9-1-1 Nashville – S01E15 – Bad Girls – 15/20

Ben voilà un épisode au drama soapesque bien plus prenant : je trouve qu’on développe ici des intrigues qui sont intéressantes et permettent aux personnages d’évoluer. Je ne peux pas en dire autant des interventions qui semblent être bien trop forcées pour coller aux intrigues que les scénaristes veulent faire avancer, mais ce n’est pas grave si on voit la tambouille interne comme ça puisque c’est amusant à suivre.

Spoilers

Blue découvre encore une nouvelle manipulation maternelle.


How can you be this twisted?

Je suis étonné par le début de cet épisode. Quitte à proposer un soap, faites durer vos secrets au moins un épisode, non ? Eh bien non : au début de cet épisode, Blue comprend que Don et Bliythe organisent son anniversaire et est impatient de le faire chez eux avec sa mère. Quand il apprend qu’elle n’est plus invitée, il suppose que le couple est au courant (et leur révèle donc) qu’elle a orchestré toute son opération. Elle est folle, Dixie. Le pire, c’est qu’il ne sait pas encore qu’elle a fait exprès de l’avoir. Au moins, il est un enfant désiré, c’est déjà ça.

Il est surtout l’enfant d’une grande manipulatrice, par contre. Forcée de lui dire ce qu’elle a fait, elle finit par le faire en s’énervant, histoire de lui faire remarquer l’air de rien que Don et Blythe le manipulent en lui demandant de faire un choix entre passer son anniversaire avec eux ou avec elle, vu qu’elle n’est pas invitée. Je suis de mon côté entièrement d’accord avec Taylor : c’est Dixie qui impose cet ultimatum. Rien n’empêche de faire les deux à deux moments différents, franchement.

Le truc, c’est que Blue n’est pas prêt à entendre la vérité sur sa mère, apparemment. Suite à une intervention (en fin de critique), Blue décide toutefois de faire sa crise d’adolescence et de s’opposer à la décision de sa mère. Celle-ci prend très mal la nouvelle quand elle apprend que son fils préfère faire son anniversaire chez son père qu’avec elle.

Il n’y a rien de bien révolutionnaire dans l’affaire, sauf que Dixie étant ce qu’elle est, elle le vire de chez lui aussitôt. Peu rancunière, Taylor l’accepte évidemment chez elle quand il vient lui demander de passer la nuit avec elle. Ah, lala. Comment refuser à un Blue tout trempé de passer la nuit avec elle, hein ?

C’est quand même un peu écrit avec les pieds tout ça, mais je suis content qu’on arrête de tourner en rond concernant l’intrigue de Blue. Les conversations avec sa mère sont toutes construites de la même manière depuis le début de la saison et c’est insupportable. Ceci étant dit, c’est le principe d’une mère toxique et d’une relation viciée, je suppose, donc peut-être que c’est bien écrit ? J’ai beaucoup de questions avec cet épisode, vous allez voir !

La première intervention de l’épisode est une scène que… j’avais déjà vu ? Je suppose que je peux blâmer Twitter pour ça, mais c’est rigolo. On a affaire à deux influenceuses dont la collaboration tourne mal, avec un masque qui reste coincé sur le visage de la star. Est-ce que c’est Twitter ou est-ce qu’on a déjà eu cette scène dans une autre série ? J’ai vraiment l’impression que c’était une scène de Lone Star. Je ne sais pas. On s’en fout, au pire, surtout que j’ai une meilleure question : pourquoi commencer par retirer le front du masque s’il est urgent de la faire respirer ?

Qu’importe. Les pompiers parviennent évidemment à sauver les victimes – et j’ai l’impression qu’une d’entre elles est vraiment une star ; que c’est un caméo ou quelque chose comme ça. Je n’y connais rien et j’ai la flemme de chercher pour le coup, surtout que ça ne change rien pour l’épisode. Pour les remercier de ce sauvetage express, les influenceuses font de jolis cadeaux aux pompiers. Roxie a droit à un câlin d’une des influenceuses – Elena.

Cela lui lance une intrigue romantique amusante, mais je ne comprends pas trop ce que les scénaristes font avec elle : elle avait une cavalière dans l’épisode précédent qu’on ne connaissait pas. J’espère que cette fois ça mènera à quelque chose au-delà de cette simple scène où toute la caserne semble fascinée par sa vie amoureuse. En vrai, moi aussi je le suis et je trouve ça frustrant qu’on ne nous en dise pas plus que ça : c’est trop ou pas assez, mais c’est mal dosé.

Autrement, Ryan s’en sort avec un kit de maquillage pour Samantha. Il lui emmène lui-même au boulot pour mieux découvrir qu’elle n’est pas à l’hôpital. On sort d’un épisode où ils se réconciliaient, c’est trop tôt pour qu’il se mette à flipper de ses mensonges, et aussi trop tôt pour qu’elle lui mente en fait. C’est chiant : il lui laisse une chance de dire la vérité, mais elle ne le fait pas.

La scène suivante me fait bizarre car je n’ai pas cette relation avec ma mère, mais bon, Ryan décide d’aller demander conseil à Blythe. La mère prend la défense de Sam autant que possible, sauf que les soupçons de Ryan sont bien forts, surtout qu’elle a changé le code de son portable. Soit. Il ne faut pas être devin pour comprendre qu’il y a autre chose dans cette histoire, et évidemment, Sam ne le trompe pas.

Quand il prend enfin le temps de la confronter sur ses doutes, Ryan découvre ainsi que sa femme a fait une fausse couche quand ils étaient séparés, qu’elle a un utérus en forme de cœur posant problème pour les grossesses et surtout qu’elle est enceinte. Après tout ce qu’ils viennent de traverser cette saison, cela me semble très irrationnel et précipité comme décision de faire un enfant, mais bon, ils sont heureux de cet accident apparemment.

La deuxième intervention de l’épisode voit un couple aimant finir par se disputer sur un quiproquo idiot. La femme finit par tuer son mari en le faisant chuter de son échelle. Les pompiers font ce qu’ils peuvent pour le sauver, en vain, et c’est terrible car la meurtrière comprend qu’elle a tué son mari pour rien, en plus. C’était pas spécialement bien joué et le tout servait juste à insister sur les doutes de Ryan… Lourd.

Cet épisode est chargé, parce qu’on a même une troisième intervention complètement tordue ensuite : un incendie dans lequel les pompiers finissent par trouver un fils adulte prisonnier de sa mère depuis ses onze ans. Il a dû foutre le feu pour s’échapper, mais il a failli mourir au passage. C’est ridicule, d’autant plus que cette intrigue qui aurait pu faire un bon épisode sert juste à faire bouger l’intrigue de Blue pour qu’il décide de tenir tête à sa mère. Lol, il serait temps, je n’en peux plus de sa tête de chien battu à ce stade.

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The Shards – S01E01 – Pilot – 08/20

Oh la déception ! Je pensais vraiment que ça pourrait être ma bonne découverte du mois d’août, mais c’est une catastrophe. Déjà, je m’attendais à une série sur des étudiants – au sens à la fac – et ça se passe au lycée. Bon, les acteurs ont l’air d’avoir trente ans, mais soit. Ensuite, la série me rappelle Riverdale dans ce qu’elle faisait de pire : sa narration. La voix off est omniprésente, insupportable, hautaine et franchement détestable. Enfin, on nous ménage de faux suspense et des scènes hyper sexualisées juste pour le principe de faire mouiller Ryan Murphy. Non, vraiment, quelle angoisse. Et pourtant, j’avoue, y a un petit truc qui donne envie de revenir pour avoir la suite de l’histoire. Le masochisme. J’ai réussi à quitter American Horror Story, cependant, et je vais faire de même avec celle-ci. Je passe mon tour.

Spoilers 

Un serial killer pose ses valises à Los Angeles.

We had to deal with the serial killers.

Le début nous balance le 23 mai 1980 à la sortie du film Shining. La DA est claire : nous sommes en 1980 aux USA, pas loin d’un Hollywood ensoleillé. Nous allons suivre la vie d’un jeune auteur, qui a déjà sorti son premier roman et qui nous raconte sa vie en nous balançant toutes les marques qu’il porte ce jour-là sur lui. C’est un espèce de mix entre Gossip Girl et Riverdale ce début, franchement. Et ce n’est pas bon signe. J’ai envie d’y croire pourtant, j’ai vu passer quelques retours positifs.

Le problème, c’est que ce début d’épisode est déjà tellement bavard. Le type nous raconte sa vie et… Pourquoi il nous parle de téléphone et réseaux sociaux si on est en 1980 ? Eh, flemme. Ce serait donc un narrateur adulte qui nous parle ? Du coup, c’est un vieux con de boomer qui considère que la technologie, c’est mal (à raison, je sais, mais y a des manières de le dire, quoi).

Rectification : vieux con de boomer gay, clairement. Il est totalement fasciné non par le film qu’il vient voir, mais par un autre cinéphile dans la salle. Un jeune homme « assurément bronzé partout ». Pardon, mais qui se dit ça en croisant quelqu’un qu’il trouve beau ? Si je comprends la critique de Shining par rapport au roman, qui critique le film pour ce qu’il est, hein ?

Le pire dans tout ça ? Notre héros est un adolescent, sa voix off nous prend de haut à nous raconter que les jeunes d’aujourd’hui ont la vie facile et moi, je ne peux m’empêcher de penser à Riverdale tout le long. Quand en plus on nous enchaîne sur le fait que la vie dans les années 80 était plus difficile à cause des serial-killers en nous montrant une jeune femme rousse qui rentre dans sa villa luxueuse à la recherche de son chien, j’ai juste envie de hurler CARAMEL CARAMEL CARAMEL.

Bref. Ce ne sera pas un coup de cœur cette série, c’est impossible. Elle traîne déjà en longueur – la rousse ne se fait même pas tuer sur le champ – et son narrateur m’insupporte. Est-ce que je vais aller au bout de la saison ? Je ne suis pas sûr. Se dire ça moins de dix minutes après avoir fait play, c’est mauvais signe.

La jeune femme rousse qu’on nous vend comme une lycéenne (elle est plus vieille, non ?) passe en tout cas la journée seule dans sa villa. Elle regarde un film d’horreur (alors qu’elle se dit traumatisée par Shining ?) et reçoit des appels au téléphone dignes de Scream. Pas de chance : elle ne connaît pas encore Scream.

OK. Cette série va me rendre dingue : elle a tout pour être bien niveau budget, ambiance, casting… mais elle ne parvient pas du tout à me convaincre pour l’instant. Les faux suspenses sont importants pour créer l’ambiance, pourtant. C’est quand elle va reporter la disparition de son chien que notre jeune femme se fait finalement attaquer violemment par quelqu’un qui la kidnappe. Soit.

Un an plus tard, en septembre 1981, nous retrouvons notre narrateur au volant de sa voiture. Il habite toujours à Los Angeles et vit sa meilleure vie avec ses meilleurs amis Thom et Susan. On nous vend à présent le roadtrip habituel en bord de mer, les inévitables sorties au centre commercial pour acheter des CDs et l’anticipation de la rentrée scolaire. Putain, on enchaîne les clichés vraiment. Je pense que cette série n’est pas pour moi. C’est trop triste.

Bref. Notre narrateur se rend finalement voir sa petite amie Debbie pendant qu’elle fait du cheval. Oui, oui, il a une petite-amie, même s’il est à peu près évident qu’il n’est pas attiré par elle. Il n’y a qu’à voir comment Bret raconte leur rencontre. Ouais. Le narrateur s’appelle Bret. La série verse presque du côté d’Euphoria dans la genèse improbable de ce couple, avec Debbie qui demande à Bret de coucher avec lui pendant une pool party. Pourtant, Bret préfère clairement fantasmer sur Thom tout en prétendant être amoureux de Susan.

Tout le monde a la clope au bec et à la trentaine, même s’ils sont supposés être en terminale, c’est trop perturbant. Par contre, il faut reconnaître aux années 80 que les looks étaient dinguissimes. Enfin. C’est toujours pareil : la série les fantasme aussi, c’est évident. Il y a l’air d’avoir plein de fantasmes sur ce qu’était cette époque, sur la liberté sexuelle, sur l’homosexualité, aussi. C’est… blasant. J’espérais tellement que ce serait ma série de l’été !

La veille de la rentrée, il y a bien sûr une grosse soirée pour tous les lycéens du coin. Bret s’y fait larguer par Ryan (oui, il est en couple avec Bret, mais y a un truc avec Ryan apparemment) et nos quatre héros se font des rails de coke en imaginant leur parfaite dernière année de lycée. C’est vrai que ça manquait pour les rendre encore plus détestables.

J’annonce tout de suite que si je reste, ce sera pour les voir y passer les uns après les autres et m’en délecter. En attendant, il faut les voir se draguer, se rouler des pelles, se coller, se la jouer sexy et angoisser de l’arrivée d’un nouveau dans leur classe. Oh, pas n’importe qui : Robert, le type sur lequel Bret fantasmait un an plus tôt.

En attendant qu’il le sache, le narrateur essaie de nous garder devant notre écran avec l’annonce que c’est leur dernière nuit paisible. Ben j’espère bien parce que c’est long là… Malheureusement, le choix est fait de rallonger encore et toujours ce pilot : on voit donc Bret entamer une conversation avec son beau-père. Le père de Debbie serait apparemment homosexuel et prédateur avec tous les potes de sa fille, alors forcément, Bret joue avec le feu et vient le voir dans son jacuzzi. La série en profite pour nous introduire un pote du père, qui prend plein de photos sur son polaroïd. Soit ?

C’est très clairement l’amant du père de Debbie, qui a aussi une relation cheloue avec la femme de celui-ci. La mère de Debbie se drogue autant que sa fille et est défoncée, mais pas naïve : elle sait que son mari drague des mecs et demande donc à Bret de tout lui raconter.

Dans tout ça, Bret met longtemps à rejoindre sa copine dans sa chambre. Debbie peut donc encore se droguer dans sa chambre digne d’une Barbie et l’attendre en répondant à des appels anonymes au téléphone. Cela n’empêche pas la scène la plus gênante qui soit avec Bret qui lui fait un strip-tease.

Alors que Bret couche avec Debbie, on nous révèle que loin de cette relation publique, il mène aussi une vie secrète pendant laquelle il couche avec Matt Kellner. On ne sait pas bien qui est son amant, mais il a l’air plus heureux avec lui. Par contre, putain, ça en fait des fantasmes à vivre pour un seul personnage. Finalement, c’est pire que Riverdale.

S’il semblait heureux au lit, dès qu’ils se mettent à parler, Bret change d’avis. Il explique à Matt qu’il pense qu’il vaut mieux arrêter de coucher ensemble, puis le regarde chercher de quoi se droguer. Bret se demande tout de même pourquoi les poissons de Matt ont disparu de l’aquarium – mais Matt n’a pas l’air de s’en préoccuper plus que ça. Qu’est-ce que c’est que cette série ? Il s’en fout même de la disparition de son chat. Bon, d’accord. Un serial killer qui fait disparaître les animaux de compagnie, c’est noté.

Le lendemain matin, c’est le premier jour de l’année pour les terminales. Bret commence la journée en se masturbant, évidemment, tandis que deux de ses camarades sont en train de retrouver un cadavre exposé sur le court de tennis du lycée. Enfin. La chronologie n’est pas claire : quand Bret regarde la télé, il est dit que la découverte du corps date de la veille. Est-ce que ça peut être mal écrit à ce point ? Peut-être, en vrai, on ne sait jamais.

Bret se rend tout de même au lycée pour découvrir que la statue a aussi été abîmée – avec plein de sang dessus. Il serait temps d’en finir avec ce pilot, mais non, on nous propose 50 minutes. Quelle joie. Bret passe sa journée le plus normalement du monde, en papotant avec ses potes et en matant les mecs autour de lui.

Il est tout de même promis que la journée sera différente des autres et qu’ils auront peur. Il est donc temps d’avancer vers autre chose : l’arrivée de Robert au lycée. Bret est évidemment ravi de voir arriver le type du cinéma, mais il le trouve très bizarre quand celui-ci lui ment. Bret insiste pour dire qu’il l’a vu au cinéma un an plus tôt, donne plein de détails et… non, sérieux, c’est pas possible ? Il est censé être dans le placard, on a connu plus discret comme move pour y rester. En plus, Robert n’a pas l’air de vouloir y rester, à directement parler avec un autre type que Bret avait repéré et à lui faire des bisous de loin là. C’est censé être excitant ? un fantasme ? Pitié.

La scène suivante voir Bret surveiller une conversation entre Robert et Matt. Ben décidément, il va tous se les taper ou quoi ? Ce n’est que le premier épisode, alors non. On va juste suivre une course poursuite pas bien passionnante en voiture entre Bret et Robert. J’ai l’impression d’être dans Le cœur a ses raisons avec ces noms. Au départ, Bret suit donc discrètement la voiture de Robert, mais ça termine en excès de vitesse certain et en course poursuite.

Bret est mauvais, bien sûr, double donc celui qu’il suivait, puis se fait rentrer dedans par lui. Cela semble faire rire Robert de taper volontairement dans le cul de Bret – eh, je ne parle que de voiture, voyons. La scène est tellement bizarre. En plus, Bret réussit finalement à s’en tirer, mais recommence aussitôt à stalker Robert quand il le croise au supermarché.

Ils finissent par se parler pour mieux permettre à Robert de continuer à jouer avec Bret. Il lui pose donc des questions d’hétéro alors qu’il est à peu près clair qu’il ne l’est pas. Tout ça nous mène au cliffhanger qu’on a vu arriver depuis un moment : Bret rentre chez lui et apprend à la télévision qu’il y a un serial killer qui frappe dans sa petite ville de Los Angeles (lol). Sa spécificité ? Il dépèce des animaux pour mieux en mettre des parties sur ses victimes. C’est original, mais est-ce suffisant pour donner envie de rester ?

Apparemment, non. Du coup, on nous rajoute le fait que Bret reçoive un coup de fil mystérieux avec quelqu’un hurlant à l’aide. Pff.

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The Shards (S01)

De quoi ça parle ?

Aucune idée, en fait. Le synopsis du premier épisode nous dit qu’une série de crimes coïncide avec l’arrivé d’un nouvel étudiant – mais il s’avère qu’ils sont au lycée.

Ce que j’en attends

Absolument rien. Disons que Disney + m’a fait un peu de forcing dessus, que c’est facile d’accès, que c’est vendu comme la série de l’été alors qu’on est déjà mi-août et que je n’ai plus rien en cours de diffusion. Je pourrais bien sûr en profiter pour ne me concentrer que sur les saisons à terminer, mais où serait le fun de me mettre à jour ?

Alors que les températures remontent encore, je me lance donc dans cette série dont je ne sais pas grand-chose. Elle me paraît un peu survendue, mais bon, un gros budget en ce moment, je prends. Elle est dans mon radar depuis près d’un mois, alors pourquoi pas ? La raison est simple, pourtant : c’est une série de Ryan Murphy. J’ai vu ça à la fin du premier épisode et ça éclaire tellement tout ce que j’ai détesté… Je n’ai plus qu’à me décider : soit je continue pour en faire mon meilleur hate watch, soit j’abandonne tout de suite sachant que je vais détester et être frustré par la fin de merde (parce que Ryan Murphy ne sait pas écrire des fins quoiqu’il…)

Note moyenne de la saison : –/20 

The Shards – S01E01 – Pilot – 08/20

Oh la déception ! Je pensais vraiment que ça pourrait être ma bonne découverte du mois d’août, mais c’est une catastrophe. Déjà, je m’attendais à une série sur des étudiants – au sens à la fac – et ça se passe…

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9-1-1 Nashville – S01E14 – Hard Knox – 14/20

Je ne suis pas totalement convaincu par cet épisode, mais il fonctionne tout de même après une longue pause dans mon visionnage. En fait, il me rappelle surtout que ce spin-off repose énormément sur sa formule soapesque. Les interventions sont un plus, mais clairement pas ce qui fait rester.

Spoilers

Ryan et Samantha ont du chemin à faire pour renforcer leur couple.


Should we? Here goes nothing.

Si j’ai bien une tradition au mois d’août, c’est de reprendre les saisons non terminées de 9-1-1 pour être à jour à la rentrée. Comme la saison 1 de ce spin-off est dispo sur Disney +, je n’ai aucune raison de déroger à la tradition, et me voici donc pour voir enfin les cinq derniers épisodes qu’il me manque – en espérant que ça reparte vers du mieux après des déceptions avant de mettre en pause mon visionnage.

C’est mal barré quand la première scène voit la conseillère conjugale de Sam et Ryan les faire culpabiliser de ne pas avoir couché ensemble ces trente derniers jours. C’est bien connu qu’un couple ne tient que par le sexe. Tss.

Bref, comme ils doivent absolument reconnecter et qu’ils s’en rendent compte suite à une intervention où Ryan finit à l’hôpital – sans blessure grave – ils suivent tout de même le conseil de cette psy. Ils partent donc en « vacances » improvisée. Ils tombent sur un couple très heureux de vivre en mode avion, mais eux ne peuvent pas le faire, parce qu’ils ont des jobs essentiels. J’entends. Faut juste pas déconner : par la suite, on a un montage où ils passent tout leur temps à négliger l’autre pour le boulot. Je veux dire, le travail, c’est prenant ; le portable, aussi. J’entends. M’enfin, on trouve du temps pour l’autre, en vrai. Et surtout, je ne peux pas croire qu’ils soient toujours en décalage comme ça.

Cependant, le montage était amusant. Je m’attendais tellement à ce que ça tourne au vinaigre avec une urgence médicale, mais finalement, non. Pas immédiatement, en tout cas. Bien sûr, ça finit par arriver le lendemain quand ils font une randonnée et qu’un couple a besoin d’aide à 400 mètres d’eux. Un couple ? Celui avec lequel ils ont sympathisé, bien sûr.

Monsieur et Madame Parfaits ne le sont pas tant que ça : le mari tente de tuer « accidentellement » sa femme pour récupérer son assurance-vie comme il l’a fait avec son ex-femme. Ben super. En soi, pourquoi pas, surtout que c’est une bonne idée de montrer qu’en coulisses, tout n’est pas rose dans la vie des couples prétendant que tout va bien. Par contre, que l’opérateur balance au téléphone à Ryan de répéter qu’il pense qu’il s’agit d’un homicide sans donner le code pour ça… Ridicule. Ridicule aussi que Ryan soit aussi fort qu’un flic.

Finalement, l’adrénaline fonctionne bien et redonne du piquant au couple de Ryan et Sam. Eux qui s’inquiétaient et ne couchaient plus ensemble finissent l’épisode plus amoureux que jamais, baisant comme des lapins si on en croit ce qu’ils disent à la psy : en gros, leur solution est de se retrouver en travaillant ensemble. Cela se tient, malgré les inquiétudes de la psy. Moi, ce qui m’inquièterait, c’est surtout qu’ils n’arrêtent plus du tout de travailler au sens où le corps a besoin de repos, mais soit.

Pendant ce temps, Blythe organise un gala et se trouve forcée d’embaucher Dixie. C’est n’importe quoi : Blue lui rappelle que Dixie chante aussi bien que la chanteuse qui vient d’annuler au dernier moment. La meuf est censée être en soin post-op, faut arrêter de nous faire croire que c’est possible de guérir si vite.

Après, c’est intéressant car ça donne une scène où les deux femmes enterrent la hache de guerre. Je ne crois pas un seul instant que ça durera, mais pour l’instant, ça me va bien. Cela permet au gala de se dérouler comme prévu, à Roxxie de nous révéler qu’elle a une copine (est-ce qu’on savait et j’ai oublié ?) et à Dixxie de draguer le père de Blythe. J’ai trouvé ça drôle au départ, mais le fait que ça se termine ensuite avec Dixxie complètement bourrée, ça m’a soulé.

En plus, que l’alcool permette de faire des révélations, je peux comprendre, mais là, Blythe insiste tellement que Dixxie devrait se rendre compte qu’elle en dit trop. Elle révèle en effet à Blythe qu’elle a menti à Don en lui disant qu’elle prenait la pilule : elle a donc volontairement eu Blue pour qu’il reste avec elle. En vain, donc. Comme c’est Blythe, elle se précipite pour le répéter à Don.

C’est triste, parce qu’il tombe aussitôt dans le pire schéma : il reproche à Dixxie d’avoir menti et l’avoir manipulé depuis des années. J’entends le reproche, mais que sa décision soit de ne plus du tout lui parler et de la virer de sa vie, c’est complètement con. Je n’ai pas aimé cette partie de l’épisode.

La série profite aussi du gala pour nous faire une scène où Taylor et Blue sont officiellement en couple aux yeux de tous – et de Blythe. Cela semble tout de même un peu forcé et l’alchimie n’est pas forcément là entre eux, je me demande où c’est supposé aller cette histoire.

Autrement, on ne suit qu’une intervention et elle est un peu flippante : une femme meure au travail et reste cinq jours au moins dans son bureau sans que personne ne s’en rende compte. C’est terrible, parce que c’est le genre de situation over the top qui ne l’est peut-être pas tant que ça. Bon, après, le cadavre qui tombe et fait exploser plein de liquides corporels, c’est over the top et ça n’arrive pas, fort heureusement.

En tout cas, ça fait une sacrée anecdote à raconter à la prochaine soirée pour tous ses collègues. Pour ne rien arranger, il y a aussi une autre collègue qui se cogne la tête dans le choc et le chaos qui suit l’explosion de la collègue morte. Non, franchement, c’est le truc que je vais retenir de l’épisode alors que ça ne sert à rien dans la série ; c’est dingue. Enfin, c’est du pur 9-1-1.

C’est une bonne manière de justifier aussi le salaire de Samantha à ce stade : le personnage revient pour opérer cette seconde collègue. La vérité est toutefois que ces situations ne sont pas ce qui m’intéressent le plus dans cette série : le drama soapesque fonctionne plus sur moi, je crois.

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