Evil – S04E05 – How to Fly an Airplane – 19/20

Les épisodes passent et je suis de plus en plus accro à la série. Tout est tellement maîtrisé, le doute est maintenu comme il faut, les intrigues se recoupent et les personnages tiennent la série sans la moindre difficulté. La fluidité dans les passages d’une scène à l’autre, dans les dialogues, dans la crédibilité de ce qui n’a rien de crédible en théorie est juste dingue. Bref, encore un épisode très réussi.

Spoilers

Kristen dépose Andy à l’hôpital psychiatrique… et se barre loin de ses filles bien vite.

You are still Catholic as hell.

Andy

Oh mon dieu, quel début d’épisode super violent ! Déjà, il était facile de constater dès le départ que l’épisode durait seulement 45 minutes… moi, j’ai pris l’habitude des 55 minutes, maintenant ! Et ensuite, on se retrouvait directement plongé dans la dépression de Kristen qui emmène ses filles voir Andy en hôpital psychiatrique. L’ensemble n’est pas évident à gérer pour elle, mais le scénario le gère très bien, avec les questions des filles – la peur d’être responsables de ce qui se passe, c’est tellement réaliste ! – et l’absence de vraie réponse de Kristen, qui doit pourtant en avoir. Les mamans, ça a toutes les réponses.

Tu m’étonnes que le démon du deuil soit après elle. En plus, elle se retrouve une fois de plus à devoir gérer ses filles pour quelques mois. C’est sans surprise qu’elle préfère donc aller au boulot et s’occuper l’esprit avec autre chose.

L’hôtesse de l’air

L’épisode ne perd absolument pas de temps et nous introduit le cas de la semaine in medias res quand David appelle Kristen pour lui expliquer qu’un exorcisme a mal tourné, avec une femme qui s’est coupée les veines. Il faut dire que si on est plongé en plein milieu de l’intrigue, c’est parce que, justement, nos héros le sont aussi : il y a eu exorcisme sans qu’on les consulte.

Maintenant qu’il y a eu un accident, on demande à notre trio de faire le point sur ce qu’il s’est passé histoire de couvrir le prêtre qui a eu la mauvaise idée d’agir trop vite. C’est une très bonne idée, je trouve, et ça fonctionne bien de voir nos héros être dans cette position : en gros, soit ils innocentent l’Eglise, soit l’Eglise se retrouve coupable de l’accident. C’est con.

Ce n’est pas évident de se faire une idée sur la patiente, en plus. Elle est évidemment inconsciente – mais on se rend compte rapidement que cette hôtesse de l’air a aussi d’horribles cratères dans le dos. Au-delà du cas de la femme, on se retrouve donc avec nos héros qui enquêtent aussi sur ses conditions de travail. Vicky, c’est son nom, a une vie assez dingue, du coup : c’est une hôtesse de l’air avec des horaires décalés, mariée à un pilote qui n’est pas sur le même vol qu’elle.

Elle dort donc à l’hôtel avec d’autres hôtesses de l’air qui sont actuellement occupées à faire un petit bingewatching d’horreur. C’est sans surprise qu’on se retrouve avec une petite conversation irréaliste ensuite : il y aurait ainsi un pilote fantôme qui terrifie certaines hôtesses de l’air et une en particulier qui aurait fait du trafic d’artefacts en provenance de Rome. Le problème, c’est que Vicky aurait alors dit, pendant son trafic, qu’elle avait besoin de le détruire avant qu’il ne la détruise. Tiens, tiens. Voilà qui intéresse nos héros, évidemment.

Ils se rendent chez le couple pour essayer de comprendre de quel artefact Vicky pouvait bien avoir peur. Ils se retrouvent alors avec un morceau de bois qui n’est pas sans me rappeler le bout de l’arche dans Manifest. Ouais, ce n’est jamais un bon signe… Et ça se confirme : ce bout de bois serait un bout de la Croix du Christ – la vraie, celle de la crucifixion. C’est l’Entité qui explique cela à notre trio. Oui, oui, l’Entité se révèle aussi à Ben et Kristen et pour cause : le Vatican a expressément demandé à rencontrer notre trio. Rien que ça !

Le Vatican

C’est parti pour une petite visite de Rome, alors ? Mystère. Le générique nous vend un crash d’avion en tout cas. Kristen se retrouve à devoir trouver une babysitter en toute vitesse : elle demande donc à Yasmine de veiller sur ses filles, et les scènes sont vraiment bien faites. Après, c’est quand même une mère qui abandonne ses filles une journée au pire moment possible… mais j’adore la voir savoir ce qui est important pour sa carrière et la prioriser chaque fois que besoin.

Ceci étant dit, est-ce la meilleure idée du monde de prendre un avion pour l’Italie quand le vol est totalement organisé par le Vatican ? Peut-être pas. Cela tourne vite au kidnapping, en vrai : les prêtres qui les accueillent à Rome ne leur parlent qu’en italien durant le trajet en voiture qui les mène… nulle part. Au beau milieu de nulle part, vraiment. Une chose est sûre, cette série est unique : elle nous emmène ensuite à voir Kristen qui chante une chanson bien salace alors qu’elle arrive au Vatican. C’était une scène merveilleuse pour son décalage, son humour et… OK, son blasphème, il faut bien le dire.

Bon, arrivés, nos héros sont invités à entrer dans un tunnel peu accueillant ressemblant à des égouts. Ils y retrouvent le nouveau référent de l’Entité de David qui leur explique qu’ils sont dans un tunnel permettant au Saint Père de s’échapper du Vatican en cas de danger. Allons bon. C’est là qu’ils doivent ramener la relique – et clairement, ils découvrent des secrets du Vatican qui sont assez fous.

Tout ceci n’explique pas comment une hôtesse de l’air a pu tomber sur la relique, en tout cas, même s’il y a un marché noir. Bref, nos héros ramènent la relique à sa place, et ils découvrent au passage qu’ils avaient raison d’être sceptiques.

Ils se retrouvent avec une relique qui n’est qu’un faux. En effet, le morceau qu’ils ont ne correspond pas au reste de la croix. Du coup, ben, leur nouveau référent les envoie bouler, tout simplement. C’était bien la peine de les faire venir, franchement. En plus, il révèle qu’il ne s’inquiète pas vraiment de Vicky.

Bon, notre trio rentre en tout cas aux États-Unis avec leur fausse relique, donnant les instructions pour que Vicky soit aspergée d’eau bénite afin que tout rentre dans l’ordre. Seulement, ça, c’est la théorie. En vrai, ils repartent aussi avec la boîte dans laquelle il y avait le bout de bois. Ils ne le savent pas encore, mais il s’agit là de la vraie relique – c’est ce qui explique peut-être que la lumière au-dessus de la boîte s’allume toute seule malgré Kristen qui veut absolument l’éteindre en permanence.

On se retrouve alors avec David qui reçoit un appel d’urgence dans l’avion – sur le téléphone de l’avion. Cela aide de connaître l’hôtesse de l’air du vol, je suppose. L’appel d’urgence lui révèle que la boîte est la relique, une relique démoniaque et bulgare nommée Kukeri. À ce stade, c’est peu rassurant : ils sont dans un avion avec de plus en plus de turbulences.

David apprend à temps qu’il doit détruire la boîte avant qu’elle arrive à New-York, puis retourne à sa place. Il voit alors le pilote fantôme assis dans l’avion. Oh, Ben lui explique que ce n’est qu’une illusion à cause des éclairs, mais je dois dire que tout ça commence à être un brin flippant tout de même. L’avion tangue de plus en plus, il y a des bruits démoniaques à l’intercom de l’avion et quand on demande de rester bien assis, David prend la décision de se lever.

Pour détruire la boîte et l’artefact, David jette l’eau bénite récupérée à Rome. Et contre toute attente, ça fonctionne : la boîte brûle, l’avion peut atterrir. Ah. De quoi se mettre à croire en la religion à nouveau pour Kristen, ça ?

Les filles

Bon, pendant que Kristen est en Italie, Yasmine s’occupe en théorie des filles. Elle se retrouve à expliquer à Lynn que sa mère a eu plusieurs copains – mais aussi des copines. J’adore. C’est une révélation qui sort de nulle part, mais qui est amusante. Evidemment, tout ne se passe pas comme prévu ensuite, avec une Yasmine forcée d’abandonner les filles pour une heure afin d’aller s’occuper de sa propre mère.

Il n’en faut pas plus pour que les quatre filles fassent de la merde. À la décharge de Lynn, il faut bien reconnaître que ce sont ses petites sœurs qui provoquent une coupure de courant. Les voilà donc forcées de trouver comment rétablir le courant. En vrai, c’est une problématique assez courante pour une maison, et je trouve ça crédible que les filles ne sachent pas exactement comment faire.

Cela dit, Lynn est âgée, il serait temps de lui apprendre la vie, non ? Parce que là… Elle se retrouve à devoir apprendre la vie sur Youtube avec un influenceur torse nu. L’important, c’est que les filles se rendent dans le sous-sol pour trouver comment remettre le courant. Et alors que les deux ainées parlent de la religion influant de plus en plus Lynn, elles entendent soudainement des grattements derrière elles.

Elles découvrent alors un trou béant dans le sous-sol de la maison. Vraiment, cette maison, il faut la vendre, ce n’est pas possible à force ! Il ne faut pas beaucoup plus longtemps pour qu’on révèle une véritable infestation de chauve-souris. Et ces dernières se comportent un peu bizarrement attaquant les filles en leur fonçant dessus.

J’adore que l’épisode se concentrent sur les quatre, surtout qu’elles sont beaucoup plus appréciables cette saison. Elles vieillissent bien, on va dire : elles sont de moins en moins bruyantes – sauf quand elles sont attaquées par des chauve-souris. Elles ont au moins une bonne raison de hurler. Ces idiotes arrivent aussi à s’enfermer hors de la maison ensuite – mais c’est fait d’une manière assez crédible : elles sont enfants après tout. J’adore.

Du moins, j’adore jusqu’à ce que Lexis trouve que la meilleure idée est d’appeler la grand-mère – en train de s’occuper de son autre petit-enfant, l’air de rien. Elle ramène donc Timothy auprès de ses sœurs biologiques… Si Kristen savait ! Elle ne sait pas, évidemment : les petites lui cachent la vérité, mais le mensonge n’est que partiel. En soi, il est véridique qu’elles s’en tirent parfaitement bien, mais bon… Sheryl, quoi. Elle sait exactement ce qu’elle fait la grand-mère, à choisir de ramener Timothy et de leur présenter, faisant en sorte que Lexis s’occupe du bébé… Ah lala, cette série.

Le cliffhanger de l’épisode est super prévisible maintenant que j’ai écrit tout ça : avant de partir, Sheryl révèle aux filles que Thimothy est leur frère. Moi, j’ai juste conclu mon visionnage par un « Oh, la p*te ! ». Vivement la semaine prochaine.

Evil – S04E04 – How to Grieve – 18/20

Je retrouve la simplicité des métaphores de la série avec cet épisode, et ça me fait drôlement plaisir. C’est un épisode réussit, qui fait monter la tension l’air de rien – après tout, nous sommes devant une saison finale, tout peut arriver – et qui permet de progresser sur certaines intrigues. Cela se fait comme toujours au détriment d’autres, mais au moins, sur celui-ci, j’ai l’impression de tout comprendre. C’est un début.

Spoilers

Et si tout le monde se mettait à perdre son vocabulaire ?

How can it shits so much and not eat anything?

Leland

Oh, ben ça alors ! Il s’avère que Kristen avait raison : l’Enfer n’est pas l’antéchrist mais le bébé que Leland doit gérer. Le début de l’épisode est ainsi à mourir de rire, mais ça l’est beaucoup moins quand on découvre que Leland, sans surprise, néglige énormément le bébé. Musique à fond et bébé enfermé, et hop problème de vomi et de hurlements réglés.

J’ai tellement ri. Bon, cela ne donne pas envie de devenir parents en tout cas. Cela tombe bien, c’est le sujet du podcast de ce soir. Mais bon, bref, ce n’est pas la question de cet épisode. Nope, ce qu’il est important de retenir ici, c’est que Leland est tellement dépassé qu’il finit par demander de l’aide à Sheryl. Cette dernière en profite pour obtenir un accord avec lui, histoire d’avancer dans son boulot.

Sheryl finit ainsi par trouver la solution parfaite pour calmer le bébé : la voix de Kristen, tout simplement. C’est terrifiant parce que Leland dit que c’est logique puisque c’est sa mère biologique (je ne vois pas le lien ?), mais aussi parce que Leland en profite pour récupérer les enregistrements audios des sessions de Kristen chez son psy.

Andy

Cela lui donne l’idée de compter sur Andy pour élever ce bébé. Et franchement, on pourrait croire qu’Andy ne décroche plus le téléphone, non ? Eh bien, non, il continue de le faire et de se faire manipuler par « Feliz Navidad ». Le problème est que Leland le fait venir finalement non pas pour avoir de l’aide, mais pour lui donner des instructions précises afin qu’il… tue sa fille ? Pardon, mais c’est terrible à ce stade.

J’ai de plus en plus de peine pour le personnage d’Andy. Il est tellement cool, mais tellement détruit par Leland. Bon, après, Leland lui demande de droguer une de ses filles, puis de lui injecter en pleine nuit du produit pour qu’elle fasse une crise cardiaque… Est-ce seulement possible avec trois autres sœurs ? J’avoue que je me suis posé la question mais que j’ai quand même pas mal angoissé pour Laura. Je l’aime bien Laura en plus.

Du coup, quand on voit Andy se lever dans la nuit pour aller provoquer la crise cardiaque de sa vie, j’étais sur le point de passer moi-même en PLS. Les scénaristes ne peuvent pas oser faire ça, hein ? Et, c’est bon, je suis déjà assez mal à l’aise avec l’idée de l’hypnose sans avoir besoin d’en rajouter comme ça ! Le pire, c’est qu’on voit à quel point Andy lutte contre lui-même. On le voit pleurer quand il est question de tuer sa fille, on le voit hésiter à tuer Laura. Par contre, jamais je ne me serais attendu à ce qu’il se plante l’aiguille en lui.

Le voilà donc qui fait un arrêt cardiaque. Par chance, Kristen le retrouve à temps pour qu’il soit sauvé. Par contre, elle trouve la seringue et est persuadée qu’Andy est drogué. Elle veut donc lui proposer un centre de désintoxication, mais lui, ce qu’il veut, c’est un hôpital psychiatrique. Il a conscience d’avoir failli buter sa fille, apparemment, et il a peur de faire du mal à sa famille. Bref, une fois de plus, Andy se retrouve à devoir s’éloigner de sa famille… Kristen finit en larmes, et le démon du deuil la surveille de près. Oh bordel.

Andrea

Le démon du deuil ? C’est que, pendant ce temps, du côté de l’Église, on demande aux bonnes sœurs de faire plus le ménage pour que les prêtres puissent avoir du temps pour œuvre au plus grand Bien. Quelle chance. Mon soupir fut à peu près le même que celui d’Andrea, mais ça permet tout de même à Sœur Andrea de constater que les vêtements d’un prêtre sont sacrément troués. Contre toute attente, il ne s’agit pas des affaires de David, mais de celui du prêtre qui leur donne les cas de la semaine.

Et ainsi, Sœur Andrea ne met pas très longtemps à découvrir qu’il y a un démon qui a élu domicile à l’intérieur du prêtre, en mordant sa côte et en s’installant confortablement en lui. Pourtant, dans la scène suivante, ce n’est pas lui qu’Andrea combat en plein milieu de l’Eglise… c’est un autre démon bien plus menaçant.

Limite, on se croirait dans un épisode de Buffy. Sœur Andrea se met en tout cas à se battre contre deux démons pour l’épisode. Par chance pour notre sœur préférée, le premier démon est tout petit et attiré par les marshmallows alors elle parvient à le capturer. Le second, en revanche, est celui qui les empêche tous de parler correctement (on en reparle ensuite).

Le petit démon est ensuite torturé par Sœur Andrea qui cherche à comprendre ce qu’il veut exactement avec le Père Ignatius. Elle finit par découvrir qu’il est le démon du deuil et que c’est pour ça qu’il est dans le prêtre – c’est un prêtre qui a perdu son petit-ami après tout. Comme elle finit par perdre le petit démon à cause d’un plus gros démon, Andrea se retrouve à devoir trouver un autre moyen d’aider le père Ignatius à se remettre du deuil de Matt.

Elle décide donc de parler avec lui de son ex. Et c’est efficace pour tuer le démon du deuil finalement : le simple fait de parler de Matt fait qu’Ignatius se sent mieux. Le démon sort donc du corps d’Ignatius et est tué par Andrea. C’est incroyable à quel point cette métaphore est aussi évidente et simpliste qu’impossible à deviner. Je dois être si rouillé pour passer à côté de quelque chose d’aussi simpliste ! Pour ma défense, je n’avais pas vu le titre de l’épisode, aussi.

Aphasie

Le cas de la semaine ? Une aphasie qui prend soudainement un journaliste alors qu’il allait parlait de Lil Nas X (Big fun ? il serait temps de sortir un nouvel album !). Sa femme s’inquiète pour lui, et comme les médecins ne trouvent rien de particulier du côté du cerveau de ce monsieur, elle se tourne vers l’Eglise. Par chance, le journaliste tombe alors sur Kristen qui est une experte en psychologie. Elle est capable de compléter les diagnostics médicaux avec un test tout chelou mais qui fonctionne.

De mon côté, je m’inquiète surtout de sa femme, qui paraît étrangement calme malgré la situation et connaît bien le prêtre déjà mort. Je n’ai tellement pas confiance en elle, même si je ne peux pas encore l’expliquer. En attendant, Kristen se fait limite agresser pas son patient, sans trouver une vraie explication médicale. Le problème ? Il semble que tous les personnages se mettent à avoir du mal à trouver des mots dans la scène qui suit. Personne ne s’en soucie trop vite, alors que c’est rapidement évident qu’ils ont tous du mal à trouver des mots.

C’était amusant à voir. De manière totalement inattendue, Ben se met à fantasmer sur Kristen dans cet épisode. Enfin, ce n’est pas exactement Ben qui fantasme, c’est le démon dans sa tête qui lui demande de fantasmer sur elle. C’était à mourir de rire, surtout que bon, le look de Kristen est incroyable encore dans cet épisode. Tu m’étonnes qu’il fantasme.

Par chance pour lui, Renée sort de nulle part pour venir coucher avec lui. Il faut dire qu’il lui a laissé un message vocal pour lui demander de coucher à nouveau ensemble… Sauf qu’il ne s’en souvient plus, le pauvre. La conclusion la plus logique pour eux est que quelqu’un imite sa voix – mais bon, Ben lui confie quand même qu’il voit un djinn et Renée ne s’en inquiète pas (après tout, elle parle à Jésus).

N’empêche qu’on en arrive l’air de rien à un moment important pour l’épisode : Kristen se rend compte qu’elle perd ses mots, de même que David. Et pour lui, ça lui arrive en pleine confession d’un type qui doit être bien dégoûté d’avoir un prêtre si peu efficace. N’empêche que Kristen est tellement flippée qu’elle finit par aller voir son psy pour pouvoir retrouver les scores de ses tests psychologiques et neurologiques précédents pour les comparer.

Comme toujours, la série joue alors avec nous : le psy lui explique que depuis la pandémie, tous les scores de ces tests diminuent, probablement à cause d’un temps d’écran augmenté et d’un temps de lecture diminué, d’un temps de conversation diminué, bref, on est dans la merde et on va tous souffrir de ça.

Bon, sauf que le problème, c’est que dans cet épisode, ça ressemble plus à une épidémie où le cerveau se mettrait à faire ce qu’il voit chez les autres – bref, comme quand quelqu’un baille. Etant moi-même du genre à bégayer face aux gens qui bégaient, je trouve l’idée terrifiante (vis-à-vis de mon boulot aussi). Bien sûr, le doute est permis, comme toujours, mais il y a une explication surnaturelle facile : Andrea voit un démon qui grossit chaque fois que quelqu’un oublie un mot.

Elle propose donc un exorcisme, et on en revient une fois de plus à cette solution simpliste pour la série. Après, je dis simpliste, mais ça ne l’est pas : Andrea coince finalement le démon à son propre piège car il est trop gros pour passer les portes. Un petit coup de cisaille suffit alors à le tuer à libérer tous les personnages de l’aphasie dont ils sont victimes.

Aussi simple et efficace que la métaphore du deuil, ma foi.

Evil – S04E03 – How to Slaughter a Pig – 17/20

Cette série est vraiment incroyable, parce qu’elle continue de se jouer de nous à un point vraiment impressionnant. Je n’arrive pas à savoir quelle théorie sera la bonne, j’attends des intrigues qui sont mises de côté quand celles présentées cette semaine avancent bien plus vite que je ne l’imaginais, le tout avec un cas de la semaine parfaitement maîtrisé, comme toujours. C’est tellement bizarre et… incroyable.

Spoilers

Après les loup-garous et les chiens robotiques, les porcs possédés !



I’m not intentionaly obscure. Sometimes, the reality is obscure.

L’entité

Le temps passe si vite, ça fait déjà huit jours que je n’ai plus vu d’épisode et je suis bien déconnecté de la série… Pour autant, la reprise qui voit David dans une salle vide, sur le point de rencontrer son nouveau Victor, suffit à replonger immédiatement dans les mystères de la série. On ne comprend pas tout, évidemment, mais David non plus, alors j’imagine que c’est normal.

Concrètement, on en arrive assez vite à un nouveau test du Vatican, mais un test que David échoue. Il ne voit rien quand il ferme les yeux en passant une ligne à la craie. C’est d’autant plus gênant qu’on lui a dit que des vies étaient en jeu et qu’il était important qu’il dessine tout ce qu’il voit. Bref. Encore un échec pour comprendre ce qu’il en est.

Pourtant, la nuit suivante, alors que David fait ses prières habituelles, il se remet à revoir son ange noire. Celle-ci pointe du doigt une autre vision : dans la chambre de David, il y a ainsi le résultat d’un véritable massacre. David découvre tout un tas de cadavres d’hommes noirs, entendant des bébés pleurer… C’est l’angoisse comme vision.

Forcément, David en parle aussitôt à son prêtre référent dont je n’ai pas retenu le nom. Il apprend ainsi, grâce à lui, qu’il a vu le drapeau de l’Ethiopie. Cela dit, la scène nous apprend aussi que sa vision n’est pas que visuelle (ou auditive) : il ressent aussi de la haine et de la colère. Et pour cause : il découvre qu’il était dans la tête de Girma, un leader militaire, grâce à un triangle rouge sur sa main. Cela ne plaît pas à David de découvrir qu’on le manipule pour le mettre dans la tête d’un leader militaire sanguinaire kidnappant des prêtres. Et puis, il est difficile de croire à 100% à cette théorie du PSI permettant d’être dans la tête de quelqu’un à des centaines de kilomètres.

Andy

De son côté, Kristen recommence à voir son psy. Les scènes entre eux me manquaient depuis le début de la saison, mais je suis tout de même bien curieux de ce qu’il peut avoir à dire sur son attitude… Et d’après lui, tout est lié à un traitement pour le dos. Mouais. Kristen lui refait à peu près confiance, mais pas à fond non plus. Elle vient le voir non pour elle, mais pour Andy. Sérieusement, elle n’a qu’un seul collègue dans toute la ville ?

Je veux dire, après son délire de roman en écriture automatique, plus jamais je ne pourrais lui confiance. En plus, on découvre qu’il est sous surveillance : sa secrétaire bosse en fait non pour Foggs, mais pour Leland. Bref, Kristen devrait faire confiance à quelqu’un d’autre pour résoudre les problèmes de son mari, qui continue à dormir sous son lit, trop angoissé par la vie. Elle n’a qu’à faire comme moi, acheter plein de funko pop et mettre toutes les boîtes sous le lit, comme ça, il n’y aura plus de problème. Non ?

Les porcs possédés

Pendant ce temps, Ben continue ses tests pour comprendre ce qu’il voit et entend. Après avoir parlé avec Foggs, il se retrouve à prendre des médicaments pour cela… et ça ne fonctionne pas tellement. Il continue d’entendre la voix du démon même quand il ne le voit plus bien.

Bon, tout ça ne doit pas nous faire oublier le cas de la semaine. Il y en a toujours, évidemment, et c’est de plus en plus délirant : cette semaine, nos enquêteurs doivent aller enquêter sur des porcs possédés, rien que ça. L’idée, c’est qu’il y a un nouveau challenge sur VidTape qui consiste à manger du porc qui rend ensuite complètement fou les consommateurs. Les pauvres sont possédés, mais comme souvent, ça se termine en challenge pour les réseaux. Génération perdue.

Il est toutefois intéressant de suivre ce nouveau défi pour les enquêteurs, surtout quand on nous révèle qu’ils doivent de nouveau se rendre à la campagne – à proximité des portes de l’Enfer du premier épisode. Je suis friand de ce genre de liens entre les épisodes. Je sens bien que tout est lié dans la série – ce n’est pas nouveau. Reste à comprendre comment tous les liens se font en fait.

En attendant, nos enquêteurs cherchent à comprendre ce que ces porcs ont de spécial, et ce n’est pas évident de savoir comment des porcs réagiraient s’ils étaient possédés, franchement. Pourtant, ils ont une réaction étonnant au sang de Kristen lorsqu’elle se blesse.

De son côté, Ben s’intéresse à la ferme à côté de celle des porcs possédés. En effet, le propriétaire utilise des drones pour filmer tout ce qu’il se passe sur son terrain. Les drones filment aussi, nécessairement, des bouts de la ferme qui intéresse nos enquêteurs. Ben décide donc d’aller parler à l’homme, ce qui permet de découvrir que le voisin filme des choses bien étranges. Ainsi, le mois précédent, durant la nuit, le voisin a filmé le fils de la ferme en train de marcher hyper vite à quatre pattes. Original. Et bizarre.

La nuit suivante, Ben raconte donc ce qu’il a trouvé à ses collègues. Ces derniers reprennent l’enquête pour découvrir que le fermier est au courant que son fils est possiblement possédé et fait des choses étranges. Il finit par en parler à David, qui s’énerve de découvrir que le fermier a fait appel à des exorcistes amateurs – amatrices : le trio de Dieu. On pourrait aussi les appeler les sœurs Halliwell à ce stade. Elles sont drôles toutefois.

Elles finissent par révéler qu’elles ont décidé d’exorciser le fils du fermier en envoyant le démon dans les porcs. Cela semble être du grand n’importe quoi pour Kristen, et forcément, elle en parle à ses collègues. L’air de rien, c’est une excellente chose : cela permet d’avoir ENFIN les trois personnages qui communiquent sur les secrets qu’ils n’osent partager depuis quelques épisodes.

Voilà donc Kristen qui explique qu’elle est plus heureuse maintenant qu’elle a sorti la religion de sa vie, Ben qui reconnaît voir un djinn chez lui – un Qareen – et prendre des médicaments pour y faire face, tandis que David avoue avoir repris ses activités pour l’Entité. Cela mène à une très bonne scène, mais aussi à la conclusion qu’ils sont bien trop perchés tous les trois et qu’ils ont besoin d’un câlin. Bordel, qu’est-ce que j’aime cette série. Par contre, je ne sais pas comment les personnages font pour continuer de vivre comme si de rien n’était alors que tout part en vrille comme ça dans leur vie.

Leslie

Kristen rentre pourtant chez elle – et c’est là qu’elle reçoit un appel de Leslie qui lui raconte qu’elle a vraiment, vraiment, besoin de son aide. Tu m’étonnes qu’elle a besoin d’aide ! En effet, loin des porcs possédés, Sheryl a toujours ses propres problèmes avec la firme pour laquelle elle bosse. Elle réunit toutes les femmes de l’entreprise dans son bureau et ça permet de révéler qu’elle aurait sa propre mission désormais : elle veut leur faire prendre conscience que sans elles, l’entreprise n’est rien. Elle compte donc sur ces femmes pour l’aider à prendre le dessus – et si elle veut faire ça, c’est aussi parce qu’elle veut protéger sa famille.

Pardon ? À quel moment protéger sa fille et ses petites filles est redevenue sa priorité ? On ne pourra jamais lui pardonner tout ce qu’elle fait, franchement. Sa famille est plus ou moins sur le point de s’agrandir en plus : Leslie perd en effet les eaux dans le bureau de Sheryl. C’est trop tôt pour qu’elle accouche car le compte à rebours n’est pas terminé, mais c’est comme ça que ça fonctionne une grossesse, non ?

Par contre, le ventre de la femme bouge bien trop bizarrement pour que ce soit normal. Elle est donc droguée rapidement par une infirmière – et pas n’importe laquelle, l’infirmière qui droguait David il y a quelques saisons, qu’elle finit par entendre à son réveil en pleine conversation avec Leland. C’est problématique comme tout : l’infirmière et Leland insistent sur le fait que la garder en vie n’est pas leur priorité, mais qu’ils ont tout de même besoin de son corps pour six ou sept mois après la naissance. Pour nourrir le bébé. Pour en faire de la bouffe pour bébé, même.

Leslie s’en confie rapidement à Sheryl, et ça ne me paraît pas la meilleure des idées. Je ne fais pas confiance à Sheryl, même si on essaie de nous la montrer sous un jour plus positif désormais. Elle parle à l’infirmière de ce que Leslie lui a confié, et c’est vraiment la pire des idées. Pourtant, Sheryl fait confiance à l’infirmière, allez savoir pourquoi. Elle explique donc à Leslie qu’elle ne devrait pas s’inquiéter et qu’elle a mal entendu.

Pourtant, Leland finit par avouer à Leslie qu’elle a très bien entendu : ils vont utiliser le corps de la mère pour nourrir le bébé, mais celui de la mère biologique. Kristen, donc. Il est donc difficile de savoir à quel point la suite est une manipulation de la part de Leslie ou non : elle appelle Kristen pour lui demander son aide parce que Leland et l’infirmière sont sur le point de la tuer. Les noms des pires ennemis de Kristen suffisent à la convaincre d’aider Leslie.

Le problème, c’est que je ne parviens pas à faire confiance à Leslie. D’accord, elle se fait passer pour une victime… mais est-ce qu’elle ne fait pas exactement le jeu de Leland ? Elle implique Kristen dans la grossesse. Kristen a beau répéter qu’elle n’a rien à voir avec ce bébé, elle se retrouve présente pour l’accouchement, stresse quand le bébé ne respire pas et est soulagée de l’entendre pleurer. Franchement, ça craint.

Bon, les pleurs du bébé font rapidement chier Kristen cependant. Elle essaie d’aider Leslie autant que possible, se retrouvant ainsi forcée de lui montrer comment consoler un bébé. Ce n’est pas évident pour Leslie qui se rend compte que le bébé arrête de pleurer immédiatement quand il est dans les bras de Kristen.

C’est vrai que quatre filles, ce n’était pas suffisant pour elle… Elle découvre ainsi que le bébé porte le nom de son père (putain, le vice va si loin !) et que Leslie a déclaré qu’elle était la seconde maman. Bref, Kristen finit l’épisode en donnant le biberon à Timothy. Oh non, ça craint tellement de tomber dans le piège comme ça. Elle a beau s’y refuser, elle le fait pour le bien d’un bébé… et son propre mal, si on en croit ses larmes.

La conclusion

C’est bien beau tout ça, mais et nos porcs possédés, on en est où ? Eh bien, on en est un peu nulle part à vrai dire. Ben décide d’aller étudier le sol de la ferme pour en savoir plus, espérant prouver que le problème est en fait une réaction chimique. Seulement, quand il fait ça la nuit, il entend des bruits de porcs dans le champ, qui se transforme peu à peu en bruit bien plus effrayant. C’est bien simple, il se retrouve face à un porc véritablement démoniaque, avec des rides cheloues et des dents qui font peur.

Ben se bat finalement contre ce monstre et parvient étonnamment à s’en sortir. Non, franchement, Ben ne finira pas la série en vie, il est toujours dans les situations les plus cheloues possibles. On en arrive donc à la découverte totalement improbable que les cochons sont en fait cannibales. Ouep. En fait, le fermier a tué les cochons possédés mais il les a donnés à manger à ses cochons encore en vie, ce qui explique tous les problèmes qui découlent ensuite : les consommateurs malades (ou possédés ?), les porcs qui veulent tuer Ben dans la nuit, etc.

C’est trop gros, tout ça. Du pur Evil.

Evil – S04E02 – How to Train a Werewolf – 16/20

J’ai hâte que la série commence à nous apporter des réponses à chaque épisode parce que pour l’instant, je me retrouve plutôt avec 150 nouvelles questions. Pour autant, l’humour, la bizarrerie et l’ingéniosité de la série fait que je continue d’être à fond tout du long. À chaque fois. Et j’ai tellement hâte d’en savoir plus, d’en voir plus. C’est une série à bingewatcher, quoi.

Spoilers

Le trio se retrouve à enquêter sur un loup-garou qui n’est autre qu’un robot de protection

Really? That’s what’s weird?

Loup-garou ?

L’épisode commence par un étonnant plan d’un cimetière digne d’un film d’horreur, loin du cliffhanger de l’épisode précédent. Enfin, cliffhanger… Fou rire de Kristen, et de moi. Quel humour incroyable. La série ne met pas longtemps à revenir à quelque chose de bien drôle : il est révélé que notre trio d’enquêteurs vient sur place pour prouver qu’il n’y a pas de loup-garou sur place. Bon, mais ce serait un loup-garou qui a peur du bruit.

On comprend dans le dialogue qu’il y a probablement eu d’autres enquêtes tout aussi dingues entre deux épisodes, parce que Ben en a marre et qu’il suppose que c’est le père Ignatus qui ne croit pas en ce qu’ils font et s’amuse à les envoyer chasser des fantômes. Après une petite scène bien fun à l’arrière de la camionnette de nos héros (les histoires d’horreur en trente secondes, quelle drôle d’idée ?), on apprend donc que le compte à rebours est maintenant descendu à trente jours. David s’inquiète de savoir si Kristen mentait par rapport au bébé de Leland et de son ovaire volé, mais découvre que non. Evidemment.

L’épisode avance bien vite ensuite, lorsque David est soudainement attaqué dans le cimetière par… un robot. Ce n’est pas un loup-garou, au moins, mais c’est inquiétant, surtout quand Sœur Andrea révèle qu’une autre sœur a été attaquée par un robot très similaire devant leur Eglise. Le problème est inquiétant : des robots de surveillance se mettent à attaquer les gens autour des Eglises. Et pas n’importe quel gens, en plus : seulement les personnes noires.

Par chance pour le trio, la créatrice de ce robot-chien n’est autre que Katie, l’amie de Ben. Elle leur explique donc comment fonctionne le robot et leur répare pour qu’ils puissent mener l’enquête. Bien sûr, une fois réparé comme il le faut, il n’est pas conçu pour attaquer David, alors tout se passe bien.

Kristen accepte donc de garder le chien chez elle, et c’est pour qu’il soit mieux récupéré le soir même par une Lexis attendrie de découvrir le robot sous la pluie. Elle le fait rentrer dans la maison, et ça nous confirme au passage que le livre de cette saison sera le « big pop-up book of science ». La science contre la foi ? Moui, pourquoi pas… mais je croyais qu’on devait avoir le livre des anges en saison 4 ? Cette série me perd tellement et son générique est tellement chouette !

Toujours est-il qu’au petit matin, on retrouve les quatre filles de Kristen en train de jouer avec le chien. Je suis heureux de retrouver ces personnages comme on les connaissait dans les saisons d’avant : elles sont une explosion de bruit constant, mais tout le monde semble avoir appris à les canaliser, même Ben. Il passe du temps avec elles, inévitablement, car elles ne veulent pas quitter le chien robot.

Alors qu’elles aident Ben – du moins, c’est ce qu’elle pense, mais Laura est insupportable, une voix robotique sort soudainement du chien. Le propriétaire du chien, Harley Elfman, entre en contact avec eux pour savoir qui ils sont et où est son chien. Ben le menace rapidement, parce qu’après tout, il y a eu un crime raciste avec le chien, mais je doute que ce soit Harley le problème.

Le trio prend tout de même le temps de le rencontrer, et ils ne sont pas au bout des problèmes : Harley s’avère être un homme noir plutôt énervé qu’on lui vole son chien. En cherchant bien ce qu’il en est, le trio finit par comprendre qu’il est possible que le robot attaque en fait les gens qui ont des applications catholiques sur le téléphone. Cela fait sens, surtout quand le logo de l’entreprise du chien n’est autre qu’un des sigils à pourchasser.

La théorie est confirmée le soir même en tout cas, quand un autre robot-chien débarque chez Kristen pour s’attaquer à Lynn parce qu’elle écoute des chants religieux. Kristen explose la tronche du chien, mais ça ne règle pas tout, en vrai. Et les promesses de procès et d’amendes de Katie non plus, d’ailleurs.

David

En parallèle de tout le reste, David reçoit une autre visite de son ami du Vatican. Il lui confie une nouvelle mission parfaitement étrange, avec l’obligation de porter des baskets, par exemple. On note que le prêtre lui demande s’il a eu des moustiques, ce qui était la même question sans lien logique avec le reste que celle de Ben en fin d’épisode précédent. Vraiment, on s’amuse avec nous et j’aimerais bien savoir pourquoi.

En attendant, David fait ce qu’on lui demande, parce qu’on est content de lui pour avoir sauvé Grace. Finalement, il rencontre juste un type qui se présente à lui, lui raconte sa première expérience sexuelle, puis se barre sans un autre mot quand sa montre sonne. What. The. Fuck. Sa journée continue avec un test où il doit dessiner avec le coude et l’épaule. Il est entouré pour cela de cinq autres hommes qui ne disent rien et semblent tous savoir quoi faire.

Même s’il ne comprend pas ce qu’il a fait de la journée, David apprend qu’il a réussi les tests. Victor, du Vatican, lui présente alors le père Dominic Kabiru, qui s’occupera désormais du cas de David. Le Vatican a beaucoup trop de secrets dans cette série, en tout cas. Et la série ne fait que me provoquer une migraine à ce stade : l’homme que David a rencontré la veille a ensuite pris une vidéo où il regardait une carte de jeu, comme David, puis a filmé deux vues de la ville. Le truc, c’est que David a dessiné, au même moment, cette vue pendant son test.

C’est impossible en théorie, mais on lui dit que la CIA a expérimenté sur le sujet. Comme le Vatican n’est pas la CIA, ça me fait poser encore plus de questions, mais voilà qu’on apprend que David aurait un don et serait unique – une unicité qui fait que Grace parle très souvent de lui. OK.

Ben

De son côté, Ben mène quelques tests dans son appartement. Il refuse d’en parler à Kristen et David, ce qui est plutôt nouveau pour lui, qui répond habituellement aux questions de ses collègues, même s’il ne leur dit pas tout. Il faut dire aussi que là, il passerait pour un fou complet à refaire la déco de son appartement pour découvrir qu’il voit mieux le monstre sur fond noir ou jaune que blanc ou rouge.

Il a même toute une conversation avec le djinn de son appartement, essayant de se convaincre scientifiquement qu’il y a une explication rationnelle à cette voix qu’il entend dans sa tête et qui lui attrape la même tête sans prévenir. C’est si chelou, cette série ! Quand Ben ramène finalement Kristen et David chez lui, en tout cas, pour les besoins de l’enquête, ils sont surpris de voir ce changement de déco.

Et en fin d’épisode, Ben décide de se rendre chez le psy de Kristen quand, au beau milieu d’une conversation, il se rend soudainement compte que sa vue est celle d’une caméra – un angle avec une vision périphérique claire et des reflets chelous. Oh, je ne le sens pas pour lui.

Andy

Au matin, Kristen retrouve Andy sous le lit et décide de l’emmener à l’hôpital pour un check-out complet. C’est incroyable. La série part toujours autant dans tous les sens, et en même temps, tout semble prendre sens cette saison. Les cauchemars d’Andy inquiètent Kristen et elle fait bien : à l’hôpital, le médecin d’Andy le soupçonne de se droguer. Il faut dire qu’il a des marques d’intraveineuse entre les orteils. Rien que ça.

Durant la nuit, Kristen ne parvient pas à dormir tranquillement et commence donc à faire des recherches sur ce que peut bien avoir Andy pour réagir ainsi. C’est une bonne chose qu’elle reste éveillée, parce qu’elle entend ainsi du bruit au rez-de chaussée. Elle se rend ainsi compte que les portes de la maison sont ouvertes et que le chien a disparu.

Pourtant, le chien est toujours là, dans la chambre des filles à observer Lexis… parce qu’elle a une queue ? La scène est étrange, parce que Kristen voit que le chien a les yeux rouges et semble trouver une menace. Finalement, la menace qu’il finit par détecter n’est autre que Lynn qui rentre une fois de plus au beau milieu de la nuit en prétendant venir de chez son copain après avoir pris un Uber. C’est amusant comme excuse, alors qu’elle a un crucifix dans la main.

Pour mettre un terme à ce qu’elle pense être un comportement adolescent badin, Kristen décide en tout cas d’inviter le copain de Lynn la semaine suivante. J’ai hâte.

Leland & Shirley

Pendant ce temps, Leland est tout fier de présenter à ses supérieurs et à toute l’entreprise qu’il y a désormais 30% de démons aux Etats-Unis. Bon, en tout cas, c’était le cas quelques mois avant, mais il y a de nouveau une chute de l’activité démoniaque, probablement à cause du bon boulot de Kristen, David et Ben. Ce n’est pas un problème pour Leland : il a tout son plan d’antéchrist en marche pour contrer ces nombres alarmants.

Pendant la réunion, il en profite pour tenter de remettre Sheryl à sa place de femme – et les femmes sont inférieures dans sa tête. Il n’y a bien que dans sa tête que c’est le cas. Sheryl fait ce qu’elle peut pour prouver qu’elle mérite sa place, assurant que sa fille est la mère biologique de l’antéchrist et qu’elle peut la contrôler quand ce n’est pas le cas.

Pour prouver qu’elle a bien sa place dans l’entreprise, Leland l’envoie ensuite suivre sa propre mission pour l’épisode, une mission perdue d’avance tant qu’à faire. Et ainsi, c’est sans surprise que Sheryl galère à se faire respecter par l’homme énervé qu’elle doit convaincre de travailler pour DF.

Bon, il va de soi que Shirley réussit finalement à prouver sa valeur en coupant le petit doigt du type. Pour autant, la seule promotion qu’elle obtient est un nouveau bureau avec un plafond de verre lui permettant de voir, au-dessus d’elle, tous les autres cadres masculins de la boîte. Il fallait bien une série comme Evil pour nous représenter de manière si évidente une métaphore du plafond de verre bloquant les femmes.