What if… ? – S03E04 – What if… Howard the Duck Got Hitched – 14/20

C’est officiel : je passe à côté de la saison. C’est le quatrième épisode qui part dans un délire que je ne comprends pas vraiment. L’humour est bon, c’est un vrai plaisir de retrouver les personnages, il y a des moments qui font que ce n’est pas un calvaire à regarder, mais… je ne sais pas, ils vont trop loin cette fois ? C’est si dommage. L’épisode m’a beaucoup fait rire et les retours/caméos étaient super sympathiques, mais sérieusement : what the Duck ?

Spoilers

Howard et Darcy ont un bébé ensemble ? Je… Ca va trop loin.

They wanna eat the baby !

Howard et Darcy en couple ? OK, je veux bien, tant que ça permet de retrouver Darcy que j’adorais dans WandaVision et qui me manque à fond depuis. Après, pour un épisode qui sort à Noël, il faut quand même assurer et je ne sais pas, mais ce bébé Jésus qu’est l’œuf contenant l’enfant de Darcy et d’un canard… J’ai un doute.

J’aime bien que l’épisode nous présente cette histoire improbable entre Darcy et Howard, cela dit. L’amour est aveugle, mais tout de même, elle se retrouve mariée à un canard et ça pose plein de questions. L’épisode les zappe vite : la rencontre a eu lieu lors d’une soirée de Thor, le mariage à Las Vegas et le Gardien a surveillé tout ça de loin parce que… parce que… ? Je ne sais pas trop.

Le début d’épisode peine à convaincre sur les enjeux : le jeune couple est heureux, a un bébé œuf et se voit offrir une croisière gratuite. Putain, j’ai tellement de questions. En vrai, dans quelle société ce couple passe-t-il sans que ça ne pose de questions ? C’est tellement… zoophile ? Je veux bien qu’on donne une personnalité de tombeur à Howard, mais pourquoi Darcy se laisserait-elle convaincre par lui ?

Une fois n’est pas coutume cette saison, mais je n’accroche pas du tout au délire. Je vois bien que c’est un délire qui amuse à fond les scénaristes, je vois bien qu’ils font venir des personnages que j’adore, je vois bien que les gags sont excellents (le coup du Google Translate m’a fait rire à peu près autant que le « they’re going knowhere »), mais sérieusement, j’en attends tellement plus de cette série. Elle est censée proposer des histoires vraiment badass et faire du lien avec les films qu’on n’a pas encore eu cette année, non ?

Là, certes, les personnages reviennent ; certes, j’étais trop content de voir Nick Fury, Yondu qui vole le bébé ou encore plus Coulson (putain, faites revenir tout le cast d’Agents of S.H.I.E.L.D sérieusement !), mais… Le bébé œuf est volé par Yondu qui l’apporte au Collectionneur, parce que la Convergence le désigne comme un héros intergalactique ? Eh, bordel. C’est un œuf, qui vient d’un canard et d’une humaine, sérieusement.

Les deux parviennent ensuite à s’infiltrer et à passer sous couverture quand toute une secte vénère un œuf et veut le transformer en Rosemary’s baby. Je vois bien que tout est fait pour l’humour (le jeton de jeu d’Howard !), que l’intervention du S.H.I.E.L.D qui vient voler le bébé à son tour est plutôt raccord aussi, mais non, quoi, proposez quelque chose de crédible, par pitié.

Là, tout l’épisode tourne à nouveau en course poursuite : les parents font tout pour protéger leur bébé qui attire les convoitises de tout l’univers. L’œuf est increvable, en plus, alors qu’il mériterait vraiment de finir en omelette si vous voulez mon avis. Le but de toutes ces convoitises ? Faire en sorte, évidemment de proposer tout plein de clins d’œil à tout le MCU. Qu’il est top de voir Zeus ou Thanos être ramené pour récupérer le bébé.

Les parents le protègent tout de même bien et en le berçant avec un joli « I was made to loving you baby » ils en arrivent à réussir à le faire éclore – enfin j’ai cru. En fait, l’œuf se met à briller et envoyer des éclairs un peu partout contre tous ses ennemis. Eh, s’il suffisait de ça pour venir à bout de Thanos, il fallait nous le dire avant !

La conclusion de l’épisode est donc que le bébé sait suffisamment se protéger tout seul et que ses parents l’aiment assez pour assurer le reste. Nick Fury arrête donc de le pourchasser et le laisse dans les bras de Darcy. La conclusion est très sympa, même si le fait que je ne sois pas parent (et ne souhaite pas l’être) me fait lever les yeux au ciel sur les parents qui sont la plus grande force de l’Univers. Eh, tant pis pour moi, au moins, je dors en paix.

What if… ? – S03E03 – What if… The Red Guardian Stopped the Winter Soldier – 14/20

Va falloir que je me fasse à l’idée que je n’aime pas spécialement cette saison 3. Les intrigues choisies ne parviennent pas à me convaincre et je ne comprends pas le demi-tour radical que semble prendre la série : autant la saison 2 construisait de manière plus visible un fil rouge et faisait des rappels de ce qu’il s’était passé en saison 1, autant ici, on repart dans le pur format anthologique, sans que ça ne parvienne à sortir du lot. Bref, c’est classique dans la forme et le fond. Pas mauvais, mais pas aussi innovant que ça devrait l’être et que ça l’était jusqu’ici.

Spoilers

Bucky ne parvient pas à tuer le père de Tony Stark…

Russia’s the best.

Quitte à faire un épisode se déroulant le 16 décembre dans une saison qui sort en décembre, ils auraient pu s’arranger pour que la diffusion colle, non ? Bon, je ne sais pas pourquoi je râle de toute manière : je regarde en retard. Quitte à râler, cependant : ce titre ne me convient pas, une fois de plus. Face à l’univers des possibilités, c’est vraiment ça leur choix ? Encore Bucky ? Encore et toujours les mêmes histoires qui m’endorment ?

Oui, oui, je suis fan de Marvel, mais j’ai mes limites et clairement le coup des super-soldats, pour moi, on en a fait le tour. Ce n’est vraiment pas le pan des comics qui m’intéresse le plus. Et pourtant, c’est celui que Marvel met une fois de plus en avant dans cet épisode où le Gardien Rouge est jaloux du succès de Bucky, qui n’est même pas un vrai russe.

En fait, il l’est tellement qu’il se décide à arrêter sa mission lorsqu’il doit aller commettre un meurtre. Ce n’est pas n’importe quel meurtre, c’est celui des parents Stark – à l’origine même de toute l’histoire de Tony. Et il est sacrément efficace : il empêche le Soldat d’Hiver d’aller au bout de sa mission et ça change toute l’Histoire. C’est comme ça que le S.H.I.E.L.D se retrouve sur la trace de nos deux soldats, forcés de coopérer – et c’est une fois de plus l’occasion de nous montrer que Bucky est super charmant, même en version animée, les filles craquent face à son sourire charmeur. Allez, soit.

L’épisode tourne vite en buddy movie, avec un couple Bucky/Gardien rouge en roadtrip, puis en course poursuite quand ils sont repérés par les flics. Sérieusement, putain, on est en 2024 et c’est un « what if », pourquoi en revenir à des histoires qui auraient pu être proposés dans les années 80 ? L’épisode ne passe pas le Bechdel test et ne semble pas tellement apporter de choses pour un potentiel fil rouge, comme les deux précédents en vrai. Allez, le deux peut-être.

Côté action, on a ce qu’on veut, avec une course poursuite qui mène ensuite à un agent du S.H.I.E.L.D devenant géant et courant après la voiture volée des deux agents ou un véritable cliffhanger pour l’insupportable coupure pub de Disney + (vraiment, c’est peut-être pas une vraie perte de ne plus avoir accès à la plateforme à partir du 1er janvier ?) avec les agents qui tentent de passer par-dessus un ravin en voiture. Non mais sérieux. Les agents survivent, pas la voiture. Et ces espions ultra formés font quoi ? Ils laissent des indices derrière eux, pour s’assurer que le S.H.I.E.L.D puisse les retrouver à Las Vegas. Soulant, un peu.

J’ai bien aimé les différents jeux de split screen de l’épisode et le caractère du Red Guardian poussé à l’extrême dans le comique, juste histoire de faire en sorte que Bucky l’apprécie avant de recevoir la mission de le tuer. Plutôt que de le faire immédiatement ou dès qu’il en a l’occasion, Bucky le garde pourtant en vie. Je trouve que ce n’est pas hyper raccord avec ce qu’on sait du personnage. Pire encore : il sauve la vie de sa nouvelle cible, parce qu’il le voit comme un type bien.

Après, l’épisode est plein de petits gags sympathiques. J’ai beaucoup aimé le moment de la course poursuite dans le casino (zéro crédibilité l’agent des forces de l’ordre qui en profite pour voler) ou le moment où Bucky et le Red Guardian se font renverser par des voitures, mais faut bien avouer que ce n’était pas hyper original non plus. En fait, ça me fait le même effet que des films Marvel que je n’aime pas cet épisode : il y a des bons côtés, mais un ensemble qui ne parvient pas à décoller pour moi. Je comprends en quoi l’épisode peut être adoré par d’autres, mais moi vraiment, je n’en tire pas grand-chose.

La conclusion de l’épisode voit Bucky rentrer au bercail pour se faire lobotomiser à nouveau, en mentant sur ce qu’est devenu le Red Guardian. Ce dernier peut aller s’établir aux USA, se faire un improbable pote flic et termine ainsi en Avengers. Le retour à la bataille de New-York en fin d’épisode est marrant, j’aime bien le gag, mais… tout ça pour ça ? Je ne sais pas ce que je voulais voir vraiment cette saison, mais ce n’était pas ça. Surtout un 24 décembre ?

What if… ? – S03E02 – What if… Agatha Went to Hollywood? – 13/20

J’ai l’impression qu’ils ont perdu un peu de leur superbe cette saison, parce que cet épisode a du mal à me convaincre avec son concept lui aussi. Cela reste évidemment une bonne série tout de même, je vous rassure, mais je suis passé à côté du concept alors même qu’il se concentre sur des personnages que j’adore, une époque du MCU qui m’a bien plu jusque-là et, à vrai dire, même du méta qui habituellement suffit à me convaincre. Là, je reste sur ma faim et je suis sorti trop vite de l’épisode. Dommage.

Spoilers

Agatha ne suffit plus à faire un bon film, il lui faut un Eternel comme guest-star.

How can I steal the show if there’s no one to steal it from ?

On a déjà eu une bonne dose d’Agatha Harkness cette année, alors je suis un peu sceptique sur la nécessité de déjà nous proposer un épisode sur la sorcière. En même temps, c’est la dernière saison de la série et il faut bien reconnaître que capitaliser sur ce personnage est une bonne idée, parce que je l’adore.

Cet épisode me laissait quand même un brin sceptique quand j’ai vu son titre. Après, il réintègre les Eternels et le Céleste au centre de la Terre hyper rapidement, et ça, ça me fait plaisir. Un épisode qui se centre sur des personnages et des concepts que j’aime, c’est plutôt une bonne chose, non ? En plus, on y voit Agatha voler le pouvoir d’un Céléste tout ça pour se retrouver coincée à Hollywood où elle serait une actrice à succès. C’est un brin méta.

On y découvre une Agatha qui approuve le besoin d’avoir un ou une co-star dans son film, mais avec le seul but de lui voler la vedette. Et quitte à avoir quelqu’un avec qui passer ses journées, Agatha demande à ses producteurs de recruter Kingo, le beau-gosse de ce Hollywood fictif. Bon. Je ne vois pas encore où ils veulent en venir avec ça, mais pourquoi pas ?

Kingo accepte de venir à ce Stark Pictures pour tourner avec Agatha et il y est accueilli par un Howard ravi de le voir débarquer. Il y a de quoi : Kingo accepte de tourner dans son film et ça commence directement par un grand numéro musical digne de Bollywood. Cela fonctionne tout de suite beaucoup moins bien en animation les chorégraphies de Bollywood, je trouve, mais on fait avec. J’aurais adoré cette scène en vrai, probablement, mais dans cet épisode, ça ne parvient pas à me convaincre à 100%. Pas du tout même. On a malgré tout un face-off amusant entre Agatha et Kingo.

Ce n’est pas l’ambiance de Noël à laquelle je m’attendais, on ne va pas se mentir. Et Howard en narrateur d’une scène de danse qui n’en a pas forcément besoin, c’était étrange. Finalement, on comprend assez vite que ce face-off monté de toute pièce par Hollywood (sans aucun entraînement préalable, bien sûr) est juste l’occasion pour les deux personnages de parler un peu du Céleste.

Agatha révèle ainsi avoir volé le pouvoir de tous les Eternels quand elle s’en sert pour se battre face à Kingo. C’est quand même du grand n’importe quoi qui est filmé non-stop par Howard et Jarvis. Ils détruisent dans la bataille une partie du toit du bâtiment, mais bien sûr, tout le monde s’en fout apparemment. OK. Il faut bien le dire : ça m’a sorti de l’épisode. C’était rigolo d’avoir les figurants qui suivent la danse et tout, sympa d’avoir Agatha qui « emprunte » des pouvoirs à tous les Eternels, mais… pas crédible du tout ?

Et je sais. Je sais. Le MCU n’a rien de crédible, ce sont des super-héros et des monstres et des sorcières et des êtres éternels… Ce n’est pas fait pour être crédible. Tout de même, il y a des règles qui devraient être immuables, peu importe l’univers. Et ce Stark tout excité de les voir se batte à mort, tout en continuant de croire qu’ils ne sont qu’acteurs ; les deux acteurs qui sont à ça de s’entretuer mais s’arrêtent à la fin de la prise ?

Eh, ça m’a complètement sorti de l’épisode. Et pourtant, j’adore Agatha. Elle s’éclate à comploter avec Kingo et les deux finissent par trouver un terrain d’accord. Le tout fait bien plaisir à Howard : il est rapidement révélé qu’il sait qu’Agatha est une sorcière ou que Kingo est un alien, mais que eh, c’est comme ça que fonctionne Hollywood. La magie, ça aide pour les effets spéciaux. Howard n’a pas du tout idée de ce qui l’attend sur le tournage de l’acte 3 que demandent Agatha et Kingo le soir-même.

En effet, le deal d’Agatha et Kingo attire l’attention d’un autre Céleste qui se dirige aussitôt vers la Terre. Qu’importe. Le tournage commence, permettant à Agatha de voler les pouvoirs de Kingo et, avec eux, d’aller récupérer ceux de Tiamut, le Céleste au cœur de la Terre. Je vois l’idée, mais toute la manière dont s’est racontée ne parvient à me convaincre, et c’est bien dommage.

Howard est heureux de voir Agatha obtenir des pouvoirs divins – quelle déesse magnifique, en vrai – sans même se soucier de ce à quoi il est en train d’assister. Il se met en danger, tout le bâtiment explose, mais il continue de vouloir tout filmer.

Evidemment, Agatha assoiffée de pouvoir en obtient plein, ce qui fait qu’elle se retrouve à faire face à un deuxième Celeste. Celui-ci la connaît déjà par son prénom est immédiatement prêt à se battre contre elle. Le combat entre les deux Céleste se passe certes dans l’espace, mais il est visible depuis la Terre. Cela ne semble inquiéter personne de voir deux immenses créatures se battre si proche de la Terre. Par chance, la Lune ne semble pas être dans les parages et tout le combat qui se passe ne provoque finalement que peu de dégâts.

Le Céleste est détruit par un joli sortilège d’Agatha et tout pourrait bien se terminer, sauf qu’évidemment, Agatha a un autre plan en tête. Elle a tout le pouvoir qu’elle veut et espère désormais que tout le monde va s’agenouiller devant elle. Par chance, Jarvis est encore suffisamment lui pour demander à Kingo de la raisonner. C’est ainsi que Kingo apporte la conclusion de l’épisode : Agatha n’a pas besoin de plus de pouvoir, elle a déjà toute la magie qu’elle veut grâce à ses films. A quoi bon être effrayante et provoquer la peur des gens quand on peut être adorée pour ses films ?

La conclusion est amusante, je ne dis pas, mais qu’est-ce que c’est naze. Les films changent le monde et ça suffit pour qu’Agatha arrête son projet de recréer le monde comme elle l’entend. Vraiment ? C’est ça qu’ils veulent nous vendre ? Et toute la souffrance d’Agatha est complètement mise de côté, en plus, ce qui est bizarre si peu de temps après sa série. Mais bon. Elle finit heureuse d’aller à l’avant première de son film, elle a son happy ending et même un cliffhanger sympa avec les autres Célestes se dirigeant vers la Terre… Ce n’est pas l’Emergence telle que je l’imaginais.

Un dernier mot aussi pour l’excellent générique de fin, tout de même.

What if… ? – S03E01 – What if… The Hulk Fought the Merch Avengers – 15/20

Drôle de choix pour une reprise de saison que cette histoire qui éloigne beaucoup des habitudes du MCU avec ses robots, tout en revenant à tout ce qui a fait le succès de la franchise au cinéma – la musique épique, les gros combats, les enjeux proposé qui sont vite une question de fin du monde… Tout de même, c’est très narratif sur le premier quart de l’épisode et ça propose un rythme pas tout à fait convaincant. Je suis partagé, mais tout de même heureux de retrouver la série, c’est évident.

Spoilers

Pourquoi les Avengers ont-ils eu besoin de robots à cause d’Hulk ?

We didn’t come here to lose today.

Que j’étais impatient de reprendre la série et qu’est-ce que ce début a réussi à me convaincre. Bon, d’accord, le tout début m’a blasé parce qu’il n’y avait pas le générique de Marvel Studios, mais une fois cette déception de quelques secondes oubliées, quel plaisir de voir la série s’aventurer dans une série animée des années 80. Et outch, l’ado qui dit regarder un vieux dessin animé.

En tout cas, moi, je voulais me remettre un peu de contenu Marvel sous la dent et là je suis servi : l’ado regarde un simple dessin animé pendant son petit-déj (un peu ce que j’ai fait avec X-Men ’97 en vrai) mais est interrompue dans son festin par un Hulk géant foutant la merde en ville. Soit. On passe au générique une fois cette première introduction mise en place.

Post-générique (aaah, le plaisir de retrouver le narrateur !), le Gardien nous explique que toute l’histoire qu’il s’apprête à nous raconter a commencé de manière inattendue quand Bruce Banner et Sam Wilson sont devenus potes lors d’un jogging catastrophique de ce premier. Soit. Bruce Banner n’en reste pas moins un Hulk en devenir, et ça pose problème quand il se retrouve sur un bateau avec son nouveau bestie et se transforme en Hulk à cause d’une tempête et d’un petit accident.

Bon, comme d’habitude, tout va super vite et on se dit qu’il n’y a vraiment aucun intérêt à faire des fils de 2h30 quand tout peut être résumé comme ça en quatre minutes. Et en quatre minutes, en effet, on voit Bruce regretter d’être un monstre, fait en sorte de dompter l’Hulk en lui une fois pour toutes avec d’autres rayons gamma et… se planter monumentalement.

Ainsi, il provoque une scission, avec un nouveau monstre encore plus violent et terrifiant qu’Hulk qui en naît. Il est capable de se multiplier lui-même, envahit peu à peu la ville et se retrouve à devoir se battre contre les Avengers. Ces derniers décident aussitôt de créer des robots qui finissent par être hyper marquants, puisqu’ils vont mener la guerre Gamma. Rien que ça. Cela va loin en quelques minutes, franchement. Je trouve que la Gamma War aurait fait un excellent épisode.

Ce n’est toutefois pas ce qu’on nous sert avec cet épisode. Au contraire, le but est simplement de nous expliquer que les Avengers ont désormais des robots dignes de Transformers, qu’ils ont battu le nouveau Hulk et que, bim, l’histoire reprend dix ans plus tard quand on découvre qu’il reste en fait des mini-sbires de ce Hulk terrible.

Dix ans plus tard, la menace émerge et permet de retrouver PLEIN de héros : quel plaisir d’avoir Monica Rambeau et Sam Wilson qui bossent ensemble, par exemple. C’est vraiment tout l’intérêt de cette série animée – les petites variations qui font plaisir aux fans. Je ne suis pas un grand fan des robots à la Transformers (mais je vois totalement comment ça peut plaire à une équipe marketing en revanche). En vrai, je tiens à souligner à quel point c’est top d’avoir une série animée la semaine de Noël, j’ai l’impression de retomber en enfance et c’est exactement ce qu’il me fallait.

BREF. Pendant que je me tape un petit trip nostalgique, la série avance : nos nouveaux héros découvrent qu’il y a sous l’Antarctique une bonne centaine de mini-Hulks prêts à venir envahir le monde. Ils répondent tous à un grand méchant qui m’a fait penser à Godzilla plus qu’autre chose. Bon, ce n’est vraiment pas ce que je préfère des Marvel, tout ça. Cela fait plus film de monstres que vraie production Marvel. Tant pis. C’est quand même un plaisir que Monica et Sam soient les vrais héros de l’épisode, surtout que je ne m’y attendais pas quand on m’a vendu un Hulk.

Captain America (Barnes !) les laisse donc espionner les monstres Gamma et se débrouille pour retrouver Bruce Banner. Monica n’a plus qu’à convaincre Sam d’aller le voir pour le convaincre de leur venir en aide, parce qu’ils ont besoin de son aide, bien sûr. Cela permet à l’épisode de se concentrer comme promis sur Bruce. Après la guerre qu’il a provoquée, il s’est isolé sur une île où il vit en ermite et semble plutôt bien s’en tirer par lui-même. Retourner à l’action ? Ce n’est pas son plan.

Il accepte d’aider Sam, mais pas de venir à New-York se battre contre tous les Apex – les mini-Hulk qui font quand même la taille des plus petits gratte-ciels de la ville qui ne dort jamais. L’aide qu’il apporte ? Il lui propose de faire appel à nouveau aux Avengers. Ah la bonheur du « Avengers Assemble » et des références dans tous les sens – les anneaux ! la musique ! le combat !

Il faut bien le reconnaître : il y a une bonne partie de l’épisode qui fonctionne en jouant à fond sur cette carte de la nostalgie et de l’équipe de super-héros. On est en manque de gros récits épiques comme ça parce que nous n’en avons pas eu de l’année au cinéma. Je sais que c’est leur stratégie parce qu’il y a eu trop de fails récemment, mais quel plaisir tout de même de revenir à des grosses bastons explosives en pleine ville.

C’est un peu un déplaisir, en revanche, quand tout ça se fait avec des robots ou que les Avengers perdent. En même temps, Tony mis à part, à quoi bon avoir des Avengers dans des robots ? Ce sont des super-héros, non ? Ils ont théoriquement des pouvoirs à utiliser. Bon, autrement, le titre de l’épisode est hyper mensonger, je trouve.

Bruce Banner débarque à New-York, certes, mais c’est pour se battre contre le nouveau monstre qu’il a engendré, pas pour se battre contre les Avengers. Je comprends bien que l’idée est de nous expliquer que c’est ce nouveau monstre qui est le Hulk à combattre… mais toute la conclusion de l’épisode consiste à nous dire que Bruce Banner est prêt à se sacrifier pour les Etats-Unis et pour ses amis. En se battant, il prend le risque de redevenir Hulk, puis est exposé à de nouveaux rayons qui pourraient bien marquer sa fin.

Il se transforme ainsi en Mega-Hulk et s’attire aussitôt la crainte de toute l’équipe des Avengers devant lui. Toute ? Non, il y a un irréductible nommé Sam Wilson qui se débrouille pour faire face seul à seul avec son ancien meilleur ami. Son but ? Lui expliquer qu’ils sont toujours amis et qu’il ne faut pas se battre. C’est un peu étrange d’avoir Sam Wilson qui parle à l’œil de ce Mega-Hulk en se reflétant en lui, mais soit, c’est un œil qui écoute.

La bonne nouvelle ? Ce Mega-Hulk qui ressemble encore plus à Godzilla est vu comme le nouveau leader de tous les petits monstres qui suivaient le méchant. Ce nouveau Mega-Hulk est donc capable de ramener avec lui tous les monstres qui envahissaient les USA. Et c’est ainsi que tout se termine bien : Mega-Hulk est accepté par Sam, ce qui calme un peu sa haine et permet à l’épisode de se conclure sur un happy end où tous les golems et le Mega-Hulk vivent sur l’île plus si déserte de Bruce. Soit.