionnent vraiment, seulement, c’est dilué au milieu de tellement de fausses pistes. J’ai l’impression qu’ils ont écrit un film, puis qu’ils ont comblé avec un max de sous-intrigues qui n’ont pas tellement de liens avec celui-ci.

Spoilers 

Le désir de vengeance de Fisk ne peut que s’intensifier à présent et les alliées de Matt ont des choses à lui dire.

Because you let them live and people die!

Le résumé est un excellent moyen de comprendre le problème que j’ai avec cette saison : il y a trop de personnages secondaires qui prennent une importance soudaine pour un épisode ou deux… Je n’ai rien contre les castings larges, en théorie (j’ai suivi LOST tout de même), mais encore faut-il que l’intérêt de suivre ces personnages soit là. Il y a trop de fois où on me sort du chapeau un personnage et où je me demande qui c’est, en fait ; peut-être que je ne suis pas assez physionomiste. Pourquoi je continue de regarder alors ? Eh bien, pour Matt, un peu pour Karen, pour une possible chute de Fisk.

En attendant que ça arrive, Fisk est toujours aussi insupportable à être au-dessus de toutes les lois. Il n’hésite pas à tuer le chirurgien qui n’a pas réussi à sauver Vanessa et qui venait lui apporter ses condoléances. Le pauvre essaie de lui parler de l’esprit qui survit au corps et Fisk répond en l’étreignant jusqu’à le tuer. Nous le retrouvons ensuite en homme brisé à l’enterrement. J’espère tellement qu’il va y passer avant la fin de la saison. Je sais que c’est LE grand méchant et que tout tourne autour de lui, mais bon, je rappelle que ma saison préférée de la série était la deux pour Elektra, ça n’a jamais été lui (même si parfois, je l’aime bien comme méchant, j’avoue). Et puis, il a fait son temps à force, on le voit trop, flemme.

La mort de Vanessa fragilise tout de même sérieusement Fisk. Mr Charles découvre notamment que les armes du Northern Star qui lui étaient destinées ont été récupérées par l’AVTF et comprend que son accord avec le maire ne vaut plus grand-chose. Il se rapproche donc de la gouverneure, qui n’a elle-même plus tellement envie de soutenir Fisk. Voilà encore une intrigue politique qui existe, mais au moins, elle sert cette fois à faire vaciller le Caïd.

En parallèle, Karen et Daredevil font tout ce qu’ils peuvent pour sauver Poindexter. C’est ironique. Avec la mort de Vanessa, New York est un lieu de plus en plus dangereux. Ils ont toutefois deux alliées pour les aider à sauver Bullseye : Soledad Ayala et sa nièce Angela del Toro, voilà, j’ai enfin les noms. Karen se demande toutefois pourquoi ils font tout ça pour lui : elle regrette d’avoir demandé à Matt d’épargner Fisk par le passé, comprenant bien que ça risque de mal tourner pour Matt cette fois-ci. Aux yeux de Fisk, il a aidé Poindexter, l’homme responsable de la mort de Vanessa.

Karen se fait tout de même à l’idée et respecte ce que lui dit Matt. Elle veille donc sur Poindexter et attend son réveil… pour mieux lui pointer un flingue sur le front. J’ai beaucoup aimé la scène qui suit : Daredevil débarque et empêche Karen de faire une grosse connerie, mais celle-ci le prend mal. Elle n’est plus tout à fait sur la même longueur d’onde que lui et n’a plus tellement de respect pour la décision de son mec : elle veut tuer Poindexter avant qu’il ne tue à son tour, parce qu’elle en a marre de la compassion de Daredevil pour les gens qui tuent ses alliés. Elle lui rappelle notamment que Dex a tué Foggy et le père Lantom, qu’il a failli les tuer eux aussi et que Fisk est toujours libre parce qu’ils ont refusé de franchir cette ligne par le passé. En vrai, je suis du côté de Matt sur ce coup-là, mais le point de vue de Karen s’entend complètement.

Contre toute attente, Jessica Jones revient ENFIN dans cet épisode. Cela ne fait jamais que six épisodes que j’attendais ça. Je n’ai pas vu toute la série Netflix et je le regrette dès l’introduction où on découvre une petite fille, Danielle, tranquillement chez elle avant que des hommes armés débarquent pour s’en prendre à sa mère. La mère en question est évidemment Jessica Jones et elle défonce tout le monde quasiment hors écran pendant que sa fille s’amuse avec une grenade, pour le suspense. Normal.

C’est étrange comme tout pour réintroduire Jessica Jones… Oh, ça la rend badass, ce petit combat hors écran, je ne dis pas, mais bon, ça rajoute encore un personnage dans l’équation et je n’aime pas la manière de gérer les intrigues dans cette série. Au moins, il y a une explication à l’attaque : les hommes viennent de Mr Charles. Jessica révèle ensuite à Matt qu’il avait déjà tenté de la recruter, comme d’autres personnes dotées de pouvoirs. Elle l’avait envoyé chier, parce que c’est Jessica, mais quelqu’un de proche d’elle avait visiblement accepté son offre. Qui ? Mystère pour le moment – Luke Cage, je suppose. Voilà encore une promesse pour plus tard et un autre personnage qu’on attend.

Jessica débarque donc auprès de Matt avec une raison d’être là, même si la série balance tout ça très rapidement et que ça donne l’impression que c’est pour checker une case « faire revenir Jessica ». Je sais bien qu’ils ont partagé l’écran dans Defenders, mais on ne comprend pas forcément les liens entre eux si on n’a pas vu ce vieux projet Netflix. Tant pis, je l’ai vu et critiqué sur le blog, faut bien que ça serve à quelque chose ! Jessica explique au moins à Matt que ses pouvoirs vont et viennent depuis qu’elle a eu Danielle et qu’elle peut donc parfois être blessée comme n’importe qui.

Cela ne l’empêche pas d’avoir envie d’action et d’accompagner Matt pour la scène suivante où il est question d’infiltrer l’entrepôt dans lequel l’AVTF a déplacé les armes destinées à Mr Charles. Au moins, tout se rejoint un peu mieux que je ne l’avais compris. Tout tourne évidemment à la baston et Jessica se retrouve justement en difficulté quand ses pouvoirs la lâchent en plein combat. Matt lui sauve la mise et les deux finissent par faire exploser le stock d’armes.

Ça fait plaisir de revoir leur duo et Krysten Ritter n’a rien perdu du personnage, mais ça reste un peu court comme retour, en fait. On nous présente sa fille, ses pouvoirs qui déconnent, Mr Charles qui a voulu la recruter, quelqu’un de proche qui a accepté… puis hop, bagarre dans un entrepôt. Je me demande encore ce qu’il se passe avec Danielle pendant que sa mère repart faire exploser des bâtiments. Expéditif, vraiment.

Un autre retour que je n’attendais plus est celui de la psy, Heather. Je n’ai pas trop compris où elle avait disparu pendant tout ce temps, mais quand on la retrouve, elle est toujours en stress post-traumatique après l’attaque de Muse dans son appartement. Elle traîne à Gracie Mansion après l’enterrement et va même fouiller dans les affaires de Vanessa avant que Buck ne tombe sur elle. Pourquoi est-ce qu’elle fait ça ? Est-ce qu’il y a un intérêt à son perso finalement ?

Heather raconte alors ce que Muse lui a fait et Buck lui propose de reproduire la scène avec lui pour qu’elle reprenne le contrôle. Elle se retrouve donc à étrangler Buck pendant qu’il lui demande de serrer de plus en plus fort. What the fuck ? La scène est super bizarre, la tension sexuelle entre eux est dérangeante à souhait et Heather finit surtout par avoir de nouvelles visions de Muse. Voilà, c’est tout. À quoi sert-elle, cette scène ? À montrer que Heather est toujours complètement traumatisée et qu’elle ne va probablement pas mieux, j’imagine, mais c’est encore un fil de plus dans un épisode qui en a quinze et comme pour l’instant, le personnage ne sert plus trop dans la globalité de la saison, je peine à comprendre où ils veulent en venir.

Je finis par me faire à la présence de Daniel, par contre, là où j’avais le même sentiment pour lui en début de saison. À l’enterrement de Vanessa, Buck lui explique qu’il soupçonne BB d’être la taupe qui menace le bureau de Fisk avec ses publications de City Without Fear. Daniel la protège et jure que ce n’est pas elle, mais Buck utilise alors une technique simple et vieille comme le monde : il lui demande de donner une fausse info à BB pour vérifier ce qu’elle en fait. Elle est dans la merde, la madame. Et lui, il le vit mal parce que c’est son anniversaire.

Il le fait tout de même et balance une bombe à BB : il lui indique que Fisk ne se présentera pas pour un deuxième mandat à la tête de New York. En vrai, l’info est crédible après la mort de Vanessa. BB hésite forcément à la diffuser, mais elle est désormais trop proche de Daniel. Elle culpabilise de lui faire ça le jour de son anniversaire et décide finalement de le prioriser plutôt que son combat contre Fisk.

C’est con : sa décision arrive trop tard. Daniel est déjà persuadé qu’elle lui cache quelque chose et fouille dans ses affaires. Il trouve ainsi la carte SIM qui lui permet de comprendre qu’elle est derrière City Without Fear et la confronte, lui expliquant qu’il ne pourra plus la protéger contre Buck. Oups. Leur dispute est toutefois interrompue par une énième manifestation à New York.

Devant la mairie, la foule anti-Fisk se presse et la situation dégénère assez vite. Karen, Angela et Javi Espinosa, l’ami d’Angela, installent notamment un projecteur pour diffuser directement sur le bâtiment les témoignages des personnes emprisonnées et maltraitées par l’AVTF. Ça, j’aime bien : pour une fois, tout le travail fait par Karen depuis quelques épisodes débouche sur quelque chose de très concret et très visible… même si c’est expéditif, comme tout le reste.

La situation devient encore pire lorsque Powell comprend que Saunders était celui qui avait aidé Daredevil à infiltrer le centre de détention. Il l’emmène à l’écart et le tue froidement, avant de faire croire que le tir vient des manifestants afin de donner à l’AVTF une excuse pour charger la foule. Bon, là, on franchit encore un cap avec cette milice. Le collègue qui assiste plus ou moins à la scène commence d’ailleurs à comprendre que Powell est complètement taré, ce qui pourra peut-être servir plus tard… mais j’en doute un peu.

Au même moment, Matt s’infiltre auprès de Fisk et tente une négociation assez improbable : il propose que tous les deux quittent New York et mettent fin à leur guerre. Vu le timing, avec Vanessa qui vient de mourir et Fisk qui tient évidemment Daredevil pour responsable de ce qui s’est passé, c’est peine perdue, bien évidemment. Fisk se laisse une énième fois gagner par la rage et les deux hommes en reviennent encore et toujours aux mains. Au passage, le combat détruit même Rabbit in a Snowstorm, le tableau de Vanessa qui occupait tout l’épisode précédent. Encore des tâches de sang sur du blanc pas si immaculé.

Matt finit par prendre le dessus, mais Fisk sait qu’il a le pouvoir sur lui de toute manière : il ne peut pas être arrêté par un justicier ; il ne peut pas être tué par lui… Alors qu’est-ce qu’il va faire maintenant ? Fisk lui pose lui-même la question et, pour une fois, elle est intéressante. Que décidera donc Matt ?

On verra dans le prochain épisode. En attendant, Javi se fait violemment frapper pendant la manif et Karen s’arrête pour essayer de l’aider. Dans le chaos, son énième perruque (pas si déconnante pour une fois ?) finit par se faire la malle. Évidemment, Powell la reconnaît immédiatement et lui pointe son arme dessus.

Purée, deux cliffhangers dans le même épisode ? Les scénaristes se donnent !

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La rentrée séries, quelle rentrée séries ?

Salut les sériephiles,

Il fut un temps où la fin du mois d’août signifiait une chose : une quantité beaucoup trop importante de nouvelles séries à tester courant septembre, souvent pour la troisième semaine du mois. En mai, puis en août, il fallait regarder les trailers, choisir les pilotes prioritaires, essayer de deviner ce qui serait annulé au bout de trois épisodes et, surtout, espérer tomber sur le prochain gros coup de cœur. En 2026, j’ai l’impression que le problème est réglé : il n’y a quasiment plus de rentrée séries. Comme en plus, ils annoncent une météo chaude et tout, venez, on reste sur nos transats et on prolonge les vacances d’un mois ! Non ? Bon.

Évidemment, les plateformes ont changé la donne depuis longtemps et les nouveautés sortent désormais toute l’année. Du coup, les networks américains semblent avoir complètement abandonné l’idée de faire de septembre un événement. ABC ne lance même aucune nouvelle fiction cet automne et, ailleurs, les nouveautés se comptent sur les doigts d’une main. Je ne réclame pas quinze chefs-d’œuvre. Je veux juste retrouver ce plaisir de tester beaucoup trop de pilotes, y compris ceux qui ont l’air mauvais, ceux qui seront annulés trop vite et ceux dont personne n’attend rien. Là, même les séries de retour ne reviennent pour la plupart qu’à la mi-octobre… Logique, puisque toutes les saisons sont raccourcies. Merci les plateformes, je vous déteste.

Le pire dans tout ça ? Je suis forcé de me tourner vers les plateformes pour avoir des choses à me mettre sous la dent. Et même comme ça : j’ai fait ma sélection avant de regarder les trailers et je ne regrette pas de les avoir regardés. Voilà ce que ça a donné :

Le 9 septembre, Apple TV lancera Last Seen. Pour une fois, je suis plutôt curieux : Patrick Brammall y incarne un opérateur des services d’urgence qui reçoit un appel lui faisant penser que son interlocutrice pourrait être sa fille disparue depuis des années. Je connais peu le casting, mais le mystère présenté dans la bande-annonce fonctionne et Apple reste suffisamment fiable pour me donner envie de tester. Je ne suis pas sûr du tout d’avoir le temps d’y jeter un oeil parce que la date est très proche de la rentrée scolaire, pour le coup, mais bon, je me la garde dans un coin… À défaut de rattraper le reste. Ce sera une mini-saison, encore une fois : six épisodes, dont deux dès le premier soir !

Dès le lendemain, Netflix proposera Crew Girl et… au secours. Il s’agit de huit épisodes autour de Teagan Tao, jeune prodige de l’aviron dont la vie bascule après un scandale familial. Nouvelle école, compétition, rivalités, romance… Je souffle fort. Je peux aimer une série adolescente, une romance ou une série sportive. En vrai, le synopsis me tentait presque, mais cette bande-annonce me donne vraiment l’impression d’avoir déjà vu cette série dix fois – en film. Le jeu des acteurs n’arrive pas à me convaincre, le postulat de base ne me tente pas ; bref, ce sera finalement sans moi parce que ça a l’air chiant, quoi. Et tant qu’on est dans le chiant, d’ailleurs :

Le 20 septembre, American Hostage arrivera sur MGM+ et c’est probablement ma plus grosse frustration. La série raconte une histoire vraie se déroulant dans les années 70 : un preneur d’otages exige d’être interviewé par un célèbre journaliste radio local. L’histoire me tente énormément, seulement le trailer me donne déjà envie de me barrer : tout a l’air très grave, très lent, très « prestige drama », très… chiant, en fait. Je n’ai juste pas envie en ce moment de regarder une série qui semble me demander de supporter pendant huit heures un concept qui pourrait tenir dans un film d’1h30. Ouais, c’est comme ça que je ressens un « prestige drama » ou un épisode de Game of Thrones d’ailleurs, je me fais chier, y a pas à se prendre autant au sérieux tout le temps et à trainer comme ça. Allez, critiquez, je suis un trentenaire aigri – pire ! Un millennial.

Heureusement, le lendemain, NBC lancera Line of Fire. Enfin une nouvelle série de network ! Et c’est peut-être celle qui me tente le plus, même si j’ai failli passer mon chemin parce que Peter Krause, je me le suis assez bouffé dans 9-1-1. La série suit la vie d’une famille dont les membres travaillent pour différentes agences américaines, entre FBI, Marshals, Secret Service et Department of Justice. Bien sûr, ils se retrouvent tous sur la même affaire à un moment. Si le concept peut être sympa sans être franchement novateur pour un network, j’ai davantage l’impression devant ce trailer de voir une grosse série destinée à une plateforme qu’une nouvelle série NBC pensée pour s’installer pendant plusieurs saisons. C’est probablement beaucoup trop tôt pour annoncer son annulation, j’en ai conscience, mais disons que je ne parierais pas encore sur une saison 2 : ça a tout de la mini-série. Du coup, j’ai peur d’avance de la fin en queue de poisson pour ouvrir vers une saison 2 alors que ce sera annulé. Les grands classiques.

Vous voyez où j’en suis : je regarde du côté des séries françaises pour trouver des nouveautés de rentrée. Jérôme Niel (putain, il a des cheveux longs et ça lui va grave bien ?) incarne un homme qui retrouve un ancien camarade d’école, désormais candidat à la mairie de sa ville. Son admiration pour lui va progressivement tourner à l’obsession. Sept épisodes sont prévus à partir du 25 septembre sur HBO Max. L’affiche et le concept m’intriguent vraiment, Jérôme Niel aussi parce que je l’aime bien en général quand il n’est pas à faire des tutos (jamais compris, ça), mais la bande-annonce me laisse beaucoup plus dubitatif. Là encore, je testerai si je trouve du temps (lol, de qui je me moque ?), mais davantage par curiosité qu’autre chose.

Et enfin, le 30 septembre : Scrubs. Une saison 2 d’un revival d’une série lancée en 2001 est ce que j’attends le plus impatiemment en ce mois de septembre… Et encore, ce sera dans la nuit du premier octobre, ici, hein. C’est probablement ce qui résume le mieux mon problème avec cette rentrée 2026 : parmi tout ce que j’ai repéré pour septembre, la série que j’attends le plus n’est même pas une nouveauté et même pas en septembre. Les séries n’ont pas disparu et certaines de celles citées ici seront peut-être excellentes, mais en attendant, c’est la disette, cette rentrée séries… Bref, ça me donne envie de rester en vacances.

Daredevil Born Again – S02E05 – The Grand Design – 12/20

Si l’épisode précédent a rebattu quelques cartes durant sa toute fin et relancé des pistes intéressantes pour la saison, je suis déçu que les scénaristes prennent en cours de route une voie détournée. Cela me donne l’impression qu’ils font du remplissage et comblent comme ils peuvent pour garder un peu de suspense. Cela se sent et ça donne envie que le temps passe pour en arriver à l’essentiel. En plus, à l’inverse, les annonces de casting bien en amont dans la saison font vraiment pétard mouillé à se faire désirer comme ça !

Spoilers 

Vanessa lutte entre la vie et la mort pendant que Matt refuse d’abandonner Bullseye.

What’s with him, is he blind or something?

OK, le cliffhanger donnait très envie de revenir finalement, alors même que je disais beaucoup de mal de l’épisode précédent. Vanessa est-elle morte ? La série sait conserver son suspense en commençant par le résumé et le générique plutôt que par une scène qui nous révèle ce qu’il en est. Il faut bien apporter une réponse toutefois, et ça finit par se faire : elle est à l’hôpital et respire encore. On nous mêle la catastrophique scène des chirurgiens qui font ce qu’ils peuvent pour la sauver à quelques images du couple sur une plage.

C’est plutôt boring d’avoir droit à autant de flashbacks dans l’épisode. Vanessa lutte pour rester en vie avec une grave blessure au cerveau qui pourrait bien la laisser dans un mauvais état, mais les scénaristes en profitent pour revenir sur celle qu’elle était avant le Caïd. Elle travaillait déjà dans une galerie d’art et avait un goût certain pour les tableaux blancs, on va dire.

On retrouve notamment Rabbit in a Snowstorm, le tableau qui avait permis à Vanessa et Fisk de se rencontrer dans la première saison de la série Netflix. Les scénaristes s’amusent cette fois à nous montrer les coulisses de cette rencontre : Wesley conseillait à Fisk de diversifier ses investissements et lui avait parlé du marché de l’art, pendant que Vanessa insistait pour exposer ce tableau en bonne place dans sa galerie, persuadée que le bon acheteur finirait par venir. Bon, au moins, les flashbacks ne sortent pas totalement de nulle part.

Dans le présent, Fisk espère que Bullseye et Daredevil seront vite capturés par ses équipes et il leur demande de les attraper vivants. Il va de soi que c’est la panique dans New York. Daredevil prend soin de son ennemi dans les rues d’Hell’s Kitchen, puis dans les souterrains du quartier. Poindexter est blessé par balle depuis l’attaque du ring et préférerait que Matt le laisse crever, surtout si justice est faite.

En effet, il explique au passage qu’il espère que Vanessa est morte. Ce serait un meurtre, certes, mais au moins les comptes seraient équilibrés avec Fisk après la mort de Foggy. Le nom, Matt ne veut pas l’entendre dans la bouche de son meurtrier, par contre. Ce n’est pas l’alliance du siècle.

Si je critique les flashbacks, j’ai plutôt bien aimé revoir Foggy dans cet épisode. C’est le principal intérêt que j’y vois, parce que pour le reste, c’était long d’avoir une intrigue où l’on voit Matt et Foggy bosser ensemble sur un cas qui m’a d’abord semblé totalement déconnecté du reste. Je veux dire : le sort de Vanessa ou de Poindexter est plus intéressant à mes yeux que… ça.

Leur client s’appelle Lionel McCoy, surnommé Ray, et il connaît Foggy depuis l’enfance. Il n’était d’ailleurs pas particulièrement tendre avec lui et continue de le traiter comme de la merde des années plus tard. Le type est accusé de trafic de drogue, possession d’armes et tout un tas d’autres trucs qui peuvent lui valoir quelques années de prison. Problème : il explique à Matt et Foggy que les criminels pour lesquels il travaillait le feront tuer dès son arrivée derrière les barreaux.

Foggy trouve finalement de quoi le faire libérer à cause d’un vice de procédure : le mandat de perquisition comportait une mauvaise adresse, ce qui rend les preuves récupérées inutilisables. Matt ne veut pas qu’il soit libéré : il s’agit après tout d’un criminel qui vend de la drogue et participe à pourrir le quartier. Apparemment, il n’a pas bien compris le fond de son métier, Matt. Foggy lui rappelle précisément qu’ils sont ses avocats et que leur boulot consiste à le défendre, qu’ils l’apprécient ou non.

Le type est libéré en tout cas. Foggy, qui connaît surtout son histoire personnelle et sait qu’il n’a pas eu une enfance facile, essaie ensuite de lui venir en aide en lui donnant de l’argent pour qu’il puisse repartir de zéro. Il voyait le bon en tout le monde, quoi. C’est meugnon.

Et c’est là que le flashback devient finalement un peu moins gratuit que je ne le pensais. Ray travaillait en réalité pour l’organisation de Fisk et savait trop de choses. Wesley décide donc de régler le problème et engage pour cela… Buck. Le même Buck qui est toujours aux côtés de Fisk aujourd’hui. Il arrive chez Ray pour le tuer, mais Foggy a eu le temps de le convaincre de se barrer avec l’argent. Le type a donc probablement la vie sauve grâce à lui.

Dans le présent, Matt se rend compte que Fisk voudra se venger de lui aussi et pas seulement de Poindexter, surtout si Vanessa devait mourir. Il le connaît bien. Il prend le temps de papoter avec Bullseye et ça traîne un peu en longueur. Ils sont heureusement interrompus par le séminariste de l’épisode précédent. Ils se sont réfugiés dans son église (forcément) et il se rend compte que l’AVTF les a repérés, alors il les prévient. Il essaie aussi d’empêcher les hommes de Fisk d’entrer avec leurs flingues, mais bon, l’AVTF ne respecte rien (qulele surprise). En bref, Matt se retrouve obligé d’abandonner Poindexter derrière lui.

Seulement voilà, le souvenir de Foggy qui voyait le bon en tout le monde lui revient et il décide finalement d’aider son meurtrier. C’est meugnon (bis).

Daredevil retourne donc chercher Bullseye et parvient à le sortir de l’église avant que l’AVTF ne mette la main sur lui. Il le ramène ensuite jusque dans l’ancienne planque du Punisher. Karen est évidemment ravie de voir débarquer l’assassin de Foggy chez elle. Malgré tout, elle accepte pourtant de l’aider, parce que c’est Matt qui demande. C’est meugnon (ter).

Loin de tout ça et à l’hôpital, Daniel, le copain de BB, passe de son côté une mauvaise soirée : il est harcelé par la presse, mais aussi par sa copine. Tout le monde veut savoir si Vanessa est en vie. Il prend mal qu’elle le presse pour avoir des infos, mais il finit par lui donner ce qu’elle veut suite à un câlin. Pas bien persistant, le garçon. Le pire, c’est qu’il est énervé de voir que l’information se retrouve à la télévision quand il entend que Vanessa est dans un état critique. Lol. A-t-elle vraiment besoin qu’il lui dise ça ? S’ils sont à l’hôpital, ce n’est pas pour rien.

Bref, le personnage plus que secondaire continue de beaucoup intéresser les scénaristes dans cet épisode. Buck lui propose d’aller manger un hot-dog, ce qui ne va évidemment pas du tout se terminer par un hot-dog. Daniel le suit en toute confiance au départ, mais il comprend progressivement qu’il est possiblement en danger. Il en sait trop et, surtout, il vient peut-être de faire fuiter une information confidentielle sur Vanessa.

Buck lui annonce qu’ils vont à Albany, puis s’arrête dans un magasin pour acheter une pelle et une scie. Là, on en est au stade où Daniel regarde son collègue acheter de quoi le tuer, le découper et l’enterrer, mais l’aide encore. C’est presque hilarant – sauf que c’est triste, en fait ? Il envisage bien de se barrer avec la voiture pendant que Buck est dans le magasin, mais il n’ose pas.

Ensuite, Daniel essaie de s’en sortir comme il peut et a peur de se faire tuer. Il négocie aussi bien qu’il le peut, promet qu’il est loyal envers Fisk et raconte à Buck tout ce qui peut lui sauver la vie… pour mieux se rendre compte qu’il n’est absolument pas là pour être enterré. Buck ouvre le coffre et lui révèle le cadavre de Christopher Savva, le second du Northern Star qui avait témoigné contre Fisk dans l’épisode précédent. Ils sont simplement venus se débarrasser du corps.

Ma foi, ça fonctionne. Et là encore, le parallèle avec les flashbacks est assez clair finalement : Buck faisait déjà disparaître les problèmes de Fisk des années auparavant et il continue exactement le même boulot aujourd’hui. Je comprends ce que l’épisode essaie de faire avec sa construction, mais je trouve quand même que tout cela prend beaucoup de temps pour raconter finalement assez peu de choses.

En attendant, Vanessa se fait opérer et ça se passe plutôt bien. Tant qu’elle n’est pas réveillée, il n’y a toutefois aucun moyen de savoir dans quel état elle se trouve réellement. Quand elle ouvre enfin les yeux, Fisk est évidemment fou de joie. Elle lui demande alors un verre de jus d’ananas, alors qu’elle n’aime normalement pas ça parce que ça lui fait picoter les lèvres. Ouais, alors attention, l’ananas, ça ne pique pas en théorie, je rappelle. C’est souvent preuve qu’il y a (un début au moins) allergie.

Très clairement, quelque chose ne va pas en tout cas parce que c’est étrange qu’elle demande ça. Elle paraît un peu différente, semble surprise de voir Fisk aussi émotif et ne se souvient même plus de certaines choses qu’il connaît parfaitement à son sujet. Ce n’est pas vraiment qu’elle est redevenue celle qu’elle était avant qu’il ne la corrompe : c’est surtout que sa mémoire semble avoir pris un sacré coup.

Elle lui demande alors de lui raconter l’histoire de leur rencontre et c’est là que les flashbacks de l’épisode finissent vraiment par prendre tout leur sens. Fisk lui raconte comment Wesley l’a amené à s’intéresser à l’art, un peu par hasard finalement. Vanessa refuse de parler de hasard : selon elle, leur rencontre faisait partie du « grand design ».

Pendant quelques instants, on pourrait presque croire que tout va pour le mieux. Vanessa plaisante même avec Fisk sur le prix absurde qu’il avait payé pour son tableau. Seulement, elle lui demande soudain… de lui raconter comment ils se sont rencontrés. Encore. Elle a déjà oublié toute la conversation qu’ils viennent d’avoir.

Et là, forcément, ça sent beaucoup moins bon. Vanessa se fige en essayant de reformuler sa question, les machines s’emballent et son cœur finit par s’arrêter. Fisk appelle les médecins à l’aide, mais l’épisode se termine sur le moniteur qui indique une ligne plate et le bruit des vagues de la plage que l’on voyait depuis le début. Plus trop de doute cette fois.

Si vous voulez mon avis (probablement, puisque vous êtes là), les scénaristes sont cruels et sadiques de faire croire pendant tout l’épisode qu’elle va y passer, de la sauver, de lui offrir quelques minutes de retrouvailles avec Fisk… pour lui réserver finalement cette fin. Le procédé est efficace, je reconnais, mais c’est très schématique et ça donne l’impression, une fois de plus, qu’on comble du temps dans la saison. Non ?

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