Si ça reste une bonne série, j’ai bien peur de ne pas accrocher autant que j’espérais à la manière dont les choses avancent. C’est souvent prévisible, on sent les scènes où on rallonge volontairement l’histoire pour qu’elle tienne sur un épisode complet et on perd de vue ce qui fonctionnait le mieux à mon sens. En fait, c’est comme d’hab : je regrette d’être en 2026 car ça aurait pu être une belle série avec des saisons de vingt-deux épisodes « monster of the week » il y a vingt ans. Je me contente toutefois ce qu’on nous donne !
Spoilers
Wyck et Patricia trouvent un truc intéressant dans la tombe de Richard.
Are you out of your fucking mind ?
Ah tiens, enfin un épisode de 42 minutes ! On reprend là où l’avant-dernier épisode nous avait laissé : avec Tom la tête sur ses toilettes. Il semble en avoir terminé avec son bad trip, c’est déjà ça. Il reçoit un coup de fil qui lui permet d’apprendre qu’il a dormi pendant 24h et ne fait que me poser davantage de questions. Qu’importe, cet épisode va continuer à faire avancer la série, au moins.
Tom se rend donc auprès du reste de l’équipe qui a bien mené l’enquête en l’attendant. Ainsi, Patricia peut lui expliquer qu’ils ont retrouvé une page du journal de Sarah Westcott leur permettant de déduire que l’objet ensorcelé – maudit – pourrait bien être dans la tombe de Richard Warren, leur fondateur. C’est pour ça qu’ils l’ont déterré et ont découvert que Richard était… en vie.
Pardon, 300 ans dans une tombe ? Cela fait beaucoup. Ce n’est que le début : il est en vie et à l’étage, il veut parler à Tom – le protecteur de l’île – et Wyck comme Patricia ont une autre requête pour Tom. Ils ont réussi à lui confisquer son collier, mais pas à l’ouvrir. Ils demandent donc à Tom de trouver un moyen pour convaincre Richard d’ouvrir ce collier.
Dans la chambre, Tom rencontre donc Richard. Comment ça Richard est encore habillé ? 300 ans et ses habits ne se décomposent pas ? Oui, mes questions sont pertinentes, je sais. Tom préfère demander à Richard comment il s’appelle, sérieusement. Le truc, c’est qu’on vient de voir qu’il était un peu possédé par le Diable, alors il est inquiétant ce Richard. Je ne doute pas que les scénaristes ont plus d’un tour dans leur sac et qu’il y aura d’autres choses à savoir, mais pour l’instant on en reste là.
Quand Richard prend enfin la parole, c’est pour justifier qu’il est en vie parce qu’il a été piégé par le Mal et trahi par ses inférieurs. Voilà qui donne envie de lui faire confiance ! Pourtant, Tom accepte de le détacher, dans l’espoir qu’il ouvre effectivement le collier. Tout ça nous éloigne un peu des autres malédictions démoniaques de l’île et j’ai du mal à voir le puzzle complet pour le moment.
En tout cas, Richard explique que son pacte avec le Diable était ce qu’il pensait être sa salvation : à défaut de trouver de la nourriture, certains s’étaient tournés vers le cannibalisme. La réponse aux prières de Richard fut un champignon, mais avec le champignon est arrivé un démon. C’est avec lui que Richard a passé un pacte et c’est pour cela que tous sont coincés sur l’île désormais. Tom est légitimement agacé par ce qu’il se passe.
Malgré tout, il entre dans le jeu de Richard et ne pose pas assez de questions sur ce qui est en train de lui arriver, je trouve. Très clairement, le doute fantastique n’est plus là. Richard demande à voir les objets ayant appartenu à ses enfants. Cela tombe bien : il est le fondateur de la ville et ils sont dans le musée sur celle-ci. Tom l’emmène donc face aux jouets de ses enfants, aux T-shirts à son effigie et à la statue de Sarah.
Il n’hésite pas une seconde à crever les yeux de Sarah, cassant l’image triste que Patricia y voyait. Elle ne sait pas qu’il la détestait et qu’elle l’a trahi, je suppose. Cependant, Richard donne au moins une solution aux problèmes de Tom et de l’île : il demande à être emporté en mer, au-delà du point que les marins craignent. Son espoir est d’y vieillir et d’y mourir. C’est top qu’il ne s’accroche pas à la vie après 300 ans coincé sous terre. Il accepte même de retourner dans son cercueil le temps d’aller sur le bateau et ne pose aucune question sur la modernité. Il y a pourtant de quoi faire.
Bon, donc : Richard veut mourir au large et tout le monde espère que ça lèvera la malédiction, surtout que sa descendance n’est plus. Lol. C’est bon, tout est dit : il reste trop d’épisodes pour que ce soit si simple. La malédiction ne s’arrêtera pas là, probablement parce qu’un de ses enfants aura survécu. On verra bien.
En attendant, le plan est clair et le shérif vient encore interrompre tout ce qu’il se passe en étant présent au mauvais moment. Patricia essaie de détourner l’attention du shérif, sans y parvenir vraiment. Elle finit par prendre le volant de la voiture du shérif et l’emmener loin du musée comme cela. J’ai beaucoup ri. Elle est complètement perchée, je l’aime vraiment bien et elle sauve souvent la série par son humour. Mais bon, encore une fois, on est en 2026 et la série se contente d’un personnage féminin principal, pour trois ou quatre hommes. Bref, on ne passe pas le Bechdel Test, hein.
Contre toute attente, le shérif n’arrête pas Patricia : il la ramène chez elle en lui précisant toutefois être au bout de sa patience cette fois. Il essaie d’en savoir plus sur ce qu’il se passe sur cette foutue île, mais Patricia n’ose pas pour autant tout lui raconter. Elle ne veut pas causer la panique, même s’il est convaincant.
En fait, il l’est tellement qu’elle finit par lui expliquer. Le shérif a la meilleure réaction possible : il refuse d’être mêlé à tout ça, tout simplement. Il demande à Patricia d’annoncer sa démission à Tom et souhaite à présent se barrer : il n’aimait pas l’île avant et maintenant, dans le doute, il préfère abandonner. J’ai tellement ri.
En parallèle, Tom et Wyck emmènent Richard en bateau jusqu’au bord. Comme annoncé par Wyck, l’île ne se laisse pas faire et refuse que Richard lui soit retiré. Des messages se font entendre à la radio du bateau, par exemple. Par contre, Tom fait une erreur de débutant : il promet à Richard de le laisser hors du cercueil une fois sur le bateau, mais refuse de le laisser sortir. Le problème est que Wyck refuse catégoriquement de le laisser sortir, effrayé par ce qu’il pourrait faire.
La série en profite pour développer un peu le personnage de Wyck. On découvre donc qu’il est pote depuis bien longtemps avec Gerrie, la femme du musée : elle est la sœur de son meilleur pote, mort quand ils ont voulu quitter l’île. Blablabla. Tout ça mène à la révélation que Tom a bien libéré Richard comme il lui avait promis et c’est plutôt amusant, à défaut de servir à grand-chose pour le moment. Je ne doute pas que ces détails auront un intérêt plus tard.
Je suis plus sceptique sur l’utilité de la scène où Richard mange et chante devant Tom, mais bon, soit. Bien sûr, ils sont sur un bateau allant vers le large avec Wyck. Comme ce dernier ne peut pas quitter l’île, le plan est désormais qu’il quitte le bateau à temps. L’île le sait et sait comment faire : une vague plus forte que les autres suffit à détacher le canot. Wyck n’a plus d’autres choix que de rester à bord. Aura-t-il le courage de passer la limite interdite ?
Peut-être bien, mais on ne le saura pas : Richard change d’avis et décide finalement de vivre. Il s’en prend donc physiquement à Tom et Wyck. Ces deux derniers ont toute la technologie moderne à portée de main, mais non, ils se laissent surprendre comme des bleus et sont incapables de s’en prendre à Richard à temps. C’est un peu triste. Même avec un harpon, Tom ne parvient pas à se débarrasser de Richard. Je dis ça comme ça, mais bien sûr, il y a fort à parier que je serais tout aussi mauvais que lui.
Ce qui est intéressant, c’est que Wyck et Tom parviennent malgré tout à remettre Richard dans on cercueil. Le bateau continue de foncer tout droit, en attendant. Il parvient ainsi à la limite qui serait mortelle pour Richard et Wyck.
Dans la panique, Tom décide de jeter une bouée à Wyck et de le passer par-dessus bord, sans lui demander son avis. C’est le meilleur plan, mais bon, pauvre Wyck, il est abandonné dans l’eau. On nous fait un suspense sur sa survie, alors qu’il me paraît évident qu’il ne peut pas mourir comme ça. Par contre, Richard, lui, il finit bien à l’état de squelette. C’est triste : il voulait vivre et il est assassiné par Tom, se transformant en squelette dans son cercueil.
Nos deux héros sont trop certains d’avoir levé la malédiction, par contre. Je n’y crois pas une seule seconde. Ce n’est pas terminé à trois épisodes de la fin, même s’il reste d’autres pistes intéressantes à explorer. Et effectivement, ça ne l’est pas : on le savait déjà. Un enfant a survécu et a quitté le radeau de Sarah. On l’a déjà vu : c’est le tableau que Tom observait dans l’hôtel de l’île. Bien joué.
Aussi, je commence à regretter d’avoir voulu en savoir plus sur Evan : on a encore des scènes où il critique son père avec une des touristes. Cette dernière lui conseille de fouiller les affaires de son père pour savoir exactement ce qu’il lui cache. Pff. Les ados. Insupportables. Elle est particulièrement chiante : non seulement elle fouille les affaires de Tom, mais en plus, elle déverrouille ce qu’il a enfermé à clé. Là, Evan découvre des photographies perturbantes : sa mère morte en couche était encore en vie après l’accouchement. Il y a des photos d’eux ensemble. Les scènes n’étaient pas dingues, mais je suis pris au jeu de cette intrigue, aussi.



