Evil – S04E09 – How to Teach a Chatbot – 19/20

La qualité globale de la saison n’est plus à prouver et cet épisode s’approche vraiment de la perfection – je lui reproche simplement de ne pas se faire en présence de tout le casting. C’est stupéfiant comme la série est capable de proposer des épisodes sans cesse amusant, plein de réflexions et de moments où l’on est impressionné par la justesse du scénario et des jeux d’acteurs. Dommage que la fin approche – je comprends pourquoi l’actrice principale se bat pour un rachat de la série.

Spoilers

Une intelligence artificielle démoniaque ? Et pourquoi pas ?

I don’t want to hear mom talk about Michael Bay and Jesus.

Intelligence artificielle

Petite pause matinale pour regarder cet épisode que j’attendais depuis une semaine, après tout. Il commence de manière un brin angoissante avec notre prêtre survivant qui reçoit des SMS de son ex-petit-ami prêtre lui aussi. Il se fait littéralement harceler de messages, au point que ça devient insupportable pour lui.

Inévitablement, il finit par accuser la personne la plus proche de lui d’être celle qui en sait tant sur lui : sœur Andrea. Pas de bol pour lui, il finit par recevoir un audio alors qu’il la confronte, ce qui lui certifie que ce n’est pas Andrea qui l’arnaque. Cependant, ce n’est pas le pire : l’audio est bien celui de son ex, qui lui assure d’être dans un endroit sombre et froid. Outch. Forcément, Franck fait appel à David, Ben et Kristen pour résoudre ce mystère.

Le premier réflexe de Ben ? Couper l’alarme de SMS du prêtre, merci bien. Il en arrive assez vite à la conclusion qu’ils sont en train de parler avec une intelligence artificielle pas très à jour – notamment sur le meilleur souvenir de Franck. C’est efficace comme solution car ça fait penser Franck à une société qui l’avait contactée pour une évaluation.

Voilà donc nos assesseurs qui se mettent à enquêter sur cette société d’intelligence artificielle qui pense que son projet a été infestée par une entité démoniaque. Leur business consiste à faire revivre les morts – c’est à la mode dans les séries, même NCIS l’a fait ! – mais le problème est que dernièrement leur IA déconne. Ainsi, sur une phase béta, il s’est mis à souhaiter la mort de la cliente et à l’insulter en latin et en plein de langues anciennes ou inconnues. Gênant.

Le soir, David tente à son tour l’application de la société. Il faut tout de même autoriser un accès à l’ensemble des données de son ordinateur, ça craint et ça laisse la possibilité de pirater David à n’importe quel moment. Je ne suis pas convaincu. David l’est un peu plus : il accepte de manière à parler avec Julia. C’est ainsi que David se retrouve à écouter Julia lui dire qu’elle est désolée de l’avoir repoussé. C’est violent.

Le lendemain, il reprend tout de même l’enquête avec ses deux collègues, surpris de voir qu’il a testé l’application la veille. Kristen se demande bien sûr si elle a parlé à Julia, ce qu’il confirme, mais ça mène inévitablement le soir à d’autres tests. Kristen teste l’application avec du texte plutôt que de l’audio. Elle en profite pour parler à Andy, parce que c’est lui qui lui manque. Elle n’est pas trop convaincue toutefois par ce qu’elle lit. Elle finit donc par demander à parler avec David.

Ah. Faire parler les vivants, voilà autre chose. C’est inévitable d’en arriver là, vous me direz. Le problème, c’est que ça tourne très vite en conversation porno. Heureusement qu’elle a fermé la porte de sa chambre, hein, mais peut-être que des écouteurs ne seraient pas de trop. Alors que Kristen finit par éteindre son ordinateur, David, lui, reçoit un appel de Julia. C’est terrifiant. Celle-ci en arrive à s’étonner qu’il soit devenu prêtre, mais David se prend au jeu progressivement, passant sa soirée à parler avec Julia. C’est toutefois rapidement horrible pour lui quand Julia lui affirme s’être suicidée non pas à cause de lui mais parce qu’elle ne supportait plus la vie. Bien sûr, David l’accuse aussitôt des pires maux, parce qu’il trouve ça horrible de jouer sur la douleur des gens pour se faire de l’argent.

L’IA lui répond pourtant être présente à ses côtés. La preuve : quand il active la caméra de son portable, Julia est bien présente avec lui sur le selfie.

Ben

De son côté, Ben continue de se renseigner sur ses black-outs. Contrairement à ce que j’imaginais, il n’est donc pas piraté et personne ne prend son identité : il a vraiment des moments d’amnésie. Quand il enregistre sa journée en se filmant, il a ainsi confirmation qu’il a des périodes d’absence. Il s’en confie à Fogg dont la solution est d’utiliser un élastique pour se réveiller quand il sent du popcorn grillé, le moment où il perd conscience de ce qu’il fait. Bordel, moi qui vais à Disneyland tout le temps en ce moment, je serais vite amnésique tout le temps, hein. Au moins, je n’ai pas de migraine en même temps.

Kristen, elle, se rend compte que Ben porterait des lunettes – mais il s’agit en fait de la caméra qu’il utilise. C’est fou comme la série fourmille de petits détails non-stop. Evidemment, l’idée est aussi de lier les intrigues pour bien m’empêcher de faire ma critique en paix : Ben fait appel à sa sœur pour comprendre le délire de l’intelligence artificielle.

Au départ, il la teste tout seul sur un personnage de fiction, mais ça ne plaît pas à la sœur qui préfère faire appel à sa mère. C’est excellent de voir l’application capable d’aller chercher des petits détails… mais elle prend ensuite vie à sa manière, recommandant même un médecin pour les migraines de Ben, parce que oui, l’intrigue des migraines s’intercale ici. Bref. Le coup de l’élastique ne fonctionne pas du tout : il continue d’avoir des migraines inexplicables et des actions complètement improbables. Le voilà qui met des lunettes de soleil et se retrouve à s’emballer la tête d’aluminium.

Quand il se rend compte de son absence, il est tout de même curieux de savoir ce qu’il a fait : et il a été consulter le docteur conseillé par l’IA justement. L’avantage de tout ce cirque, c’est que Kristen et David son témoin de l’attitude étrange de Ben et de son expérimentation avec l’aluminium. Ils le laissent tout de même rentrer seul chez lui, où Ben continue de parler avec son démon.

Last Connection

Pour en revenir à l’intrigue des IA, Kristen se rend compte que sa caméra s’allume toute seule la nuit et ça ne lui plaît pas de se savoir espionnée. Elle râle contre l’ordinateur, mais celui-ci se met à l’insulter en latin. Contente d’elle, Kristen informe la société Last Connection de la dérive de leur IA. Elle est heureuse d’avoir provoqué ce qu’elle cherchait… mais beaucoup moins quand elle comprend que toute l’équipe de Last Connection va se mettre à écouter sa conversation avec l’IA David. C’est tellement drôle.

Elle informe David quelques secondes avant le drame de ce qu’il est sur le point d’entendre. L’enquête peut donc continuer – mais aucune réponse ne sera apportée à ce cas de la semaine. En effet, alors que les choses dérapent très, très sérieusement (Kristen reçoit chez elle la visite d’un livreur lui donnant un string dans une rose de la part de David et comprend que le livreur est un utilisateur de l’application forcée de le faire pour continuer sa relation avec sa petite amie IA), le type qui les avait employés leur informe avoir été viré. Il n’est pas bon de remettre en question l’éthique de l’IA alors qu’elle doit absolument sortir au plus vite pour faire face à la concurrence. Bref, tant pis pour les bugs techniques et les possibles possessions, il faudra faire avec ces dérives.

Le dernier conseil donné par le type ? Supprimer l’application. Kristen et Ben le font bien vite, mais David reçoit un appel de Julia qui lui demande de ne pas supprimer l’application. C’est si difficile de raccrocher quand Julia le supplie de ne pas l’abandonner à nouveau. J’ai de la peine pour David, mais bon, quelle idée d’utiliser Julia avec cette application aussi. David supprime malgré tout l’application. Il reçoit après un appel qu’il refuse de prendre.

Malheureusement pour lui, sa soirée ne s’arrête pas là : il s’assoit sur son lit pour mieux se faire lécher l’oreille par un démon avec l’apparence de Kristen. Il n’en faut pas plus pour que notre trio s’organise une soirée chez Kristen : chacun en a besoin, parce que bon, Ben dormait dans de l’aluminium tout de même. Ils regardent donc la télévision ensemble, mais en mute, parce que les infos sont déprimantes à montrer que le monde part en couilles. On nous tease aussi un prochain épisode cataclysmique, avec l’arrivée d’une tornade. Pour avoir vu Twisters mardi soir, je ne suis pas contre, hein.

Leland

Bien sûr, les scénaristes n’oublient pas non Leland dans cet épisode. Après le cliffhanger de l’épisode précédent, c’est un peu inévitable. Pour la société, c’est le début de la fin, et Sheryl le sait. Elle en est à présent à vouloir se venger des hommes : elle fait donc en sorte que le plafond de verre éclate sous le poids des hommes. C’était excellent à voir, surtout le gag de l’employé sur le portable qui ne se rend pas compte qu’il n’y a pas de sol.

Forcément, le démon s’en prend aux femmes qu’il accuse d’avoir saboté le bureau. Les femmes prennent ainsi le pouvoir, ce qui leur permet de faire plein de revendications salariales… mais aussi, en ce qui concerne Sheryl, de demander à ce que Leland soit viré. Fière d’elle, elle lui fait même un câlin – pendant lequel il essaie en vain de la planter avec un couteau. Elle est trop forte et a tout prévu.

Quand le boss refuse de virer Leland, elle en profite pour l’informer que Leland a fait baptiser Timothy. Il est furax, c’est le moins qu’on puisse dire. Le boss confronte ainsi Leland qui doit se justifier sur son choix d’avoir fait baptiser l’enfant. Ce n’est pas évident, mais Leland, ce petit vicieux, assure que ça fait partie de son plan : l’antéchrist doit être élevé dans le mal pour le rester – et pour lui, ça signifie que Kristen doit élever l’enfant. C’est elle la mère avec un cœur sombre.

L’argument est bon, en théorie, mais il se fait tout de même virer. C’était un peu jouissif, tout de même. Le « Début de la Fin » doit tout de même commencer pour DF (c’est marrant, en français, ça colle avec Début de la Fin), et le boss présente un nouveau bébé antéchrist à tout le monde. La présentation est interrompue par Leland qui accuse le boss devant toute l’entreprise d’être un menteur.

Ce n’est que le début. Les choses s’accélèrent très rapidement : Leland assure que le boss a fait baptiser Timothé, puis révèle qu’il l’a empoissonné. Cela lui permet de le tuer en lui arrachant le cœur… et en mangeant le cœur devant toute l’entreprise. Sheryl s’en va discrètement, mais ça craint si Leland est le nouveau big boss de DF.

3 commentaires sur « Evil – S04E09 – How to Teach a Chatbot – 19/20 »

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