Ironheart – S01E02 – Will the Real Natalie Please Stand Up – 11/20

C’est si peu crédible ! Je suis franchement partagé : la série est mal écrite, mais le casting est bon. Riri, particulièrement, est super bien interprétée, mais je trouve que le personnage manque clairement de consistance. J’ai l’impression d’être devant une série pour adolescents alors que ce n’est pas le public visé a priori et que ce n’est pas non plus ce qui est mis en scène. C’est étrange comme tout. Il y a de bons côtés… mais l’ensemble n’est pas à la hauteur de ce qu’on attend de Marvel.

Spoilers

Riri a décidé de bosser pour Parker.

Wow, who you calling a glitch ?

Allez, j’assume : je me suis lancé, je vais bien la finir. Par contre, honnêtement, mes critiques vont être plus expéditives à partir de moment, je crois, parce que pourquoi me faire du mal ? Bon, après, je dis ça, mais vous me connaissez, je ne sais pas faire court de toute manière.

L’épisode 2 commence exactement où le premier s’est arrêté : Natalie est face à une Riri complètement choquée. Il est rapidement révélé que Natalie est en fait l’intelligence artificielle contenue dans l’armure de Riri. Je vois mal comment c’est possible techniquement parlant, mais je suppose que l’idée est de faire comme si ? En vrai, j’aime bien ce que ça peut provoquer pour le personnage de Riri, j’aimerais juste une explication plus précise…

Bon, Natalie est insupportable avec Riri, parce qu’elle est une IA avec la personnalité de sa meilleure amie. Elle ne veut pas être rebootée, elle veut avoir une sorte d’indépendance, c’est chelou. Malgré tout, Riri s’y fait et la laisse seule dans sa chambre – alors que sa mère pourrait la trouver ? – parce qu’elle sait être attendue par Parker et sa bande.

On a franchement la bande de criminels la moins crédible de tous les temps. Parker nous les présente un à un, mais je ne vais pas retenir les noms malheureusement, à part peut-être John, parce qu’est lui qui a contacté Riri à la base. Concrètement, des flashbacks nous montrent comment John et Parker ont recruté tous les criminels de leur bande.

Le nouveau casse qu’ils prévoient aujourd’hui est le vol d’une riche, Sheila Zarate. Riri semble se faire vite à l’idée et je ne comprends toujours pas comment elle passe de génie de la fac flemmarde au grand banditisme si vite ?

Tout ce qui semble l’intéresser est donc l’argent et ça n’en fait pas un personnage aussi appréciable que ce qu’elle devrait. Je reste hyper frustré d’aimer tout le casting et de les voir bloqués dans des intrigues si foireuses.

Riri rentre chez elle pour continuer de préparer son robot. Cela lui permet de se rendre compte que son IA a aussi des souvenirs de la vie de Natalie qu’elle ne devrait pas avoir. Concrètement, elle a une conversation avec sa meilleure amie et semble clairement oublier au fur et à mesure qu’elle est en train de parler avec un robot – un hologramme en fait. Bref.

L’épisode enchaîne sur Riri qui récupère le chariot de Landon en le payant 40$ (inutilité de la scène pour le coup ? Landon servira plus tard, c’est sûr, mais pour l’instant, bof). Le but est de pouvoir transporter son armure jusqu’en banlieue où elle a repéré l’adresse d’un type qui peut l’aider à trouver le matériel illégal dont elle a besoin pour son armure : Joe. En vrai, il m’a fait un peu rire, mais là encore, j’ai eu du mal sur la crédibilité du « Let’s take this inside », mais une fois à l’intérieur, il prétend ne pas savoir qu’elle parle.

Joe emmène finalement Riri loin de la banlieue, en rase campagne, car c’est là, dans un silo ultra futuriste et ultra-passé à la fois, qu’il garde son stock. SOIT. Riri semble lui faire confiance à 100% et le suit sans trop remettre en question ce qu’il se passe et lui, il semble sympathiser bien rapidement avec Riri, même si concrètement elle est là pour lui voler son matériel en lui faisant du chantage – promettant de le dénoncer aux autorités si besoin. Cela ne l’empêche pas de se mettre à lui parler de son père dont il se sent plus proche une fois dans son bunker.

Apparemment, Riri lui fait confiance aussi, parce qu’elle parle d’une IA obtenue à partir d’un scan cérébral et qu’elle veut absolument qu’il profite un peu du matériel incroyable qu’il a. OK ? Elle peut en tout cas réparer son armure et s’enfuir grâce à celle-ci pour rejoindre la bande de Parker. Bizarrement, la bande commence le vol avant même d’être sûrs de la présence de Riri. Elle arrive toutefois pile à tmeps pour les aider dans leur cambriolage.

La scène d’action est un peu caricaturale. Les chorés sont bonnes, je ne dis pas, mais c’est si peu crédible qu’ils se mettent à se battre comme ça dans un gros bureau. Et puis, malgré l’introduction des tunnels plus tôt dans l’épisode, on ne comprend rien à ce qu’ils font tous, en fait. En plus, personne ne cache son identité.

En parallèle, l’IA de Natalie continue de faire sa petite vie : Riri a voulu l’enfermer dans son ordinateur, mais c’est une IA qui trouve comment envoyer des SMS, puis comment sortir de l’ordinateur. C’est ainsi qu’elle rencontre la mère de Riri. Bizarrement, la mère est fière de sa fille quand elle voit qu’elle a réussi à recréer sa meilleure amie : elle décide donc d’aider Natalie à regagner la confiance de Riri. Rien que ça.

C’est ainsi que Natalie débarque au pire moment dans la vie de Riri : elle la fait sursauter en plein pendant le casse, ce qui la retarde pour pirater le système TUNNL de la riche. Leur but est toujours bien peu clair, mais soit. Riri est forcée de faire équipe avec Natalie pour pirater le tunnel, ça finit par fonctionner in extremis après un peu d’humour.

Parker terrifie la riche en apparaissant de nulle part dans sa voiture – on ne nous explique pas qui il est pour autant ou d’où viennent ses pouvoirs – et Riri sort du Tunnel en un seul morceau. Par contre, Natalie choisit ce moment pour dysfonctionner alors que Riri fait face à un garde. Parker passe par là et n’hésite pas une seconde à tirer sur le garde. Ce faisant, il sauve Riri qui allait clairement se faire tirer dessus, sauf que derrière, Riri commence enfin à remettre en question qui il est.

Elle en parle à « Clown » (et on se moque du surnom de Stuart dans le premier épisode ?), qui rassure Riri. Comme ensuite Parker se lance dans un long discours chiant sur son super groupe de criminels qui changent sa vie misérable, elle semble se faire à l’idée qu’elle est une criminelle.

L’épisode préfère se concentrer ensuite sur sa relation avec Natalie : Riri l’interroge sur le bug qu’elle vient d’avoir et Natalie explique que c’est à cause du flingue. Ben voyons. Le pire, c’est que c’est l’IA qui finit par remettre en question le choix de Riri de bosser pour Parker ! Non, mais sérieusement ? Elle n’a pas l’ombre d’une conscience apparemment et ça me sort toujours de la série.

Je n’en ai aussi rien à faire de sa relation avec Xavier que je ne comprends toujours pas bien : en fin d’épisode, elle se rend à un concert où il l’a invitée. C’est donc du flirt entre eux ? Décidez-vous. Riri entre enfin chez elle pour avoir sa mère qui lui demande à présent de créer une IA à l’image de Gary. Riri ne fait aucun effort et affirme qu’elle ne peut pas l’aider, et voilà.

En fin d’épisode, nous retrouvons aussi Joe et ses problèmes de voisinage et… What the fuck ? C’est cool de réentendre du Alanis Morissette, mais alors cette scène m’a vraiment fait rire par son inutilité apparente.

Un autre cliffhanger nous montre Parker entendre des voix et être perturbé en présence de sa cape d’invisibilité. On comprend donc que son utilisation est douloureuse et dangereuse. John semble être au courant de ce qui arrive à son cousin, être en désaccord, mais… il le laisse faire tout de même.

Ironheart – S01E01 – Take Me Home – 07/20

Je sais bien que j’y allais en sachant que ça n’allait pas être terrible, mais bordel, qu’est-ce que c’est mal écrit ? Le casting est excellent, mais les personnages ne parviennent pas du tout à me convaincre : j’ai l’impression qu’ils agissent tous comme des (pré)adolescents alors qu’on nous dit qu’ils sont adultes et les enjeux… Pfiou. Ce n’est pas gagné du tout cette affaire, car c’est un très mauvais premier épisode qui n’introduit pas vraiment ses personnages et part du principe qu’on les connaît et qu’on va être de leur côté quand… ben ils ont tous tort, en fait ?

Spoilers

Riri se fait virer de l’université (et elle le mérite ?).

Riri Williams, Bad Girl Genius.

Oula. La série commence sans le logo Marvel Studios ? Pardon, mais non. On nous introduit la série par une petite vidéo de l’héroïne avec sa meilleure amie.

Riri nous explique donc qu’elle doit être créative pour obteinr de l’argent et devenir le prochain Tony Stark : elle fait les devoirs de physique d’étudiants et est véritablement géniale, ce qui ne l’empêche pas de faire quelques erreurs au passage. Tiens, le Dean de Community est là.

Une chose est sûre : Riri à un sacré rêve. Malgré un incident qui manque de faire exploser son laboratoire, Riri essaie de négocier un prolongement de sa bourse. C’est un génie, mais elle n’a pas la patience de faire les devoirs et d’ensuite expliquer ses réponses à ses professeurs. En fait, elle arrive en bout de courses après quatre ans de fac et pas l’ombre d’un diplôme. En fait, elle fait plus les devoirs des autres que les siens. C’est sans surprise que le chemin s’arrête là pour Riri, à qui on reproche même de faire honte à Tony Stark.

Si Riri espère pouvoir continuer ses études, elle découvre donc qu’elle est virée de MIT. OK ? Cela manque tellement d’enjeux émotionnels pour nous. L’actrice n’est pas mauvaise, mais son personnage paraît insupportable pour l’instant. C’est bien d’être une incomprise et tout, mais bon, elle ne me paraît pas vraiment être dans son bon droit.

Quand en plus, on enchaîne sur une scène où on la voit voler l’armure qu’elle a certes construite, mais pas payée, vraiment, j’ai senti que je décrochais. Et décrocher dès le début, c’est mauvais signe. L’armure ? C’est un Iron Man, mais en tout blanc. Rien d’exceptionnel, mais ça permet à l’actrice de s’éclater et c’est déjà ça.

Elle a son intelligence artificielle aussi, il s’appelle TRVOR et est un crayon à papier qui nous rappelle un trombone particulièrement agaçant de Windows et n’est pas… réaliste ? Je veux dire quand elle tape sur son casque, le crayon apparaît KO comme un Pokemon, mais… Dans quel but ? La série essaie de faire de l’humour, mais je décroche déjà. Bref. Riri demande à Trvor de l’emmener à Chicago, et puis voilà.

La scène suivante nous montre un braquage dont on ne sait rien avec plein d’acteurs que je connais et que j’aime bien… mais là non plus, je n’ai pas trop compris la manière de nous introduire ces personnages. On comprend que ça tourne mal à cause de l’incompétence d’un certain Stuart. Je suppose que ce sont les méchants de la saison, mais sans certitude non plus, parce qu’ils semblent être impressionnés par le passage dans le ciel d’Iron Mama (ce surnon qu’on lui donne pour se moquer d’elle me fait rire, honnêtement).

Riri arrive donc à Chicago en survolant la ville, mais très vite, elle ne peut plus maîtriser son armure : l’université la dégage de son système informatique et Trvor arrête donc de lui répondre. Cela me paraît plutôt mérité. C’est en revanche sacrément dangereux : elle perd un bout de son casque et finit par se crasher en plein milieu de la ville.

Elle doit finir son trajet à pied où on se moque de sa tenue – l’armure a tout de suite moins de gueule après le crash – et sa démarche. Riri rencontre en chemin Landon, un gamin qui se moque d’elle et m’a fait un peu rire, même si je n’accroche pas à son jeu pour le coup. Riri finit par rentrer chez sa mère où toutes ses amies sont en train de la critiquer, justement. La nouvelle de son expulsion est déjà arrivée jusqu’à la mère de Riri : elle a soudoyé un employé de ménage de l’université pour avoir des nouvelles de sa fille… Pardon, mais… Non ? What the fuck ?

Alors que Riri ne supporte plus sa mère, elle est heureuse de voir débarquer Xavier. Xavier est… un ami ? Son copain ? Son cousin ? Son frère ? Aucune idée. On ne nous le présente pas vraiment, mais il est un sauveur qui permet à Riri d’avoir une excuse pour ne pas faire face aux reproches de sa mère. Je la trouve si insupportable comme personnage. Elle est supposée être à la fac mais se comporte comme une collégienne depuis le début de l’épisode, non ? Elle ne paraît pas être un génie.

En plus, on ne la connaît pas et ce qu’on voit d’elle et de son passé ne permet pas de s’accrocher vraiment. On apprend ainsi, grâce à quelques flashbacks, qu’elle avait une meilleure amie, Natalie, et un papa (je crois ?), mais que les deux ont disparu.

Le lendemain, Riri embarque Xavier avec elle pour faire quelques emplettes. Son but est de réparer au plus vite son armure. Soit. Elle achète donc ce qu’il faut auprès de Tony, son vendeur local mais il lui manque de l’argent. Cela tombe bien, ça permet au méchant (j’adore cet acteur) de payer pour elle, parce qu’il la surveille depuis son arrivée.

Il la connaît bien, connaît tout son parcours scolaire et est heureux de voir qu’elle est une adulte à présent. C’est juste dommage qu’elle ne se comporte pas comme une adulte pour l’instant. Elle accepte même de prendre la carte de cet inconnu qui lui paie son matériel et de se rendre à un rendez-vous super louche dans une pizzeria. Il faut prendre un ascenseur dans lequel on la piège.

On ? Les méchants du début qui ne sont peut-être pas des méchants, mais qui sont clairement des marginaux. C’est un groupe de génies qui la piègent pour voir combien de temps elle mettra à s’échapper d’un ascenseur dans lequel il y a un gaz qui se répand.

Elle s’en tire bien et bat le record de Stuart pour sortir de l’ascenseur. Soit. On la teste pour voir si elle pourra le remplacer ou compléter son travail après tout. Bordel, j’ai tellement envie de croire que la série peut être bien, mais on la voit ensuite se laisser convaincre par un certain Parker de rejoindre ce groupe.

Pour convaincre Riri, il suffit de lui proposer plein d’argent en fait. Bon, après, elle connait déjà Stuart de réputation, je suppose que ça joue un peu. Elle accepte en tout cas de bosser pour eux et promet qu’elle aura son armure le lendemain. C’est beaucoup s’avancer vu l’état dans lequel elle est. Elle rentre chez elle et commence aussitôt à la réparer, tout ça pour mieux nous déclencher un autre flashback.

Elle écoute une mixtape de Xavier dans lequel il y a un message vocal de Natalie. Cela lui provoque un PTSD de la nuit où Gary (pas son père si elle l’appelle Gary ?) et Natalie se sont fait tuer. Elle nous fait une petite crise de larmes, sort s’aérer après avoir reproché à sa mère de ne pas s’être occupée du garage de Gary, puis passe la nuit à réparer l’armure. De son côté, Parker, lui décide de se faire tatouer par son homme de main. Peut-être que les tatouages permettent de savoir de quel personnage il s’agit, mais moi, ça ne me dit rien.

Si ce n’est pas le cas, ça permet de le voir longuement torse nue et ça fait toujours du bien pour l’audience, je suppose. Il va falloir au moins ça, parce que de son côté, Riri galère, détourne le courant de tout son immeuble et a encore besoin d’attendre 4h pour que son armure soit rechargée. Elle finit bien sûr par s’endormir, mais se réveille au petit matin quand Natalie la réveille. C’est un hologramme, mais on n’en saura pas plus pour l’instant, car c’est le cliffhanger. Bon, ça va être long de voir encore cinq épisodes, finalement.

Ironheart (S01)

Dernière série vue en 2025, mais je n’ai pas encore publié les articles, oups !

Ça raconte quoi ?

Riri Williams est une inventrice de génie de l’univers Marvel.

Saison 1 | Saison 2

Ce que j’en attends…

Honnêtement, à ce stade, pas grand-chose. Je ne vais pas vous mentir, je regarde la série parce que Marvel me manque, mais je n’espère pas quelque chose d’aussi génial que ce que Marvel propose habituellement. Je sais déjà que je vais regretter de passer six heures de ma vie devant, parce que je n’ai vu passer que des retours négatifs sur la série. Et, en vrai, c’était un peu le cas aussi pour Ms Marvel et j’ai adoré la série alors il me reste une mini-part d’espoir… mais bon, je n’ai pas oublié non plus la catastrophe qu’était Echo.

Et puis, j’ai vu toutes les séries Marvel sorties depuis Wandavision et, franchement, à part Agatha All Along, aucune ne lui arrive à la cheville. Iron Heart semble être dans le même moule écrit par l’IA de ces personnages random à qui on donne une série pour développer une sous-intrigue qui aura un impact mineur dans les films, peut-être, un jour, dans six ans. Et comme c’est dans six ans, ben, je m’en souviendrais pas. C’est un peu l’effet que m’ont fait certaines apparitions dans Thunderbolts : la certitude que je devrais connaître, mais sans réussir à le relier à quoique ce soit. Bref.

Je me lance et on verra bien !

Note moyenne de la saison : 09,5/20

Ironheart – S01E01 – Take Me Home – 07/20

Je sais bien que j’y allais en sachant que ça n’allait pas être terrible, mais bordel, qu’est-ce que c’est mal écrit ? Le casting est excellent, mais les personnages ne parviennent pas du tout à me convaincre : j’ai l’impression qu’ils…

Ironheart – S01E03 – We in Danger, Girl – 12/20

Le début d’épisode est aussi catastrophique que le reste et la série peine toujours à nous faire comprendre tous les enjeux des scènes d’action qu’elle fournit de manière régulière et automatique. Cela dit, on est en mi-saison (déjà, ouf)…

Ironheart – S01E04 – Bad Magic – 07/20

J’ai tellement envie d’accrocher à la série, mais vraiment, à chaque fois, on nous sort des scènes qui me perdent totalement. Ce n’est pas réussi, parce qu’il n’y a jamais de crédibilité dans les actions des personnages, certains changent…

Ironheart – S01E05 – Karma’s a Glitch – 10/20

J’enchaîne les épisodes pour m’en débarrasser à ce stade. C’est trop dommage de passer à côté de ce qui aurait pu être une belle histoire. Ici, on a un épisode de transition qui s’en sort mieux que les autres…

Dream Productions – S01E04 – A Night to Remember – 16/20

Ce n’est pas vraiment la fin que j’envisageais, en grande partie parce qu’ils touchent à quelque chose que j’aime beaucoup concernant le sommeil, mais pas comme ça me semble être dans la vraie vie. Le message que fait passer la série est toutefois le bon et j’ai passé un excellent moment devant. Non, vraiment, c’est du bon travail de leur part – j’aurais aimé me dire que c’était plus qu’une mini-série.

Spoilers

Xeni veut se venger de Paula.

Teen Riley is cooler than most of you in this room, which is not hard.

J’ai eu du mal à ne pas enchaîner les deux derniers épisodes, j’avoue. Je trouve ça tellement naze de se contenter de quatre épisodes ! Le début de celui-ci est hilarant : on suit Xeni qui devient vendeur de sandwichs, puisque c’est là que sa tante a décidé de l’envoyer. Il a clairement la haine de cette nouvelle situation et déteste Paula. D’accord, mais vous avez à peine 25 minutes pour tout arranger, est-ce le moment de les faire se détester comme ça ?

Riley est dépassée par ce qu’il s’est passé durant la nuit. Elle s’en confie à son père : elle est terrifiée d’être somnambule, ne veut plus de cavalier et, en fait, ne veut plus aller au bal du tout. Son père ne sait pas quoi dire.

Dans les studios, Jean décide simplement d’interdire l’improvisation pour les rêves. C’est bien simple : elle veut qu’ils suivent les scripts qu’elle leur donne, et c’est tout. Cela donne à Xeni l’idée de saboter Paula en écrivant un script horrible. Il est simple pour lui de saboter Paula : un peu de café lui donne tous les accès à la salle des scénaristes. Il remplace donc le script qu’elle est censée tourner le soir même par le sien, qui est un véritable cauchemar. C’est petit de sa part, mais Paula le mérite un peu.

C’est terrible, parce que je pense ça, je l’écris, mais l’épisode continue et dans celui-ci, Paula rentre chez elle pour mieux découvrir que son plus grand hit, le rêve où elle dit au revoir à sa tétine, se désintègre. C’est horrible pour elle et j’ai de nouveau de la peine. En plus, elle est déprimée de devoir lire un script imposé.

Le script imposé ? Xeni est un connard, tout simplement. Il envisage ainsi un rêve avec de multiples éveils dans le rêve : Riley se rend au bal, trouve sa version ado qui danse avec ses copines et se moque de sa robe – celle de sa mère. Bim, Riley se réveille et se rend au bal, où sa version ado se moque d’elle parce qu’elle est venue avec ses multiples copains imaginaires. Bim, Riley se réveille et se rend au bal où la licorne-sirène devient le sujet de toutes les moqueries de sa version ado qui lui dit qu’elle doit arrêter avec ses délires enfantins. C’est… violent. Paula est révoltée et décide de démissionner. Elle refuse de tourner ce cauchemar et comprend qu’elle ne sait plus quoi dire à Riley si c’est ça qui fonctionne.

De son côté, Xeni continue de mal faire son travail pendant ce temps et est tout fier du cauchemar qu’il a écrit. Seulement, son collègue lui fait prendre conscience que c’est un cauchemar que Riley fera. C’est terrible : il finit par comprendre le problème et veut aussitôt faire en sorte de revenir en arrière. Ce n’est pas gagné. Il se précipite vers les studios pour arrêter Paula.

Le truc, c’est que Paula s’est déjà barrée. Il la retrouve tout de même devant les studios et confesse ce qu’il a fait. Terrifiée, Paula décide donc d’aller voir Janelle pour l’empêcher de tourner le script, puisque c’est à elle qu’on l’a confié. Janelle n’a pas eu le temps de le lire de toute manière, elle est concentrée sur le set. Elle reproche à Paula de vouloir la saboter et de ne pas la voir comme une productrice de film, mais elles sont interrompues par l’arrivée de Jean, contactée par Xeni.

C’est loin d’être la solution que Paula espérait : Jean annonce que son neveu a écrit un super script qui fera passer le message à Riley qu’il est temps de sortir de l’enfance. Paula essaie encore d’arrêter Jean, mais c’est en vain.

À la lecture du script, Janelle décide à son tour de passer son tour. Elle est donc tout simplement virée par Jean, qui fait appel à la sécurité pour virer de son set Janelle, Paula et Xeni. Elle est sûre de pouvoir elle-même diriger le rêve, parce que c’est facile d’après elle. Mouais.

Par chance, notre trio est aidé par un membre de l’équipe de tournage qui leur permet de revenir dans le studio. Il n’empêche qu’il faut empêcher le rêve d’être tourné. Ce n’est pas gagné. Comme ils comprennent que le rêve doit avoir lieu puisque Riley s’endort, ils décident de le modifier pour que ce ne soit pas un cauchemar.

Ainsi, Janelle se débrouille pour que la robe utilisée ne soit pas la robe de la mère mais la rêve dont Riley rêve – celle de son hit. Cela énerve Jean, qui accélère le tournage. Le truc, c’est que Xeni arrive à se débarrasser des copains imaginaires en leur faisant dire dans leur impro « non, mais » plutôt que « oui, et ». Il ne faut pas longtemps pour qu’ils se détestent et en viennent aux mains.

Paula est moins efficace pour arrêter l’utilisation de la licorne, malheureusement. Jean arrive plus vite que prévu à cette partie du rêve puisqu’elle ne peut pas utiliser les copains. Janelle et Xeni, en plus, sont arrêtés par la sécurité. Comprenant qu’elle ne peut rien faire concernant le jouet licorne, Paula se jette alors sur la caméra et décide d’empêcher Jean d’aller jusqu’au bal. Malheureusement, Jean s’avère finalement plus forte, surtout qu’elle est violente aussi quand il est question de dire à Paula que ses rêves n’inspirent plus Riley.

Acculée, Paula fait alors appel à son chien. C’est vrai que j’en ai peu parlé : elle a un chien depuis le début, qui n’a été que la source d’un ou deux gags. Il est capable d’endormir les gens quand on le caresse. Elle caresse donc son chien pour faire s’endormir les gardes qui la maintiennent loin de Jean et la caméra.

Une fois que c’est fait, Paula décide de retirer le filtre de la caméra, permettant de transformer les décors en réalité aux yeux de Riley. Son but est de faire comprendre à Riley qu’elle est dans un rêve. Retirer le filtre pendant le tournage ? C’est risqué et jamais fait. Cela mène à un stade compliqué où Riley n’est pas réveillée, mais pas endormie, mais pas somnambule. En fait, c’est terrible : Riley se retrouve dans un rêve avec toute l’équipe de tournage, qu’elle voit et à qui elle peut parler. Ils sont un peu en roue libre les scénaristes.

En plus, elle y est tout de même confrontée à la licorne-jouet de son rêve… mais Riley comprend ici qu’elle rêve. Tristesse nous apprend que c’est un rêve lucide (mouais, c’est pas exactement ça, un rêve lucide, et c’est dommage que les scénaristes modifient cet aspect) et ça permet à Riley de faire en sorte que son jouet licorne redevienne ce qu’il est : un jouet.

Confrontée à son dessin d’elle ado, Riley est juste déprimée. Elle finit par aller s’asseoir, et c’est Paula qui finit par aller la voir pour lui parler et lui remonter le moral. Paula lui fait prendre conscience que si elle n’a pas la réponse pour le bal et la robe, elle est au moins dans son rêve. Elle peut donc faire ce qu’elle veut de celui-ci.

Elle invente un super outfit, lance la musique, Paula laisse Xeni diriger le rêve et ça permet à Riley de demander à ce que la licorne vienne. C’est une jolie manière de conclure cette mini-saison, mais je ne suis pas 100% convaincu par le coup du rêve lucide présenté comme un rêve dans lequel elle peut parler aux créateurs. Tout est bien qui finit bien, évidemment : Riley se réveille avec de nouveau l’intention d’aller au bar.

Bien sûr, Riley ne se souvient pas de son rêve au réveil… Concrètement, un rêve lucide, c’est un rêve dans lequel on sait qu’on rêve et on s’en souvient un peu au réveil quand même, ce n’est pas qu’une sensation. Je trouve qu’ils ratent un petit quelque chose dans l’écriture de cet épisode et c’est bien la première de tout Vice Versa que je trouve qu’ils passent à côté de quelque chose. Après, c’est que je suis particulièrement attaché à la pratique des rêves lucides et c’est peut-être moi le problème.

En tout cas, ça mène à une belle conclusion pour cette mini-série : Colère fait virer Jean, Paula récupère son poste. Xeni devient producteur. Dans la réalité, Riley se rend au bal et Paula nous explique que les rêves sont juste un entraînement après tout. Le bal n’est pas un grand succès car tout le monde reste sur son portable et est gêné d’être là. Seulement, Riley se souvient de son rêve – pas en détail, juste le ressenti. Elle décide donc d’entrainer ses deux meilleures amies sur la piste de danse et de passer une excellente soirée. Et juste comme ça, tous les ados passent une belle nuit. Eh, sympa comme conclusion.

En bref

Vous ne m’enlèverez pas de la tête qu’ils tiennent un concept qui aurait pu marcher sur bien plus d’épisodes en ne se contentant pas que du bal et en proposant les explications sur plein d’autres rêves récurrents aussi, mais ces quatre épisodes fonctionnent bien comme un tout. Tellement d’ailleurs, que même si je les ai vus sur quatre jours, je me demande pourquoi ils ont décidé d’en faire des épisodes et pas un film ?  

Oh, ça n’est pas un Vice-Versa 3, c’est sûr, mais ça tient suffisamment la route tout seul pour être un film. Et plus que certaines suites de Disney. Bref, si tout ne m’a pas convaincu, j’ai passé un excellent moment et je suis content d’avoir enfin pris le temps de regarder cette série qui m’a fait de l’œil plusieurs fois dans l’année.