Salut les sériephiles !
Aujourd’hui, je vous emmène dans un voyage nostalgique à Wisteria Lane avec mon rewatch de la saison 2 de Desperate Housewives. C’est encore plus nostalgique que prévu, parce qu’à l’heure où j’écris cette ligne, j’en suis au fait premier épisode de la saison… 4 ! Ouais, ça fait un mois qu’on a parlé de la saison 1, j’ai pris du retard dans l’écriture et la mise en page de cet article sur la seconde saison, normal.
Voir aussi : J’ai revu la saison 1
Avec cette saison 2, la série continue de captiver avec ses intrigues, ses personnages attachants et ses thèmes sociaux plus ou moins audacieux. Ironiquement, j’ai trouvé qu’elle vieillissait un peu moins bien que la première saison, mais ça ne l’empêche pas évidemment pas de rester très emblématique. Tour d’horizon rapide (ou pas) de ces quelques épisodes…
Les évolutions des personnages | Un double fil rouge | Les thèmes sociaux | En bref
Les évolutions des personnages
Dans cette saison 2, les habitantes de Wisteria Lane continuent leur parcours tumultueux, dévoilant des facettes inattendues de leur personnalité. Plus qu’en saison 1, je trouve que l’anatomie de la saison est très visible dès le départ : chacune des ménagères a sa propre intrigue à explorer et c’est un schéma qui sera valable jusqu’à la fin de la série, de mémoire.
Si en saison 1, cela mettait un peu plus de temps à arriver, cette saison, c’est visible dès le départ : chacune a sa trajectoire et même si elles se croisent régulièrement, les intrigues peuvent assez schématiquement être résumées par personnage :
Susan ou la multiplication des triangles amoureux
Susan Mayer, toujours aussi maladroite et attachante, nous offre une saison riche en émotions et porte sur ses épaules une grosse partie des intrigues sentimentales de la série.
Sa relation avec Mike Delfino, qui a laissé un goût amer de trop peu à la fin de la saison 1, continue de faire des vagues. Je ne me souvenais pas à quel point leur relation était sans cesse contrecarrée. C’est à se demander ce qu’ils font à s’obstiner à rester ensemble !
Leur amour non résolu est un fil conducteur tout au long de la saison, ponctué de moments de tension et de tendresse permanent. Je me souvenais évidemment de la scène où Susan s’effondre en robe de mariée dans la rue, mais je ne me souvenais plus exactement pourquoi : avec le recul d’un revisionnage, c’est tout de même largement attendu et mérité comme scène. Par contre, c’est fou que ça intervienne si tôt dans la série quand plein d’autres auraient attendu une mi-saison ou une fin de saison pour faire ça !
En fait, ce revisionnage me fait me demander pourquoi j’aimais tant Susan. Teri Hatcher est une actrice excellente, mais son personnage est imbuvable : elle passe son temps à mentir et manipuler les autres par égoïsme, avant de se plaindre de ce qui lui arrive. Dans cette saison, elle se retrouve tout de même à payer Zack pour qu’il se barre… Pas étonnant que Mike rompe ensuite avec elle.
Par contre, c’est chiant, car ça ralentit beaucoup le rythme pour la suite de la saison. Une fois Mike séparé de Susan, on se retrouve avec un nouveau triangle amoureux qui se forme entre Susan, son ex-mari Karl et la toujours géniale Edie Britt.
Je ne me souvenais absolument pas que Karl avait autant d’importance en saison 2, et c’est un personnage vraiment marrant finalement. Il apporte une fraîcheur et un renouveau bienvenue. Si bien sûr, je souhaitais toujours voir Susan et Mike finir ensemble, il faut bien reconnaître que Susan et Karl sont deux égoïstes qui vont bien ensemble.
Cette nouvelle dynamique du triangle amoureux apporte son lot de complications et de rivalités, et les conséquences de ces intrigues amoureuses se font sentir jusque dans les amitiés de Susan avec les autres femmes de Wisteria Lane. Par contre, ça ne met pas en valeur le personnage d’Edie Britt, et c’est bien dommage. Comme en saison 1, je me retrouve à regretter de voir son personnage être si négligé quand elle est en réalité l’une des plus intéressantes à voir évoluer… On peut penser ce qu’on veut d’Edie, mais il me semble que jusqu’à présent, c’est celle qui ment et manipule le moins. Elle est ainsi bien plus attachante (enfin, jusqu’à ce qu’elle détruise la maison de Susan sans trop de raison, en vrai) !
… Contrairement à Susan, qui vient détruire son couple sans trop de scrupule, tout en détruisant le sien au passage. Bon, certes, elle a une rate qui se balade et elle n’est pas responsable des conneries monumentales que fait Karl tout au long de la saison, mais tout de même, elle a sa part de responsabilité. De là à lui exploser sa maison… Putain, c’est non !
Bree ou la descente aux enfers
Bree Van de Kamp, toujours aussi impeccable en apparence, traverse une période sombre avec la mort de Rex et la révélation qu’il la soupçonnait de l’avoir tuée. C’est absolument horrible de savoir que Rex est mort en pensant qu’elle l’avait empoisonnée, mais ça permet à Marcia Cross d’être incroyable de justesse et de révéler tout son talent d’actrice. Je me souvenais particulièrement du début de saison avec la mère de Rex et le double enterrement particulièrement marquant à chaque fois, pour des raisons différentes.
Le personnage de Bree est hyper complexe et nuancé, et c’est facilement l’un des plus intéressants à suivre. Sa relation toxique avec George Williams a des conséquences dévastatrices sur sa vie, inévitablement, et c’est un plaisir de suivre cette intrigue et de détester de plus en plus George. Je ne me souvenais pas tellement de la conclusion de cette intrigue, mais j’ai trouvé que c’était sympathique de terminer cette intrigue sur un presque meurtre.
En plus, ça permettait de remettre en avant les problèmes liés à Andrew, qui se multiplient cette saison. Entre luttes intérieures face aux doutes sur sa propre culpabilité et conséquences tragiques de sa dépendance à l’alcool, brillamment interprétée et paradoxalement drôle (la routine ménage + verre de vin blanc !), Bree nous offre une descente aux enfers aussi dramatique que captivante. Par contre, difficile d’être toujours fan d’elle quand on la voit tenter désespérément de ramener Andrew dans le « droit chemin ». Là encore, j’ai redécouvert plein de choses sur la manière dont la série abordait l’homosexualité. Le fait que Justin reste si longtemps dans la série, ça m’a surpris, je le pensais bien plus anecdotique que ça !
Lynette ou la desperate working girl
Lynette Scavo incarne cette saison la lutte de la femme moderne qui tente de concilier sa vie professionnelle et sa vie familiale… mas de fait, elle n’est plus vraiment une « housewife » à proprement parler. Il y a un vrai déséquilibre qui se dessine cette saison entre elle et les autres ; et parfois même des déséquilibres pour la série : on ne voit pas bien comment elle trouve encore le temps d’être chez certaines de ses amies, apparemment en plein milieu de semaine… Mais bon, ce n’est pas grave.
Comme en saison 1, Lynette est un personnage que je redécouvre totalement. Ce n’est pas une surprise : j’ai toujours soupçonné que si je me décidais à revoir la série, ce serait celle qui me surprendrait le plus et ça se confirme. Les défis auxquels Lynette est confrontée en tant que mère dévouée et femme ambitieuse sont nombreux, mais tous plus intéressants les uns que les autres. Je trouve que les intrigues sur sa vie professionnelle apporte un humour nouveau et des dynamiques intéressantes. Surtout, c’est le travail permanent sur son couple avec Tom qui me plaît. Ils sont cette saison un véritable exemple de couple solide et un exemple pour naviguer face aux difficultés. Les pressions sociales et les sacrifices nécessaires pour réussir dans sa carrière mettent à l’épreuve sa relation avec son mari, mais ils trouvent toujours un terrain d’entente.
Cela dit, plus la saison avance, plus il est évident qu’il faut arriver à la conclusion de cette intrigue : une fois Tom embauché avec Lynette, je trouve que la série patine énormément avec les deux personnages et ne sait plus trop quoi proposer. En plus, voir Tom en ménagère, c’était une idée sympa, mais elle est trop vite mise de côté pour se concentrer uniquement sur Lynette.
Gabrielle ou la plus problématique de mes coups de cœur d’enfant
Gabrielle Solis, je l’ai toujours aimée. Cette saison l’a fait évoluer de la bimbo superficielle à la mère aimante, en théorie. En pratique, c’est le début d’un long parcours où son évolution n’arrête pas de tourner en rond et de faire des virages peu réussis à 180°. Gaby est de plus en plus égoïste, tout en étant a priori prête à devenir mère.
La perte de son bébé suite à la chute dans l’escalier, c’était horrible ; la scène du ballon, elle m’avait marquée à l’époque et elle continue d’être sacrément efficace aujourd’hui. En revanche, j’ai toujours un problème avec le traitement de sa grossesse qui n’a pas mentionné l’avortement ; son mariage avec Carlos est l’exemple même d’un couple toxique à fuir absolument (et puis, toute cette partie en prison, bordel, que de clichés qui s’accumulent !), et les moments émouvants ne compensent pas trop les défauts. Bien sûr, cette saison dévoile une autre facette de son personnage complexe, mais Gaby m’a surtout tapé sur le système.
Tout l’inverse de quand j’étais enfant, donc. Après, comme pour Susan, il faut noter qu’elle est toujours aussi belle, qu’Eva Longoria est géniale et que le personnage a les répliques les plus cinglantes – et donc souvent les plus drôles ! Bref, je suis partagé…
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Un double fil rouge : les Applewhite et les conséquences de la saison 1
Dans cette saison 2, deux intrigues majeures se dessinent en parallèle, liées à la saison précédente et aux personnages clés. D’une part, une famille intrigante vient s’installer à Wisteria Lane, les Applewhite. D’autre part, nous explorons les conséquences des événements de la saison 1, avec les conséquences de l’intrigue du suicide de Mary-Alice qui continuent de hanter la série… sans parvenir à être aussi captivantes.
Les Applewhite : un mystère qui tombe à l’eau
En théorie, un mystère s’installe dans cette saison avec l’arrivée des Applewhite à Wisteria Lane. Cette famille énigmatique composée de Betty, Matthew et Caleb cache des secrets qui promettent d’apporter du suspense à la saison. Malheureusement, le fait que ce soit un revisionnage a cassé pas mal de choses. Autant j’avais oublié bien des détails de l’histoire de Mary-Alice, autant je me souvenais de tout ou presque concernant les Applewhite.
Il faut dire que cette intrigue est beaucoup moins développée que celle de Mary-Alice en fait : tout est très vite dévoilé (notamment la présence de Caleb), un sentiment renforcé par un revisionnage rapide. Finalement, ce qui devait être le mystère de la saison n’apporte pas grand-chose de mystérieux et les personnages n’arrivent jamais vraiment à se mêler à la vie du quartier.
Il y a un sursaut en cours de route quand Betty fait du chantage à Bree et globalement, j’adore le personnage de Betty qui fait tout pour le bien-être de ses enfants en les traitant super mal… mais l’ensemble manque vraiment d’une morale et de vrai mystère. OK, il y a des twists sympathiques, seulement l’intrigue permet juste de découvrir que Danielle est encore plus psychopathe que sa mère.
Quant à la conclusion concernant Matthew, elle est toujours aussi brutale et horrible ; surtout pour Betty qui ne peut que porter sa culpabilité loin de Wisteria Lane sans qu’on ne nous explique jamais ce qu’elle devient après de tels événements traumatiques.
De même, à voir ça en 2023, on se dit que c’est dingue que personne ne parle plus que ça du racisme ou des violences policières. Il semble vraiment évident que les flics auraient pu tirer ailleurs que dans son cœur…
Autrement dit, bien que l’intrigue des Applewhite promettait d’être fascinante, elle a été malheureusement sous-développée et résolue rapidement. Les opportunités de développer davantage les personnages de Betty, Matthew et Caleb ont été manquées tout au long de la saison, laissant un sentiment d’inachevé et de frustration.
Les conséquences de la saison 1 : Paul, Zack et Felicia
Les répercussions des événements de la saison 1 sur la vie de Zack Young et sa relation avec ses proches sont au cœur de cette saison, et ça, sincèrement, je l’avais complètement oublié ! Cela ne fait que me confirmer que je n’aimais pas trop ces personnages enfant. Maintenant que je suis adulte et bien… Je ne les aime toujours pas, mais en tout cas, je trouve qu’ils apportent tout de même quelque chose à la série.
Les secrets dévoilés autour de Zack, son lien avec Felicia Tilman et l’impact sur sa vie et celle de sa famille sont autant d’éléments qui ajoutent une couche de complexité à l’intrigue : très vite, ça vient briser le bonheur de Susan et Mike et très vite, le retour de Paul en rajoute pile comme il faut. Les tensions et les manipulations sont constantes entre ces personnages, et ça permet souvent d’apporter des moments de légèreté malgré le drama.
De ce point de vue-là, le plus drôle est très clairement le retour de Felicia Tilman et son désir de vengeance, semant la peur et le chaos chez Paul. Son personnage, toujours aussi manipulateur et déterminé, est là pour apporter de la peur… mais finalement, elle m’a fait plus rire qu’autre chose. Pourtant, la conclusion de cette intrigue, avec Felicia qui se fait passer pour morte et Paul qui finit en prison, est sacrément terrifiante.
Il est difficile d’être du côté de Felicia, même si elle ne fait que venger la mort de sa sœur… Elle provoque un malaise partout où elle passe qui me fait rire, mais ça montre aussi les limites de l’intrigue proposée en saison 1 : on veut nous faire nous attacher à Paul, sauf que bon, c’est un criminel ; mais Felicia aussi ; et Zack est insupportable comme fils pour Mike… Non, sérieux, on veut juste que tout ce petit monde sorte de la série parce que les scénaristes ne peuvent plus rien en faire. Et on voit bien qu’ils le savent avec cette fin de saison 2, laissant des portes de sortie pour chacun d’entre eux.
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Les thèmes sociaux
Desperate Housewives ne se contente pas de divertir, elle aborde également des thèmes sociaux pertinents qui résonnent encore aujourd’hui… Mais pas toujours comme on aimerait. Voici quelques-uns des thèmes explorés dans la saison 2 :
Pression sociale | Violence | Discrimination
Maternité, pression sociale et conciliation travail-famille
La série met en évidence les défis auxquels les personnages sont confrontés en tant que parents, les pressions sociales liées à la maternité et les difficultés à concilier le travail et la vie de famille. Ces thèmes résonnent avec de nombreuses personnes qui jonglent avec les attentes de la société tout en élevant une famille : que ce soit Lynette qui se retrouve à culpabiliser de ne plus voir ses enfants (et bordel, l’acteur interprétant Parker est brillant !) ou Bree qui se rend compte qu’elle ne maîtrise plus ses enfants (bordel, l’abandon d’Andrew, c’est toujours aussi violent… et redécouvrir la raison pour laquelle elle le fait est tout aussi dérangeant !), la pression sociale vis-à-vis de la maternité est vraiment explorée sous tous ses aspects.
Dans une moindre mesure, Susan est l’exemple inverse : on peut difficilement la sentir victime de la pression sociale quand elle a une fille si parfaite, mais c’est finalement Julie qui se retrouve trop souvent avec le rôle de l’adulte.
La série est aussi super dérangeante par bien des aspects, surtout en ce qui concerne Gabrielle. Elle découvre dans cet épisode sa volonté d’être mère quand elle perd son bébé et je pense que le pire reste le racisme ambiant sur toute l’intrigue de fin de saison pour Gaby et Carlos. Ils auraient mieux fait d’en rester à la bonne sœur, ça au moins c’était culte… Parce que « sauver » une étrangère chinoise en situation illégale pour finalement l’employer (comme esclave !) et faire d’elle leur mère porteuse, c’était juste horriblement dérangeant ! C’est fou que ce soit passé à l’époque, une intrigue comme ça se ferait, j’espère, bien plus épingler aujourd’hui… Et ça dès qu’il est question d’aller acheter une maman.
Après, bien sûr, c’est terrible comme les deuils successifs que doivent faire Carlos et Gaby en tant que parents sont marquants. Dommage : ils semblent plus nous marquer nous que marquer les personnages…
Pression sociale | Violence | Discrimination
La violence conjugale
Desperate Housewives aborde de manière réaliste la violence conjugale et ses impacts émotionnels et psychologiques. À nouveau, difficile de ne pas penser à Gabrielle qui se fait maltraiter en permanence par Carlos. Je me souviens avoir été marqué enfant par Lynette qui me paraissait très violente avec Tom (pour ne pas utiliser le mot « castratrice »), mais en fait, la vraie violence vient du couple Gaby/Carlos ; et en permanence !
Les coups sont aussi bien psychologiques que physiques, et Gaby est certes victime, mais elle sait aussi se montrer une agresseuse redoutable. Ca ne fait que se confirmer quand elle se bat avec la sœur d’ailleurs. On dira que la série a sa propre vision de la religion, hein.
Vingt ans plus tard, en revanche, je regrette que la série ne prenne pas le temps d’aborder toutes ces questions de manière plus explicites. Les graines sont là, mais tout le monde ignore le problème et tourne le regard… C’est d’autant plus dérangeant que la voix off de Mary-Alice commente tout ce qu’il se passe et est censée apporter une réflexion acerbe et un point de vue ayant théoriquement le recul nécessaire pour critiquer ce qu’il se passe. Seulement, ça, elle ne le fait pas, parce qu’à l’époque, ça restait tabou. C’est étonnant de voir une série qui brise plein de tabous être bridée sur d’autres questions ; et on ne le voyait pas à l’époque.
Pression sociale | Violence | Discrimination
Discrimination et préjugés dans la société
La saison 2 soulève également, bien sûr, des exemples de discrimination et de préjugés auxquels les personnages sont confrontés. Que ce soit le racisme avec les Applewhite, l’homophobie avec Andrew ou d’autres formes de discrimination, la série nous pousse à réfléchir sur ces problèmes sociaux et leurs conséquences sur les individus concernés. Le fait qu’Andrew devienne un tel psychopathe obsédé par la revanche sur sa mère, notamment, fait froid dans le dos. Seulement, cette saison 2 ne parvient pas à apporter pour autant un vrai commentaire social sur tout ça. Elle se contente de le mettre en scène, sans vraiment le commenter.
Le traitement du handicap dans la saison 2 est un autrement élément important de l’intrigue des Applewhite qui, lui, est davantage réussi. Là-dessus, on sent que la série parvient à briser certains silences et tabous. Ainsi, la série aborde cette question de manière sensible, montrant les défis auxquels les Applewhite font face et la maltraitance que fait subir Betty à Caleb. Oh, après, bien sûr, c’est gênant que ce soit Matthew qui soit celui qui le dénonce le plus (quoique j’ai en tête une scène où Danielle le fait aussi, ouf) quand finalement il est tout aussi responsable de ce qui est en train de se passer. Et puis, la conclusion donne trop raison à Bree qui fait la morale à Betty, ce qui pose des problèmes de racisme à nouveau.
L’histoire des Applewhite met en lumière la volonté de Betty de protéger son fils Caleb et de veiller sur lui, tout en cachant leur situation aux yeux des autres… et on comprend bien que c’est finalement ce qui provoque un tas de problème.
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En bref…
En revisitant la saison 2 de Desperate Housewives, j’ai retrouvé avec plaisir l’univers fascinant de Wisteria Lane et ses habitantes décidément attachantes, mais avec un recul nouveau : celui de la modernité qui fait vieillir certaines intrigues plus vite que d’autres. La saison 2 semble ainsi moins moderne que la première, et le fait de me souvenir des intrigues a parfois permis d’y réfléchir plus longuement.
Néanmoins, la série continue d’aborder des thèmes sociaux importants et de le faire avec audace en étant en avance sur son temps, ce qui la distingue toujours des autres comédies dramatiques. Si vous avez besoin d’une bonne dose de drame, de rires et de réflexion, je vous recommande vivement de vous replonger dans la série. Surtout pour l’humour, en fait ; elle fait vraiment rire en permanence et mérite ainsi d’être (re)découverte !

Quant à moi, j’ai donc continué mon visionnage et terminé avant-hier la saison 3… J’en parlerai prochainement sur le blog, mais je peux déjà dire que j’ai été surpris de voir Orson débarquer si vite en saison 2, et surtout de cette manière-là. C’était carrément inattendu de redécouvrir qu’il connaissait Susan avant Bree… mais j’aime toujours autant le début de leur relation à l’hôpital psychiatrique !
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