Quelques prisons cinématographiques (#32)

Salut les cinéphiles,

Oui, on est dimanche et je m’apprête à parler de films comme je le fais habituellement le mercredi, mais c’est parce que mercredi prochain, on sera le premier septembre (et merde), ce qui fait que j’aurai un autre événement à évoquer avec vous – événement qui aura trait à la lecture. Les habitués du blog savent déjà ce qui m’attend pour septembre de ce côté-là, mais rendez-vous mercredi pour en savoir plus.

En attendant, je repars sur les films vus au cours de l’année et dont j’ai oublié de prendre le temps de parler. La sélection du jour se concentre sur la thématique de la prison, avec deux films qui sont des prisons psychologiques et trois qui parlent d’une véritable prison. Science-fiction et films allemands sont au rendez-vous.

The Door : La porte du passé

The Door : La Porte du Passé - Film (2009) - SensCritique

Intéressant film de 2009, un peu compliqué à trouver vu le nombre de films portant ce titre qui existent… J’ai l’impression qu’il est passé inaperçu à l’époque, mais c’est peut-être parce qu’il est en allemand ! Porté par Mads Mikkelsen, je pense que le film connaît une seconde jeunesse grâce à la popularité de l’acteur et que c’est ce qui fait que j’en ai entendu parler.

Du côté du synopsis, on suit le personnage de David – Mads, donc – qui culpabilise de la mort de sa fille de sept ans dans un accident (pas si ?) tragique alors qu’il devait la surveiller. Sa vie est inévitablement brisée, mais il trouve cinq ans plus tard une étrange porte miraculeuse qui va lui donner une chance de tout recommencer.

Avec le mot mystère, il faut comprendre « science-fiction », « voyage dans le temps », « monde parallèle »… Que des mots-clés qui généralement sont susceptibles de m’intéresser. Le film m’a envoyé une petite vibe Channel Zero à plusieurs reprises, avec un petit côté saison 2 pour les fans, pour son côté thriller et son côté enfermement psychologique du personnage. C’est toutefois survendre le film que de faire cette comparaison, parce que la conclusion était un peu décevante. Dans l’ensemble, j’ai passé un bon moment, ce n’est pas incontournable, mais c’est un thriller sympathique. Légèrement oubliable, par contre.

Man from Earth

The Man from Earth - Film (2007) - SensCritiqueOn reste dans la science-fiction, en quelque sorte, avec un film extrêmement bavard et qui n’a RIEN à voir avec son affiche. Si vous n’aimez pas les huis-clos, fuyez tout de suite, car c’est bien pour le huis-clos que je le place dans ces films sur la prison : le personnage principal est enfermé dans sa vie, ses amis sont enfermés pour une nuit avec lui – malgré un libre-arbitre qui pourrait les faire partir quand ils le souhaitent.

Si tout ça ne vous fait pas peur, vous êtes partis pour une étrange histoire racontée au coin du feu : avant de déménager, le professeur John Oldman reçoit la visite de ses amis qui lui préparent une fête d’adieu. Les amis veulent surtout comprendre la raison du départ précipité et surprise de John, qui se met alors calmement à leur expliquer qu’il est un homme des cavernes âgé de 14 000 ans. Rien que ça.

Ce qui paraît être une bonne blague lance tous ces professeurs de fac dans des débats vifs et passionnés qui vont aborder bien des thèmes, à commencer par la religion ou la vie après la mort, en passant par quelques sujets d’Histoire.

C’est une ambiance très particulière, parfois à la limite de la masturbation intellectuelle, mais je trouve que le film fonctionne drôlement bien à entretenir le mystère – John raconte-t-il la vérité ? Est-ce seulement possible ? John répond en tout cas à toutes les questions de ses amis, tous spécialistes d’un domaine bien précis permettant de faire avancer le film.

J’ai trouvé ça plutôt sympathique, parfois déstabilisant dans les avancées proposées du côté du scénario. Il y a quelques problèmes de rythme, comme souvent dans les huis-clos, avec des manières de relancer la conversation ou le film qui ne sont pas toujours géniales. La fin est légèrement ouverte et il existe une suite que je n’ai pas encore vue… Peut-être un jour.

L’expérience

L'EXPÉRIENCE (2001) - Film - Cinoche.comCette fois, on passe à la prison, la vraie… ou presque.

Film allemand s’inspirant de la fameuse expérience de Stanford, j’étais curieux de voir ce que ça pourrait donner et je n’ai pas été particulièrement déçu. L’expérience de Stanford est une vraie expérience dans laquelle un professeur avait proposé à des étudiants lambdas de sa fac de participer à une expérience où certains joueraient le rôle de prisonniers et d’autres le rôle de gardiens de prison. Malgré une surveillance étroite, l’expérience avait quelque peu dérapée : le hasard avait attribué les rôles, mais ça n’a pas empêché une bonne partie des gardiens de faire preuve de sadisme autoritaire et une bonne partie des prisonniers d’être traumatisés émotionnellement.

Pour en revenir au film, il va de soi qu’il part bien plus en vrille que l’expérience originale, avec des hommes qui ne sont pas des étudiants mais ont juste besoin d’argent. Le sadisme des gardiens est rapidement exacerbé par une absence de réponse des scientifiques qui veulent tester les limites psychologiques de chacun.

On suit en parallèle la vie des prisonniers désignés au hasard, avec un esprit rebelle refusant de trop se laisser faire, celle des gardiens, avec un profitant de son autorité nouvelle pour aller trop loin et un n’assumant pas trop ce qu’il se passe, et celle des scientifiques, parfois en désaccord. Le film comporte quelques scènes dures psychologiquement et la perte de contrôle de l’expérience me déplaît quelque peu car ça va trop loin pour rester dans le cadre du crédible – le hasard fait mal les choses, on va dire.

Dans l’ensemble, j’ai beaucoup aimé ce film par contre, parce qu’il est le reflet de quelque chose de bien flippant. À voir.

Le trou

Le Trou - Film (1960) - SensCritiqueOn reste dans l’ambiance prison avec ce vieux film français dont je n’avais jamais entendu parler et qui a pourtant su être assez intéressant pour me garder jusqu’au bout. Le concept n’a rien de révolutionnaire, avec des prisonniers qui creusent un trou pour s’enfuir d’une prison, mais ce qui rend le film vraiment agréable, c’est qu’il date de 1960 et possède de sacrées scènes, que je trouve vraiment impressionnantes pour l’époque.

Il a une sacrée réputation, avec toujours d’excellentes notes partout où il en est question, et je m’en fais l’écho avec plaisir. J’ai vraiment beaucoup aimé cette histoire, surtout juste après le film précédent, car à nouveau, on nous offre une exploration de la psychologie des prisonniers. Bref, c’est à voir pour les plus cinéphiles, c’est une référence ce film de Jacques Becker.

The Platform

The platform - Ecran et toileDernier film vu qui corresponde encore à la thématique de la prison, il s’agit cette fois d’un film Netflix légèrement plus connu, puisqu’il avait fait du bruit à sa sortie. Concrètement, j’en ai adoré le concept, mais pas du tout le rendu. Heureusement que c’était en espagnol, ça m’a motivé à continuer…

Le concept ? Le personnage principal se réveille dans une étrange prison, conçue sur de nombreux étages superposés, avec un grand trou au milieu. Au milieu défile une plateforme sur laquelle un véritable banquet est dressé. Les prisonniers de la cellule la plus haute ont donc la chance de pouvoir manger ce qu’ils veulent, alors que plus on descend, plus il n’y a que des restes à manger… Restes dans lesquels certains prisonniers des étages supérieurs n’hésitent pas à faire leurs besoins, vomir ou cracher, profitant de leur supériorité.

Pourtant, cette supériorité n’est que temporaire : parfois, les prisonniers se réveillent à de nouveaux étages, montant vers des hauteurs agréables ou descendant toujours plus bas. Bien sûr, ils ont pour règle de ne rien garder à manger pour plus tard, sous peine d’être tués par la torture, car ils sont filmés. Et bien sûr, le héros veut établir un système juste où chacun ne mangerait que sa part pour que tous puissent jouir d’un repas…

Vraiment, du côté du concept, il y aurait de quoi faire un film intéressant. Je n’ai pas aimé l’histoire, cependant, avec un héros auquel j’ai eu du mal à accrocher, des compagnons de cellules peu crédibles, une mythologie bizarre (la femme à la recherche de son enfant), un hasard ne permettant de trouver un équilibre pour le film et une psychologie pas toujours très logique.

Je m’y attendais, mais ce fut une déception quand même !

Stats de la semaine #20

Salut les sériephiles,

Contrairement à ce que je disais la semaine dernière, j’ai fait ce qui me plaisait pour cette semaine de mois de mai. Par conséquent, j’ai passé mon week-end en séries à rattraper les épisodes que je n’avais pas vus dans la semaine. L’autre conséquence, c’est que j’ai fini sous la pluie plus d’une fois au cours des derniers jours. On aime ça. Non ?

Pas spécialement. Le soleil du mois de mai joue à cache-cache et c’est super frustrant. Je ne vois pas le temps passer, je n’ai certainement pas l’impression qu’on arrive déjà au 20 mai. C’est pourtant le cas, et dans deux jours, on aura une suite de déconfinement probablement agréable. En tout cas, pour ne pas perdre les bonnes habitudes, j’ai recommencé aujourd’hui comme la semaine dernière, avec une balade en forêt – à la fois sous le soleil et sous la pluie, ça dépendait des moments.

J’ai même réussi à me perdre et à y passer deux fois plus de temps que prévu, ce qui fait que je ne regarderai probablement pas d’épisode aujourd’hui et que je suis parti pour faire exactement comme la semaine dernière. Sans le week-end en séries. De toute manière, je suis en plein déni des fins de saison, surtout pour Zoey’s Extraordinary Playlist qui n’est pas (encore ?) renouvelée.

Les articles les + lus de la semaine :

Comme la semaine dernière, la série a ramené plein de fans sur le blog. Plein. En fait, c’est même plus encore que la semaine dernière, parce qu’il y a eu des vues en plus… probablement à cause de l’article des stats de la semaine #19 qui en parlait. C’est malin ! C’est plutôt positif pour le blog, en tout cas : il y a eu encore plus de vues que la semaine dernière, et nous étions donc sur la semaine avec le plus de consultations du blog. Merci à tous ! Et on ne perd pas l’espoir d’un téléfilm pour conclure la série ? On ne sait jamais. + de 1 500 vues rien que pour la saison 3

Euphoria – Cette semaine encore, cet épisode est remonté dans les stats du blog. Je suis fasciné par le succès de la série sur long terme, c’est bien la première fois qu’un article rencontre un succès aussi constant. En fait, il a déjà reçu tellement de vues qu’il est plus consulté que l’article le plus lu de l’an dernier. Nous ne sommes qu’en mai, et il est loin de perdre sa vitesse en plus. 104 vues

Bingo – Je suis étonné également de la présence de cet article dans ce classement, parce que ça fait dix jours que la grille a été publiée, et d’habitude, elle ne fonctionne plus, d’autant qu’elle est sur la page d’accueil du blog. Pourtant, il y a encore eu pas mal de vues tous les jours sur l’article, et mises bout à bout, elles permettent à cet article d’être l’un des plus consultés de la semaine. Toujours un plaisir d’être aussi nombreux à jouer 🙂 77 vues

El Foundou – L’article a rencontré son petit succès, alors que j’hésitais à le sortir, n’étant pas certain que ça vous intéresserait. Pourtant, les chiffres ne trompent pas. J’imagine que c’est la curiosité qui a ramené des lecteurs sur cet article : une partie d’entre vous doit être comme vous et ne pas avoir entendu parler de ces séries avant. Ou alors, l’article a bénéficié de sa publication un jour férié. Un mélange des deux peut-être ! 75 vues


High School Musical The Musical The Series est de retour ! Pour fêter ça, Olivia Rodrigo a sorti son troisième single, très différent des deux premiers, mais toujours très cool et sympa à écouter. C’est aussi moins niais que la série quand on écoute les paroles ; elle n’est pas aussi cucul que Nini !

Merci à tous les participants du #WESéries, j’espère que vous avez passé un aussi bon moment que moi sur ce week-end.




sont ils tous mort lost

Mais… Pourquoi ? Je perds espoir sur cet épisode final qui était pourtant clair ! Je ne spoile pas ici, mais mon article sur la fin de cette série culte est toujours dispo. Et apparemment, il attire bien les lecteurs !

 


Quelques infos-clés :

  • 24 articles publiés la semaine dernière, dont la moitié au moins ce week-end (+1)
  • 104 commentaires échangés ensemble (+23)
  • La performance de la semaine est Rafael Silva
  • +15 épisodes critiqués sur le blog, pour 22 vus
  • Je n’ai pas pris le temps de publier mes critiques, mais j’avance dans la saison 2 du Caméléon !

En attendant, vous pouvez toujours retrouver tout ce que j’ai écrit sur la saison 1 !

Parce que ce n’est pas un péché et parce que nous sommes sur une journée anti-homophobie, anti-biphobie, anti-transphobie… Vivons dans un monde ouvert d’esprit 🙂

Trois autres saisons qui cartonnent :

Charmed – Peu importe sa case horaire et et le moment où je regarde l’épisode, la série parvient à chaque fois à rapporter son petit tas de vues ! Et elle le fait en se contentant généralement de l’épisode de la semaine. C’est donc un joli coup de maître des soeurs Vera, qui prouvent à quel point elles maîtrisent bien la magie en gérant toujours leur classement sur le blog 😉

HSMTMTS- Il est rare qu’un seul épisode suffise à ce qu’une saison se démarque dans le classement… et pourtant, c’est le cas cette semaine avec deux séries, donc. Il faut dire que le retour de Nini et Ricky était très attendu par les fans… Et aussi que c’est le premier épisode que j’ai regardé après quasiment quatre jours sans critique sur le blog. Je ne sais pas, peut-être que ça a incité à cliquer sur l’article !

Channel Zero – L’incompréhension est totale sur ce qui a bien pu ramener du monde sur cette saison 2 ! Peut-être est-elle diffusée quelque part ? En tout cas, je suis bien content qu’elle soit là, parce qu’elle le mérite… Il s’agit de ma saison préférée de la série après tout, je ne peux pas être déçu de la voir cartonner !


Et avant de partir, ne manquez pas…

Avant la réouverture des cinés mercredi et toujours pour cette journée mondiale contre l’homophobie, la transphobie et la biphobie, mon dernier coup de CŒUR filmique peut peut-être vous intéresser : 

Films vus en 2021 #11 : Breaking Fast (2020) 🏳️‍🌈

Salut les cinéphiles, Mon ordinateur fait complètement des siennes et j’ai bien eu peur de ne pouvoir sortir cet article dans les temps. D’ailleurs, il ne l’est pas tout à fait, parce que dans l’idée, j’aurais aimé le sortir cet après-midi. Espérons que ça ne me fasse pas le coup la semaine prochaine pour la réouverture des cinémas (même si je ne pense pas y aller dès le 19). En tout cas, en cette soirée de l’aïd, j’ai voulu parler d’un film qui l’évoque lui aussi, même…

Cliquez pour lire la suite de cet article

Bonne semaine à tous !

 

Resident Alien nous envahit ce soir sur Syfy France

Salut les sériephiles,

Cela faisait un moment que je n’avais plus proposé un article sur une diffusion de série à la télévision française, mais c’était sans compter sur l’équipe de Syfy France qui a eu l’excellente idée de mener une promotion Twitter agressive ces derniers jours concernant l’arrivée de leur nouvelle série : Resident Alien. Et ils ont bien raison de mener cette promotion avec force.

Déjà, parce que la série débarque sur la chaîne avec à peine un mois d’écart par rapport à la diffusion américaine. C’est rare, ça se souligne et c’est hyper agréable. Ensuite, parce que la série vaut vraiment le détour : je n’en vois que des retours positifs sur les réseaux sociaux depuis le début de sa diffusion outre-atlantique. Et puis, une série qui a pour acteur principal Alan Tudyk, ça attire nécessairement mon attention. Ainsi, quand Syfy m’a contacté plus tôt dans la journée pour me donner un accès en avant-première au premier épisode de la série, je n’ai plus eu d’excuse pour ne pas le regarder – et pour ne pas vous en faire à mon tour la promo. Regardez la série, ce premier épisode est vraiment très cool.

De quoi ça parle ? Sans vouloir spoiler, vous suivrez la vie d’un extra-terrestre très sympathique qui a atterri bien malgré lui et en catastrophe sur notre planète. Par chance pour lui, il s’est retrouvé dans le Colorado, dans un endroit isolé du reste du monde. Par malchance pour lui, il est encore trop près d’un village où un médecin meurt de manière mystérieuse. Comme notre alien a eu la bonne idée de prendre l’identité d’un autre médecin, il se retrouve lié à l’enquête sur cette mort. Et à nouveau, c’est bien malgré lui !

Concrètement, après ce premier épisode, ce qui rend la série vraiment intéressante, c’est son humour, qui était déjà bien visible dans les promotions. Il y a un décalage permanent entre le sujet sérieux et son traitement par l’humour, mais c’est bien logique : ce que l’humain considère grave et sérieux, l’extra-terrestre le découvre avec un regard désintéressé et plutôt blasé. Et ça fonctionne bien, avec de nombreux quiproquos et des répliques savoureuses. Sans parler des moments d’humour, fréquents dans l’épisode :

Concrètement, après ce premier épisode, ce qui rend la série vraiment intéressante, c’est son humour, qui était déjà bien visible dans les promotions. Il y a un décalage permanent entre le sujet sérieux et son traitement par l’humour, mais c’est bien logique : ce que l’humain considère grave et sérieux, l’extra-terrestre le découvre avec un regard désintéressé et plutôt blasé. Et ça fonctionne bien, avec de nombreux quiproquos et des répliques savoureuses.

Je n’en dis pas plus pour ne spoiler personne, mais sachez que le premier épisode sera diffusé à 21h ce soir sur Syfy – oui, bon, en même temps que le prochain podcast 42 minutes, mais dans un cas comme dans l’autre, le replay existe, donc tout va bien. Si vous n’avez pas encore Syfy, il n’est pas trop tard pour se renseigner et voir comment faire pour vous y abonner. C’est une chaîne vraiment très cool, comme je vous l’avais déjà dit quand il était question de The Magicians.

Je ne dis pas ça uniquement parce que j’ai eu la chance d’interviewer deux acteurs de cette dernière série grâce à eux ou d’avoir accès en HD à des épisodes, y compris premier Resident Alien, mais parce que je le pense vraiment : c’est une chaîne pour les sériephiles qui aiment la science-fiction et les séries fantastiques. Ils ont diffusé Future Man et Channel Zero, et ils passent en ce moment les journées à nous rediffuser la saison 2 du reboot de Charmed, qui s’est achevée en mai dernier aux États-Unis, et des épisodes de The Outpost. Bref, c’est une chaîne qui diffuse des séries sympas.

En plus, dans les conventions et salons, ils ont toujours des stands super-originaux et des goodies géniaux. Ils m’ont manqué en octobre quand on n’a pas eu de Comic-Con, parce que ça fait quelques années que je m’approvisionne chez eux de sacs en toile, gobelets en plastique (mon dernier s’est troué suite à un choc, c’était le drame de mon déménagement) et tours de cou. Je vous aime, Syfy.

Bref, regardez Resident Alien, regardez les programmes Syfy ! Et rendez-vous dans la soirée pour la critique complète du premier épisode, évidemment !

Films vus en 2020 #40

Salut les cinéphiles,

Puisqu’on est mercredi, il est temps de parler cinéma sur le blog, avec les films vus au cours du mois de juillet – et ça comprend bien un autre film vu au cinéma, parce que j’essaie encore, malgré le Covid19, de rentabiliser de temps en temps ma carte de cinéma illimité. Autant dire que c’est périlleux en ce moment… mais bon, je fais ce que je peux, et ce n’est pas tellement le sujet du jour !

Hell Fest: Videos | CBS FILMS INC

Hell Fest

L’été, c’est la bonne période pour regarder des films d’horreur, même si je n’arrête pas d’en regarder pour autant quand ce n’est pas l’été. En tout cas, quand il fait chaud, ce film est une bonne idée, sachez-le !

Il raconte l’histoire d’un groupe d’amis se rendant à un festival d’horreur, avec des maisons hantées, des animations et des comédiens pour simuler des actes atroces et des meurtres au milieu des adolescents. Enfin, « simuler », jusqu’à ce que… 😉

Concrètement, le film a été une bonne surprise, même si comme souvent, c’est à la fois prévisible et long à se mettre en place. L’ambiance de ce festival d’horreur est finalement prenante, et j’ai passé un bon moment devant… Comme les adolescents ? Probablement.

Hell Fest - films d'horreur fan Art (41808961) - fanpop - Page 22Il faut bien reconnaître qu’il est également aidé par la présence au casting d’une actrice que j’adore, et que j’ai particulièrement aimé pour son rôle dans la saison 2 de Channel Zero où il était tout autant question d’une maison hantée pour le grand public. Ne pas la voir se renouveler n’est pas un problème ici, parce qu’elle gère très bien ce genre de rôle.

Le film est très sympathique, c’est de l’horreur facile comme j’aime et ça se regarde tout seul. Je conseille, tout simplement… même s’il y a aussi une actrice que je supporte de moins en moins à force de la voir jouer des adolescents depuis cinq ou six ans, de Scream à 13 reasons why cette année.

A Nightmare on Elm Street (2010)

Depuis le temps que j’en entends parler, il fallait que je le regarde, et je me suis avoir, donc je suis un peu frustré : j’ai lancé ce que je pensais être le film original, pour finalement tomber sur le remake datant d’il y a quelques années.

Critique] Freddy - Les griffes de la nuit (2010)

Je l’ai regardé quand même, cela dit. Là aussi, c’est très prévisible – à l’exception de la toute fin, peut-être. La toute fin, en même temps, est typique des fins de films d’horreur…

Pour en revenir au reste de l’histoire, tout de même, c’est un film plutôt pas mal avec des jeunes qui se font tuer pendant qu’ils dorment, à cause d’un vilain monstre nommé Freddy. Le film nous montre évidemment comment les jeunes vont faire pour ne pas dormir, pour survivre et pour battre le grand méchant… tout en introduisant tous les éléments du film petit à petit.

On sent qu’ils sont débordés par la réputation de la saga d’origine, qu’il faudra bien que je regarde un jour. J’ai aimé cette première visite de l’univers, les effets spéciaux sont géniaux et tout… mais bon, on verra à Halloween si j’arrive à me faire enfin cette saga complète !

Le Roi et l'Oiseau

Le Roi et l’oiseau

Un dessin-animé très sympathique datant de 1952 et écrit notamment par Jacques Prévert… comment est-il possible que le prof de français que je suis ne connaisse pas ce film, hein ? Et pourtant, tout arrive. Le film raconte l’histoire du roi tyrannique Charles Cinq-et-Trois-font-Huit-et-Huit-font-Seize (au moins, c’est facile à retenir). Il tombe amoureux d’une bergère, dessinée en portrait dans sa chambre. Le problème, c’est que la bergère, elle, est amoureuse d’un ramoneur sur le tableau d’en face, pas de notre roi qui louche.

Franchement… Le film commence bien, mais plus il avançait, plus je décrochais, peut-être à cause de ses refrains entêtants. Il vaut le détour pour les jeux de mots et quelques beaux moments de littérature par-ci, par-là ; et pour sa mise en scène aussi (oui, oui, c’est un dessin-animé, je sais), mais il y a ensuite quelques longueurs et dans l’ensemble, j’en suis sorti fatigué. Je suis content de le compter parmi les films que je connais, c’est une bonne référence de l’animation française, mais ce n’est pas à voir à n’importe quel moment… Et peut-être que le regarder en soirée ne fut pas une brillante idée.

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Madre

Oh, c’est tellement bizarre mon ressenti pour ce film, vu au cinéma, donc. La première scène m’a coupé le souffle tellement l’actrice principale y est géniale. Un long plan séquence en espagnol comme ça, j’ai tout simplement adoré et j’étais à fond, persuadé que ça allait devenir mon nouveau coup de cœur…

Est arrivé alors le reste du film, bien plus problématique. Je ne sais comment raconter le film sans spoiler, mais disons que la première scène voit une mère avoir son très jeune fils au téléphone pour lui dire qu’il est sur une plage en France, alors qu’il est espagnol, et que son père l’y a laissé seul. La suite du film se déroule sur la côte française, des années plus tard…

Un film parfait pour l’été, donc, avec une actrice magistrale dans le rôle principal, mais une histoire à laquelle je ne peux pas accrocher, désolé. Concrètement, le film est très bien écrit pour donner corps à son personnage principal, dont on cerne bien les envies et obsessions… mais voilà, je n’ai pas tellement aimé ce qu’elle devient ensuite. C’est dommage : je trouve qu’il y avait vraiment du potentiel avec la première scène, et même avec la suite, d’ailleurs, mais ça évolue sur une relation qui… Comment dire ça ? Me dégoûte ? Le mot est sûrement un peu trop fort, je ne veux blesser personne, mais voilà, c’était trop pour moi, surtout à la fin du film quand je ne pouvais plus rester dans le déni, et c’est dommage, comme j’avais envie de l’aimer. C’est comme ça.

Meilleurs Films: FREAKS - 2019 - Science-fiction - USA Canada

Freaks (2019)

J’ai terminé le mois de juillet par un très joli coup de coeur avec ce film dont je n’avais jamais entendu parler, emmené par une actrice enfant que j’avais déjà apprécié dans Agents of S.H.I.E.L.DVous allez dire que je fais exprès, mais c’est encore un film que je vais avoir du mal à résumer sans trop en dire. Il a un petit côté Room au départ, puisqu’on y suit un père et sa petite fille enfermés dans une maison, avec toutefois une peur de l’extérieur pour le père et une fascination pour sa fille.

Difficile d’en dire beaucoup plus, à part que la petite a des rêves sympathiques et que le film finit par se dévoiler comme une histoire pas si loin des films que j’adore tant avec… Non, je ne dirais rien ! Je ne peux que vous le recommander, car j’ai adoré la construction du film qui ne dit pas tout de suite ce qu’il va raconter. C’est un peu prise de tête, mais une fois qu’on comprend ce qu’il raconte, tout a du sens et tout s’emboîte à merveille.

J’ai tout simplement adoré, c’est mon genre de films les prises de tête qui débouchent sur des moments satisfaisants comme ceux de ce film. J’aimerais bien une suite maintenant, parce qu’il y aurait le potentiel pour toute une saga ou, mieux encore, une série. La fin a même réussi à me surprendre car je m’attendais à un film plus grand public ou enfantin on va dire. Ce n’est pas le cas, et c’est tant mieux ! Un grand coup de coeur donc, et je ne peux que vous conseiller de le voir sans vous renseigner avant sur ce qu’il raconte… Laissez-vous guider par le talent du casting, qui est très bon, sans oublier de jeter un regard aux dessins sur les murs, ils offrent quelques indices!

 

Et c’est tout pour moi aujourd’hui – et pour le mois de juillet, d’ailleurs ! C’est bien, je garde mes deux mois d’écart entre films vus et critiques express sur le blog.

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