Allegiance – S01E08 – 8×6 – 16/20

L’épisode surprend par son manque d’action assez certain et me déçoit presque à trop se concentrer sur Sabrina qui se retrouve au cœur de trois intrigues à la fois. Ce serait bien qu’on développe aussi les autres personnages de temps en temps, là, tout repose trop sur l’héroïne. Ceci dit, c’est vraiment pour trouver des défauts à la série, parce que niveau écriture, c’est d’une fluidité à toute épreuve, notamment pour le fil rouge.

Spoilers 

Sabrina paie le café d’une femme qui la réclame ensuite quand elle est interrogée pour meurtre.

I think the big question is: how does she know your badge number ?

Bien sûr que je suis déjà de retour pour voir un nouvel épisode de la série, j’ai envie d’avancer et de finir la saison au plus vite. Il est temps d’être à jour, non.

Gabinski

Brambilla remplit l’évaluation de Sabrina pendant que celle-ci va chercher son café, ce que je trouve un peu abusé. Bonne joueuse et bonne samaritaine, Sabrina ne dit rien, paie le café de son boss, mais aussi celui de la femme devant elle dans la file d’attente quand elle se rend compte qu’elle n’a pas les moyens de payer – elle ne sait pas ce qu’est le paiement sans contact. Ce ne peut pas être une coïncidence si on nous montre la scène. Pourtant, la première intervention n’a a priori rien à voir avec ça : Sabrina et Brambilla arrêtent une voiture qui semble tanguer sur la route. Problème : c’est celle de Gabinski.

Ah ben, déjà que je ne l’aimais pas beaucoup lui, il n’y a rien pour qu’on l’apprécie : Sabrina comprend qu’il est probablement bourré, mais son supérieur hiérarchique refuse de faire un alcotest. Finalement, Brambilla apaise la situation en demandant à son collègue de monter dans la voiture des flics côté passager. Et hop, tout est bien qui finit bien… seulement Sabrina n’apprécie pas trop la situation : il s’en tire uniquement parce qu’il connaît des flics et ce n’est pas bien logique. Sabrina se retrouve même à devoir garer la voiture. Elle fait bien savoir à son tuteur ce qu’elle pense et elle continue en rentrant au commissariat à se renseigner sur Gabinski.

Toute l’affaire ne passe pas inaperçue : Brambilla a fourni la plaque d’immatriculation de Gabinski et il y a déjà un représentant syndical qui vient interroger Brambilla et Sabrina. Cette dernière n’apprécie pas trop les méthodes de ce flic, clairement véreux quand il menace à demi-mots Sabrina. Comprenant son erreur, le syndicaliste revient à la charge auprès de Sabrina, expliquant que les problèmes avec l’alcool de Gabinski viennent en fait de son fils – un type qui vit dans un van et boit un peu trop. Cela allume une lumière en Sabrina et c’est un scénario bien ficelé qui nous ramène au fil rouge.

Sabrina appelle en effet Ishaan pour lui dire qu’elle a une idée du flic qui pourrait avoir balancé des infos du commissariat : ce serait Gabinski, par l’intermédiaire de son fils. Reste à savoir si c’est fait exprès ou non.

Bien sûr, concernant Ajeet et sans trop de surprise, malgré l’aide de Max, Ajeet continue de devoir faire face à son procès. La solution de Max d’annuler le procès faute de preuves suffisantes ne fonctionnent pas, ce qui n’est pas surprenant. Il faut maintenant trouver une nouvelle solution pour faire face ; surtout que le procès est carrément avancé, ce qui n’est jamais bon signe. Bref, Max prépare toute la famille à un procès plus difficile que prévu, qui pourrait déboucher sur une défaite. Ce n’est pas évident à digérer.

Sylvia

Cela dit, elle rentre au commissariat parce qu’elle y est convoquée par Degas. Celle-ci a en salle d’interrogatoire une femme qui répète en boucle le numéro de badge de Sabrina. Cette femme est soupçonnée de meurtre : elle a déjà purgé une peine de 15 ans de prison, elle est sortie et se retrouve à nouveau accusée de meurtre. Elle connaît le numéro de badge de Sabrina parce qu’elle a eu le temps de le voir (et apparemment le mémoriser) le matin même quand Sabrina lui a payé un café.

Je savais bien qu’elle aurait un intérêt pour l’épisode elle. Le problème, c’est que tous les flics pensent qu’elle fait appel à Sabrina pour gagner du temps. Sabrina, elle, prend très à cœur son travail et se renseigne donc au maximum sur la femme, cherchant même à comprendre pourquoi elle était en prison à la base – un cas de « he said, she said » ou le « he said » l’a emporté parce qu’il a été tué. Effectivement. Cela pousse aussi Sabrina à bosser avec Nate, l’avocat qui essaie d’envoyer son père en prison.

Elle le fait, malgré ses réticences envers ce type, et interroge donc Sylvia. Celle-ci semble vraiment essayer de gagner un max de temps, et elle est aidée aussi par Sabrina qui a plein de choses à gérer dans cet épisode – Gabinski, Sylvia, son père. Elle prend toutefois la décision de justement mélanger les affaires pour s’aider : elle demande conseil à Sylvia pour son père qu’elle a peur de voir finir en prison plutôt que d’interroger directement Sylvia. Le but n’est pas tellement d’avoir de l’aide pour son père, mais bien de faire comprendre à Sylvia qu’elle a conscience des problèmes de réinsertion après la prison. Bim, encore une critique du système.

Ce qui est bien, c’est que si un des supérieurs détective (Danilo) de Sabrina s’énerve, Luke constate que la technique de Sabrina est efficace pour atteindre Sylvia. Cette dernière donne un conseil pour survivre à la prison (conserver le sel) et obtient en échange le droit de se faire livrer une glace directement pendant son interrogatoire, le tout payé par Sabrina. Elle est sympathique décidément. C’est en tout cas un bon moyen de briser… la glace avec Sylvia. Cette dernière se met à parler.

Sabrina découvre alors au cours de la conversation que la meilleure amie de Sylvia s’est suicidée juste avant sa sortie de prison. Sachant qu’elles étaient toutes les deux en prison pour complicité de meurtre, c’est une info importante pour Sabrina. Elle demande donc à reprendre le dossier à zéro dans le peu de temps qu’il lui reste, avec l’aide de Brambilla qui a à présent l’habitude de suivre l’instinct de sa bleue. C’est peut-être arrivé un peu vite, mais soit ; on s’y fait malgré l’absence de crédibilité y compris quand Sabrina fait venir au commissariat une vieille dame proche de Sylvia et Chloe pour avoir un meilleur éclairage sur la situation.

Et la situation est atroce : personne dans le système ne s’est occupée de Sylvia. Personne ne l’a prévenue de la mort de Chloé, personne ne lui a dit non plus que sa maison avait été revendue. C’est ainsi qu’elle s’est retrouvée à tuer, par accident, le nouveau propriétaire – et à planquer le corps. Elle craque donc face à Sabrina et lui dit toute la vérité. C’était une bonne intrigue, qui permet à Sabrina d’être remarquée par tous ses supérieurs. Elle continue d’être en ligne pour une promotion bien rapide… mais en vrai, elle n’en tire aucune joie. Renvoyer Sylvia en prison, ce n’est pas cool.

Nate

Sabrina accepte malgré tout de se rendre à la soirée entre flics le soir-même dans un bar. Cela lui permet de croiser Gabinski qui est tout sympa avec elle et la remercie de ne pas l’avoir dénoncé. Une fois que c’est fait, elle croise de nouveau Nate et se retrouve à flirter avec lui, au point de devoir le ramener chez lui quand il a trop bu.

Cela fait chier Luke (pauvre doudou), mais c’est une opportunité de dingue pour Sabrina. Elle comprend, alors que Nate s’endort sur le canapé, qu’elle a un accès à son ordinateur de boulot. C’est un avantage assez unique pour venir en aide à son père : elle appelle donc Ishaan pour savoir comment s’y prendre pour déverrouiller l’ordinateur. Une fois que c’est fait, elle peut ainsi copier tous les documents qui sont sur l’ordinateur, avant d’effacer les empreintes laissées un peu partout. Elle est un peu extrême Sabrina par contre : elle efface même les empreintes de la poignée de la porte alors que, bon, soyons honnête, elle était là et ne pourra pas le cacher.

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