Avengers Endgame expliqué

Salut les sériephiles,

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Oui, encore un article sur Avengers Endgame, parfaitement. Ce n’était pas prévu au programme, mais puisque j’ai reçu des messages de quelques amis me demandant si j’avais compris certains points du film, je me suis dit que ça valait bien un article. Avant de continuer, inutile de préciser, je crois, que cet article va spoiler méchamment le film. Autrement dit, si vous ne l’avez pas vu, arrêtez tout de suite votre lecture, parce que je vais vraiment écrire sur l’ensemble du film, y compris sur une de ses dernières scènes.

Voir aussi : Mon avis sur le film

Spoilers

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Vous l’aurez compris j’imagine, dans cet article, je vais surtout revenir sur l’intrigue principale du film concernant les voyages dans le temps. Comme bien souvent, j’ai trouvé ça bien expliqué, mais ça n’empêche pas certaines confusions apparemment. Il faut dire qu’ils ont eu la bonne idée de reprendre l’idée des lignes d’univers d’Einstein et la théorie d’Everett, mais que ce ne sont pas les plus populaires dans nos références culturelles habituelles, alors forcément, un tas de questions se posent !

Entrons donc dans les détails de la manière dont j’ai compris ce film !

Oubliez ce que vous croyez savoir

Dans la majorité des histoires de voyages dans le temps, on retrouve deux constantes : celle de la boucle temporelle (Harry Potter, 12 Monkeys) et celle de la causalité, qui fait qu’une action se déroulant dans le passé peut changer le futur (Retour vers le futur). De manière concrète, le temps serait une frise chronologique droite :

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A précède B, et c’est comme ça. Si jamais on venait à voyager dans le temps et supprimer le point A, alors le point B n’existerait probablement pas non plus : imaginons que A soit la maman enceinte d’un personnage B, par exemple, en tuant A, on élimine aussi B si l’on voit le temps comme une ligne droite.

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Seulement voilà, c’est trop simple ça et bien sûr, dans Avengers Endgame, le temps n’est pas présenté comme une ligne droite, ce qui fait que même si on supprime le point A (Thanos en 2014), le point B continue d’exister (Thanos a donc bien claqué des doigts en 2018, même si le Thanos de 2014 se fait tuer en 2023). Pour bien le comprendre, les scénaristes ont évoqué la possibilité de tuer bébé Thanos et on nous ont expliqué que non, ça ne changerait rien au présent. Plutôt que de considérer le temps comme une entité linéaire, il faut en fait effectuer un déplacement et considérer la ligne de temps de chaque personnage. Même s’il voyage dans le temps et retourne dans le passé, chaque personnage continue de vivre une seule ligne droite avec son passé et son présent (quant au futur, il ne sait pas ce qu’il sera).

Pour préciser, prenons le cas précis de Hulk : au début d’Endgame, son passé, c’est la bataille de New-York en 2012. Son présent, c’est donc le « cinq ans plus tard », en 2023. Quand il remonte dans le temps en 2012, il est certes dans le passé pour nous qui observons la chronologie générale avec en tête le point A et le point B ci-dessus, mais le personnage, lui, continue de vivre son présent. Son présent est donc alors en 2012, jusqu’à ce qu’il retourne en 2023. Et comme ce n’est pas forcément clair par écrit, voilà la frise chronologique on ne peut plus logique :

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Bref, en 2023, Hulk voyage dans le passé (2012 NYC), mais ça reste quand même son présent (2023) qui se retrouve dans le passé ; d’où la scène comique où il se voit et où il tente d’imiter sa rage. C’est aussi ce présent-là qui retourne en 2023 avec la pierre du temps. Cette partie-là est encore à peu près simple puisqu’il ne se rencontre pas lui-même, et c’est ce qui explique aussi que Natasha ne peut revenir une fois morte : c’est bien le personnage de 2023 qui meurt en 2014, on ne peut rien y faire.

Les branches temporelles

Ainsi, le film nous invite à ne pas considérer le temps comme une ligne droite, mais à considérer que chaque individu a sa propre ligne de temps. Cela change totalement la perception que nous devons avoir du temps, qui se retrouve alors avec des branches temporelles. Si le terme de branche temporelle ne vous plaît pas, pensez plutôt monde parallèle, ce sera peut-être plus clair.

C’est expliqué dans le film avec la scène en 2012 sur les toits de New-York. Il est ainsi indiqué à Hulk que s’il retire la pierre en 2012, alors il va créer une branche temporelle qui fait que tous les événements qui suivent sont différents car il n’y aura plus de pierre. En gros, sans la pierre du temps, Dr Strange ne pourra pas venir à bout de son grand-méchant deux ans et demi plus tard. Dès lors, le temps ressemble plutôt à ça :

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Pour la lecture du schéma, il faut donc d’abord considérer la ligne marron (en haut), qui est la chronologie du MCU telle qu’on la connaît. La flèche verte nous montre Hulk remontant le temps jusqu’en 2012, où il intervient et change les événements, créant ainsi la branche temporelle orange (en bas). Au sein de celle-ci, la pierre du temps (notamment) n’est plus, ce qui veut dire que les événements s’y déroulent complétement différemment. Bon, on note aussi que dans celle-ci, les Avengers ont foiré leur vie : Loki s’est emparé du Tesseract et le sceptre a disparu. Autant dire que personne ne veut vivre dans la timeline orange !

Cela tombe bien : Hulk n’y reste pas, il retourne se la couler douce (ou pas) en 2023, quelques secondes après avoir quitté cette timeline.

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Cependant, Hulk (et le reste des Avengers aussi) n’est pas un méchant égoïste : il promet donc de ramener la pierre et de la remettre à sa place, ce qui complique encore notre schéma (oui, je m’éclate bien) !

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Cette fois, vous voyez donc que j’ai ajouté la flèche bleue représentant Captain America remontant le temps à la fin du film. L’idée est de le faire arriver à l’endroit où Hulk a pris la pierre, de manière à la redonner à sa gardienne. Une fois que c’est fait, cela permet de faire en sorte que la branche temporelle revienne à la normale, en suivant le trajet indiqué par la flèche rose : le retour de la pierre fait que tout revient à la chronologie telle que nous la connaissons.

En théorie, en tout cas. En pratique, le film manque de précision, parce qu’on voit mal comment Captain America peut arranger la situation créée par les Avengers dans ce 2012 orange. Pour la pierre du temps, pas de souci ; mais pour le sceptre et le Tesseract, c’est autre chose.

Il n’empêche qu’il s’agissait là encore d’une étape simple à comprendre dans ce film. C’est sur cette même logique que se fonde les voyages dans le temps de tout le film, et ça s’applique donc à leur retour dans les années 70 ou sur Asgard.

En revanche, et c’est là que ça va se compliquer, toutes les branches temporelles ouvertes dans le film ne vont pas être réparées, parce que c’est impossible de réparer celle de 2014. De toute manière, elle n’en a pas vraiment besoin…

La branche de 2014 : Thanos, Gamora et Nebula

Concentrons-nous donc sur ce qui semble poser le plus de problèmes de compréhension : le débarquement en 2023 des personnages de 2014. Effectivement, ça n’a aucun sens si l’on suit la logique habituelle des voyages dans le temps, celle du point A et du point B évoquée en début d’article. En revanche, si l’on réfléchit avec les branches temporelles et tout un tas de couleurs, ça se passe un tout petit mieux. Enfin, j’espère, c’est le but de l’article :

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Tout commence exactement pareil : Nebula (entre autres) remonte le temps (en bleu foncé) et son intervention va créer une nouvelle branche temporelle (en doré), parce que personne n’avait prévu qu’elle allait se synchroniser avec son passé. On a donc deux personnages : Nebula 2023, une version « gentille », et Nebula 2014, une version qui ne jure que par Thanos, à qui elle veut plaire. 2023 et 2014 vont se rencontrer, ce qui ne change en rien le passé de Nebula 2023 !

Il faut revenir à l’idée que chaque être à sa propre timeline, ce qui signifie que quelqu’un en 2023 a sa ligne de temps (avec un passé et un présent) mais que ce même quelqu’un en 2014 va avoir sa propre ligne de temps aussi, à dissocier de celle de 2023. En gros, sur le schéma ci-dessus, on a la Nebula 2023 qui connaît la timeline marron et la Nebula 2014, qui vit la timeline dorée. Et même si mon angle n’est pas tout à fait droit, vous voyez que ces deux timelines sont censées se dérouler en parallèle : elles ne se croisent jamais. Cela signifie que ces deux Nebula coexistent, avec une ligne de temps différente :

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En marron, vous voyez la Nebula 2023 que nous connaissons à travers différents films du MCU : elle a une longue vie entre 2014 et 2023, puis elle se rend en 2014, revient en 2023 et tue une version passée d’elle-même. Cette version passée, c’est la version 2014, qui a une vie plus courte, joliment symbolisée par ce trait au blanco, n’est-ce pas ? Oui, bon, OK, je m’étais simplement trompé dans mon schéma, c’est prise de tête aussi pour celui qui explique, je vous rassure.

Les événements de la vie de Nebula 2014 sont bien moins nombreux : elle se rend neuf ans dans le futur pour suivre son père et se faire tuer par une version future d’elle-même.

Seulement, comme il existe deux branches temporelles, Nebula 2023 peut tuer cette Nebula 2014 : tout ce que ça signifie, c’est que Nebula 2014 ne vieillira jamais dans la timeline dorée mais Nebula 2023 existe bien dans la timeline marron, elle a déjà vécu une année 2014, celle-ci ne peut pas être effacée. La Nebula dorée est morte, mais ça n’empêche pas que la Nebula marron soit en vie, puisqu’elle a déjà son propre passé, qui est différent du présent de la Nebula dorée. En bref, dans Avengers Endgame, on apprend qu’il est impossible de changer son passé. On peut juste créer une nouvelle branche temporelle (ou monde parallèle si vous préférez, même si c’est moins exact).

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Techniquement parlant, il y a une faute sur le trajet en violet, ils ne « remontent » pas le temps, mais se rendent dans le futur. Mea culpa.

La même logique s’applique à Thanos : la version Thanos 2018 est morte en 2018, vingt-trois jours après avoir claqué des doigts. La version Thanos 2014 est morte en 2023, sans avoir jamais claqué des doigts dans la timeline dorée. Grosso modo, dites-vous que le Thanos 2018 d’Infinity War est un winner alors que Thanos 2014 est le loser qui a réuni les pierres pour mieux se les faire voler par Iron Man dans un moment d’inattention.

Quant à Gamora, celle que nous connaissons depuis Les Gardiens de la Galaxie est morte en 2018. Dans Endgame, nous en rencontrons une nouvelle qui n’est pas amoureuse de Quill et qui se retrouve par la force des choses à être… la petite sœur de Nebula 2023, plus vieille qu’elle. Mouahaha. C’est pour cela que cette Gamora 2014 prend la fuite : elle n’est pas celle que nous connaissons.

 

Et voilà ! Ajoutons à tout ça qu’il y a la moitié de l’univers qui a un trou de cinq ans dans sa vie, et on se retrouve avec des frises amusantes : si Hulk a souvenir des années 2018 à 2023 et a vieilli durant celles-ci, ce n’est par exemple pas le cas de Peter Parker pour qui la ligne de temps passe de 2018 à 2023 en quelques secondes seulement. Il se retrouve donc en 2023 avec l’âge qu’il avait en 2018. Exactement comme Ant-Man, mais pour des raisons différentes.

Bref, même en voyageant dans le passé, les héros peuvent continuer de vieillir ou mourir, puisqu’ils vivent toujours leur présent et non leur passé… C’est tout l’inverse d’Ant-Man lors des tests d’Hulk : à ce moment-là, c’est le temps qui change pour le personnage, et non le personnage qui change de temps).

Tout pourrait s’arrêter là et tout aurait dû s’arrêter là… mais voilà, le film a tout de même un gros défaut.

 Le paradoxe de Captain America

En effet, si on applique toutes ces théories des branches temporelles, on se retrouve avec cette ligne pour Steve Rogers :

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Bref, il a une vie mouvementée le monsieur, et je ne sais pas trop comment il fait pour calculer son âge exact avec tant d’allers-retours temporels ! Le paradoxe ? Ben, lorsqu’il choisit de rester avec Peggy dans les années 70, il provoque forcément la création d’une branche temporelle, si l’on en croit toute la théorie proposée dans le film (qui s’appuie a priori sur la Théorie d’Everett, qui même si elle ne fait pas l’unanimité est reconnue scientifiquement et semble plus en vogue que celles habituellement mises en avant dans les films et séries) :

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Problème ! Si l’on suit les différents voyages de Captain America, on voit qu’il se rend d’abord en 2012 avec Hulk, Tony et Ant-Man (voyage 1). Il se retrouve ainsi dans la timeline orange précédemment évoquée dans l’article. Soit. De là, il se réconcilie définitivement avec Tony et ils prennent la décision d’improviser en voyageant dans les années 70, où il aperçoit Peggy. C’est le voyage 2, qui va créer ce que j’ai décidé d’appeler la timeline grise (je commence à être à court de stylo). Une fois tout récupéré, Captain America retourne alors en 2023 pour la grande bataille finale.

Jusque-là, tout va bien. C’est après que ça dérape : il est renvoyé dans le temps pour remettre les pierres à leur place. Alors, le truc, c’est qu’on a vu que ça allait être difficile pour la timeline orange et que c’était impossible pour la timeline dorée (puisque de toute manière, Thanos s’en est barré et s’est fait tuer).

Pour être tout à fait juste : il peut toujours se rendre en 2014 et empêcher la création de la timeline dorée en disant simplement aux Avengers de repartir aussi vite qu’ils sont arrivés, mais ça créé alors une nouvelle branche pour 2023 où les Avengers reviennent sans pierre, alors ça ne marche pas non plus pour tout le monde. Pas la peine de s’embrouiller avec ce détail, je sais !

Enfin, quand il remet le Tesseract à sa place en 1970, il remet en place la branche temporelle, certes (encore que ! Il a volé du sérum aussi et il s’en est servi, alors je vois pas comment il peut le remettre à sa place !), mais comme il prend la décision de rester dans ce passé, ben… il créé une branche temporelle. Bref, la branche temporelle grise n’est jamais « réparée » pour redevenir celle qu’on connaît. Autrement dit, et on le voit dans le schéma, on se retrouve avec un paradoxe dans Endgame : Captain America est dans la timeline grise, Sam dans la timeline marron. Ils ne devraient donc pas être en mesure de se parler pour l’échange de bouclier.

C’est un paradoxe qui n’est pas expliqué dans le film, qui fait ainsi (pour moi) une grossière erreur après trois heures à avoir bien géré tout ça. Si quelqu’un l’a compris différemment, je veux bien en parler dans les commentaires. Reste alors la partie la plus fun des voyages dans le temps… les théories pour expliquer les paradoxes !

  • Théorie n°1 : Le Captain que l’on voit donner son bouclier à Sam n’est pas le nôtre… il viendrait alors d’une timeline encore différente et jamais vue où tout s’est déroulé sensiblement à la nôtre et où cette version de Captain a décidé de revenir dans les années 70 de notre monde. Tordu.
  • Théorie n°2 : Captain n’est pas bête et a donc pris de quoi revenir en 2023 en voyageant dans le temps. Une fois vieux et sentant son heure approcher, il décide donc d’utiliser ça pour revenir en 2023. Cela voudrait dire que le Captain que l’on voit à la fin d’Endgame n’a pas vécu dans cette timeline. Si ça explique pourquoi il n’est pas intervenu plus tôt pour sauver le monde, il y a encore une faille : il aurait dû réapparaître en tant que vieillard après les cinq secondes. Ce qui nous provoque un paradoxe, c’est en fait qu’il soit sur le banc. Sans ça, tout le film tenait !
  • Théorie n°3 : il n’y a jamais eu de branche temporelle et nous ne connaissons rien aux règles du voyage dans le temps, donc des événements se sont produits et en même temps ne se sont pas produits, Schrödinger style. Il faut accepter qu’on touche aux limites de la logique et qu’on en sait rien, et puis c’est tout. Mais si vous êtes arrivés à ce stade de la lecture, vous êtes comme moi, et ce n’est pas bien satisfaisant, je sais.

Personnellement, j’ai tendance à préféré la théorie n°2. De toute manière, je pense que nous n’aurons jamais de réponse claire…

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Et Agents of S.H.I.E.L.D dans tout ça ?

Un dernier point pour les fans de la série qui cherchent encore à tout comprendre. Si vous n’avez pas vu la série, ça ne sert à rien de continuer à lire et on se retrouve dans les commentaires. Si vous avez vu la saison 5, alors ce paragraphe est pour vous !

Voir aussi : Mes critiques de la saison 5 d’Agents of S.H.I.E.L.D

Spoilers

Pour rappel, la saison 5 nous présente quant à elle une boucle temporelle et se retrouve donc en paradoxe total avec Avengers Endgame qui nous explique quant à lui que les boucles temporelles n’existent pas. Allons bon, voilà donc que dans le même univers, on se retrouve avec un paradoxe encore plus grand que celui de Captain America. En effet, Jemma nous explique bien tout le long de la saison (avec Yoyo, puis Fitz) que tout ce qu’il s’est déroulé dans le passé ne peut être changé (là on est raccord avec Endgame) et que par conséquent, le futur est déjà écrit (là on ne l’est plus). Souvenez-vous : elle prend la décision de risquer de s’empoisonner pour prouver sa théorie et elle fait tous les bons choix, évitant ainsi de manière très improbable de boire de l’acide.

Elle prouve ainsi que ce qu’il s’est passé une fois pour mener à la création du futur dont elle revient se passera inévitablement dans le présent. Les personnages sont ainsi coincés dans une boucle temporelle, et non pas dans un système de branches temporelles…

Cela dit, la fin de la saison 5 n’a aucun sens si on considère qu’ils sont dans une boucle temporelle : le principe même d’une boucle est qu’on ne peut pas en sortir. Tout ce qui s’est produit une fois va s’y produire à nouveau. Or, ils parviennent à sortir de la boucle.

Endgame me console : plutôt qu’un système de boucle, il va falloir admettre que Fitzsimmons se trompent (mon dieu est-ce seulement possible ?!) et que cette saison nous présentait plusieurs branches temporelles. Toutes se ressemblaient au point de croire que les personnages étaient dans une boucle, alors qu’en fait, ils pouvaient encore changer leur futur grâce à ce retour dans le présent qui leur offrait l’occasion de créer une branche dans laquelle le monde n’est pas détruit. C’est donc ce qui se passe en fin de saison 5 et ça explique que la Terre ne soit pas détruite en 2023 pour nos Avengers.

Endgame apparaît alors comme la solution au problème insolvable de la série, et ça, c’est plutôt chouette. Je suis très curieux de voir ce que proposera la saison 6 dorénavant !

Voir aussi : Tous les articles sur le Marvel Cinematic Universe

Pourquoi je suis passé au speedwatching ? #4

Catastrophe industrielle, cette idée de l’article publié en quatre semaine ! Cinq mois plus tard, je suis de retour pour achever cette rubrique sans langue de bois du blog, avec une question absolument terrible : « pourquoi je suis passé au speedwatching ? ». Ceci est le quatrième article qui suit une introduction au phénomène, un exposé des vrais avantages du speedwatching et mes réponses aux critiques faites à cette pratique. Quant au côté sans langue de bois, vous pouvez le retrouver dans les « 500 mots sur… ».

Le speedwatching : Présentation Les avantages | Les critiques | Ma pratique

bonusJess

Et maintenant, le sujet qui fâche : MA pratique du speedwatching

Pour revoir à l’infini – Ben oui, le premier cas vraiment utile de speedwatch, c’est de se permettre… des rewatchs ! Si vous suivez un peu le blog, vous savez que je regarde un nombre assez grand de séries (et si vous ne le suivez pas, je vous invite à vous balader dans le menu ci-dessus, ça vous fera une bonne idée et ça me fera plaisir). Alors forcément, quand une série traîne un peu trop à revenir, j’ai parfois besoin de me souvenir ce qu’il s’est passé avant la pause, donc de revoir quelques trucs… sans pour autant avoir les 40 minutes nécessaires au visionnage de l’épisode en question. Pas de souci ! Hop, hop, je sprinte l’épisode (et là, on parle vraiment d’aller à toute vitesse, même du x3, car voir les images suffit à se souvenir) et me remets en tête toutes les intrigues de manière beaucoup plus efficace. Et puis, parfois, j’avoue, je passe en vitesse normale parce que la scène en question est juste trop cool.

Dans le même genre, vous savez que j’écris des critiques assez longues, avec en général une citation de l’épisode. Il n’est pas rare que je vois l’épisode en prenant des notes pour ne pas oublier ce que je veux en dire… et ça m’arrive de rédiger la critique finale à partir de ces notes en me repassant l’épisode en x2 (ou plus), histoire d’avoir un fond sonore et d’être sûr de ne rien oublier. Alors, c’est toujours honteux le speedwatching dans ce cas où c’est juste pour bien tenir mon blog ? Ce n’est pas le cas à chaque fois, je vous rassure, parfois ma critique est prête à la fin de l’épisode (ce qui veut dire qu’il n’était pas très passionnant quand même, car j’ai pris le temps de l’écrire devant… bonjour Shadowhunters), parfois je la finis en lançant une autre série parce qu’on est vendredi, etc.

Il faut bien que je sois honnête aussi… parfois, ce n’est pas pour le bien du blog, c’est juste parce que je veux revoir une scène que j’ai adoré dans un épisode et que je ne sais plus où elle est dans l’épisode. Cela peut aussi me servir à faire la capture parfaite, à préparer un petit commentaire TVtime, etc. Dans tous ces cas-là, le speedwatching, je le prends, au mieux, comme un résumé (en plus efficace), au pire, comme les chapitres d’un DVD. Ce sont des cas un peu de « triche » en tout cas, car ce n’est pas du speedwatching, mais du speedrewatching (ouais, j’invente des termes en plus mouahaha).

Et sur le blog, ça concerne qui ? Potentiellement, toutes les séries. Je n’ai pas encore eu l’occasion de le faire, mais un jour, je ferais peut-être des rewatchs de séries que j’adore et pour lesquelles je n’ai d’articles que sur les dernières saisons (Agents of SHIELD, The 100, Unreal ou même Orphan Black). Cela dit, ce n’est pas dit que je les speedwatch pour autant, car je les adore vraiment et ça me va très bien en vitesse normale. En revanche, Fringe ou Haven, je pense que je serais capable de me les revoir comme ça !

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Mea Culpa – Allez, j’ai intitulé cette partie du blog “On ne va pas se mentir”, ce n’est pas pour reculer indéfiniment devant la vérité. Oui, il y a des séries que j’ai speedé et j’assume. The Walking Dead, je suis monté assez haut sur certains épisodes de la saison 5, j’ai re-ralenti à la 6 et aujourd’hui, j’oscille encore entre le x1 et le x1.5 en fonction des intrigues. La qualité est revenue sur cette série, donc j’ai tendance à les voir de plus en plus en vitesse normale. En fait, c’est le cas typique d’utilité du speedwatching : sans ça, j’aurais probablement arrêté de regarder pour n’en lire que des résumés (et encore). Et oui, ma patience a des limites et The Walking Dead les a dépassées plus d’une fois avec des épisodes qui traînent encore et encore, des plans fixes avec gros plans où il ne se passe rien, absence de dialogues et de toute intensité dramatique. Alors, j’ai eu droit aux discours moralisateurs sur le travail de cadrage, les nuances des jeux et tout le blabla, mais franchement, sur les séries AMC, vous ne m’enlèverez pas de la tête qu’elles sont avant tout créées dans l’idée du deuxième écran et du principe de laisser le temps aux téléspectateurs d’aller commenter sur Twitter (bon, la saison 2 de Preacher me contredit un peu). Ce qui est particulièrement détestable, parce que putain, on se fait chier ! Du coup, je n’ai plus honte de le dire, plutôt que de m’énerver devant ma télé (ou de l’éteindre), j’accélère un tout petit peu le rythme, je vois ça en 35 min au lieu de 42 et c’est beaucoup plus intéressant !

J’ai pris cet exemple car c’est le plus parlant à un plus grand nombre ; et parce que la série a su en revenir et me raccrocher petit à petit. C’est le cas typique où le speedwatching m’a été salvateur. Malheureusement, c’est loin d’être un cas unique.

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Et ça concerne qui d’autre sur le blog ? Allez, vous le voyez venir tellement c’est évident après tout ça : Quantico, que je regarde généralement en x1.5 depuis la reprise… Les épisodes sont une catastrophe, mais je n’ai pas envie de m’arrêter en cours de route (je rappelle que c’était écrit en février cet article, j’ai vu la fin en x1). Je persiste car je veux savoir jusqu’où ils oseront aller, et que de ce point de vue-là, ils ne sont pas décevant. The Affair est aussi typiquement le genre de série qui se savoure aussi bien en x1.25 qu’en vitesse naturelle. Certains points de vue sont même tellement chiants qu’il m’arrive d’augmenter plus haut (mais c’est Noah, je ne peux pas le voir). Once Upon A Time a également tendance à passer en x1.25 ou x1.5 si je n’ai rien d’autre à faire devant. Oui, quand je fais le ménage avec OUAT en fond, je me la garde en x1, mais sinon, bon… Franchement, et plus simplement, pour repérer assez simplement les choses, le speedwatch, je le fais très souvent sur les séries dont les épisodes ne dépassent pas le 15. C’est généralement signe d’un début d’ennui qui me rappelle que j’ai d’autres choses à faire, alors j’accélère un peu pour mieux retourner travailler (mais si) !

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Quand le speedwatching me titille… mais que non ! Enfin, il y a ces séries pour lesquelles je n’ai pas encore passé le cap. Je l’ai dit longuement, je ne pense pas que ce soit un manque de respect d’accélérer un peu les choses. En revanche, ce n’est pas très positif pour la série en général. C’est qu’elle a su me convaincre de m’investir dedans à une époque, mais pas réussi à me garder.

Le speedwatching me titille donc sur les séries que j’ai abandonnées, logique. Pour cette année, il y a Atlanta ou Better Things qui ont été toutes les deux des déceptions, mais que j’aimerais bien voir quand même puisque j’ai commencé. De là à tout me farcir en x1, pas sûr, mais il me faut trouver le temps de les voir, même en accéléré.

Et enfin, il y a des séries que j’aimerais bien regarder en accéléré, mais qui ont trouvé la parade ultime anti-speedwatching. Oui, il existe une parade ! Prenez Blindspot, regardez un épisode en essayant de vous concentrer uniquement sur votre écran… vous allez vite ressentir un énorme mal de mer. C’est normal : la caméra bouge tout le temps, une technique copiée sur NCIS (notamment) et reproduite à l’extrême. Ca attire l’œil, ça fait qu’on regarde l’écran, etc. Mais c’est rapidement difficile à suivre. J’ai l’habitude de manger devant, alors je ne préfère pas imaginer l’état dans lequel je finirai si j’accélérais ça !

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Maintenant que tout ça est dit, il me reste à dire que j’aimerais vraiment que Netflix propose enfin l’option d’accélérer un peu les épisodes. Plus généralement, de meilleurs paramètres pour naviguer dans les épisodes seraient franchement les bienvenues : Amazon Prime le fait à merveille sur certaines séries (la saison 6 de Community est tellement bien gérée qu’on a les chapitres des DVDs, les chansons utilisées dans les épisodes et les anecdotes IMDB à portée de main).

Un dernier point, même si je suis en ce moment en train de le rater misérablement, il est pour moi hors de question d’accélérer mes séries du Challenge Séries ! Pas parce qu’elles ne le méritent pas (Supernatural, j’aurais bien aimé le faire parfois), mais parce qu’il s’agit d’un défi. Je trouve ça stupide de dire « ouais j’ai rattrapé XX épisodes en un an ! », si en fait on a tout vu en x2. Idem pour le Week-end en séries, bien sûr, où ce serait tout simplement de la triche !

Voilà, c’est tout, mais comme j’aime bien conclure mes articles par quelques mots pour tout résumer (ou pas), je ne me prive pas de le faire cette fois encore…

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EN BREF – Le speedwatching, je le trouve très très mal sur la majorité de mes séries, mais très très pratique sur d’autres, ou sur certains films que j’ai envie de voir « parce que mec c’est incontournable tu peux pas ne pas avoir vu ce chef-d’œuvre en plus mais la fin comment elle te met sur le cul » mais qui me blasent au bout de dix minutes (genre, pour donner un exemple, Sixième sens, j’avais compris le délire dès la première scène et je me serais gagné du temps à le voir plus vite, si j’avais su comment faire du speedwatching à l’époque, hein ! On m’avait tellement dit que la fin mettait sur le cul que je m’attendais à autre chose, mais non, c’était juste ce qui était évident depuis la première scène. Merci bien).

Je ne vais certainement pas aller faire l’éloge du speedwatching quand je trouve inconcevable de ruiner sa découverte de certaines séries avec, mais je n’en ferai pas non plus le blâme, parce que ça peut être effectivement utile pour tout un tas de raison. Donc en fait, même sur les séries que ça « ruine » pour moi, je comprends que pour d’autres, ça puisse être un bon outil. Chacun sa vie et ses erreurs monumentales, les gars !

Un dernier point non négligeable sur le speewatching est que ça a tendance à augmenter ma capacité de concentration, pour une raison toute bête : ça va plus vite, il faut se concentrer devant pour tout suivre… C’est donc plus stimulant et parfait pour les séries qui s’engouffrent dans des intrigues trop longues et peu intéressantes ! Tout est comme toujours une question de dosage, de savoir se faire plaisir dans son visionnage et, surtout, de ne pas abuser.

Il y a quelques années, le monde entrait en effervescence avec le développement des audiobooks, puis – pire ! – des livres numériques sur tablette. « La mort du livre ! » ; « Une société/jeunesse perdue ! ». Oui, mais non. De nouvelles pratiques, installées depuis longtemps (l’audiobook, sérieusement, c’est la base de la littérature de raconter une histoire à voix haute HEIN) et adaptée à la modernité. Certes, il y a eu des déviances, des ratés, des pratiques nulles… mais c’est le prix de toutes les innovations. En fait, nous les speedwatchers, nous ne sommes que des visionnaires !

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Critiquez tant que vous voulez le speedwatching, vous n’empêcherez pas les adeptes de l’utiliser, et ils auront raison de le faire si ça leur convient. Et puis, rassurez-vous, cette pratique restera marginale.

Le speedwatching : Présentation Les avantages | Les critiques | Ma pratique

Pourquoi je suis passé au speewatching ? #3

Catastrophe industrielle, cette idée de l’article publié en quatre semaine ! Cinq mois plus tard, je suis de retour pour achever cette rubrique sans langue de bois du blog, avec une question absolument terrible : « pourquoi je suis passé au speedwatching ? ». Ceci est le troisième article qui suit une introduction au phénomène et un exposé des vrais avantages du speedwatching. Quant au côté sans langue de bois, vous pouvez le retrouver dans les « 500 mots sur… ».

Le speedwatching : Présentation Les avantages | Les critiques | Ma pratique

Mais alors, pourquoi c’est mal ?

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Un non-respect du travail ? Sérieusement ?! C’est le premier argument que j’entends généralement quand il est question de critiquer le speedwatching. Je l’entends, c’est évident que oui, il y a du travail derrière chaque scène et oui, il y a une partie dont on va choisir de ne pas profiter. Bien. Voilà, j’ai entendu l’argument. Maintenant, j’ai envie d’en rire un peu, mais je ne voudrais pas vous offusquer. Voilà donc ma réponse à cet argument, merci de répondre aux questions suivantes :

  • Quel est le dernier livre que vous avez lu ?
  • Vous êtes sûr que c’est celui-ci ?
  • Est-ce que vous en avez lu chaque mot ou est-ce que vous avez sauté cette description un peu trop longue, parce que vous vouliez savoir la suite ou parce que vous avez eu la flemme de la relire après un égarement passager sur le fait que, quand même, vous aviez faim ?
  • Vous avez vraiment tout lu ?
  • Bravo… mais vous êtes sûrs ?
  • Qu’en est-il de la quatrième de couverture ?
  • Et des informations sur l’édition ?

QUOI ? Vous n’avez pas respecté le travail de l’éditeur en cherchant à savoir quelle était l’adresse de la maison d’édition de ce roman médiocre que vous dîtes avoir lu et savouré ?!

QUOI ? Vous n’avez pas appris le code ISBN alors qu’il y a des gens qui se sont fait chier à mettre en place un système de classification des livres totalement génial ?

QUOOOOIII ? Tu n’as pas lu la page intérieure du livre sur laquelle était écrit le titre qui était déjà sur la couverture ?

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Voilà. Bienvenue dans le monde d’un speedwatcher. Vous n’avez pas respecté le travail de quelqu’un qui a (et là on suppose que c’est évident) travaillé dur (sauf qu’en fait, ce n’est pas évident, il y a des gens qui font mal leur travail, qui le bâcle, etc). Vous faîtes partie de ces gens qu’il faudrait, selon les bien-pensants, mépriser parce que vous dîtes avoir lu un livre, alors que non. Et franchement, je ne connais pas grand-monde qui regarde ces informations sur chaque livre qu’il lit.

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Bon, donc, le speedwatching, finalement, vous le faîtes déjà sur vos livres. Est-ce que c’est bien pour autant ? Peut-être pas, mais chacun retire ce qui lui plaît de ce qu’il lit, de même que chacun retire ce qui lui plaît de ce qu’il voit. Chacun peut déterminer selon ses goûts et son expérience si le jeu des acteurs est mauvais selon lui, ou l’écriture pas assez rapide. Certes, le speedwatcher choisit d’accélérer et de zapper le travail de quelqu’un… mais au fond, qui est-on pour lui reprocher ? Et surtout, on l’a tous déjà fait (oui, même toi qui a bien tout lu ton livre de A à Z, tu ne me feras pas croire que tu n’as pas un jour bavarder avec un camarade en classe, même si ce n’était que pour lui demander une cartouche d’encre, gâchant ainsi le très dur travail de professeur en ne le respectant pas car tu parlais en même temps que lui. Franchement, t’es tellement irrespectueux du travail des autres !).

Vous comprendrez donc que l’argument du « mais quoi ? T’as regardé ton épisode en x1.25 ? Haaaaan, tu ne respectes tellement pas les gens qui bossent dur sur la série ! » me fait gentiment sourire. Et si la comparaison avec le livre ne vous plaît pas… Restons-en aux séries.

QUOI ? Tu n’as pas regardé les pubs diffusés pendant l’épisode ? Pourtant, le scénariste a fait en sorte d’introduire des moments-clés et des cliffhangers pour lancer des pubs ! Il avait prévu que tu t’arrêtes, pas que t’enchaînes !

QUOI, t’as pas maté le générique de fin en entier ? Comment tu ne respectes pas le nom des gens qui travaillent sur la série…

QUOI, t’as pas non plus vu le trailer de la semaine prochaine parce qu’il allait tout te spoiler ?

Non, vraiment, les exemples du « non-respect du travail », j’en ai à la pelle et ça, ça vient du type qui reste assis jusqu’à la fin complète du générique au cinéma, insultant mentalement chaque personne parlant sur la bande-sonore et/ou l’empêchant de voir les noms qu’il recherche. Surtout quand le film était Harry Potter et que la musique était aussi magnifique et que c’était un crime que de ne pas rester l’écouter. Franchement, vous n’avez pas honte d’être si irrespectueux avec le travail des gens ?

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De la consommation à n’en plus finir ? Un autre argument, que je trouve déjà plus recevable, est de critiquer le fait qu’on est dans de la consommation pure et dure, qui ôte quand même une bonne partie du plaisir du visionnage. C’est peut-être vrai. Le speedwatching est pour certain la solution pour regarder plus de séries, avoir plus de sujets de conversation et dire qu’il a vu tant d’épisodes de série. Oui, mais… On s’en fout ? Ce n’est pas un concours, et les gens qui ont envie d’en faire un concours peuvent bien le faire s’ils le veulent, mais ça n’en sera jamais un.

Cela dit, nous vivons dans une société dites « de consommation ». Vous pouvez bien lutter contre, vous finissez toujours par y être confronté à un moment ou un autre, surtout si vous êtes sur ce blog à me lire parce que WordPress a l’amabilité de vous présenter des pubs en bas d’article et que je n’y peux rien (enfin si, mais j’ai pas envie de payer pour mon blog, désolé). Alors vous pouvez bien critiquer la consommation de qui vous voulez, n’oubliez jamais que vous aussi, vous êtes dans la consommation.

De plus, trouver handicapant de ne pas savoir ce qu’il s’est passé dans le dernier Game of thrones quand machin décide d’en parler avec bidule à la cantine ou craindre le spoiler sur le dernier épisode de Grey’s anatomy parce que machine qui est au chômage l’a sûrement vu et commenté sur Facebook sont des situations que l’on connaît tous. Et si certains optent pour le speedwatching plutôt que pour le spoiler, qu’est-ce que ça peut faire ? À la rigueur, tant pis pour eux si vous êtes convaincus que l’épisode en est ainsi gâché. Et tant mieux pour vous, qui allait devoir changer de table ce midi parce que vous n’aurez pas vu l’épisode dont il sera question.

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Bref, le speedwatching, ce n’est pas si mal, c’est surtout de la culpabilité infligée par les autres. Et un peu par soi-même. Parce qu’un jour, vous avez découvert des gens qui vous ont dit que c’est révoltant d’accélérer un épisode. Qui trouvait ça profondément stupide. Ou parce que ça vous renvoie à votre consommation excessive de séries. À votre addiction. Après tout, vous auriez pu attendre le lendemain pour regarder cet épisode, plutôt que de devoir choisir entre le speedwatcher jusqu’à 0h30 ou le regarder jusqu’à 1h du matin et être encore plus claqué au réveil. Et puis surtout, ça vous permet d’en voir plus, et ce n’est peut-être pas si bien. Ou peut-être que si. C’est à vous de voir ce que vous voulez tirer de chacune de vos séries, après tout. Et à personne d’autre. Alors, on décomplexe !

C’est un peu comme ces gens qui chaque année prennent des résolutions le 1er janvier pour le plaisir de dire qu’ils en ont pris. Et au bout de deux semaines, ces gens ont déjà abandonné. Soit vous vous dites que c’est stupide parce que vous tenez encore les vôtres, soit vous allez opter pour les classiques « C’est l’intention qui compte » ou « Au moins, ils auront tenu quelques jours, c’est toujours ça de pris ».

Ben le speedwatching, c’est pareil, à vous de décider si vous le prenez en mode « c’est stupide » ou en mode « pourquoi pas ? ». Tant que vous n’avez pas pratiqué, c’est facile de cracher dessus. Mais en fait, on a vu plus haut que vous aviez déjà pratiqué avec autre chose que les séries (et avec les séries) ou, en tout cas, que la capacité de concentration maximale n’existait pas et que, par conséquent, vous aussi vous dénaturiez les heures de travail de quelqu’un.

Je peux comprendre si vous n’avez pas envie d’essayer, mais arrêtez donc d’être si brusque avec les hypothétiques gens qui le font. Merci !

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Bon, et vous l’aurez compris, je suis moi-même speedwatcher à mes heures perdues (à moins qu’elles ne soient gagnées, du coup ?). Dans le prochain article, je vous dirais enfin quelles séries font les frais de cette terrible pratique sur le blog !

À la semaine prochaine (pour de vrai : c’est déjà programmé) !

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Ces séries que je regarderai en septembre 2017

Bonjour à tous !

Je profite d’un creux dans la diffusion des séries pour tenter de rattraper un peu mon retard partout, mais vous m’avez dit sur Twitter que vous préfériez que je communique mon planning de septembre, alors ni une, ni deux, je m’y suis mis.

Je ne vais parler ici que des séries que j’ai décidé de (tenter de) commencer/continuer en septembre. Pour les autres, je vous invite à consulter quelques bons articles et vidéos sur les upfronts. Voilà, c’était l’instant pub, mais je n’ai jamais visé l’exhaustivité sur ce blog, c’est un peu impossible vu que je suis seul à le gérer, sans qu’il ne me rapporte rien et pour le plaisir de critiquer/parler séries dans les commentaires.

Je ne vais pas changer de ligne éditoriale en si bon chemin, donc il n’est question que de ce que je regarde, encore et toujours, mais c’est annoncé dès le sous-titre du blog. Évidemment, nous ne sommes qu’en mai, mon planning n’est pas tout à fait définitif (et clairement pas possible à tenir en l’état actuel des choses). Enfin cela dit, il semblerait que ce soit pire en janvier, mais on en parlera un peu en fin d’article.

En attendant, c’est parti pour le planning de ce que je compte critiquer, jour après jour ! Comme toujours ici, je vous indique le jour où je regarderai l’épisode, qui aura donc été diffusé pendant la nuit de la veille aux USA.

Et si vous êtes comme moi plutôt préoccupé par votre présent, n’hésitez pas à jeter un œil à mon article de la semaine dernière sur les séries à voir cet été.

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LUNDI

La semaine commencera l’an prochain un peu comme elle commençait cette année, avec assez peu de changement, mais malgré tout deux nouveautés. Ce ne devrait a priori pas être trop compliqué à gérer, même si ça sera vite galère quand je manquerais de temps.

Dans l’ordre, mon lundi donnera donc :

The Walking Dead (S08) – Cela fait bien longtemps que je ne suis plus fan de cette série de zombies surcôtée, mais j’y reviens encore et toujours par curiosité de savoir ce qui arrivera aux quelques personnages que j’aime encore bien. Et comme je ne supporte pas d’être spoilé, je n’ai d’autres choix que de commencer ma journée par-là, car il est dur de passer sur Twitter un lundi sans avoir au moins un tweet pour parler du dernier épisode.

The Last Man on Earth (S04) – Mon histoire avec cette série est faite de haut et de bas, mais sa saison 3 a réussi à me raccrocher avec un rythme excellent et des personnages beaucoup plus attachant que prévu. C’est possiblement l’une des séries dont j’attends la reprise avec le plus d’impatience, car son cliffhanger était réussi. En revanche, il s’agit probablement de la dernière saison de la série et j’espère que, cette fois, ils feront en sorte de conclure les intrigues. La saison 3 aurait pu être la dernière et ça aurait été horrible.

Ten Days in the Valley (S01) – Une série d’ABC s’aventurant dans le suspense à la manière du câble ? Franchement, je ne suis pas trop convaincu par le synopsis basique de la fille de scénariste enlevée. En revanche, le trailer est vraiment bien fichu, c’est le type de mystère qui donne envie d’être vu. Et puis, si vous regardez le trailer, vous reconnaîtrez peut-être Emily Kinney dont je suis fan (The Walking Dead, Conviction) ou encore l’inégable Adewale Akinnuoye-Agbaje (Mr Eko de LOST).

Ghosted (S01) – Hop, voici une série que je ne suis pas sûr de regarder en entier. Le casting est intéressant, l’intrigue un peu plus classique (deux boulets devenant des agents gouvernementaux traitant des affaires paranormales) et l’humour peut fonctionner… ou pas. C’est toujours dur de juger le rythme d’une comédie à un trailer qui compile 20 minutes d’épisode en 3 :

Oui, je commencerai a priori la journée par les séries qui reviennent et oui, ça va être une constante de ce planning. Tant que je ne sais pas le niveau de ce qui débarque, c’est dur de savoir précisément.

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MARDI

Beaucoup de changements sur la case horaire du mardi par rapport à la saison passée où je ne regardais, pour ainsi dire, que Supergirl et Conviction. Si la première continuera d’être ma série dès le réveil, autant dire que de nombreux nouveaux la rejoignent.

Supergirl (S03) – Après une saison 2 clairement beaucoup trop réussie par rapport à mes attentes très basses après une médiocre saison 1, je suis hyper impatient de retrouver Kara en saison 3. J’avoue avoir appris quelques infos sur la saison 3 qui ne me disent rien qui vaillent, mais je vais garder espoir dans les scénaristes qui ont su s’en tirer à merveille avec une base pourtant très friable.

Lucifer (S03) – A priori, j’aurais largement rattrapé mon énorme retard dans cette série d’ici là. J’ai vu les deux premiers épisodes depuis avant-hier et j’adore, je compte la continuer au rythme d’un par jour et la reprendre en septembre à la semaine, surtout qu’elle est dans mon challenge séries. Pour l’instant, c’est presqu’un coup de cœur, même si perdue dans ma semaine, cette série ne sera sûrement pas celle que j’attends le plus impatiemment.

The Gifted (S01) – Dirigée par Bryan Singer et sous l’égide de Marvel, la série me fait de l’oeil côté créatif autant que côté acteurs, puisqu’ils ont embauché Amy Acker (Angel, Dollhouse, Person of Interest) et Stephen Moyer (True Blood). Cela suffit largement à me donner envie de me jeter dessus malgré un trailer qui semble tout miser sur les effets spéciaux au milieu d’une intrigue vue et revue. J’espère me tromper, mais pour le moment, je suis motivé plutôt par l’équipe que le projet.

The Brave (S01) – C’est tout à fait le genre de series que je ne regarde jamais. Pour une fois, je me dis que ça me ferait pas trop de mal de changer un peu de style et de voir un truc bien militaire, si The Last Ship ne m’en a pas dégoûté d’ici là. Et puis, ils ont Simon de Quantico, quoi ! Je vais tenter et l’on verra combien de temps je tiens sur une série qui a en plus tout du procedural et dont l’ensemble du premier épisode semble tenir dans un trailer de trois minutes :

Me, Myself & I (S01) – La vie d’un inventeur de génie explorée à travers son adolescence, sa quarantaine et sa soixantaine ? Franchement, ça ne m’a pas vendu du rêve sur le papier… mais le trailer m’a motivé et même fait rire. Il faudra voir comment ça évolue et comment ils réussissent à tenir le suspense, mais si This is us a su le faire, pourquoi pas cette série !

Le trailer a été retiré de Youtube, mais est encore dispo sur IMDB (cliquez car l’intégration ne fonctionne pas).

 

Autant le dire tout de suite, c’est beaucoup trop pour une seule journée, tout ne débarquera pas le mardi, mais vous allez voir que le planning assez pourri des chaînes va me laisser un peu de « temps libre » (BEN VOYONS) pour rééquilibrer tout ça.

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Je suis traumatisé, pas moins, par les changements qui s’opèrent dans cette case. Cela fait quatre ans que je commence mes mercredis matins (bon, OK, trois, la première année, j’allais en cours beaucoup trop tôt pour visionner quoique ce soit avant de partir) avec Agents of S.H.I.E.L.D. Or, malgré son renouvellement, la série ne revient pas en septembre et ne sera plus diffusée le mercredi. Autant dire que ça bouleverse pas mal mes habitudes, et ça ne me plaît pas du tout !

The Good Place (S02) – Vrai coup de cœur du mois de septembre dernier, je suis très heureux du renouvellement de cette série. Kristen Bell déchire, ses collègues aussi et je dois dire que la fin de saison 1 a su me surprendre avec un twist que je n’avais pas vu venir alors qu’il était pourtant évident quand on reprend la série et qu’on y réfléchit un peu. C’est rare de trouver ce genre de perle et je peux vous dire que je serais au premier rang pour la reprise. Je suis impatient de découvrir ce qui nous attend cette année.

Superstore (S03) – Encore une série qui a réussi à merveille sa sortie cette année avec un épisode final qui était de loin le meilleur. La saison 3 devrait réserver pas mal de surprises dès les premières minutes et je suis confiant, ça devrait me faire rire.

Brooklyn 99 (S05) – C’est un peu un pari avec moi-même de la mettre ici, je viens tout juste de commencer la saison 1. Je devrais avoir tout rattrapé d’ici là. J’espère.

The Mayor (S01) – Cela devient une habitude dans cet article : c’est encore une série dont le synopsis me laisse un arrière-goût de gros ennui avec un jeune de banlieue qui se présente à l’élection de maire et le devient. Rien de transcendant et clairement pas original après une année d’élection présidentielle catastrophique. Seulement le trailer m’a fait mourir de rire et m’a surpris très très positivement côté casting : Yvette Nicole Brown suffirait à me faire regarder, mais en plus, Lea Michele s’en mêle. J’en attends énormément de cette série :

The Gospel of Kevin (S01) – Gros doute sur cette série : Kevin découvre un OVNI et se retrouve à parler une extraterrestre que personne d’autre que lui ne voit et qui a quelques pouvoirs pour l’aider à… aider d’autres gens autour de lui. Je suis sceptique, mais ça peut donner quelque chose de sympa. En tout cas, c’est ce que le trailer suggère. Je m’attendais à une comédie en le regardant, mais c’est finalement bien une série au format 40 minutes. Ça passe ou ça casse.

 

Oui, le mercredi me fera rire ou ne sera pas. C’est assez inattendu d’avoir une journée placée sous le signe de l’humour, mais j’apprécie de voir le vendredi un peu déchargé de sa dose de comédie. Seulement, c’est un mal pour un bien, car la fin de semaine n’est vraiment pas géniale.

PS : en octobre, la journée de l’humour devrait connaître une sorte de trêve avec l’arrivée de la saison 2 de Channel Zero. Je voulais me la garder pour Halloween, mais comme Halloween marquera la diffusion de la saison 2 de Stranger Things

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JEUDI

Rien !

Je n’ai rien à me mettre sous la dent le jeudi. J’ai eu beau chercher, je n’ai pas trouvé. Si je suis honnête, je n’ai pas non plus cherché plus que ça : le jeudi était cette année le jour où je faisais mes dissertations (de sept heures, hein) pour les cours… il en sera de même l’an prochain.

Cela dit, une journée sans rien sera l’occasion de tenter de boucler le challenge séries (c’est impossible, mais après quelques switchs, on ne sait jamais) et surtout, surtout, de rattraper les épisodes de The Brave, The Gospel of Kevin ou The Gifted que je n’aurais pas eu le temps de voir !

Oui, clairement, je prévois déjà être en retard. Désolé, pas désolé, comme on dit.

PS : et puis, en plus, c’est un peu un mensonge de dire que j’aurais rien, car il est probable que la saison 4 de You’re the worst ne change pas de case et ne finisse qu’en novembre. De plus, la saison 7 d’American Horror Story devrait débarquer au plus tard mi-octobre (mais là, je ne suis pas sûr d’avoir envie de la voir, son thème ne me bottant pas du tout).

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VENDREDI

Pourquoi changer les mauvaises habitudes ? Le vendredi sera le jour de la mort avec une cascade d’inédits que je ne pourrais pas tous voir le jour même, quoiqu’il arrive. Qu’importe, faisons le tour :

Grey’s Anatomy (S14) – Est-ce utile d’encore présenter la série et d’expliquer que je suis redevenu fan depuis trois ans sans n’avoir jamais pour autant réussi à l’abandonner avant ? C’est ma première série en VOST, puis ma première en VO tout court, et sa routine est encore en pleine forme. Rien à en redire quoi, ça fait toujours son job après quatorze ans et c’est assez dingue.

Scandal (S07) – Difficile d’en dire autant de Scandal. La saison 6 aurait pu être la dernière, ça ne m’aurait pas dérangé et j’aurais aimé son final. Cependant, ABC en a décidé autrement et a offert 18 épisodes supplémentaires à son drama. Je suis sceptique, mais je serais présent pour les aventures finales d’Olivia Pope.

HTGAWM (S04) – Après une saison 3 explosive (je sais, je sais, too soon), je suis très impatient de retrouver Analise et ses étudiants… Je n’ai pas grand-chose de plus à en dire, si ce n’est que ça devrait commencer à tourner en rond à force, mais je le pensais déjà en début de saison 2 et ils m’ont toujours contredit jusqu’à aujourd’hui.

 

This is Us (S02) – Cette série a été une belle surprise l’an dernier, avec chacun de ses épisodes jouant sur une corde sensible et tentant de briser les cœurs de chacun des spectateurs. C’est une très belle histoire humaine que celles de ces personnes nées le même jour, et je ne m’attendais pas à accrocher autant à ce qui est finalement un soap (de très, très bonne qualité, mais un soap quand même). Je suis impatient de retrouver la saison 2 pour de nouveaux feels. Je vois tout à fait pourquoi la série est passée le vendredi, car elle a la carrure pour contrer les autres chaînes, mais ça m’énerve quand même. Je me calme avec ce « trailer » qui n’en est pas un et ne dévoile rien de la saison 2 (spoilers sur la saison 1, bien sûr) :

Supernatural (S13) – Quoi ? On ne sait jamais. Neuf saisons, ça se rattrape, non ?

Orville (S01) – Je n’ai jamais vu Star Trek (oui) mais cette parodie m’intrigue, avec de jolis noms côté production et côté casting (Adrian Palicki, dans le rôle d’une ex-femme qui s’engueule avec son ex-mari ? Je veux, j’ai déjà adoré dans Agents of S.H.I.E.L.D !). Pas sûr qu’elle fasse long feu dans cette saison chargée, mais sait-on jamais !

 

Netflix – Cette fois, je ne fais pas l’erreur d’oublier que Netflix diffuse ses séries le vendredi et a pour projet de proposer une saison de quelque chose par semaine. Il est impossible de tout suivre, mais bon, j’essaye quand même parce qu’ils proposent de la qualité en général. Et c’est bien ça le plus agaçant !

 

Life in Pieces (S03) ? – Aucune date n’est annoncée pour le moment, mais la saison 2 avait commencé fin octobre. J’imagine qu’il en sera de même cette année et que la série ne devrait (malheureusement) pas changer de case horaire. Nous verrons bien !

 

Oui, je vous avais dit que ça faisait mal. Et en plus, depuis plusieurs années, ma semaine série s’arrêtait le vendredi. Ce n’est plus le cas.

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SAMEDI

La case de la mort du vendredi soir, celle où les audiences des séries fondent toujours comme neige au soleil, a été reléguée à trois séries que je regarde. Du coup, elles débarquent le samedi pour moi et ce n’est pas vraiment une bonne nouvelle. Cependant, il faut bien être honnête, deux d’entre elles sont des séries que je regardais souvent déjà le samedi ou le dimanche, les gardant pour mes nombreux aller-retours en RER vers la capitale. Du coup, c’est peut-être un faux changement, allez savoir.

 

The Inhumans (S01) – Toujours pas de vrai trailer pour cette série pourtant bien annoncée pour septembre. Elle crie la catastrophe : case du vendredi, budget qui doit exploser les caisses côté effets spéciaux, intrigue royale peu claire, liens avec un film Marvel à venir… Non, franchement ça fait plus peur qu’autre chose et les photos promos ne me rassurent pas non plus. Seulement, on ne sait jamais, j’adore l’univers Marvel, j’adore Agents of S.H.I.E.L.D (dont la diffusion est repoussée grâce à ça), on va dire que tout est encore possible !

Blindspot (S03) – Je m’attendais à une annulation de la série qui avait en plus fait le tour de son intrigue avec la saison 2, mais non, la chaîne a choisi de renouveler… tout en la mettant dans la case du vendredi, histoire de la tuer à petit feu. Perso, elle continuera d’accompagner mes trajets en train.

Once Upon a Time (S07) – Là aussi, je ne comprends pas trop le renouvellement de la série qui va continuer avec moins de la moitié de son casting. Le reboot annoncé dans l’épisode final de la saison 6 offre une perspective intéressante, mais je ne suis pas sûr que ce soit suffisant pour sauver la série. Je m’attends à une annulation en fin de saison 7, si ce n’est avant (mais ça craindrait après sept ans, franchement).

Fin

DIMANCHE

Ouf, le dimanche reste un jour sacré et sans débarquement d’inédits pour moi. Cela tombe à merveille : le dimanche sera jour de rattrapage (surtout pour les séries Netflix), de pause et d’écriture d’articles en retard.

Cela fait donc un total de 23 séries, dont 15 au format 40 min et 8 au format 20 min OU 14 revenantes pour 9 nouvelles, le tout sans compter Channel Zero, You’re The Worst et American Horror Story… En comparaison, et en comptant ces trois-là, j’ai commencé en septembre dernier 26 séries, dont 17 au format 40 min et 9 au format min OU 16 revenantes pour 10 nouvelles. Parmi celles-ci, j’en ai arrêté quatre en cours de route (2 au format 40 min, 2 au format 20 min) et j’ai eu du retard dans mes visionnages quasiment chaque semaine, alors qu’elles étaient bien réparties dans la semaine.

Je reste à peu près sur le même planning, mais avec un peu plus de trois épisodes par jour de la semaine* et en comptant mes 24 heures de cours, les heures de devoirs, les heures où je donne cours moi-même et la vie sociale (ou pas d’ailleurs, si on songe au Comic Con et autres événements sériels dont je parle ici aussi), j’aurais immanquablement du retard sur le blog. Vous êtes prévenus.

* Comme je m’entends souvent dire que je n’ai probablement pas de vie à regarder autant de séries, je viens de perdre un peu de temps à faire quelques calculs que je trouve drôlement intéressants.

En comptant 45 minutes (ou 22 selon les formats) par épisode (ce qui est large pour des séries plus souvent proches de 40 et 20 minutes), et sans les séries Netflix, j’arrive à ~122 minutes par jour… donc deux heures de séries par jour. C’est beaucoup ?

Oui, je ne vais pas le nier. Cependant, je suis loin de la moyenne nationale des 3h52 par jour devant la télévision, sachant que je ne regarde rien à la télévision et que je ne suis pas non plus du genre à aller procrastiner sur des articles uzBzfeed ou Topito (oui, ça peut m’arriver bien sûr, mais certains en font un mode de vie).

Même en ajoutant à ça un catastrophique 13×45 minutes de Netflix (ça arrive), je ne suis qu’à ~205 minutes par jour, ce qui me situe donc juste en-dessous la moyenne des 3h52. Non, je ne regarde pas non plus de film, ni les infos (j’ai Twitter pour ça, merci bien). Oui, je vous accorde que rédiger une critique par épisode sur le blog fait « perdre » un peu plus de temps, mais OUI, comme je l’affirmais pour le Week-end en Séries, je suis encore LARGE sur la vie sociale, surtout que je speedwatch certains épisodes… Croyez-en mon historique Youtube, j’ai même encore le temps de perdre du temps à écouter des conneries.

Faut-il encore ajouter que je regarde certaines séries durant mes trajets de train, en mangeant (seul, du coup) ou avec des amis (donc techniquement, pas qu’une perte de temps/une absence de vie sociale) ?

Oui, je regarde beaucoup de séries… mais je le vis bien, merci !

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Et en janvier 2018 ?

En janvier 2018, ce sera la merde. Je vous ferai probablement un article, mais il me faudra forcément faire des choix drastiques. Pêle-mêle, j’ai envie de commencer : Alex Inc., Splitting Up Together, The Crossing, For the People, LA to Vegas, Reverie, Cloak & Dagger ; tout en continuant à regarder celles qui auront commencé en septembre et en comptant sur les retours d’Agents of S.H.I.E.L.D, Colony, The 100 ou encore Suits, pour n’en citer que trois.