Allegiance – S01E03 – Running on Empty- 14/20

C’est moins bon cette semaine. Peut-être que j’en attends trop de la série après deux bons épisodes, peut-être que c’est juste que je n’étais pas dans le même mood, mais en tout cas, ça m’a donné davantage l’impression de tomber dans certains clichés et de pas voir plus loin que le bout de son nez sur certaines intrigues. Il y a aussi moins de développement de personnages au profit d’une enquête de la semaine qui cherche un peu trop à faire passer son message social. Bon, l’ensemble reste un vrai bon divertissement, cela dit !

Spoilers 

Sabrina aide Degas à faire tomber un groupe de voleurs de voitures.

You said it yourself : risks versus reward.

Ajeet

Oula, le générique arrive bien trop rapidement en cet étrange début d’épisode : Sabrina fait un jogging en écoutant un podcast (ou la radio ?) sur l’immigration, et c’est à peu près tout. On pourrait avoir un peu plus de contexte que du simple racisme en début d’épisode, franchement. Après le générique, on se retrouve avec exactement la même chose, en plus : Ajeet se faisait descendre sur les réseaux sociaux parce qu’il porte un turban.

Cela déprime Ishaan, qui en parle à Sabrina. J’aimerais avoir autant d’avance qu’elle en me rendant au travail – la scène commence comme si elle était en retard et sur le point de partir, mais non, elle papote longuement avec son frère avant et passe un coup de fil à Max, l’avocat de la famille pour pouvoir voir son père le même jour. Du moins, c’est ce qu’elle souhaite.

Malheureusement pour elle, elle apprend ensuite que son père ne souhaite pas du tout la voir, en fait : il refuse d’avoir sa visite, surtout parce que ça la fout mal pour sa carrière qui débute. Malgré tout, en toute fin d’épisode, Sabrina se rend au parloir. Elle peut ainsi voir son père à travers une vitre, et ce n’est pas rassurant : son père s’est fait tabasser en prison, évidemment. On ne pouvait pas faire plus cliché. La scène est touchante tout de même, avec une fille prête à tout pour son père.

Le soir, elle rentre ensuite auprès de son frère et fond en larmes dans ses bras. Bon, ben espérons qu’il a suivi son conseil et pris une douche, hein. L’épisode se termine par Sabrina accrochant l’écharpe de son père à un arbre devant la maison. Je ne suis pas sûr d’avoir compris le symbolisme de cette dernière scène, en vrai.

Vol

Sans trop de surprise, l’inspecteur Degas est de retour dans cet épisode. L’héroïne et Luke veulent faire partie de son unité après tout. La réunion du matin est une bonne exposition pour l’épisode, avec un groupe à arrêter, des explications de ce que font ses criminels capables de contrôler rapidement des voitures et l’ensemble est lié aux gangs, tant qu’à faire.

Ce qu’il est intéressant de repérer, c’est qu’il y a un avocat sur le coup aussi – et bien sûr, c’est Nate. C’est un peu simple de ne ramener que des personnages qu’on connaît, mais bon, c’est aussi logique. Bref, les équipes partent rapidement en patrouille pour la journée ; à la recherche des voleurs de voitures. Comme une patrouille, c’est un peu long, Sabrina en profite pour débriefer la situation avec Brambilla – la série utilisant cette excuse pour nous parler un peu de la situation policière au Canada et de comment améliorer celle-ci.

Alors que la situation se tend quand Brambilla accuse Sabrina de ne pas comprendre ce qu’il fait encore en patrouille à ce stade de sa carrière, ils se retrouvent finalement en course poursuite avec une voiture volée. Et cela tombe bien, le suspect a volé la voiture en respectant toutes les étapes présentées par Grove durant le meeting matinal. Je devrais en profiter pour écrire dans la critique que c’était cool de retrouver Grove dans cet épisode.

Bon, la course poursuite permet à Brambilla de tester un peu sa bleue, voir si elle a les bons réflexes – et elle les a. C’était sympathique de le voir lui donner une leçon comme le tuteur qu’il est censé être. La course finit à pied, avec un voleur qui semble être vraiment athlétique. Et pourtant, il se blesse en escaladant un grillage. Sabrina rattrape donc ce cambrioleur qui est en fait une femme, une athlète qu’elle reconnaît.

Elle l’aide à soigner sa blessure avec Brambilla (j’ai du mal à y croire, c’est risqué niveau procédure), puis l’arrête. À l’arrivée au commissariat, notre bleue se permet une petite conversation avec la détenue, conversation qui est filmée et repérée bien vite par Degas. Cette dernière est impressionnée par la bleue qui fait du bon travail et parvient à faire parler cette suspecte. Brambilla est clairement fier d’elle, sans prendre pour autant le mérite, ce qui en fait vraiment un bon personnage.

Keisha

Toute cette situation donne finalement une idée à Degas, qui comprend que la confiance qui s’établit entre la suspecte et Sabrina est une bonne chose pour ses affaires. L’athlète peut en effet leur servir d’appât pour remonter la piste du gang qu’ils cherchent à faire tomber : elle peut livrer la voiture qu’elle venait de voler, comme prévu, pour obtenir en échange l’abandon des charges contre elle. Du moins, la police le demandera à la couronne – c’est comme ça que ça marche au Canada.

Bon, l’idée est bonne, mais ça ne marche pas comme prévu. Le criminel sent le piège et n’entre pas dans la voiture volée. La police peut tout de même l’arrêter. En revanche, Keisha, l’athlète, profite de l’arrestation pour s’enfuir. Je trouve ça gros : elle sert d’appât sans avoir le moindre traceur GPS ou la moindre surveillance constante ? Alors qu’elle livre une voiture contre de l’argent ?

C’est gros comme situation. Sabrina insiste pour dire qu’elle prend toute la responsabilité de ce qui vient de se passer, ce qui me paraît quelque peu abusé car elle n’est qu’une bleue et que même si elle faisait confiance à Keisha, ce n’est pas à elle que revenait vraiment la décision finale. Bon, de toute manière, Sabrina parvient sans mal à retrouver Keisha, en se doutant qu’elle se rendra auprès de sa grand-mère.

Cette dernière est mourante et Sabrina comprend rapidement que Keisha faisait tout ça pour venir en aide à sa grand-mère. La série en fait un peu trop à mon goût, on a compris que Sabrina avait grand-cœur et que les criminels n’étaient pas toujours des méchants, mais cet épisode caricature un peu trop l’idée à mon goût. Bon. C’est comme ça.

Le problème, c’est qu’après ça, on se retrouve avec Degas qui explique à Brambilla et Sabrina qu’ils peuvent encore se servir de Keisha pour peut-être arrêter le criminel encore au-dessus dans le gang – le grand chef, G. Sabrina refuse que Keisha soit de nouveau un appât – avec le soutien de Brambilla aussi. Par contre, ce n’est pas le cas de l’idée suivante de sa bleue : Sabrina veut se faire passer pour Keisha.

Malgré le désaccord de Brambilla, Degas trouve que l’idée n’est pas mauvaise : ce n’est pas très orthodoxe comme deal, mais ça peut le faire de manière exceptionnelle. Et voilà donc comment Sabrina se retrouve en opération sous couverture. Elle y est excellente – copiant les tics de langage de Keisha (on voit le truc venir à des kilomètres) et improvisant à merveille – mais c’est beaucoup trop tôt dans sa formation, sincèrement, pour que ce soit crédible.

Bien sûr, l’opération sous couverture ne se passe pas comme prévu, en plus. Malgré une Grove qui a autant de gadgets que Jerry dans les Totally Spies et dont le tuteur a disparu depuis le pilot, G est un criminel expert : il impose à Sabrina, qu’il pense être Keisha, de changer d’endroits et lui pose plein de questions qui prouvent qu’il est très suspicieux. Pourtant, Sabrina s’en tire bien jusqu’au bout. Elle fait quand même une erreur un peu grossière quand elle est pressée de partir au point d’oublier de se faire payer.

Cela fait qu’elle attire les soupçons de G, qui confirme pourtant son identité cette fois, juste après avoir vu qu’il échangeait les voitures volées contre des armes. C’est gênant. Quand en plus le trafiquant d’armes repère le drone de la police, ça se termine mal : Sabrina est pointée par une arme à feu, G parvient à s’enfuir et toute l’opération finit sur un succès en demi-teinte.

Conclusion

En effet, G n’est pas récupéré par la police et se retrouve donc avec de nombreuses armes à feu qui se retrouveront dans la rue. Sabrina culpabilise de la situation – elle devrait déjà être heureuse de ne pas avoir été reconnue alors qu’elle est la fille du ministre le plus connu du pays ? – et Brambilla considère aussi qu’il est nécessaire de la réprimander pour lui faire comprendre qu’elle vient de risquer sa vie. Il n’apprécie pas de la voir prendre tant de risques quand son but est de la garder en vie. C’est bien beau de vouloir ressembler à Degas, une ancienne bleue de Brambilla elle aussi, mais il faut tout de même écouter les conseils du vieux singe, quoi.

L’intrigue se retourne en plus contre Sabrina quand, malgré toutes les promesses de la police de lui venir en aide, Keisha se retrouve à devoir faire face à ses responsabilités. En fin d’épisode, Sabrina ment totalement pour Keisha auprès de Nate. Ce dernier cherche à retrouver l’argent de la voiture volée par Keisha – argent qu’elle est supposée avoir et que Sabrina a vu : elle l’a donné à sa grand-mère. C’est pour cette raison que Sabrina fait le choix de couvrir Keisha. C’est abusé pour une bleue, elle met sa carrière beaucoup trop en danger, je trouve.

Elle demande aussi à Nate de faire tout ce qu’il peut pour venir en aide à Keisha quand elle apprend que l’accord ne tient finalement plus : Keisha sera bien poursuivie en justice, parce que l’Etat veut se montrer plus ferme avant les élections. C’est con, ça. Mérité pour Keisha qui a enchaîné les conneries, mais con.

> News | Saisons critiquées sur le blog | À ne pas manquer

N'hésitez pas à partager votre avis avec moi

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.