Il y a dix ans sur le blog… Octobre 2016 #3

Salut les sériphiles,

Vous avez bien lu, ce n’est pas une erreur : le blog existait déjà il y a dix ans… Et je me suis dit que ce serait intéressant d’aller faire un tour du côté des articles que j’avais écrit à l’époque afin de comparer avec aujourd’hui.

Il y a des choses qu’on est heureux d’oublier, et cet épisode de Once Upon a time datant d’octobre 2016 en fait partie, je crois. Pourtant, il y a dix ans, il y avait aussi plein de choses fun ! À l’époque, je découvrais Westworld, je continuais de m’acharner à avancer dans One Tree Hill pour mon Challenge Séries et surtout, surtout, c’était la belle époque où je passais un week-end entier au Comic Con de Paris.

En fait, c’était le tout premier et ça va donc bientôt faire dix ans que j’ai eu la chance de rencontrer Eric Balfour et d’avoir mon petit selfie avec lui pendant la séance d’autographe. J’aurais dû en parler sur le blog, mais je ne l’ai pas fait outre-mesure, octobre, c’est le mois où je m’étais mangé quatre saisons de Haven en une seule semaine rien que pour préparer mon week-end au Comic Con. Je me souviens que j’avais profité d’une grève m’empêchant d’aller à la fac, pour ça.

Ouais, franchement, c’est loin. Ce n’est pas plus mal, parce que c’était aussi une peine de coeur qui justifiait que je passe la semaine non stop devant ma télé. On notera que c’était une peine de coeur vraiment chouette, d’ailleurs, parce que ça m’avait fait regarder toute cette série géniale ET motivé à prendre ma place pour le Comic Con. Bref, c’était si bien octobre 2016, rendez-nous… Ouais, rendez-nous juste le Comic Con en fait, faut pas déconner !

Bref, il y a dix ans, je suivais aussi beaucoup trop de séries à la semaine, en tenant le rythme, parce que mon rythme était encore de simplement prendre le temps de publier des récapitulatifs hebdomadaires entiers à défaut des critiques de tous les épisodes un à un. Ce n’est pourtant pas ceux-ci qu’on retrouve dans le top 5 des articles les plus lus du blog en octobre 2016…

Mais alors, qui donc étaient les séries à la mode il y a dix ans ?

Troisième mois, troisième bilan du Challenge Séries en tête des articles les plus lus ! Je commence à croire que j’avais vraiment trouvé une bonne formule à l’époque… Sauf que je ne peux pas vraiment l’appliquer aujourd’hui, parce que ça fait belle lurette que j’ai jeté l’éponge : rattraper 12 séries en 12 mois, mais comment je faisais ? Eh bien, c’est improbable, mais apparemment en septembre 2016, j’avais quand même regardé 34 épisodes de One Tree Hill d’un coup… sur 37 épisodes de séries. Mais quoi ? J’étais pourtant sûr que je regardais plein de choses à l’époque. Comme quoi, les souvenirs… Si je suis loin des 37 épisodes le mois dernier, au moins, j’ai un peu plus de diversités. Hum. Je ne dois pas être loin des 37 The Good Wife, en vrai.

Je sais que j’ai dit la même chose dans mon précédent bilan à propos d’autres séries, mais comment ça, Westworld a déjà dix ans ?! Voilà une série qui me paraît encore plutôt récente, alors qu’elle a eu le temps de proposer quatre saisons (comme si c’était impressionnant en dix ans, je sais) et de se faire annuler depuis. Ce qui me frappe en relisant mon article, c’est à quel point j’étais sceptique avant de commencer : des épisodes trop longs, une série survendue sur Twitter, une impression de retrouver des idées déjà exploitées dans Dollhouse ou Person of Interest… Et pourtant, j’ai terminé cette première saison avec un épisode noté 20/20 !

Une autre série passée à la trappe depuis belle lurette… Malheureusement, le casting absolument génial (Hayley Atwell ! Emily Kinney ! Shawn Ashmore !) n’a pas suffi à sauver Conviction : j’avais bien aimé le divertissement, mais force est de reconnaître que les enquêtes étaient trop classiques et les personnages secondaires trop peu développés. C’est dommage, parce que je me souviens avoir été déçu de son annulation, même si elle était devenue évidente. C’était trop basique pour que la mayonnaise ne prenne. Tristesse.

Ah, cette rubrique ! J’étais si content de mon titre, mais je n’en ai jamais vraiment rien fait derrière. C’est marrant. J’avais déjà décidé de me lancer dans des articles plus généraux sur les séries, sans langue de bois, et je cherchais une piste. C’était bien avant les 500 mots quotidiens et bien avant que je publie n’importe comment ici. Pour ce premier (et unique, hum) numéro, j’avais choisi de revenir sur la rentrée des networks – un sujet ô combien original. C’est tout de même amusant de me relire parce que je trouvais déjà que les séries tournaient en rond, que les nouveautés manquaient d’originalité et que je commençais à être blasé. En 2016, donc. Je n’ai pas beaucoup changé sur ce point non plus, apparemment !

C’était l’époque où Marvel développait tranquillement son univers sur Netflix, avec Daredevil, Jessica Jones et en octobre Luke Cage. J’avais déjà beaucoup de mal avec le rythme des productions Netflix et je râlais sur la longueur des épisodes tous diffusés d’un coup. Comme quoi, Céline a raison, on ne change pas. J’avais tout de même fini par accrocher à cette nouvelle série. La bande originale était excellente, le casting fonctionnait très bien et l’univers partagé commençait à devenir vraiment intéressant. En relisant mon article, je retrouve surtout mon impatience de découvrir Iron Fist et The Defenders. Bon, on sait aujourd’hui que tout n’a pas été aussi réussi que prévu et que je n’ai jamais terminé ces séries, mais il ne faut jamais dire jamais, avec Disney + qui fait revenir dans le canon tous ces persos, qui sait, peut-être que ça finira par me prendre.

Je sais, c’est le sixième article de ce top 5, mais figurez-vous qu’on a des ex-aequo ce mois-ci ! Et puis, impossible de terminer ce classement sans parler du grand retour de Negan ! Je me souvenais évidemment de cet épisode, mais j’avais oublié à quel point j’étais déjà lassé de The Walking Dead à l’époque. Je me plaignais des longueurs, des dialogues incompréhensibles et des épisodes qui n’avançaient pas. C’était cependant un retour marquant, même si je n’étais pas totalement convaincu par la manière dont les scénaristes avaient fait durer le suspense. La suite de la saison m’avait beaucoup moins plu, malheureusement, mais dix ans après, cet épisode reste un sacré souvenir… Et peut-être bien la seule chose dont je me souvienne des saisons 6 à 9 ? Franchement, j’ai tout vu, mais je ne me souviens plus de grand-chose. Après, je n’ai pas du tout envie de la revoir non plus, quoi.

Il n’y a pas que Conviction qui a été sacrifiée cette année-là sur ABC 😥

Voilà pour octobre 2016 ! Il y aurait encore beaucoup à dire, parce que c’était aussi le mois où je découvrais Channel Zero, où American Horror Story poursuivait son excellente sixième saison et où je regardais même un épisode spécial Halloween de Scream. Bizarrement, ces articles n’ont pas été des gros succès d’audience à l’époque. Je crois qu’il faut que je me fasse une raison : je suis le seul à surkiffer Halloween à ce point et puis c’est tout. Mais franchement… Il y avait des séries qui valaient le détour !

J’étais si accro à Younger, par exemple.

Ce qui me frappe le plus dans cette sélection, c’est de constater que je suivais déjà énormément de séries, mais que certaines ont totalement disparu de mes souvenirs alors que d’autres me semblent encore toutes récentes. Dix ans, quand même… Et vous, vous regardiez quoi en octobre 2016 ?

Captures d’écran Once Upon a Time (ABC) / Photo personnelle du premier Comic Con parisien / Photo promotionnelle de Notorious (ABC) / Capture d’écran de Younger (TVland)
Image à la une : Capture d’écran Westworld (HBO – Saison 1)

Il y a dix ans sur le blog… Septembre 2016 #2

Salut les sériphiles,

Vous avez bien lu, ce n’est pas une erreur : le blog existait déjà il y a dix ans… Et je me suis dit que ce serait intéressant d’aller faire un tour du côté des articles que j’avais écrit à l’époque afin de comparer avec aujourd’hui.

En septembre 2016, j’étais fou amoureux d’Aya Cash alors que je bingewatchais la saison 3 de You’re the worst. Rien que ça, ça me rend dingue : j’étais sûr que la série était plus récente que ça, mais non, je l’ai commencée avant de tenir le blog régulièrement apparemment ? Je me demande pourquoi elle n’a pas été plus suivie que ça cette série, parce que vraiment elle était hilarante au départ. Bon, cela dit, la saison 3, c’est celle qui a commencé à déconné… Je peux en dire autant d’Agents of SHIELD qui entamait son début de quatrième saison avec difficulté en septembre. Heureusement, elle s’est vite reprise par la suite.

Septembre 2016, c’est aussi, et ce n’est pas négligeable, le mois où The Good Place a commencé à débarquer en France sur Netflix. Le retour de Kristen Bell, je l’attendais impatiemment et j’étais loin de me douter que la série serait si chouette quand je l’ai lancée dans un métro parisien histoire de m’occuper pendant une panne de service. Si, si. Je crois qu’il n’y a que le premier épisode que j’ai vu comme ça car j’ai vite compris qu’il fallait la savourer à fond. Si ça me choque moins de me dire que ça fait dix ans déjà, ça reste étonnant tout de même. Certes, je n’ai pas revu d’épisode depuis des années, mais qu’est-ce que c’était bien et qu’est-ce que ça me laisse une impression de « C’est moderne, c’est récent ». Bon, ça ne l’est plus, en fait.

Malgré tout le bien que j’en pense aujourd’hui, la série n’a pas attiré assez de monde sur le blog pour être dans le top 5 des articles les plus lus en septembre 2016 ! Autant vous dire que la saison 3 de The last man on earth non plus…

Mais alors, qui donc étaient les séries à la mode il y a dix ans ?

Exactement comme dans le premier « Il y a dix ans… », l’article qui fut le plus consulté en septembre 2016 est le bilan du mois qui précède. Je me dis qu’il faudrait peut-être que je reprenne ce type d’articles, mais en même temps, c’est déjà ce qu’on fait avec les podcasts « Keskonavu » des 42 minutes (en début de mois, plus ou moins). Comme c’était l’été, j’avais clairement du temps libre et j’ai vu énormément de séries à l’époque (bien plus qu’en 2026 où ce mois d’août a tout de même était synonyme de pas mal de visionnages). C’était déjà mon mois de rattrapages, aussi, notamment avec la saison 5 d’AHS que je bingewatchais. On ne change pas une équipe qui… Est-ce que je gagne vraiment à tout enchaîner comme ça ? Pas sûr.

Attendez stop, comment ça, cette série a déjà dix ans ?! J’ai l’impression que le drama était plus récent que ça, parce que j’en retiens surtout les épisodes covid autour desquels je me suis arrêté, mais en fait, justement : c’était en fin de série, ça. Bref. Le premier épisode avait été un tire-larmes incroyables et je ne crois pas avoir croisé de séries aussi efficace dès son pilot depuis. La révélation prenait par surprise et lançait un gros drama familial que j’ai adoré du début à la presque fin. C’est bien beau de faire comme si la série n’était pas terminée en n’allant pas jusqu’à son terme, mais j’ai quand même envie de savoir le fin mot de la famille Pearson. Aurai-je le courage d’un jour terminer et dire adieu à ces personnages ? C’est ridicule, parce que c’est déjà un peu le cas : je n’ai pas vu d’épisodes depuis plusieurs années, quoi…

Voilà une autre série depuis terminée ! C’est marrant mon visionnage de celle-ci : j’ai bingewatchée cinq saisons d’un coup en étant totalement obsédé par ce qu’elles proposaient et puis ensuite, j’ai ramé comme jamais à terminer la série (il y a à peine un an ?). N’empêche qu’à l’époque nous en étions à la saison 6 et qu’apparemment, elle attirait du monde sur le blog. Depuis, la série a connu un regain de popularité assez fou sur Netflix, a vu naître un spin-off et… est retombée aux oubliettes avec l’échec improbable de son spin-off. Peut-être que c’était trop tôt, surtout que la série a tendance à lasser à tourner en boucle.

Au rang des séries que j’oublie de plus en plus, il y a évidemment Blindspot ! C’est dingue de me dire que je l’ai vue en entière et que tout ce que j’en retiens aujourd’hui, c’est que j’étais amoureux de Patterson et de Tasha (alors que pourtant, Tasha était souvent bête dans ses décisions… L’amour a ses raisons que la raison ignore). Je ne me sens pas du tout de la revoir un jour, mais c’était quand même un sacré morceau de mon quotidien : je me souviens que je regardais les épisodes dans le train ou parfois même au McDo quand je mangeais tout seul… Y a des souvenirs improbables comme ça qui sont liés à des séries. C’est l’avantage des séries sur les films : elles marquent bien plus sur le long terme. Est-ce que je la conseille aujourd’hui ? Je ne crois pas, mais déjà à l’époque, ce n’était pas exceptionnel. Après, ça se regarde tout seul.

On sent que septembre 2016 était le mois de la rentrée et des retours de séries. C’est fou parce que cette année, la majorité des séries semble vouloir ne revenir qu’en octobre. Les saisons se raccourcissent, leur dates de diffusion se décalent. Après, AHS est toujours revenue plutôt tôt. La saison 6 est une de mes préférées, en tout cas ; au moins pour sa première moitié parfaitement jouissive. Ensuite, Ryan Murphy en a fait n’importe quoi. Le truc, c’est que j’aurais peut-être l’occasion d’en reparler dans les articles ici, parce que je me dis qu’elle a dû attirer du clic aussi les mois suivants. C’est tout le problème des séries : ça marque sur le long terme, oui, mais c’est aussi diffusé sur le long terme alors forcément, je risque d’avoir à me répéter dans les articles « Il y a dix ans ». On verra bien !

En fin de mois, c’est de Connor d’HTGAWM que j’étais fou amoureux, cette photo suffit à me le rappeler, croyez-moi bien !

Voilà, c’est déjà la fin de cet article ! Avant de vous quitter, tout de même, il faut que je précise : si j’ai beaucoup parlé des comédies en début d’article, il y avait aussi pas mal de dramas dans mes visionnages. La fin du mois voyait notamment le retour des séries d’ABC, mais je suis sûr que j’aurais l’occasion d’en parler beaucoup plus dans d’autres articles, car elles finiront inévitablement par être dans le top des articles les plus lus. Sinon, on avait quand même un bon cru : c’était aussi l’année de l’éphémère Notorious que j’aimais beaucoup, mais la majorité des nouveautés vues ce mois-là et évoquées dans l’article sont restées pour quelques saisons tout de même – et encore, je passe sous silence Atlanta à laquelle je n’ai pas adhérée mais qui a été un sacré carton aussi !

D’autres auraient pu s’abstenir de revenir en revanche…

Et vous, vous regardiez quoi à la rentrée 2016 ?

Captures d’écran — Aya Cash dans la saison 3 de You’re the worst / Photo promotionnelle de The Good Place (1×01) / Capture d’écran de la saison 4 d’How to get away with murder / Logo du générique de la saison 2 de Quantico
Image à la une : Capture d’écran This is us (1×02)

Ce que c’est qu’un fil rouge

Salut les sériephiles,

Nouvel article explicatif sur les techniques narratives de nos séries aujourd’hui. Je recommence à manquer d’idées pour ces articles, n’hésitez pas à demander s’il y a des termes que vous voulez voir passer à la moulinette du lexique. Je vous rassure, j’ai encore de quoi tenir quelques semaines avec les upfronts qui arrivent (pour savoir ce que c’est que cette bête-là, il faudra repasser sur le blog d’ici deux semaines).

Je m’égare et commence déjà le hors sujet avant même d’avoir expliqué ce dont on va parler aujourd’hui, c’est n’importe quoi, surtout que le fil rouge est un concept que j’utilise dans 90% de mes critiques sans l’avoir jamais expliqué vraiment. Oups, il y a urgence.

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Ouais, je sais faut que j’arrête les transitions foireuses avec gif, mais ça me fait rire.

Alors c’est quoi exactement un fil rouge ? Comme vous l’aurez deviné à force de lire mes articles si vous ne le saviez pas déjà, le fil rouge est le fil conducteur d’une histoire : en ce qui concerne les séries, il s’agit d’une intrigue qui parcourt l’ensemble de la saison. L’expression désigne ainsi un élément récurrent dans un récit (mais aussi dans une présentation ou dans un article – et le fil rouge de cet article est donc « fil rouge » : malgré mes nombreuses digressions et parenthèses, j’y reviens toujours).

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Le plus souvent dans les séries, c’est une intrigue introduite dès le premier épisode et qui court jusqu’à la fin ; mais parfois les séries procèdent autrement. On a déjà parlé des pods d’Agents of S.H.I.E.L.D dans ces articles par exemple et d’autres sont encore plus surprenantes en changeant d’intrigue principale sans crier gare (je pense surtout à Notorious, qui l’avait fait pour tenter de regagner de l’audience).

Bref, le fil rouge est un guide, une trame à suivre. D’ailleurs, l’idée de trame est vraiment la même, parce que le mot désignent aussi bien une intrigue nouée que le fil passant entre les fils tendus d’un métier à tisser… mais bon, je ne suis pas un expert en tissage (et pourtant, dieu sait que je sais broder dans mes articles !).

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Quelle origine ? Mystère et boule de gomme les amis ! Elle fait partie de ces expressions qu’on emploie sans trop savoir d’où ça vient. La première trace d’un « fil rouge » en littérature vient de Goethe en 1809 dans Les affinités sélectives. Il dresse alors une métaphore tout en expliquant l’idée de fil rouge comme étant un élément permettant de repérer l’appartenance à un cordage mais dont l’absence rendrait inutilisable ce cordage. Bref, sans fil rouge, une série serait inutilisable ? Dans vos dents les séries procédurales sans fil rouge !

C’est quoi ce nom ? Ben… Je me rends compte que cette fois, j’en ai fait le tour avec l’origine. On notera donc simplement qu’en anglais, ça devrait se dire « red thread » mais que ça ne s’emploie pas vraiment. Par contre, les américains adorent les « red wire » à désactiver pour rendre inutilisable une bombe. Je ne suis pas spécialement sûr que ce soit lié, mais c’est assez marrant pour que je le relève, et puis ça a tendance à faire retomber la pression quand on voit une bombe.

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On sait qu’on a le temps pour une petite tasse de thé.

Sinon, ils se prennent moins la tête que nous et parlent de « main theme » ou « common theme » (thème principal/commun). Même idée, pas de prise de tête.

Dans les critiques des sites américains, il est donc question de main plot (intrigue principale) et parfois de subplot (intrigue secondaire), et basta. Sachant que pour rendre le tout encore plus compliqué, le « fil rouge » est souvent traité par la critique comme un… subplot, parce que l’épisode a une intrigue principale (rendant l’épisode unique) et une intrigue secondaire (qui parcourt la saison). Pff. Ils font toujours tout à l’envers ces anglophones !

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OK, parfois l’astuce du fil rouge suffit pas !

Et aujourd’hui ? C’est dans les vieux pots qu’on fait les meilleures soupes et la majorité des séries l’a bien compris. Ces dernières années, on a vu se multiplier le nombre de fils rouges par série (coucou Quantico, qui revient aujourd’hui d’ailleurs) pour concurrencer les séries du câble s’étendant sur un nombre plus faible d’épisodes et pour s’adapter à la pratique de plus en plus répandue du binge-watching. C’est soit ça…. Soit la forme du procédural qui se distingue principalement par son absence de fil rouge !

Pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué, franchement ?

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No, you’re not Quantico. Trop de complexité dans le fil rouge et rebondissements n’est pas une bonne chose.

Quelques news de casting

Salut les sériephiles !

Vous devez savoir que j’ai pour habitude de rester assez loin des news de casting en général, mais avec la saison des pilots qui se pointe, il est parfois dur de ne pas voir passer des informations. Et comme j’en ai vu pas moins de quatre cette semaine, je me suis dit qu’il allait être encore plus dur de faire l’autruche, surtout que certaines font parler d’elles plus que d’autres. On fera comme si on n’avait rien vu, c’est pas moi j’ai pas lu ces news ni écrit un article dessus lala

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On commence par les reboots et par Charmed qui, comme vous le savez, s’apprête à revenir à l’écran. Depuis mon dernier article sur le sujet, nous avons eu droit à tellement d’informations qu’il est dur de ne pas se sentir spoilé. Ce reboot se concentrera sur les sœurs Pruitt (pour de vrai), mais celles-ci seront en fait deux, alors que la troisième débarquera en se sentant liée à elle. Une jolie manière d’intégrer directement les storylines de Paige au scénario d’origine. 2018 oblige, l’une des trois sœurs sera lesbienne, et c’est elle qui est déjà castée : Melonie Diaz se chargera de jouer la sorcière au pouvoir d’arrêter le temps, comme Piper, en couple avec une enquêtrice, tiens, tiens, comme Prue et Andy. Les comparaisons vont vraiment être dures à arrêter, ils font tout pour nous faire penser à l’originale. Quant à l’actrice, c’est une totale inconnue en ce qui me concerne, donc j’attends de voir – même si une rapide recherche de gifs m’apprend qu’elle est amie avec America Ferrera et a déjà joué une lesbienne.

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Du côté du reboot de Roswell, la première annonce de casting a également été faite hier par la CW, et tant pis si ça spoile possiblement Grey’s Anatomy. Vous êtes prévenus : passez votre chemin si vous ne voulez rien savoir. En effet, le reboot aura dans le rôle-titre de Liz l’actrice Jeanine Mason, actuellement dans la saison 14 de Grey’s Anatomy. Elle y interprète le rôle de Sam Bello, l’ex copine de DeLucas, interne de l’hôpital depuis cette année et de nouveau en couple avec lui. Moi qui adore le personnage et le couple pour le souffle qu’ils redonnent à la série, je suis dégoûté d’apprendre cette nouvelle. Et en même temps, c’est une bonne chose parce que j’aime beaucoup l’actrice, donc ça me fait espérer une qualité cool pour ce Roswell.

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Et puis, ça ne devrait pas être compliqué de justifier son départ de la série médicale…

Du côté des séries régulières, deux news également. La première concerne Younger et n’est pas franchement une surprise après la fin de saison 4 : Charles Michael Davis est confirmé en tant que régulier pour la saison 5. Il joue le rôle de Zane Anders, un charmant éditeur qui plaisait bien à Kelsey jusqu’à ce qu’il débrouille dans son dos pour rejoindre les rangs d’Empirical. Aïe. Le plus douloureux dans cette news, c’est toutefois d’apprendre que le tournage vient juste de reprendre. Habituellement, nous n’avions que six mois d’attente entre chaque saison, il était donc raisonnable d’attendre la série pour fin mars… Avec un tournage reprenant mi-février, c’est moins raisonnable. Affaire à suivre.

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Enfin, la dernière news est possiblement celle qui porte la plus grosse étiquette spoilers et concerne The Walking Dead – on s’arrête de lire ici si vous ne voulez pas savoir, donc. Pour mon anniversaire, j’ai eu droit à un super cadeau en découvrant que Lauren Cohan n’avait toujours pas signé son contrat pour la saison 9… Bon, c’est une chose d’être en négociations, c’en est une autre d’aller passer des castings pour d’autres pilots, et c’est ce qu’elle a fait. La voilà donc dans le rôle-titre d’une nouvelle série ABC, Whiskey Cavalier qui… sent déjà bon l’annulation si elle est commandée, franchement.

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L’acteur enchaîne les séries sur ABC n’empêche.

Elle y retrouvera Scott Foley, fraîchement au chômage avec l’annulation de Scandal (où il interprète Jake).

Cette série raconte la vie d’un duo d’agents FBI qui doit sauver le monde tout en parvenant à s’entendre, donc à la sauce ABC/Grey’s Anatomy, ce qui peut être aussi cool que raté, mais qui a surtout donné lieu à des échecs ces dernières années (Conviction, Notorious et dans une moindre mesure Quantico – qui avait au moins super bien commencé avant de mourir lentement et à petit feu – mais on verra la saison 3).

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Du coup, Lauren Cohan pourrait bien ne pas revenir dans la saison 9 de la série de zombies, ce qui vu son rôle serait quand même gênant. Ce ne serait pas la première à mourir de manière choquante, mais AMC aimerait apparemment la garder. J’ai du mal à croire qu’ABC puisse lui proposer un salaire beaucoup plus élevé et assuré qu’AMC, donc elle en a peut-être juste marre des zombies. Pour l’instant, son rôle ne l’empêcherait pas de rester régulière dans Walking Dead, mais exigerait des adaptations de planning… et sur le long-terme, on sait ce que ça signifie, surtout si on est fan d’Alycia Debnam-Carrey !

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Non, je ne tournerai jamais la page !

Voilà, ça fait déjà beaucoup de news pour cette semaine l’air de rien, surtout pour quelqu’un qui fuit comme la peste ce genre d’infos ! Va falloir que je fasse plus attention aux sites que je fréquente, je suppose.