Grey’s Anatomy – S19E01

Épisode 1 – Everything Has Changed – 19/20
Tout n’a pas vraiment changé, mais j’imagine que cet épisode ne plaira pas à tout le monde pour autant. Cette reprise donne presque l’impression d’être devant un nouveau pilot pour la série et, quelque part, j’aurais bien envie que la série se renouvelle vraiment en suivant les internes comme à ses débuts. Ce n’est pas la première fois qu’on nous fait le coup, cependant, et je me doute bien que les épisodes reprendront vite la routine de l’an dernier, mais en attendant, c’était un excellent retour.

Spoilers

Six mois plus tard, de nouveaux internes débarquent.


If you want to succeed here, learn to expect the unexpected.

Je ne suis pas sûr que ce titre soit tout à fait vrai, mais espérons que ce soit le cas quand même. En vrai, j’ai trouvé que la première scène était déjà très prometteuse. On ne nous dit rien de la tornade qui vient de secouer Seattle, mais on nous fait comprendre qu’elle a eu lieu avec des branches au sol devant l’hôpital. Si vous ne regardez pas Station 19, ça fait un drôle de début, mais pas le temps de le comprendre qu’on est déjà plongé dans de nouveaux changements.

En moins d’une minute, nous suivons ainsi une femme qui rejoint l’hôpital (probablement une nouvelle interne), puis une certaine Jules (Millin) qui se heurte à Linc dans le couloir, avant d’annoncer à sa nouvelle collègue, Mika (Yasuda) qu’elle a déjà couché vec un médecin de l’hôpital. Et oui, elle lui dit ça en guise de phrase d’accroche pour la rencontrer ? Tout ça en 55 secondes. Bon, j’aime déjà ces nouvelles internes.

On peut alors passer aux hommes recrutés pour cette nouvelle salve d’internes qui vont tous mourir dans d’affreuses circonstances après avoir couché entre eux – et s’être refilés bébés et/ou MST. Ah, Grey’s Anatomy. On aperçoit donc Mike-Magnus-quel-sera-son-nom-ici en train d’enfiler une blouse alors qu’un autre nouveau débarque. Le type est déjà en retard, mais avant d’enlever son t-shirt, il attire bien l’attention pour donner son nom à tout le monde. Il s’appelle donc Lucas (Adams). Jules, Millin, Lucas. Enfin, Lucas, il a déjà son surnom ce débile : il dit qu’on peut le surnommer Luke, mais surtout pas Skywalker. Evidemment que Mika l’appelle déjà Skywalker, avant de balancer à tout le monde que Jules a couché avec un supérieur – parce qu’elle n’a pas précisé que c’était secret.

La série parvient déjà à me faire rire alors que sa nouvelle Meredith 5.0 (après Lexie, Jo et Levi) arrive en retard et sans café à l’hôpital. Elle s’appelle Dr Grifith et est déjà bien trop en retard, au point de se faire remarquer par Richard qui lui indique que la tornade était la veille et que ça ne fait pas une super excuse, malgré sa nouvelle situation familiale.

Elle interrompt même le discours de présentation de Meredith tellement elle est en retard. Eh oui, c’est Meredith qui prend la place de Richard dans cet épisode, expliquant aux petits nouveaux tout ce qu’ils ont à savoir pour survivre à l’hôpital et leur souhaitant la bienvenue en leur expliquant qu’ils tueront probablement des patients. Yay. Cette fois, ils sont accueillis dans le bloc devenu hyper moderne, alors que dans la galerie, il y a à peu près tout le reste du casting qui les observe, y compris Miranda qui, bien qu’en congés (depuis six mois ? Station 19 a repris six mois plus tard !), passe à l’hôpital voir les nouveaux. C’est l’occasion pour elle d’apprendre qu’ils n’ont plus aucun résident.

Pourtant, Levi est encore dans l’hôpital… Il bosse désormais avec Jo, mais apparemment, ça ne semble pas être son choix et ça ne durera pas. Il se rend donc auprès de Richard et Miranda pour leur dire qu’il est prêt à devenir le vagin du programme de résidents si nécessaire. Ah, Grey’s. C’est simple et efficace : il veut prendre la place de chef des résidents, et ça me paraît facile puisqu’il est le seul. Il avait promis à Jo de rester en médecine obstétrique ; mais il change d’avis, peu ravi de ce qu’il y fait.

Tout l’épisode tourne en tout cas autour des nouveaux postes et de la nouvelle classe qui ouvre : elle rouvre six mois plus tôt que prévu, après des investissements monstrueux de la part de Catherine et avec des internes qui n’ont pas obtenu les meilleures notes. Clairement, l’hôpital a perdu de son prestige, alors Richard a dû faire avec des candidatures moins impressionnantes.

Espérons que ça donne des intrigues plus naturelles ? Ce n’est pas gagné avec la reprise de cette idée d’un bus passé par-dessus un ravin à cause de la tornade. La première journée pour les nouveaux internes se fait donc sous la direction d’Amelia. Elle nous apprend le temps de famille de Mike-Magnus : Kwan. Encore un nom à retenir pour écrire les critiques, ma foi.

Elle apprend aussi et surtout que les nouveaux internes sont très peu disciplinés : Lucas prend la parole sans lever la main, Mika fait une blague d’humour noir qui passe très peu auprès d’Amelia. Ils attendent de recevoir quatorze patients qui risquent d’être en mort cérébrale. Neuf sont donneurs d’organes. Et j’aime déjà ces nouveaux internes qu’on embauche pour vérifier les morts cérébrales et annoncer les décès aux proches. Amelia est horrible avec eux ? Il n’y a finalement que la patiente de Mika qui est encore en vie.

Elle se retrouve donc à devoir annoncer la nouvelle à la pauvre maman qui a vu tous les autres parents désespérés par la mort de leur enfant. C’est effectivement horrible comme situation, mais Mika s’en sort bien pour annoncer la bonne nouvelle. Elle se rapproche un peu trop de la mère de la patiente par contre, en parlant de ses sept frères et sœurs.

De son côté, Jules se retrouve à devoir annoncer une triste nouvelle à la famille, mais une excellente nouvelle à Maggie. En effet, son patient est donneur d’organe et a un cœur pour un des patients de Maggie, Howard. L’intrigue était sympathique sans être exceptionnelle.

En parallèle, nous continuons de suivre la journée de Kwan et Lucas. Le premier demande à Winston de l’assister sur une greffe, et Lucas en profite aussitôt pour faire de même. Cela leur permet de rester silencieusement aux côtés de Winston alors qu’il papote avec Nick. À la couleur de la blouse de Nick, j’en déduis qu’il bosse toujours dans le Minnesota mais qu’il est là pour récupérer un organe. Avec huit donneurs d’organes, Nick fait le calcul qu’on peut sauver jusqu’à quarante vies, ce qui permet d’éprouver un peu de réconfort.

Cependant, ce sont clairement les potins qui doivent le plus marquer Kwan et Lucas : ils apprennent pêle-mêle que leurs boss ont eu à faire le travail ingrat des résidents en l’absence de programme, que Winston est amoureux de Maggie et que Meredith est une bonne cheffe par interim – même après six mois. Meredith et Nick ne sont donc plus ensemble. Heureusement que Maggie le voit pour avertir Meredith, au moins.

De son côté, Lincoln croise donc Jules le matin et raconte donc aussitôt qu’il le peut à Jo son échange avec elle. Il a un peu honte d’avoir couché avec une nouvelle interne, mais elle lui conseille d’en parler le plus vite possible à Meredith, parce que c’est la bonne chose à faire. Au passage, nous apprenons que désormais Jo s’habillera en noir et non plus en rose. Bien, c’est une décision politique à laquelle on va s’ajuster.

En attendant, on s’ajuste à voir Meredith en cheffe, et c’est hilarant. Elle se débarrasse de Lincoln bien vite en lui disant de passer par les ressources humaines et d’éviter les ascenseurs avant de proposer d’elle-même à Levi le rôle de chef des résidents. Au moins, c’est réglé. Elle retrouve ensuite Nick, parce que Maggie insiste fortement pour qu’elle retrouve celui qu’elle aime toujours et qui l’a rendue triste pendant six mois. AH.

Les retrouvailles sont toutefois plutôt professionnelles, bien qu’interrompues par Lucas qui ne sait vraiment pas les règles et les moments où il peut parler. Eh, ce petit côté fun manquait à la série, ça fait plaisir de retrouver des internes. Cela fait moins plaisir de retrouver les gaffeurs, par contre.

Ainsi, le Dr Griffith dont je n’ai toujours pas le prénom débarque pour prévenir Lucas qu’il n’a pas annoncé le décès du patient à la bonne famille. C’est gênant, parce que la mère se retrouve à engueuler Amelia devant toute la salle d’attente de l’hôpital. C’est également gênant parce que le patient est donneur d’organes pour un patient de Meredith qui a besoin de trois organes. Et pour un patient que Meredith confie à Nick, parce qu’elle ne peut pas se permettre 25h d’opération pour le premier jour des internes.

Amelia garde son calme autant que possible et s’assure que Griffith chapote Lucas lorsqu’il annonce la nouvelle à Meredith. Il débarque juste après l’annonce de la bonne nouvelle d’un triple don d’organe à la famille qui attendait ce miracle, donc il prend bien cher de la part de Meredith. C’est finalement auprès d’Amelia qu’il explique ce qu’il s’est passé : il a annoncé le décès d’un fils à une certaine Jane, sans vérifier le nom de famille, pour être moins brutal dans la manière d’annoncer la mort. Moi, je trouve que c’est un peu la faute d’Amelia tout ça, parce qu’elle aurait pu vérifier la manière de l’annoncer.

La bonne nouvelle dans tout ça, c’est qu’il a annoncé la vérité malgré lui, parce qu’il a parlé à une maman dont le fils était en mort cérébral également. La mauvaise nouvelle, c’est que la mère du patient qui pourrait être le donneur de trois organes n’a plus aucune confiance en l’hôpital. Elle demande donc à son médecin de famille de confirmer le diagnostic d’Amelia, sauf que le médecin a beau savoir que le temps est essentiel, il est trop âgé pour courir aussi vite que Griffith.

Elle le fout ainsi sur un fauteuil roulant, nous rappelant un peu la panique des internes en saison 1. C’est toujours aussi efficace, même si les notes d’humour pourraient être malvenues vu la gravité de l’intrigue. Le fils est bel et bien mort, et Griffith doit retrouver son chemin dans l’hôpital pour l’annoncer à la mère.

Elle le fait et c’est finalement Kwan – dont le prénom est Benson – qui parvient à convaincre la maman de donner son consentement en lui mentant. Je l’ai vu venir à des kilomètres son mensonge sur le frère de 16 ans qui est mort mais a sauvé des vies en donnant ses organes. Il le fait pour obtenir une place dans le bloc opératoire et, évidemment, il l’obtient, parce que ni Meredith, ni Nick n’y voient quoique ce soit à redire.

J’ai bien aimé la scène qui voyait avant cela Nick et Meredith parler de la difficulté des six mois qui venaient de passer. Cela donnait un peu de contexte aux personnages et précédait une scène encore plus incroyable : Nick propose ainsi à Lucas d’assister à l’opération du triple don d’organes. J’ai beaucoup aimé la petite morale qu’il fait, indiquant qu’il faut terminer la journée d’une meilleure manière qu’elle a commencé.

C’était beau, mais le vrai shot d’émotions arrive après, lorsque Lucas indique que c’est une belle journée pour sauver des vies et qu’Amelia révèle, depuis la galerie, qu’il est le neveu de Derek. Et donc le sien. Oh bordel, encore un Shepard ! J’ai aimé voir Meredith souligner qu’il lui faisait penser à Amelia plutôt qu’à Derek, et j’aime déjà la manière dont ce Lucas va être un personnage important de la saison.

Je dois bien dire que pendant le montage sur l’opération et les familles prévenues de l’avancée des greffes, j’ai aussi apprécié de me rendre compte qu’il n’y avait ni Owen, ni Teddy dans cet épisode. Cela peut continuer sans que ça me dérange. Autrement, il y avait de bons moments pendant l’opération, notamment lorsque les trois sœurs observaient tout ça depuis la galerie.

La patiente de Meredith et Nick survit finalement et un autre happy end a lieu lorsque la patiente de Mika finit par se réveiller. Tout est bien qui finit bien, donc, sauf pour Howard, le patient de Maggie qui ne récupère pas son cœur car celui-ci était trop endommagé. Griffith aussi a une journée compliquée, parce qu’elle révèle finalement la raison de son retard : sa mère est morte le jour de sa naissance, dans cet hôpital. Elle a donc fait une crise de panique avant d’arriver. La scène était sympathique et suffisante pour qu’on accroche à son personnage pour plus tard.

Et avec ça, on arrivait petit à petit à la fin de l’épisode. Il me reste à souligner que les ressources humaines ne sont pas si humaines que ça : elles offrent à Linc un formulaire pour déclarer une relation préexistante avec Jules quand, évidemment, il n’y a pas de relation entre lui et l’interne. Celle-ci l’envoie donc balader et lui fout un méga râteau, ce qui était bien drôle à voir.

Le problème reste entier : il a couché avec une élève, c’est un peu bizarre quoi. Cela fait bien rire Jo, en tout cas – et Jo est vraiment horrible avec Linc qu’elle envoie bouler alors qu’il continue petit à petit d’avoir un meilleur job ? Allez, tout est bien que se termine bien avec Meredith qui propose même à Nick un poste plus régulier de directeur du programme des résidents, parce que les nouveaux résidents lui ressemblent à avoir un passé compliqué et de mauvaises notes.

Non, vraiment, tout était bien, et puis j’ai crié un bon gros : « Nooooon ». L’épisode se termine par le retour d’Owen et Teddy. Je suis dégoûté. C’était si bien un épisode sans eux ! En trente secondes, les deux personnages ont réussi à me souler, surtout que le retour s’effectue de manière pas du tout crédible. Soi-disant, ils ont donc eu assez de thune pour payer un avocat qui prend plus cher que mon salaire à l’heure (je crois, j’avoue, je n’avais pas les sous-titres et je n’ai pas eu envie de revenir en arrière pour entendre ça), pour faire du surf et pour ne plus avoir aucune poursuite judiciaire ?

Exit donc l’idée d’un passage en prison pour Owen. Sa sanction est d’avoir une licence médicale partiellement révoquée : il a besoin d’être surveillé pendant six mois seulement. Teddy est atroce avec lui, se foutant de sa gueule et lui coupant la parole en permanence. Typiquement, la scène aurait pu me plaire en début d’épisode, mais là, en fin d’épisode quand j’étais content qu’on ne les voit plus… Ce fut un coup dur.

Heureusement, la fin de l’épisode fonctionne beaucoup mieux : elle était pleine de nostalgie et en revenait aux cinq nouveaux internes. Jules Millin, Mika Yasuda, Lucas Adams, Benson Kwan et… Simone Griffith. Oui, Simone a un nom, on nous case le mot « MAGIC » dans le scénario parce Meredith Alex George Izzie et Cristina, on ne peut pas faire d’anagramme avec leurs noms, mais on peut être nostalgique en les voyant dans le même couloir qu’il y a dix-neuf saisons. Eh, c’était un bon début de saison quand même !


 

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