Agents of S.H.I.E.L.D. – S01E02 – 0-8-4 – 15/20

Je crois que j’aime encore plus ce deuxième épisode que le premier, même si je reste sur un 15/20 parce que faut pas déconner, c’est loin d’être parfait. C’est encore un peu lourd dans la manière de construire l’équipe et de nous faire comprendre que tout le monde doit apprendre à travailler ensemble, mais j’adore justement la manière dont c’est écrit : les équipes qui apprennent à bosser ensemble, c’est mon dada. Et puis, dès les premières minutes, il y a la musique de la série en fond et purée, je ne savais pas à quel point elle m’avait manqué.

Spoilers 

Pour sa première mission avec l’équipe, Skye accompagne Coulson et les autres au Pérou afin de récupérer un mystérieux 0-8-4.

Usually one person doesn’t have the solution. But 100 people with 1% of the solution, that’ll get it done.

Skye vient à peine de monter dans le Bus que Ward fait déjà comprendre à Coulson qu’il n’est pas ravi de sa présence. Il faut dire qu’elle a hacké le S.H.I.E.L.D. quelques jours plus tôt et qu’elle n’a absolument aucune formation, ce qui ne l’empêche pas Coulson de l’engager comme consultante. Après tout, Tony Stark aussi est consultant du S.H.I.E.L.D., alors pourquoi pas Skye ? J’aime assez que l’épisode enchaîne immédiatement avec une première mission, parce qu’il n’y a pas vraiment de temps à perdre pour voir si cette équipe peut fonctionner. Quant au name dropping de Tony Stark, c’est fou comme la série veut absolument jouer dans la cour des grands. On sent que c’est dans le contrat de bien être rattaché à l’univers des films !

Direction le Pérou, où un 0-8-4 a été découvert dans un ancien temple inca. Le terme désigne simplement un objet d’origine inconnue, ce qui laisse beaucoup de possibilités dans cet univers, mais comme le dernier, c’était le marteau de Thor, wahou, c’est excitant. On se moque de nous, vraiment, à tout survendre comme ça !

Sur place, FitzSimmons découvrent qu’en ce qui concerne ce 0-8-4, c’est simplement d’une vieille arme HYDRA alimentée par l’énergie du Tesseract et bourrée de radiations gamma qu’il s’agit. C’était un peu drôle quand ils ont tous reculé d’un pas, d’ailleurs. Je fais ma critique dans le désordre, j’en suis pas là, pardon.

L’armée péruvienne ne tarde pas à débarquer avec à sa tête Camilla Reyes, une ancienne connaissance de Coulson. Une très ancienne connaissance, même, à en juger par leurs retrouvailles. Je me souvenais juste assez de l’épisode pour m’attendre à ce qu’elle finisse par le trahir – ou alors c’est simplement hyper prévisible, parce que dès qu’elle apparaît, on sent quand même bien qu’elle ne va pas monter dans le Bus, boire un verre avec Coulson et repartir gentiment chez elle. Je n’avais pas aimé ce personnage à l’époque, je ne l’aime toujours pas aujourd’hui. C’est lourd.

Avant ça, tout le monde doit néanmoins faire équipe lorsque des rebelles attaquent le site. C’est assez chaotique et c’est précisément le problème : Ward veut donner des ordres à tout le monde, FitzSimmons ne pensent qu’à protéger leur matériel, Skye fait ce qu’elle peut et May finit par prendre les choses en main. Tout le monde survit et parvient à rejoindre le Bus avec le 0-8-4, mais personne ne fonctionne vraiment encore comme une équipe : le reste de l’épisode va bien faire en sorte de les faire devenir une équipe.

C’est lourdement souligné ensuite avec une dispute générale à bord, mais j’aime beaucoup l’idée derrière, parce que c’est hyper whedonien dans l’écriture – et parce que ça colle avec Coulson qui a déjà fait ça pour les Avengers. Chacun est compétent dans son domaine et pourtant, mis ensemble, ils sont incapables de communiquer. Coulson les laisse plus ou moins s’engueuler parce qu’il sait bien qu’ils vont devoir comprendre seuls comment faire fonctionner tout ça.

Camilla, elle, a une solution beaucoup plus simple : prendre le contrôle de l’avion et voler l’arme. L’équipe se retrouve donc enfermée dans la soute pendant que Camilla prévoit de ramener le 0-8-4 au Pérou. Et c’est là que l’épisode me plaît vraiment, parce que la résolution repose exactement sur ce qui ne fonctionnait pas jusque-là. Aucun d’entre eux ne peut sortir seul de cette situation. Fitz a ses petits drones, Simmons comprend la dangerosité de l’arme, Ward connaît la sécurité du Bus, Skye se souvient des canots de sauvetage au bon moment et May peut évidemment se libérer, puis se battre. Chacun apporte un morceau du plan et, en les mettant tous ensemble, ils trouvent une solution : c’est exactement ce que disait Skye plus tôt avec Ward. D’ailleurs, aaaah, Skye/Ward. J’ai envie de shipper quand ils partagent ce verre. Tss.

Ce n’est pas d’une subtilité folle pour un épisode 2 qui doit nous expliquer que « regardez, ils deviennent une équipe », mais ça marche super bien. Ils déclenchent l’arme pour faire exploser une partie du Bus, la dépressurisation permet d’ouvrir les portes et tout le monde peut reprendre le contrôle de l’avion. Skye parvient même à sauver Ward in extremis grâce au canot de sauvetage vu sur le prospectus de sécurité qu’il lui avait montré au début de l’épisode. La boucle est bouclée, ils ont tous servi à quelque chose et l’équipe commence réellement à exister.

Le 0-8-4 peut finalement être envoyé dans l’espace pour terminer sa course dans le soleil, ce qui paraît effectivement un peu plus sûr que de laisser traîner une arme HYDRA au Tesseract quelque part. Quand il en parle avec May, Ward accepte de s’occuper de la formation de Skye. Cette scène entre eux… Spoiler, mais effectivement, il y a déjà des petits trucs qui me font regarder Ward et May différemment. Je n’avais pas relevé ça du tout au premier visionnage.

Skye ? On pourrait presque croire qu’elle est désormais complètement intégrée au groupe. Sauf que…. Elle reçoit un message du Rising Tide et fait ce petit pas en arrière avant de répondre discrètement qu’elle est infiltrée. C’est tellement dramatique pour pas grand-chose, presque ridicule avec le recul, et en même temps… iconique. J’adore. Pourtant,

Post-générique (purée, je n’ai pas le « We’ll return in a moment » sur mes DVDs, c’est trop triste), Samuel L. Jackson en personne vient engueuler Coulson parce qu’il a déjà réussi en six jours à faire un énorme trou dans son avion flambant neuf et lui rappeler que Skye représente un risque. La scène est marrante et, en 2013, c’était forcément un énorme moyen de dire aux spectateurs : regardez, cette série compte vraiment dans le MCU ! Avec le recul, c’est presque énervant.

Ce début de saison s’est tellement appuyé sur les liens avec les films pour attirer le public qu’il a aussi créé une attente impossible à tenir. On nous balance Maria Hill dans le pilot, Fury dès l’épisode 2, des Chitauris, le Tesseract, HYDRA, … forcément que les gens attendaient ensuite que la série reste constamment branchée sur les films. Tout ça pour qu’elle finisse progressivement par s’éloigner du MCU…

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Photographie promotionnelle de l’épisode — ABC Studios / Marvel Television

The Rookie – S08E05 – The Network – 14/20

C’est un épisode tout à fait classique pour la série, avec un retour bien pensé (on est en saison 8, ils peuvent se le permettre), une grosse galerie de personnages et des intrigues ficelées. À quoi bon se servir d’un fil rouge quand on est en saison 8 ? C’est marrant : la série ne semble pas s’écrire toute seule comme Grey’s peut le faire, mais en même temps, ce genre d’épisode fonctionne vraiment de manière indépendante. C’est divertissant.

Spoilers

Une nouvelle intervention du FBI se prépare avec l’aide du commissariat.

Les points forts

– Je déteste Bailey (si jamais vous ne le saviez pas…), mais j’aime beaucoup qu’elle propose à John de trouver un autre job qui pourrait lui plaire à DC. Elle prend en considération son mari, au moins, au lieu de rester bloquée sur sa position. Ceci étant, j’aime aussi la position de John en fin d’épisode : il aime son job et c’est normal de vouloir le protéger. Le divorce qui pointe le bout de son nez ? Je suis pour. L’analyse que ce n’est pas sain pour Bailey d’être aussi hyperactive ? Elle arrive un peu tard de sa part, mais oui, putain, tellement oui !

– Le retour d’Aaron est quelque chose que je n’avais pas vu venir, mais que j’ai beaucoup aimé. C’est un peu abusé qu’il soit obligé de revenir avec de la moustache pour le distinguer de Penn (franchement, c’est forcément ça, non ? Cela ne lui va pas tant que ça). Je suis déçu pour lui, par contre, parce qu’il n’a pas tellement de scènes avec les personnages dont il était proche : il se retrouve impliqué dans une intrigue avec Monica et le FBI ? Franchement… Pourquoi ça aurait lieu au commissariat, tout ça ?

– Les scénaristes n’oublient pas la relation de Celine avec son mec. Hâte de le revoir, j’espère une nouvelle chanson ! C’est honnête de la voir être draguée par un autre type aussi en cours de route : évidemment qu’un canon comme ça se fait draguer tout le temps. Et elle a bien raison d’en jouer.

– L’âge limite pour entrer au FBI est à 35 ans. J’aurais appris quelque chose devant cet épisode : je peux encore y prétendre. Lol.

– Comment ça la fille de Nyla est une adolescente ? Tout le drama familial et le parallèle avec Angela/Wes, j’adore. J’aime vraiment beaucoup les relations entre les personnages et Nyla qui joue la maman poule capable quand même de se rendre compte de ses erreurs. C’était une chouette partie de l’épisode.

– Monica se retournant une nouvelle fois contre les autorités ? Franchement, ils méritent ce qui leur arrive, vive Monica.

Les points faibles

– La fille de Nyla qui veut être influenceuse, est-ce que c’était vraiment nécessaire ?

The Rookie Feds est annulée et je trouve ça triste que la série force autant avec Garza. Cela fait plaisir de revoir les autres persos apparaître de temps à autres, mais j’ai de la peine pour les acteurs qui ne trouvent pas d’autres jobs. Toute l’opération est si folle en plus ! La série essaie trop d’être quelque chose qu’elle n’est pas et je n’ai pas accroché.

– Que Wesley veuille devenir procureur (et puisse…), c’est une chose. Qu’on passe autant de temps à le voir se préparer, ça en est une autre, et ça ne me plaît pas trop.

– La scène d’action dans le cimetière, franchement ? C’est trop.

– Je sais que la série tourne autour de lui, mais John qui se trouve super facilement en contact avec le FBI et, en plus, dans l’une de leurs opérations ? C’est tellement abusé. Y a une réunion avec tout le commissariat et c’est le seul à parler, quoi !

– Si j’ai bien aimé voir Lucy comprendre le coup des deux flics qui se tirent dessus, j’ai trouvé qu’on passait à côté de ce qui aurait pu être une bonne intrigue développée sur du plus long terme. Bon, et en même temps, les flics ripoux, on y a déjà eu droit dans cette série.

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Capture d’écran de l’épisode — Lionsgate Television / 20th Television.

Lanterns – S01E04 – The Weenie – 16/20

On sent que la saison avance et que l’intrigue se dévoile davantage cette semaine, avec davantage de pièces du puzzle et une vraie réponse. J’aime beaucoup les dynamiques qui sont proposées entre les personnages et qui permettent des développements intéressants, avec des prises de décisions parfois risquées. Pour autant, j’ai trouvé l’épisode encore difficile à suivre par moments, avec des éléments peu introduits – ou mal introduits. Ça reste très savoureux à suivre et je suis embarqué par l’histoire autant que par les effets spéciaux.

Spoilers 

Qui donc est le Manhunter ?

They didn’t let me in. It’s the happiest place on Earth, they said I’d killed the vibe.

Yes, j’ai réussi à le voir le jour de la sortie !

On en revient enfin au cliffhanger de l’épisode 2 dès le début de cet épisode : Hal rend visite à Sinestro pour avoir des infos sur les Manhunters. La conversation déraille pourtant hyper rapidement : très vite, il se retrouve à être celui qui est cuisiné sur John. Sinestro a parfaitement compris que celui-ci n’est pas simplement son apprenti, mais son remplaçant, et il s’amuse évidemment à appuyer là où ça fait mal. Son conseil ? Éliminer John avant que John ne l’élimine professionnellement. Il propose évidemment une élimination radicale et définitive, quoi.

Bon, Hal est évidemment contre cette idée et envoie bouler son ancien mentor assez rapidement, en réexpliquant son point de vue sur John, qui le remplacera un jour, qui n’est qu’un plan de secours. Il finit tout de même par reconnaître à voix haute ce qu’il ne voulait pas vraiment admettre jusque-là : oui, John est son remplaçant. C’est intéressant parce que Sinestro joue clairement avec cette peur d’être devenu trop vieux et inutile alors que, de l’autre côté, les Gardiens font exactement la même chose avec John en lui expliquant qu’Hal n’est plus à la hauteur. Tout le monde essaie de dresser ces deux-là l’un contre l’autre et ça fonctionne un peu trop bien si on en croit ce début d’épisode – je vois en tout cas qu’ils veulent nous créer un doute là-dessus, mais je suis à peu près sûr que ça finira par être l’inverse : ils seront comme cul et chemise et renverseront ensemble l’ordre établi. Reste à voir ce qu’on fera du cliffhanger du pilot. Bref.

Voyant que la conversation est stérile, Hal envisage de se barrer jusqu’à ce que Sinestro se mette enfin à parler un peu des Manhunters. Je trouve quand même qu’il en dit très peu, mais il donne au moins une information essentielle : même lorsqu’ils changent d’apparence, certaines particularités de leur physiologie restent impossibles à reproduire parfaitement. Leur cœur, notamment, cristallise lorsqu’ils meurent. Pas hyper pratique comme méthode de dépistage : pour vérifier si quelqu’un est un Manhunter, il faut donc plus ou moins commencer par lui arracher le cœur.

De son côté, John est un peu perdu sans Hal : il aimerait son aide, mais Hal s’est barré sans prévenir. John continue donc son travail sans son mentor pendant un temps et achète une lunette de fusil afin de surveiller la propriété de William Macon. En hauteur, il repère un hélicoptère qui arrive chaque jour et semble disparaître au milieu du domaine. Il comprend surtout que toute l’architecture s’organise autour d’un point central invisible depuis l’extérieur : le fameux « weenie » du titre.

John explique le concept qui nous vient tout droit de Disneyland : le « weenie », c’est le point visuel qui attire le regard et autour duquel un lieu est construit, comme le château au bout de Main Street. J’ai donc évidemment apprécié la référence Disney, surtout avec la petite blague sur le fait que John tuerait l’ambiance du « happiest place on Earth ». C’est tellement ça. Il en conclut surtout qu’il y a quelque chose de caché au centre du domaine de Macon (une fois sur deux, j’écris Macron à la place…) et que c’est probablement là qu’ils doivent chercher.

John et Hal décident alors de raconter ce qu’ils savent à Kerry. Elle apprend donc l’existence du Manhunter et surtout le compte à rebours en cours : si John ne livre pas leur cible aux extraterrestres d’Antaan dans les temps, ceux-ci sont prêts à débarquer à Rushville et à faire sauter la ville jusqu’à retrouver leur ennemi. Elle accepte donc assez vite de les aider, parce que bon, « sauver ma ville d’une explosion extraterrestre » est tout de même un argument assez convaincant apparemment. Elle est vraiment devenue une alliée, mais pour autant, elle continue d’être agacée par Hal. C’est une dynamique qui me plaît pour l’instant.

Sinon, nos héros lui parlent après avoir vérifié qu’elle existait bien à Gotham, comme annoncé dans l’épisode 2. Je continue de trouver l’argument étrange : s’ils ont affaire à des métamorphes, qu’est-ce que ça change d’avoir un passé ? Cela prouve que Kerry Kane existe, certes. Est-ce que ça prouve que la femme devant eux est toujours Kerry Kane ? Pas tellement, à moins que quelque chose m’échappe ? Cela semble suffire à l’écarter de tout soupçon, bizarrement.

Hal et John retournent ensuite dans leur motel miteux typiquement américain pour attendre la nuit. C’est là que Lianna, la Gardienne qui suit John depuis toujours, débarque parce qu’il n’a pas pris contact avec elle. Elle lui apprend surtout ce qu’Hal lui cache : il n’était pas parti coucher dans l’espace comme il le disait, il est allé voir Sinestro, violant au passage son serment envers les Gardiens. Pour Lianna, c’est la preuve qu’il faut accélérer le remplacement d’Hal. Le plan qu’elle propose à John est simple : la prochaine fois qu’Hal lui confie la bague, il n’a qu’à réciter le serment. Il deviendra alors officiellement le Green Lantern du secteur 2814 et Hal cessera de l’être. Petit coup d’État intergalactique, quoi.

John ne semble pas immédiatement convaincu, surtout qu’il n’est pas hyper ravi de découvrir qu’on lui demande finalement de prendre lui-même la place d’Hal. En gros, on lui demande d’y aller en force et de faire son coup d’État tout seul ; ce n’est pas si évident, surtout maintenant qu’il connaît Hal. Lianna sait cependant parfaitement quels boutons pousser : elle lui parle de la faiblesse de son père et lui rapporte les critiques qu’Hal aurait écrites sur lui, le décrivant notamment comme trop faible et pas assez créatif. Ça fonctionne : John finit par lâcher tout ce qu’il pense d’Hal – un crouton vieux et fatigué – en expliquant que la bague aurait toujours dû être la sienne.

Le problème est qu’après le flashback de l’épisode précédent, on sait précisément comment les Gardiens et surtout la mère de John l’ont conditionné depuis son enfance pour penser comme ça. John appelle d’ailleurs Bernadette un peu plus tard et elle lui conseille elle aussi de ne surtout pas se laisser détourner de son objectif par le charme d’Hal. C’est assez dingue finalement : John est adulte, mais il a encore une Gardienne et sa mère qui lui expliquent quoi penser de son mentor… Alors certes, ça nous fait douter, mais je pense vraiment que ce sont des fausses pistes.

Et pourtant, quand il retrouve Hal, John est plutôt malin et n’y va pas en force comme on le lui demande. Au contraire, il utilise la ruse et amadoue Hal en lui proposant son propre plan pour entrer dans la propriété. Hal est impressionné par ses dessins et ses calculs – « pas assez créatif », hein ? – et finit par accepter de tenter la méthode de John plutôt que son habituelle entrée fracassante par les airs.

Hal lui donne donc la bague en toute confiance. On voit bien que John hésite un instant à réciter le serment, mais il ne semble finalement pas prêt à devenir Green Lantern de cette manière. À la place, il se contente de créer une énorme foreuse qui doit leur permettre de creuser un tunnel pour atteindre le point qu’ils ne peuvent pas observer. C’est plus discret que de passer par les airs comme Hal l’envisageait – il risquait de se faire tirer dessus. Je reste perplexe : la machine énorme qu’il invente et utilise doit quand même faire un bruit monstrueux, quoi. Mais bon, faisons comme si. J’aime surtout que John ait la bague entre les mains, ait exactement l’occasion que Lianna lui demandait de provoquer et décide malgré tout de ne pas trahir Hal.

Ils arrivent ainsi à entrer dans ce qui ressemble fort à un laboratoire ou un entrepôt secret bourré de technologie qui n’a clairement rien de terrestre. J’ai bien aimé cette scène, surtout avec le poids de « 84 kilos-ish ». C’était drôle, l’échange était bien foutu et je trouve que le duo fonctionne de mieux en mieux chaque fois que la série accepte simplement de les laisser discuter en faisant leur boulot. C’est presque con de vouloir les dresser tout le temps l’un contre l’autre, car ça ajoute trop de sérieux et de doutes non stop.

Malheureusement, Hal déclenche une alarme et les hommes de Macon débarquent avec des armes qui libèrent une sorte de fumée noire. Non seulement ils n’y voient plus rien, mais la technologie neutralise également la bague. Voilà qui confirme au moins qu’il y a bien du matos extraterrestre dans le coin. Hal et John sont donc capturés sans trop de difficulté.

Ils sont ramenés auprès de William Macon qui récupère rapidement la bague, puis se met à poil devant Hal et John. C’est… étonnant. Sur le coup, je me suis demandé si la scène était juste gratuite… et je crois bien que oui. C’est vendu comme une démonstration de pouvoir complètement tordue : William sait que John est artiste, il sait qu’il a couché avec Zoé et il demande donc tranquillement à John de le dessiner nu devant elle. Une façon assez efficace de lui montrer qu’il sait tout, qu’il n’a pas honte et qu’ici, c’est lui qui décide de ce qui est gênant ou non ? Franchement, c’était perché.

Hal lui-même est perturbé et c’est assez drôle de l’entendre expliquer qu’après tout ce qu’il a vu dans la galaxie, il trouve tout de même la situation bizarre. John fait son dessin, avec un pénis bien visible sur son croquis – dis donc, on nous parle d’éléphant, dites. C’est lourdingue – boys club encore, toujours, flemme.

La discussion nous apprend surtout beaucoup de choses sur le mystérieux bienfaiteur de William. Celui-ci lui aurait sauvé la vie alors qu’il avait un cancer et, depuis, William le considère pratiquement comme un dieu. Ce mystérieux individu a aussi transformé Rushville : les cultures poussent, les enfants vont bien et personne ou presque ne tombe malade. Ah ! L’hôpital complètement vide de l’épisode 2 est donc bien lié aux extraterrestres. En échange de tout ce qu’il a apporté à la ville, William et les siens le protègent. Cela explique aussi pourquoi il dispose d’armes extraterrestres capables de neutraliser la bague. On ne sait toujours pas qui est ce bienfaiteur, mais il devient franchement difficile de ne pas penser au Manhunter.

Kerry sort finalement nos héros de là assez vite, dépitée de voir son beau-père complètement nu quand elle débarque. Elle est surtout énervée de voir qu’ils ont foiré leur unique chance d’enquêter discrètement, même si elle leur apprend qu’elle cherche elle aussi l’identité du fameux bienfaiteur dans les affaires de Billy. C’est Zoé qui l’a prévenue de leur présence et elle demande maintenant aux deux Lanterns d’arrêter de tout faire exploser pendant cinq minutes. Bon courage.

John reçoit ensuite une visite de Zoé. Pourquoi au juste ? Je continue de ne pas comprendre ce couple. Qui s’est dit que ce serait une bonne idée ? Elle est essentiellement là pour coucher à nouveau avec lui et ça me donne toujours l’impression qu’on ajoute gratuitement du sexe à la série. Cela ne me passionne pas du tout et, malgré les explications de l’épisode 3, je ne comprends toujours pas pourquoi John continue de coucher avec elle. Il peut avoir à peu près n’importe quelle femme qu’il souhaite, non ? Enfin, en travaillant sur sa politesse, sur son charme et sur plein de choses, certes, mais ça me paraît envisageable. Pourquoi Zoé ? Bref, on s’en fout.

Cette fois, au moins, la scène sert ensuite l’intrigue : elle lui demande de quitter Rushville avant de se faire tuer et lui explique qu’elle sait quelque chose qu’elle ne peut pas encore lui révéler parce que « tout changerait ». Il y a surtout une petite phrase loin d’être anodine : William disait que son bienfaiteur avait guéri son cancer ; Zoé, elle, dit à John que lorsqu’elle a rencontré William, il était mourant et que c’est elle qui lui a sauvé la vie. Allons bon.

John refuse de partir et lui annonce qu’il n’y a aucune chance qu’il abandonne l’enquête. C’est un peu contre toute attente que Zoé se fait alors tuer. Franchement, WTF. Sa voiture se fait pulvériser alors qu’elle quitte le motel, détruite par un rayon provenant d’un satellite. La mort est tellement immédiate et spectaculaire que je me suis dit qu’il y avait anguille sous roche. Hal débarque presque aussitôt et va carrément récupérer le satellite dans l’espace avec sa bague. Effets spéciaux plutôt cools au passage, et je continue d’aimer quand la série se rappelle que son enquête policière est menée par un type capable d’aller chercher une pièce à conviction en orbite.

Kerry les aide à découvrir à qui appartient le satellite. Il est relié à Atlas, une société appartenant à un certain Hector Hammond, propriétaire notamment d’abattoirs de haute technologie. Le détail qui rend le type immédiatement suspect ? Il n’existe pratiquement aucune trace de lui avant 1986, soit justement l’époque à laquelle le Manhunter est arrivé sur Terre. John a cependant une théorie plus intéressante : si Hammond voulait vraiment les tuer, il aurait pu viser directement leur motel. Faire exploser Zoé sous leurs yeux ressemble donc moins à une menace qu’à une invitation. Quelqu’un veut qu’ils remontent jusqu’à Hammond et, évidemment, ils suivent ce piège avec plaisir.

Sur le chemin, Hal essaie tout de même de savoir comment John vit la mort de Zoé. Il paraît étonnamment peu atteint et Hal lui explique que c’est malheureusement le genre de choses qui arrivent avec ce boulot. Il lui conseille même d’éviter les vraies relations pour ne pas mettre les autres en danger. Vie de merde, quoi, mais putain, John a-t-il compris comme moi la phrase de Zoé ?

Ils arrivent ensuite dans l’un des abattoirs d’Hammond où, là encore, tout est très étrange. Les employés ne les calculent absolument pas, même lorsqu’ils leur parlent directement, et toute l’usine paraît beaucoup trop automatisée pour être normale. Ils observent notamment une vache traverser le dispositif avant de se faire découper instantanément au laser en morceaux parfaitement calibrés. Ça fait une bonne blague sur les végans et je crois que c’est à peu près tout. Enfin, ce n’est pas tout à fait vrai : visuellement, la scène fonctionne bien et le bouclier vert qu’Hal crée pour les protéger de tout le sang est assez cool. Là encore, dès que la série utilise franchement les pouvoirs de Green Lantern, j’en redemande et je vois l’intérêt.

Ils arrivent enfin dans le bureau d’Hector Hammond, qui les attend très tranquillement. Il connaît l’adresse des parents de John et menace immédiatement de faire exploser leur maison à l’aide d’un autre satellite s’il ne sort pas vivant de cette conversation. Là, John perd immédiatement beaucoup plus son sang-froid que lors de la mort de Zoé – détail qui va avoir son importance.

Hammond leur révèle aussi qu’il espionne le motel depuis un moment. Il fait ainsi écouter à Hal la conversation entre John et Lianna, y compris le passage où John explique qu’Hal est vieux, fatigué et qu’il considère que la bague lui revient. Ambiance. J’ai ri un peu, et je suis content qu’on avance enfin sur cette fausse opposition entre eux : il va falloir savoir s’ils se font confiance ou non.

Hammond affirme alors être le Manhunter. Hal n’y croit pas une seconde, et moi non plus à vrai dire. Il se souvient de ce que Sinestro lui a expliqué et commence à le tester, notamment en lui posant des questions sur Abin Sur, le Green Lantern qui transportait le Manhunter avant de s’écraser sur Terre. Hammond n’est pas convaincant et Hal décide donc de tester son bluff. Il lui annonce qu’il existe un moyen très simple de vérifier s’il est réellement un Manhunter : lui arracher le cœur. S’il cristallise, bingo. S’il ne cristallise pas… Eh bien, Hector sera mort pour rien. C’est une méthode assez radicale, mais le bluff fonctionne immédiatement. Hammond panique et arrête le compte à rebours destiné à tuer les parents de John.

Et là, nouveau retournement : Hector Hammond n’est même pas Hector Hammond. Il s’appelle en réalité Hector Gutierrez et était un simple étudiant en ingénierie lorsqu’on lui a proposé cette technologie extraordinaire pour aider sa famille et sa communauté. Il sert depuis de façade au véritable Manhunter. Voilà qui explique l’absence de passé du mystérieux Hammond et confirme que tout ça n’était qu’une fausse piste (vite évacuée, en plus).

Quand Hal lui demande enfin qui est le Manhunter, Hector lui donne un nom : William Macon. Ma foi, ça se tient plutôt bien. Il possède les armes extraterrestres, il protège le fameux bienfaiteur et il est littéralement en train de construire une petite armée autour de lui, sauf que ce serait beaucoup trop facile et que c’est oublier Zoé.

Sur le chemin du retour, John veut tout de même rassurer Hal. Il a entendu la conversation où il le critiquait violemment, mais il lui assure qu’il lui aurait rendu la bague : après tout, il l’avait en main, il connaissait le serment et il ne l’a pas récité. Hal le surprend en lui répondant qu’il aurait probablement fait la même chose à sa place. Il reconnaît même qu’il n’a pas spécialement mérité la bague lorsqu’elle l’a choisi et que John pourrait un jour devenir meilleur que lui. J’aime beaucoup cet échange parce que, pendant quelques secondes, on a enfin l’impression que ces deux-là pourraient arrêter de se mentir. Hal reconnaît alors avoir vu Sinestro et partage les informations qu’il a obtenues sur les Manhunters. John, lui, continue de lui dire que William est leur cible.

Hal lui demande ensuite d’appeler l’escouade d’extraterrestres d’Antaan et de leur donner rendez-vous au café. C’est un pari assez risqué : ils vont livrer quelqu’un à des types qui ont déjà annoncé être prêts à faire exploser toute la ville pour obtenir vengeance. John passe tout de même l’appel et c’est seulement après qu’Hal révèle qu’il ne croit pas vraiment John. Alléluia. Je ne pensais pas qu’il avait compris, mais pourtant si.

Lorsque Zoé a explosé sous ses yeux, John est resté incroyablement calme. Hal s’était dit qu’il avait simplement un cœur de pierre. Seulement voilà, quelques heures plus tard, Hammond menace ses parents et John panique complètement. Il n’est donc pas froid face à la mort des gens qu’il aime : s’il n’était pas bouleversé par la mort de Zoé, c’est qu’il ne croyait pas qu’elle était morte. Perso, ça ne m’aurait pas suffi à comprendre : je me serais juste dit qu’il n’aimait pas Zoé et qu’elle n’était qu’un plan cul – ce que la série nous sert d’ailleurs depuis quatre épisodes.

Cela dit, John admet qu’il avait un doute. Il ne savait pas forcément ce qu’elle était, mais quelque chose dans leur dernière conversation lui a fait comprendre qu’elle avait probablement survécu et ouais, Zoé est le Manhunter.

Bon, voilà qui explique sa relation avec John, on va dire. Je continue de ne pas être passionné par leurs scènes de sexe, mais le fait qu’elle ait pu se rapprocher volontairement de lui parce qu’il représentait une menace change quand même complètement la lecture des épisodes précédents. Et puis, pour une créature qu’on nous présente depuis trois épisodes comme un génocidaire froid et synthétique, ça pose forcément quelques questions sur la version de l’histoire qu’Antaan et les Gardiens nous racontent – elle est grand-mère.

Hal est surtout blessé que John lui ait encore caché quelque chose. Il lui dit qu’il lui avait réellement pardonné pour la bague et qu’il pensait qu’à partir de là, John serait honnête avec lui. Pas de chance. L’épisode se termine alors par un « accident » de voiture qui n’en est absolument pas un. Hal s’excuse auprès de John pour la voiture de location… avant d’ouvrir la portière et de sauter du véhicule en marche. John reste à l’intérieur et la voiture finit directement dans un poteau.

J’aime surtout que la scène fasse facilement écho au tout premier épisode : Hal avait déjà sauté d’une voiture en marche pour obliger John à utiliser la bague et apprendre à voler. À l’époque, John avait la bague pour s’en sortir. Cette fois, Hal l’a avec lui alors on verra bien comment John s’en sortira… la semaine prochaine.

Photo promotionnelle de l’épisode — HBO / Warner Bros. Television / DC Studios.

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The Rookie – S08E04 – Cut and Run – 14/20

Bon ben voilà, c’était trop beau cet épisode 3 quasi-parfait. La série repart davantage dans ses envies de comédie et ça prend moins que d’autres fois dans cet épisode. L’intrigue principale, les choix donnés aux personnages pour des évolutions de carrière et le temps d’écran donné à un personnage que je n’aime pas ternissent ce que je pense de cet épisode. Heureusement, il y a d’autres dynamiques plus efficaces malgré tout ! Bref, ça reste divertissant, mais ce sera vite oublié.

Spoilers

Nolan et Bailey assistent à un meurtre sur leur temps off.

Les points forts

– Le point de départ est intéressant : un meurtre en public, ça force les policiers à mener l’enquête après tout.

– Lucy partant à la recherche d’une machette dans les pièces à conviction, c’était hilarant en vrai. C’est rare d’avoir autant l’impression d’être devant une série réaliste quand je regarde The Rookie. Evidemment qu’il y a des bugs idiots dans les archives parfois. Que ça vienne de Smitty par contre, c’était facile. Ils ont deux mois de scellés qui risquent d’être perdus dans les archives et j’ai aimé cette galère bien fichue. L’idée que l’erreur soit partagée aussi entre Grey et Tim à cause d’un changement de hiérarchie ? Efficace.

– Angela apprenant de la pire manière possible la promotion possible de Wes comme procureur, c’était marrant. Les discussions politiques autour de son futur poste ? J’achète.

– Le type s’enfuyant et s’écrasant au sol en sautant d’un immeuble à l’autre ? C’est un point positif car c’est important d’avoir des représentations de gens qui se foirent dans ce genre de saut paraissant toujours tellement simples quand on les voit faire.

– Celine entretenant une relation à distance ? Je n’aurais pas cru que ça pourrait fonctionner, mais ma foi, ça le fait.

Les points faibles

– L’épisode commence par une scène avec Bailey et Nolan, évidemment que je ne suis pas content. En plus, ils rencontrent un type dont on n’a jamais entendu parler avant mais qui est important pour Bailey… Flemme, c’est tellement des excuses pour lancer l’épisode ! Nolan est idiot de ne pas comprendre immédiatement ce que Nyla sait quand il est question d’un job pour Bailey. Et puis, encore tant de scènes nazes, en plus ! On sait qu’ils ne vont pas déménager à DC quoi, quelle perte de temps ! Qu’elle se barre et nous laisse en paix, c’est tout ce que je demande depuis genre cinq saisons. C’est con de détester autant la femme du personnage principal, putain.

– La carrière de Wesley n’est pas ce qui me fascine le plus, mais honnêtement, faire de lui un procureur ? Il a trop de casseroles au cul récemment pour que je puisse y croire, même s’il est présenté comme un choix par défaut.  

– L’enquête en elle-même, bof. Les mafias et tout, ça me soule tellement. Je sais, c’est une série de flics et un peu inévitable, mais… Flemme. Et puis, passer par une vieille femme sur un lit d’hôpital pour contacter un meurtrier potentiel, c’est probablement très réaliste, mais ça ne met pas tellement en valeur leur travail, si ? Quant au gamin qui en tue un autre alors que les flics sont juste à côté et qu’il aurait pu s’enfuir ? Rah. Cela me rend fou.

– Smitty ne sera pas puni ? Pff.

– Chaque épisode de cette saison termine par Lucy (ou Nolan) faisant un compliment à Tim sur sa manière de gérer le commissariat, mais c’est encore trop tôt pour en parler, je trouve.

Capture d’écran de l’épisode — Lionsgate Television / 20th Television.

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