Peur sur le Parc : oui, le Parc Astérix nous plonge vraiment dans l’ambiance d’Halloween !

Salut les sériephiles,

Ceux qui me suivent depuis un moment savent que je passe une bonne partie de ma vie à Disneyland, mais cela faisait un bon moment que je n’avais pas remis les pieds au Parc Astérix et que ça me tentait d’y aller, d’autant que j’avais très envie de découvrir Peur sur le Parc, sa saison consacrée à Halloween. Vous connaissez probablement aussi mon amour d’Halloween, donc ça ne surprendra personne.

Si à la base, je pensais faire seulement la nocturne là-bas, le programme a été un peu différent, puisque j’ai finalement eu la chance de pouvoir y aller sur une journée complète. Bon, je n’ai pas pu faire toute la nocturne, parce que le parc est toujours aussi coupé du monde et pas accessible en transport en commun (je ne comprends pas ce calcul et ce statu quo !), mais j’ai quand même pu profiter du parc de 9h30 à 23h. De quoi profiter des attractions classiques avant de basculer dans l’ambiance horrifique de la nocturne. Quasiment quatorze heures sur place, donc. Vous vous dites que c’est largement suffisant ? Figurez-vous qu’on aurait aimé rester davantage !

Je préfère vous prévenir tout de suite : je suis reparti ravi de cette visite, avec plus de 20 000 pas au compteur, quelques frayeurs et de très beaux souvenirs. Je ne me contente pas de parler uniquement d’Halloween, du coup.

Une journée à courir partout ? Yes.

Ce qui m’a particulièrement plu, c’est qu’on a réussi à enchaîner énormément de choses, entre attractions, spectacles et expériences d’Halloween. On ne s’est pratiquement jamais arrêtés et, contrairement à certaines journées dans les parcs où l’on passe davantage de temps à patienter qu’à s’amuser, j’ai vraiment eu l’impression de profiter de chaque instant. Bien sûr qu’il y avait des files d’attente, hein, mais bon, c’est le principe d’un parc d’attraction. En revanche, vraiment, je ne sais pas si on a eu de la chance ou pas, mais on a pu enchaîner vraiment non stop et sans aucun couac : pas de panne, des spectacles qui s’enchaînent, franchement, on a mangé à presque 17h tellement on était pris dans un tourbillon d’activités. Et c’était top.

Bien sûr, pour moi, le parc Astérix vaut surtout le détour pour ses attractions aquatiques. En octobre ? C’est un concept, on va dire ! Entre Romus et Rapidus, la Descente du Nil, Menhir Express et le Grand Splatch, on s’est franchement éclatés – c’était super drôle, surtout Romus et Rapidus où on n’avait pas eu le temps de se préparer à ce qui allait nous arriver (en fait, il n’y avait pas de file d’attente, logique, à 9h45 un samedi matin d’octobre, hein). Alors, certes, on a fini trempé, accessoirement, mais quel fou rire de se faire submerger progressivement comme ça !

Heureusement, pour trois euros, le parc vous propose de vous installer dans un sèche-cheveux géant – un séchoir qui vous souffle de l’air chaud avec tout le monde pour vous observer pendant que vous essayez de vous chauffer les fesses trempées, là. Faut assumer, on va dire. Il faut quand même reconnaître que payer pour se faire sécher après avoir payé pour se faire mouiller, c’est un concept assez formidable. Le capitalix.

Du côté des attractions, je n’ai pas fait que de l’aquatique, évidemment. Après avoir enchaîné toutes les attractions d’eau et s’être séchés, on s’est dirigé vers d’autres valeurs sûres. J’ai par exemple passé un excellent moment devant Attention Menhir !, le dessin animé en 4D. C’est drôle, très sympathique et les effets participent vraiment à l’expérience. Une excellente surprise ! En plus basique, SOS Tournevis apporte ce qu’il faut de petites sensations – je ne suis pas fan de sensations fortes et les attentes étaient interminables pour les vrais rollercoasters, alors on s’adapte.

Côté spectacles, j’avais surtout très envie de découvrir C’est du délire !, dont j’avais entendu beaucoup de bien. Sans surprise, c’est l’un de mes coups de cœur de la journée. C’est drôle, rythmé, inventif, bref, tout ce que j’aime retrouver dans un spectacle de parc d’attractions. En revanche, j’ai été moins convaincu par Gladiator Illusions, un tout nouveau spectacle pour la saison, avec comme concept de mélanger magie et gladiateurs. Il y a de belles choses, mais l’histoire m’a laissé perplexe (je n’ai rien compris, on ne va pas se mentir) et la conclusion tombe un peu à plat. C’est un euphémisme : dans l’arène, personne n’a applaudi car personne n’a compris que c’était la fin. Les tours étaient prévisibles, sans grosse surprise, certains révélaient comment avaient eu lieu le tour précédent (littéralement) et… ouais, non, plouf. Dommage, parce qu’on sent pourtant toute la bonne volonté derrière, mais ça n’a pas pris ! Quitte à faire plouf, allez plutôt voir les plongeurs, c’est impressionnant comme spectacle.

Quelques déceptions quand même, donc…

Puisque j’en suis à être un peu critique, autant évacuer les petites déceptions. Côté restauration, je n’ai pas été particulièrement emballé. Nous avons mangé (tard) aux Fastes de Rome et le rapport qualité-prix ne m’a pas semblé extraordinaire, surtout que c’était franchement tiède. Quant à la pizza partagée en toute fin de soirée, nous avons eu un peu de mal à la digérer. Yep, ça nous a fait une nuit d’Halloween, vous me direz, c’est horrible. Bon, c’est la vie, mais je ne retournerai pas au Parc Astérix pour sa gastronomie (on notera que la pizza était vraiment excellente en goût, par contre !).

Le burger de Pompei est vraiment bon. Moins convaincu par le cookie très basique. Heureusement, le donut d’Halloween était un régal.

Même petite déception du côté des boutiques, où je n’ai pas trouvé grand-chose qui me fasse vraiment envie. J’ai tout de même acheté un stylo, qu’un élève s’est déjà empressé de me voler depuis. Super. Est-ce que je le reverrai après les vacances ? Probablement pas. J’ai aussi pris un magnet, pour le souvenir, et voilà, possiblement, il y a désormais un coussin Idéfix qui traine dans mon salon, mais je ne sais pas, j’espérais un peu plus.

En revanche, j’ai bien aimé le gobelet aux couleurs de Peur sur le Parc, proposé avec un système de consigne. C’est le genre de petit souvenir qui me plaît bien, et tant pis pour l’euro consigné (oups). C’est mieux que Disney sur ce point-là, je trouve.

Halloween transforme complètement le parc

Mais venons-en à ce qui avait motivé notre visite et peut-être votre clic sur mon article : Peur sur le Parc. Et là, franchement, quelle réussite ! Le parc est à la hauteur de sa réputation, cela fait quelques années qu’on entend beaucoup de bien de la saison Halloween – et j’avoue, je ne savais pas si Morgane en disait tant de bien par corporatisme parce qu’elle bosse là-bas ou si c’était vraiment bien. Et ben, c’est vraiment bien.

Déjà, les décorations sont superbes à l’entrée du parc et à plein d’endroits. Le parc se prête particulièrement bien à Halloween et les différents univers ont été très joliment travaillés. On prend plaisir à se promener, à regarder les installations et à découvrir les petits détails – y compris dans les parties pour les enfants, je trouve.

C’est une ambiance qui fonctionne aussi bien en journée qu’une fois la nuit tombée – et pour la nuit, ça fonctionne surtout bien quand on s’éloigne de la partie enfants pour aller vers l’ambiance plus adulte. D’ailleurs, clairement, la nocturne n’est pas faite pour les enfants. C’est logique, mais autant le préciser.

Outre les décorations, il faut noter qu’ils ne lésinent pas sur les moyens avec pas moins de quatre parcours hantés, qui sont également géniaux ! Nous avons pu découvrir l’Enfer de Pompéi en journée (le soir, c’est payant ; et même si j’ai adoré, je ne sais pas si ça vaut son prix supplémentaire franchement), le Tombeau des Dieux et les Catacombes, avec deux coups de cœur pour Pompéi et les Catacombes. J’ai adoré les ambiances, les décors et surtout les comédiens, qui sont vraiment excellents dans leurs rôles de monstres. Ils contribuent énormément à l’expérience et donnent franchement envie d’y retourner. C’est difficile de développer car je ne veux pas spoiler les différents univers proposés, mais disons qu’on joue avec différentes peurs et avec presque tous nos sens : la vue (il peut faire noir), l’ouïe (prévoyez les boules quiès, ça hurle), l’odorat (pas si sympathique) et le toucher (méfiez-vous des murs, du sol, du plafond, bref). Il ne manque que le goût, j’avoue, mais l’immersion est franchement réussie. Il faut parfois se pencher ou être capable d’avancer quasi-accroupi, il faut aussi se préparer à ressortir avec quelques petits coups – on ne maîtrise pas les gens avec qui on entre dans ces maisons hantées.

Même constat de grande réussite du côté des animations et de la parade (en fin de journée avant la nocturne), où les maquillages sont absolument incroyables. Il y a un vrai travail sur les personnages, leurs apparences et leurs attitudes. Ce n’est pas simplement quelques employés déguisés pour Halloween : on sent que tout est fait pour nous plonger dans l’événement. Et comme il y a des gens qui ont vraiment peur de pas grand-chose, ça hurle, ça met dans l’ambiance.

Pour parfaire tout ça, il y a en nocturne les spectacles spécifiques à Halloween. Mention spéciale au secteur du Sirius, où l’ambiance devient absolument géniale à la nuit tombée. Entre les animations, les danseurs et l’atmosphère sublimée par un DJ qui transforme complètement l’endroit, on a passé un super moment. C’est vivant, festif et suffisamment différent du reste du parc pour donner l’impression de découvrir un autre univers – une boîte de nuit à ciel ouvert sans les problèmes des boîtes de nuit finalement (c’est-à-dire qu’on s’y entend, qu’il n’y avait pas de gens bourrés et que tout le monde semblait rester avec son groupe sans chercher à importuner les autres parce que personne n’était là pour draguer, quoi).

J’ai aussi beaucoup apprécié la Forêt sans retour, le quatrième parcours qui n’est accessible qu’à la nuit tombée – et pour cause : on se promène dans les bois, c’est à ciel ouvert et ce ne serait pas très flippant si on voyait où on mettait les pieds. Ce n’est pas la partie hantée la plus impressionnante, mais cette petite promenade en forêt fait parfaitement son travail, surtout lorsqu’il fait nuit. J’ai vraiment aimé l’ambiance, les jeux de lumière, le zèle des acteurs… Par contre, là, il faut vraiment prévoir beaucoup de temps car l’attente est interminable pour un parcours d’une dizaine de minutes (le plus long des quatre, qui tournent plutôt autour de cinq-sept minutes).

Une nocturne géniale, mais pas toujours simple !

Petit conseil si vous hésitez sur une journée et une nocturne : enchaîner les deux est une excellente idée. Bon, il faut en avoir les moyens, bien sûr, mais vous allez voir qu’il y a plusieurs arguments pour cela (et surtout, le prix est à peu près celui d’une journée complète sur les deux parcs à Disney, par exemple, donc ce n’est pas si déconnant).

Le premier vrai bon plan d’avoir les deux billets ? Le parc ferme à 18 h pour les visiteurs classiques, tandis que la nocturne commence à 19 h. Si vous possédez les deux billets, vous pouvez toutefois rester à l’intérieur du parc grâce à votre bracelet (qu’il faut récupérer à l’accueil à partir de 14h/14h30). Et ça, c’est très pratique ! Pendant cette transition, une bonne partie du parc se vide. Résultat, nous avons pu faire l’attraction la Trace du Hourra avec à peine dix minutes d’attente, et nous aurions même pu enchaîner un deuxième tour sans patienter du tout si nous l’avions voulu (on a préféré enchaîner d’autres attractions, notamment les Espions de César, parce que ça ferme à la nuit tombée). Attention toutefois, certaines attractions ferment temporairement entre 18h et 19h, comme le Bazar du Souk (finalement pas un détour obligatoire, c’est sympa sans plus me concernant, bien que ça reste totalement dans l’univers d’Halloween), mais cela reste un vrai bon plan et ça a été mon moment préféré de la journée de pouvoir se promener dans un parc quasi désert (le village d’Asterix vide, c’est chouette… mais c’est vrai que du coup, c’est sans les personnages).

À 19 h, en revanche, l’ambiance change radicalement ! Le public arrive en masse, et certaines zones deviennent franchement bondées. J’en ai discuté après coup avec Morgane, que vous connaissez si vous écoutez le Podcast et que je n’ai pas pu croiser précisément à cause de ce qui suit : les visiteurs se concentrent énormément aux mêmes endroits, tandis que d’autres secteurs restent presque déserts… Mais forcément, les visiteurs sont dans les zones où vous aurez envie d’être également si vous venez pour Halloween. Du coup, faire en journée les parcours hantés, c’est quand même bien pratique pour gagner du temps… Le soir, c’est tellement bondé que ça peut devenir compliqué de se déplacer ou se croiser (pas de Morgane donc, snif).

Un parcours qui porte bien son nom, puisque l’enfer, c’est les autres :

Cette foule crée de plus quelques désagréments non négligeables et à prendre en compte si vous ne faites que la nocturne. Le public adolescent peut être particulièrement bruyant (c’est vrai aussi en journée, mais ça s’accentue le soir), ça crie beaucoup et il arrive même qu’on se fasse bousculer sans raison – parce qu’ils courent d’un endroit à l’autre (probablement pour gagner deux minutes de file d’attente ?), parce qu’ils ont peur et vous bousculent sur les employés du parc là pour les terroriser, parce que vous êtes un bouclier humain efficace apparemment. Pas toujours agréable, notamment dans les parcours hantés. Il y a un groupe d’ados qui a passé cinq minutes à tirer et/ou pousser sur mon sac, pour avoir un bouclier mais aussi parce que je n’allais pas assez vite à leur goût (alors que juste ben y avait quelqu’un devant et que je n’avais pas envie de sprinter pour pouvoir profiter en fait) ! C’est à savoir avant de s’y embarquer. Honnêtement, ça participe à l’ambiance d’Halloween et il n’y a rien que le parc puisse faire pour éviter ça. Comme on dit : c’est le jeu, ma pauvre Lucette ! On sait à quoi s’attendre, on a payé pour être dans une ambiance d’Halloween, et on l’a, avec ses quelques inconvénients.

Trois spectacles et une animation qui tournent sur la même scène pendant une heure (sans se superposer sur l’appli), bien sûr que ça bouchonne.

Ceci étant, il y avait également quelques problèmes d’organisation quand nous y sommes allés, mais c’était la toute première nocturne de la saison (le 10 octobre), alors ça s’est peut-être amélioré depuis. Nous avons parfois eu du mal à comprendre où nous devions nous rendre ou à quel endroit attendre pour certaines expériences. Quand il y a autant de monde, des indications plus claires ne seraient pas du luxe… mais ce n’est pas toujours possible non plus. Je veux dire, quand il y a un embouteillage, il y a un embouteillage, quoi.

Reste que la nocturne est une vraie réussite. Nous avons notamment assisté à un superbe spectacle avec une pyrotechnie impressionnante et des clowns franchement flippants. Visuellement, c’était magnifique et ça concluait parfaitement notre découverte des animations d’Halloween – contrairement au mapping un peu moins convaincant pour Halloween, mais joli tout de même.

Quatorze heures, et toujours pas assez !

Le véritable gros point noir de cette journée, finalement, concerne non pas le parc directement, mais bien les transports en commun. La nocturne se termine à 2 h du matin, mais encore faut-il pouvoir rentrer chez soi ! Le parc propose bien une navette, sauf qu’à cette heure-là, les trains à l’aéroport où elle nous dépose ne permettent plus de rentrer. On aurait dû prévoir de partir en vacances en avion, vous me direz. C’est franchement dommage, surtout pour un événement qui attire autant de visiteurs. Quand on ne vient pas en voiture, profiter de l’intégralité de la nocturne devient très compliqué. Et le parking en lui-même est plein de défauts, aussi.

Le matin, c’est le problème inverse : le parc ouvre à 9h, mais dès 7h30, il y a déjà plein de monde pour attendre les premières navettes. Par conséquent, on perd du temps à attendre des bus. Il y en a un toutes les 15 minutes en heure de pointe, et ce n’est pas assez pour absorber tous les visiteurs présents. C’est frustrant d’avoir cette première file d’attente et d’avoir une navette absolument pas thématisée (et surchauffée, en plus). C’était déjà mon principal reproche il y a près de 15 ans quand j’y avais mis les pieds pour la dernière fois : ce n’est pas fluide et pas tellement optimisé. Encore, quand il s’agit de se rendre sur le parc, ça se comprend. En revanche, la navette du retour qui vous dépose, après 20 minutes d’attente au parc, juste au moment où le RER B part, je ne comprends pas. C’était pareil il y a 15 ans. Les chauffeurs respectent une grille horaire qui n’est pas calée avec celles des RER (on parle ensuite d’une attente de 30 minutes entre les RER, hein). Je comprends bien les multiples contraintes qui doivent être prises en compte, mais apparemment, l’expérience utilisateurs n’est pas la priorité.

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Autrement, nous avons donc quitté le parc vers 23 h, avec un petit regret : celui de ne pas avoir pu profiter de trois heures supplémentaires. Et croyez-moi, même après quatorze heures sur place, nous avions encore envie d’en voir davantage ! C’est d’ailleurs ce que je retiens surtout de cette visite. Nous avons pu faire une quantité impressionnante d’attractions, découvrir de très bons spectacles, profiter des maisons hantées et de cette atmosphère Halloween que j’aime tant. Malgré les quelques défauts évoqués ici, nous ne nous sommes pratiquement jamais ennuyés.

Je suis reparti fatigué, les jambes bien sollicitées, mais vraiment heureux d’avoir redécouvert le Parc Astérix. Peur sur le Parc est une excellente raison d’y retourner, et je comprends maintenant pourquoi l’événement rencontre autant de succès. Bref, à l’année prochaine, très probablement ! Et en attendant, sachez que la saison d’Halloween continue jusqu’au 8 novembre. Il reste quelques places, mais ça part vite !