Special Ops : Lioness – S02E02 – I Love My Country – 17/20

Sans attendre l’intensité que l’épisode 2 de la saison 1 avait pu avoir, il y a un crescendo dans cet épisode qui se fait vraiment sentir et débouche sur une scène magnifiquement rédigée et interprétée. Je sais que je me souviendrais de cet épisode ; je sais qu’il me fait aimer la série davantage. Elle n’a rien pour me plaire sur le papier, mais bordel, qu’est-ce qu’elle est prenante. Hâte de voir la suite la semaine prochaine !

Spoilers

Il est temps pour Joe de choisir une nouvelle Lionne, même si tout le monde veut le faire pour elle.


I’m it. I choose the asset, I choose the cover, I build the fucking plan and I run it. Me.

Le retour

Oula, comme ils y vont fort avec ce titre d’épisode ! Moi qui espère que la série ne tombe pas dans un patriotisme brute et stéréotype, je suis servi. Cela dit, ce n’est pas trop leur genre en théorie. OK, l’épisode commence par une agent de la CIA qui sort d’un jet privé avant d’enchaîner sur une réunion gouvernementale avec un joli drapeau, mais vous voyez ce que je veux dire, je suppose.

Joe débarque donc au milieu de cette réunion avec sa cheffe – Nicole Kidman, toujours, Kaitlyn dans la série – et l’armée. Le but de la réunion ? Cela prend Joe par surprise, mais en fait, l’armée a présélectionné des candidates pour être la future Lionne. Cela ne plaît pas du tout à Joe de voir qu’on veut lui mâcher le travail. Elle a un égo énorme, en vrai, elle pourrait au moins écouter ce qu’ils ont à lui dire. Elle préfère se barrer de la réunion avec le soutien de Kaitlyn. Si elle a son soutien a priori inconditionnel, Kaitlyn est tout de même là pour lui rappeler qu’elle n’a pas une carte blanche totale. Joe peut choisir la prochaine lionne, c’est vrai, mais elle sera sous la surveillance de sa boss ; parce que leur nouvelle affaire intéresse tout le monde.

Pause

Joe négocie tout de même trois jours pour rentrer chez elle et se préparer à ce nouveau cas. Cela lui permet de retrouver ses filles, histoire de se préparer une fois de plus à leur dire au revoir. On pourrait croire que ça va arriver plus vite que prévu, d’ailleurs : on retrouve Charlie, la fille de Joe, en train de vendre ses dessins et de la limonade au bord de la route devant chez elle. Une activité très américaine qui est parfaite pour se kidnapper.

C’est la première pensée de Joe aussi quand elle la voit monter dans la voiture – le van – d’inconnus qui viennent de lui acheter ses dessins. Pourtant, les inconnus sont des gentils, apparemment : ils s’intéressaient vraiment juste aux dessins. Mouais. J’ai un doute, c’est trop étrange, tout ça.

Joe fait la morale à sa fille, puis rentre, mate un petit son mari qui passe la tondeuse, puis tombe sur Kate. Cette dernière la confronte aussitôt sur ce qu’il s’est passé et ce qu’elle a vu à la télévision : sa mère à la fin d’une mission périlleuse qui aurait pu la tuer. On ne pourra pas reprocher à la série de ne pas creuser ses personnages sur ce coup : on découvre que Joe s’est engagée dans ce job en partie parce que son grand-père s’est engagé lui-même dans l’armée suite à Pearl Harbor. À défaut d’un pur patriotisme exacerbé, on se retrouve avec Joe qui assure qu’elle fait ce job pour éviter que sa fille ne doive apprendre le japonais ou le russe. Allez, c’est cadeau.

En vrai, la scène est intéressante. J’aime beaucoup le personnage de Joe dans cet épisode. En vrai, l’aspect familial est souvent celui qui lui réussit le mieux, parce que professionnellement, elle n’est pas toujours mon personnage préféré. En tant que mère et épouse en revanche, qu’est-ce qu’elle gère une vie bien difficile. Bon, et sexy aussi : elle a quand même Dave Annable rien que pour elle. Et inversement. Je ne m’attendais pas à voir les fesses de Joe dans cet épisode, mais on y a droit – et en gros plan svp. C’est vraiment de la nudité gratuite, c’était étrange. Une raison de plus de fantasmer sur Zoe Saldana, si jamais c’était nécessaire.

Après une petite douche sympathique, Joe prépare sa prochaine mission. Elle fait le point dans son armurerie, notamment, puis dit au revoir à sa famille. Un petit je t’aime plus tard et c’est reparti. La routine est plus dure qu’avant à gérer, toutefois, parce que les filles comprennent de plus en plus ce que chaque départ signifie.

Joséphina

Loin de sa famille, Joe reprend le boulot bien vite. Elle avait négocié trois jours, on ne voit qu’une simple journée. Qu’importe, l’essentiel de la série est ailleurs, vous me direz. Joe retrouve donc son équipe, ce qui permet, enfin, de revoir des visages connus dans la série. D’accord, je ne connais pas les noms de chacun, mais c’est tout de même chouette. J’aime bien Bobby ; et ils manquaient clairement cette équipe dans le premier épisode. D’ailleurs, je sais que Cruz a démissionné, mais vraiment, je suis frustré de ne pas la voir dans ces deux épisodes. Elle était quand même un personnage principal de la saison 1 et c’est étrange qu’elle ne soit pas même mentionnée.

Bref. L’équipe de Joe se retrouve envahie dans cet épisode par l’arrivée de Kyle, Cody et quelques autres mercenaires. L’ambiance est particulière, tout de même, mais la série ne traine pas trop et en revient vite à ce pourquoi on est là – et eux aussi : leur taf. Kyle propose donc un petit powerpoint (c’est faux, c’est juste une carte) à toute l’équipe pour leur expliquer la situation géopolitique du Golfe du Mexique. Grosso modo, il y a quatre cartels en concurrence. En cherchant bien, Kyle a trouvé une Capitaine de l’armée américaine, jeune, Josephina Carrillo, pilote d’hélicoptère, qui est liée aux cartels par son oncle, un chef de Los Tigres.

Kyle a bien l’intention d’utiliser Josephina pour en faire une Lionne, sans avoir à cacher son passé pour une fois. C’est osé et vraiment dangereux pour le coup, mais l’idée plaît à Joe qui est prête à le risquer si Kaitlyn donne son accord. La mission ? Ce n’est pas de faire tomber le cartel, mais bien d’identifier la menace qui plane sur les US et qui a autorisé le kidnapping de la membre du Congrès. Grosso modo, c’est simple : Joe et Kaitlyn soupçonnent une ingérence chinoise et veulent trouver l’agent secret chinois qui serait derrière tout ça pour le tuer. Et tant pis si ça provoque la troisième guerre mondiale en année électorale, hein.

Kaitlyn ne s’oppose en tout cas pas à l’utilisation de la nièce comme Lionne, mais ça suppose toute de même d’avoir des autorisations au-dessus également. C’est le boss de Kaitlyn qui s’en occupe en négociant auprès de Morgan Freeman. Deux épisodes de suite ? Oula, on va finir par s’habituer à sa présence et croire qu’il fait vraiment partie du casting principal de la série, attention. Bon, Kaitlyn et Byron, son bossn font une bonne présentation en tout cas : ils veulent que Joséphina agisse comme une Lionne même si elle ne l’est pas, parce qu’elle a les accès et les compétences parfaits pour accomplir à bien cette mission.

Certes, elle risque sa carrière militaire, qu’elle va devoir perdre pour mener à bien la couverture, mais bon, elle a 822 meurtres à son actif, aime l’action et est une pilote – dont les cartels ont besoin. La scène traine un peu en longueur par rapport à d’habitude, mais pour une fois, c’est de la géopolitique assez claire : le haut commandement doit se mettre d’accord sur le choix de cette Lionne peu conventionnel. Il y a de vrais risques géopolitiques si jamais elle devait être découverte, notamment parce que la Chine pourrait voir ça comme un acte de guerre. Et pourtant, Morgan Freeman finit par donner son accord. C’est une année électorale et c’est très bien de prendre des risques qui pourraient permettre de sortir glorieux.

Irak

Ensuite, il faut aller la chercher, et en Irak en plus. C’est à Joe et son équipe de s’en charger, bien sûr. Bobby se plaignait de la base pourrie dans laquelle ils étaient qui lui rappelait l’Irak, elle est servie et a le droit d’y retourner. Sur place, l’équipe intervient donc pour retrouver Josephina. Malheureusement, leur convoi se porte bien mal très vite : ils roulent sur une mine qui explose aussitôt sur leur passage. Oups.

Très vite, ils se retrouvent sous feu ennemi. Ah ben super, heureusement que Joe a promis à sa fille de faire attention, hein. En vrai, il y en a pour des mois de psychothérapie après ça… Ceci étant dit, la scène d’action qui s’ensuit est plutôt jolie. Certains effets spéciaux, notamment dans les explosions avec l’intervention de l’hélicoptère, dépassent le budget de la série et paraissent un peu plus fausses que d’habitude, mais autrement, wow. Pour une série, on sent qu’il y a de la thune et un investissement assez grandiose.

Bon, finalement, Joe et son équipe parviennent à survivre, mais Joe résume assez bien les choses tout de même : what the fuck ? Il y a quelques morts du côté américains et des blessés, mais au moins quand ils arrivent à la base, ils ont l’excuse parfaite pour faire virer Joséphina de l’armée. En effet, la capitaine est celle qui pilotait l’hélicoptère venant à leur secours et elle sort de son véhicule bien remontée après Joe.

Elle s’en prend verbalement à elle, puis en vient aux mains. C’est particulièrement intéressant à voir, parce que ça permet à Joe de rappeler à toute la base que c’est elle la plus haut gradée de la base à présent. J’aime la manière dont les choses sont fluides et dont la rencontre avec Joséphina est immédiatement problématique. Les deux femmes sont en conflit, mais Joséphina apprend bien vite qu’elle s’est mise dans la merde.

Elle est évidemment convoquée par Joe et celle-ci est excellente à pousser Joséphina dans ses retranchements : si elle affirme ne pas avoir d’oncle et ne pas parler espagnol, elle est mise à mal quand Joe l’interroge sur le financement de la maison de ses parents, beaucoup trop chère pour les revenus qu’ils ont. L’épisode se termine donc sur une scène assez bluffante et à couper le souffle. D’accord, nous ne sommes pas au niveau de l’épisode 2 de la saison 1, mais la violence psychologique que subit Joséphina dans cette scène est terrible. En lui assénant un milliard de fois la même question – aimes-tu ton pays ? – Joe force Joséphina à dire que oui. Oh, c’est le cas, mais là, il y a un sous-entendu bien différent : Joe veut l’entendre dire oui pour la forcer à devenir une Lionne.

Le problème, c’est que Joséphina connaît le programme et n’a pas du tout envie de le rejoindre. Elle n’est pas une assassin, elle tue sur le terrain, pas en regardant dans les yeux ses victimes. Elle a peur de rejoindre les Lionnes car personne n’en est jamais sorti à sa connaissance… Et mon dieu, c’est terrible à quel point Joe est douée dans son job. J’ai beau aimer le personnage, sa manière de gérer ses « atouts » est terriblement inhumaine et me pousse vraiment à la détester. Bref, la série réussit encore à bien faire le taf, et ça promet une saison 2 aussi intéressante que la première. J’aime déjà Joséphina.

> News | Saisons critiquées sur le blog | À ne pas manquer

N'hésitez pas à partager votre avis avec moi

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.