Drôle de choix pour une reprise de saison que cette histoire qui éloigne beaucoup des habitudes du MCU avec ses robots, tout en revenant à tout ce qui a fait le succès de la franchise au cinéma – la musique épique, les gros combats, les enjeux proposé qui sont vite une question de fin du monde… Tout de même, c’est très narratif sur le premier quart de l’épisode et ça propose un rythme pas tout à fait convaincant. Je suis partagé, mais tout de même heureux de retrouver la série, c’est évident.
Spoilers
Pourquoi les Avengers ont-ils eu besoin de robots à cause d’Hulk ?
Que j’étais impatient de reprendre la série et qu’est-ce que ce début a réussi à me convaincre. Bon, d’accord, le tout début m’a blasé parce qu’il n’y avait pas le générique de Marvel Studios, mais une fois cette déception de quelques secondes oubliées, quel plaisir de voir la série s’aventurer dans une série animée des années 80. Et outch, l’ado qui dit regarder un vieux dessin animé.
En tout cas, moi, je voulais me remettre un peu de contenu Marvel sous la dent et là je suis servi : l’ado regarde un simple dessin animé pendant son petit-déj (un peu ce que j’ai fait avec X-Men ’97 en vrai) mais est interrompue dans son festin par un Hulk géant foutant la merde en ville. Soit. On passe au générique une fois cette première introduction mise en place.
Post-générique (aaah, le plaisir de retrouver le narrateur !), le Gardien nous explique que toute l’histoire qu’il s’apprête à nous raconter a commencé de manière inattendue quand Bruce Banner et Sam Wilson sont devenus potes lors d’un jogging catastrophique de ce premier. Soit. Bruce Banner n’en reste pas moins un Hulk en devenir, et ça pose problème quand il se retrouve sur un bateau avec son nouveau bestie et se transforme en Hulk à cause d’une tempête et d’un petit accident.
Bon, comme d’habitude, tout va super vite et on se dit qu’il n’y a vraiment aucun intérêt à faire des fils de 2h30 quand tout peut être résumé comme ça en quatre minutes. Et en quatre minutes, en effet, on voit Bruce regretter d’être un monstre, fait en sorte de dompter l’Hulk en lui une fois pour toutes avec d’autres rayons gamma et… se planter monumentalement.
Ainsi, il provoque une scission, avec un nouveau monstre encore plus violent et terrifiant qu’Hulk qui en naît. Il est capable de se multiplier lui-même, envahit peu à peu la ville et se retrouve à devoir se battre contre les Avengers. Ces derniers décident aussitôt de créer des robots qui finissent par être hyper marquants, puisqu’ils vont mener la guerre Gamma. Rien que ça. Cela va loin en quelques minutes, franchement. Je trouve que la Gamma War aurait fait un excellent épisode.
Ce n’est toutefois pas ce qu’on nous sert avec cet épisode. Au contraire, le but est simplement de nous expliquer que les Avengers ont désormais des robots dignes de Transformers, qu’ils ont battu le nouveau Hulk et que, bim, l’histoire reprend dix ans plus tard quand on découvre qu’il reste en fait des mini-sbires de ce Hulk terrible.
Dix ans plus tard, la menace émerge et permet de retrouver PLEIN de héros : quel plaisir d’avoir Monica Rambeau et Sam Wilson qui bossent ensemble, par exemple. C’est vraiment tout l’intérêt de cette série animée – les petites variations qui font plaisir aux fans. Je ne suis pas un grand fan des robots à la Transformers (mais je vois totalement comment ça peut plaire à une équipe marketing en revanche). En vrai, je tiens à souligner à quel point c’est top d’avoir une série animée la semaine de Noël, j’ai l’impression de retomber en enfance et c’est exactement ce qu’il me fallait.
BREF. Pendant que je me tape un petit trip nostalgique, la série avance : nos nouveaux héros découvrent qu’il y a sous l’Antarctique une bonne centaine de mini-Hulks prêts à venir envahir le monde. Ils répondent tous à un grand méchant qui m’a fait penser à Godzilla plus qu’autre chose. Bon, ce n’est vraiment pas ce que je préfère des Marvel, tout ça. Cela fait plus film de monstres que vraie production Marvel. Tant pis. C’est quand même un plaisir que Monica et Sam soient les vrais héros de l’épisode, surtout que je ne m’y attendais pas quand on m’a vendu un Hulk.
Captain America (Barnes !) les laisse donc espionner les monstres Gamma et se débrouille pour retrouver Bruce Banner. Monica n’a plus qu’à convaincre Sam d’aller le voir pour le convaincre de leur venir en aide, parce qu’ils ont besoin de son aide, bien sûr. Cela permet à l’épisode de se concentrer comme promis sur Bruce. Après la guerre qu’il a provoquée, il s’est isolé sur une île où il vit en ermite et semble plutôt bien s’en tirer par lui-même. Retourner à l’action ? Ce n’est pas son plan.
Il accepte d’aider Sam, mais pas de venir à New-York se battre contre tous les Apex – les mini-Hulk qui font quand même la taille des plus petits gratte-ciels de la ville qui ne dort jamais. L’aide qu’il apporte ? Il lui propose de faire appel à nouveau aux Avengers. Ah la bonheur du « Avengers Assemble » et des références dans tous les sens – les anneaux ! la musique ! le combat !
Il faut bien le reconnaître : il y a une bonne partie de l’épisode qui fonctionne en jouant à fond sur cette carte de la nostalgie et de l’équipe de super-héros. On est en manque de gros récits épiques comme ça parce que nous n’en avons pas eu de l’année au cinéma. Je sais que c’est leur stratégie parce qu’il y a eu trop de fails récemment, mais quel plaisir tout de même de revenir à des grosses bastons explosives en pleine ville.
C’est un peu un déplaisir, en revanche, quand tout ça se fait avec des robots ou que les Avengers perdent. En même temps, Tony mis à part, à quoi bon avoir des Avengers dans des robots ? Ce sont des super-héros, non ? Ils ont théoriquement des pouvoirs à utiliser. Bon, autrement, le titre de l’épisode est hyper mensonger, je trouve.
Bruce Banner débarque à New-York, certes, mais c’est pour se battre contre le nouveau monstre qu’il a engendré, pas pour se battre contre les Avengers. Je comprends bien que l’idée est de nous expliquer que c’est ce nouveau monstre qui est le Hulk à combattre… mais toute la conclusion de l’épisode consiste à nous dire que Bruce Banner est prêt à se sacrifier pour les Etats-Unis et pour ses amis. En se battant, il prend le risque de redevenir Hulk, puis est exposé à de nouveaux rayons qui pourraient bien marquer sa fin.
Il se transforme ainsi en Mega-Hulk et s’attire aussitôt la crainte de toute l’équipe des Avengers devant lui. Toute ? Non, il y a un irréductible nommé Sam Wilson qui se débrouille pour faire face seul à seul avec son ancien meilleur ami. Son but ? Lui expliquer qu’ils sont toujours amis et qu’il ne faut pas se battre. C’est un peu étrange d’avoir Sam Wilson qui parle à l’œil de ce Mega-Hulk en se reflétant en lui, mais soit, c’est un œil qui écoute.
La bonne nouvelle ? Ce Mega-Hulk qui ressemble encore plus à Godzilla est vu comme le nouveau leader de tous les petits monstres qui suivaient le méchant. Ce nouveau Mega-Hulk est donc capable de ramener avec lui tous les monstres qui envahissaient les USA. Et c’est ainsi que tout se termine bien : Mega-Hulk est accepté par Sam, ce qui calme un peu sa haine et permet à l’épisode de se conclure sur un happy end où tous les golems et le Mega-Hulk vivent sur l’île plus si déserte de Bruce. Soit.
Oui. Un an après sa sortie et mon visionnage, j’ai retrouvé mes critiques de la série sur mon PC. Et même si ça n’intéressera plus personne, je n’ai pas écrit 12 pages pour rien, alors… bonne lecture ?
Ça raconte quoi ?
Pour rappel, What If…? est une série qui explore les multiples dimensions et possibilités de l’univers Marvel. Chaque épisode nous emmène dans un monde où un élément clé diffère. Avec cette troisième saison, les attentes sont élevées : les deux premières saisons ont mis en place un fil rouge en introduisant le Gardien comme narrateur omniscient et témoin des mondes alternatifs, tout en liant certains épisodes avec une équipe de héros venus de différents univers pour contrer une menace commune.
J’avais promis de me lancer sur cette saison 3 de What If…? dès sa sortie, mais entre les festivités de Noël et un timing un peu serré avec Disney+, je n’ai finalement pu m’y plonger que maintenant. Cela ne m’empêche pas d’avoir envie d’une ambiance de Noël et de fin d’année dans ces épisodes, surtout qu’il s’agit de la dernière saison de la série ! Autant dire que cette saison 3 n’a pas le droit à l’erreur. Les deux premières saisons avaient posé des bases solides, avec des épisodes qui, malgré quelques irrégularités – et des épisodes moins intéressants de mon point de vue, m’ont toujours laissé un bon souvenir global. Mais cette fois, c’est la conclusion. Je m’attends à des épisodes spectaculaires, des twists bien sentis et, pourquoi pas, une petite dose de fan service pour ravir les spectateurs en cette période festive. En plus, on a eu très peu de Marvel à se mettre sous la dent cette année, alors je suis content de retrouver les personnages.
Le rythme quotidien de diffusion est à la fois excitant et stressant : difficile de suivre un épisode par jour alors que les journées de décembre sont déjà bien chargées. Je dois toutefois accélérer un peu, car je ne suis pas certain de conserver Disney+ après le 1er janvier (l’accord avec Canal, tout ça tout ça)… Il va falloir jongler entre visionnage et digestion de tous les repas de fin d’année.
Drôle de choix pour une reprise de saison que cette histoire qui éloigne beaucoup des habitudes du MCU avec ses robots, tout en revenant à tout ce qui a fait le succès de la franchise au cinéma – la…
J’ai l’impression qu’ils ont perdu un peu de leur superbe cette saison, parce que cet épisode a du mal à me convaincre avec son concept lui aussi. Cela reste évidemment une bonne série tout de même, je vous rassure,…
Va falloir que je me fasse à l’idée que je n’aime pas spécialement cette saison 3. Les intrigues choisies ne parviennent pas à me convaincre et je ne comprends pas le demi-tour radical que semble prendre la série : autant…
C’est officiel : je passe à côté de la saison. C’est le quatrième épisode qui part dans un délire que je ne comprends pas vraiment. L’humour est bon, c’est un vrai plaisir de retrouver les personnages, il y a des…
Une fois de plus, je voulais y croire et il y a de bonnes choses dans l’épisode, mais mon sentiment global pendant le visionnage de cet épisode fut… « Meh ». Tout ça pour ça, une fois de plus ? C’est un…
La seule chose de vraiment bien dans cet épisode, ce fut son générique. Après, faut bien avouer que c’est un épisode qui concentre à peu près tout ce que je déteste niveau concept, scénario ou personnages. C’était mal barré.…
C’est tellement frustrant : cet épisode propose ENFIN ce que j’aurais aimé voir dès le premier épisode. Je sais bien que c’est une anthologie et qu’avoir un ou deux épisodes coupés du reste aurait été nécessaire à un moment dans…
Ils se sont donnés du mal pour trouver le titre de leur épisode final, dis donc ! Si j’aime bien ce qui est proposé pour la fin de la série, je reste, comme avec le reste de la saison, plutôt…
Johanne avait enfin eu son happy ending alors je me demande bien ce que les scénaristes veulent nous raconter cette année. Enfin, en vrai, le synopsis du premier épisode dit qu’elle est prête à organiser la première fête de Noël directement chez elle et j’adore l’idée.
Difficile à dire après autant de temps ! Cela fait cinq ans que la saison 2 a été diffusée sur Netflix (en plus, j’avais enchaîné saisons 1 et 2 moi !) et ce retour surprise n’était pas du tout quelque chose que j’attendais. Par contre, dès que j’ai su qu’une saison 3 allait être proposée (y a genre 15 jours), je me suis dit que j’allais la regarder. Je me suis dit qu’un épisode par jour en mode calendrier de l’avent de Noël serait parfait : les deux premières saisons étaient des carrés de chocolat d’un calendrier – et ça se dégustait avec un chocolat chaud, d’ailleurs. Ceci étant dit, je n’avais pas réussi pour la saison 2 (j’avais bingewatché, puis programmé mes articles, je me souviens) et là ça m’amène au 23 parce qu’il y a huit épisodes. On fera comme si ?
Ce qui est sûr, c’est que je ne suis pas le seul qui attendait impatiemment le retour de la série tout en étant totalement amnésique de ce qu’il s’est passé dans le dernier épisode : c’est bien simple, au cours des trente derniers jours, il y a tout de même eu une petite centaine de vues sur ma critique du dernier épisode de la saison 2. Eh, le public de la série est toujours là. Et c’est chouette.
J’attends en tout cas la même ambiance de Noël de la saison 3 : ce qu’il faut d’humour, une bonne dose de romance et la magie de Noël qui pointe le bout de son nez à nouveau. Les deux premières saisons avaient été un coup de cœur : j’en attends tout autant de cette saison 3… La magie peut-elle frapper deux fois au même endroit ? Le père Noël affirme que oui alors je me permets de croiser les doigts.
Je surnote ce premier épisode parce que je suis vraiment ravi de retrouver le personnage de Johanne et l’ambiance de la série. C’est un retour hyper réussi. Tout ne se…
Si j’adore toujours autant l’ambiance et le personnage principal, je trouve que la série a un peu plus de mal à me convaincre sur les personnages secondaires cette fois-ci. Peut-être…
Je suis un peu perturbé par le fait que les scénaristes répondent directement à plein des critiques que je faisais à la série en regardant l’épisode 2. Johanne veut tout…
J’ai de plus en plus de mal avec Johanne, mais je dois dire que cet épisode réussit tout de même à donner envie qu’elle se case à nouveau. C’est l’ambiance…
Mais enfin, mais Johanne, mais que fais-tu ? Entre elle dont je ne comprends pas les agissements par moments et les scénaristes qui révèlent, même si c’était prévisible, un des pièges…
Il y a des facilités dans l’épisode pour régler des intrigues secondaires et c’est un peu frustrant après avoir passé du temps à voir le problème se nouer, mais en…
Non, vraiment, j’ai plein de choses à critiquer sur ce dernier épisode qui n’est pas à la hauteur de mes souvenirs de la série… mais en même temps, j’ai pris…
C’est une fin de saison qui fait son taf, pas plus, pas moins. Sans trop de surprise, le tout est un peu rushé pour que ça tienne en moins d’une heure, parce qu’il le faut bien, comme d’habitude : on a perdu tellement de temps dans les épisodes précédents ! Si les rebondissements sont pour la plupart prévisible, j’ai eu quelques petites surprises sur la fin de l’épisode. De là à pardonner complètement un moment complètement improbable et incohérent scénaristiquement ? Certainement pas.
Spoilers
Paz et Daryl se rendent à El Alcazar, Carol veut libérer Antonio.
It just got easier to stop thinking about the future.
Je termine une soirée où les séries étaient plutôt décevantes par une fin de saison, ça ne peut qu’améliorer ma soirée, non ? Eh bien, non, pas forcément, parce que cette saison 3 n’est pas franchement brillante. Les deux épisodes précédents étaient loin d’être incroyables – n’en déplaise aux gens qui regardent la série. Ils existent si j’en crois les statistiques du blog, avec un vrai pic de visionnage de l’article résumant mon avis sur l’épisode 6. Cela ne met pas du tout la pression qu’un des épisodes que j’aime le moins soit un des plus lus sur le blog.
Bref, on est ici pour parler de l’épisode 7 et c’st donc ce que je vais faire : on commence par une scène complètement improbable qui m’a fait mourir de rire ! En effet, on voit le garde français qui était contre Daryl mais qui avait fini par être pote avec avant d’être abandonné dans le tunnel sous la Manche retrouver le rubbik’s cube de Laurent, abandonné là par Daryl dans l’épisode précédent. Mais QUOI ? En Espagne ? Comment c’est ne serait-ce que possible ? C’est ridicule !
Au phare, Carol débarque avec Roberto et obtient aussitôt l’asile qu’elle espérait. Elle s’inquiète tout de même beaucoup pour Antonio, et elle a raison. En effet, en ville, Antonio est torturé par Fede qui souhaite savoir où est passé Daryl. Même si elle est inquiète, Carol ne fait pas demi-tour immédiatement : elle préfère papoter avec Roberto du monde d’avant. Son but est de le convaincre de retourner aider son père, mais Roberto ne veut rien entendre. Lui, il veut attendre Justina et se barrer aux USA, c’est tout.
Carol retourne donc seule en ville, se planquant exactement comme Roberto l’avait fait. Elle sait pourtant qu’elle n’est pas la bienvenue. La promesse du cul a ses raisons que la raison ignore, je suppose. En attendant, elle a déjà semé des graines de la discorde qui commencent à faire effet : Fede doit se justifier davantage de ce qu’il s’est passé quand il est remis en question. Il organise ainsi un petit discours pour justifier ses actions.
Carol revient pile à temps pour assister à ce discours qui est en fait une mise à exécution sans procès : Antonio est pendu en place publique en tant que traître ayant aidé les américains à tuer les soldats d’El Alcazar. Carol insiste impuissante à sa torture : il n’est pas pendu par le cou et tué, il est un peu écartelé, en fait. Soit. Fede veut en savoir plus sur sa trahison et les américains.
Il faut attendre la nuit tombée pour que Carol agisse. C’est ridicule. Aidée par quelques hommes du phare, elle vient libérer Antonio et y parvient sans que personne ne fasse rien. Ils ne se font tirer dessus qu’une fois qu’il est libéré et peut marcher. Franchement, c’est absurde ! Elle parvient à s’échapper de la place du village, mais pas du village. C’est problématique, parce que Fede lance aussitôt des chiens à leur recherche.
Pourtant, ils s’en sortent bien, en se réfugiant chez des alliés qu’ils ont encore dans le village, en passant par un tunnel puis en tuant quelques zombies en ville. Ils font alors confiance à un autre homme, et quelque chose me dit que c’est une mauvaise idée.
Pendant ce temps, Daryl et Paz sont en ville et s’approchent d’El Alcazar. Un petit flashback nous révèle que Paz y a été laissée pour morte, avant qu’on ne revienne dans le présent et qu’on la voit se faire embaucher avec Daryl pour aller bosser pour El Alcazar. Bon. Logique, je suppose, c’est dans la lignée de la saison, mais ça se fait si rapidement ! Je ne vois pas l’intérêt d’avoir perdu tout l’épisode du train pour ensuite rusher cette partie-là qui aurait pu être plus intéressante.
Nous les voyons arriver dans le palais, qui est très beau, et récupérer des masques. C’est pratique ça, personne ne les reconnaîtra juste parce que les riches ne veulent pas voir la tronche des esclaves qu’ils embauchent ? C’est si simple.
Au sein de la forteresse d’El Alcazar, on observe Justina se préparer : elle doit s’habiller bien et être la plus belle possible pour son futur parti. Elle pense plutôt à s’échapper, cela dit, espérant encore qu’elle pourra s’échapper si aucun homme ne pose les yeux sur elle. Elena lui fait un petit check de réalité : sa nouvelle maison, c’est Alcazar, et elle ferait mieux de s’y faire, car si elle ne trouve pas de mari, alors elle sera simplement battue – ou pire. Ben super, comme je dis souvent. Justina essaie bien de parler de Paz, mais Elena est claire : elles ne sont plus des enfants et les rêves, c’est néfaste pour elles. Elle sait que Guillermo est au courant pour Paz, en plus.
On enchaîne assez vite avec une étrange soirée au sein d’El Alcazar. Le roi, la reine, le prince et Elena assistent avec tout un tas de bourgeois à un spectacle ridicule et stupide où des marionnettes-zombies sont mises en scène. Vraiment, c’est ridicule et stupide, mais on connaît la tendance des riches à s’amuser avec les zombies dans cette franchise. Et, en vrai, ça peut se comprendre.
La deuxième partie du spectacle est plus fun : il s’agit de l’Offrande, évidemment. Quelques jeunes filles sont donc présentées aux riches hommes qui doivent les prendre pour épouses. Justina comprend qu’elle doit absolument être choisie et fait ainsi ce qu’elle peut pour (ce lâcher de cheveux, lol), tout en s’arrangeant pour récupérer un couteau et en trahissant au passage l’autre gamine de son village, mais bon… C’est un détail.
Daryl et Paz assistent à tout ça en tant que serveurs masqués que personne ne reconnaît. Ils voient ainsi Justina être choisie, sans pour autant envisager tout de suite un plan pour la secourir. Daryl finit par passer en coulisses et libérer tous les zombies qui étaient sur scène, tout simplement.
C’est un putain de bâtard. Les riches ne sont pas armés et ça se termine en « eat the rich », tout simplement : les zombies peuvent buter quelques bourgeois, un incendie se déclare et il n’y a plus qu’à aller récupérer les femmes qui les intéresse. Paz doit donc retrouver Elena, Daryl s’occuper de Justina. Simple, efficace, non ? Je suis partagé sur cette méthode, tout de même.
Paz retrouve sans trop de problème la future reine d’Espagne. Cette dernière lui fait confiance : Elena fait donc un câlin à Paz, câlin surpris par son fils. Et oui, Elena a eu un petit garçon ! Il faut bien que la lignée royale continue. C’est stupide que Paz envisage encore qu’Elena s’enfuira avec elle, du coup. Pourtant, Elena promet de faire ses bagages. Pardon, mais elle espère quoi Paz ? Qu’on va laisser s’enfuir un des futurs roi du royaume ?
Alors qu’elle se pense victorieuse, Elena se fait finalement avoir comme bleue : elle est assommée et trainée aux pieds de Guillermo. Celui-ci la menace et traîne un peu trop à la tuer : il papote, lui fait des menaces, mais il finit par se faire tuer en ne surveillant pas ses arrières. Elena n’hésite donc pas à planter une épée dans le dos de son mari. C’est un coup de traître. Si Guillermo ne meure pas sur le coup, on peut compter sur Paz pour abréger ses souffrances.
De son côté, Justina est sauvée de la catastrophe du théâtre par celui qui lui a été promis. Bon, elle a toujours un couteau sur elle, mais elle ne sait pas exactement s’en servir. L’homme n’a aucun mal à la maîtriser et est clairement sur le point de la violer quand Daryl surgit soudain de nulle part et l’égorge. Si on ne peut pas regretter ce meurtre, je regrette un peu que la série ne prenne pas plutôt le temps de nous développer vraiment la société d’El Alcazar et son fonctionnement. Ceci étant dit, c’est peut-être une bonne chose : je n’aurais pas voulu d’une énième série nous développant en détail une société patriarcale, sexiste et violente gratuitement envers les femmes. N’en avoir que la surface est une bonne chose !
Finalement, Justina est donc sauvée. Daryl l’emmène libérer les autres jeunes femmes et filles prisonnières avant qu’ils ne s’évadent. J’aurais aimé en voir plus de l’évasion et de la destruction d’El Alcazar, mais on a juste trente secondes de chaos puis une vision de la forteresse en flamme au loin. Cela ressemble à une mauvaise journée pour le royaume d’Espagne, je vous le dis, moi.
Si on voit les flammes de loin, c’est que nos héros s’arrêtent un temps pour se dire au revoir. Paz affirme en effet à Daryl que rien ne l’attend à Solaz, alors qu’elle a toute une vie à mener à Barcelone avec Elena, son fils et les autres jeunes sauvées. Daryl, lui, repart justement pour Solaz avec Justina. Bref, tout est bien qui finit bien de ce côté-là de l’intrigue. Nous pouvons suivre le petit road-trip en moto (il trouve toujours tellement de motos partout où il va, il me tue !) de Daryl et Justina, histoire de voir quelques paysages sympathiques de l’Espagne.
Une fois que c’est fait, on enchaîne sur tout autre chose : Daryl a toujours des flashbacks de son enfance avec Merle qui lui dit de fuir. Bordel, mais quel est l’intérêt de ces flashbacks ? Cela fait sept épisodes qu’on voit la même chose et qu’on ne sait rien de ce qui hante vraiment Daryl – et surtout de pourquoi maintenant, après 18 saisons à connaître ce perso qui n’a jamais été torturé par son passé.
Daryl et Justina finissent par rentrer au phare… mais c’est trop tard. Ils ont trop la confiance quand ils y arrivent, mais ils sont rapidement braqués par deux hommes qu’on ne connaît pas, mais qui sont leurs ennemis. Par chance, au sommet, il y a toujours notre super-héroïne du phare. Elle les sauve, mais n’a pas de bonnes nouvelles pour nos héros. Ainsi, elle révèle à Daryl que Carol n’est jamais revenue du sauvetage d’Antonio et que Roberto s’est fait arrêter par des hommes de Solaz. Elle a juste eu le temps de se cacher, quoi.
Quel bordel. Sans trop de surprise, Daryl se rend seul en ville, empêchant Justina de faire de même. Il fait bien, parce qu’elle ne survivrait probablement pas à Fede.
Ce dernier est enfin le bâtard qu’on attendait tous qu’il soit. Il a fait capturer Carol et Antonio sans trop de mal, mais c’est pour mieux les libérer. Il les dit libres, certes, mais il sait qu’ils vont rester en ville : quand ils quittent la mairie, ils tombent sur l’exécution publique de Roberto, rien que ça. Le pauvre a vu ses amis être abattus sous ses yeux, puisqu’il était enchaîné avec eux. Les deux hommes sont sur le point de se transformer en zombie et de s’attaquer à lui. Pire, il y a aussi une dizaine d’autres zombies dans la rue.
Carol et Antonio sont désarmés, Roberto enchaîné et personne ne peut leur venir en aide – même quand les villageois essaient, Fede donne l’ordre à ses hommes de tirer pour les empêcher de récupérer des armes. Par chance, super Daryl est là. Il sauve bien sûr Carol et Antonio de deux zombies, offrant une once d’espoir à Roberto également. Le tout tourne tout de même à la fusillade.
Justina débarque alors en centre-ville et… mort de rire, sérieux. Elle traverse les zombies sans trop de mal, Fede autorisant ses hommes à tuer tous les zombies autour d’elle pour la sauver. Le problème, c’est qu’elle balance à tout le village que Fede leur ment et qu’elle n’a jamais fait le choix d’aller à El Alcazar. Pardon, mais qu’est-ce que c’est claqué au sol. Je m’attendais vraiment à ce qu’elle meure sur place, et je crois qu’une part de moi aurait préféré ça. Là, la conclusion de cet arc est trop rapide : elle arrive, crie que c’est un menteur, et hop, tout le monde est content de la revoir et se retourne contre Fede, y compris ses hommes jusqu’ici fidèles.
On va dire qu’il faut savoir reconnaître sa défaite… mais je trouve que ça sonne faux. Justina révèle ensuite qu’El Alcazar est en cendres et qu’il n’y aura plus d’offrandes, grâce à Daryl. Pardon, mais c’est tellement risible ! Un petit incendie va bien sûr mettre à mal toute cette monarchie, mais ça ne peut pas suffire à détruire tout un système bien rôdé ! Ne me faites pas croire que le roi et la reine n’avaient pas un lieu de chute, par exemple.
Il reste aussi à gérer le cas de Fede : tout le village se retourne subitement contre lui et voudrait le voir être torturé. Ils le suivaient aveuglément jusque-là pourtant. Heureusement pour tonton Fede, Justina fait preuve de pitié et merci envers son oncle. Elle empêche donc sa torture et son exécution. Fede reste effrayé : en prison, il confie à sa mère déçue par son fils qu’il a peur d’être tué dès que Justina quittera l’Espagne. Mouais, sa présence n’est pas suffisante pour empêcher ça à mon sens.
Bref, cette fin de saison est à ça d’être une fin de série, en vrai. Justina, Roberto, Antonio, Carol et Daryl peuvent se préparer au grand départ pour les USA… Sauf qu’il est difficile d’oublier la première scène de cet épisode. Nos personnages ne sont pas encore au courant, bien sûr, mais nous si. Leur passé va les rattraper. En fait, il le fait déjà pour Daryl : il se rend compte qu’il n’arrive pas à se poser et qu’il a toujours envie de fuir chaque fois qu’il arrive quelque part. Mouais. Daryl et Carol peuvent partager un câlin sur la plage avant de quitter l’Espagne, c’est mignon.
Durant la dernière nuit en Espagne, avec un départ prévu le lendemain matin, Carol se réveille et se rend compte que Daryl n’est plus là. C’est une chance qu’elle se réveille : sur la plage, Daryl est tenu en joug par Fede qui s’est évadé de prison, merci maman. Celui-ci est à ça de tuer Daryl, mais Carol intervient à temps pour détourner l’arme. Le coup de feu part dans le bateau qui, c’est balo, prend feu aussitôt.
Les tirs réveillent tous nos héros qui viennent en aide à Daryl et Carol pour maîtriser Fede. Là encore, je m’attendais à une mort tragique, typiquement Roberto, mais finalement, ils s’en sortent plutôt bien. Bon. Ils voient que le bateau prend feu, notre frenchy du début d’épisode le voit aussi (ça va être ridicule de nous expliquer comment il est arrivé en Espagne exactement au même endroit que Daryl et Carol !), Fede s’enfuit, le bateau explose en plusieurs fois (il y avait de l’essence) et c’est la merde. Le rêve américain s’éloigne encore un peu plus. Le rêve de l’annulation de la série aussi, ceci dit. À dans un an pour une autre saison !
EN BREF
La saison n’invente pas la formule et ne la renouvelle pas particulièrement. Ce n’est pas un échec monumental, mais cette première partie de l’histoire espagnole est quand même bourrée des mêmes défauts que d’habitude. Ce n’est pas une surprise : la formule fonctionne assez pour que je reste et je sais que je ne suis pas le seul. C’est dommage de ne pas se démener pour tenter de nouvelles choses (outre les mutations habituelles de zombies), mais la série propose juste ce qu’il faut pour attiser ma curiosité : on a de jolis paysages (moins que sur les saisons françaises, ceci dit), de bons effets spéciaux et une organisation post-apocalyptique plus ou moins développée.
Par contre, j’espère vraiment que la saison 4 sera la dernière. Il est temps de voir Daryl et Carol rentrer au pays et y rester. On a fait le tour de ces personnages il y a si longtemps déjà !