Salut les sériephiles !
C’est de nouveau l’heure d’un article Performance de la semaine et je suis de nouveau dans l’embarras de ne pas avoir regardé grand-chose cette semaine. Malgré tout, j’ai hésité dans mon choix car deux actrices ont eu un jeu méritant de se retrouver ici, comme quoi, ce n’est pas toujours la quantité qui prime. Tant pis pour Maggie de Charmed (qui a déjà eu son heure de gloire dans l’article d’hier), j’ai finalement opté pour une actrice de Supergirl, parce que la quantité prime un peu quand même : j’ai vu cinq épisodes de la série cette semaine, j’ai donc plus de choses à dire sur le jeu de Katie McGrath. Qui ça donc ?

Lena de Supergirl ! Dès son arrivée dans la série, je me suis pris d’affection pour le personnage qui joue bien avec le cliché de la famille Luthor : une gentille chez les Luthor ? Ce n’est pas possible ! Depuis, j’attends de la voir devenir méchante et ça ne vient pas, et je trouvais ça cool qu’elle soit gentille pour un bon moment. Et puis, l’an dernier, les scénaristes ont ouvert la voie à une première scission à cuculand : Lena se retrouvait en désaccord avec Supergirl ; puis Lena s’avérait être pro-port de l’arme à feu dans une série qui est clairement contre… Très sympa comme rebondissement !
Finalement, Lena émerge peu à peu en méchante, tout en restant amie avec Kara et tout en étant foncièrement gentille. C’est rare dans cette série d’avoir des conflits d’intérêts qui soient crédibles – rare, mais c’est la deuxième fois d’affilée que je le dis dans ces articles du dimanche, hum. Ce qui est cool, c’est que Katie McGrath parvient bien à jouer la subtilité de son personnage. Bien sûr que Lena ne veut pas rejoindre le camp des méchants, c’est même tout le contraire. N’empêche que par ses actions, par ses oppositions à Supergirl, elle va finir par l’être. Et c’est d’autant plus frustrant que l’an dernier, j’étais d’accord avec elle dans 80% de ses engueulades avec l’héroïne en collant. Laissez-moi être méchant !
Cette saison, Lena est souvent reléguée au rôle de figurante dans les épisodes (de même que Chyler Leigh, coucou), mais elle a eu deux épisodes coup sur coup qui lui permettait de révéler l’étendue de son jeu. Dans le sixième, elle se montre femme au cœur brisé quand elle perd le contrôle de James. Ce qui est bien, c’est que ce qui la fait pleurer n’est pas son amour pour James, mais sa perte de pouvoir : ça en dit long sur le personnage et ça m’a permis de la trouver encore plus cool.

L’épisode suivant, je trouve qu’elle l’a rendu mille fois plus intéressant : elle était au cœur d’une des trois intrigues de l’épisode. Lena décide en effet de faire des expérimentations sur le Harun-El pour trouver de quoi sauver le cancer, ou tout simplement de quoi donner des pouvoirs aux humains.
Il est évident que du côté de l’éthique, elle est sur une pente très glissante qui ne peut que la mener du mauvais côté de la force. Oui, mais du côté psychologique, les scénaristes en ont profité pour consacrer vingt minutes à la construction de ce personnage comme une gentille culpabilisant d’être pleine de noirceur malgré elle, depuis l’enfance. C’était bien écrit, ça permet d’encore mieux la comprendre, et elle a réussi à le jouer avec brio.

L’actrice a déjà une bonne carrière derrière elle, mais je ne la connais que dans ce rôle de Lena Luthor. Une chose est sûre, quand la série se terminera et/ou qu’elle la quittera, je continuerai probablement à suivre de loin ses projets, car je trouve que c’est vraiment une bonne actrice !
