Vus cette semaine #37

Ce RDV se contente de reprendre l’ensemble de mes avis sans spoiler sur les épisodes vus au cours de la semaine. C’est donc un simple copier-coller de ce qui se trouve déjà dans la colonne de droite et qui est mis à jour quotidiennement. Le titre de chaque épisode mène à la critique plus complète et avec spoilers. Les épisodes sont reclassés par ordre chronologique de diffusion, en J+1… 

Mercredi

High School Musical The Musical The Series – S03E08 – Let It Go – 19/20 – Fin de saison
Ce n’est certainement pas la fin de saison que j’imaginais pour un bon nombre d’intrigues, ni ce que j’attendais quand j’ai commencé celle-ci il y a huit semaines déjà ; mais je reste complètement fan de ce que propose Disney + avec ce qui paraissait devoir être une bonne blague de courte durée et qui, petit à petit, est devenue une série que j’aime vraiment beaucoup. Je me demande vraiment à quoi ressemblera la saison 4 après une fin pareille !

Jeudi

She-Hulk: Attorney at Law – S01E05 – Mean, Green, and Straight Poured into These Jeans – 13/20
Je suis hyper déçu par cet épisode ? D’accord l’humour est toujours présent et quelques scènes étaient sympathiques, d’accord on a ENFIN le développement de personnages secondaires avec un peu plus de temps d’écran, mais j’ai eu l’impression d’attendre que l’épisode commence pendant tout l’épisode… au point que j’ai eu du mal à croire qu’il soit déjà terminé tellement je n’avais pas eu l’impression qu’il s’était passé quoique ce soit encore par rapport au précédent.
Resident Alien – S02E13 – Harry, a Parent – 16/20
La saison se poursuit à son rythme, et l’on sent bien que quelques intrigues vont probablement mal se terminer. C’est que l’air de rien, la conclusion approche après tout. La série reste une petite pépite très agréable à suivre : l’humour fonctionne (même s’il faut parfois se remettre dedans pour l’apprécier à sa juste valeur), les personnages sont de plus en plus attachants avec le temps et l’intrigue avance suffisamment à chaque fois pour donner envie de revenir.
Resident Alien – S02E14 – Cat and Mouse – 17/20
Oui, ça se confirme, la saison sait très bien où elle va. Les différentes pièces du puzzle mis en place entre les différentes intrigues s’emboîtent vraiment bien dans cet épisode qui fait avancer certains personnages dans de nouvelles directions. L’histoire racontée est toujours aussi prenante et je ne regrette pas de me maintenir à jour dans la série. Elle est vraiment top.

Vendredi

Les Anneaux de Pouvoir – S01E04 – The Great Wave – 15/20
Un épisode sur deux ? On dirait bien. Si cet épisode se concentre principalement sur les personnages que j’aime suivre dans cette série, au détriment des autres (je crains le prochain épisode), je trouve qu’il y a d’étonnants raccourcis qui sont empruntés pour un épisode d’une heure. Cela manque parfois de logique de la part de certains, surtout côté obscur, mais ce n’est pas grave ; la série reste une petite pépite à voir, même quand il y a très peu de scènes d’action.

Dimanche

Tales of the Walking Dead – S01E06 – La Doña – 16/20 – Fin de saison
Je suis partagé : j’ai beaucoup aimé l’introduction de l’épisode et une bonne partie des idées qui sont mises en place par celui-ci, mais je trouve que l’histoire proposée aurait peut-être mérité plus de temps que trois quarts d’heure. Tout est précipité du début à la fin, et ça manque de clarté – au sens premier du terme comme au sens littéral – pour qu’on comprenne tout ce à quoi on assiste. Cet épisode est de plus placé en fin de saison, et je comprends un peu pourquoi avec sa fin, mais sans que ça ne soit forcément révélateur de ce que peut être une fin de saison.
Historias de Upa Next – S01E01 – Silvia – 13/20
C’est difficile de se faire une idée en si peu de temps, mais a priori, la série n’a pas trop changé, franchement. Je dirais bien qu’elle n’a pas pris une ride, mais c’est justement tout le contraire. La qualité de jeu des acteurs est toujours la même et le scénario semble tourner en rond autant que dans la série d’origine qui n’est vraiment pas loin… Mais eh, ça permet de faire le lien avec les personnages tels qu’on les retrouvera plus tard et la nostalgie a fait son effet sur ces sept premières minutes.

Rattrapage

9-1-1 – S05E12 – Boston – 19/20
Difficile de faire la fine bouche sur un épisode pareil : je l’ai attendu sur une grosse partie de cette saison 5, que j’ai mis des mois et des mois à voir. Bref, ça fait presqu’un an que j’attendais la suite de cette intrigue. Elle me plaît toujours autant. Bien sûr, c’est quelque peu précipité parce que c’est le style de la franchise et bien sûr, il y a quelques problèmes avec la manière dont se termine l’épisode par rapport à ce que la réalité donnerait… mais eh, je suis bon public, ce n’est pas près de changer !
9-1-1 – S05E13 – Fear-O-Phobia – 16/20
On continue de rusher les intrigues, comme toujours, et ça semble prendre au dépourvu certains acteurs par rapport à l’épisode précédent. Une nouvelle intrigue pointe également le bout de son nez en fin d’épisode, et je ne suis pas vraiment convaincu par la manière dont c’est amené, mais eh, on va dire que je fais une fixette sur les intrigues de ce personnage que je déteste toutes les unes après les autres. Le problème est peut-être ailleurs.
9-1-1 – S05E14 – Dumb Luck – 17/20
C’était un petit épisode tout ce qu’il y a de plus classique pour la série, avec une idée étirée à l’envi… mais ça marche bien parce que la conclusion de l’épisode est solide et que l’idée du jour permet des avancées dans l’intrigue. Bref, j’ai bien aimé, ça me rappelle pourquoi la série cartonne toujours après cinq ans, finalement. Des interventions de dingue, des personnages attachants et une écriture aussi fluide qu’efficace.
9-1-1-S05E15 – FOMO – 15/20
C’était moins prenant comme épisode, mais avec la fin de saison qui approche, j’imagine que c’est bien normal ? Il faut toujours des moments de pause avant que le rythme ne s’emballe à nouveau, même dans cette série où le rythme est à cent à l’heure à chaque épisode. En tout cas, ça fonctionne bien quand même, ces tranches de vie explorées en quarante minutes.
9-1-1 – S05E16 – May Day – 20/20
Je ne sais pas trop ce qui est passé par la tête des scénaristes avec cet épisode, parce qu’on dirait vraiment que je viens d’assister à une fin de saison ? C’est très étrange quand les épisodes qui ne sont pas censés être si intenses le deviennent par la force des choses. On sent que l’idée d’intrigue était juste une idée pour un épisode comme ça mais que ça a mené les personnages à vivre des situations bien plus extrêmes que prévues. Les scénaristes n’ont aucun filtre, donc bim, on n’a plus qu’à vivre avec. Je me demande quand même ce que ça donnera pour la fin de saison après tout ça.
9-1-1 – S05E17 – Hero Complex – 17/20
C’est dommage que tout l’épisode ne se contente pas d’une seule intrigue, parce que ça créé un faux rythme avec des scènes d’un ennui total au milieu d’une histoire rushée, comme toujours. On se débarrasse aussi d’un certain nombre d’intrigues avant l’épisode final, ce qui me laisse curieux sur ce que celui-ci proposera. Il n’empêche que ça reste un bon épisode pour la série – et une bonne saison en général. Après cinq ans, ça se souligne.
9-1-1 – S05E18 – Starting Over – 15/20 – Fin de saison
C’est une fin de saison à bout de souffle que propose la série pour sa cinquième année, et je ne comprends pas trop pourquoi. Par moments, l’épisode a une tournure de début de saison (et son titre nous le fait bien comprendre). À d’autres, ça ressemble à un épisode classique et habituel. À aucun moment (ou presque), je n’ai eu la sensation d’une conclusion, et c’est quelque peu décevant. La qualité est pourtant toujours là et je n’ai pas trop de doute que la saison 6 sera géniale elle aussi.
 

Pas si mal pour une semaine chargée avec un premier épisode vu… le vendredi soir !

> Vus en 2022 

 

Les Anneaux de Pouvoir – S01E01

Épisode 1 – Shadow of the Past – 17/20
L’argent n’a pas été jeté par les fenêtres, c’est un très beau premier épisode : les paysages sont sublimes, le casting est très bon (vraiment les polémiques sur les couleurs des acteurs sont à jeter à la poubelle pour moi) et l’on retrouve bien l’ambiance du Seigneur des Anneaux, que ce soit grâce à la musique ou aux répliques alambiquées. Je me suis surpris à être à fond dans l’une des intrigues, et j’avoue que je suis curieux que de ce que cette saison va proposer ensuite.

Spoilers

L’enfance de Galadriel n’est pas celle que j’attendais, et cet épisode permet de mieux comprendre ce personnage – tout en introduisant plein d’autres pour la saison.

The skies are strange.

L’épisode commence par une affirmation que l’on ne peut pas trop contredire : rien n’est maléfique au départ. On comprend toutefois que le but de la série sera de nous montrer comment on peut le devenir. La première scène, avec du harcèlement scolaire de base, n’est pas là pour me contredire, même si son héroïne est une Galadriel enfant qui finira par résister au mal.

Elle se croit dans Prison Break, la pauvre : elle fait un origami pour le voir voguer – et ce qu’on pensait être un bateau est en fait un cygne. Si avec ses pouvoirs d’elfe, elle parvient bien à le faire voguer comme elle le souhaitait, mais d’autres enfants ont décidé de l’emmerder, refusant de voir flotter cet origami. Quelques pierres jetées dessus suffisent effectivement à le couler et à énerver Galadriel.

On la découvre pleine de fougue et d’envie de se venger, ce qui n’est pas exactement la vision que j’avais du personnage dans les films. Elle montre déjà la combattante qu’elle sera en s’en prenant à un des garçons qui l’embête, mais son frère finit par l’interrompre. Oui, le grand frère de Galadriel est évidemment pour la paix et il lui apprend à relativiser dans une jolie scène où il lui fait un petit discours très elfe dans l’esprit, avec la pierre qui fonce vers la noirceur contrairement au bateau qui regarde en haut, vers la lumière. Galadriel est maligne aussi, cela dit : elle demande quoi faire quand la lumière se reflète. J’aime bien ces personnages.

Bien sûr, la scène se termine par le royaume des elfes – et ça manque presque de la bonne musique habituelle pour ça, mais nous ne sommes pas encore en Terre du Milieu. En effet, les elfes ne s’y rendent qu’ensuite, pour se défendre contre Morgoth. En effet, Morgoth commence à détruire la lumière. Les elfes résistent évidemment et se défendent, avec toute une armée qui quitte Valinor pour la Terre du Milieu.

Celle-ci est peuplée de créatures étranges d’après l’elfe, et ça commence par un combat de dragons qui semble quand même faire un clin d’œil inévitable à House of Dragons, la série la plus directement concurrente de celle-ci. La guerre qui devait s’achever rapidement sur la Terre du Milieu laisse finalement celle-ci en cendres, après des siècles. Beaucoup d’elfes meurent donc dans la guerre, Morgoth meure aussi, mais pas avant d’avoir laissé les orques se répandre aux quatre coins du monde. Pas avant aussi d’avoir laissé son plus puissant sorcier, Sauron, pour les guider. C’est malin, cette affaire.

Sauron est donc une fois de plus le grand méchant de cette série : il tue le frère de Galadriel qui voulait le battre, le marquant au passage de son signe. Sans trop de surprise, Galadriel est énervée par la situation, au point de prendre la relève de son frère pour détruire Sauron. Pas de chance pour elle, la piste pour le retrouver s’estompe rapidement – ou lentement avec beaucoup d’années qui passent. Tout cela nous est raconté par une Galadriel en voix off, et la série est vraiment sublime à regarder. Je m’y attendais vu le budget annoncé, mais vraiment, ce n’est pas décevant : la Terre du Milieu est toujours aussi vaste et magnifique qu’elle l’était dans les deux trilogies de films.

Certains effets spéciaux vieilliront peut-être mal quand même – je pense notamment à la cascade – mais c’est beau. Quant à l’histoire, les elfes se mettent à penser que Sauron n’est plus une menace car il sait se faire discret. Ils oublient ce qu’il a pu représenter… mais pas Galadriel. Evidemment. L’elfe que l’on ne connaît que trop bien mène donc toujours une expédition de quelques guerriers pour retrouver Sauron.

Nous la découvrons commandante d’un groupe d’elfes qui commence à douter lui aussi : plus aucun Orque n’a été vu depuis des années et elle maltraite clairement ses alliés désormais, les menant là où même le soleil refuse de briller. Elle mène ses elfes dans une terre glacée, au beau milieu d’une tempête de neige, afin de retrouver le repaire des Orques suite à la défaite de Morgoth. Là, elle joue encore les exploratrices, découvrant une entrée fermée à la force de son poing.

Si elle a toujours un second qui souhaite faire demi-tour à chaque étape du chemin, Galadriel ne se démonte pas : elle trouve bien la piste de Sauron dans ce repaire, ce qui lui confirme qu’elle doit continuer encore plus au Nord pour enfin le battre. Bien sûr, nous savons qu’elle a raison et que Sauron reprend bien des forces au Nord, mais on comprend aussi le point de vue du second qui en a marre de gâcher sa vie à une quête qui paraît vaine – et inutile en plus.

Et non seulement, il gâche sa vie, mais en plus il la risque : la compagnie de Galadriel est confrontée ensuite à un Troll des neiges. Heureusement pour chacun de ses elfes, Galadriel est là pour leur sauver la vie de ce troll. Nous, ça permet de voir à quel point c’est une guerrière accomplie. Par contre, pour toute reconnaissance, Galadriel obtient la rébellion de son second – et de tous les autres. Ils décident de lui annoncer qu’elle continuera seule son chemin… Et elle le fait, même si je pense qu’ils espéraient la voir faire demi-tour.

Pendant ce temps, ailleurs sur la Terre du Milieu, et plus précisément à Rhovanion, la série décide de nous faire découvrir d’autres personnages. C’est presque dommage tant j’étais à fond sur le personnage de Galadriel. Cela fonctionnait beaucoup plus comme introduction et ils ont bien fait de commencer par là.

Bref, on découvre deux voyageurs qui sont effectivement des créatures étranges. J’avais prévenu en introduction que je n’aurais pas toutes les références, et c’en est bien la preuve. Les créatures posent toutefois un problème à d’autres : les Hobbits sont forcés de se cacher pour ne pas être découverts par celles-ci.

La petite ville de Hobbit voit cela comme un mauvais présage : se cacher comme ça si tôt dans l’année, ça risque d’annoncer un hiver glacial. J’ai beaucoup aimé la scène qui transforme un bout de prairie et de forêt en village hobbit : ils vivaient donc bien plus discrètement à l’époque. Le village avec les petites maisons rondes manquerait presque pour reconnaître les Hobbits, mais bon, ça fonctionne bien de les voir sortir comme ça de cachettes improbables.

Une fois le village rétabli, une Hobbit s’inquiète tout de même de ne pas retrouver Nori. C’est probablement la Hobbit que l’on suivra le plus au cours de cette saison, parce qu’elle a un goût de l’aventure assez prononcé tout de même. Elle sort donc des limites autorisées, se rendant dans une ancienne ferme. Eleanor, c’est son nom complet, y emmène en plus sa meilleure amie et d’autres enfants.

C’est pourtant risqué : elle découvre assez vite grâce à un enfant qu’il y a un loup à proximité. Elle fait partir tout le monde au plus vite, improvisant un mensonge pour le reste du village. Le loup n’est pas naïf pourtant : il les sent. La mère de Nori n’est pas idiote non plus : elle sait bien qu’elle est partie vers la ferme alors qu’elle n’avait pas le droit. Elle lui fait donc une petite morale sur le fonctionnement des Piévelus (les Hobbits donc) et sur la manière qu’ils ont de travailler en groupe – et forcément en groupe.

Nori est rapidement blasée, alors elle décide d’aller espionner plutôt le chef du village, qui fait quelques prédictions de mauvaises augures en regardant les étoiles.

En parallèle, nous continuons heureusement de suivre l’histoire de Galadriel. Plutôt que de continuer seule plus au Nord, elle a fait demi-tour vers Lindon, y retrouvant au passage Elrond. Arf, je n’aime pas ce personnage dans les films. Arriveront-ils à me le faire aimer ? Ce n’est pas gagné, parce qu’il a déjà l’air chiant avec Galadriel.

Elle lui demande de lui organiser une rencontre avec le roi, mais ça ne se passe pas comme elle le voudrait. Le roi annonce des temps de paix à venir – on sent bien que Galadriel n’est pas d’accord, mais elle accepte les honneurs du roi sans rechigner. Mieux encore, le roi annonce un retour à Valinor. C’est un sacré cadeau de la part du roi… que Galadriel entend bien refuser. Je m’y attendais, mais ça fonctionne bien quand elle l’annonce à Elrond.

Bon, je suis au regret de vous annoncer que je le trouve tout aussi pète-couilles que dans les films le Elrond. Il veut empêcher Galadriel de suivre ses instincts et il la culpabilise en plus, l’accusant de remplir le cimetière Elfe, en gros, à pourchasser des chimères. Même si elle avait tort, il serait chiant ; mais en plus, Galadriel a raison. Quant au reste de mon avis sur la série, il faut que je souligne une fois de plus que les décors sont magnifiques et que le casting est franchement réussi. On peut imaginer que ces deux personnages finiront et deviendront ceux que l’on connaît dans les films. Ce n’est que là que je me suis rendu compte en revanche d’une petite incohérence, avec des elfes parlant anglais entre eux. Il me semble que la trilogie réussissait mieux à garder le langage elfique. Ça m’arrange de ne pas avoir à lire les sous-titres sur la moitié des scènes, mais ça ne plaira pas aux fans les plus hardcores (qui auront bien raison de s’en plaindre).

En attendant, la série donne presque raison à Elrond : le roi lui rappelle que Galadriel risquerait de préserver le mal qu’elle veut combattre en ravivant sans cesse son souvenir. Bien pensé, ma foi, les elfes restent sacrément sages. Galadriel accepte donc officiellement de repartir vers Valinor, mais je n’y crois pas tellement. Pendant ce temps, le roi explique à Elrond qu’il va travailler avec le forgeron elfe le plus réputé qui soit à un nouveau projet. Cela sent bon l’anneau, non ?

De son côté, Galadriel vogue donc vers Valinor et finit par renoncer à son arme, parce qu’elle est y forcée. Son bateau s’en va vers la lumière, les Elfes se mettent à chanter et… Tout cela est sacrément beau, mais… elle refuse finalement d’aller vers la lumière de Valinor.

Ce premier épisode prend également le temps de faire un tour sur la Terre des Hommes, où un elfe noir arrive dans un village. Allez, je comprends un tout petit peu certains arguments des twittos qui s’énervaient sur les affiches ; les elfes ont toujours été présentés comme sacrément lumineux et blancs… Maintenant, bon, ça n’est pas si choquant non plus, la surprise passée, Arondir est juste un personnage carrément kiffant, en fait. J’espère qu’on le verra davantage dans les prochains épisodes, car il arrive tard là et que, bon, Arondir peut devenir mon nouveau Legolas s’il le veut.

Il faut quand même que le personnage soit intéressant pour ça, mais ça semble l’être. Il est malin et rusé, capable de gagner des jeux à distance (grâce à sa vue), d’avoir d’excellents réflexes quand on l’attaque et… de tomber amoureux de la plus jolie humaine du village. C’est elle qui lui offre une fleur, avant qu’ils ne soient interrompus et qu’Arondir soit forcé de quitter sa belle paysanne. Ah les amours interdites…

Arondir rejoint un de ses alliés qui l’attendait à la sortie du village et qui n’hésite pas à enchaîner sous-entendu pervers (tirer l’eau du puits, vraiment ?) et mises en garde. Tomber amoureux d’une humaine, c’est risqué et ça a toujours provoqué la merde par le passé. En plus, bon, Arondir est là depuis 79 ans, il a donc dû connaître la mère (et la grand-mère) de sa conquête du moment, c’est un brin glauque.

Pourtant, je n’ai pas pu m’empêcher d’être triste pour lui quand il apprend son départ prochain de la terre des hommes. C’est bien logique : le Roi des Elfes a déclaré qu’ils vivaient désormais en paix et que les elfes pouvaient rentrer à Valinor, ce qui affecte aussi les elfes des postes d’avant-garde un peu partout sur la Terre du Milieu.

Arondir ne s’imagine toutefois pas partir sans dire au revoir à sa Belle ; histoire de la revoir, donc, mais aussi pour lui dire ce qu’il ressent autrement que sans les mots comme il l’a fait jusque-là. Ne sont-ils pas mignons, ces deux-là ? Voilà un amour interdit qui va être sympa à suivre. Cela pose toutefois un problème au fils de cette femme, parce qu’il doit supporter les rumeurs du village transmise par son pote – déjà introduit comme un petit con faisant chier Arondir, en plus.

Il reste le pote du fils pourtant, l’accompagnant dans une grange où le fils révèle une étrange arme marquée du sceau de Sauron. Et oui, Hordern, leur village, est connu pour avoir eu des disciples de Morgoth. C’est problématique, ça, surtout quand Arondir en parle à sa belle. Ils ont une petite exploration à mener ensemble quand ils sont confrontés à une bête malade qui se met à larguer un liquide noir quand on essaie de la traire. Tout cela sera vite sans grande importance de toute manière : Hordern est complètement ravagé par les flammes, et ils s’en rendent compte.

L’épisode peut donc se terminer ainsi, alors qu’une météorite perce le ciel et s’apprête à tomber sur la Terre du Milieu. Quand elle le fait, elle provoque une sacrée explosion – et Galadriel plonge pile à ce moment-là, laissant tous les autres elfes sur le bateau, y compris son second, se rendre à Valinor sans elle.

À Lindon, le roi des Elfes trouve une feuille morte à la sève noire et au cœur du cratère de la météorite, Nori trouve… Jésus ? Non, pardon, un homme à moitié à poil, donc. Etonnant comme cliffhanger. Par contre, ce premier épisode était déjà long, je vais prendre le temps de le digérer avant de voir la suite.

Les Anneaux de Pouvoir (S01)

Synopsis : Le Mal resurgit sur la Terre du Milieu et ses habitants doivent lui faire face, forgeant bien malgré eux ce qui deviendra une véritable légende.

Pour commencer, je n’ai jamais été un grand fan du Seigneur des Anneaux. En fait, il m’a déjà fallu des années pour voir le premier film de la trilogie – parce que je n’ai jamais réussi à aller au bout pour un tas de raisons quand il passait la télé, la première raison étant que je devais être trop jeune pour rester réveillé si longtemps. Les livres ? J’ai bien essayé, mais je n’accrochais pas du tout au style de la traduction. Récemment, j’ai jeté un œil à l’original, et en fait, vraiment, la manière dont l’histoire est le plus souvent racontée n’arrive pas à m’accrocher.

Malgré tout, la promotion autour de The Rings of Power a été si intensive – avec une annonce de la date il y a un an – que ma curiosité est piquée. Ni une, ni deux, j’ai passé une partie de mon été devant la trilogie, en version longue. Contrairement à mon premier visionnage de ces versions longues, d’ailleurs, j’ai réussi à être bien plus intéressé. Mon conseil pour ceux qui n’accrochent pas serait donc de le voir avec un(e) fan, ça aide bien. Je m’en doutais déjà cela dit.

Voir aussi : Mon premier visionnage complet du Seigneur des Anneaux

Quitte à en être là, on s’est dit qu’on pouvait enchaîner cette trilogie avec celle du Hobbit. Et là, ce fut un plus grand coup de cœur déjà (comme j’y vais fort). J’ai bien plus accroché à l’intrigue proposée, probablement parce qu’elle avait plus de liberté. Le Seigneur des Anneaux, on sent bien que ça vient de livres dans le découpage du scénario et des trois parties. Le Hobbit, beaucoup moins. Et puis, Legolas y est encore plus classe ? S’il y a bien une constante depuis des années, c’est celle-ci : je n’aime pas le caractère des nains alors que j’adore Legolas. Oui, c’était une balle perdue pour les nains, mais vraiment, cet égo, là, ce n’est pas possible.

Bref, je vous raconte ma vie, mais tout ça pour dire que j’ai fini par accrocher à cet univers après des années, alors j’espère que la série vaudra le détour. Tout ça pour dire aussi que je ne suis pas le plus grand connaisseur de l’œuvre romanesque et des références à venir que je ne percevrai pas à leur juste valeur. Ce n’est pas grave, hein ?

Note moyenne de la saison : 17/20

S01E01 – Shadow of the Past – 17/20
L’argent n’a pas été jeté par les fenêtres, c’est un très beau premier épisode : les paysages sont sublimes, le casting est très bon (vraiment les polémiques sur les couleurs des acteurs sont à jeter à la poubelle pour moi) et l’on retrouve bien l’ambiance du Seigneur des Anneaux, que ce soit grâce à la musique ou aux répliques alambiquées. Je me suis surpris à être à fond dans l’une des intrigues, et j’avoue que je suis curieux que de ce que cette saison va proposer ensuite.
S01E02 – Adrift – 15/20
Si ce second épisode est toujours aussi sublime que le premier et ravira forcément les fans, je trouve que l’on manque pour le moment d’un lien entre chacune des intrigues. On sait bien que tous les personnages de la série finiront par se croiser ou par avoir une importance dans la même intrigue, mais pour le moment, on passe trop de temps avec certains, pas assez avec d’autres (que je préférais au premier épisode) et le rythme est parfois un peu haché, ou en tout cas artificiel. Cela n’empêche pas la série d’être une bonne surprise – et une bonne découverte. Je reprochais la même chose aux deux trilogies en plus, alors cela ne devrait pas me surprendre. J’espère être assez en forme vendredi prochain pour voir l’épisode le jour de sa sortie.
S01E03 – Adar – 17/20
Contrairement au deuxième épisode, le déséquilibre des intrigues est cette fois-ci en faveur des personnages que je préfère, alors je suis plutôt content… Tout en étant perturbé par le rythme de cet épisode, qui passe de longs moments avec les mêmes personnages à chaque fois, plutôt que d’intercaler davantage les scènes ou de faire tout de suite des liens entre les personnages. On voit bien l’envergure que prend la saison toutefois, et c’est une réussite.
S01E04 – The Great Wave – 15/20
Un épisode sur deux ? On dirait bien. Si cet épisode se concentre principalement sur les personnages que j’aime suivre dans cette série, au détriment des autres (je crains le prochain épisode), je trouve qu’il y a d’étonnants raccourcis qui sont empruntés pour un épisode d’une heure. Cela manque parfois de logique de la part de certains, surtout côté obscur, mais ce n’est pas grave ; la série reste une petite pépite à voir, même quand il y a très peu de scènes d’action.
S01E05 – Partings – 16/20
Légèrement mieux que la semaine dernière, c’est sûr, mais encore un peu trop prévisible par moments et pas assez logique à d’autres pour que je sois totalement convaincu par ce qui est proposé. L’épisode, même s’il est long, est toujours un régal pour les yeux, il y a toujours quelques personnages que j’adore – et d’autres que je n’aime pas trop – et c’est intéressant de faire peu à peu les liens avec Le Seigneur des Anneaux. Bref, c’est toujours une réussite !
S01E06 – Udûn – 19/20
En évacuant les personnages que je n’aime pas et en se concentrant bien plus que prévu sur l’action, cet épisode s’avère l’un des meilleurs de cette saison pour l’instant. Il y a quand même trop de blabla et des longueurs qui donnent envie qu’il s’achève quand on arrive sur la fin, mais les nombreux retournements de situation et les scènes de combat à l’esthétique soignée donnent envie d’en voir bien plus ! C’était hyper prenant, et vraiment réussi.
S01E07 – The Eye – 16/20
Il restait beaucoup de choses à démêler suite à l’épisode précédent. Si c’est bien ce qu’il se passe dans cet épisode, cela se fait avec beaucoup trop de bavardages et de longueurs cette semaine. Je ne suis pas forcément contre ça, surtout que les personnages sont développés, mais je n’aime pas trop quand ça traîne en longueur pour le plaisir de s’écouter parler. Cependant, on sent que l’intrigue avance et que toutes les pièces du puzzle se mettent en place ; c’est déjà ça !
S01E08 – Alloyed – 18/20
C’est ironique : ça aurait dû être un épisode parfait à voir un dimanche, parce qu’il se concentre beaucoup sur un programme de dimanche inattendu, l’air de rien. Pourtant, c’est le premier épisode depuis un moment que je ne vois pas un dimanche. Cela n’empêche pas de l’apprécier et d’aimer la manière dont l’intrigue fil rouge se met en place sans jamais oublier de développer le personnage principal de la série. Jennifer Walters est juste beaucoup trop attachante, la série réussit à me faire rire, j’aime beaucoup.

Call my Agent: The Musical?!!!

Salut les sériephiles,

Vous savez ce que j’ai l’habitude d’écrire dans ces lignes : on ne va pas se mentir… Et là clairement, on ne va pas se mentir, je crois que je tiens l’une des news séries TV les plus what the fuck de 2022. Oui, je sais, nous sommes relativement au début de l’année, mais tout de même, matez-moi ça : alors que je cherchais une idée pour l’article du jour, je suis tombé sur un site américain qui annonçait que  série Dix pour Cent était sur le point de devenir… un spectacle de Broadway ?

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Si, si, vous avez bien lu !

What the fuck ? Je sais bien qu’on fait des spectacles musicaux d’à peu près tout, mais là franchement, je ne vois pas trop ce que ça donnera : la série était super fun et racontait la vie d’Agents de stars. Autant l’idée d’en faire un remake était compréhensible (mais ça va trop perdre sa French touch), autant je me demande vraiment en quoi y ajouter des chansons rendra cette histoire intéressante. En plus, vraiment, le concept était cool parce qu’on avait des stars qui venaient compléter le casting chaque semaine, mais ça ne pourra pas faire ça avec un spectacle musical ?

Non, je vous jure, je ne comprends pas d’où ça sort, mais ils semblent déterminés et sont sûrs d’avoir eu une bonne idée si l’on en croit le communiqué de presse qui accompagne la nouvelle, nous parlant d’un spectacle prévu pour 2024 qui sera fun, comique, dramatique et avec un zeste de romance parisienne. En tout cas, une chose est sûre, c’est un tournant parfaitement inattendu pour la série française qui aura déjà sept ans cette année.

Un succès international qui inspire

Your First Glimpse of New British Remake 'Ten Percent' - CulturePour l’occasion, c’est Amazon Prime Video qui a eu l’idée de nous sortir le remake anglais de la série  : cela s’appellera tout simplement Ten Percent (photo ci-contre), et je trouve ça bien comique comme idée quand on sait que c’était le titre français et qu’il avait été changé par « Call my agents » sur Netflix car ce n’était pas assez vendeur et accrocheur. Il est aussi marrant de constater que c’est un concurrent direct de Netflix qui va nous produire ce qui risque fort d’être un flop, mais qui attise déjà ma curiosité. L’humour british, ça peut probablement le faire avec ce sujet !

En tout cas, on peut dire que la série de Fanny Herrera est un véritable succès : les recettes à l’internationale sont excellentes, le remake rapportera forcément de l’argent (et à défaut, il aura créé des jobs) et le spectacle musical fera de même. C’est assez dingue quand on y pense, mais le concept était vraiment génial, donc c’est bien normal. Cela fait plaisir en tout cas de savoir que la série de France 2 a autant décollé !

Une nouvelle passée trop inaperçue

Bon, maintenant, reste à savoir si la curiosité sera plus forte que ce qui m’empêche de voir des séries ces derniers temps. Quant au spectacle de Broadway, je peux au moins me réconforter à l’idée que je n’aurais probablement jamais l’occasion de voir le massacre ? Rares sont ceux qui arrivent jusqu’en France, sérieusement. Après, là, il s’agit d’une spectacle inspiré d’une série française… Tout est possible.

Une part de moi espère qu’on aura des nouvelles de tout ça et qu’on verra le résultat, mais je crois que c’est de la curiosité malsaine. La nouvelle a failli passer sous mon radar en tout cas, et j’ai l’impression que ça a peu été repris (mais j’ai eu des journées chargées).

Laure Calamy — WikipédiaEn tout cas, j’ai hâte d’avoir des réactions de la part du casting. J’ai l’impression d’une occasion manquée, en revanche, parce que j’ai rencontré cette semaine Laure Calamy et que, si j’avais su, je lui aurais posé la question. Qui sait ? Une autre fois peut-être. Ou qui sait ? Peut-être qu’un jour, je vais rencontrer Camille Cottin aussi. L’espoir est permis, et j’étais déjà tellement surpris d’avoir l’occasion de parler avec Laure Calamy. Bref, il s’agit totalement d’un teasing ça, j’en reparlerai mercredi sur le blog, quand il sera question de cette rencontre à l’occasion de l’avant-première de son prochain film.

La vie est étonnante dans ses coïncidences, parfois.