Sept clichés TV sur… L’ennui (du confinement ?)

Salut les sériephiles confinés,

Le mois dernier, j’avais réécrit à la dernière minute mon planning d’article pour consacrer un « sept clichés tv » au confinement, de manière générale. À le relire, il était surtout question d’une pandémie plus que du confinement pur et dur, alors je pense qu’il y a de quoi recommencer un nouvel article dessus. Pour éviter de me répéter du point de vue du titre, j’ai eu la bonne idée à présent de consacrer cet article à l’ennui dans les séries.

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Voir aussi : 7 clichés TV sur… le confinement

Il n’y a pas à dire, pendant le confinement, il y a des périodes d’ennui par rapport à nos quotidiens pré-confinement. Cela varie pour chacun d’entre nous, je le sais bien, mais dans l’ensemble, les témoignages se suivent et se ressemblent : après 36 jours, l’ennui commence à s’emparer de certains d’entre nous. Et ça tombe bien, nos personnages préférés aussi connaissent parfois ça… Petit tour des clichés sur l’ennui – et sur la manière de le vaincre.

Charmed Re-boot – The Mind of a Gemini

1. Appeler ses ancêtres à minuit un soir de pleine lune comme les sœurs Halliwell

L’ennui, c’est parfois la base de certaines séries : on commence par une période d’ennui et on en sort d’un seul coup grâce à une idée de génie. Si à l’origine, j’ai surtout pensé à Girlboss pour illustrer ce point, il y a une réplique du premier épisode de Charmed qui a raisonné à mes oreilles : c’est Phoebe qui déclare à Prue qu’elles ne s’ennuieront plus jamais dans leurs vies. Ah ben ça, c’est clair ! Mortes plusieurs fois, toujours occupées à battre les démons et à souhaiter une vie normale pleine d’ennui, les sœurs Halliwell ont trouvé la solution pour se sortir de leur oisiveté qui poussait tout de même Phoebe à s’amuser avec une planche ouija largement après son adolescence. Malheureusement pour nous, ce cliché qui veut que l’ennui nous donne une idée changeant radicalement notre vie n’est pas si simple à mettre en place. Et en période de confinement où l’on est assailli par le télétravail et des désirs d’évasion plus grands que ceux de Michael Scofield, il faut bien reconnaître que c’est un cliché plutôt FAUX.

Buffy the Vampire Slayer S07 E05 – Sometimes it be's that way.

2. Tourner encore et encore sur sa chaise – et tout un tas d’autres trucs débiles, comme Buffy au travail

Pas besoin de confinement pour se sentir comme Buffy lorsqu’elle travaille. C’est bien simple, de l’adolescence à la fin de la série, elle n’a jamais aimé les jobs de mortels. Autant sortir la nuit pour aller patrouiller, elle avait l’air de trouver ça fun, autant travailler, c’était compliqué. Buffy the Vampire Slayer S07 E05 – Sometimes it be's that way.Difficile de ne pas se souvenir des merveilleux montages de la saison 6 où elle bossait en fast food ou son travail de conseillère en saison 7 qui la voit faire ce que plein d’employés de bureau ont sûrement fait s’ils n’étaient pas en open box. Ou pas. Dans tous les cas, je suis sûr que des petits jeux comme ça, il y a plein de confinés qui les ont tentés dernièrement. Bref, c’est plutôt VRAI comme cliché.

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3. Faire du sport (et appuyer sur un bouton toutes les 108 minutes) comme Desmond dans LOST

Avis à tous les joggeurs de France qui viennent de se découvrir une passion, je vous invite à regarder le premier épisode de la seconde saison de cette série. Vous verrez que l’on peut vivre confiné sans mettre le nez dehors, et pas que pour quelques jours, mais bien pour plusieurs années. Après, l’alarme toutes les 108 minutes, elle est vraiment optionnelle, parce que je ne pense pas que tout le monde souhaite être réveillé comme ça… Dans tous les cas, Desmond lit sa meilleure vie de confinés, notamment en faisant du sport avec ce qu’il a – et pas qu’avec une machine. On devrait tous s’en inspirer de ce cliché… Il est ni vrai, ni faux : CA DEPEND de vous !

troy-and-abed-in-the-morning | Tumblr

4. Partir dans de grands délires spontanés et plus ou moins brefs comme Troy et Abed de Community

Je n’arrête pas de parler d’eux pendant ce confinement, mais vraiment, des forteresses en coussin au Dreamatorium, en passant par le « Christmas Troy » et la fameuse émission « Troy & Abed in the mooooooorning (nights) », les deux meilleurs amis de Community ont prouvé plus d’une fois que l’ennui était parfaitement relatif et qu’on pouvait s’en sortir avec un peu d’imagination et d’envie. Sans dire que l’on a besoin d’aller jusqu’à leurs plus gros délires pendant notre confinement, j’ai envie de croire que tout ça est VRAI : oui, on peut laisser libre cours à son imagination pendant cette période. Libre à vous d’en profiter ou non.

She's perfect. I don't know if I want to be her, or be on top of ...

5. Se déhancher en étant plus ou moins habillé, comme Callie ou Addison dans Grey’s Anatomy et Private Practice

Inoubliables scènes d’introduction de ces deux personnages dans ces séries, la danse est un truc qu’on sous-estime en cette période où tout le monde nous dit de faire du sport de chez nous. Pas besoin d’être un pro de la choré comme dans Glee pour se déhancher, pas besoin de vêtement non plus pour ça. Une bonne chanson, un peu de bonne humeur et hop, c’est parti pour une excellente journée de confinement où vous montrez vos plus beaux mouvements insoupçonnés à vos murs – ou vos colocs, conjoints, enfants, etc. Perso, croyez-moi, mon confinement ressemble parfois à ça, c’est VRAI.

The 100 - John Murphy | Richard Harmon #16: "Come on, take my mind ...

6. Se servir un verre, et puis une bouteille, et puis une autre comme dans The 100

Il y a plein de personnages de cette série qui ont connu une période de confinement et ils n’ont pas tous forcément céder à cette tentation de l’alcool, mais j’ai en tête le personnage de Murphy qui se retrouve seul dans un bunker. Et ça ne fait pas du bien à sa santé, ni à son physique, mais il adore l’alcool. À l’origine, j’avais aussi pensé à Margo et Eliot de The Magicians, mais eux, c’est encore autre chose : tous les personnages de cette série s’ennuient en permanence, finalement. Forcément, quand on a autant de savoir, comment céder aux activités les plus distrayantes ? Ils s’ennuient, ils boivent, ils font l’amour. J’ai l’art de vous parler de mes séries préférées sous leur meilleur jour, vraiment. Bref, là encore, CA DEPEND de vous !

Spoilers Clément dans Les bracelets rouges saison 2 : les ...

7. Établir une liste de tout ce qu’on pourra faire après l’ennui, comme Clément des Bracelets rouges

N’ayant pas réussi à trouver de personnages se lançant dans un grand ménage lorsqu’il s’ennuie (à part peut-être Piper de Charmed ou Bree de Desperate Housewives, mais c’est dans leur ADN), je me suis dit que la meilleure conclusion possible pour cet article était de commencer à envisager l’après. Avec un article « sept clichés » par mois, j’ai bon espoir de ne plus être confiné la prochaine fois que je réfléchirai à un thème pour cet article, alors il faut bien l’envisager. Lorsqu’il s’ennuyait vraiment à l’hôpital, Clément avait conseillé à Thomas de faire la liste de tout ce qu’il pourrait faire une fois sorti de l’hôpital. Dans l’épisode d’hier soir, on a eu un bon aperçu de la liste du personnage principal de la série, de même qu’on a pu apprendre que Thomas, lui, avait eu pour grand plaisir de sortir les poubelles. Et le pire, c’est que ça a résonné en moi, parce que ouais, je ne mets pas le pied dehors depuis 36 jours, sauf pour sortir les poubelles, alors je vois ce qu’il veut dire. De là à faire la liste de ce que j’ai envie de faire après le confinement… Eh, ça finira bien par être un article du blog, ça, alors c’est VRAI !

 

Le top 10 de la décennie (partie 2)

Salut les sériephiles,

Horreur ! La semaine dernière, j’ai publié ma première partie de ce top 10 de la décennie, qui consiste à choisir une série par année des dix dernières années, et j’ai totalement oublié de parler d’Orphan Black parce que je me suis concentré sur les sorties des séries américaines… Pour ma défense, c’est compliqué de songer à tout. Je n’aurais pas mise Orphan Black en série principale de 2013 quand même, parce que je crois que je lui préfère encore Agents of S.H.I.E.L.D que je suis en J+1 depuis son tout premier épisode ! Autant dire que ça a marqué ma décennie (et notamment mes mercredis quand j’étais en prépa). Bon, ce n’était pas loin d’être un ex-aequo, alors j’en aurais parlé quand même quoi !

Voir aussi : Partie 1 du Top

Allez, c’est bon, maintenant que c’est dit, passons à la suite de ce top que vous attendez tous et que j’ai fait exprès de garder pour ce tout dernier jour de l’année. Je trouve que c’est un bon article pour conclure cette année d’articles du jour, non ? Si vous avez répondu non, désolé, je ne peux plus rien pour vous, j’espère que vous ne m’en voudrez pas trop !

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2016 – Westworld

Quel enfer de devoir faire un choix ! J’ai cru que je n’allais pas y arriver tellement il y a de bonnes séries qui sont sorties cette année-là ; mais voilà, Westworld, c’est la seule que j’ai en DVD chez moi et c’est quand même l’une des meilleures de la décennie – celle qui me met d’accord avec les critiques qui selon moi sont toujours dans l’exagération à acclamer tout ce qui a un peu de budget quoi. Vraiment, entre le concept du parc et les thématiques abordées, c’est un énorme coup de cœur. Mise de côté : Shadowhunters (pour les larmes de Clary qui ont marqué ma décennie), Teachers/Wrecked/The Good Place (à croire que c’était l’année des excellentes comédies) et This is us pour les larmes. Non, pas Lucifer, pas chez moi.

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2017 – Future Man

J’entends déjà Laura être toute contente et Frankie taper son commentaire comme quoi je surestime bien trop cette série, mais voilà, sur cette année-là, il n’y a pas eu de nouveautés très marquantes pour moi, puisque celles qui me plaisaient vraiment ont été annulées. Future Man est de loin la série qui m’a fait le plus rire et qui m’a le plus surpris parce que j’en attendais quelque chose de raté et que, finalement, c’était génial. Mise de côté : C’était totalement l’année de Netflix me concernant, avec les saisons 1 de The Defenders, 13 Reasons Why, Glow, Girlboss et Atypical. Rien que ça, ouais. Je me suis rendu compte que Netflix nous inondait trop et j’ai commencé à en voir de moins en moins ensuite, mais franchement, le géant du streaming a bien cartonné en 2017. Oh, et à titre personnel, je me souviendrai longtemps de Salvation et du succès qu’elle a eu sur le blog…

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2018 – You

Le choix fut rude, surtout que j’ai adoré aussi The Purge cette année-là… Seulement, voilà, si je compare les débuts de saison 2 de ces deux séries, mon choix pour You se confirme. C’était fascinant de se retrouver dans la tête de ce tueur, tout en s’attachant à des personnages condamnés d’avance et à une romance qu’on pouvait encore trouver belle et naturelle alors même qu’on la savait manipulée et horrible. Ecriture et performances de folie font de cette série ma série marquante de l’année 2018. Mise de côté : The Purge, donc, mais aussi 9-1-1 (haletante à souhait) et la trop impopulaire Here & Now (qui m’avait scotchée à mon écran). Je n’oublie pas non plus la magnifique adaptation de Altered Carbon ou la parfaite The Haunting of Hill House

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2019 – Euphoria

Comme c’est difficile de faire un choix de série marquant la décennie avec si peu de recul… Et pourtant, je me suis donc décidé pour celle-ci car c’est celle que j’ai regardé d’un œil franchement sceptique et pas du tout convaincu lors de son premier épisode pour finir totalement scotché devant mon écran chaque semaine. Ce Skins 2.0 à la sauce américaine me paraît souvent dans l’excès sur la jeunesse, mais en même temps, il répond parfaitement aux codes et l’excès est propre à la télévision. Portée par la génialissime voix off de Zendaya, la série est une franche réussite ! Mise de côté : c’était l’année des mini-séries, et j’ai fini par craquer pour regarder Chernobyl. En pleine période de peak TV, c’est toujours agréable de savoir qu’on aura le fin mot de l’histoire. Reste à voir si la tendance se confirmera en 2020. Autrement, je souhaite évoquer Why Women Kill, excellente, dont le concept sous le format anthologie permettra peut-être de cartonner sur plusieurs années et de marquer cette fin de décennie.

Voir aussi : Les meilleures découvertes séries de 2019
Vous verrez dans cet article que je n’ai pas évoqué Euphoria. C’est en partie parce que je voulais garder la surprise de ce top, mais aussi parce que ça n’a pas été une découverte aussi instantanée que les autres. Comme je le disais plus haut ici, je n’ai pas trop aimé le premier épisode et, même si je sais qu’elle me marquera à long terme, elle n’est pas ma meilleure découverte pour autant. C’est complexe, tout ça.

Voilà donc pour mes choix sur cette fin de décennie. Demain, il faudra en entamer une nouvelle avec toujours plus de séries… Mais en attendant, je suis bien content d’avoir passé en revue tout ça !

Les personnages les plus intelligentes

Salut les sériephiles,

C’est un nouveau thème de TFSA que je vais écorcher aujourd’hui, parce que bon, il est beaucoup trop vaste pour moi et j’aime bien embêter Tequi. Comme elle commence son article de cette semaine par une affirmation qui m’a fait bondir au plafond et qui a failli faire dérailler mon train, rien que ça parfaitement, je me suis dit que j’allais lui répondre en pied de nez (cliquez, son article est chouette). Ah, il n’y aurait pas assez de personnages féminins intelligents dans les séries, hein ? Allez, c’est parti, c’est la petite touche qu’il me manquait pour avoir envie de faire un article. Il y a de légers spoilers, rien de grave, sauf dans le paragraphe sur Angel que je vous invite à ne pas lire si vous voulez voir la série, car j’en dis un poil trop, quand même !

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  1. Sophia (Girlboss)

Comme elle porte la série sur ses épaules, c’est une des premières qui m’est venue. Je sais qu’il faudrait plutôt parler de débrouille que d’intelligence, mais il n’y a clairement pas qu’une sorte d’intelligence, et pour le coup, on tient quelque chose avec elle. Il faut quand même une sacrée intelligence pour mettre en place tout un business et vivre son American Dream. La preuve que l’intelligence a plus d’une face et transcende certains clichés, j’adore.

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  1. Veronica Mars

Oui, bon évidemment, on est aussi sur une série où le personnage porte tout sur ses épaules, mais n’allez pas me dire qu’elle n’est pas intelligente notre Veronica. Son ironie, sa verve passionnante et son talent pour résoudre les enquêtes sur des petits détails… J’adore, tout simplement. On est plutôt sur un intelligence liée à l’observation et la psychologie, mais ça marche à merveille.

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  1. Lexie Grey (Grey’s Anatomy)

Troisième personnage, troisième type d’intelligence, même si on se rapproche de Veronica : Lexie a une jolie mémoire photographique qui la rend tout à fait exceptionnelle dans ses études et sa profession. Et puis, que voulez-vous, c’est Lexie, je l’adore, je ne pouvais pas ne pas la citer, même si on l’a perdue en cours de route (saisons 6 et 7 là, mais qu’es-tu devenue ?) avant de la récupérer ; et qu’elle a eu tout un passage à vide où on ne la voyait plus si intelligente que ça. Mais si, quand même. Et puis, cette série a une armée de femmes intelligentes quand même.

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  1. Cosima Niehaus (Orphan Black)

Cosima est quand même là dans la série pour être la partie geek et scientifique, la partie intelligente en quelque sorte. Il est donc difficile de ne pas penser à elle, malgré le cliché de la scientifique à lunettes immédiatement lié à l’intelligence. Je l’ai dit, je ne me fixe pas à une forme d’intelligence pour cet article, mais tout de même, il y a des personnages incontournables, et je crois qu’elle en fait partie.

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  1. Winifred Burkle (Angel)

Et puis, pour une fois que je peux parler de Fred, j’ai vraiment envie de le faire. Elle a une connaissance littéraire énorme, et ça la rend drôlement intelligente, c’est génial. Les livres lui donnent aussi un sens pratique qui la mène à grandir tout au long de la série, et c’est là la meilleure forme d’intelligence : on a une intelligence en évolution, en croissance permanente jusqu’au dernier souffle dont personne ne se remettra jamais tout à fait, parce que putain, quoi.

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C’est tout pour aujourd’hui ? Bien sûr que non ! Vous vous doutez bien avec mon introduction que j’en ai plein d’autres en stock. Qui donc ai-je laissé de côté ? Déjà, et c’est évident je crois, Jemma Simmons. Elle avait une bonne place dans ma liste, mais elle est trop indissociable de Léo Fitz pour figurer ici par elle-même, parce que je sens qu’on va me troller. Attendez, entendons-nous bien : elle a une intelligence personnelle déjà exceptionnelle. Cela dit, ce qui fait le brio du personnage, c’est aussi le fait que ce soit un duo.

Dans la liste de mes grandes frustrations, mais je ne pouvais pas caser tout le monde : Willow Rosenberg (Buffy) et Alice (The Magicians). C’est une intelligence très ciblée magie, donc j’ai mis de côté pour privilégier une intelligence… disons, réaliste, concrète, accessible. Bref, vous voyez l’idée.

Qui d’autre ? J’aurais bien cité Felicity (Arrow), mais elle a le problème d’être cantonnée au rôle de la demoiselle en détresse qui fait qu’à chaque décision intelligente, elle a un réflexe tellement con que j’ai du mal à la voir comme uniquement intelligente. Oups.

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Me reste Michaela Pratt, Olivia Dunham, Raven Reyes, Katarina Johnson, Kitty Walker… Il n’y avait pas la place pour tout le monde, et je suis bien content de m’être restreint aux simples personnages féminins, parce que déjà là, j’ai fait quelques choix drastiques que je n’assume pas tout à fait !

J’ai laissé de côté aussi des personnages de séries procédurales qui n’ont que vocation à servir de défouloir intellectuel à la stupidité qu’est l’intrigue de leur série : Patterson (Blindspot), Abby (NCIS), Ella (Lucifer), etc. Cela n’a rien de neuf, en plus : pensons à Samantha Carter (SG-1) ; des femmes intelligentes, on en a toujours eu… mais c’est vrai qu’elles étaient rares il y a une vingtaine d’années et que la tendance a beau se renverser, il faut parfois creuser un peu pour en trouver. Enfin, tout de même, il y avait de quoi faire, et heureusement !

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Les meilleures séries Girl Power

Salut les sériephiles !

On est vendredi, c’est donc l’heure d’un nouveau TFSA au thème tellement simple qu’il en devient compliqué : les meilleures séries girl power. Merci Tequi pour ce thème ! Comme j’adore ce genre de séries et que j’en regarde un tas, il est dur de les classer, mais j’ai décidé de faire la lumière sur certaines qu’on ne connaît pas assez (désolé Buffy, Charmed ou plus récemment The 100) ; et en prenant uniquement des séries dans lesquelles je suis à jour, laissant de côté The Bold Type et celles que je n’ai pas commencé (Dietland par exemple).

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  1. Unreal

Je sais, je viens de dire que je prenais les séries dans lesquelles j’étais à jour, mais quand j’ai fait le brouillon de cet article, je l’étais, et depuis ils nous ont balancé les huit épisodes de la saison 4 que je ne sais pas quand regarder ! Il n’empêche qu’Unreal a un large casting féminin, ce qui permet quand même d’affirmer son girl power. Ses anti-héroïnes sont attachantes quand on devrait les détester et franchement, leur volonté de toujours s’affirmer – candidates comme productrices – permet de mettre en avant un girl power efficace. Les dynamiques et répliques de la série sont parfaites et auraient été inimaginables il y a quelques années.

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  1. Girlboss

Facile comme choix, mais la série Netflix n’est pas assez connue à mon goût. Beaucoup sont passés à côté surtout parce qu’elle a été annulée après une saison. Pourtant, elle a une fin – on assiste au voyage complet du personnage principal, même si on aurait pu avoir une saison 2 aussi – et affirme un féminisme important. Avec un titre pareil, ça ne devrait surprendre personne, mais je la conseille vraiment : bon humour, pour du Netflix, et hyper addictif. Des mois après, j’en garde un excellent souvenir.
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  1. Orphan Black

C’est possiblement la série la plus connue du lot, mais avec sa galaxie de femmes fortes, difficile de l’éliminer de ce top. S’il est un peu frustrant de se dire que la série ne paye qu’une actrice pour jouer autant de personnages de femmes si différents et aussi bien écrits, on peut largement se consoler avec le talent de Tatiana Maslany. La galerie de personnages de cette série est hyper féministe sans jamais enfoncer les portes ouvertes ou donner l’impression de faire une leçon de morale sur le sujet – ce qui peut parfois rebuter les moins ouverts d’esprit, j’imagine. Bref, c’est à voir (elles le sont toutes dans cet article).

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  1. Glow

Je viens juste de la terminer donc ça ne doit surprendre personne qu’elle se retrouve là, mais les deux saisons de cette « comédie » Netflix sont excellentes et explorent le rôle de la femme dans les années 80, avec des femmes indépendantes (ou luttant pour l’être) et des idées de liberté très moderne. Le féminisme avant l’heure ? Totalement. Quant au côté power, la série nous présente des femmes qui se retrouvent à jouer des catcheuses, autant vous dire que le power est là, et la transformation physique des actrices pour le rôle est impressionnante ; prouvant qu’avec de la volonté, elles peuvent tout faire – les personnages comme les actrices. Inspirant à fond et très féministe, avec de l’humour et des scènes acides confrontant directement la misogynie ambiante des années 80… qui n’est pas sans rappeler celle de 2018 par moments. Y a du boulot, mais cette série le fait bien.

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  1. Teachers

Comment ça, je ne suis pas à jour non plus ? D’accord, mais c’est beaucoup trop bien pour ne pas en parler. Au-delà du cliché qui nous présente cinq maîtresses et un directeur incompétents (oui, avec un s, tout le monde est incompétent), la série brosse surtout les traits de cinq femmes délirantes, ayant des dynamiques relationnelles aussi comiques qu’inspirantes. Chacune répond à un stéréotype, pour mieux tordre le stéréotype et la rendre attachante. Chacune a son message à faire passer, chacune porte (même malgré elle) la croix d’un féminisme qu’elle juge bien sûr évident – et c’est excellent.

Voilà, j’espère n’oublier aucune pépite (je sais que si malheureusement), mais j’espère que cette sélection vous permettra quelques découvertes sympathiques ! Tout cela permet de voir que les séries féministes ne sont pas forcément celles se centrant sur un seul personnage féminin plus fort que les autres… Au contraire, trop souvent, ça vire au cliché d’une seule nana entourée de plein d’hommes, et ce n’est pas franchement du Girl Power à la sauce moderne. Je préfère de loin les séries mettant en avant les relations et dynamiques de plusieurs femmes, et passant haut la main le Bechdel Test.

Chacun ses goûts, j’imagine, et il faut de tout pour faire un monde de toute manière ! Bon vendredi à tous.