Salut les sériephiles !

Preacher est une série souvent inégale, mais quand même bien cool, qui achevait sa saison 2 hier soir sur OCS. Si la saison 3 n’est pas encore officiellement renouvelée à l’heure où j’écris ces lignes, la pré-production serait déjà en cours avec quelques locations bookées pour janvier à la Nouvelle-Orléans, donc tout s’annonce bien pour la suite et pour une saison 3 en juin 2018. Avant d’en arriver là toutefois, peut-être qu’il vous faudra voir les vingt épisodes de cette bonne série et je ne vais pas couper à la traditionnelle présentation.
Preacher est une série (sans blague !) au casting impeccable inspirée d’un comic du même nom, encore une. Elle narre les aventures de Jesse, un prêtre qui possède un pouvoir, Genesis, lui assurant que les gens autour de lui obéissent à tous ses ordres. Deux autres personnages sortent du lot : Tulip, l’ex de Jesse au passé trouble, et Cassidy, un vampire qui n’a pas la langue dans sa poche. Eugene, un jeune qui a la tête déformée par une balle de fusil suite à une tentative de suicide, se démarque également. La série se remarque surtout par son ambiance trash et en contraste total avec son titre, au point de proposer des scènes… inattendues.

Difficile d’en dire plus sans spoiler la saison 1 de la série qui, plutôt que de commencer directement par ce que raconte les comics, s’est un peu perdue à nous raconter les origines de ces personnages. Du coup, cette première saison était très brouillonne et il fallait s’accrocher, surtout au début. Je n’étais pas spécialement convaincu, et ça se sentait dans mes notes.
Pourtant, la saison 1 s’est améliorée progressivement pour finalement me convaincre dans sa deuxième partie, avec de bons gros délires et une BO impeccable sur des scènes sanglantes & jouissives. J’étais impatient de voir arriver la saison 2 et, le moins qu’on puisse dire, c’est que j’ai accroché (attention spoilers).

Cette fois, nous entrons dans le vif du sujet avec le trio Jesse/Tulip/Cassidy qui part à la recherche de Dieu, la base des comics. Très vite, ça vire à des scènes d’actions improbables et des fusillades impeccablement réalisées, avec toujours une bande son survitaminée qui n’est pas sans rappeler ce que fait Les Gardiens de la Galaxie sur grand écran. Quant à Eugene, il vit sa petite vie… en Enfer. Là aussi, c’est original et perché, mais ça fonctionne donc à merveille.

Cette saison 2 a connu pour moi un schéma inverse de la première, avec malheureusement un essoufflement à la mi-saison. Qu’importe, elle n’en reste pas moins passionnante à regarder car il y a toujours une scène bien délire et/ou très réussie dans chaque épisode, ce qui donnait envie de revenir chaque semaine chercher Dieu avec eux.

Diffusée sur AMC aux USA, la série a presque réussi à me faire changer d’avis sur cette chaîne du câble trop lente dans ses productions. C’est parfois le cas pour Preacher, mais heureusement, ça ne dure jamais & ça me scotche toujours à mon écran ! À découvrir.

