Grey’s Anatomy – S23E02 – Slippin’ and Slidin’ – 14/20

Comme je le pressentais à la fin de l’épisode précédent, la routine s’installe déjà à nouveau. On met de côté certaines intrigues, on avance vite sur d’autres et le tout donne un épisode on ne peut plus classique qui rétablit rapidement le statu quo de l’année passée. Croyez-le ou non, ça ne me dérange pas plus que ça, on sait ce qu’on vient regarder avec cette série et c’est exactement ce qu’on nous sert. Il suffit d’être patient en attendant que ça reparte en montagne russe – ça repart toujours, de toute manière.

Spoilers

Meredith négocie un traitement VIP pour son nouveau patient, Simone fait face à un dilemme.


You don’t know who.

L’épisode 2 est déjà disponible, alors pourquoi me priver de le voir ? La voix-off de Meredith est merveilleusement montée au début de cet épisode : elle y parle de l’éducation de ses parents qui se résument à « Parce que je l’ai dit » sur des images de Bailey qui reprend le chemin de ses études. Bailey, surnommée Nazie en saison 1. Elle aussi, c’était « Parce que je l’ai dit » et parce que je te fais peur, sa méthode pour éduquer les internes. Elle a beaucoup changé en vingt ans, cela dit.

Peut-on faire plus cliché que son look jean et petit carnet en main ? Elle accepte de voir Kwan sur sa pause déj pour le coacher un peu : il ne trouve pas d’autres programmes pour continuer son programme de résident et doit se résoudre à abandonner la chirurgie. C’est quelque chose que Bailey ne juge pas acceptable, probablement parce qu’elle continue de se sentir coupable de ce qui est arrivé – elle a pu garder son poste, elle.

En arrière-plan, on voit plein d’étudiants mettre en place de quoi faire une ventriglisse. Il faut à peu près trente secondes pour que ça vire à l’accident idiot. L’avantage, c’est que le patient est déjà en caleçon, on va dire. L’intrigue n’est pas dingue, mais c’est amusant de voir Bailey être de nouveau étudiante et avoir déjà pour patient un de ses camarades de classe qui se retrouve avec son propre fémur dans le rectum.

Au passage, Kwan croise la route de Seth Norton. Ce dernier veut embaucher Bailey sur l’étage VIP, alors il demande à Kwan de l’aide. Ce dernier n’a pas conscience qu’il parle au chef et se retrouve à parler de ses choix de carrière avec lui. Avec un peu de chance, ça peut ouvrir une nouvelle voie pour lui. Ou juste rouvrir la même.

Tiens, et sinon, rien à voir du tout, mais Kwan… L’acteur a pris un coup de vieux pendant l’été, non ? Je ne sais pas, ça m’a perturbé une ou deux fois dans l’épisode. C’est peut-être parce que j’ai revu plein de performances de Glee dernièrement avec l’annonce du reboot, mais vraiment, je trouve qu’il fait enfin son âge. Voilà, c’était la remarque débile qui ne sert à rien, mais c’est l’avantage de ces critiques interminables de pouvoir en faire, non ?

Simone découvre à peine qu’elle est enceinte qu’elle en est déjà à enchaîner les nausées matinales. Les scénaristes n’abusent pas du tout… Cela permet à Kwan de découvrir qu’elle est enceinte et qu’elle ne sait pas qui est le père. C’est rapide comme raccourci, mais pourquoi pas. Après, de tels raccourcis, si vite… Heureusement qu’il est médecin, hein, y a pas du tout 150 autres possibilités pour une jeune trentenaire de vomir trois fois le même matin.

Simone se retrouve à hésiter à garder le bébé et s’en confie à Kwan. C’est cool de les voir si pote, mais ça fait surtout avancer l’intrigue à toute vitesse : ils en parlent à l’hôpital et hop, Bryant est rapidement au courant de la bonne nouvelle de Simone. Bon, il prend mal de ne pas être le premier au courant, cependant.

Pour se défendre, Simone lui apprend rapidement qu’il n’est peut-être pas le père. C’est tout de même un miracle pour elle d’être enceinte alors il est logique qu’elle hésite à le garder, mais lui, il n’est pas prêt à être père, surtout qu’il ne connaît pas vraiment Simone. En fin d’épisode, il revient tout de même la voir pour s’excuser de ne pas avoir eu la bonne réaction quand il l’a appris : il a parlé de ses propres sentiments sans s’inquiéter d’elle. Pourtant, leur relation naissante est importante pour lui.

Elle finit par lui avouer qu’elle n’est pas prête à être mère : elle veut être sûre de désirer à 100% l’enfant car c’est ce qu’un enfant mérite, mais elle veut être chirurgienne, pas maman, à ce stade de sa vie. Sacrée décision et sacré dilemme pour le couple. C’est chouette de les voir résister à ça, cependant. Il n’empêche que Lucas n’est pas encore au courant, donc le bordel n’est pas fini.

Autrement, Jo a démissionné, mais ce qui inquiète Lincoln en début d’épisode est de savoir si Jo est capable de coudre le déguisement de leur gamin ? Pardon mais on ne va pas parler du tout de sa démission ? on doit se contenter de la voir rester en pyjama toute la journée sans que ça ne dérange personne quand à côté on a Bailey qui aide Kwan et lui interdit de se contenter de la médecine générale quand il peut rester chirurgien ailleurs ? Je suis agacé.

Amelia et Toni sont réconciliées au point qu’Amelia présente Scout à sa nouvelle copine, avec qui elle vit. C’est du rapide. Les deux se retrouvent chez Jo pour récupérer Sout, et voilà Toni qui vient en aide à Jo pour ses problèmes de machine à coudre. Toni a beau être experte, Jo est débordée par ses nouvelles obligations de maman à la maison. J’aime bien l’idée, j’aime les scènes que ça apporte où Amelia et Toni la réconfortent en parlant aussi des erreurs qu’elles font comme mamans… mais purée, en quoi transforment-ils Jo ? J’aime qu’elle change en devenant maman, ça se tient, mais tout de même, elle était accro à la chirurgie et personne ne remet en question son choix ou ne l’aide dans son trauma non réglé ?

J’ai peur que l’actrice ne finisse par quitter la série s’ils continuent de maltraiter le personnage comme ça. En fin d’épisode, son problème est réglé parce qu’elle a assez de thunes pour embaucher une couturière (je ne sais pas, j’ai trouvé que c’était abusé) et elle ignore toujours tout du problème de Lincoln, passé sous silence. Du coup, j’ai l’impression qu’il lui ment et je le déteste chaque épisode un peu plus.

À l’hôpital, Meredith est de retour dans le bureau de Richard pour mieux être prise en embuscade par Seth Norton. C’est terrible, j’ai beau regarder la tronche de l’acteur, il ne me rappelle rien alors qu’apparemment, je l’ai déjà vu dans The Crazy Ones. Le temps passe, merci à Tequi de me le rappeler. En attendant, donc, Seth veut que Mer revienne plus souvent au Grey Sloan en tant que chirurgienne VIP du nouvel étage, parce que les riches veulent des chirurgiens réputés. C’est plutôt logique.

Si Meredith refuse par principe, Richard la connaît bien : il lui propose de pouvoir upgrader quelques-uns de ses patients pas VIP dans l’aile VIP, pro-bono. C’est une bonne chose : ça lui permet de traiter Charlie, son patient du premier épisode, comme la star qu’il n’est pas. Il agit comme une star, par contre, à avoir de vrais caprices toutes les trente secondes. Je crois qu’on est censé avoir de la peine pour son passé compliqué, mais je le trouve plutôt chiant comme personnage pour le moment.

Au moins, son cas permet de développer d’autres petites choses à côté. Ainsi, Lucas découvre ce qu’est un râteau quand il essaie encore de coucher avec son interne préférée (Spencer) et qu’elle a la bonne idée de lui dire non. Par chance pour lui, il bosse avec elle pour le reste de l’épisode, dans l’aile VIP, sur le cas de Charlie.

Le truc, c’est que Spencer est clairement poussée à bout par une autre patiente VIP dont on ne sait pas grand-chose de l’épisode, à part qu’elle envoie plein de SMS à l’interne. Si l’idée d’une aile VIP se tient, on voit bien que ça pose évidemment problème, surtout que franchement, faire bosser les médecins à la fois sur des VIP et non-VIP, ça ne peut pas marcher.

Richard commence à s’en rendre compte aussi et en parler à Mer en fin d’épisode quand il constate que Seth posera peut-être problème sur du plus long terme. Il n’a pas idée à quel point : Bailey passe dans son dos pour convaincre Seth de réembaucher Kwan. Vraiment, en deux épisodes, tous les cliffhangers de la saison précédente sont réglés ? Pire que ça : ils sont effacés et c’est comme s’ils n’avaient jamais eu lieu. Bon, il reste les cas de Jo et Lincoln, mais comme je n’aime pas trop ce que ça donne…

Il me reste à évoquer Lucas et Spencer, en tout cas : en fin d’épisode, il parvient à se réconcilier avec elle en lui affirmant qu’il est intéressé pour que leur relation soit davantage que ce qu’elle était jusque-là. Fini le plan cul, c’est parti pour la naissance d’un vrai couple qui implosera à nouveau à cause de Simone. Je suis un peu blasé.

Comme prévu, Ndugu reprend le rôle de chef des résidents. C’est clairement une catastrophe annoncée, même s’ils se convainquent que ce n’est pas un problème avec Jules. Il aura fallu deux épisodes pour que Ben me soule à nouveau, en tout cas : il les surprend pendant qu’ils parlent et prétend rester neutre dans l’histoire alors qu’il ne l’est pas.

Le trio se retrouve sur le même cas, avec Bryant : une femme que Ndugu ne sait pas comment aider et qui ne peut plus manger. Par chance, Jules trouve une nouvelle idée en faisant quelques recherches médicales. Ben est bien forcé de constater que leur duo fonctionne très bien, mais j’ai trouvé insupportable tous les plans qu’il y avait dans l’épisode sur lui quand il était témoin de leur romance.

Sans la moindre surprise, Ben est incapable de rester neutre et fait comprendre à Ndugu, en cours de route, qu’il est visible qu’il préfère Jules – son favoritisme n’est pas une bonne chose et n’est pas discret. Cela mène Ndugu à se montrer plus dur avec Jules une fois qu’ils opèrent ensemble. C’est une scène plutôt cool, mais par contre, Jules ne le prend pas si bien.

Elle s’en plaint ensuite à Simone et Kwan, tandis que Ndugu, lui, pète un câble pendant l’opération. En effet, la technique qu’ils essayaient ne fonctionne pas et la patiente se retrouve avec une vie encore plus difficile – un trou pour évacuer la salive sans pouvoir manger, à nouveau – qu’avant. C’est triste. Quant à la relation Ndugu/Jules, elle atteint une impasse quand il lui fait remarquer qu’elle ne devrait pas être assez importante pour pouvoir contester ses ordres au bloc opératoire. C’est gratuit, mais pas entièrement faux. L’impasse fait qu’ils se rendent compte que leur couple ne peut pas franchement fonctionner.

En même temps, bosser ensemble, c’est déjà galère ; mais là, il est son supérieur direct. Evidemment que ça ne le fait pas ! C’est complètement con.

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