Evil – S04E07 – How to Bandage A Wound – 19/20

Je ne sais pas comment cette saison parvient à partir autant dans tous les sens tout en continuant de donner l’impression que tout est sous contrôle, parfaitement maîtrisé et suit une logique qui se dévoile peu à peu. Certaines réponses sont proposées au détour d’une réplique, d’autres questions surgissent encore, mais en vrai, c’est parfaitement fichu pour donner envie de revenir chaque semaine.

Spoilers

Sheryl souhaite se venger de Leland tandis que Kristen n’arrive pas à décrocher du boulot, puisque le boulot se présente une fois de plus à sa porte.

I had one rule : don’t ever touch my granddaughters. And if you did, I would cut off your dick.

Leland

On est immédiatement remis dans l’ambiance avec ce début d’épisode. Si avec la semaine passée, j’avais un peu oublié le cliffhanger, cette porte de l’appartement de Leland qui s’ouvre avec un plan du couteau de Sheryl pour l’attendre, c’était tout ce qu’il fallait pour me remettre les idées en place. Sheryl venait se venger de Leland, et elle le fait en lui rappelant sa promesse : s’il touche à ses petites-filles, elle lui coupe la bite.

Maintenant qu’il a tenté de tuer Laura et qu’elle en a la preuve, elle a de quoi être bien énervée et compte bien tenir sa promesse. La confrontation est d’abord lente, cependant : plutôt que de profiter de l’effet de surprise, Sheryl interroge Leland et lui laisse bien malgré elle le temps de s’armer lui aussi. Cela ne dit rien qui vaille.

La destruction mutuelle est toutefois assurée et ça ne manque pas de nous proposer une excellente scène. On découvre donc que Sheryl faisait tout cela pour continuer de rester jeune. Comment ça, elle fait 20 ans plus jeune que son âge ? Comment ça, Kristen ne s’est rendue compte de rien ? C’est hautement improbable, mais ça nous donne au moins la motivation que Sheryl avait pour bosser avec Leland. Je suis loin d’être ravi qu’une raison si superficielle soit suffisante pour elle, mais en même temps, c’est raccord avec un personnage qui aime les apparences.

Et c’est donc top de voir que Sheryl a un coup d’avance sur Leland : elle a détruit le stock qui permet à celui-ci de rester jeune, tout en gardant assez de fioles pour elle. La bataille entre eux peut alors commencer, avec un petit coup de verre planté dans la poitrine de Sheryl et un couteau dans l’entrejambe de Leland. Dommage qu’elle vise si mal, on passe à ça d’une amputation douloureuse pour lui.

La douleur est là quand même : il promet que Sheryl ne survivra pas à cet affront, mais il la laisse s’enfuir. Elle peut se rendre chez Kristen en abandonnant derrière elle un Timothy qui hurle à la mort. Elle sait ce qu’elle fait : la torture peut reprendre pour Ben puisque Sheryl s’est arrangée pour supprimer les enregistrements de la voix de Kristen, la seule chose qui apaisait le bébé. Maligne. Et c’était si bon de voir Leland flipper !

Train hanté

L’épisode commence du côté de Kristen en nous rappelant qu’elle est maman. Nous sommes loin du cas de la semaine quand Laura commence à balancer ses sœurs sur les conneries qu’elles font. J’adore à quel point ça rappelle des dynamiques familiales plutôt banales entre sœurs : Lila triche en utilisant une intelligence artificielle pour ses devoirs ? Ce n’est pas grand-chose par rapport à ses sœurs. Chacune se refile la balle pour éviter de se faire engueuler, et c’est finalement la Sœur Andrea qui se fait engueuler quand Kristen découvre que sa fille n’a jamais été en couple.

J’adore comment Kristen débarque totalement remontée pour confronter Andrea et à quel point elle est géniale à refuser d’entrer. Ce sont des petits détails, mais ça montre qu’elle contrôle parfaitement la confrontation, l’air de rien. Cela dit, ce n’est pas aisé face à Sœur Andrea. Elle était préparée avec un accord signé de la main de Kristen, en théorie. En pratique, c’était juste Lynn qui imitait la copie signature de sa mère. Un truc d’ado, quoi. Trop forte. J’adore comment Ben essaie aussi ensuite de calmer Kristen.

Pourtant, elle n’en a pas besoin : elle a toujours toutes les bonnes solutions. Elle propose donc à Lynn de continuer de parler avec la sœur Andrea, mais seulement en présence de Kristen, histoire d’être certaine que sa fille raisonne correctement.

Le cas de la semaine ? Il est question d’un train hanté, et pas seulement parce que certains passagers se suicident de temps à autres la nuit sur les rails. Cela semble toutefois fasciner le chauffeur qui semble avoir pris l’habitude d’écrabouiller des suicidaires. C’est terrible pour lui, et ça explique sûrement pourquoi il se pense hanté : chaque fois qu’il conduit le même trajet, il revoit l’une de ses victimes, une jeune fille en robe blanche.

Bien sûr, il n’y a plus rien sur les rails quand il sort vérifier sous le train, mais ça n’empêche que ça l’empêche de faire son job correctement. Forcément, le trio se retrouve à pouvoir enquêter dessus, en théorie. Kristen est un peu occupée avec un problème maternel à régler. Quant à David et Ben, ils ne regardent pas sur les cinq secondes où il fallait regarder, ce qui fait qu’ils ne voient rien quand le conducteur se met à arrêter une fois de plus le train.

Et pourtant, j’ai cru voir une silhouette une demi-seconde, moi aussi. Ils sont forts dans cette série, tout de même. Ce n’est que le début en plus : en sortant du train, David pense apercevoir quelque chose un peu plus loin sur les rails. Si Ben ne voit rien, David se retrouve bel et bien en tête avec un démon qui décide de sauter par-dessus la balustrade du pont sur lequel ils sont.

Grand bien lui fait : cela permet à David et Ben de se rendre compte qu’ils sont juste au-dessus de la maison de Kristen. C’est putain de brillant. Cela fait un moment qu’on ne voit plus le train dans la série donc on avait oublié qu’il y avait la maison de Kristen là, en-dessous d’un pont avec des trains passant régulièrement.

Il n’en faut pas plus pour ramener Kristen dans l’enquête, avec David et Ben qui découvrent des traces étranges, comme des griffes, sur le pilier du pont. Assez logiquement, ils envisagent alors de lancer une investigation sur la maison de Kristen aussi, même si ce n’est pas ce qu’elle souhaite. Bien sûr, de l’intérieur de la maison, les filles observent le trio travailler et se retrouvent à décider d’utiliser une application pour savoir si leur maison est bien infestée. Avec tout ce qu’il se passe dedans, ça me paraît inutile d’utiliser une application en vrai. Et pourtant, elles font confiance à cette application.

Elles découvrent ainsi un fantôme dans la maison, et la silhouette affirme vouloir leur faire du mal. Ni une, ni deux, elles demandent à Kristen de faire exorciser leur maison – et on note que la voisine de Kristen a déménagé depuis la dernière fois, aussi. Heureusement, Kristen est super rationnelle sur tout ça : elle explique donc à ses filles le fonctionnement des applications et la raison pour laquelle elle accepte d’être complice d’exorcismes. Pour elle, les exorcismes permettent à certaines personnes de se calmer – de la même manière que les démons vus par Andrea sont juste des émotions qu’elle rend un peu plus réelles.

Exorcisme

L’exorcisme de la maison peut donc commencer, avec David et Andrea qui purifient la maison pour rassurer les filles – et Lynn bien contente de pouvoir assister Andrea. C’est d’autant plus effrayant qu’Andrea trouve bien sûr de quoi exorciser la maison, laissant Kristen se demander si elle fait le bon choix de laisser Lynn voir tout ça. Franchement, il y a de quoi se poser la question… Mais pourtant, elle la laisse suivre David et Andrea un peu partout dans la maison, jusqu’à la cave.

Voilà donc le moment où l’on va en savoir plus sur l’énorme trou qu’il y a dans la cave. C’est tout bonnement incroyable que personne ne prenne le temps d’explorer ce qui est clairement un tunnel. Bordel, cette maison est tellement merdique ! Comment tu peux accepter de vivre avec tes quatre gosses dans une maison avec un trou énorme ?

J’adore l’idée, cependant : Kristen explique que ça devait être bouchée, mais bon, elle faisait appel à un artisan quoi. Et les artisans, bon, voilà ce que ça donne. N’empêche, c’est intéressant : Andrea découvre un véritable tunnel qui mène tout droit en Enfer, peut-être. Elle voit bien plus que Kristen, qui assure qu’il n’y a qu’un mètre ou deux dans ce tunnel.

Dur de ne pas croire Andrea tout de même : dans le tunnel, elle se retrouve avec un poignet totalement brûlé, parce qu’un démon a décidé de la faire souffrir. En effet, l’eau bénite et les crucifix ne servent à rien dans ce tunnel : ce sont les démons qui peuvent brûler les humains par un simple contact. Pauvre Andrea. Elle souffre, mais ça lui permet de donner des ordres à Kristen ensuite.

La réplique de Kristen qui est déprimée de se sentir comme à l’école catholique m’a fait mourir de rire. Cette série est si bien écrite. Andrea ordonne donc de boucher le trou au plus vite, et c’est donc Ben qui s’en charge, à 2h du matin, le pauvre. L’attente de la construction du mur permet tout de même à Andrea et Kristen de parler et se réconcilier – même si elles n’étaient pas tout à fait en froid non plus.

Le tunnel servant de porte de l’Enfer est bouché, permettant au cas de la semaine d’être réglé bien vite : le chauffeur de train parvient de nouveau à conduire le train, donc tout est bien qui finit bien. Enfin, à peu près. C’est oublier qu’on est devant Evil, non ? Et dans cette série, il y a Lexis que l’on ne voit plus depuis trop longtemps. Pendant la nuit, elle décide donc de se lever avec sa tablette, probablement pour chasser du démon.

Difficile de ne pas avoir peur pour elle quand on la voit enfiler un manteau et sortir de la maison. Pourquoi le jardin, au juste ? Je n’aime pas ce jardin… et je n’aime pas le clffihanger qui voit Lexis hurler en même temps que le passage du train quand elle découvre que tout le jardin est peuplé d’entités. J’espère qu’il ne lui arrivera rien… J’ai du mal à imaginer la série nous priver d’une des gamines, cependant.

Sheryl

Bien sûr, au milieu de tout le reste, Kristen apprend aussi l’accident de sa mère – le problème maternel à régler. Même si elle est en froid avec elle, elle se précipite évidemment à l’hôpital pour savoir ce qu’il se passe. Sa mère essaie bien sûr de l’avertir de faire attention, mais elle n’en a pas vraiment : quand elle découvre que Leland (quel abruti de se trahir comme ça) est derrière cette attaque, elle décide aussitôt de participer à la vendetta lancée par sa mère. Cela n’arrangera pas les affaires de Leland, mais tant pis pour lui.

Kristen décide donc d’aider sa mère autant qu’elle peut, tout en continuant de la détester et en n’ayant que faire des excuses que celle-ci tient absolument à lui présenter en permanence. C’est bien écrit tout ça, tout de même. Par contre, Sheryl qui promet de récupérer la confiance de sa fille ? Elle a de l’espoir, beaucoup d’espoir pour une méchante.

Ben

Ben aussi à des problèmes personnels à régler. En rentrant chez lui, il découvre que Renée a décidé de s’installer chez lui. Le truc, c’est qu’il ne se souvient absolument pas lui avoir proposé d’emménager ensemble, mais qu’elle lui assure que c’est le cas. Pas facile la vie de Ben. Il décide donc de parler à Karima du djinn qu’il voit régulièrement depuis quelques épisodes. C’est l’occasion d’apprendre que leur père a eu le même genre de problème, avec des migraines récurrentes, exactement comme Ben en a après avoir vu le démon.

Le truc, c’est que la théorie de Ben ne fonctionne que moyennement, surtout quand Karima révèle que les migraines étaient peut-être un alibi pour mieux tromper sa femme – parce qu’au décès de la mère de Ben et Karima, il a arrêté d’avoir des migraines. Comme par hasard, hein. Le monde de Ben s’effondre soudainement. Enfin, soudainement… C’est vite dit quand il fait un récap sur l’état catastrophique du monde et du mal qui le domine de plus en plus.

Je le trouve très lent à la détente par contre. Quand il rentre chez lui, il découvre que Renée attendait de lui qu’il achète des bougies parfumées, comme promis au téléphone. Bordel. Toute leur relation se construit autour d’attentes que Renée a de lui suite à des conversations téléphoniques. Je veux bien qu’on essaie de nous faire croire que Ben est en train de virer fou, ou d’avoir des trous de mémoire, ou je ne sais quelle maladie psychiatrique… Mais en vrai, l’intelligence artificielle ne permet-elle pas tout simplement d’expliquer ce qu’il se passe ?

En plus, franchement… c’est aller un peu loin en fin d’épisode de nous montrer une vidéo de Ben en train de chanter pour faire revenir Renée chez lui. Le deepfake est très, très réussi, avec même Ben habillé exactement comme ce jour-là, mais je ne serais pas surpris que ça finisse par être un simple tour joué par Leland, tout ça.

On verra bien au prochain épisode, je sais.

Evil – S04E06 – How to Dance in Three Easy Steps – 18/20

J’écris chaque semaine la même chose sur cette série, et je continue de le penser, tout simplement. Cela dit, plus la saison avance, moins je vois comment elle est supposée approcher de sa fin. J’ai juste envie que ça continue encore quelques années tellement c’est bien. Mais bon, il faut se faire une raison, je suppose. Bref, c’était un excellent épisode, une fois de plus.

Spoilers

Le trio enquête sur une danseuse.

It’s such an odd occupation… « My mom has an exorcism tonight ».

Je me suis gardé cet épisode pour éviter la gueule de bois électorale, et je ne le regrette pas, car elle aurait été très violente si je m’étais mis à boire ce soir, je pense… Pas de politique sur le blog, OK, mais tout de même, j’ai du mal à ne pas avoir honte d’une grande partie de mon pays – et je suis dans l’incompréhension la plus totale de ce qui mène à de tels choix. Bref, en soi, je suis déjà dans l’ambiance pour Evil, j’espère juste que l’épisode ne me plombera pas encore plus. Ils ont su le faire parfois, mais généralement, je kiffe trop l’épisode pour être complètement plombé.

Sigil

L’épisode de cette semaine commence directement avec le cas de la semaine. Le trio enquête sur le cas d’une prisonnière qui passe tout son temps, littéralement, à danser dans sa cellule, en ne s’arrêtant que lorsqu’elle s’effondre. Pendant deux mois. AH. Elle ne mange pas – on la nourrit de force – et elle est en prison parce qu’elle a été retrouvée en train de danser dans le sang de ses enfants.

Vraiment, c’est déjà un cas super chouette. La pauvre Kristen doit donc l’interroger pendant qu’elle danse et qu’elle refuse de s’asseoir. Le but ? Savoir si elle a besoin d’un exorcisme ou non. Le truc, c’est qu’en deux questions, Kristen parvient à faire en sorte que Katherine, la prisonnière, s’arrête de danser. Bon, ça ne permet que de confirmer qu’elle est possédée : Katherine prend une voix démoniaque pour menacer Kristen et il est rapidement évident que le démon en elle est celui qui voulait tuer les enfants de Katherine.

Pour autant, Kristen a un diagnostic médical très précis, à base de schizophrénie bipolaire. Je veux bien, mais là quand même, elle fait peur la madame. Bon, allez, hop, l’exorcisme est approuvé, parce que c’est tout de même plus simple comme ça.

En parallèle de ce cas d’exorcisme, David est contacté une fois de plus par l’Entité. Son nouveau référent veut lui montrer une balle qu’il relie à une situation géopolitique en Ethiopie. Le but de David est d’aider l’Entité avec une nouvelle vision. Le problème, c’est que David analyse trop ce qu’il voit selon son référent (il faut que je retienne son nom, mais personne ne le redonne jamais).

La vision finit par revenir en force dans l’esprit de David alors qu’il est en plein milieu de l’exorcisme de Katherine. Il se retrouve ainsi projeté dans le corps d’un éthiopien (et inversement ?). David chante en tout cas une petite chanson à Kristen – et Katherine fait un arrêt cardiaque soudain.

Le médecin légiste qui l’examine est bien embêtée, en revanche : elle considère que Katherine a fait un arrêt cardiaque, mais elle a aussi une gangrène aux pieds qui est bien problématique. Notre trio repère en plus qu’elle a un tatouage à la cheville qui ressemble fort à un sigil. C’est d’autant plus problématique que quand ils rentrent chez David, ils se rendent compte que le sigil en question est considéré comme vaincu par l’Entité.

David en dit un peu plus qu’il n’a le droit à ses alliés, avant de contacter à nouveau l’Entité pour comprendre ce qu’il se passe. Comme d’habitude, l’Entité n’est pas claire, cependant : il est question d’une possibilité de maison démoniaque restaurée, mais uniquement s’il y a d’autres victimes. Reste à savoir s’il y en a d’autres, donc, tandis que David parle de sa vision de l’Ethiopie à son référent et se voit offrir un câlin parce qu’il a donné des infos capables de sauver des vies. Comment ? Pourquoi ? Mystère, exactement comme le fait qu’on ne voit pas le fameux livre AVANT le générique cette semaine, mais quelques scènes plus tard. Un jour, il faudra que je me penche sur une analyse complète de cette série, ce n’est pas possible, ça part dans tous les sens.

En attendant, la série repart sur l’intrigue des sigils, donc. Le trio se rend dans la compagnie de danse de Katherine pour voir si quelqu’un d’autre pourrait être possédé. Tout ce qu’ils observent, finalement, c’est un coach de danse qui engueule ses danseuses sans vraie raison et va jusqu’à les torturer. Je n’y mets pas de « quasiment », hein.

Au moins, ça permet à Katherine de commencer immédiatement à être la « bad cop » avec ce type qui le mérite. Le trio est rapidement viré du studio, parce que l’Eglise n’est pas bien vue par ce coach (Hossam), mais ça n’empêche pas de continuer l’enquête. Kristen sympathise donc avec Isabella (j’ai tellement bugué sur cette actrice que j’ai l’impression de connaître alors qu’elle n’a quasiment joué dans rien d’autres, c’est flippant). Isabella finit par inviter Kristen à une soirée, en lui demandant de s’habiller en blanc et en lui disant qu’elle ferait une super danseuse.

Sorcières

En parallèle de tout ça, Ben trouve une autre danseuse, Meghan, qui accuse le groupe d’avoir voulu la faire rejoindre une secte sataniste. Meghan accepte évidemment de rencontrer le trio, pour leur dire que Katherine a été victime d’un sortilège. Pire que ça, Meghan affirme qu’elle est elle-même sous chantage – si elle parle, elle sera victime d’une même malédiction qui la fera danser en Enfer avec Katherine.

Sans trop de surprise, ça intéresse nos enquêteurs qui interrogent donc Isabella pour en savoir plus sur cette poupée vaudou qui permettrait de jeter un sortilège aux danseuses. Le truc, c’est qu’Isabella affirme que toute la troupe a reçu la même poupée et accuse plutôt Katherine et Meghan de ne pas aimer l’art. Allons bon. Cela dit, Isabella n’accepte de répondre aux questions de nos enquêteurs que si elle voit les pieds de Kristen.

Isabella est tellement en train de draguer Kristen, et l’inverse, c’est incroyable. Ce qui est incroyable aussi, c’est que pendant la performance des danseuses, David a soudainement une vision d’une femme volant parmi elle, sous un drap blanc. Et venant lui murmurer quelque chose à l’oreille. Avant de hurler. Bordel, cette série !

Face à une vision aussi wtf, David décide qu’il est temps d’avoir plus d’informations sur le sigil qu’ils sont en train de découvrir : il contacte donc l’Entité. Le représentant de cette dernière est finalement obligé de reconnaître que la maison qu’ils chassent a été éradiquée il y a plus de 200 ans et on en arrive à la théorie que le trio est en train d’enquêter sur… des sorcières.

Ben et Kristen sont évincés de la réunion, mais quand David les rejoint, Kristen sort des stats terrifiantes sur les possessions et les exorcismes de leurs enquêtes. 63 femmes, 18 hommes. Non ? Je n’ai jamais remarqué un tel déséquilibre dans la série, je me sens très con d’être passé à côté de ça. Comment c’est possible ?

Il n’empêche qu’ils ont encore un job à faire, loin des théories du pourquoi il y a autant de femmes à exorciser. Et ça les mène clairement sur la piste des sorcières. On finit avec une Isabella qui vient draguer David dans son confessionnal – si on peut appeler ça de la drague. L’actrice est incroyable – et cette fois, je le dis comme un compliment. Franchement, il y a de quoi être obsédé par sa perfection de jeu. Pour ne rien arranger à la complexité de la série, elle assure qu’elle a vu aussi l’esprit parler à David, lui chuchoter quelque chose… Le doute n’est vraiment plus permis, hein.

Promenons-nous dans les bois

Malgré l’enquête qui part dans tous les sens et qui devrait occuper David pour tout l’épisode, il faut noter que l’intrigue sur l’Ethiopie continue au cours de l’épisode, avec de nouvelles coordonnées. David finit donc par avoir une nouvelle vision où le prêtre tout gentil et un peu vieux de sa première vision se fait couper un pouce. Le problème ? Cette fois, David est dans la tête du méchant qui lui tranche le pouce. Et ça n’a pas l’air agréable du tout. Bon, cela dit, c’est toujours mieux que d’être dans la tête de celui qui perd un doigt, je pense, parce que bonjour la douleur.

En pleine vision, David demande à Dieu de lui venir en aide et… ça fonctionne ? Le soldat détestable tombe à genou et se fait bénir par le prêtre, avant de brandir à nouveau son couteau pour se… suicider. Sous l’impulsion de David ? Et bien, ce n’est pas clair, justement. J’aurais tendance à dire que non. Ce qui est sûr, c’est que la vision est difficile à supporter.

David décide donc d’aller en parler à l’Entité, mais on lui demande de ne pas le faire : ce qui est arrivé est l’œuvre de Dieu, et c’est donc forcément une bonne chose. Même si c’est un meurtre aux yeux de David. Allons bon, voilà que Dieu est officiellement un meurtrier pour l’Eglise.

On en revient alors à nos danseuses. Alors que Kristen tombe de plus en plus dans la secte en dansant dans sa cuisine et acceptant les RDV proposés par Isabella, Meghan recontacte Ben et David. Elle vient de se faire marquer au fer rouge et a peur de la suite, parce qu’elle sait que ça se dirige probablement vers des meurtres. Pas ouf comme programme, effectivement. En tout cas, Meghan explique que les filles vont danser dans les bois quand c’est comme ça, et on se retrouve avec Kristen, la parfaite mère de famille américaine en théorie, qui se retrouve à danser dans les bois avec un groupe de femmes qui relâchent toute pression.

Cela permet à Kristen d’apercevoir à son tour la muse vue par David plus tôt – du moins, Isabella dit que c’est une muse. Du coup, quand David et Ben arrivent sur place, ils voient Kristen en pleine danse sensuelle – très sensuelle même – avec Isabella. Oh bordel, c’est exceptionnel. Cela dit, l’intrigue part rapidement vers autre chose quand Ben se rend compte que le sigil fait au fer rouge sur Meghan n’a pas été apposé par Isabella, mais par Meghan elle-même. Wow. Voilà donc une maison bel et bien éradiquée : le démon qui tentait de la relancer est arrêtée.

Boggs

Chez Kristen, les filles continuent d’être insupportables comme elles savent si bien le faire, mais d’une manière improbable, ça les rend encore plus attachantes, je trouve. Elles se débrouillent donc seules pour réparer les bêtises idiotes qu’elles font, avant de se retrouver à devoir ramener le doudou de Timothy à Sheryl. Putain, mais quelle connasse cette dernière. Evidemment qu’elle a profité de l’occasion de l’épisode précédent pour laisser de quoi revoir les filles au plus vite. Et avec Timothy, si possible. Elles s’amusent bien avec la grand-mère, cependant.

De son côté, le psy de la série est de retour, toujours avec son projet de bouquin. C’est gênant comme tout d’en revenir encore à cette intrigue, je la pensais terminée, mais je ne m’en souviens plus tellement. J’aurais dû revoir toute la série, en fait. Bref, le psy a embauché quelqu’un pour lui donner un avis objectif sur son livre. Le problème, c’est que le bouquin en question n’est pas très bon selon cette personne supposée être neutre – alors qu’elle est payée.

Ainsi, le psy (purée, j’ai oublié son nom aussi, qu’est-ce qu’il m’arrive ?) est bien déçu d’entendre que son livre n’a aucune intrigue et bien trop de mots, ou qu’il n’est pas clair de savoir ce que le personnage principal cherche. Bref, c’est un échec. Le psy – Boggs ! – le prend mal, renverse une partie de son bureau et se retrouve face à une brochure digne d’une secte. Une fois de plus.

Les intrigues se rejoignent alors lorsque les filles décident de raconter l’histoire de Boggs en créant un livre imagé avec une IA. L’IA est un poil plus avancé dans la réalité de la série que dans la nôtre, et je trouve ça incroyablement génial. Bon. Non. C’est problématique que l’IA serve à remplacer les artistes, en vrai. Je suis partagé sur la question. Une chose est sûre : les filles mettent le nom de Boggs en tant qu’auteur sur la plateforme et ne se rendent pas compte qu’elles sont en train de créer un best-seller qui finit par être plus discuté que Stephen King, Elon Musk ou Kim Kardashian. Rien que ça.

Boggs se décide donc à écrire un nouveau roman, et il reçoit l’inspiration directement d’un esprit qui vient derrière lui. Après tout, c’était une muse d’après Isabella.

Bon, tout de même, il y a du positif dans tout ça : Sheryl recommence à voir plus souvent ses petites-filles. Elle découvre donc soudainement que Laura a, accroché à son sac, un petit sac avec des herbes qu’elle reconnaît comme étant un sac de Leland. Il s’agit du sac qu’Andy lui avait donnée pour pouvoir la tuer tranquillement quand il était hypnotisé.

Pour une fois, au moins, Sheryl réagit plutôt justement. Elle veut protéger ses petites-filles. S’en prendre à Andy, ce n’était pas un souci, mais découvrir que Laura a failli être tuée, c’est trop pour elle. Elle débarque donc dans l’appartement de Leland bien vénère. Seulement voilà, Leland n’est pas là. Quand il rentre chez lui, c’est pour mieux retrouver une partie de son appartement dévasté par Sheryl qui le menace de mort avec son propre sang. Le cliffhanger de l’épisode est excellent : Sheryl menace de mort Leland. Si seulement. Cela permettrait d’avancer, tout de même.

Evil – S04E05 – How to Fly an Airplane – 19/20

Les épisodes passent et je suis de plus en plus accro à la série. Tout est tellement maîtrisé, le doute est maintenu comme il faut, les intrigues se recoupent et les personnages tiennent la série sans la moindre difficulté. La fluidité dans les passages d’une scène à l’autre, dans les dialogues, dans la crédibilité de ce qui n’a rien de crédible en théorie est juste dingue. Bref, encore un épisode très réussi.

Spoilers

Kristen dépose Andy à l’hôpital psychiatrique… et se barre loin de ses filles bien vite.

You are still Catholic as hell.

Andy

Oh mon dieu, quel début d’épisode super violent ! Déjà, il était facile de constater dès le départ que l’épisode durait seulement 45 minutes… moi, j’ai pris l’habitude des 55 minutes, maintenant ! Et ensuite, on se retrouvait directement plongé dans la dépression de Kristen qui emmène ses filles voir Andy en hôpital psychiatrique. L’ensemble n’est pas évident à gérer pour elle, mais le scénario le gère très bien, avec les questions des filles – la peur d’être responsables de ce qui se passe, c’est tellement réaliste ! – et l’absence de vraie réponse de Kristen, qui doit pourtant en avoir. Les mamans, ça a toutes les réponses.

Tu m’étonnes que le démon du deuil soit après elle. En plus, elle se retrouve une fois de plus à devoir gérer ses filles pour quelques mois. C’est sans surprise qu’elle préfère donc aller au boulot et s’occuper l’esprit avec autre chose.

L’hôtesse de l’air

L’épisode ne perd absolument pas de temps et nous introduit le cas de la semaine in medias res quand David appelle Kristen pour lui expliquer qu’un exorcisme a mal tourné, avec une femme qui s’est coupée les veines. Il faut dire que si on est plongé en plein milieu de l’intrigue, c’est parce que, justement, nos héros le sont aussi : il y a eu exorcisme sans qu’on les consulte.

Maintenant qu’il y a eu un accident, on demande à notre trio de faire le point sur ce qu’il s’est passé histoire de couvrir le prêtre qui a eu la mauvaise idée d’agir trop vite. C’est une très bonne idée, je trouve, et ça fonctionne bien de voir nos héros être dans cette position : en gros, soit ils innocentent l’Eglise, soit l’Eglise se retrouve coupable de l’accident. C’est con.

Ce n’est pas évident de se faire une idée sur la patiente, en plus. Elle est évidemment inconsciente – mais on se rend compte rapidement que cette hôtesse de l’air a aussi d’horribles cratères dans le dos. Au-delà du cas de la femme, on se retrouve donc avec nos héros qui enquêtent aussi sur ses conditions de travail. Vicky, c’est son nom, a une vie assez dingue, du coup : c’est une hôtesse de l’air avec des horaires décalés, mariée à un pilote qui n’est pas sur le même vol qu’elle.

Elle dort donc à l’hôtel avec d’autres hôtesses de l’air qui sont actuellement occupées à faire un petit bingewatching d’horreur. C’est sans surprise qu’on se retrouve avec une petite conversation irréaliste ensuite : il y aurait ainsi un pilote fantôme qui terrifie certaines hôtesses de l’air et une en particulier qui aurait fait du trafic d’artefacts en provenance de Rome. Le problème, c’est que Vicky aurait alors dit, pendant son trafic, qu’elle avait besoin de le détruire avant qu’il ne la détruise. Tiens, tiens. Voilà qui intéresse nos héros, évidemment.

Ils se rendent chez le couple pour essayer de comprendre de quel artefact Vicky pouvait bien avoir peur. Ils se retrouvent alors avec un morceau de bois qui n’est pas sans me rappeler le bout de l’arche dans Manifest. Ouais, ce n’est jamais un bon signe… Et ça se confirme : ce bout de bois serait un bout de la Croix du Christ – la vraie, celle de la crucifixion. C’est l’Entité qui explique cela à notre trio. Oui, oui, l’Entité se révèle aussi à Ben et Kristen et pour cause : le Vatican a expressément demandé à rencontrer notre trio. Rien que ça !

Le Vatican

C’est parti pour une petite visite de Rome, alors ? Mystère. Le générique nous vend un crash d’avion en tout cas. Kristen se retrouve à devoir trouver une babysitter en toute vitesse : elle demande donc à Yasmine de veiller sur ses filles, et les scènes sont vraiment bien faites. Après, c’est quand même une mère qui abandonne ses filles une journée au pire moment possible… mais j’adore la voir savoir ce qui est important pour sa carrière et la prioriser chaque fois que besoin.

Ceci étant dit, est-ce la meilleure idée du monde de prendre un avion pour l’Italie quand le vol est totalement organisé par le Vatican ? Peut-être pas. Cela tourne vite au kidnapping, en vrai : les prêtres qui les accueillent à Rome ne leur parlent qu’en italien durant le trajet en voiture qui les mène… nulle part. Au beau milieu de nulle part, vraiment. Une chose est sûre, cette série est unique : elle nous emmène ensuite à voir Kristen qui chante une chanson bien salace alors qu’elle arrive au Vatican. C’était une scène merveilleuse pour son décalage, son humour et… OK, son blasphème, il faut bien le dire.

Bon, arrivés, nos héros sont invités à entrer dans un tunnel peu accueillant ressemblant à des égouts. Ils y retrouvent le nouveau référent de l’Entité de David qui leur explique qu’ils sont dans un tunnel permettant au Saint Père de s’échapper du Vatican en cas de danger. Allons bon. C’est là qu’ils doivent ramener la relique – et clairement, ils découvrent des secrets du Vatican qui sont assez fous.

Tout ceci n’explique pas comment une hôtesse de l’air a pu tomber sur la relique, en tout cas, même s’il y a un marché noir. Bref, nos héros ramènent la relique à sa place, et ils découvrent au passage qu’ils avaient raison d’être sceptiques.

Ils se retrouvent avec une relique qui n’est qu’un faux. En effet, le morceau qu’ils ont ne correspond pas au reste de la croix. Du coup, ben, leur nouveau référent les envoie bouler, tout simplement. C’était bien la peine de les faire venir, franchement. En plus, il révèle qu’il ne s’inquiète pas vraiment de Vicky.

Bon, notre trio rentre en tout cas aux États-Unis avec leur fausse relique, donnant les instructions pour que Vicky soit aspergée d’eau bénite afin que tout rentre dans l’ordre. Seulement, ça, c’est la théorie. En vrai, ils repartent aussi avec la boîte dans laquelle il y avait le bout de bois. Ils ne le savent pas encore, mais il s’agit là de la vraie relique – c’est ce qui explique peut-être que la lumière au-dessus de la boîte s’allume toute seule malgré Kristen qui veut absolument l’éteindre en permanence.

On se retrouve alors avec David qui reçoit un appel d’urgence dans l’avion – sur le téléphone de l’avion. Cela aide de connaître l’hôtesse de l’air du vol, je suppose. L’appel d’urgence lui révèle que la boîte est la relique, une relique démoniaque et bulgare nommée Kukeri. À ce stade, c’est peu rassurant : ils sont dans un avion avec de plus en plus de turbulences.

David apprend à temps qu’il doit détruire la boîte avant qu’elle arrive à New-York, puis retourne à sa place. Il voit alors le pilote fantôme assis dans l’avion. Oh, Ben lui explique que ce n’est qu’une illusion à cause des éclairs, mais je dois dire que tout ça commence à être un brin flippant tout de même. L’avion tangue de plus en plus, il y a des bruits démoniaques à l’intercom de l’avion et quand on demande de rester bien assis, David prend la décision de se lever.

Pour détruire la boîte et l’artefact, David jette l’eau bénite récupérée à Rome. Et contre toute attente, ça fonctionne : la boîte brûle, l’avion peut atterrir. Ah. De quoi se mettre à croire en la religion à nouveau pour Kristen, ça ?

Les filles

Bon, pendant que Kristen est en Italie, Yasmine s’occupe en théorie des filles. Elle se retrouve à expliquer à Lynn que sa mère a eu plusieurs copains – mais aussi des copines. J’adore. C’est une révélation qui sort de nulle part, mais qui est amusante. Evidemment, tout ne se passe pas comme prévu ensuite, avec une Yasmine forcée d’abandonner les filles pour une heure afin d’aller s’occuper de sa propre mère.

Il n’en faut pas plus pour que les quatre filles fassent de la merde. À la décharge de Lynn, il faut bien reconnaître que ce sont ses petites sœurs qui provoquent une coupure de courant. Les voilà donc forcées de trouver comment rétablir le courant. En vrai, c’est une problématique assez courante pour une maison, et je trouve ça crédible que les filles ne sachent pas exactement comment faire.

Cela dit, Lynn est âgée, il serait temps de lui apprendre la vie, non ? Parce que là… Elle se retrouve à devoir apprendre la vie sur Youtube avec un influenceur torse nu. L’important, c’est que les filles se rendent dans le sous-sol pour trouver comment remettre le courant. Et alors que les deux ainées parlent de la religion influant de plus en plus Lynn, elles entendent soudainement des grattements derrière elles.

Elles découvrent alors un trou béant dans le sous-sol de la maison. Vraiment, cette maison, il faut la vendre, ce n’est pas possible à force ! Il ne faut pas beaucoup plus longtemps pour qu’on révèle une véritable infestation de chauve-souris. Et ces dernières se comportent un peu bizarrement attaquant les filles en leur fonçant dessus.

J’adore que l’épisode se concentrent sur les quatre, surtout qu’elles sont beaucoup plus appréciables cette saison. Elles vieillissent bien, on va dire : elles sont de moins en moins bruyantes – sauf quand elles sont attaquées par des chauve-souris. Elles ont au moins une bonne raison de hurler. Ces idiotes arrivent aussi à s’enfermer hors de la maison ensuite – mais c’est fait d’une manière assez crédible : elles sont enfants après tout. J’adore.

Du moins, j’adore jusqu’à ce que Lexis trouve que la meilleure idée est d’appeler la grand-mère – en train de s’occuper de son autre petit-enfant, l’air de rien. Elle ramène donc Timothy auprès de ses sœurs biologiques… Si Kristen savait ! Elle ne sait pas, évidemment : les petites lui cachent la vérité, mais le mensonge n’est que partiel. En soi, il est véridique qu’elles s’en tirent parfaitement bien, mais bon… Sheryl, quoi. Elle sait exactement ce qu’elle fait la grand-mère, à choisir de ramener Timothy et de leur présenter, faisant en sorte que Lexis s’occupe du bébé… Ah lala, cette série.

Le cliffhanger de l’épisode est super prévisible maintenant que j’ai écrit tout ça : avant de partir, Sheryl révèle aux filles que Thimothy est leur frère. Moi, j’ai juste conclu mon visionnage par un « Oh, la p*te ! ». Vivement la semaine prochaine.

Evil – S04E04 – How to Grieve – 18/20

Je retrouve la simplicité des métaphores de la série avec cet épisode, et ça me fait drôlement plaisir. C’est un épisode réussit, qui fait monter la tension l’air de rien – après tout, nous sommes devant une saison finale, tout peut arriver – et qui permet de progresser sur certaines intrigues. Cela se fait comme toujours au détriment d’autres, mais au moins, sur celui-ci, j’ai l’impression de tout comprendre. C’est un début.

Spoilers

Et si tout le monde se mettait à perdre son vocabulaire ?

How can it shits so much and not eat anything?

Leland

Oh, ben ça alors ! Il s’avère que Kristen avait raison : l’Enfer n’est pas l’antéchrist mais le bébé que Leland doit gérer. Le début de l’épisode est ainsi à mourir de rire, mais ça l’est beaucoup moins quand on découvre que Leland, sans surprise, néglige énormément le bébé. Musique à fond et bébé enfermé, et hop problème de vomi et de hurlements réglés.

J’ai tellement ri. Bon, cela ne donne pas envie de devenir parents en tout cas. Cela tombe bien, c’est le sujet du podcast de ce soir. Mais bon, bref, ce n’est pas la question de cet épisode. Nope, ce qu’il est important de retenir ici, c’est que Leland est tellement dépassé qu’il finit par demander de l’aide à Sheryl. Cette dernière en profite pour obtenir un accord avec lui, histoire d’avancer dans son boulot.

Sheryl finit ainsi par trouver la solution parfaite pour calmer le bébé : la voix de Kristen, tout simplement. C’est terrifiant parce que Leland dit que c’est logique puisque c’est sa mère biologique (je ne vois pas le lien ?), mais aussi parce que Leland en profite pour récupérer les enregistrements audios des sessions de Kristen chez son psy.

Andy

Cela lui donne l’idée de compter sur Andy pour élever ce bébé. Et franchement, on pourrait croire qu’Andy ne décroche plus le téléphone, non ? Eh bien, non, il continue de le faire et de se faire manipuler par « Feliz Navidad ». Le problème est que Leland le fait venir finalement non pas pour avoir de l’aide, mais pour lui donner des instructions précises afin qu’il… tue sa fille ? Pardon, mais c’est terrible à ce stade.

J’ai de plus en plus de peine pour le personnage d’Andy. Il est tellement cool, mais tellement détruit par Leland. Bon, après, Leland lui demande de droguer une de ses filles, puis de lui injecter en pleine nuit du produit pour qu’elle fasse une crise cardiaque… Est-ce seulement possible avec trois autres sœurs ? J’avoue que je me suis posé la question mais que j’ai quand même pas mal angoissé pour Laura. Je l’aime bien Laura en plus.

Du coup, quand on voit Andy se lever dans la nuit pour aller provoquer la crise cardiaque de sa vie, j’étais sur le point de passer moi-même en PLS. Les scénaristes ne peuvent pas oser faire ça, hein ? Et, c’est bon, je suis déjà assez mal à l’aise avec l’idée de l’hypnose sans avoir besoin d’en rajouter comme ça ! Le pire, c’est qu’on voit à quel point Andy lutte contre lui-même. On le voit pleurer quand il est question de tuer sa fille, on le voit hésiter à tuer Laura. Par contre, jamais je ne me serais attendu à ce qu’il se plante l’aiguille en lui.

Le voilà donc qui fait un arrêt cardiaque. Par chance, Kristen le retrouve à temps pour qu’il soit sauvé. Par contre, elle trouve la seringue et est persuadée qu’Andy est drogué. Elle veut donc lui proposer un centre de désintoxication, mais lui, ce qu’il veut, c’est un hôpital psychiatrique. Il a conscience d’avoir failli buter sa fille, apparemment, et il a peur de faire du mal à sa famille. Bref, une fois de plus, Andy se retrouve à devoir s’éloigner de sa famille… Kristen finit en larmes, et le démon du deuil la surveille de près. Oh bordel.

Andrea

Le démon du deuil ? C’est que, pendant ce temps, du côté de l’Église, on demande aux bonnes sœurs de faire plus le ménage pour que les prêtres puissent avoir du temps pour œuvre au plus grand Bien. Quelle chance. Mon soupir fut à peu près le même que celui d’Andrea, mais ça permet tout de même à Sœur Andrea de constater que les vêtements d’un prêtre sont sacrément troués. Contre toute attente, il ne s’agit pas des affaires de David, mais de celui du prêtre qui leur donne les cas de la semaine.

Et ainsi, Sœur Andrea ne met pas très longtemps à découvrir qu’il y a un démon qui a élu domicile à l’intérieur du prêtre, en mordant sa côte et en s’installant confortablement en lui. Pourtant, dans la scène suivante, ce n’est pas lui qu’Andrea combat en plein milieu de l’Eglise… c’est un autre démon bien plus menaçant.

Limite, on se croirait dans un épisode de Buffy. Sœur Andrea se met en tout cas à se battre contre deux démons pour l’épisode. Par chance pour notre sœur préférée, le premier démon est tout petit et attiré par les marshmallows alors elle parvient à le capturer. Le second, en revanche, est celui qui les empêche tous de parler correctement (on en reparle ensuite).

Le petit démon est ensuite torturé par Sœur Andrea qui cherche à comprendre ce qu’il veut exactement avec le Père Ignatius. Elle finit par découvrir qu’il est le démon du deuil et que c’est pour ça qu’il est dans le prêtre – c’est un prêtre qui a perdu son petit-ami après tout. Comme elle finit par perdre le petit démon à cause d’un plus gros démon, Andrea se retrouve à devoir trouver un autre moyen d’aider le père Ignatius à se remettre du deuil de Matt.

Elle décide donc de parler avec lui de son ex. Et c’est efficace pour tuer le démon du deuil finalement : le simple fait de parler de Matt fait qu’Ignatius se sent mieux. Le démon sort donc du corps d’Ignatius et est tué par Andrea. C’est incroyable à quel point cette métaphore est aussi évidente et simpliste qu’impossible à deviner. Je dois être si rouillé pour passer à côté de quelque chose d’aussi simpliste ! Pour ma défense, je n’avais pas vu le titre de l’épisode, aussi.

Aphasie

Le cas de la semaine ? Une aphasie qui prend soudainement un journaliste alors qu’il allait parlait de Lil Nas X (Big fun ? il serait temps de sortir un nouvel album !). Sa femme s’inquiète pour lui, et comme les médecins ne trouvent rien de particulier du côté du cerveau de ce monsieur, elle se tourne vers l’Eglise. Par chance, le journaliste tombe alors sur Kristen qui est une experte en psychologie. Elle est capable de compléter les diagnostics médicaux avec un test tout chelou mais qui fonctionne.

De mon côté, je m’inquiète surtout de sa femme, qui paraît étrangement calme malgré la situation et connaît bien le prêtre déjà mort. Je n’ai tellement pas confiance en elle, même si je ne peux pas encore l’expliquer. En attendant, Kristen se fait limite agresser pas son patient, sans trouver une vraie explication médicale. Le problème ? Il semble que tous les personnages se mettent à avoir du mal à trouver des mots dans la scène qui suit. Personne ne s’en soucie trop vite, alors que c’est rapidement évident qu’ils ont tous du mal à trouver des mots.

C’était amusant à voir. De manière totalement inattendue, Ben se met à fantasmer sur Kristen dans cet épisode. Enfin, ce n’est pas exactement Ben qui fantasme, c’est le démon dans sa tête qui lui demande de fantasmer sur elle. C’était à mourir de rire, surtout que bon, le look de Kristen est incroyable encore dans cet épisode. Tu m’étonnes qu’il fantasme.

Par chance pour lui, Renée sort de nulle part pour venir coucher avec lui. Il faut dire qu’il lui a laissé un message vocal pour lui demander de coucher à nouveau ensemble… Sauf qu’il ne s’en souvient plus, le pauvre. La conclusion la plus logique pour eux est que quelqu’un imite sa voix – mais bon, Ben lui confie quand même qu’il voit un djinn et Renée ne s’en inquiète pas (après tout, elle parle à Jésus).

N’empêche qu’on en arrive l’air de rien à un moment important pour l’épisode : Kristen se rend compte qu’elle perd ses mots, de même que David. Et pour lui, ça lui arrive en pleine confession d’un type qui doit être bien dégoûté d’avoir un prêtre si peu efficace. N’empêche que Kristen est tellement flippée qu’elle finit par aller voir son psy pour pouvoir retrouver les scores de ses tests psychologiques et neurologiques précédents pour les comparer.

Comme toujours, la série joue alors avec nous : le psy lui explique que depuis la pandémie, tous les scores de ces tests diminuent, probablement à cause d’un temps d’écran augmenté et d’un temps de lecture diminué, d’un temps de conversation diminué, bref, on est dans la merde et on va tous souffrir de ça.

Bon, sauf que le problème, c’est que dans cet épisode, ça ressemble plus à une épidémie où le cerveau se mettrait à faire ce qu’il voit chez les autres – bref, comme quand quelqu’un baille. Etant moi-même du genre à bégayer face aux gens qui bégaient, je trouve l’idée terrifiante (vis-à-vis de mon boulot aussi). Bien sûr, le doute est permis, comme toujours, mais il y a une explication surnaturelle facile : Andrea voit un démon qui grossit chaque fois que quelqu’un oublie un mot.

Elle propose donc un exorcisme, et on en revient une fois de plus à cette solution simpliste pour la série. Après, je dis simpliste, mais ça ne l’est pas : Andrea coince finalement le démon à son propre piège car il est trop gros pour passer les portes. Un petit coup de cisaille suffit alors à le tuer à libérer tous les personnages de l’aphasie dont ils sont victimes.

Aussi simple et efficace que la métaphore du deuil, ma foi.