La fin de LOST en 500 mots (ou pas)

Salut les sériephiles,

Il ne me reste plus beaucoup de temps pour rédiger cet article du jour, alors je mets encore de côté l’article que je voulais déjà écrire hier pour proposer à la place celui-ci, parce que je suis énervé. Pourquoi ? À cause de Geeleek bien sûr ! Bon, plus concrètement, à cause d’une interview de Josh Holloway que Geeleek m’a envoyé dans l’après-midi, dans laquelle l’acteur qui s’est fait connaître pour son rôle de Sawyer dans LOST affirmait que pour lui, l’île était le purgatoire et que peut-être tous les personnages de la série étaient morts dans le crash.

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PARDON ? Comment c’est possible, ça, sérieux ? Cela va faire onze ans que la série est terminée et l’un de ses acteurs principaux n’a toujours pas compris le putain de scénario ? Je. Bon. Zen, Jérôme.

Je n’ai bizarrement jamais pris le temps de vraiment évoquer la fin de LOST ici, mais ce qui est sûr, c’est qu’elle a fait couler beaucoup d’encre et de gouttes de sueur depuis qu’elle a été diffusée. Elle n’était pourtant pas si dure à comprendre. Allez, spoiler alert pour le principe, et voilà donc ce qu’il fallait comprendre de cette fin.

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Non, les personnages ne sont pas tous morts au début de la série.

Lorsque l’avion s’est crashé sur l’île, les survivants du vol 815 ont bien survécu, c’est le principe quand on est un survivant. Certes, lors de la diffusion sur ABC, il y a eu des plans de l’avion crashé pendant le générique de fin. C’était juste pour faire joli, tout avait été expliqué avant, pas la peine d’y voir une image venant contredire tout ce qui a été dit avant. Si les survivants finissent tous par mourir à un moment différent, et pour certains des années après la fin de la saison 6, c’est parce qu’ils sont humains, même lorsqu’ils sont investis de pouvoirs quasi-divins, et que la mortalité fait partie de l’humanité.

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Bref, à la fin, ils sont tous morts, ça, oui.

Après les flashbacks des premières saisons et les flashforwards des saisons 4 et 5, les scénaristes ont eu la drôle d’idée d’intégrer le concept de « flash-sideway ». Tout au long de la saison 6, on obtient donc un aperçu de ce qu’aurait pu être la vie de nos héros sans le crash du vol 815… C’est en tout cas ce qu’on pense au départ, mais bizarrement, au fur et à mesure de la saison, les héros se croisent et se reconnaissent, ayant alors des souvenirs de leur vie sur l’île. Que se passe-t-il donc ? Ben, ils sont morts, tout simplement.

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La série propose bien une image du purgatoire… mais certainement pas sur l’île !

Ce purgatoire, il s’agit des flash-sideways. Le père de Jack l’explique très bien à son fils, d’ailleurs. Toute la saison 6 nous montre en fait des personnages qui sont morts, mais qui une fois morts, se retrouvent au moment le plus marquant de leur vie. Ils peuvent ainsi rejoindre les personnes qui ont le plus marqué leur vie et passer à l’étape suivante de la mort, en passant par une église qui contient des objets et des œuvres liées à toutes les religions. S’il n’est pas explicitement dit qu’il s’agissait d’un purgatoire, les flash-sideways ont cette vocation d’apporter la paix à des personnages qui n’ont pas tous pu accepter leur mort, de réunir des couples au destin tragique et de faire en sorte que chacun puisse se retrouver et trouver sa paix intérieure avant de passer à l’étape suivante, dont on ne saura rien donc que cette forte lumière blanche qui enveloppe les personnages à la fin. Et pas tous : certains ne sont pas encore prêts à passer de l’autre côté car ils n’ont pas la paix, en eux.  En gros, la vision de la mort dans LOST, c’est une vie après la mort très similaire à celle d’avant, mais avec des différences qui nous permettent de retrouver nos âmes-sœurs, au pluriel : les âmes qui ont marqué notre vie.

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TBH I'm Still Frustrated By These 31 Things That Happened In “Lost”

Et l’île dans tout ça, alors ?

Eh bien… Mystère. C’est là tout le problème de cette fin de série : le père de Jack nous dit très clairement qu’il faut apprendre à lâcher prise et passer à autre chose. Nous n’aurons jamais toutes les réponses à nos questions sur la création du monde… eh bien, c’est pareil pour l’île. Quelques épisodes avant la fin, il est même explicitement dit qu’une réponse apporte toujours plusieurs questions avec elle. Pour ce qui concerne l’île, nous en sommes donc réduits à un ensemble de théories, et c’est à chacun de se faire son avis, certes. Cela ne veut pas dire pour autant qu’il s’agit du purgatoire : de nombreux personnages repartent de l’île et voyagent à travers le monde tout au long de la série.

On saura tout de même de l’île qu’elle est – était ? – le bouchon en liège d’une bouteille de vin. L’image est étrange, pas vrai ? Concrètement, l’île renferme une énergie maléfique puissante. Cette dernière, la fumée noire, puis l’homme en noir, cherche à s’échapper de l’île par tous les moyens possibles : et le meilleur moyen pour le vin de s’enfuir, c’est soit de faire sauter le bouchon, soit de briser la bouteille. On ne saura jamais trop ce qu’est cette énergie, cet être immortel qui parvient à survivre, mais elle existe.

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Personnellement (et là, c’est une théorie pour que je sois en paix), je vois l’île comme une boîte de Pandore à ne surtout pas ouvrir.

Pas de bol, elle l’a été, le mal s’est échappé et pour le contenir, un être bon s’est alors empressé d’aller marquer des humains tout ce qu’il y a de plus ordinaires pour les attirer sur l’île et faire en sorte qu’ils entament un combat avec l’énergie maléfique. L’île est peut-être tout simplement un jardin d’Eden, où l’on trouve une fontaine de jouvence dans une eau qui rend (quasi) éternel et une source qui cache une énergie électromagnétique puissante capable de faire voyager dans le temps et l’espace.

Comment voulez-vous alors cartographier cette île si elle se déplace dans le temps et change fréquemment d’emplacement, hein ? Toute la saison 5 repose sur les divers déplacements de l’île qui déraille.

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lost gifs Page 28 | WiffleGif

Voilà donc ce qui a été dit explicitement au sein de la série (et on sort de la théorie) :

L’île a ses propres règles, on ne sait pas exactement ce qu’elle est, mais elle a besoin d’un gardien qui empêche la fumée noire de s’échapper et d’aller se répandre dans le monde. Les gens dessus sont bien vivants, mais perturbés par l’énergie électromagnétique qui dérègle tout.

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Oui, mais j’ai encore plein de questions moi…

Les chiffres maudits ? Eh, une simple équation qui annonce l’apocalypse. Mais ça, ce n’est pas dit au sein de la série, mais dans des easters eggs et webisodes. Quant à la Dharma Initiative, ce sont juste des gens chelous faisant tout un tas d’expérience sur cette énergie électromagnétique. LOST n’a jamais eu vocation à répondre à toutes ces questions, de toute manière : ce qui compte, c’est l’odyssée des personnages, leur voyage, leur évolution… Leur volonté de comprendre le monde qui les entoure ? Elle est limitée par le fait qu’ils ne sont que de simples humains. Tout comme nous sommes limités et incapables de comprendre pourquoi nous mourrons ou ce qu’il se passe vraiment quand on meurt ; tout comme nous ne pouvons pas dire ce qu’il y a eu avant le Big Bang, etc., etc.

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C’est normal d’avoir encore des questions, et c’est voulu par les créateurs et scénaristes : ils souhaitaient une oeuvre ouverte qui continue de permettre le débat, les théories… Une série qui puisse survivre et continuer de transporter ses fans, quoi !Il faut l’accepter… et avancer. Apparemment, Josh Holloway a encore du mal à le faire après onze ans. Et moi aussi.

Will there be a Lost revival series? We examine the evidence

PS : Oui, j’ai adoré la fin de LOST, c’est comme ça. Et pour rappel, toute la série est expliquée de manière claire et explicite en trois minutes dans le dernier épisode, il est dit très clairement que Jack est mort, comme les autres, mais pas pendant le crash (c’est dit explicitement « SOME LONG AFTER YOU » putain qu’est-ce qui n’est pas clair dans « CERTAINS [SONT MORTS] LONGTEMPS APRES TOI » ??), et qu’il va se diriger vers une nouvelle étape après sa mort :

Avengers Endgame expliqué

Salut les sériephiles,

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Oui, encore un article sur Avengers Endgame, parfaitement. Ce n’était pas prévu au programme, mais puisque j’ai reçu des messages de quelques amis me demandant si j’avais compris certains points du film, je me suis dit que ça valait bien un article. Avant de continuer, inutile de préciser, je crois, que cet article va spoiler méchamment le film. Autrement dit, si vous ne l’avez pas vu, arrêtez tout de suite votre lecture, parce que je vais vraiment écrire sur l’ensemble du film, y compris sur une de ses dernières scènes.

Voir aussi : Mon avis sur le film

Spoilers

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Vous l’aurez compris j’imagine, dans cet article, je vais surtout revenir sur l’intrigue principale du film concernant les voyages dans le temps. Comme bien souvent, j’ai trouvé ça bien expliqué, mais ça n’empêche pas certaines confusions apparemment. Il faut dire qu’ils ont eu la bonne idée de reprendre l’idée des lignes d’univers d’Einstein et la théorie d’Everett, mais que ce ne sont pas les plus populaires dans nos références culturelles habituelles, alors forcément, un tas de questions se posent !

Entrons donc dans les détails de la manière dont j’ai compris ce film !

Oubliez ce que vous croyez savoir

Dans la majorité des histoires de voyages dans le temps, on retrouve deux constantes : celle de la boucle temporelle (Harry Potter, 12 Monkeys) et celle de la causalité, qui fait qu’une action se déroulant dans le passé peut changer le futur (Retour vers le futur). De manière concrète, le temps serait une frise chronologique droite :

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A précède B, et c’est comme ça. Si jamais on venait à voyager dans le temps et supprimer le point A, alors le point B n’existerait probablement pas non plus : imaginons que A soit la maman enceinte d’un personnage B, par exemple, en tuant A, on élimine aussi B si l’on voit le temps comme une ligne droite.

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Seulement voilà, c’est trop simple ça et bien sûr, dans Avengers Endgame, le temps n’est pas présenté comme une ligne droite, ce qui fait que même si on supprime le point A (Thanos en 2014), le point B continue d’exister (Thanos a donc bien claqué des doigts en 2018, même si le Thanos de 2014 se fait tuer en 2023). Pour bien le comprendre, les scénaristes ont évoqué la possibilité de tuer bébé Thanos et on nous ont expliqué que non, ça ne changerait rien au présent. Plutôt que de considérer le temps comme une entité linéaire, il faut en fait effectuer un déplacement et considérer la ligne de temps de chaque personnage. Même s’il voyage dans le temps et retourne dans le passé, chaque personnage continue de vivre une seule ligne droite avec son passé et son présent (quant au futur, il ne sait pas ce qu’il sera).

Pour préciser, prenons le cas précis de Hulk : au début d’Endgame, son passé, c’est la bataille de New-York en 2012. Son présent, c’est donc le « cinq ans plus tard », en 2023. Quand il remonte dans le temps en 2012, il est certes dans le passé pour nous qui observons la chronologie générale avec en tête le point A et le point B ci-dessus, mais le personnage, lui, continue de vivre son présent. Son présent est donc alors en 2012, jusqu’à ce qu’il retourne en 2023. Et comme ce n’est pas forcément clair par écrit, voilà la frise chronologique on ne peut plus logique :

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Bref, en 2023, Hulk voyage dans le passé (2012 NYC), mais ça reste quand même son présent (2023) qui se retrouve dans le passé ; d’où la scène comique où il se voit et où il tente d’imiter sa rage. C’est aussi ce présent-là qui retourne en 2023 avec la pierre du temps. Cette partie-là est encore à peu près simple puisqu’il ne se rencontre pas lui-même, et c’est ce qui explique aussi que Natasha ne peut revenir une fois morte : c’est bien le personnage de 2023 qui meurt en 2014, on ne peut rien y faire.

Les branches temporelles

Ainsi, le film nous invite à ne pas considérer le temps comme une ligne droite, mais à considérer que chaque individu a sa propre ligne de temps. Cela change totalement la perception que nous devons avoir du temps, qui se retrouve alors avec des branches temporelles. Si le terme de branche temporelle ne vous plaît pas, pensez plutôt monde parallèle, ce sera peut-être plus clair.

C’est expliqué dans le film avec la scène en 2012 sur les toits de New-York. Il est ainsi indiqué à Hulk que s’il retire la pierre en 2012, alors il va créer une branche temporelle qui fait que tous les événements qui suivent sont différents car il n’y aura plus de pierre. En gros, sans la pierre du temps, Dr Strange ne pourra pas venir à bout de son grand-méchant deux ans et demi plus tard. Dès lors, le temps ressemble plutôt à ça :

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Pour la lecture du schéma, il faut donc d’abord considérer la ligne marron (en haut), qui est la chronologie du MCU telle qu’on la connaît. La flèche verte nous montre Hulk remontant le temps jusqu’en 2012, où il intervient et change les événements, créant ainsi la branche temporelle orange (en bas). Au sein de celle-ci, la pierre du temps (notamment) n’est plus, ce qui veut dire que les événements s’y déroulent complétement différemment. Bon, on note aussi que dans celle-ci, les Avengers ont foiré leur vie : Loki s’est emparé du Tesseract et le sceptre a disparu. Autant dire que personne ne veut vivre dans la timeline orange !

Cela tombe bien : Hulk n’y reste pas, il retourne se la couler douce (ou pas) en 2023, quelques secondes après avoir quitté cette timeline.

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Cependant, Hulk (et le reste des Avengers aussi) n’est pas un méchant égoïste : il promet donc de ramener la pierre et de la remettre à sa place, ce qui complique encore notre schéma (oui, je m’éclate bien) !

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Cette fois, vous voyez donc que j’ai ajouté la flèche bleue représentant Captain America remontant le temps à la fin du film. L’idée est de le faire arriver à l’endroit où Hulk a pris la pierre, de manière à la redonner à sa gardienne. Une fois que c’est fait, cela permet de faire en sorte que la branche temporelle revienne à la normale, en suivant le trajet indiqué par la flèche rose : le retour de la pierre fait que tout revient à la chronologie telle que nous la connaissons.

En théorie, en tout cas. En pratique, le film manque de précision, parce qu’on voit mal comment Captain America peut arranger la situation créée par les Avengers dans ce 2012 orange. Pour la pierre du temps, pas de souci ; mais pour le sceptre et le Tesseract, c’est autre chose.

Il n’empêche qu’il s’agissait là encore d’une étape simple à comprendre dans ce film. C’est sur cette même logique que se fonde les voyages dans le temps de tout le film, et ça s’applique donc à leur retour dans les années 70 ou sur Asgard.

En revanche, et c’est là que ça va se compliquer, toutes les branches temporelles ouvertes dans le film ne vont pas être réparées, parce que c’est impossible de réparer celle de 2014. De toute manière, elle n’en a pas vraiment besoin…

La branche de 2014 : Thanos, Gamora et Nebula

Concentrons-nous donc sur ce qui semble poser le plus de problèmes de compréhension : le débarquement en 2023 des personnages de 2014. Effectivement, ça n’a aucun sens si l’on suit la logique habituelle des voyages dans le temps, celle du point A et du point B évoquée en début d’article. En revanche, si l’on réfléchit avec les branches temporelles et tout un tas de couleurs, ça se passe un tout petit mieux. Enfin, j’espère, c’est le but de l’article :

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Tout commence exactement pareil : Nebula (entre autres) remonte le temps (en bleu foncé) et son intervention va créer une nouvelle branche temporelle (en doré), parce que personne n’avait prévu qu’elle allait se synchroniser avec son passé. On a donc deux personnages : Nebula 2023, une version « gentille », et Nebula 2014, une version qui ne jure que par Thanos, à qui elle veut plaire. 2023 et 2014 vont se rencontrer, ce qui ne change en rien le passé de Nebula 2023 !

Il faut revenir à l’idée que chaque être à sa propre timeline, ce qui signifie que quelqu’un en 2023 a sa ligne de temps (avec un passé et un présent) mais que ce même quelqu’un en 2014 va avoir sa propre ligne de temps aussi, à dissocier de celle de 2023. En gros, sur le schéma ci-dessus, on a la Nebula 2023 qui connaît la timeline marron et la Nebula 2014, qui vit la timeline dorée. Et même si mon angle n’est pas tout à fait droit, vous voyez que ces deux timelines sont censées se dérouler en parallèle : elles ne se croisent jamais. Cela signifie que ces deux Nebula coexistent, avec une ligne de temps différente :

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En marron, vous voyez la Nebula 2023 que nous connaissons à travers différents films du MCU : elle a une longue vie entre 2014 et 2023, puis elle se rend en 2014, revient en 2023 et tue une version passée d’elle-même. Cette version passée, c’est la version 2014, qui a une vie plus courte, joliment symbolisée par ce trait au blanco, n’est-ce pas ? Oui, bon, OK, je m’étais simplement trompé dans mon schéma, c’est prise de tête aussi pour celui qui explique, je vous rassure.

Les événements de la vie de Nebula 2014 sont bien moins nombreux : elle se rend neuf ans dans le futur pour suivre son père et se faire tuer par une version future d’elle-même.

Seulement, comme il existe deux branches temporelles, Nebula 2023 peut tuer cette Nebula 2014 : tout ce que ça signifie, c’est que Nebula 2014 ne vieillira jamais dans la timeline dorée mais Nebula 2023 existe bien dans la timeline marron, elle a déjà vécu une année 2014, celle-ci ne peut pas être effacée. La Nebula dorée est morte, mais ça n’empêche pas que la Nebula marron soit en vie, puisqu’elle a déjà son propre passé, qui est différent du présent de la Nebula dorée. En bref, dans Avengers Endgame, on apprend qu’il est impossible de changer son passé. On peut juste créer une nouvelle branche temporelle (ou monde parallèle si vous préférez, même si c’est moins exact).

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Techniquement parlant, il y a une faute sur le trajet en violet, ils ne « remontent » pas le temps, mais se rendent dans le futur. Mea culpa.

La même logique s’applique à Thanos : la version Thanos 2018 est morte en 2018, vingt-trois jours après avoir claqué des doigts. La version Thanos 2014 est morte en 2023, sans avoir jamais claqué des doigts dans la timeline dorée. Grosso modo, dites-vous que le Thanos 2018 d’Infinity War est un winner alors que Thanos 2014 est le loser qui a réuni les pierres pour mieux se les faire voler par Iron Man dans un moment d’inattention.

Quant à Gamora, celle que nous connaissons depuis Les Gardiens de la Galaxie est morte en 2018. Dans Endgame, nous en rencontrons une nouvelle qui n’est pas amoureuse de Quill et qui se retrouve par la force des choses à être… la petite sœur de Nebula 2023, plus vieille qu’elle. Mouahaha. C’est pour cela que cette Gamora 2014 prend la fuite : elle n’est pas celle que nous connaissons.

 

Et voilà ! Ajoutons à tout ça qu’il y a la moitié de l’univers qui a un trou de cinq ans dans sa vie, et on se retrouve avec des frises amusantes : si Hulk a souvenir des années 2018 à 2023 et a vieilli durant celles-ci, ce n’est par exemple pas le cas de Peter Parker pour qui la ligne de temps passe de 2018 à 2023 en quelques secondes seulement. Il se retrouve donc en 2023 avec l’âge qu’il avait en 2018. Exactement comme Ant-Man, mais pour des raisons différentes.

Bref, même en voyageant dans le passé, les héros peuvent continuer de vieillir ou mourir, puisqu’ils vivent toujours leur présent et non leur passé… C’est tout l’inverse d’Ant-Man lors des tests d’Hulk : à ce moment-là, c’est le temps qui change pour le personnage, et non le personnage qui change de temps).

Tout pourrait s’arrêter là et tout aurait dû s’arrêter là… mais voilà, le film a tout de même un gros défaut.

 Le paradoxe de Captain America

En effet, si on applique toutes ces théories des branches temporelles, on se retrouve avec cette ligne pour Steve Rogers :

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Bref, il a une vie mouvementée le monsieur, et je ne sais pas trop comment il fait pour calculer son âge exact avec tant d’allers-retours temporels ! Le paradoxe ? Ben, lorsqu’il choisit de rester avec Peggy dans les années 70, il provoque forcément la création d’une branche temporelle, si l’on en croit toute la théorie proposée dans le film (qui s’appuie a priori sur la Théorie d’Everett, qui même si elle ne fait pas l’unanimité est reconnue scientifiquement et semble plus en vogue que celles habituellement mises en avant dans les films et séries) :

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Problème ! Si l’on suit les différents voyages de Captain America, on voit qu’il se rend d’abord en 2012 avec Hulk, Tony et Ant-Man (voyage 1). Il se retrouve ainsi dans la timeline orange précédemment évoquée dans l’article. Soit. De là, il se réconcilie définitivement avec Tony et ils prennent la décision d’improviser en voyageant dans les années 70, où il aperçoit Peggy. C’est le voyage 2, qui va créer ce que j’ai décidé d’appeler la timeline grise (je commence à être à court de stylo). Une fois tout récupéré, Captain America retourne alors en 2023 pour la grande bataille finale.

Jusque-là, tout va bien. C’est après que ça dérape : il est renvoyé dans le temps pour remettre les pierres à leur place. Alors, le truc, c’est qu’on a vu que ça allait être difficile pour la timeline orange et que c’était impossible pour la timeline dorée (puisque de toute manière, Thanos s’en est barré et s’est fait tuer).

Pour être tout à fait juste : il peut toujours se rendre en 2014 et empêcher la création de la timeline dorée en disant simplement aux Avengers de repartir aussi vite qu’ils sont arrivés, mais ça créé alors une nouvelle branche pour 2023 où les Avengers reviennent sans pierre, alors ça ne marche pas non plus pour tout le monde. Pas la peine de s’embrouiller avec ce détail, je sais !

Enfin, quand il remet le Tesseract à sa place en 1970, il remet en place la branche temporelle, certes (encore que ! Il a volé du sérum aussi et il s’en est servi, alors je vois pas comment il peut le remettre à sa place !), mais comme il prend la décision de rester dans ce passé, ben… il créé une branche temporelle. Bref, la branche temporelle grise n’est jamais « réparée » pour redevenir celle qu’on connaît. Autrement dit, et on le voit dans le schéma, on se retrouve avec un paradoxe dans Endgame : Captain America est dans la timeline grise, Sam dans la timeline marron. Ils ne devraient donc pas être en mesure de se parler pour l’échange de bouclier.

C’est un paradoxe qui n’est pas expliqué dans le film, qui fait ainsi (pour moi) une grossière erreur après trois heures à avoir bien géré tout ça. Si quelqu’un l’a compris différemment, je veux bien en parler dans les commentaires. Reste alors la partie la plus fun des voyages dans le temps… les théories pour expliquer les paradoxes !

  • Théorie n°1 : Le Captain que l’on voit donner son bouclier à Sam n’est pas le nôtre… il viendrait alors d’une timeline encore différente et jamais vue où tout s’est déroulé sensiblement à la nôtre et où cette version de Captain a décidé de revenir dans les années 70 de notre monde. Tordu.
  • Théorie n°2 : Captain n’est pas bête et a donc pris de quoi revenir en 2023 en voyageant dans le temps. Une fois vieux et sentant son heure approcher, il décide donc d’utiliser ça pour revenir en 2023. Cela voudrait dire que le Captain que l’on voit à la fin d’Endgame n’a pas vécu dans cette timeline. Si ça explique pourquoi il n’est pas intervenu plus tôt pour sauver le monde, il y a encore une faille : il aurait dû réapparaître en tant que vieillard après les cinq secondes. Ce qui nous provoque un paradoxe, c’est en fait qu’il soit sur le banc. Sans ça, tout le film tenait !
  • Théorie n°3 : il n’y a jamais eu de branche temporelle et nous ne connaissons rien aux règles du voyage dans le temps, donc des événements se sont produits et en même temps ne se sont pas produits, Schrödinger style. Il faut accepter qu’on touche aux limites de la logique et qu’on en sait rien, et puis c’est tout. Mais si vous êtes arrivés à ce stade de la lecture, vous êtes comme moi, et ce n’est pas bien satisfaisant, je sais.

Personnellement, j’ai tendance à préféré la théorie n°2. De toute manière, je pense que nous n’aurons jamais de réponse claire…

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Et Agents of S.H.I.E.L.D dans tout ça ?

Un dernier point pour les fans de la série qui cherchent encore à tout comprendre. Si vous n’avez pas vu la série, ça ne sert à rien de continuer à lire et on se retrouve dans les commentaires. Si vous avez vu la saison 5, alors ce paragraphe est pour vous !

Voir aussi : Mes critiques de la saison 5 d’Agents of S.H.I.E.L.D

Spoilers

Pour rappel, la saison 5 nous présente quant à elle une boucle temporelle et se retrouve donc en paradoxe total avec Avengers Endgame qui nous explique quant à lui que les boucles temporelles n’existent pas. Allons bon, voilà donc que dans le même univers, on se retrouve avec un paradoxe encore plus grand que celui de Captain America. En effet, Jemma nous explique bien tout le long de la saison (avec Yoyo, puis Fitz) que tout ce qu’il s’est déroulé dans le passé ne peut être changé (là on est raccord avec Endgame) et que par conséquent, le futur est déjà écrit (là on ne l’est plus). Souvenez-vous : elle prend la décision de risquer de s’empoisonner pour prouver sa théorie et elle fait tous les bons choix, évitant ainsi de manière très improbable de boire de l’acide.

Elle prouve ainsi que ce qu’il s’est passé une fois pour mener à la création du futur dont elle revient se passera inévitablement dans le présent. Les personnages sont ainsi coincés dans une boucle temporelle, et non pas dans un système de branches temporelles…

Cela dit, la fin de la saison 5 n’a aucun sens si on considère qu’ils sont dans une boucle temporelle : le principe même d’une boucle est qu’on ne peut pas en sortir. Tout ce qui s’est produit une fois va s’y produire à nouveau. Or, ils parviennent à sortir de la boucle.

Endgame me console : plutôt qu’un système de boucle, il va falloir admettre que Fitzsimmons se trompent (mon dieu est-ce seulement possible ?!) et que cette saison nous présentait plusieurs branches temporelles. Toutes se ressemblaient au point de croire que les personnages étaient dans une boucle, alors qu’en fait, ils pouvaient encore changer leur futur grâce à ce retour dans le présent qui leur offrait l’occasion de créer une branche dans laquelle le monde n’est pas détruit. C’est donc ce qui se passe en fin de saison 5 et ça explique que la Terre ne soit pas détruite en 2023 pour nos Avengers.

Endgame apparaît alors comme la solution au problème insolvable de la série, et ça, c’est plutôt chouette. Je suis très curieux de voir ce que proposera la saison 6 dorénavant !

Voir aussi : Tous les articles sur le Marvel Cinematic Universe

Ce que c’est qu’un reboot – et pourquoi c’est trop souvent une mauvaise idée

Salut les sériephiles !

Pas de surprise sur le sujet d’aujourd’hui que j’avais promis sur Twitter et que je recule tant bien que mal depuis quelques jours tellement je n’ai pas envie d’en parler. Il faut bien pourtant, c’est officiel depuis ce week-end : Buffy va avoir un reboot (et c’est probablement pour ça que les comics s’arrêtent). *soupir*

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Cela fait quelques années que l’on tremble chaque fois qu’il est question d’un remake ou d’un reboot et c’est finalement au beau milieu d’un Comic Con un peu plat que la nouvelle qu’on redoutait tant est tombée… loin de San Diego. Pour s’en tirer comme si de rien n’était, on nous annonce que Joss Whedon participera au projet – un souhait des fans depuis toujours – mais il faut bien reconnaître que ce reboot est déjà mal barré.

Mais alors c’est quoi exactement un reboot ? Techniquement – et on est à fond dans la technique, je vous préviens – c’est recommencer l’intrigue d’une série, en oubliant tout souci de continuité avec ce qu’il s’est fait avant. Bref, faire du neuf avec du vieux, en reprenant l’intrigue de départ d’une série qui a cartonné et que tout le monde connaît déjà, mais en changeant quelques éléments par-ci par-là pour la rendre surprenante et soit disant attirante. Le problème, c’est que c’est rarement réussi, mais bon.

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C’est quoi ce nom ? Côté étymologie, c’est simple comme bonjour : « to boot », en informatique, signifie démarrer. Un reboot, c’est un redémarrage, donc, il n’y a pas meilleure traduction française : c’est ce que l’on fait lorsqu’on reboot un ordinateur. Bon, sauf que l’ordinateur, lui, il a la gentillesse de repartir exactement de la même base, alors que les reboots prennent souvent juste l’idée de départ, en n’hésitant pas à la modifier. Il n’existe pas une recette type et certains modifient plus ou moins les choses. Après pourquoi on est passé de l’informatique aux séries, je ne sais pas exactement, mais c’est comme ça.

Voir aussi : L’excellent article « Reboots, remakes, remasters, portages, revivals ou le fléau d’une génération sans créativité » sur Break Culture.

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Quelle origine ? Ben merde, on doit les reboots aux… comics. J’adore les comics, mais sur ce coup-là, ils ont déconné sec. C’est simple, quand une série est en perte de vitesse affolante du côté des ventes, il n’est pas rare d’avoir un auteur qui se lance dans une nouvelle « origin story » d’un même personnage ; ou qui réutilise un personnage en repartant à zéro avec lui, avec une nouvelle dimension parallèle ou une nouvelle planète par exemple. Les exemples sont nombreux et rien que du côté des X-Men, on trouve plein de premiers comics qui reviennent différemment sur les origines de chacun (et ne parlons pas de Battle of the Atoms nous amenant les versions du passé des X-Men dans le présent et détruisant la continuité d’une manière impossible à appréhender pour le bien de mon esprit). Et puis, un jour, je vous parlerai de « All-New Wolverine », qui consiste à proposer un nouveau Wolverine avec la même idée de base, mais un personnage différent. C’est d’ailleurs aussi ce qu’ils font pour Ms Marvel.

Bref, vous voyez l’idée, je pense. Et souvent, ces reboots peuvent donner lieu à des séries, ou les séries elles-mêmes en sont (coucou Smallville, Supergirl, l’Arrowverse, etc.) et on n’en finit plus. Enfin, les films ne font pas mieux, et rien ne le résumera mieux que le mot « Spiderman », je pense (vive le dernier reboot).

Voir aussi : 500 mots sur Ms Marvel

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Et aujourd’hui ? Le reboot est à la mode. Il est tellement à la mode que c’est limite devenu une norme – et c’est rarement réussi quand une série est un reboot d’une série. Parlons ainsi du cas McGyver que je ne comprendrais jamais puisque la nouvelle version est une version empirée de la série d’origine qui était plutôt cool. Parlons de Shadowhunters qui est un reboot d’un film lui-même reboot de livres…

Est-ce qu’un bon reboot ça existe ? Oui, je vous rassure quand même : j’adore la dernière version filmique de Spiderman. Ce n’est pas un assez bon exemple ? Ben, dans ce cas, The 100. C’est une adaptation très très libre des romans de Kass Morgan, et franchement, ça vire rapidement au reboot plutôt qu’à l’adaptation : même point de départ approximatif et histoire complétement différente.

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There’s too many of them. Reboots.

Et il n’y a pas à dire, plus on s’éloigne de l’histoire originale, plus un reboot a de chances de fonctionner, je crois. Ainsi la bande-annonce de Charmed a l’air plutôt sympathique parce que l’histoire est différente et la série prend le parti d’être un truc délirant plutôt que quelque chose de sérieux (et pourtant, j’étais parti pour critiquer énormément à l’origine)… alors que le trailer de Roswell est une catastrophe : ils recopient littéralement des scènes du pilot de la série originale, tout en faisant des personnages des adultes là où ils étaient adolescents et tout en oubliant qu’on est désormais en 2018 et que leur série paraît sortir des années 2000. Quel intérêt de faire du vieux avec du vieux ? Ca paraît mal barré.

Voir aussi : Le reboot de Charmed

Bon, et sinon, j’étais là pour parler de Buffy à l’origine d’où les gifs de l’article… et je ne vais pas en dire grand-chose. L’ironie a voulu que je reçoive le premier tome omnibus de la saison 8 à peu près au moment de l’annonce de ce reboot et très clairement, je vais me replonger dans ce revival pour oublier.

J’essaye de garder l’esprit ouvert pour ce reboot – surtout que Charmed pourrait être une bonne surprise (mais Charmed elle-même était tellement dans la réécriture que, finalement, pourquoi pas). Après tout, il est géré par Joss Whedon (qui va vite s’en barrer, hein, il a sa propre série à venir sur HBO !) et par Monica Owusu-Breen dont j’aime beaucoup le CV, mais dont la qualité du travail va de l’excellent (Alias) à la catastrophe (j’adore Midnight Texas, mais ce n’est pas au niveau de Buffy, hein).

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Et puis, le gros point de promo de ce reboot consiste à nous dire que Buffy sera désormais interprété par une actrice noire. Bref, exit l’idée de base de la série (la blonde des films d’horreur destinée à mourir qui s’avère en fait être celle avec le plus de forces… genre LA BASE DES BASES, dès la première scène de la série ? Non ? Personne pour s’en souvenir ? OK), donc difficile d’y voir un reboot…

Grosso modo, on nous raconte l’histoire d’une nouvelle Tueuse, mais on l’appelle Buffy parce que c’est plus vendeur. C’est totalement ridicule et j’ai du mal à croire que je puisse être convaincu par ce qu’ils proposeront. Bref, comme pour Roswell (que j’attendais pourtant !), je vais espérer que le projet se casse la gueule vite fait et qu’il soit vite un mauvais souvenir. Après tout, ce reboot de Buffy n’est qu’un projet qui n’a même pas encore été accepté par une chaîne. Et pensez-vous que quelqu’un aurait eu la bonne idée de prévenir les acteurs d’origine avant de faire cette annonce ? Nope, comme en témoigne l’excellent tweet d’Emma Caufield (Anya) sur le sujet : « huh? ».

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Avec un peu de chance, ils verront que c’est con et qu’ils peuvent faire à la place un bon spin-off, pas vrai ? Ou, au moins, avoir la bonne idée de ne pas l’appeler Buffy… pour l’instant ce reboot semble simplement surfer sur une mauvaise mode qui consiste à prendre toutes les séries de mon enfance et les refaire avec des actrices qui ne soient pas blanches. Pas vraiment sûr que ça soit une bonne idée pour les actrices qui portent immédiatement le poids de la comparaison sur leurs épaules, et la colère des fans de la première heure, et l’impossibilité de faire oublier des icônes, quoi qu’elles fassent…

Comment ça, je m’énerve tout seul cet article ? C’est bon, je me tais.

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Ce que c’est qu’un Guilty Pleasure

Salut les sériephiles,

Je suis de moins en moins régulier avec ce rendez-vous des définitions, mais c’est qu’avec le temps qui passe, il est parfois dur de trouver de nouvelles idées de thèmes. Je sais pourtant qu’il y a des dizaines de termes que j’emploie et n’ai encore jamais expliqué dans ces articles, donc pas d’inquiétude, je continuerai d’en proposer de temps à autres. Il suffit d’être patient !

Et cette semaine, on se concentre sur un de mes termes préférés, parce qu’il sonne mieux en anglais mais est très connu en français aussi. Le dire en anglais, c’est juste un moyen d’être un de ces insupportables pseudo-bilingues (en ferai-je partie ?).

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Alors c’est quoi exactement un guilty pleasure ? C’est tout facile à traduire, ça signifie « plaisir coupable ». Et c’est super simple à comprendre : c’est quelque chose qui procure du plaisir, mais un plaisir qu’on se sent coupable de ressentir parce qu’il vient de quelque chose qu’on ne devrait vraiment pas aimer autant, parce qu’on sait bien que c’est mauvais (en tout cas, selon nos goûts). Rien de bien compliqué à comprendre, on a tous une série qui nous fait ressentir ça, je pense ; j’en ai même plusieurs. Et comme on n’est pas sectaire, ça peut aussi être ce que vous ressentez face à un film, un livre, une chanson (sauf si c’est Despacito, allez en Enfer, on n’en peut plus), un verre de vin qui n’est pas consommé avec modération (faites gaffe quand même) ou n’importe quoi d’autre, donc.

C’est quoi ce nom ? C’est la trouvaille d’un type brillant, probablement, qui se sentait coupable de ressentir du plaisir. Je ne sais pas bien si ça vaut le coup d’un article complet finalement, mais bon, je me sentais comme un petit génie quand j’ai décidé d’écrire cet article pourtant.

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Un petit génie comme ça, quoi.

Quelle origine ? Il faut probablement regarder du côté de la psychologie et de l’origine de la culpabilité, qui permet de nous faire comprendre qu’on est en train de faire quelque chose de mal selon nos standards, quelque chose qui peut menacer notre appartenance à un groupe social dans les pires cas, quelque chose qu’on n’a pas forcément envie d’exploiter sur son blog, par exemple. Oui, bon, je crois qu’il est assez clair que je n’ai pas fait d’étude de psycho, ni de socio, mais je pense qu’on a tous l’idée de l’origine exacte de notre culpabilité. Le plaisir ? Il vient du fait qu’on est en train d’enfreindre une règle ou une limite qu’on se fixait. On finit par prendre du plaisir en faisant quelque chose qui nous fait culpabiliser. OK, il y a un peu de masochisme dans tout ça.

Quant à l’origine exacte de l’expression, impossible de la retrouver, mais elle date, ça, c’est sûr et certain.

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Et aujourd’hui ? Si je vous écris cet article, ce n’est pas par hasard. Je suis en fait en train de… regarder un épisode de Plus Belle la Vie. Cela fait une semaine que je suis retombé dedans et que je rattrape mon retard – et comme je les regarde en speedwatch, le plaisir est total, parce qu’en plus ça va vite. Le plaisir coupable de l’épisode de trop (qui a donné son nom au blog), on le connaît tous, mais quand en plus, c’est sur des séries qu’on a un peu honte de regarder, il fait exceptionnellement dur à arrêter. J’ai donc rattrapé pas moins de quatre mois pour l’instant – j’en suis enfin au moins de décembre, alors que ça faisait onze mois que j’étais bloqué au milieu de l’intrigue du mois d’août ! L’Enchanteur est de retour, pour les connaisseurs, et il est possible que j’ai repris un peu pour son intrigue aussi.

Bon, je sais, c’est paradoxal d’assumer comme ça mes guilty pleasures, mais vous devriez être habitué, ce n’est pas la première fois que je le fais sur le blog : je vous ai parlé de Shadowhunters, mais aussi de Lost & Found Music Studios, rien que ça ! Et puis, il y avait Un, dos, tres aussi… Non, je sais pas, c’est à croire que la culpabilité du plaisir est encore meilleure quand je la partage avec vous ; chacun sa came ? Vite, partagez la vôtre !

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