Faut-il aller voir Ready Player One ?

Article garanti sans spoilers

Salut les cinéphiles,

Si vous me suivez sur snapchat ou sur Twitter, vous devez bien rire de ce titre faussement accrocheur car vous connaissez déjà la réponse ! J’ai eu la chance grâce à la Warner Bros d’assister à une projection presse de Ready Player One ce mardi 20 mars et c’était GÉ-NI-AL. Je le dis rarement d’un film, donc oui, ça vaut le coup ; même si bien sûr le fait d’être invité comme ça participe toujours d’avance au sentiment positif vis-à-vis du film. J’étais quand même dans un cinéma sur les Champs-Elysées – le même que pour Westworld ! – donc il faudrait être très difficile pour ne pas apprécier au moins le cadre.

Au-delà du cadre, le dernier film de Steven Spielberg vaut vraiment le coup et je vais vous dire pourquoi, sans le moindre spoiler ; comme toujours. On commence néanmoins par la bande-annonce qui, elle, est pleine de spoilers, donc à vos risques et périls (surtout après une minute trente, on vous balance sans pitié des images des dernières scènes, hein) : le marketing fait qu’on aime bien tout vous raconter à l’avance, mais bon…

Synopsis: En 2045, le monde est au bord du chaos, mais tout le monde s’en fiche car les humains sont tous enfermés dans un univers en réalité virtuelle, l’OASIS. C’est un univers virtuel qui contient tout ce que tout le monde peut rêver d’avoir ou de faire, et le monde le doit à James Halliday. Celui-ci est mort il y a quelques années, mais pas sans lancer une quête pour obtenir ses parts de la société… Le film suit donc l’histoire de Wade Watts, un adolescent qui compte bien être le premier à terminer cette quête jugée impossible, dans un monde virtuel mystérieux et inquiétant ! Bien sûr, il va rapidement se rendre compte qu’il n’est pas le seul à vouloir devenir richissime…

Alors, franchement, je n’étais pas convaincu en lisant tout ça. Je me disais que mieux valait lire le livre, mais je n’ai pas eu le temps évidemment, ou que le film allait être une sorte de Future Man en moins bien, avec des références à la pop culture utilisées juste pour le marketing, comme cette DeLorean utilisée à plusieurs reprises dans le film et dont on n’arrête pas d’entendre parler sur Twitter. Pour ne rien arranger à mes attentes, j’ai en plus recommencé la série juste avant de me rendre au cinéma, une idée un peu débile maintenant que j’y pense. Finalement, le film n’a rien à voir avec cette série, et c’est tant mieux car j’adore les deux univers !

Ready Player One est un film de science-fiction, destiné à un large public, mais truffé de clins d’œil à des films et œuvres à succès de science-fiction : cela en fait un film aussi futuriste que rétro, et son ambiance est géniale pour n’importe quel geek. Autant dire que je le recommande pleinement à quiconque s’intéresse de près ou de loin à la science-fiction un brin futuriste mais encore proche de notre époque, car on est là à fond dedans. Or, moi, c’est tout ce que j’aime (palapapapa) ! Plutôt qu’une dystopie totale, le film propose une évolution du monde qui pourrait somme toute arriver. Elle n’est ni totalement négative, ni totalement positive.

Ce que j’ai aimé avant tout dans ce film est le fait qu’il s’agisse d’un film complet. Qu’est-ce qu’il raconte encore ? Laissez-moi m’expliquer : trop souvent, les films que je vois s’arrêtent trop vite et me donne l’impression qu’ils pourraient être élargis en série d’une (ou plusieurs, parfois !) saison. D’autres, au contraire, sont tellement plein de lenteurs que je me demande pourquoi ils sont si longs. Ready Player One dure deux heures vingt, ce qui est assez long, mais il fait le tour de toutes les questions qu’il aborde durant ces deux heures, sans perdre trop de temps, sans être long non plus.

Il est rare que je ne m’ennuie pas devant un film de cette longueur, mais là, je n’ai pas vu les deux heures passées car la quête proposée par le film une fois l’univers introduit est très prenante. Est-elle prévisible ? Probablement un peu, mais ça n’empêche pas de passer un excellent moment, surtout que cette prévisibilité est largement compensée, si ce n’est justifiée, par les nombreuses références à la pop culture qui peuplent le film.

Il faut dire que c’était annoncé comme tel et que le film ne fait, si j’ai bien compris, que respecter le roman sur ce point, mais c’est bien amené. Avec un film qui parle beaucoup de jeux vidéo et d’Easter eggs, je ne peux que conseiller à chaque spectateur de bien ouvrir les yeux, surtout durant les scènes d’action, car il y a tout un tas de références plus ou moins cachées – références qui me donnent déjà envie de revoir le film pour en découvrir de nouvelles, car il est impossible de tout voir du premier coup ! Et clairement, sur les scènes d’action, vous allez vous prendre une claque parce que c’est loin de tout ce qu’on a l’habitude de voir, je trouve.

D’ailleurs, en parlant de tout voir, le film nous plonge dans un univers virtuel superbement maîtrisé et j’ai trouvé très réussis les effets spéciaux et le passage du réel au virtuel. Je l’ai vu en 2D et je trouve déjà qu’il apportait énormément de choses en terme de plongée dans un nouvel univers. J’imagine assez bien à quoi peut ressembler la 3D et j’aurais envie de la conseiller, mais personnellement, sur deux heures complètes, je ne sais pas si j’arriverais à la tenir. Cela fait quelques années que je boycotte la 3D à cause de migraines provoquées par de très mauvaises gestions de celle-ci (Pirate des Caraïbes 4, je me souviens de toi et de l’impression incompréhensible que tu m’as donné d’avoir face à moi des acteurs qui étaient plus plats qu’en 2D !), même si je me doute qu’on a fait des progrès depuis (j’avais par exemple adoré la 3D discrète du dernier Harry Potter).

Il y a quelques raccourcis scénaristiques dans le film, mais je pense que ça doit mieux se passer dans le livre, et ce n’est pas dérangeant du tout. Bref, vous l’aurez compris, j’ai adoré, le casting est bon, la musique excellente, le rendu visuel spectaculaire à osciller à merveille dans le « rétro-futuriste » et l’intrigue prenante, même si par moment très référencée et prévisible (voire simpliste, c’est vrai). Je ne peux que vous conseiller de foncer voir ce film dont je reparlerai, avec spoilers cette fois, à sa sortie le 28 mars, en espérant ne pas vous l’avoir trop survendu !

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En attendant, si vous habitez Paris ou avez l’occasion d’y passer, vous pouvez toujours vous rendre au bar promotionnel du film 😉