Agents of S.H.I.E.L.D. – S01E06 – FZZT – 19/20

Grosse attente autour de cet épisode 6 parce que je dis depuis des années que c’est vraiment avec lui que je suis tombé amoureux de Agents of S.H.I.E.L.D.. Jusque-là, je trouvais la série sympa, j’aimais déjà beaucoup les personnages et je lui pardonnais volontiers ses petits défauts de débutante. Avec FZZT, quelque chose change : l’équipe existe enfin vraiment, l’humour fonctionne parfaitement, l’intrigue est prenante et surtout, tout ce qui arrive compte parce qu’on commence à s’attacher énormément à ces personnages. Treize ans plus tard, le constat n’a pas beaucoup changé. C’est un solide 19/20 et je garde simplement le 20 pour plus tard parce que je sais très bien qu’il y aura encore mieux.

Spoilers 

Une série de morts provoquées par d’étranges décharges électriques pousse l’équipe à chercher un éventuel individu doté de pouvoirs.

You’re the hero.

Petite ambiance film d’horreur pour commencer, avec un groupe de scouts autour d’un feu de camp, une histoire de fantôme, un bruit étrange dans la forêt et soudain des objets qui commencent à léviter pendant que l’électricité crépite un peu partout. Le chef de groupe finit retrouvé suspendu dans les airs, complètement grillé de l’intérieur, et je trouve cette introduction étonnamment efficace. C’est assez inhabituel pour la série et beaucoup plus prenant que certaines des longues scènes d’ouverture des épisodes précédents. Pour une fois, le mystère donne immédiatement envie de comprendre ce qu’il vient de se passer.

Mais ce que j’aime surtout dès les scènes suivantes, c’est que l’épisode comprend enfin qu’il faut séparer un peu Fitz et Simmons pour leur permettre d’exister individuellement. Jemma s’occupe du bilan médical de Coulson, qui a demandé des examens sans vraiment vouloir expliquer pourquoi, tandis que Fitz travaille sur le Night-Night Gun avec Ward et commence à devenir davantage pote avec Skye. Ce sont des petites scènes qui n’ont l’air de rien mais qui font énormément de bien aux personnages. La santé de Coulson continue au passage son petit bonhomme de chemin comme fil rouge : pour l’instant, on ne remarque presque pas à quel point la série revient régulièrement dessus, mais en fait, c’est bien un fil rouge et ça s’inscrit dans le mystère : comment ça se fait qu’il soit en vie ?

Ward trouve son arme trop lourde d’une once et Fitz l’imite dès qu’il quitte la pièce, avant que Simmons ne débarque pour proposer sa propre imitation, sans le consulter. Skye rigole car ça confirme aussi ce qu’elle disait avant des liens entre eux, les trois font les idiots ensemble et se retrouvent ensuite à devoir garder leur sérieux quand Ward revient. C’est exactement ce qui manquait à l’équipe jusque-là : ils commencent enfin à avoir une vie ensemble entre deux missions ; leur amitié est bien dosée et j’en redemande. Le bracelet imposé à Skye dans l’épisode précédent n’a pas disparu non plus et elle explique qu’elle fait tout pour regagner la confiance de l’équipe au détour d’une réplique pleine d’humour sur ce que le bracelet mesure en permanence. Tout est très léger, mais l’alchimie et les intrigues qui reviennent d’épisode en épisode sont enfin là.

L’enquête les ramène vers le scout mort dans la forêt et l’Index est évidemment évoqué puisque l’équipe pense d’abord qu’une personne dotée de pouvoirs pourrait être responsable de ces décharges. Jemma examine le corps pendant que Fitz préfère rester à bonne distance parce que, non, il n’a pas peur, c’est juste que les cadavres sentent mauvais (un bon running gag de l’épisode qui permet aussi d’apprendre à connaître le perso). En s’approchant de la blessure, elle reçoit une minuscule décharge électrique. C’est un détail complètement anodin à ce stade et en même temps, n’importe qui ayant vu quelques séries produites par Whedon commence déjà à se dire que ça ne sent pas bon du tout.

Un deuxième phénomène électrique conduit Coulson, May et Ward jusqu’à une ferme où ils retrouvent un autre homme mort exactement de la même manière. Skye découvre que les deux victimes étaient pompiers volontaires dans la même caserne et qu’ils avaient tous les deux participé aux secours après la bataille de New York. L’épisode est vraiment hyper rythmé sur toute cette partie : une victime mène à la suivante, chaque découverte change légèrement la piste et on retrouve encore un lien très concret avec le MCU sans avoir besoin de faire débarquer Nick Fury toutes les semaines – c’est parfois artificiel, mais ici, je trouve que ça fonctionne.

La piste les conduit donc à la caserne, où Tony Diaz commence lui aussi à entendre cet étrange bourdonnement avant que des objets ne se mettent à flotter autour de lui. May retrouve alors un casque Chitauri ramené comme souvenir après New York. Les trois hommes l’avaient nettoyé quelques jours auparavant parce qu’ils pensaient retirer de la rouille, sauf que cette « rouille » était en réalité un organisme extraterrestre qui les a contaminés. Il n’y a donc ni super-vilain ni personne à affronter : simplement un virus venu d’ailleurs, transmis par le casque. Enfin, simplement… C’est peut-être pire ? Tout ça était bien avant le covid, les virus paraissaient encore rigolo.

Coulson comprend qu’il n’y a plus rien à faire pour Diaz et demande à tout le monde d’évacuer la caserne. Il reste pourtant avec lui quelques instants lorsque le pompier réalise qu’il va mourir. C’est une très belle scène, toute simple, qui approfondit mine de rien encore le mystère Coulson : quand Diaz lui demande comment il peut être aussi calme, Coulson lui explique qu’il est déjà mort. On lui a dit que ça n’avait duré que huit secondes, mais il sait que c’était plus long et il sait surtout qu’il était quelque part – quelque part de beau. Le pompier accepte alors beaucoup plus sereinement ce qui lui arrive avant de lui demander de partir. Ce fil rouge sur Coulson fonctionne vraiment bien parce qu’il avance par toutes petites touches : lui-même ne sait pas encore exactement ce qui lui est arrivé, mais il sait suffisamment de choses pour sentir que la version officielle ne colle pas complètement. Cet épisode nous dit bien que c’est un mystère qu’il va falloir percer.

Et là, après à peine la moitié de l’épisode, on pourrait presque croire que l’histoire est terminée. Le virus est identifié, les autres pompiers sont placés en quarantaine et le casque Chitauri doit être transporté vers le Sandbox, nouveau lieu du S.H.I.E.L.D. qui rejoint déjà l’Index dans la mythologie naissante de la série dont on en entendra beaucoup parler : c’est un centre de recherche spécialisé dans les matériaux dangereux et Coulson demande simplement à Simmons de trouver un remède au cas où d’autres pompiers auraient été contaminés.

Sauf que l’épisode n’a évidemment pas terminé de jouer avec nous : Jemma découvre avec enthousiasme que le virus peut passer d’une personne à une autre par décharge électrostatique. Elle est tellement heureuse de sa découverte qu’elle ne voit pas l’objet qui commence à léviter derrière elle. Coulson, si. Son visage change immédiatement et il recule avant de fermer les portes du laboratoire en lui disant qu’il est désolé. « Jemma ». Voilà, son prénom arrive pour la première fois dans la série il me semble et c’est précisément au moment où on apprend qu’elle risque de mourir. C’est aussi l’épisode qui la sépare bel et bien de Fitz en lui donnant son identité propre.

Le timing est affreux : elle estime avoir été contaminée environ 36 heures plus tôt par la décharge reçue auprès du premier cadavre et il ne lui reste désormais que deux heures à vivre. De quoi occuper les 20 minutes restantes, surtout que le Bus est en plein milieu de l’Atlantique et May ne peut pas les poser avant trois heures. Pire encore, lorsque Jemma arrivera au stade terminal, la décharge électromagnétique risque de faire tomber l’avion avec toute l’équipe à bord. C’est là que l’épisode devient particulièrement efficace parce qu’en 2013, on ne savait absolument pas encore ce dont cette série était capable avec ses personnages. Simmons n’était là que depuis six épisodes. Ils auraient pu la tuer et toute la série aurait été complètement différente derrière ; ça ne m’aurait pas choqué. Bref, j’y ai cru – et j’y crois encore quand je revois ce début de série.

Ce qui fonctionne surtout, c’est de voir la réaction de chacun maintenant que l’équipe commence enfin à être soudée. Ward explique à Skye qu’il préférerait avoir un ennemi à frapper parce qu’il saurait quoi faire ; face à un virus invisible, il ne peut simplement rien faire pour protéger les autres. Skye ne cherche plus à trahir qui que ce soit ou à contacter le Rising Tide : elle est juste terrifiée à l’idée de perdre Jemma. Coulson, lui, reçoit carrément l’ordre du S.H.I.E.L.D. de larguer la « cargaison contaminée » pour protéger le reste de l’avion et prétend tout simplement que la connexion passe mal avant de couper la communication. Il ne réfléchit même pas à la possibilité de sacrifier Simmons, ce qui est sympa mais n’en fait pas un bon leader en vrai.

Fitz reste évidemment avec elle derrière la vitre et les deux essaient d’abord de continuer comme si tout allait bien, jusqu’à finir par se disputer. Et c’est justement dans cette dispute que leur relation devient vraiment passionnante. Fitz lui reproche de l’avoir entraîné hors de leur laboratoire bien tranquille pour venir parcourir le monde à bord de cet avion ; Jemma lui rappelle qu’elle ne l’a jamais forcé à la suivre et qu’il avait besoin de sortir de sa zone de confort. On découvre au passage quelque chose d’important dans leur dynamique : c’est elle qui impulse le mouvement. Fitz est celui qui aurait pu rester éternellement à l’Académie, Jemma celle qui les a poussés vers le terrain. Ils fonctionnent ensemble depuis tellement longtemps qu’ils sont devenus indissociables, mais leur duo n’est pas aussi symétrique qu’il en avait l’air, et c’est important pour la suite de la série de pouvoir avoir deux personnages et pas un duo.

C’est en se disputant qu’ils trouvent la solution, comme toujours. Aucun humain n’a survécu au virus, mais le Chitauri qui portait le casque, lui, oui. Fitz récupère donc le casque dans la zone contaminée et, au lieu de simplement passer les échantillons à Jemma, entre carrément dans le laboratoire avec elle. Trop tard pour revenir en arrière : maintenant, ils vont trouver une solution ensemble ou ils risquent de mourir ensemble. C’est gnangnan et tout ce que vous voulez, je sais, mais il faut reconnaître que c’est sacrément efficace.

Le mélange entre humour et tragédie est parfait sur toute cette séquence. Ils continuent de se chamailler sur le fait qu’il s’agit d’un « antisérum » et certainement pas d’un vaccin alors que Simmons est à quelques minutes de la mort, simplement parce que c’est plus facile que de reconnaître qu’ils ont peur. Ils testent deux solutions qui échouent, puis une troisième sur leur dernière souris. Pendant quelques secondes, ils pensent avoir réussi… avant qu’elle se mette elle aussi à léviter.

Jemma comprend qu’ils ont perdu et demande simplement à Coulson de prévenir son père en premier, parce que sa mère supportera mieux la nouvelle si elle vient de lui. Elle garde une dignité tellement britannique jusque dans sa manière d’accepter sa mort que ça rend la scène encore pire ; que ça donne envie de lui faire un câlin et de trouver une solution. Fitz, lui, refuse totalement d’admettre la défaite et continue de vouloir recalibrer l’antisérum. Elle demande quelques instants seule avec lui, attend que les autres s’éloignent, s’excuse… et l’assomme avec un extincteur. WTF.

Fitz reprend connaissance et réalise que la troisième souris n’est finalement pas morte : c’est vraiment une solution simpliste et le coup de « la décharge l’avait seulement assommée » ne fonctionne pas (la souris lévite quand même). Cependant, ça fait le sel et le drama de l’épisode : l’antisérum fonctionne, sauf que Jemma a déjà ouvert la soute et se laisse tomber dans le vide pendant qu’il hurle derrière la vitre. Visuellement, toute cette séquence est d’ailleurs encore assez dingue pour une série network de 2013 : le Bus en plein ciel, Simmons qui tombe dans les nuages, Fitz qui court chercher le remède et un parachute pendant que le vent s’engouffre partout, Ward qui saute… franchement, ça tient toujours très bien et c’est pas si pire : des séries de 2026 font pire. En plus, faut en profiter : c’est super lumineux. Je n’oublie pas que l’équipe technique perdra toutes les ampoules en saison 2… Là, j’ai pu regarder cet épisode en journée sans problème.

Fitz est prêt à sauter lui-même alors qu’il n’a visiblement aucune idée de la manière dont on met correctement ce parachute – et pas le courage pour le faire. Ward arrive, comprend immédiatement la situation, lui prend l’antisérum et saute sans la moindre hésitation. Heureusement, d’ailleurs, parce que Fitz n’aurait pas réussi à rejoindre Jemma en chute libre, contrairement à Ward qui réussit à lui injecter le traitement puis ouvre le parachute juste avant l’océan.

Tout ce qui suit est beaucoup plus léger et c’est exactement ce qu’il faut. Coulson engueule Jemma pour son geste avant de lui avouer simplement qu’ils auraient détesté la perdre. Je trouve que ça ne suffit pas à révéler tout ce qu’il pense d’elle et tout le bien qu’elle leur apporte ; avec le recul, je le trouve particulièrement froid. De son côté, Ward lui fait croire qu’il est impressionné par son courage avant d’imiter lui-même la caricature que Fitz et Simmons faisaient de lui en début d’épisode, preuve qu’il avait évidemment compris qu’ils se moquaient de lui. C’est amusant comme tout et on nous sape toute cette joie ensuite puisque Skye débarque et se jette dans les bras de Jemma. Ce câlin me fait beaucoup trop plaisir : six épisodes et cette équipe est enfin devenue quelque chose qui ressemble à une famille ; mais ça donne presque envie de pleurer de les voir si émotifs. Et toujours si jeunes !

Coulson finit par avouer à May qu’il a lui-même demandé les analyses médicales. Tout est parfaitement normal sur le papier, mais il ne se sent pas normal et sait qu’il a changé depuis sa mort. May lui répond qu’on ne peut pas mourir, même quelques secondes, et revenir exactement pareil. La scène fonctionne déjà très bien pour Coulson, mais alors le Coulson/May commence quand même sérieusement à pointer le bout de son nez : ouvre ta chemise, coco. Eh, il y a une intimité et une familiarité entre eux qui n’existaient pas encore vraiment dans les premiers épisodes, et May est probablement la seule personne à laquelle il accepte de dire aussi clairement qu’il a peur de ce qui lui arrive.

Reste Fitz et Simmons, assis ensemble sur le lit du premier. Fitz essaie encore de lui expliquer qu’il aurait pu sauter lui-même, qu’il avait le remède, le parachute et tout le reste ; elle finit par lui demander de se taire. Ward a fait quelque chose d’incroyable, mais ce n’est pas Ward qui est resté derrière cette vitre avec elle, qui a continué à chercher quand elle avait abandonné et qui lui a donné de l’espoir. Petit bisou sur la joue, Fitz qui prend soudain conscience qu’il ressent peut-être deux ou trois choses qu’il n’avait pas prévues et générique. Aaaah, je les adore, j’ai envie d’enchaîner !

Bon, sinon, le cliffhanger est pas ouf. C’est presque anecdotique derrière tout ça de les voir au Sandbox : Blake (j’avais oublié que l’acteur jouait dans cette série, d’ailleurs, je ne le dis pas assez ; surtout qu’il est récurrent) reproche à Coulson d’avoir désobéi aux ordres et le menace de lui retirer son équipe s’il recommence. Coulson lui répond simplement qu’il aimerait bien les voir essayer. Pas le cliffhanger du siècle, mais après tout ce qui vient de se passer en quarante minutes, je crois que l’épisode avait déjà largement fait le boulot. En plus, ça apporte quand même une petite conclusion à l’intrigue secondaire de l’épisode sur la santé de Coulson.

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Photographie promotionnelle de l’épisode — ABC Studios / Marvel Television

Agents of S.H.I.E.L.D. – S01E05 – Girl in the Flower Dress – 14/20

Cinq semaines, ça commence déjà à faire long en temps série et il est finalement assez logique que Agents of S.H.I.E.L.D. installe plus sérieusement ses intrigues récurrentes. Avec le recul du rewatch, c’est assez impressionnant de voir les éléments que cet épisode 5 proposent. En tant qu’unité, celui-ci est pourtant un peu moins prenant que les précédents et je comprends assez bien que le public ait pu commencer à s’essouffler à l’époque.

Spoilers 

À Hong Kong, un homme capable de créer du feu avec ses mains est enlevé par une mystérieuse femme en robe à fleurs.

Everyone wants to be remembered.

On commence donc une nouvelle fois loin de tous nos personnages, avec Chan qui fait son petit spectacle de rue à Hong Kong avant de rencontrer Raina. J’avais oublié que la saison 1 utilisait à ce point cette formule d’introductions complètement détachées du reste de l’équipe. C’est très série procédurale et ça fonctionne sans doute bien dans NCIS, où l’on sait à peu près pourquoi on nous montre un cadavre au bout de trente secondes, mais dans Agents of S.H.I.E.L.D., on ne sait jamais vraiment ce qu’on regarde ni où cela va nous mener… Et bof ?

La surprise fonctionne malgré tout plutôt bien, surtout lorsque Raina révèle son côté méchant, mais tout de même, je trouve ça long. Raina, par contre… qu’est-ce que j’aime déjà ce personnage. Ruth Negga est tellement bonne actrice et elle me manque ! Son introduction fonctionne immédiatement parce qu’elle n’a besoin ni de menacer Chan ni de lui montrer une quelconque arme : elle comprend simplement son besoin d’être reconnu et lui vend exactement ce qu’il a envie d’entendre. C’est ici le côté manipulateur du personnage qui sert d’intro – et c’est très bien.

Même le nom « Scorch », qu’il trouve ridicule au départ, finit par lui plaire dès qu’elle commence à lui parler de Captain America et de célébrité. La séduction est clairement son arme principale ici et c’est d’autant plus intéressant quand on sait qu’elle deviendra tellement plus que simplement « la fille en robe à fleurs ».

Sur le Bus, Skye et Ward jouent pendant ce temps à la bataille navale et… c’est quand même sacrément difficile de ne pas shipper SkyeWard. Je sais, je sais. On va littéralement découvrir dans cinq minutes que Skye a un mec, mais chaque fois que ces deux-là sont ensemble à l’écran, l’alchimie fonctionne. Elle jubile en coulant son bateau, Ward réclame immédiatement une revanche et Coulson les regarde de loin avec satisfaction. Même May commence d’ailleurs à percer un peu sa carapace puisqu’elle plaisante avec Coulson et lui propose de reprendre leurs entraînements d’autrefois. C’est étonnant après quatre épisodes à la voir envoyer bouler tout le monde.

La disparition de Chan permet surtout d’introduire l’Index, cette liste du S.H.I.E.L.D. regroupant les individus et objets disposant de capacités particulières. Chan y figurait depuis plusieurs années et devait simplement rester discret pendant qu’un agent vérifiait régulièrement qu’il ne représentait pas de danger. Skye trouve évidemment le principe sacrément inquiétant et, franchement, elle n’a pas complètement tort. On nous présente ça comme une manière de protéger les gens, mais Ward reconnaît également que le S.H.I.E.L.D. peut intervenir contre eux si nécessaire. Mine de rien, on a déjà là tout un questionnement autour du contrôle des personnes dotées de pouvoirs qui finira par devenir énorme dans le MCU avec les accords de Sokovie… quelques années plus tard, quoi, et sans qu’on ne mentionne la série. Tss.

En attendant Civil War, le S.H.I.E.L.D. découvre surtout que quelqu’un a piraté ses fichiers sur Chan et que l’attaque vient du Rising Tide. Petit moment gênant pour l’équipe, c’était marrant et tellement le timing whedonien !

Skye jure qu’elle n’y est pour rien et remonte rapidement jusqu’à Miles Lydon, hacker suffisamment doué pour avoir pénétré le Kremlin et être connu de Fitzsimmons. Ward le repère à Austin mais, côté espionnage, il va falloir revoir un peu la copie : Miles le grille immédiatement et réussit à provoquer un immense embouteillage pour semer Coulson. Heureusement qu’on nous dit qu’ils sont géniaux, hein. Finalement, c’est Skye qui le retrouve parce qu’elle l’avait prévenu par SMS avant même son arrivée – et parce que Miles n’est pas simplement un membre du Rising Tide : c’est son mec.

Leur relation permet surtout de voir à quel point Skye a déjà commencé à changer. Miles continue de parler du S.H.I.E.L.D. comme de l’ennemi absolu, là où elle lui répond presque naturellement qu’elle travaille avec de bonnes personnes et refuse désormais de lui transmettre quoi que ce soit de confidentiel. Elle reste pourtant suffisamment attachée à lui pour saboter la mission et l’aider à échapper à Ward. Coulson avait anticipé le problème et May la retrouve tranquillement dans sa chambre au moment où Skye cherche ses vêtements. Le « Get dressed » glacial est parfait, tout comme la petite remarque de Simmons quelques minutes plus tard pour lui signaler qu’elle a oublié un bouton. On se marre bien, en vrai. Et Fitz qui demande à Simmons pourquoi Skye ferait ça alors qu’il pensait qu’elle était leur amie… C’est tout simple, mais ça fonctionne tellement bien pour révéler les dynamiques d’équipe. Cette dernière existe déjà suffisamment pour que sa trahison fasse mal.

Je trouve aussi intéressant que l’épisode ne donne pas totalement tort au Rising Tide. Miles reproche au S.H.I.E.L.D. ses secrets, sa surveillance et son absence de respect des libertés individuelles, et il y a franchement des moments où je suis davantage de son côté. Ce n’est pas comme si l’Index que l’on venait de découvrir rendait soudain l’organisation irréprochable. Seulement, tout est bien fichu pour que la balance penche progressivement : Ward découvre que Miles n’a pas simplement diffusé des informations par idéalisme comme Skye pouvait le faire, il les a vendues pour un million de dollars. Et surtout, ces informations ont permis à une certaine femme en robe à fleurs de mettre la main sur Chan. L’argent venait d’un laboratoire qui travaillait sur des centipèdes. Ah.

Centipede est donc bien de retour après le pilot. Raina fait injecter à Chan le sérum qui renforce considérablement ses pouvoirs et tout l’humour autour du nom « Scorch » est extrêmement Whedon dans l’esprit. Lui commence à l’adopter avec enthousiasme pendant que Debbie, la scientifique déjà vue avec Mike Peterson, est visiblement ravie de ne jamais avoir à l’appeler comme ça. Seulement, Chan n’est pas là pour devenir leur nouveau super-héros : ses plaquettes sanguines résistent naturellement au feu et permettent de stabiliser Extremis. Dès que Centipede a compris ça, il ne reste plus qu’à le vider de son sang. Le passage d’une Raina extrêmement douce qui lui promettait la célébrité à la torture pure fonctionne vraiment bien. Lorsqu’il lui rappelle qu’elle parlait de son « don », elle répond simplement qu’il est justement en train de le donner. Glacial.

Miles et Skye apprennent parallèlement ce qui est arrivé à Chan et leur opposition devient beaucoup plus intéressante. Lui continue d’expliquer qu’il voulait seulement gagner suffisamment d’argent pour vivre et financer leur combat, tandis qu’elle lui rappelle qu’un innocent risque de mourir à cause de ses beaux principes. On comprend aussi que Skye a rejoint le S.H.I.E.L.D. avec un objectif très précis que Miles connaît déjà, ce qui confirme qu’elle continue de cacher quelque chose à Coulson. La relation entre Ward et Miles est en revanche un peu lourde, avec les deux mecs qui se regardent de travers dès qu’il est question de Skye. On a compris, merci, vous êtes en kiff, rah lourdeur.

Coulson et May arrivent finalement au laboratoire avec l’agent Kwan pour libérer Chan, mais celui-ci a déjà été suffisamment manipulé et torturé pour considérer tout le monde comme son ennemi. Il tue Kwan presque immédiatement et décide qu’il est désormais Scorch. Le S.H.I.E.L.D. n’est d’ailleurs pas totalement innocent dans sa colère : Chan leur reproche de l’avoir obligé pendant des années à cacher ce qu’il était et May ne peut pas réellement lui répondre autre chose que la violence ne résoudra rien. Évidemment, il choisit quand même la violence, parce que même si elle le dit en chinois, c’est creux, quoi.

Ward finit par libérer Skye parce que Coulson et May ont besoin d’aide – et d’un piratage des systèmes du laboratoire. Elle réussit à réactiver les systèmes pendant que Scorch se retourne contre Centipede et retrouve Debbie. Raina, merveilleuse jusqu’au bout, monte tranquillement dans l’ascenseur et abandonne la scientifique avec lui après lui avoir souhaité bonne chance. Quelle connasse, Raina, je l’adore. J’ai beau savoir que Debbie vient de faire torturer un homme pour récupérer son sang, sa mort est atroce – et c’est une surprise de faire revenir l’actrice juste pour s’en débarrasser franchement.

Coulson et May comprennent qu’ils ne pourront plus sauver Chan et lui injectent suffisamment de Centipede pour provoquer sa combustion. Miles aide ensuite FitzSimmons à diriger l’explosion vers le toit afin d’éviter de détruire tout le bâtiment. C’est assez cruel puisque le S.H.I.E.L.D. finit donc bien par tuer l’homme qu’ils étaient venus sauver. Certes, ils n’ont plus vraiment le choix après la mort de Kwan et tout ce que Chan vient de faire, mais ça entretient justement cette zone grise que j’aime bien dans l’épisode : le Rising Tide n’a pas complètement tort sur le S.H.I.E.L.D., le S.H.I.E.L.D. n’a pas complètement tort sur le Rising Tide et, au milieu, Centipede profite des failles de tout le monde.

Miles repart avec un bracelet qui l’empêche d’utiliser des appareils électroniques et Coulson le laisse en plus se débrouiller pour rentrer au Texas depuis Hong Kong. Je me souvenais pas que Coulson pouvait être un bâtard aussi. Je sais bien qu’ils sont ennemis, mais en vrai, ça n’a aucun sens de le larguer à l’autre bout du monde sans fric (qu’ils ont détourné pour la famille de Chan) et sans accès à internet ?

À nouveau, je ne suis pas sûr d’être d’accord avec le S.H.I.E.L.D. en fait. La dernière discussion entre Miles et Skye résume assez bien leur évolution : il lui reproche d’avoir changé et elle lui répond qu’il n’est pas celui qu’elle croyait. Cette fois, plus de doute, c’est son ex. Quant à elle, elle n’est pas larguée par l’équipe à Hong-Kong – elle est juste lâchée par tous quand il s’agit d’aller dans le bureau de Coulson. J’ai eu de la peine pour elle, surtout qu’en plus, ça montre que Ward passe son temps off avec May. Dingue.

La confrontation avec Coulson fonctionne très bien malgré un jeu de Chloe Bennet que je trouve peut-être un peu trop appuyé par moments. Elle est encore jeune à ce stade et je ne suis pas certain qu’elle soit toujours très bien dirigée dans les scènes les plus dramatiques. Pour autant, la révélation est importante : Skye cherche ses parents depuis toujours et la seule piste qu’elle a jamais trouvée est un document presque entièrement censuré par le S.H.I.E.L.D. C’est pour ça qu’elle a appris à hacker, rejoint le Rising Tide puis infiltré l’équipe. C’est un peu téléphoné, mais je sais où ça mène et ça me plait encore plus aujourd’hui qu’à l’époque.

Coulson est logiquement furieux d’avoir été trahi après avoir autant défendu Skye, mais il comprend également pourquoi elle a agi ainsi et lui promet de l’aider. En revanche, la confiance est cassée et elle doit porter le même bracelet que Miles. La voir se le mettre elle-même, toute seule dans le bureau après le départ de Coulson, est une sacrée belle image.

Et pendant que Skye se retrouve privée de tout appareil électronique, Raina rend visite en prison à Edison Po. Debbie est morte mais ses recherches ont permis de régler une partie du problème d’Extremis et Centipede peut désormais envisager la suite. Il ne reste plus qu’à prendre contact avec quelqu’un dont on entend le nom pour la première fois : le Clairvoyant. Mine de rien, en cinq épisodes, Agents of S.H.I.E.L.D. a déjà installé Centipede, Raina, le mystère autour de Coulson, celui autour des parents de Skye et maintenant le grand ennemi caché de la saison. L’intrigue générale était quand même sacrément bien préparée dès le départ.

D’ailleurs, cette histoire de Debbie qui meure super vite là, ça me fait tiquer. Y a quand même un petit quelque chose que je remarque sur ces cinq premiers épisodes : tous les acteurs secondaires sont restés des inconnus depuis la fin de la série, non ? C’est marquant, parce qu’en parallèle, je regarde (pour la première fois) The Good Wife et il y a plein de guest-stars qui, depuis, sont devenues super connues dans d’autres séries. Je m’attendais à voir quelques visages devenus familiers, mais pour l’instant, rien – à part Raina, bien sûr, mais elle a un rôle qui va dépasser ce simple épisode alors elle est déjà un peu à part, je trouve. C’est fou : personne n’a donc fait ses armes dans Agents of S.H.I.E.L.D. ?

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Photographie promotionnelle de l’épisode — ABC Studios / Marvel Television

The Rookie – S08E11 – Aftermath – 14/20

L’épisode s’en tire bien pour montrer les conséquences du bordel mis en scène dans le précédent, sans pour autant se concentrer uniquement là-dessus. J’aime bien le développement de l’intrigue et des fils rouges. Pour autant, j’ai du mal à enchaîner les épisodes comme j’ai pu le faire sur d’autres saisons. La série passe toujours bien, mais elle n’est pas ma priorité.

Spoilers

Il y a forcément des conséquences à l’apocalypse de zombies. Les voici.

Les points forts

– L’épisode se concentre sur la reprise du taf de Lucy après quelques semaines de pause. Elle s’en veut toujours d’avoir tué Martin qui était aussi une victime et elle peut compter sur Tim pour l’aider à faire la part des choses. Elle est bien sur confrontée à la famille de Martin. Je n’en attendais pas moins de la part de la série et ça fonctionne bien quand la sœur vient l’accuser d’être meurtrière. J’ai adoré l’explication finale, mais j’ai peur que la série n’en reste pas là.

– La série en revient à l’intrigue de Liam et j’aime suffisamment l’ensemble pour que ça me motive. Cet épisode a un capital sympathie après le précédent de toute manière ; mais aussi avec sa guest (super costume rouge, en plus). C’est un peu gros d’avoir Novack qui s’accuse des crimes de Liam, mais le fait que ça énerve Nyla et Angela, ça me va. Il est bon en plus : il a des détails que personne ne peut avoir et sait reconnaître ou non ses victimes. Bien sûr, Wes, Nyla et Angela n’achètent pas du tout cette histoire et cherchent aussitôt à comprendre ce qu’il s’est passé – allant jusqu’à soupçonner Vivian de communiquer des infos top secrètes.

– Bien évidemment, Lucy est confrontée dès son premier jour à une fusillade, même si Tim fait tout pour la protéger. C’est très bien pour montrer qu’elle est prête à revenir sur le terrain, je suppose.

Les points faibles

– Gray parlant de sa vie romantique à Tim, je ne m’y fais pas. Je sais que ça fait plusieurs saisons que Gray est devenu pote avec tout le monde pour donner un rôle à l’acteur, mais ça n’empêche que je le vois toujours comme leur supérieur et ça me fait étrange – pas faute d’être pote moi-même avec des gens qui ont des postes à responsabilité, pourtant. Je sais que ce sont des humains… mais je n’accroche pas.

– J’ai trouvé que c’était étrange d’avoir Celina qui s’inquiète pour Lucy en passant par John. Qu’elle ne puisse pas parler de l’affaire avec elle, admettons, mais la série ne fait pas tant état des règles ou de la crédibilité habituellement.

– Le fil rouge autour de Bailey continue et c’est toujours aussi peu intéressant. Le fait que Zuzu s’inquiète pour Bailey est un retour sympa d’une vieille intrigue, on va dire, mais ils n’ont jamais trop su quoi faire de cette IA quoi.

– Pas fan du tout de l’arrivée des prisonniers dans cet épisode, ça faisait tellement western !

– Ai-je déjà dit que Randy ne me faisait pas rire et que je le trouvais agaçant ? Parce que ça ne change pas. Le priver de son accent ne change rien au fait que le perso me soule, sorry, et tout l’humour autour de lui ne me fait pas rire. Je n’arrête pas d’écrire ça en ce moment sur les séries, elles ne parviennent pas à me faire rire. C’est fou.

– Smitty est plus malin que Tim avec la photo ? Franchement, c’est abusé tellement c’est évident. Lucy n’a aucun mal à s’en rendre compte quoi.

– Même si ça fait un bon cliffhanger d’avoir Liam qui sort de prison, Nyla n’apprend pas de ses erreurs et le menace à nouveau. Franchement, ça m’a soulé, pourtant j’aime l’intrigue et les persos… Pas malin.

Photograpie promotionnelle de l’épisode — Lionsgate Television / 20th Television.

The Rookie – S08E10 – His Name Was Martin – 15/20

Gros changement d’ambiance pour l’intrigue principale de cet épisode 10 qui s’essaie avec brio à l’horreur teinté d’humour. C’est un énorme point positif, mais peut-être bien le seul, car tout le reste m’a laissé bien plus perplexe : la série force trop certaines dynamiques entre personnages ou la présence d’intrigues, et ça se voit que c’est pour combler/justifier le salaire de certains acteurs.

Spoilers

John embarque Dash, l’ado au drone, avec lui pour une journée qui vire à l’improbable film de zombies.

Les points forts

– C’est hyper perché et c’est le genre de trucs que je ne devrais pas aimer parce que bonjour le réalisme, mais alors l’invasion de zombies dans un épisode de The Rookie ? J’ai kiffé. Bon, ce ne sont pas des zombies, évidemment, mais c’est l’ambiance que ça provoque – une petite apocalypse avec en plus la coupure de réseau et l’ado insupportable qui est en danger ? C’est ma came habituelle. Même le clown ! C’est très étrange pour cette série, en revanche.

– J’ai aimé les scènes de course poursuite aussi risibles soient-elles par moments. Penn est particulièrement excellent pour le mélange action/horreur/humour. J’aime de plus en plus son personnage.

– À part pour Dash en début d’épisode, je trouve qu’un des gros points forts de l’épisode est son efficacité à séparer les personnages sans que ça ne paraisse artificiel.

– J’ai aimé le suspense de ce titre d’épisode intrigant ; mais que ce soit clair : j’ai surtout de la peine pour Lucy, tout de même, il faut toujours qu’on lui ajoute 15 000 dramas. Le titre de l’épisode prend tout son sens avec cette intrigue et m’a même foutu quelques frissons – c’est juste que j’adore Lucy et que je ne veux pas la voir souffrir ; mais les scénaristes savent à quel point c’est efficace de faire la souffrir vu qu’on l’adore tous et qu’elle est une actrice brillante ! Elle tue donc quelqu’un totalement en légitime défense, il n’y a aucun doute à avoir. Le fait que ça lui retombe dessus avec l’enquête est particulièrement violent et cette violence psychologique est particulièrement bien mise en scène. Bref, comme d’habitude : dès que Lucy est impliquée, c’est brillant.

– Ce genre d’épisode me rappelle pourquoi j’avais bingewatché toute la saison 1 en un seul week-end, parce que vraiment, ça commence sur un épisode franchement pas top et ça part en vrille bien comme il faut pour que ce soit addictif. Bon, une fois n’est pas coutume, ça me donne aussi envie de reprendre la franchise Walking Dead…

Les points faibles

– Quand un épisode commence par une scène avec Bailey qui s’ennuie, ça ne dit rien de bon. On passe bien beaucoup de temps avec elle, et on justifie sa présence quand elle aide la branche de LA du FBI pour Gray et… Depuis quand sont-ils si potes ? Pourquoi pas, en vrai, mais ça paraît forcé tout de même, comme souvent. Tout ça semble être là pour mettre en place une prochaine intrigue.

– Je n’arrive pas à accrocher au couple de Gray et je ne sais pas pourquoi. Je pense que ça fait comme Bailey, en fait : sa femme a trop été imposée sans vraie raison d’être là chaque fois qu’ils passent à l’hôpital, et maintenant, ça me donne l’impression qu’elle est là juste pour le drama. C’est encore pire.

– Ce n’est pas de la faute de The Rookie, mais je suis en plein visionnage de The Good Wife, alors toute l’intrigue de Wes et des interviews là… C’est redondant par rapport à mon bingewatching et ça souffre beaucoup de la comparaison ! Je n’ai pas accroché et pas senti du tout le personnage être en danger – contrairement à Angela, sous-exploitée dans cet épisode.

– Je n’ai pas accroché à l’ado que John embarque partout avec sa caméra. Déjà quand ils prennent des adultes avec eux, je trouve ça perché, mais alors un ado ?! Dans quel monde ? Dash est un personnage marrant, hein, et il y a de bonnes scènes, ça compense.

– On se pense un peu trop brillant à la réal dans cet épisode – les transitions sont tellement inhabituelles avec la caméra qui commence à l’envers et tout. C’est bien, ça participe à l’ambiance de l’épisode, mais ça a un côté « m’as-tu vu ? » qui m’a un brin agacé. Il en faut peu, vous commencez à me connaître.

Photograpie promotionnelle de l’épisode — Lionsgate Television / 20th Television.