Shang-Chi est un bon film Marvel (#33)

Salut les cinéphiles,

C’est peut-être la rentrée, mais ça ne m’empêchera pas de rester un geek beaucoup trop fan de l’univers Marvel. Alors certes, avec ma pré-rentrée, il m’a fallu faire un choix entre voir le quatrième épisode de What if..? ou le dernier film des studios, Shang-Chi, mais au moins, je savais quoi faire de ma soirée. Et je n’ai pas été déçu, bien au contraire !

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En effet, je ne connaissais quasiment rien du film avant de me rendre au cinéma : j’avais aperçu quelques extraits vidéos promettant de jolies batailles, j’avais bien capté qu’on serait sur de la culture chinoise adoptée à la sauce Marvel et j’avais aperçu toutes les affiches promos m’inquiétant par leur redondance à placarder partout les deux acteurs masculins principaux. Et honnêtement, après avoir vu le film, je trouve cette promo complétement débile car il y a deux personnages féminins tout autant développés.

On ne va pas se mentir, d’ailleurs, c’est ce qui sauve le film : les personnages sont traités en égaux par les scénaristes, à défaut de l’être par les personnages eux-mêmes. Bien sûr, on accentue davantage sur Shang-Chi, mais ce n’est pas pour autant que les autres disparaissent à l’arrière-plan. Bref, Marvel studios a bien compris que les films à la sauce Captain America ou Iron Man ne prendrait plus en 2021.

Where to, Cap? — Awkwafina as Katy in Shang-Chi and the Legend of...

Sans la moindre surprise, mon personnage préféré est rapidement devenu Katy, en grande partie grâce à l’écriture très fun du personnage, mais aussi grâce à son actrice qui sait parfaitement comment nuancer l’humour de sa prestation et avoir le bon timing comique. Après, tout ça laisse toujours songeur sur le travail du directeur de casting, mais en tout cas, j’ai beaucoup plus ri que ce que j’imaginais durant le film. On retrouve vraiment la sauce Marvel, l’humour qui fonctionne depuis Avengers et le passage de Joss Whedon.

Shang-Chi (Simu Liu) se bat dans un bus - Shang-Chi et la Légende des Dix  Anneaux (2021) - Images du film

La réussite du film passe aussi bien sûr par ces scènes d’action et de combat. Nous sommes là pour ça après tout, ou pour ça aussi. Sans trop spoiler, il me paraît évident que la scène du bus va rester franchement culte tant elle est réussie et fluide. C’était un beau petit bijou à savourer sur grand écran. J’ai aimé bien sur la scène sur le flanc de l’immeuble, prouvant à quel point on s’attache vite aux personnages et permettant de prendre conscience que j’aimais aussi Shang-Chi, et un peu moins la bataille finale. 

Shang Chi And The Legend Of The Ten Rings Marvel Studios GIF - Shang Chi  And The Legend Of The Ten Rings Marvel Studios Marvel - Discover & Share  GIFs

Ouais, je reconnais, je trouve que les scènes d’action vont de la meilleure à la moins bonne, même si « moins bonne » est vraiment juste une manière de parler tant c’était bien ! Et la fin aussi, visuellement, est impeccable au cinéma, avec un design plus réussi que celui de Raya et le dernier dragon. Désolé, difficile de ne pas comparer au moins un peu…

Le dessin animé réussissait mille fois plus à m’intéresser à ses légendes que Shang-Chi, mais il était moins agréable à regarder. Oui, désolé, je n’ai pas tellement accroché à l’intrigue très convenue de ce dernier Marvel. On est sur une origin story qui ne possède que peu de surprises. Les personnages sauvent le film, clairement ; les effets spéciaux et l’humour aussi. Un Marvel, donc. 

J’ai eu particulièrement du mal avec le rythme du film, qui a trop tendance à ralentir en cours de route l’action – et je vais continuer à entrer progressivement dans les spoilers ici. Un autre problème avec la redondance des flashbacks est qu’on se demande vraiment ce que foutait Nick Fury au moment de lancer l’initiative Avengers. Power Up Shang Chi Legend Of The Ten Rings GIF - Power Up Shang Chi Legend  Of The Ten Rings Ready To Fight - Discover & Share GIFsLe type oublie Captain Marvel et ne constate pas que dans les années 90, il y a un type surpuissant avec ses dix bracelets.

De même, je n’ai pas trop souvenir de l’évocation des Dix anneaux avant ce film (bon, OK, je n’ai aucun souvenir des Iron Man, il en est question dedans) alors qu’ils vont devenir un point central de la phase 4. Si je comprends bien qu’on ne peut pas tout prévoir à l’avance, c’est quand même con de nous faire des flashbacks… Que faisaient-ils, le père de Shang-Chi surtout, au moment d’Endgame ? Être méchant, c’est cool, mais ça n’empêche pas de vouloir sauver sa planète quoi.

De toute manière, j’ai un problème avec cette phase 4 qui laisse trop de côté le claquement de doigts de Thanos et ses conséquences. Il y aurait tellement à proposer comme histoire – et le groupe de parole dans Endgame le montrait. Pour l’instant, il n’y a que Wandavision qui a proposé un aperçu du chaos provoqué par la fin de la phase 3…

Bref, je comprends bien que ce n’est pas le propos du film, qui vise à introduire un nouveau héros de manière indépendante, mais ça pose quelques problèmes de continuité auxquels il va falloir se faire. Et en parlant continuité, j’étais tout de même surpris très positivement par la fin du film. (Si ce n’est pas assez clair, il y a énormément de spoilers dans le paragraphe suivant)

MARVELHEROES — Abomination vs. Wong in Shang-Chi and the Legends...

Voir Wong, c’était sympa. Voir Bruce et Captain Marvel était hyper inattendu. J’ai possiblement eu envie de crier de surprise, mais bon, j’étais dans un cinéma quand même, je me suis tenu à peu près. La scène dans le générique est vraiment super sympa, avec en plus ce karaoké qui m’a fait mourir de rire. J’adore vraiment Katy et Shaun, chapeau bas aux studios Marvel qui ont encore réussi à me vendre du rêve et des personnages qui me donnent envie de m’investir davantage dans la phase 4… Pas comme tous les animaux du film, par contre. Pas comme les Dix anneaux non plus, je n’ai pas du tout accroché au personnage de la sœur de Shang-Chi malheureusement. On n’arrive pas à la cerner assez… On verra à son retour.

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En attendant, Marvel a proposé un film de qualité comme ils savent les faire et une énième histoire familiale tragique qui est bien réussie. Contrairement à d’autres films, j’ai même déjà envie de le revoir.

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Un vendredi au Comic Con Paris (2019)

Salut les sériephiles,

Cela fait déjà une semaine que la cinquième édition du Comic Con Paris m’a ouvert ses portes, il faut donc quand même que je prenne le temps de vous en parler un peu plus longuement pour vous livrer mes impressions sur la première journée de convention, comme toujours. Il n’y a pas à dire, le Comic Con reste un lieu hors du temps : j’ai l’impression que cela fait un siècle que cette journée s’est déroulée (mais c’est peut-être aussi parce que ma semaine était encore chargée), j’ai l’impression que c’était hier, je n’arrive pas à me situer. Quoiqu’il en soit, voilà donc tout ce que j’ai à dire du vendredi !

Voir aussi mes articles sur les journées de : Samedi Dimanche

Snapchat-2056326892.jpgLa journée commençait bien mal, puisque comme tous les ans, je suis venu en métro en passant par Stalingrad et, comme bien souvent, je suis monté dans le premier métro qui passait sur le quai au lieu de vérifier avant où il allait. Je me suis donc retrouvé à prendre la ligne 7 au lieu de la 5, et donc à descendre à la Cité des Sciences plutôt qu’à la Grande Halle de la Villette. Oh, si je raconte ça, c’est surtout dans l’espoir de ne pas me planter l’an prochain. Après, dans les faits, je me suis retrouvé à entrer dans le salon à 9h45 au lieu de 9h30, et ça, ce n’était pas malin de ma part comme je voulais absolument faire le panel de 10h.

Un peu de stress, ça ne fait jamais de mal après tout. Je vous disais dans mon planning que j’y allais seul, mais ça n’a pas duré bien longtemps : à peine entré dans la file d’attente pour le panel Amy Acker que je retrouvais Julien du webzine Direct-Actu.fr. On s’est croisé l’an dernier dans les allées, alors on a tout de suite parlé et ça a permis de raccourcir l’attente. Je ne fais pas les choses dans l’ordre, en tout cas : avant ça, j’ai récupéré mon sac offert par le Comic Con, à l’honneur des 80 ans de Marvel. Petite déception tout de même : le sac est plus petit que d’habitude (mon sac à dos rentrait à peine dedans et du coup, ça ne fermait pas) et les stocks semblent moins conséquents. Heureusement qu’il est beau !

La déception s’envole vite avec le froid matinal lors de la traversée vers la Grande Scène. Cette année, exit la grande salle, on se retrouve avec un chapiteau à l’extérieur de la convention. C’est une bonne chose, mais c’est juste dommage que ça signifie devoir faire l’attente en extérieur (là pour le coup, il fait froid – et encore la météo est plutôt bonne) et traverser l’espace sans toit au-dessus de nos têtes. Au moins, il ne pleuvait pas (encore), ouf. De toute manière, braver la pluie n’aurait pas été un problème.

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BIM, je me retrouve donc au premier panel et je suis directement dans l’ambiance Comic Con : DJ Elliot est au RDV comme chaque année pour mettre l’ambiance, Yaelka nous fait la présentation et Amy Acker arrive bien vite… C’est une matinée de feu. Le panel est très intimiste en plus : une fois commencé, les portes sont fermées définitivement, et comme on est vendredi matin, il n’y a vraiment pas grand-monde dans la salle. C’est dommage, mais ça m’arrange bien : grâce à ça, j’ai pu poser la toute première question de cette cinquième édition, et à une de mes actrices préférées en plus. Je fonds.

Le panel portait uniquement sur les vingt ans de la série Angel et sur la participation d’Amy Acker à la série. C’était l’occasion de questions passionnantes, passionnées et précises de la part de Yaelle qui n’a pas hésité à creuser l’analyse du personnage de Winifred avec Amy Acker, tout en lui demandant son ressenti sur son casting (une scène inspirée de Shakespeare) ou sur l’évolution du personnage, qui d’après Amy s’inspirait beaucoup d’elle-même sur plusieurs points (l’amour des Tacos, les origines texanes, etc.). Et comme tout le monde est fou amoureux de Winifred, ça en dit long sur l’actrice, non ?

Ma question ? Elle portait sur son ressenti d’avoir eu à gérer un personnage si complexe et parfait dès le début de sa carrière ; je me demandais notamment si elle avait eu parfois peur face à une telle tâche. Evidemment non, mais elle a reconnu qu’elle ne savait jamais vraiment où elle allait avec Fred et qu’elle ne se rendait pas encore compte de la chance qu’elle avait de jouer un tel personnage. C’était son premier job, pour elle, il était normal de pouvoir avoir une telle panoplie d’émotions et d’intrigues à jouer. En fait, non.

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Contrairement à ce que j’avais annoncé, le planning a changé (gros plus de cette édition : la nouvelle présentation du planning sous forme de frise chronologique, c’était hyper pratique !) et je n’ai pas pu aller à « Comics et politique ». En revanche, nous nous sommes rendus à un panel sur les nouveaux médium comics, et c’était plutôt intéressant. J’ai ainsi découvert l’univers et les dessins de Mirka Andolfo, que j’ai tout de suite beaucoup aimé. Il faudra que je me penche davantage sur son travail, je sens que ça me plaira. De toute manière, elle a travaillé sur Ms Marvel, donc ça se fera, c’est évident.

DSC_0107.JPGAprès ça, je me suis consacré comme prévu au panel avec Callan Mulvey. Il faut bien avouer que j’ai commencé à accuser un méchant coup de barre à ce moment-là, mais de toute manière, Hartley Cœurs à vif est une série qui est vraiment très, très loin pour moi. Je n’ai dû en voir que quelques épisodes, donc j’étais à côté de la plaque par rapport aux fans présents. Il n’empêche que c’était un univers sympa à découvrir. Et puis, Yaelle a aussi posé des questions sur son implication dans le MCU en parallèle du DCverse, alors que c’est supposé être impossible. L’occasion de quelques anecdotes sur les coups de chance improbables de l’acteur et sur son tournage de la baston culte dans l’ascenseur de Captain America.

Ensuite, il était temps d’errer un peu dans les allées et de faire le tour des différents stands. Peu de surprise par rapport à d’habitude, mais l’agrandissement de l’espace permet la création d’un coin coréen (je n’ai pas trop compris pourquoi, j’avoue), d’un espace en réalité virtuelle et surtout du corner tatoo. Même si je ne pense pas me faire un jour un tatouage (trop peur de le regretter un jour), j’adore l’idée et c’était top de consulter les différents dessins des tatoueurs ou de les voir travailler – parce que oui, il y en a qui ont craqué sur un tatouage !

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Dans l’ensemble, en revanche, j’ai trouvé que les stands étaient plus avares en goodies que d’habitude. Oh, et déception de voir de voir que le stand Syfy était déjà pris d’assaut. En même temps, ils ont offert une expérience de pince humaine, donc pas étonnant (j’adore l’idée, mais ça réduit vachement la fréquentation possible du stand : une personne à la fois toutes les dix minutes contre deux à cinq personnes toutes les cinq minutes l’an dernier). L’animatrice était la même en plus, j’aurais aimé avoir le temps d’y passer – mais je ne l’ai pas fait des trois jours.

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Ouh que j’étais mal situé pour ce panel !

En tout cas, pas de temps à perdre : j’ai mangé mon sandwich en attendant le panel suivant, en salle Workshop. C’était un panel à nouveau mené par Yaelle sur les comics Stranger Things, en présence d’un dessinateur qui aussi bossé sur les comics Angel saison 6. J’aurais aimé qu’on lui accorde un moment pour en parler plus longuement, mais de toute manière, je n’avais aucun comics à lui faire dédicacer. C’était en tout cas passionnant à écouter : j’ai redécouvert ainsi les possibilités qu’offraient le numérique par rapport au dessin classique, par exemple, mais aussi ses limites – pas d’exemplaire unique à vendre pour les dessinateurs.

Ce panel terminé, j’ai enchaîné – cette journée est tellement riche et improbable ! – avec mon craquage : une dédicace d’Amy Acker grâce à une promo reçue par mail. L’occasion cette fois de rencontrer d’autres fans dans la file d’attente que j’ai trouvé étonnamment courte : tant mieux, ça permet de parler plus longtemps avec Amy ! Et là, mon cœur a fondu : elle m’a reconnu ! Bon, certes, j’avais posé une question quatre ou cinq heures plus tôt seulement, mais tout de même, après un rapide et banal échange composé de mes remerciements pour sa carrière et ses rôles, elle m’a remercié pour ma question, puis dit que j’avais été PERFECT. Laissez-moi mourir dans un coin.

IMG_20191025_172912_778.jpgOh, la dédicace ne dure pas plus de deux minutes, c’est sûr, mais le simple fait d’avoir pu parler un peu de la manière dont elle m’a accroché à Angel, c’était déjà beaucoup trop bien. Qu’en plus, elle me dise que j’étais « perfect », laissez-tomber, vous m’avez perdu. Ah oui, elle m’a accroché à la série : je regardais un épisode par-ci par-là sur la TNT pendant les pubs W9 (qui diffusait alors Buffy…), et je suis tombé sur LA scène de l’escalier. Elle a tout de suite su de laquelle je parlais, évidemment, et elle a tout de suite compris la détresse qui a suivi mon bingewatching des cinq saisons quand j’en suis arrivé à cet épisode. Amy Acker est tellement perfect, elle aussi, je vous jure !

Dans tout ça, elle m’a dédicacé mon DVD Much Ado About Nothing, j’étais content. Et ensuite, il a fallu redescendre sur terre, ce que j’ai fait en errant dans l’Artist Alley, un coin toujours aussi sympathique du Comic Con.

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Au premier rang, svp !

La journée n’était toujours pas terminée cependant ! J’ai enchaîné avec le panel de Ross Marquand dont j’ai déjà parlé dans l’article de mardi dernier. Ce panel a été un vrai coup de cœur, parce que l’acteur était hyper accessible, simple et sincère. En plus, Yaelle (oui, oui, toujours la même, elle était partout ce jour-là, c’est impressionnant) a eu la bonne idée de repérer exactement la scène du dernier The Walking Dead qui montrait bien l’évolution du personnage d’Aaron et de lui poser des questions dessus. Ca me simplifiait la vie : c’est exactement la question que je voulais lui poser.

IMG_20191025_193210_072.jpgÀ la sortie du panel, j’ai croisé brièvement David de Buffy Slays 20 qui m’a fait regretter de ne pas avoir pris de photo avec Amy Acker dès le vendredi, parce qu’elle prenait le temps de parler apparemment. Bon, tant pis, je savais que je la revoyais le lendemain. Et puis, j’avais déjà des étoiles plein la tête de ma séance de dédicace avec.

Je suis donc allé me poser à la Grande Scène pour la dernière fois de la journée, histoire d’assister à la projection en avant-première de Retour à Zombieland,qui était vraiment top comme suite.Mais ça aussi, j’en ai parlé sur le blog mercredi.

Voir aussi mes articles sur les journées de : Samedi Dimanche

Quelle journée, en tout cas ! Je suis sûr que j’ai oublié de parler d’un tas de choses, mais vous aurez compris que c’est encore une journée mémorable et que comme d’habitude, j’en tire un maximum de souvenirs positifs ! Je crois que c’était l’une de mes meilleures journées de comic con, et pourtant, je n’y étais pas encore avec toute la joyeuse bande que j’ai pu croiser les samedis et dimanches. Je vous en parlerai dans d’autres articles, évidemment. Et pour ceux qui trouvent encore que cet article était trop court, j’ai aussi posé quelques photos supplémentaires sur Instagram, évidemment :

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Avengers Endgame expliqué

Salut les sériephiles,

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Oui, encore un article sur Avengers Endgame, parfaitement. Ce n’était pas prévu au programme, mais puisque j’ai reçu des messages de quelques amis me demandant si j’avais compris certains points du film, je me suis dit que ça valait bien un article. Avant de continuer, inutile de préciser, je crois, que cet article va spoiler méchamment le film. Autrement dit, si vous ne l’avez pas vu, arrêtez tout de suite votre lecture, parce que je vais vraiment écrire sur l’ensemble du film, y compris sur une de ses dernières scènes.

Voir aussi : Mon avis sur le film

Spoilers

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Vous l’aurez compris j’imagine, dans cet article, je vais surtout revenir sur l’intrigue principale du film concernant les voyages dans le temps. Comme bien souvent, j’ai trouvé ça bien expliqué, mais ça n’empêche pas certaines confusions apparemment. Il faut dire qu’ils ont eu la bonne idée de reprendre l’idée des lignes d’univers d’Einstein et la théorie d’Everett, mais que ce ne sont pas les plus populaires dans nos références culturelles habituelles, alors forcément, un tas de questions se posent !

Entrons donc dans les détails de la manière dont j’ai compris ce film !

Oubliez ce que vous croyez savoir

Dans la majorité des histoires de voyages dans le temps, on retrouve deux constantes : celle de la boucle temporelle (Harry Potter, 12 Monkeys) et celle de la causalité, qui fait qu’une action se déroulant dans le passé peut changer le futur (Retour vers le futur). De manière concrète, le temps serait une frise chronologique droite :

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A précède B, et c’est comme ça. Si jamais on venait à voyager dans le temps et supprimer le point A, alors le point B n’existerait probablement pas non plus : imaginons que A soit la maman enceinte d’un personnage B, par exemple, en tuant A, on élimine aussi B si l’on voit le temps comme une ligne droite.

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Seulement voilà, c’est trop simple ça et bien sûr, dans Avengers Endgame, le temps n’est pas présenté comme une ligne droite, ce qui fait que même si on supprime le point A (Thanos en 2014), le point B continue d’exister (Thanos a donc bien claqué des doigts en 2018, même si le Thanos de 2014 se fait tuer en 2023). Pour bien le comprendre, les scénaristes ont évoqué la possibilité de tuer bébé Thanos et on nous ont expliqué que non, ça ne changerait rien au présent. Plutôt que de considérer le temps comme une entité linéaire, il faut en fait effectuer un déplacement et considérer la ligne de temps de chaque personnage. Même s’il voyage dans le temps et retourne dans le passé, chaque personnage continue de vivre une seule ligne droite avec son passé et son présent (quant au futur, il ne sait pas ce qu’il sera).

Pour préciser, prenons le cas précis de Hulk : au début d’Endgame, son passé, c’est la bataille de New-York en 2012. Son présent, c’est donc le « cinq ans plus tard », en 2023. Quand il remonte dans le temps en 2012, il est certes dans le passé pour nous qui observons la chronologie générale avec en tête le point A et le point B ci-dessus, mais le personnage, lui, continue de vivre son présent. Son présent est donc alors en 2012, jusqu’à ce qu’il retourne en 2023. Et comme ce n’est pas forcément clair par écrit, voilà la frise chronologique on ne peut plus logique :

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Bref, en 2023, Hulk voyage dans le passé (2012 NYC), mais ça reste quand même son présent (2023) qui se retrouve dans le passé ; d’où la scène comique où il se voit et où il tente d’imiter sa rage. C’est aussi ce présent-là qui retourne en 2023 avec la pierre du temps. Cette partie-là est encore à peu près simple puisqu’il ne se rencontre pas lui-même, et c’est ce qui explique aussi que Natasha ne peut revenir une fois morte : c’est bien le personnage de 2023 qui meurt en 2014, on ne peut rien y faire.

Les branches temporelles

Ainsi, le film nous invite à ne pas considérer le temps comme une ligne droite, mais à considérer que chaque individu a sa propre ligne de temps. Cela change totalement la perception que nous devons avoir du temps, qui se retrouve alors avec des branches temporelles. Si le terme de branche temporelle ne vous plaît pas, pensez plutôt monde parallèle, ce sera peut-être plus clair.

C’est expliqué dans le film avec la scène en 2012 sur les toits de New-York. Il est ainsi indiqué à Hulk que s’il retire la pierre en 2012, alors il va créer une branche temporelle qui fait que tous les événements qui suivent sont différents car il n’y aura plus de pierre. En gros, sans la pierre du temps, Dr Strange ne pourra pas venir à bout de son grand-méchant deux ans et demi plus tard. Dès lors, le temps ressemble plutôt à ça :

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Pour la lecture du schéma, il faut donc d’abord considérer la ligne marron (en haut), qui est la chronologie du MCU telle qu’on la connaît. La flèche verte nous montre Hulk remontant le temps jusqu’en 2012, où il intervient et change les événements, créant ainsi la branche temporelle orange (en bas). Au sein de celle-ci, la pierre du temps (notamment) n’est plus, ce qui veut dire que les événements s’y déroulent complétement différemment. Bon, on note aussi que dans celle-ci, les Avengers ont foiré leur vie : Loki s’est emparé du Tesseract et le sceptre a disparu. Autant dire que personne ne veut vivre dans la timeline orange !

Cela tombe bien : Hulk n’y reste pas, il retourne se la couler douce (ou pas) en 2023, quelques secondes après avoir quitté cette timeline.

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Cependant, Hulk (et le reste des Avengers aussi) n’est pas un méchant égoïste : il promet donc de ramener la pierre et de la remettre à sa place, ce qui complique encore notre schéma (oui, je m’éclate bien) !

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Cette fois, vous voyez donc que j’ai ajouté la flèche bleue représentant Captain America remontant le temps à la fin du film. L’idée est de le faire arriver à l’endroit où Hulk a pris la pierre, de manière à la redonner à sa gardienne. Une fois que c’est fait, cela permet de faire en sorte que la branche temporelle revienne à la normale, en suivant le trajet indiqué par la flèche rose : le retour de la pierre fait que tout revient à la chronologie telle que nous la connaissons.

En théorie, en tout cas. En pratique, le film manque de précision, parce qu’on voit mal comment Captain America peut arranger la situation créée par les Avengers dans ce 2012 orange. Pour la pierre du temps, pas de souci ; mais pour le sceptre et le Tesseract, c’est autre chose.

Il n’empêche qu’il s’agissait là encore d’une étape simple à comprendre dans ce film. C’est sur cette même logique que se fonde les voyages dans le temps de tout le film, et ça s’applique donc à leur retour dans les années 70 ou sur Asgard.

En revanche, et c’est là que ça va se compliquer, toutes les branches temporelles ouvertes dans le film ne vont pas être réparées, parce que c’est impossible de réparer celle de 2014. De toute manière, elle n’en a pas vraiment besoin…

La branche de 2014 : Thanos, Gamora et Nebula

Concentrons-nous donc sur ce qui semble poser le plus de problèmes de compréhension : le débarquement en 2023 des personnages de 2014. Effectivement, ça n’a aucun sens si l’on suit la logique habituelle des voyages dans le temps, celle du point A et du point B évoquée en début d’article. En revanche, si l’on réfléchit avec les branches temporelles et tout un tas de couleurs, ça se passe un tout petit mieux. Enfin, j’espère, c’est le but de l’article :

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Tout commence exactement pareil : Nebula (entre autres) remonte le temps (en bleu foncé) et son intervention va créer une nouvelle branche temporelle (en doré), parce que personne n’avait prévu qu’elle allait se synchroniser avec son passé. On a donc deux personnages : Nebula 2023, une version « gentille », et Nebula 2014, une version qui ne jure que par Thanos, à qui elle veut plaire. 2023 et 2014 vont se rencontrer, ce qui ne change en rien le passé de Nebula 2023 !

Il faut revenir à l’idée que chaque être à sa propre timeline, ce qui signifie que quelqu’un en 2023 a sa ligne de temps (avec un passé et un présent) mais que ce même quelqu’un en 2014 va avoir sa propre ligne de temps aussi, à dissocier de celle de 2023. En gros, sur le schéma ci-dessus, on a la Nebula 2023 qui connaît la timeline marron et la Nebula 2014, qui vit la timeline dorée. Et même si mon angle n’est pas tout à fait droit, vous voyez que ces deux timelines sont censées se dérouler en parallèle : elles ne se croisent jamais. Cela signifie que ces deux Nebula coexistent, avec une ligne de temps différente :

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En marron, vous voyez la Nebula 2023 que nous connaissons à travers différents films du MCU : elle a une longue vie entre 2014 et 2023, puis elle se rend en 2014, revient en 2023 et tue une version passée d’elle-même. Cette version passée, c’est la version 2014, qui a une vie plus courte, joliment symbolisée par ce trait au blanco, n’est-ce pas ? Oui, bon, OK, je m’étais simplement trompé dans mon schéma, c’est prise de tête aussi pour celui qui explique, je vous rassure.

Les événements de la vie de Nebula 2014 sont bien moins nombreux : elle se rend neuf ans dans le futur pour suivre son père et se faire tuer par une version future d’elle-même.

Seulement, comme il existe deux branches temporelles, Nebula 2023 peut tuer cette Nebula 2014 : tout ce que ça signifie, c’est que Nebula 2014 ne vieillira jamais dans la timeline dorée mais Nebula 2023 existe bien dans la timeline marron, elle a déjà vécu une année 2014, celle-ci ne peut pas être effacée. La Nebula dorée est morte, mais ça n’empêche pas que la Nebula marron soit en vie, puisqu’elle a déjà son propre passé, qui est différent du présent de la Nebula dorée. En bref, dans Avengers Endgame, on apprend qu’il est impossible de changer son passé. On peut juste créer une nouvelle branche temporelle (ou monde parallèle si vous préférez, même si c’est moins exact).

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Techniquement parlant, il y a une faute sur le trajet en violet, ils ne « remontent » pas le temps, mais se rendent dans le futur. Mea culpa.

La même logique s’applique à Thanos : la version Thanos 2018 est morte en 2018, vingt-trois jours après avoir claqué des doigts. La version Thanos 2014 est morte en 2023, sans avoir jamais claqué des doigts dans la timeline dorée. Grosso modo, dites-vous que le Thanos 2018 d’Infinity War est un winner alors que Thanos 2014 est le loser qui a réuni les pierres pour mieux se les faire voler par Iron Man dans un moment d’inattention.

Quant à Gamora, celle que nous connaissons depuis Les Gardiens de la Galaxie est morte en 2018. Dans Endgame, nous en rencontrons une nouvelle qui n’est pas amoureuse de Quill et qui se retrouve par la force des choses à être… la petite sœur de Nebula 2023, plus vieille qu’elle. Mouahaha. C’est pour cela que cette Gamora 2014 prend la fuite : elle n’est pas celle que nous connaissons.

 

Et voilà ! Ajoutons à tout ça qu’il y a la moitié de l’univers qui a un trou de cinq ans dans sa vie, et on se retrouve avec des frises amusantes : si Hulk a souvenir des années 2018 à 2023 et a vieilli durant celles-ci, ce n’est par exemple pas le cas de Peter Parker pour qui la ligne de temps passe de 2018 à 2023 en quelques secondes seulement. Il se retrouve donc en 2023 avec l’âge qu’il avait en 2018. Exactement comme Ant-Man, mais pour des raisons différentes.

Bref, même en voyageant dans le passé, les héros peuvent continuer de vieillir ou mourir, puisqu’ils vivent toujours leur présent et non leur passé… C’est tout l’inverse d’Ant-Man lors des tests d’Hulk : à ce moment-là, c’est le temps qui change pour le personnage, et non le personnage qui change de temps).

Tout pourrait s’arrêter là et tout aurait dû s’arrêter là… mais voilà, le film a tout de même un gros défaut.

 Le paradoxe de Captain America

En effet, si on applique toutes ces théories des branches temporelles, on se retrouve avec cette ligne pour Steve Rogers :

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Bref, il a une vie mouvementée le monsieur, et je ne sais pas trop comment il fait pour calculer son âge exact avec tant d’allers-retours temporels ! Le paradoxe ? Ben, lorsqu’il choisit de rester avec Peggy dans les années 70, il provoque forcément la création d’une branche temporelle, si l’on en croit toute la théorie proposée dans le film (qui s’appuie a priori sur la Théorie d’Everett, qui même si elle ne fait pas l’unanimité est reconnue scientifiquement et semble plus en vogue que celles habituellement mises en avant dans les films et séries) :

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Problème ! Si l’on suit les différents voyages de Captain America, on voit qu’il se rend d’abord en 2012 avec Hulk, Tony et Ant-Man (voyage 1). Il se retrouve ainsi dans la timeline orange précédemment évoquée dans l’article. Soit. De là, il se réconcilie définitivement avec Tony et ils prennent la décision d’improviser en voyageant dans les années 70, où il aperçoit Peggy. C’est le voyage 2, qui va créer ce que j’ai décidé d’appeler la timeline grise (je commence à être à court de stylo). Une fois tout récupéré, Captain America retourne alors en 2023 pour la grande bataille finale.

Jusque-là, tout va bien. C’est après que ça dérape : il est renvoyé dans le temps pour remettre les pierres à leur place. Alors, le truc, c’est qu’on a vu que ça allait être difficile pour la timeline orange et que c’était impossible pour la timeline dorée (puisque de toute manière, Thanos s’en est barré et s’est fait tuer).

Pour être tout à fait juste : il peut toujours se rendre en 2014 et empêcher la création de la timeline dorée en disant simplement aux Avengers de repartir aussi vite qu’ils sont arrivés, mais ça créé alors une nouvelle branche pour 2023 où les Avengers reviennent sans pierre, alors ça ne marche pas non plus pour tout le monde. Pas la peine de s’embrouiller avec ce détail, je sais !

Enfin, quand il remet le Tesseract à sa place en 1970, il remet en place la branche temporelle, certes (encore que ! Il a volé du sérum aussi et il s’en est servi, alors je vois pas comment il peut le remettre à sa place !), mais comme il prend la décision de rester dans ce passé, ben… il créé une branche temporelle. Bref, la branche temporelle grise n’est jamais « réparée » pour redevenir celle qu’on connaît. Autrement dit, et on le voit dans le schéma, on se retrouve avec un paradoxe dans Endgame : Captain America est dans la timeline grise, Sam dans la timeline marron. Ils ne devraient donc pas être en mesure de se parler pour l’échange de bouclier.

C’est un paradoxe qui n’est pas expliqué dans le film, qui fait ainsi (pour moi) une grossière erreur après trois heures à avoir bien géré tout ça. Si quelqu’un l’a compris différemment, je veux bien en parler dans les commentaires. Reste alors la partie la plus fun des voyages dans le temps… les théories pour expliquer les paradoxes !

  • Théorie n°1 : Le Captain que l’on voit donner son bouclier à Sam n’est pas le nôtre… il viendrait alors d’une timeline encore différente et jamais vue où tout s’est déroulé sensiblement à la nôtre et où cette version de Captain a décidé de revenir dans les années 70 de notre monde. Tordu.
  • Théorie n°2 : Captain n’est pas bête et a donc pris de quoi revenir en 2023 en voyageant dans le temps. Une fois vieux et sentant son heure approcher, il décide donc d’utiliser ça pour revenir en 2023. Cela voudrait dire que le Captain que l’on voit à la fin d’Endgame n’a pas vécu dans cette timeline. Si ça explique pourquoi il n’est pas intervenu plus tôt pour sauver le monde, il y a encore une faille : il aurait dû réapparaître en tant que vieillard après les cinq secondes. Ce qui nous provoque un paradoxe, c’est en fait qu’il soit sur le banc. Sans ça, tout le film tenait !
  • Théorie n°3 : il n’y a jamais eu de branche temporelle et nous ne connaissons rien aux règles du voyage dans le temps, donc des événements se sont produits et en même temps ne se sont pas produits, Schrödinger style. Il faut accepter qu’on touche aux limites de la logique et qu’on en sait rien, et puis c’est tout. Mais si vous êtes arrivés à ce stade de la lecture, vous êtes comme moi, et ce n’est pas bien satisfaisant, je sais.

Personnellement, j’ai tendance à préféré la théorie n°2. De toute manière, je pense que nous n’aurons jamais de réponse claire…

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Et Agents of S.H.I.E.L.D dans tout ça ?

Un dernier point pour les fans de la série qui cherchent encore à tout comprendre. Si vous n’avez pas vu la série, ça ne sert à rien de continuer à lire et on se retrouve dans les commentaires. Si vous avez vu la saison 5, alors ce paragraphe est pour vous !

Voir aussi : Mes critiques de la saison 5 d’Agents of S.H.I.E.L.D

Spoilers

Pour rappel, la saison 5 nous présente quant à elle une boucle temporelle et se retrouve donc en paradoxe total avec Avengers Endgame qui nous explique quant à lui que les boucles temporelles n’existent pas. Allons bon, voilà donc que dans le même univers, on se retrouve avec un paradoxe encore plus grand que celui de Captain America. En effet, Jemma nous explique bien tout le long de la saison (avec Yoyo, puis Fitz) que tout ce qu’il s’est déroulé dans le passé ne peut être changé (là on est raccord avec Endgame) et que par conséquent, le futur est déjà écrit (là on ne l’est plus). Souvenez-vous : elle prend la décision de risquer de s’empoisonner pour prouver sa théorie et elle fait tous les bons choix, évitant ainsi de manière très improbable de boire de l’acide.

Elle prouve ainsi que ce qu’il s’est passé une fois pour mener à la création du futur dont elle revient se passera inévitablement dans le présent. Les personnages sont ainsi coincés dans une boucle temporelle, et non pas dans un système de branches temporelles…

Cela dit, la fin de la saison 5 n’a aucun sens si on considère qu’ils sont dans une boucle temporelle : le principe même d’une boucle est qu’on ne peut pas en sortir. Tout ce qui s’est produit une fois va s’y produire à nouveau. Or, ils parviennent à sortir de la boucle.

Endgame me console : plutôt qu’un système de boucle, il va falloir admettre que Fitzsimmons se trompent (mon dieu est-ce seulement possible ?!) et que cette saison nous présentait plusieurs branches temporelles. Toutes se ressemblaient au point de croire que les personnages étaient dans une boucle, alors qu’en fait, ils pouvaient encore changer leur futur grâce à ce retour dans le présent qui leur offrait l’occasion de créer une branche dans laquelle le monde n’est pas détruit. C’est donc ce qui se passe en fin de saison 5 et ça explique que la Terre ne soit pas détruite en 2023 pour nos Avengers.

Endgame apparaît alors comme la solution au problème insolvable de la série, et ça, c’est plutôt chouette. Je suis très curieux de voir ce que proposera la saison 6 dorénavant !

Voir aussi : Tous les articles sur le Marvel Cinematic Universe

Avengers Endgame

Salut les sériephiles !

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Vous vous en doutez, aujourd’hui, je ne peux que vous parler du film qui a brûlé les lèvres de tout le monde ces dernières 24h (au moins) : Avengers Endgame. Je suis allé le voir hier après-midi, ce qui était suffisant pour occuper le planning de toute une journée avec sa durée de trois bonnes heures et un cinéma à un peu plus d’une heure de transport de chez moi pour pouvoir le voir en VO.

Voir aussi : Le Marvel Cinematic Universe

Verdict ? J’ai déjà donné mon avis sur Twitter (et si vous ne voulez rien en lire avant de regarder le film, on se donne RDV quand vous l’aurez vu), mais le revoici : j’ai trouvé ce film absolument parfait. Vraiment. J’avais peur de la durée de ce film, surtout que j’avais trouvé qu’Infinity War avait des longueurs (et encore plus en le revoyant !). Hier, je n’ai pas eu ce problème du tout : pas un instant je me suis demandé quelle heure il était ou s’il restait beaucoup de temps de film. Bon, si, j’ai eu une petite appréhension du genre « ça doit déjà faire une heure, c’est dingue comme ça passe vite), mais franchement, je pense que j’aurais pu tenir quelques dizaines de minutes de plus tellement c’était bien.

Après, il n’aurait pas forcément fallu ajouter quelques dizaines de minutes, car ça aurait fini par être long. Là, le film avait tout ce qu’il fallait où il fallait, même s’il y a toujours moyen d’aller chipoter à droite à gauche. Je trouve que pour la conclusion d’une saga de onze années, ils ont fait très fort car ces trois heures étaient passionnantes.

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J’en veux pour preuve le très bon public de la salle dans laquelle j’étais. Même si je suis allé le voir en VO, il y avait franchement de toutes les tranches d’âge dans la salle, y compris des enfants. J’avais un peu peur au début, parce que la salle était pleine à craquer et que je n’aime pas tellement quand il y a trop de bruit et de bavardages pendant le film. Finalement, tout le monde était absolument à fond dedans : les petits bavardages qu’on entendait étaient sympas (eh mais attends, c’est qui ce personnage ? han, t’as vu, c’est tel acteur !), tout le monde riait aux gags et… euh bon, beaucoup de monde pleurait quand il fallait. Il y en a même qui étaient au bout de leur vie à en croire les sanglots.

Moi ? Je ne pensais pas car je pleure rarement au cinéma, mais eh, j’ai versé ma larmichette aussi. Dans l’ensemble, j’ai presque eu autant de frisson et de tristesse qu’à la fin de la saga Harry Potter (j’ai dit « presque » !), mais je crois que c’est assez logique après sept ans à fond dans le MCU. Et puis, ce film a su me surprendre de la meilleure manière possible… sauf que pour vous en dire plus, il faut passer véritablement à l’avis avec spoilers ! Et ça tombe bien, parce que ça fait déjà 500 mots. Hum.

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Voir aussi : La critique d’Avengers Infinity War

Attention donc, la suite de cet article entre dans le détail de ce qu’il se passe dans le film. Je ne savais vraiment pas par où attaquer cette critique, parce que 3h de film !, ça ne se résume pas n’importe comment quand même. Je me suis donc résolu à la forme d’une liste, même si le classique « points positifs/négatifs » ne fonctionnaient pas, à défaut d’avoir suffisamment à dire dans ce que je n’aimais pas !

Voir aussi : Le résumé des films précédents

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SPOILERS

Des surprises…

Premier gros bon point de ce film ? Il a été fichu de me mettre sur les fesses à plusieurs reprises et pour plusieurs raisons, et il fallait bien en parler !

– L’une des très rares images que j’avais vu du film et que j’avais le plus en tête était en fait… littéralement le premier plan du film. Au moins, j’étais en route pour trois heures de contenu inédit après ça !

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Et du très cool contenu inédit en plus !

– Evacuons tout de suite la plus importante des surprises : « five years later » (avec un effet d’annonce gâché par les sous-titres, youpi). Malgré une bonne centaine de théories sur ce film, jamais je n’avais envisagé un tel bond dans le temps. C’était une excellente idée pour surprendre tout le monde et pour distancer définitivement la réalité. Cela fait que le film se termine en effet en 2023 alors que nous ne sommes qu’en 2019. Allez, les films peuvent se permettre d’être plus lents dans leur chronologie comme ça.

– Dans les plus grosses surprises, il y a quand même le casting. Pas un instant, je m’attendais à revoir certains personnages (Jane, Peggy, Jarvis !!) et c’est génial d’avoir eu autant de clins d’œil à l’ensemble des films précédents. Cela donnait vraiment le sentiment d’une conclusion, et d’une conclusion réussie en plus !

– Cela n’empêche pas ce film d’avoir eu aussi la bonne idée de caster de nouveaux acteurs dans des tous petits rôles, mais le fan de Community en moi était ravi de voir débarquer Ken Cheong et (surtout) Yvette Nicole Brown dans l’univers Marvel, surtout qu’ils excellaient dans leurs rôles respectifs. Qu’est-ce qu’Yvette Nicole Brown m’a fait rire !

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– Le début du film est par conséquent très rapide : que ce soit l’arrivée de Captain Marvel pour sauver Tony, sa rencontre avec tout le monde ou la mort express de Thanos (« j’ai visé la tête » ahahaha), tout est exécuté (c’est le cas de le dire) avec beaucoup de rapidité. Très vite, donc, on comprend que le film n’a pas l’intention de s’enfermer dans de nombreuses longueurs. Tant mieux.

– Le renversement des sexes était bien vu : l’objectification de Captain America et de son cul (à laquelle il participe lui-même) et la scène de bataille avec (presque) toutes les héroïnes du MCU, c’était hyper bien senti. Bon, pour cette dernière, c’est beaucoup trop bref à mon goût, parce que ça fait un peu trop « eh regardez on l’a fait » avant d’en revenir au trio de mecs (puis Captain Marvel), mais ça a le mérite d’exister et je ne m’y attendais pas.

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America’s ass, huh ?

– Surprise pas terrible dans le même genre d’ailleurs : le look de Thor. C’est peut-être ce qui m’a le plus déçu dans le film, parce que je trouve qu’ils maltraitent vraiment le personnage à en faire une parodie de Big Lebowski… même si ça fonctionnait parfaitement en terme d’humour.

– Et puis enfin, il y a une dernière surprise qui n’a pas le même impact de joie que les précédentes : le sacrifice de Black Widow au 3/4 du film. J’étais persuadé que nous allions dire au revoir à Hawkeye… mais pas du tout préparé à l’idée d’une disparition de Black Widow. La pauvre n’aura donc jamais eu une véritable intrigue, et j’ai trouvé ça dommage !

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… au milieu d’un film qui était exactement ce que j’en attendais (et un peu plus encore).

Résultat de recherche d'images pour "avengers endgame"C’est bien simple, cet opus d’Avengers a pour scénario la théorie très précise que j’en avais avant d’y aller, mise au point dès la fin d’Infinity War quand j’avais constaté l’absence d’Ant-Man. Dès ce moment, j’avais parié sur le Quantum Realm pour nous apporter la solution à tous nos problèmes. Bien sûr, je n’avais pas anticipé son retour cinq ans plus tard, avec les cinq années lui paraissant cinq heures, ni même les interventions d’Hulk et Stark (c’était pourtant logique), ni tous les gags qui vont avec. N’empêche que ! Cette intrigue de voyage dans le temps était très exactement ce que je souhaitais voir, et rien que pour ça, c’était parfait.

– J’ai aimé les voir prendre le temps d’expliquer assez précisément les règles de leurs voyages dans le temps. Je sais que ça ne va pas plaire à tout le monde et que beaucoup sont perdus quand il est question de paradoxes et tout, donc il y a clairement une prise de risques qui explique certaines critiques négatives, mais franchement, c’est assez limpide : il y a une scène pour faire toutes les références culturelles nécessaires et à balayer d’un revers de main ; puis une scène encore plus géniale où l’on explique à Hulk les problèmes de ce voyage dans le temps.

Voir aussi : Les explications sur ces voyages dans le temps

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– Quitte à voyager dans le temps, j’espérais bien un retour à la bataille de New-York : et je suis tellement heureux d’y avoir eu droit. Ca aurait été encore plus épique avec le thème des Avengers au même moment, mais franchement, je ne peux pas me plaindre. Ils ont fait tout ce que je voulais avec une intrigue en parallèle de l’invasion pour récupérer les pierres. Je ne pensais pas que ça partirait autant en vrille, notamment avec Loki… je me demande si ce n’est pas une manière de teaser la série à venir, qui se déroulerait donc dans cette nouvelle branche temporelle créée.

– Ce que je n’attendais pas en revanche, c’est le bond dans le temps de cinq ans, qui fait qu’Iron Man se retrouve avec une fille. C’était tellement chouette les scènes pères/filles de ce film (ça vaut pour Ant-Man aussi) ! Je pensais que la solution serait trouvée bien plus rapidement… par contre, au moment où j’ai vu Stark trouver une solution, j’ai compris et eu un sursaut de compréhension : ils allaient faire revenir tout le monde cinq ans plus tard ! Les implications sur l’univers en général (et surtout sur Agents of S.H.I.E.L.D !) sont tellement dingues que je me suis senti mis sur le cul directement !

Résultat de recherche d'images pour "avengers endgame"Captain Marvel s’insère super bien dans l’équipe des Avengers dès le début. Son ton hautain rappelle un peu celui de Thor au début, et ce n’est pas étonnant de le voir si fan d’elle. Comme elle est surpuissante, le film n’hésite pas la mettre de côté un peu trop longtemps, mais c’est bien elle qui revient pile à temps pour détruire définitivement la flotte de Thanos. C’est nickel comme tout (et du côté des surprises : la coupe de cheveux des comics !!).

– La bataille finale est digne de ce qu’on en attendait, avec beaucoup, beaucoup de monde et de retrouvailles. Le champ de bataille est vraiment  spectaculaire, même s’il fait un peu d’ombre aux autres conséquences de ces cinq années. J’ai aimé qu’elle dure si longtemps également : c’est exactement ce qu’il fallait pour conclure ces onze années. L’ouverture des portails par Strange, le passage du gant sur tout le champ de bataille, de même que la décision finale de Thanos de tout détruire quand il sent que la fin est proche pour lui, c’était exactement ce que j’imaginais pour ce film (même si je ne m’attendais pas à un Thanos venu d’un autre passé). Notons aussi que j’adore la scène donnée à Scarlett Witch pour se venger de la mort de Vision (entre autre milliard de choses).

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– Captain America peut porter les armes de Thor ! L’image des États-Unis brisés qui se relèvent encore et toujours et reprennent des forces, c’était obligé d’en arriver là à un moment ou un autre – par contre, que Thor dise qu’il s’y attendait, c’est un mytho hein. J’ai adoré toute la scène de combat grâce à ça. De la scène de combat, j’ai aimé aussi qu’elle soit celle de toutes les retrouvailles, avec les scénaristes réussissant à caser toutes les scènes qu’on attendait (Gamora/Quill et Peter/Tony surtout, mais aussi Peter/Carol pour ma part, et c’était parfait à chaque fois !!) au milieu de la baston interminable. Et puis, Stark qui enfile le gant pour faire disparaître Thanos, c’est une fin parfaite pour ce méchant que j’adorais dans Infinity War (un tout petit peu déçu de son désir de créer un nouvel univers cette fois, parce que bon, ça semble extrême par rapport à son idéologie de base). Je ne pouvais imaginer mieux.

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– Du côté des conclusions, si je suis frustré pour Natasha, je ne me faisais aucune illusion sur la fin de Tony Stark. Il était un peu le sacrifice nécessaire de ce film à mes yeux, mais je ne pensais pas que ce serait si bien fait. Franchement, je n’avais pas pensé au fait qu’il aurait son happy end (le mariage, sa fille) avant de mourir. Je voulais en revanche absolument ce genre de retrouvailles avec Peter. Les deux scènes qu’ils partagent ont réussi à m’avoir complétement, et franchement, j’ai plus pleuré face au désespoir de Peter que face à celui de Pepper ou à l’enterrement. C’est avoué !

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– Après cinq ans d’attente, quel soulagement et joie d’avoir enfin une conclusion pour Agent Carter. J’aurais aimé un simple document dans son bureau pour nous résoudre le cliffhanger de la série (quitte à conclure la phase, écoutez !), mais j’étais tellement surexcité de revoir Hailey Atwell et de découvrir ce happy end pour son couple avec Captain ! C’était précisément ce que j’espérais de ce voyage dans le temps et j’ai compris immédiatement où ils allaient quand on a vu Tony et Captain se réconcilier (enfin !!) pour remonter encore plus loin dans le temps. Parfait.

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– L’absence de scène post-générique, je l’attendais. En tant que psychopathe qui regarde les génériques jusqu’au bout depuis tout petit, que ce soit au cinéma (j’ai payé, mince) ou en cassette/dvd, j’ai adoré voir la salle quasi pleine être frustrée de cette absence ! Mouahaha. Au-delà de ce sadisme de base, c’était parfait pour mettre fin à la phase 3. J’ai adoré aussi le générique de fin et les signatures des cinq premiers acteurs de l’univers étendu. Nickel. Par contre, faudra m’expliquer la présence de Cobie Smulders au générique ? Ca m’a fait croire à une possible scène post-générique alors que j’étais persuadé de ne pas en avoir jusqu’à ce moment-là. Bref, j’ai eu une petite frustration aussi, mais bon, c’est dérisoire.

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Et après ?

La fin du film gère plutôt bien la mise en place de l’univers post-phase 3 :

Résultat de recherche d'images pour "tom holland spiderman"– Spiderman retourne au lycée et retrouve son meilleur ami. J’imagine que celui-ci avait disparu aussi pour être encore au lycée cinq ans plus tard ? Du coup, ils sont presque trop heureux de se retrouver, je suis curieux de voir Far From Home… qui sera finalement encore dans la phase 3. Bizarre.

– J’espère avoir prochainement l’annonce d’un nouveau Captain America avec Sam en tête d’affiche. La gestion de la passation de bouclier était très sympathique. Bon, en revanche, je peux titiller toutefois et hurler au paradoxe temporel : Captain est censé avoir créé une nouvelle branche en restant auprès de Peggy, donc il ne devrait pas pouvoir être là à la fin du film (surtout que ça veut dire que le vieillard savait très bien tout ce qui allait se passer avant – Hydra, Thanos… – sans jamais l’avoir révélé au S.H.I.E.L.D… on dira que ce n’est qu’un détail, mais ça casse un chouilla la perfection du film). J’aurais préféré une lettre écrite avant son départ, mais l’émotion n’aurait pas été la même !

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– Thor semble être le seul Avenger d’origine à être encore de la partie pour la suite (avec possiblement Hulk) : il se retrouve dans le vaisseau des Gardiens de la Galaxie et ajoute un bon humour. Comme c’est aussi le seul des cinq à ne pas avoir de vraie conclusion dans le film, je pense qu’on le reverra et qu’il va prolonger son contrat. Tant mieux, ils ne peuvent qu’améliorer sa situation. J’ai adoré voir Valkyrie finir reine, mais j’ai peur de ne pas la revoir de sitôt. À l’inverse, je n’en reviens pas de découvrir qu’ils ont bel et bien tué Gamora et que l’intrigue du prochain film semble être de voir Quill vouloir retrouver/reconquérir une Gamora sortie d’une branche alternative du passé (ah, les voyages dans le temps) !

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Il y aussi de nouvelles dynamiques que je suis curieux de découvrir, surtout que Nebula était super intéressante dans ce film !

Black Panther retourne au Wakanda, et ils n’en ont pas fait grand-chose cette année. Dommage !

– Scarlett Witch est de nouveau en vie… mais pas Vision. Cela me rend très curieux pour la suite, puisqu’une série centrée sur ces deux personnages a été annoncée. Je m’attendais à un rebondissement étrange où on le verrait revenir d’entre les morts d’une manière ou une autre !

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– Bon, et quand même, on a tout l’univers qui est sans dessus dessous ! Cinq ans ! La moitié de la population a disparu et revient cinq ans plus tard, au même endroit. Euuuh. Quid des gens dans les avions ? Puis, en cinq ans, tout le monde a eu le temps de refaire sa vie, ça va être un peu le bordel les couples qui ne se retrouvent pas et tout. Sans compter la géopolitique ou les biens (matériels comme immatériels, en cinq ans, il a dû s’en passer des choses !). Bref, c’est Manifest en bien plus compliqué parce que ça concerne la moitié de l’univers ! Je suis très curieux de découvrir bientôt où et quand se déroulera la prochaine saison d’Agents of S.H.I.E.L.D !!

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– Et je termine par le rajeunissement amorcé par ce film : on a Spider-man, bien sûr, mais aussi la fille d’Ant-Man et possiblement un futur Iron Man lors de son enterrement (le jeune garçon d’Iron Man 3 devenu jeune de vingt ans).

Voilà, j’ai fait le tour de ce que j’avais à dire à chaud, parce que même si ça fait 24h que j’ai vu le film, je pense que je suis encore à chaud tellement il est long. Je sais aussi que j’ai encore plein de choses que je n’ai pas pensé à dire cela dire, genre yeah Captain Marvel a recadré Rocket !, mais bon, j’en suis déjà à 3000 mots l’air de rien… On en parlera en commentaires ou dans de prochains articles. En tout cas, c’était un film que j’ai adoré et mon avis est bien plus positif qu’après n’importe quel autre film de l’univers – j’avais aimé Infinity War, mais j’avais plus à en redire je trouve !

Allez, en attendant la prochaine fois… Avengers Assemble !

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Voir aussi : Le Marvel Cinematic Universe

PS : gros kiff de découvrir dans la bande annonce assez peu de scènes du film et de fausses pistes, notamment une scène inexistante de Black Widow. Content quand même de ne pas l’avoir vue avant, ça m’aurait créé de fausses attentes.