On se retrouve aujourd’hui pour un nouveau TFSA un peu beaucoup trop dur à mon goût ! Pour rappel, ça devient presque lassant de le dire, Tequi nous propose un thème en rapport avec les séries sur lequel faire un top 5 tous les sept jours.
Aujourd’hui, le sujet m’a particulièrement posé problème parce qu’il est question de séries que l’on n’aime pas « bingewatcher ». Or, ce n’est pas évident ! Parce que je regarde la moitié de mes séries comme ça et l’autre moitié à la semaine, faute d’avoir le choix de faire autrement. Autant vous dire qu’il a fallu que je me creuse les méninges ! Cela aurait été tellement plus simple de le faire dans l’autre sens (encore que, non, ça aurait été pire, trop de choix !)…
Bon, du coup, j’ai décidé de ne pas faire de top, mais de vous expliquer mon point de vue sur les problèmes que je rencontre de plus en plus avec le bingewatch, merci Netflix.
À force de réflexion, j’en suis arrivé à la conclusion que ce thème n’était pas fait pour moi. Mon seul problème actuellement avec le bingewatching, ce sont les séries avec trop d’épisodes (Supernatural ou Brooklyn 99 par exemple) dans mon challenge qui ne me donnent pas envie de me lancer parce que c’est trop long.
Autant ça ne me posait pas trop de problèmes avant, autant Netflix a changé ma manière d’aborder mes marathons. J’ai de plus en plus de mal à m’enfiler 22 épisodes, même sur une semaine, y préférant deux séries courtes, juste parce que. Du coup, je pourrais faire la liste des séries de plus de 22 épisodes qu’il faut que je rattrape, mais je pense que vous avez saisi l’idée.
En plus, je ne peux pas dire qu’il soit désagréable de les bingewatcher, parce qu’une fois lancé, en général, je ne m’arrête plus. C’est d’ailleurs tout le problème, vous lisez un type qui n’a pas hésité à rattraper quatre saisons et demi d’Haven dans les cinq jours précédant sa rencontre avec Eric Balfour ou 4 saisons de Person of Interest en un mois afin d’être à jour pour le visionnage de la dernière saison (le tout en rédigeant son mémoire de M2).
Ce n’est donc pas que je n’aime pas ça… juste que ce n’est pas raisonnable. J’ai peut-être un problème d’addiction, mais j’ai suivi des colloques universitaires sur le sujet, et on ne peut pas vraiment dire que ça existe en tant que tel pour le moment, alors je ne sais pas quoi vous dire précisément. J’ai besoin d’un objectif précis, clair et surtout d’une sensation de dernière minute. Bref, je les aime à la folie mes séries !
Un autre problème que je peux rencontrer avec le bingewatching, c’est que passé un certain nombre d’épisodes, certaines séries deviennent un peu trop prévisible. C’est le cas de tous les formats de type procédural, par exemple. Parfois, ça en devient un peu ennuyeux. L’exemple récent de Luciferme revient en tête. Certes, les personnages sont géniaux et la dynamique bonne, mais alors les enquêtes n’ont rien d’original… Et voilà pourquoi je n’ai pas encore repris la saison 2 (mais dès que ce sera le cas, je vais m’empiffrer).
Dans le même genre, Once Upon a Timenous sort la même soupe à chaque épisode. Dans les deux cas, c’est bien écrit, c’est juste que ça a tendance à me faire décrocher… Pourtant, pareil, j’avais rattrapé la série en janvier 2015 pour me mettre à jour et ça ne m’avait pas posé problème. Généralement, je finis par regarder l’épisode, certes, mais en même temps je suis à faire la poussière ou errer sur Twitter… Pas franchement les séries du siècle, donc (attention, soyons clairs, Lucifer reste mille fois meilleur hein).
Voilà. Ce n’est pas l’article du siècle non plus… mais vu que je bingewatche tout ce que je peux, il faut bien avouer la vérité : il n’y a pas de séries que je déteste bingewatcher. Ce que je déteste, ce sont les obligations sociales et le travail qui m’empêchent de bingewatcher sans culpabiliser…
Cela faisait un moment que j’avais envie de refaire une chronique « On ne va pas se mentir », mais quand j’ai une idée, je n’ai pas le temps, et quand j’ai le temps, je n’ai pas d’idée. Du coup, je vais me tenter une nouvelle formule, celle du dossier publié sur quatre semaines. Bref, je suis de retour en février pour la rubrique sans langue de bois du blog, avec une question absolument effrayante : « pourquoi je suis passé au speedwatching ? ».
Ces mots sont terribles ! Quitte à appeler cette rubrique « on ne va pas s’mentir », autant vous dire la vérité tout de suite : oui, j’ai speedwatché certains épisodes de séries ! Bouh, c’est mal. Et oui, tant que j’y suis, je l’avoue : certaines critiques de ce blog sont issues du speedwatching aussi (BOUUUUH), mais je ne suis pas certain que vous saurez deviner lesquelles pour autant ! Indice : la taille ne compte pas.
En réponse au podcast de Monsieur Séries qui a récemment cherché à comprendre le phénomène, voilà donc mon témoignage sur la vilaine bête noire des sériephiles : vous saurez du tout du pourquoi, du comment et de mon avis définitif sur cette pratique apparemment un peu honteuse. Enfin, vous saurez tout d’ici un mois, parce que comme je disais en intro, je vais vous faire quatre articles sur le sujet, qui est tellement vaste que j’aurais de quoi en écrire un livre. Oui, je suis motivé comme ça. Par contre, vous, vous avez peut-être un peu autre chose à faire que de lire tout ça et moi, mon but, c’est que vous me lisiez aussi quand même. J’adore parler tout seul, mais c’est toujours sympa de se sentir écouté/lu aussi. Au moins un peu, quoi.
Bon, puisque je vais écrire trois autres articles dessus, en tout cas, laissez-moi aujourd’hui vous proposer une introduction sur la chose, c’est-à-dire simplement une définition et un exemple. Histoire de comprendre de quoi je parlerai plus longuement et plus précisément ces prochains samedis ! Bref, j’avoue, c’était un titre accrocheur, mais la réponse ne viendra que la semaine prochaine, OUPS, restez avec moi quand même, j’ai des photos marrantes pour illustrer l’article :
Le « en-train-de-regarder-en-vitesse », c’est quoi ?
Explique-nous tout, Jamy ! Nouvelle (soi-disant) dérive mise à la mode par les médias (là, là ou là, et puis ici ou là, pour ne prendre que les cinq premiers résultats Google) au passage à l’an 2017 (grosso modo, les articles s’étendent du 28 décembre au 7 janvier), c’est une pratique qui consiste comme son nom l’indique à regarder plus rapidement un contenu multimédia en accélérant sa vitesse de manière variable (du x1.12 au x2, si ce n’est plus). Cela existe depuis des années sur VLC ou Youtube, mais quelqu’un a eu la bonne idée d’en faire un pseudo-débat en fin d’année, et depuis les passions se déchaînent chez les (soi-disant ?) spécialistes. Et du coup, je viens ajouter ma pierre à l’édifice des débats avec ma série d’articles, mais je tiens à le faire surtout en réponse, car j’ai vu beaucoup de critiques faciles, mais peu de justification vraiment solide du pourquoi du comment. Et comme j’aime pas subir des insultes (mais si, promis, ça va jusque-là) sans y répondre, me voilà.
Donc, certes, je suis en retard sur le mouvement, mais j’espère que ce gros dossier (tous les samedis de février si tout va bien) vous plaira et je commence déjà à réfléchir à quels autres sujets je pourrais traiter par la suite (et je suis preneur de vos idées).
Allez, pour vous faire une idée, je vous laisse cette vidéo Youtube. Vous verrez en l’accélérant que l’on comprend tout à fait les mots prononcés, et même que l’on ne note pas vraiment la différence en 1.25 si l’on n’est pas au courant. C’est assez dingue comme concept. Pour tenter le speedwatching, il suffit d’aller voir dans les paramètres en bas à droite et de changer la vitesse. Pour commencer, on y va gentiment, je vous mets une vidéo française :
J’avoue, j’ai choisi cette vidéo pour vous faire découvrir l’excellent travail de PV Nova au passage. Si vous ne connaissiez pas son projet 10 days/10 songs, je vous invite à aller découvrir l’album (en vitesse normale, HEIN) par ici. Je me laisse rarement l’occasion de parler d’autre chose que des séries sur le blog, c’était l’occasion.
OK, quel intérêt, me direz-vous ? Le speedwatching est supposé faire gagner du temps. Ni plus, ni moins. Bienvenue dans la société de consommation. Personnellement, j’ai d’abord entendu parler du « speedreading », avec des logiciels ou des sites (par ici) proposant de lire des textes beaucoup plus rapidement en faisant défiler les mots devant les yeux plutôt que l’inverse. Et vous savez quoi ? Cela fonctionne. J’ai lu en « speed reading » pas mal de choses complémentaires pour les études. L’attention et l’apprentissage y sont forcément moindre, mais pour revoir des choses déjà connues, c’est sacrément pratique. Scientifiquement parlant, le cerveau est capable de capter beaucoup plus de mots que ce que permet la vitesse de lecture traditionnelle. Il existe également des méthodes qui consiste à diviser une page en quatre et à ne faire que regarder chaque morceau quelques secondes. Si l’on vous pose des questions sur le texte, vous êtes alors capables de répondre assez précisément, alors que pourtant vous ne l’avez pas lu. Flippant ? Oui, c’est aussi comme cela que fonctionne la publicité, hein, si on vous matraque des logos que vous ne regardez pas un peu partout, c’est parce que vous les voyez quand même. Tout un programme.
Il en va exactement de même avec l’audio, où notre cerveau peut gober bien plus de mots que ce que nous permet d’en prononcer la bouche. C’est d’ailleurs pour ça que certaines personnes peuvent traiter les informations données en même temps par deux interlocuteurs parlant en même temps. Et parce que je suis un blog série, je ne résiste pas à l’envie de souligner que certaines séries n’hésitent pas à en jouer dans leurs premières saisons, comme Grey’s Anatomy (Cristina et Meredith qui parlent vite, chacune leur tour certes, de choses totalement différentes) ou plus encore Agents of S.H.I.E.L.D (avec Fitzsimmons parlant cette fois en même temps, le plus souvent pour se compléter…).
Et comment tu fais ? Il paraît que certains lecteurs DVD permettent de le faire, moi perso il coupe le son si j’essaye l’avance rapide, alors je ne fais pas comme ça. En revanche, il existe tout un tas de manière de regarder en vitesse accélérée, et je suis loin de toutes les connaître. Pour ceux qui téléchargent (et ce n’est pas mon cas), il y a VLC qui permet de le faire dans les options de « Lecture » (il y a un bouton « vitesse », ou sinon vous pouvez accélérer/ralentir la vitesse à coup de 0.5 en appuyant sur les touches +/- de votre clavier). Youtube permet de le faire, bien sûr, comme je le disais plus haut. Parmi les lecteurs de streaming, certains le propose, à commencer par Openload qui, en plus, propose généralement une qualité pas trop dégueu. Et pour Netflix ? L’application ne permet pas de le faire, mais il paraît que des extensions Chrome/Firefox offrent cette possibilité. Je confirme qu’il en existe pour Firefox, car j’en ai une (pour les vidéos des sites d’info notamment, mais aussi pour certains cours et conférences en ligne, où j’adapte la vitesse des profs à mon rythme de frappe/de fatigue), mais je viens de vérifier, elle ne fonctionne pas sur Netflix. Oui, la vie n’est pas un long fleuve tranquille quand on choisit de speedwatcher, en plus de faire face aux critiques, il faut se débrouiller pour trouver comment faire. Cela dit, je vous garantie à 100% que ça peut être pratique et vous sauver un emploi du temps chargé !
Alors pourquoi pas ? Parce que les autoproclamés puristes des séries hurlent à l’hérésie quand il est question de speedwatching, qui suppose (obligatoirement) de casser un rythme voulu par le showrunner, d’accélérer (et donc perdre) des nuances de jeu d’acteur ou tout simplement ne pas entendre/savourer le dialogue. Bref, ce n’est plus regarder une série de la manière dont elle a été conçue, mais c’est être dans de la consommation pure et dure, sans savourer.
« Mais attends, me direz-vous encore, le bingewatching est à la mode, or ça consiste à regarder toute une saison d’une série diffusée sur treize/vingt-deux semaines en une journée/deux nuits, non ? Est-ce que ce n’est pas de la consommation pure et dure, sans tout savourer et sans regarder de la manière dont elle est conçue avec des cliffhangers pour faire revenir la semaine suivante ? ». Si, vous répondrai-je. Le speedwatching, c’est exactement comme le bingewatching, en fait.
En pire.
Du coup, j’ai beaucoup de choses à en dire au-delà de cette introduction assez brève (mais déjà longue à mettre en page en fait). On se retrouve la semaine prochaine avec « Les (vrais) avantages du speedwatching »… car non, ce ne sont pas forcément ceux mis en avant par les articles cités plus haut, loin s’en faut ! En attendant, n’hésitez pas à tenter de deviner quelles séries ont fait les frais du speedwatching sur le blog, vous gagnerez des likes de vos commentaires ci-dessous. Vous avez déjà quelques indices dans cet article, même si les photos ne sont pas représentatives car pas exclusivement tirées de séries accélérées. Comme je le disais plus haut, je ne suis pas contre vos retours également sur d’autres sujets qui pourraient faire les frais d’un dossier estampillé « On ne va pas se mentir ».