What If… ? – S02E07 – What if Hela Found the Ten Rings – 16/20

L’idée de base de l’épisode ne me motivait pas tellement en se concentrant sur un personnage dont j’avais oublié beaucoup de choses et qui n’a jamais été ma méchante préférée du MCU. Cependant, je suis bien forcé de reconnaître que l’épisode est sacrément efficace. C’était divertissant, le format était intelligemment utilisé et l’évolution de personnage proposé était plutôt sympathique. Concrètement, c’est un one-shot qui fonctionne.

Spoilers

Pourquoi emprisonner Hela quand on peut la bannir à proximité d’un objet magique surpuissant, hein ?

You see father, without a fight, I’m no one.

Wenwu

Tout un épisode sur Hela ? Est-ce vraiment ce que j’ai envie de voir au moment où je lance cet épisode ? Probablement pas, mais j’ai bien compris que chaque histoire mène à un fil rouge plus complet. Par conséquent, je me fais un peu violence et je regarde Hela se disputer avec Odin. Jusque-là, rien de nouveau sous le soleil : Hela a soif de pouvoir et de combat, parce que c’est tout ce que son père lui a appris.

Seulement, cette fois, Odin décide de la bannir plutôt que de l’enfermer dans un cachot. C’est quand même vachement moins crédible. Il envoie donc le casque d’Hela sur Terre où il tombe à proximité des dix anneaux de Xu Wenwu. Je dois dire que la perspective des Dix Anneaux me motive plus que celle d’Hela, parce que j’ai adoré le film Shang-Chi.

Wenwu est bien sûr intrigué et s’approche du casque, mais ça pose un problème : il s’en approche et rencontre ainsi Hela, isolée sur Midgard elle aussi. Celle qui se dit déesse de la mort est pleine de rancœur envers son père, mais ne veut évidemment pas se laisser faire par un terrien. Elle essaie donc d’utiliser ses pouvoirs sur lui… en vain.

Comme elle se montre menaçant, Wenwu lui envoie son armée sur la gueule. Hela découvre que le fait d’être bannie n’était que le cadet de ses soucis : elle n’a plus de pouvoir, elle peut saigner comme une mortelle et, assez vite, elle découvre même qu’elle ne peut plus porter sa couronne – en fait, elle ne peut même pas l’avoir dans les mains. Comme le marteau de Thor, la couronne ne peut être portée par un simple mortel, en fait.

Sanctuaire

Très rapidement, Hela se retrouve donc prisonnière de Wenwu. Il refuse de l’exécuter, préférant la garder parce qu’il sent en elle un pouvoir, tout de même, et parce qu’il est sous son charme. Le problème, c’est qu’il ne se méfie pas du tout d’elle : il lui montre que les anneaux sont son pouvoir, il lui montre l’ensemble de son armée et il tente de la convaincre de se battre à ses côtés.

C’est dommage, parce qu’Hela n’est pas du genre à être une alliée fidèle et bienveillante. Elle manipule donc Wenwu autant qu’elle peut et essaie de lui voler ses bracelets à la première occasion – quand elle lui explose la tronche. Elle n’y parvient pas, mais c’est au moins une occasion de s’enfuir. Là-dessus, les scénaristes m’ont un peu perdu : dans sa fuite, elle tombe sur une créature sans tête, mais avec des ailes, qui lui sert alors de guide.

D’où sort-il exactement ? Pourquoi tout cet humour sur son absence de tête qui donne l’impression d’avoir deux culs ? Ces questions n’ont pas vraiment de réponse. Ce qui est sûr, c’est qu’Hela est rapidement amenée vers le sanctuaire des dix anneaux où elle est mise KO hyper rapidement par Jiayi.

La chorégraphie est moins impressionnante que dans le film, par contre, mais bon, c’est sympa de voir Hela se faire martyriser par quelques feuilles, puis être menacée par Jiayi. Cette dernière assure vouloir la Terre des menaces comme Hela, mais bon, Hela est une excellente manipulatrice. Elle sait trouver les arguments pour convaincre ses nouveaux ennemis de lui faire confiance et de l’entraîner. Et même si on nous assure qu’elle ne les trahira pas parce qu’il y a un dragon, j’ai du mal à le croire.

Il faut dire que le titre de l’épisode nous spoile un peu également : Hela obtiendra bien les Dix Anneaux, non ? Il va falloir qu’elle s’arme de patience, toutefois. Avant ça, Jiayi entend bien la torturer un peu en lui posant un tas de questions, en lui faisant faire tout un tas de tâches qui n’ont rien à voir avec le combat et en la forçant à vivre deux trois flashbacks. Grâce à eux, Hela comprend ce qu’elle souhaite vraiment : la liberté.

Elle est dans un désir de conquête des univers pour avoir la liberté de choisir son propre chemin ? Eh, ma foi, c’est frustrant comme raison de détruire la paix dans l’univers… mais en vrai, c’est une raison comme une autre. Elle a toujours eu une forme d’égoïsme, alors pourquoi pas ça ?

Déesse

Bien sûr, Odin n’est pas complètement fou. Il a exilé Hela loin d’Asgard, mais il la faisait surveiller tout de même. Lorsqu’elle rejoint le sanctuaire, Hela n’est pus visible pour son chaperon qui s’en confie aussitôt à Odin. C’est juste con quand même : Odin l’a envoyée sur Terre pour qu’elle soit dans un monde sans pouvoir, mais il l’a envoyé PILE là où il y avait les dix anneaux ?

Quand il l’apprend, il se rend donc à nouveau sur Terre. Hela le voit arriver et décide aussitôt de quitter le sanctuaire. On lui apprend à être une gardienne de la Terre, mais elle s’est toujours vue comme une guerrière. Elle refuse donc de laisser tomber Wenwu qui est en train de faire face à son père : elle a bien compris qu’Odin était sur Terre pour récupérer les bracelets.

Pourtant, Odin lui assure qu’il est là pour elle et pour venger son nom, pensant qu’elle était morte. Il propose donc à Hela de s’allier à lui plutôt qu’à Wenwu aux côtés de qui elle se bat. Quand elle refuse, c’est un nouveau combat qui commence : Hela n’a plus ses pouvoirs d’Asgard, mais elle a ceux de Gardienne. Wenwu a encore les dix anneaux… et à eux deux, ils font le poids face à Odin.

Bon, Odin est quand même un peu mis en difficulté par les anneaux, mais il a un sacré pouvoir avec son trident magique. Il finit tout de même par être mis KO par Hela et Wenwu. Non seulement, il est KO, mais en plus, il est à la merci d’Hela. Celle-ci renonce évidemment à tuer son père, ce qui choque Odin, ne comprenant pas comment elle peut décider cela.

C’est l’occasion d’un chouette rappel au début de l’épisode : Hela lui explique qu’un Dieu doit connaître le poids de l’amour. Ce faisant, elle est de nouveau apte à recevoir sa couronne : elle fait preuve de toutes les valeurs qu’une déesse doit avoir. Elle a appris ce qu’était la paix et n’est plus une grande exécutrice. Au lieu de ça, elle a enfin la liberté de choisir son chemin : Odin lui laisse prendre la couronne, mais aussi le trône car il reconnaît que sa fille a changé.

Grâce à cela, Hela peut devenir une héroïne qui sauve l’univers entier en compagnie de Wenwu, parvenant même à mettre un terme aux agissements de Thanos, rien que ça, avant qu’il ne dégénère un peu trop. Ah lala, Hela aurait donc pu bien finir dans d’autres conditions et le titre était mensonger, il ne manquait plus que ça !

Bref, Odin aurait mieux fait de faire ça, il aurait mieux fini…

What If… ? – S02E06 – What if Kahhori Reshaped the World ? – 17/20

La première saison avait proposé une réécriture permettant d’introduire une nouvelle héroïne pendant féminin d’un héros masculin, et c’était super cool à voir. La seconde saison va plus loin avec cette origin Story 100% inédite d’une super-héroïne que j’adore déjà. J’espère sincèrement qu’on reverra Kahoori. Certes, l’épisode a quelques faiblesses, mais j’ai vraiment eu l’impression de voir le pilot d’une série prometteuse.

Spoilers

Et si le Tesseract avait connu un destin différent dès le départ ?

The Tesseract took on a second life.

Kahhori

On s’éloigne à nouveau du générique de Marvel Studio, et pour cause. Cet épisode ignore les événements du précédent pour proposer de lancer sa propre mythologie. Une nouvelle héroïne s’apprête à émerger, et j’espère que je vais aimer. Ce n’est pas gagné quand on commence par nous ramener Ragnarok dans l’équation – je ne suis pas fan de Ragnarok, eh oui, je ne suis fan de rien en fait, cette saison m’en fait prendre conscience.

Bon. Ce n’est jamais qu’un prétexte cependant : Odin ne parvient pas à planquer le Tesseract avant la destruction d’Asgard par Ragnarok, et finalement le Tesseract s’écrase de lui-même à quelques galaxies d’Asgard.

Si vous suivez autant que moi le délire, vous aurez compris que cet épisode se propose donc de mettre en place une origin story. Et j’adore l’idée. J’espère vraiment que l’exécution sera bonne. A-t-on vraiment besoin d’une origin story de plus sur une planète où les héros Marvel sont bien trop nombreux ? Probablement pas, mais ce n’est pas grave, je prends quand même !

Après le générique, on nous introduit donc un petit village typiquement amérindien on ne peut plus paisible. On y suit alors deux adolescents qui s’amusent et se chassent. Bon, j’ai tout de même un problème : ils ne parlent pas anglais et il a fallu que je reparamètre les sous-titres pour être un peu plus lisibles. Cela a limité aussi ma capacité à prendre des notes pour la critique.

BREF. Kahhori est suivie par ce que j’imagine être son petit frère jusqu’aux abords d’une forêt qui comprend un lac interdit. Elle raconte à son frère le mythe de ce lac interdit, ils passent devant un cadavre et… le tonnerre retentit. Du moins, c’est ce qu’ils pensent. En vrai, ce n’est pas exactement du tonnerre : ce sont des colons qui détruisent sans vergogne ou merci le village. Evidemment.

On pourrait les penser à l’abri, mais Kahhori et son frère se rapprochent un peu trop du village. Ils sont finalement surpris par un colon qui décide de les prendre en chasse.

Le lac

C’est parce qu’ils sont acculés par les colons que Kahhori et son frère se retrouvent forcés de se planquer dans une grotte où… ils découvrent le vrai lac maudit. Celui-ci brille d’une lumière bleue qui rappelle évidemment le Tesseract. Sans trop de surprise puisque c’est une origin story, Kahhori tombe finalement dedans, hein. C’est sa potion magique, on va dire. C’est toutefois vachement bien écrit : elle se fait tirer dessus en essayant de protéger son frère. C’est plus que crédible comme manière de la faire tomber.

Le reste de l’exécution est peut-être un peu moins convaincant : une fois au fond de l’eau, elle s’envole littéralement et se trouve nez à nez avec un Avatar. Quoi, c’est le multivers, j’ai le droit à ce genre de références, non ? C’est plutôt un Atlante du dessin-animé Disney vu son look, en plus. Bref, le Gardien nous explique assez vite qu’il s’agit des ancêtres de Kahhori. Grosso modo, l’idée est simple : le Tesseract a transmis ses pouvoirs à un lac.

Ce lac a aspiré au fur et à mesure des générations les ancêtres de Kahhori, et généralement il s’en prenait à des héros. Aujourd’hui, ils vivent dans un véritable paradis… mais avec ses problèmes tout de même. Ainsi, Kahhori se réveille et rencontre un certain Atahrak qui lui explique que la puissance bleue coule dans tout ce qui les entoure, qu’ils vivent dans un vrai paradis tous ensemble, mais qu’ils y sont coincés. Quand Kahhori veut retourner dans son village, elle découvre en effet que le lac est dans le ciel. C’est gênant pour le traverser.

Elle fait aussitôt de l’escalade dans l’espoir de l’atteindre. Atahrak essaie de l’en dissuader : ils ont tous essayé avant elle, j’imagine. L’avantage, c’est que l’objectif de Kahhori lui prend un sacré bout de temps. Il a donc le temps de lui expliquer que tous ont essayé, mais aussi qu’elle peut apprendre à maîtriser l’énergie du Tesseract elle aussi. L’autre sacré avantage de ce paradis ? Personne n’y vieillit.

Le problème, c’est que Kahorri ne voit pas encore ça comme un paradis, mais plutôt comme une cage. Elle veut s’en échapper et sauver son village. Normal.

Malgré ses intentions, Kahhori est finalement détournée de son objectif quand Atahrak lui annonce que la chasse est sur le point de commencer. La série s’éclate très clairement avec cette histoire. Je n’ai pas toutes les références à la culture amérindienne, c’est clair, mais j’ai beaucoup aimé cet épisode qui introduit tout un nouvel univers, une mythologie et des personnages qui mériteraient, une fois n’est pas coutume, d’avoir leur propre série.

La chasse ressemble même à une scène de jeu vidéo franchement, avec un objectif assez clair : il faut récupérer sur le dos de gros animaux, des sortes de bison, des diamants. La règle est claire aussi : il ne faut pas passer devant les animaux. Pourtant, quand Kahhori ne parvient pas à s’arrêter, elle les double et réussit un tour de magie qui lui permet de gagner un tas de diamants.

Bon, on comprend vite l’idée : Kahhori a tellement plus de pouvoirs que tous les autres présents dans la cage paradisiaque ! Elle y prend goût et en oublie presque son village, mais celui-ci a un joli moyen de se rappeler à elle.

Le village

En effet, en parallèle, nous continuons de suivre ce qu’il se passe dans le village de Kahhori. Et ce n’est pas beau à voir. En effet, les villageois sont pris en otage par des espagnols qui veulent tous savoir où est le lac. Grosso modo, ils voient le lac comme une fontaine de Jouvence capable de les faire rajeunir, alors ça se comprend. Il n’en faut pas plus pour que l’objectif soit une obsession pour eux.

Et pas de bol, ils le trouvent grâce au petit frère de Kahhori. Les soldats essaient aussitôt de se rendre dans le lac pour rajeunir – mais ils se font aspirer dans le portail. S’ils pensent un temps que la fortune leur sourit et qu’ils finiront richissimes grâce à cette performance, le portail est finalement le début d’un cauchemar pour eux. Ils s’attaquent au village qu’ils trouvent pour en récolter l’or, sauf que Kahhori sent leur présence à l’orée du bois. Elle parvient à arrêter les balles, voler les fusils et mettre à terre tous les agresseurs.

Bien sûr, leur présence lui rappelle également que son village est attaqué. La voilà donc qui est prise d’un désir de revanche sacrément puissant. En fait, c’est toute la puissance du Tesseract qui se manifeste en elle et lui confère de très beaux pouvoirs. C’est là qu’on sent qu’on est face à un animé de seulement 30 minutes : c’est un peu court pour qu’elle soit déjà si puissante.

Sa rage lui permet en effet de faire venir le portail jusqu’à elle, alors qu’il était dans le ciel. Son but est alors de passer le portail et d’aller libérer les hommes et les femmes de son village des oppresseurs. Simple, efficace. Atahrak n’est pourtant pas convaincu : il craint un monde bien différent de celui qu’il a quitté et souhaite continuer à vivre dans son paradis. Seulement, Kahhori est prête à se battre, avec ou sans lui. Avec ou sans eux, tous ses autres ancêtres.

La paix dans le monde

Voilà donc Kahhori qui revient vite sur Terre. L’animation est très jolie et il ne faut pas longtemps pour qu’elle revienne à son village, entièrement détruit, et rattrape les hommes qui veulent réduire en esclavage son peuple. Ni une, ni deux, elle se sert de ses pouvoirs pour tous les attaquer et les tuer. Cela ne plaît pas au commandant espagnol qui réclame aussitôt qu’on utilise des canons sur Kahhori.

Il faut bien le dire, elle a la classe et un pouvoir incroyable avec le Tesseract. Comme c’est simplement de l’énergie, les possibilités d’utilisation semblent quasi-illimitées : elle peut faire à peu près tout ce qu’elle veut, attaquant les hommes et se protégeant bien rapidement. Cela dit, face au canon, elle a tout de même du mal à faire le poids – parce qu’il y a beaucoup trop de canons. L’un d’eux parvient à percer son bouclier et la fait donc tomber à terre.

Alors que tout semble perdu pour elle et que le commandant est sur le point de la tuer, Kahhori est soudaine secourue par… sans ancêtres ! Ils ont décidé de traverser eux aussi le portail pour venir en aide à Kahhori – elle est si inflexible qu’elle a réussi inspirer tous ses ancêtres de la suivre dans son combat. Et voilà comment Kahhori a réussi à libérer son village des espagnols.

Tous les navires ennemis sont détruits… et ce ne sont que les premiers d’une longue série. La reine d’Espagne n’est pas du genre à laisser tomber ses envies de conquête si rapidement. Elle insiste donc et envoie plein de navires tous détruits les uns après les autres. Apparemment, Kahhori doit se faire quelques otages car elle finit par débarquer en Espagne en maîtrisant parfaitement la langue.

Malgré l’ouverture d’un portail (ah, elle sait faire ça aussi donc ?) en plein milieu de la salle du trône, Kahhori ne parvient pas tout de suite à se faire comprendre de la reine : il est hors de question pour la reine de ne pas se battre et de se laisser dicter sa conduite par Kahhori. Pourtant, celle-ci ne souhaite que la paix. Elle est tout de même prête à tout pour l’obtenir : le trône d’Espagne est ainsi détruit et la paix peut durablement s’installer.

L’épisode se termine alors sur un cliffhanger imprévu : alors que la paix dans le monde est sur le point d’être établi par Kahhori et ses alliés, le docteur Strange débarque pour la recruter. Mais je doute qu’il soit du bon côté, ça ressemble bien plus au méchant Strange de la saison 1…

What If… ? – S02E05 – What if Captain Carter Fought the Hydra Stomper? – 19/20

C’est à mon sens le meilleur épisode depuis le début de la saison : on y suit des personnages que j’adore, le rythme est bon car il prend le temps de s’attarder sur les émotions des personnages et, nécessairement, il n’oublie pas que nous sommes face à une série – ce n’est donc pas strictement un stand-alone. Non, vraiment, c’était excellent.

Spoilers

Et si Natasha était amoureuse de Peggy ? Hein, comment ça, c’est pas ça ?

I don’t do sequels. Normally.

Ah, revoilà Captain Carter sur le devant de la scène ! C’est l’une des plus belles réussites de la saison 1, alors ça fait plaisir, mais en même temps, ça laisse un peu perplexe sur la construction de cette nouvelle saison. On ne nous propose pas un nouvel univers si l’on en revient à cette héroïne… Et nous la retrouvons dans la bataille de New-York. Il n’y a pas à dire, la bataille de New-York est vraiment une sacrée réussite pour Marvel. Et c’est vrai dans tous les univers apparemment.

Natasha

L’équipe que nous suivons aujourd’hui est fort différente : Natasha et Peggy s’amusent bien à détruire des Chitauris et à mettre un terme aux méfaits de Loki. On ne lui laisse même pas une ligne de dialogue, le pauvre. Les Avengers dans cet univers ? Hawkeye, la Guêpe, Thor et les deux femmes. J’aime bien cette composition, j’aurais pu les suivre sur un moment plus long que cet épisode en vrai.

Et ça tombe bien, parce que c’est a priori ce que propose l’épisode : le Gardien nous explique donc qu’il n’aime pas faire de séquelles, mais que l’histoire de Peggy ne faisait que commencer quand il l’a ramenée chez elle. Les scénaristes en font beaucoup pour la réintroduire, je trouve, et elle n’avait pas besoin d’autant. On se souvient d’elle, tout de même !

Nous la retrouvons en tout cas très pote (juste pote ?) avec Natasha dans un univers où elles font équipe ensemble pour exécuter les missions de Fury. C’est un duo qui vend du rêve et je suis bien content de la tournure que prend l’épisode, même si, inévitablement, il nous ramène ensuite Steve. Comment se passer de Steve dans une histoire sur Peggy, après tout ?

Le problème, c’est qu’elle le retrouve au sein de l’Ecraseur d’Hydra, un robot très destructeur. Et bien sûr, Steve est totalement brainwashé. Peggy se rend tout de même compte qu’il est bien aux commandes de l’Ecraseur et cela l’énerve largement de découvrir que Fury était au courant de rumeurs sur la survie de Steve. C’était sympa d’avoir Fury dans cet épisode – et ça ne sera pas compliqué de faire mieux que Secret Invasion – même si son intérêt était plutôt limité.

En vrai, la trahison est bien plus cruelle quand Peggy découvre que Natasha aussi était au courant des rumeurs. Pourtant, ce n’est pas là-dessus qu’on se concentre, faute de temps. C’est frustrant : chaque fois les épisodes nous proposent un univers hyper riche et complet dont nous ne faisons finalement qu’effleurer la surface. J’aime les séries, je commence à apprécier les films, mais les anthologies avec des épisodes de 30 minutes ? C’est insuffisant, ça me laisse sur ma faim !

Steve

Assez vite, de toute manière (on manque de temps, souvenez-vous), on avance vers une autre partie de l’intrigue où Steve se met en tête de débarquer pour commettre un petit attentat sur… C’est Bucky ce vieillard ? Il n’est pas soldat de l’hiver, forcément. Bon, je crois que c’est Bucky, mais je n’ai pas bien entendu. Cela ne change pas le contenu de l’épisode de toute manière : Steve est un méchant nazi, Peggy et Natasha font équipe pour mettre fin à ses agissements.

Cela serait possible en théorie, avec Natasha prête à le tuer. En pratique, ni Peggy ni Bucky ne veulent voir Steve se faire tuer comme cela. Bucky s’oppose donc au tir de Black Widow et sauve la vie de son meilleur ami – qui hésite un instant au lieu de le tuer immédiatement comme on pourrait l’imaginer.

Cela permet à l’épisode de proposer un excellent combat entre Steve et Peggy. Bordel, qu’est-ce que j’aime Peggy Carter et qu’est-ce que je l’aime dans cette version du personnage ! J’aimerais quand même une vraie fin pour la série Agent Carter, hein, mais je vais me contenter de ce qu’on me propose : Peggy sauve de justesse la vie d’un Steve qui voulait la tuer et s’arrange avec Natasha pour l’enlever. Après tout, il est inconscient.

Natasha emmène ensuite Peggy et Steve dans une base secrète qui lui appartient et où elle peut lancer quelques analyses sur Steve. Cela lui permet de découvrir que l’armure est la seule chose qui maintient en vie Steve – en lui permettant de rester jeune aussi. Pour autant, elle n’a pas les moyens de soigner par elle-même Steve, de le séparer de l’armure et de gérer son brainwash. Elle propose de faire appel aux autres Avengers.

Peggy s’y refuse, préférant se rendre d’elle-même à la Chambre Rouge pour trouver un vrai remède.

Chambre Rouge

Contre toute attente, c’est finalement Steve lui-même qui propose de mener les deux femmes à la Chambre Rouge. J’aime bien l’idée, et j’ai de la peine pour Natasha qui semble largement déstabilisée de voir ce qu’il se passe entre les deux amants. Elle est clairement en trop et le ressent à plusieurs reprises dans l’épisode. Purée, c’est bien écrit et sacrément bien dessiné tout de même ; on devine les émotions des personnages assez facilement.

Les scénaristes prennent tout de même le temps de proposer une vraie scène entre Steve et Peggy au milieu de toute l’action, et je dois avouer que c’est bien écrit et bien foutu. En fait, cela me semble être un meilleur épisode que les précédents, tout simplement. Peggy se retrouve alors assailli par un tas d’automates de la Chambre Rouge. Ni elle, ni Natasha ne font tout à fait le poids face aux assaillants mécaniques qui les mettent KO. Steve ? Il est évidemment brainwashé et retombe sous la manipulation de Melina.

C’est elle la grande méchante de l’épisode : elle révèle qu’elle manipule toute la situation depuis le début. Il faudrait que je revois Black Widow car je ne me souviens pas d’elle, mais bon, Natasha explique à Carter qu’elle est à peu près comme sa mère. Le but des manipulations de Melina ? Eloigner Captain Carter du S.H.I.E.L.D pour pouvoir la voir de plus près – et faire alliance avec, ou à défaut la disséquer.

Natasha se retrouve à être un pion de l’échiquier forcée de se battre contre ses sœurs elle aussi, tandis que Peggy refuse évidemment l’alliance avec la Chambre Rouge. Tout semble alors perdu pour les filles : Steve n’est pas de leur côté et Peggy ne parvient pas à le réveiller, Natasha ne fait pas le poids face à tant de Black Widows. J’aime beaucoup la tournure de l’épisode et l’action très efficace qui est proposée tout du long.

Climax

Bien sûr, il y a pas mal de destructions aussi dans les combats. Cela perturbe les ennemis de nos héroïnes qui ne parviennent pas à les retrouver aussi vite qu’ils l’espèrent. Il faut dire qu’elles sont malignes et se cachent dans un entrepôt avec plein d’automates, à nouveau. Je ne sais pas ce que c’est exactement que cette fête foraine géante dans laquelle ils sont, mais j’adore l’ambiance que ça offre à l’épisode.

Et puis, évidemment, il y a plein de combats à mains nues dans l’épisode, parce que c’est le style de bataille de Black Widow et de Peggy. Bon, j’exagère, Peggy se sert bien de son bouclier aussi. Malgré tout, Peggy et Natasha sont rapidement mises à nouveau à mal, surtout que toutes les faiblesses de Natasha sont connues par sa mère et que Steve n’hésite pas à balancer quelques voitures sur sa chérie.

Oh, cette dernière tente de le raisonner, mais c’est en vain. Apparemment, elle ne peut plus faire ça toute la journée, elle. Le climax émotionnel pour ces deux-là consiste alors à voir Peggy acculée par Steve, mais prête à lui déclarer tout son amour. Il comprend et s’empêche au dernier moment de la tuer… préférant se sacrifier en allant détruire la Chambre Rouge et en restant à l’intérieur de celle-ci quand elle explose.

Juste avant ça, Natasha se débrouille tout de même pour faire en sorte que Melina soit attirée dans le vaisseau à la suite de Steve elle aussi. C’était si cool comme scène – et un excellent climax émotionnel aussi de la voir être étranglée par sa mère. Finalement, tout est bien qui finit, pas bien par contre. Peggy reste persuadée que Steve est encore en vie.

De retour à la base, elle décide donc de voler la voiture de Fury et partir à sa recherche. Il est hors de question pour Natasha de laisser tomber son amie, cependant. Par contre, et c’est plus qu’inattendu quand le Gardien semblait nous teaser un duo Natasha/Peggy à la recherche de Steve en saison 3, Peggy se fait enlever pile à ce moment-là. Plus exactement, elle tombe dans un portail assez similaire à ceux de Dr Strange, laissant le Gardien se demander où elle peut bien être.

C’est un plot twist efficace : le Gardien lui-même ne sait pas ce qu’il en est, et ça remotive pour voir la suite de la saison, je trouve. Peggy ? Elle se réveille face à ce qui ressemble à un Fury d’un autre univers, mais aussi face à une Wanda avec les pouvoirs de Strange. Ou en tout cas, c’est comme ça que je le comprends. Face à une situation si wtf, tout ce qu’il lui reste à faire c’est… d’appeler le Gardien, justement.

What If… ? – S02E04 – What if Iron Man Crashed Into the Grandmaster ? – 15/20

L’épisode est un peu déroutant en ce qu’il se concentre sur un personnage pour nous raconter l’histoire d’un autre, et que dans l’ensemble, cette histoire qui devait être importante est trop mise de côté, voire bâclée, pour être pleinement crédible. Pour autant, il y a quelques moments funs et l’épisode fonctionne bien pour son autre intrigue. C’est une réécriture sympathique – mais c’est vite oubliable, je crois.

Spoilers

Tony n’est pas retombé sur Terre après la bataille de New-York : il a traversé le portail et s’est perdu quelque part dans la galaxie.

Mojo man it is.

Oula, mais je n’en suis qu’à l’épisode 4 ? J’avais l’impression d’avoir avancé bien plus que ça, je suis une catastrophe ambulante avec mes séries en cette fin 2023. L’avantage, c’est que ça va me permettre d’avoir une résolution pour la nouvelle année. L’autre avantage, c’est aussi que j’ai quelques épisodes à rattraper encore. Et toujours autant de critiques à publier. Mais bon.

Le gros plus de cet épisode avant même qu’il ne commence ? Le générique de Marvel Studios, certes raccourci, mais tout de même excellent à entendre. Le générique de la série est tout aussi cool cela dit et j’aime beaucoup qu’il commence par un « Previously on » sur la fin de saison précédente. On comprend assez vite et facilement que cet épisode est finalement celui qu’il nous manquait en saison 1 : nous allons enfin connaître l’histoire de Gamora – et de ce qui l’a aidé à devenir une Gardienne du Multivers.

Tony

Si l’épisode promet de nous raconter l’histoire de Gamora, il se centre finalement sur Tony Stark. Et c’est parfaitement inattendu : nous revoilà donc en 2012 lors de la bataille de New-York. Seulement, quand Tony se sacrifie pour sauver la planète, il se sacrifie pour de vrai. En effet, le portail se referme sur Tony avant qu’il n’arrive sur Terre.

Il se retrouve alors baladé dans l’univers – c’est un univers intéressant que celui-ci, parce qu’il propose une variation sur quelque chose que nous connaissons tous. Bon, cela dit, si on imagine bien le traumatisme que ça doit être sur Terre de ne pas récupérer Tony, ce n’est pas là-dessus que l’épisode se concentre. C’est dommage. Je vous ai déjà dit qu’Iron Man n’était vraiment pas mon personnage Marvel préféré ?

Allez, qu’importe, il se retrouve malgré tout envoyé sur une autre planète : Tony débarque bien malgré lui à Sakaar, une planète dirigée par un homme au caractère bien particulier. Le temps y passe différemment – et Tony y est un héros nommé Mojo Man depuis qu’il a battu Thanos ; même si bien sûr il ne sait pas qui est Thanos.

Ce dirigeant bien particulier n’est pas d’une grande aide pour Tony cependant : il l’invite à son 21e anniversaire, quand il en paraît au moins 50, et ne lui laisse absolument pas le choix d’accepter. Tony est perdu dans l’espace, en gros. L’anniversaire ? Il s’agit d’une course de voitures bien particulière, permettant de se rendre compte de la folie du dirigeant.

Les concurrents se battent entre eux pour gagner la course, certes, mais la défaite consiste le plus souvent en des accidents de voiture mortels. On suit toutefois une conductrice qui survit. Son caractère badass est sympa, contrairement à la scène où on lui jette des conserves puis des hamsters. Je veux dire, je comprends la blague sur la bouffe qui la fout en pleine famine, mais des hamsters ? On sent qu’ils essaient trop d’être mignons et de nous vendre des produits dérivés ensuite. La conductrice ? Valkyrie.

Gamora

Bon, allez qu’importe : l’épisode continue avec ensuite un monstre qui est jeté sur les derniers participants de la course. Tony refuse de supporter ça et s’élance finalement sur la piste, sans même se rendre compte que son armure est dysfonctionnelle à la base. Il ne peut donc rien contre le monstre qui débarque dans l’arène.

Gamora, en revanche, est hyper efficace pour détruire le monstre. Par contre, si la fille de Thanos est là, ce n’est pas pour faire joli. Son but est de tuer Tony, probablement parce qu’il a mis à mal tous les plans de Thanos. C’est ce qu’elle finit par lui avouer à moitié après avoir tenté de le tuer – et après avoir été faite prisonnière avec lui par le dirigeant de Sakaar.

L’idée est simple, mais ça fonctionne bien, je trouve. Par contre, du côté des simplicités, je trouve ça bien trop rapide dans l’exécution : Tony n’a aucun mal à sortir de sa cellule. Il embarque avec lui Korg, mais pas Gamora qu’il laisse prisonnière derrière lui. Il en faut plus que ça pour stopper Gamora, cependant. Celle-ci rattrape vite Korg et Tony – et elle explique une fois pour toutes qui est Thanos.

Tony découvre donc tout ce que nous avons appris post-Avengers en quelques secondes, puis renonce à tuer Gamora sans vraie raison valable. Ok, le Grand Maître de Sakaar dit que c’est un homme méchant… mais tuer Gamora ne ferait pas de lui un méchant du tout. C’est limite de la légitime défense à ce stade. Seulement voilà, il ne faut pas trop questionner Tony : il décide qu’il doit mettre un terme aux agissements du Grand Maître et s’enfuit une nouvelle fois, avec Korg, sans Gamora. C’est répétitif à force.

De manière répétitive également, nous voyons Gamora s’échapper ensuite sans le moindre mal pour tenter de rejoindre Tony.

La course

Pendant ce temps, Tony fait tout ce qu’il peut pour détrôner le Grand Maître. Il décide de faire équipe avec la conductrice badass de la course. On ne sait pas trop pourquoi, en vrai, mais ça permet à l’intrigue d’avancer. Tony se retrouve donc à pirater l’hologramme géant du Grand Maître pour le défier. En gros, ils vont s’affronter : le but de Tony est de libérer la planète, celui du Grand Maître de récupérer l’armure de Tony. Gamora ? Elle est badass aussi, mais continue de se faire électrocuter par la même puce tout au long de l’épisode. C’est redondant – et pas du comique de répétition, je trouve.

Le combat entre Tony et le Grand Maître ? Il s’agit d’une nouvelle course. Cela permet de déployer tout le talent des artistes de la série qui sont excellents dans le design des véhicules et les explosions de chacun d’entre eux, mais aussi de donner à Gamora la possibilité d’exister une nouvelle fois dans cet univers. Après tout, le but est de nous raconter son histoire en théorie. Et je dois dire, c’est sympa d’avoir un duo Gamora/Tony ; c’est tout l’avantage de la réécriture – et de la fanfiction.

Bref, Gamora est forcée de participer à la course. Celle-ci finit par apporter un peu d’humour à l’épisode au moment de la chute des véhicules et des cris de chaque participant. L’air de rien, l’épisode fait du bon boulot d’ailleurs : les personnages sont introduits, il est facile d’accrocher à tout ce qu’il se passe. Je ne suis pas un grand fan de ce genre de courses, mais soit. Il y a en plus des twists sympa, comme le moment où le kart de Tony explose mais que son armure lui permet d’en créer un autre. Bon. C’est du grand n’importe quoi du côté du scénario parce que je ne vois pas d’où ça sort, mais il faut reconnaître que c’est classe.

Tout le côté Mario Kart que m’inspire l’épisode aussi. La force de frappe du scénario ? Je ne suis pas convaincu. Tony profite de la course qui doit demander toute son attention pour faire un petit discours sur ses daddy issues à Gamora ; le Grand Maître fait un clin d’œil à sa propre statue et passe son temps à tricher et… Gamora décide de s’allier à Tony au moment où elle pourrait le tuer.

Mouais. Elle l’aide à passer les monstres qui devaient l’arrêter et finit par se crasher. Il ne reste finalement plus grand monde dans la course par contre, surtout que le Grand Maître s’amuse à tout détruire au fur et à mesure. Assez vite, Val est donc mise de côté, ce qui ne nous laisse plus que Tony et le Grand Maître dans la course. Non, vraiment, ce n’était pas du tout prévisible ce twist… De même qu’il n’était pas prévisible que Tony gagne sur la ligne d’arrivée quand tout espoir semblait perdu pour lui.

Le Grand Maître n’accepte pas la défaire, préférant se dire ex-aequo avec lui. Le public ne l’accepte pas trop – et Valkyrie non plus. Elle se débrouille donc pour créer un accident qui met fin à l’existence du Grand Maître par… accident aussi, en fait. C’est fou. C’est fou aussi que ce soit elle que la foule acclame ensuite : Tony vient de gagner la course et ils viennent de passer tout un épisode à monter Tony en héros. C’est pourtant Valkyrie qui devient reine.

Thanos

Bien sûr, Valkyrie décide alors de laisser Tony repartir, mais c’est encore oublier le fait que l’épisode doit se centrer sur Gamora. Cette dernière empêche donc Tony de rentrer sur Terre et l’emmène plutôt auprès de Thanos. Pour le livrer à son père ? C’est ce qu’elle prétend, mais elle fait en fait équipe avec Tony et vient ainsi à bout de son père adoptif. D’accord… Mais pourquoi ? Juste pour le discours de Tony ? C’est un peu frustrant.

Cela dit, l’épisode était sympa, il a une petite scène post-générique entre le Grand Maître et son bras droit – Topaz – alors je vais me contenter de ce qu’on nous propose, hein.