Preacher – S04E06

Épisode 6 – The Lost Apostle – 15/20
D’accord, c’est peut-être parce que je suis fatigué, mais j’ai trouvé le rythme de cet épisode vraiment inégal, avec de nombreuses scènes trainant en longueur et d’autres qui accélèrent d’un coup l’intrigue de la série… difficile d’oublier qu’on est sur la dernière saison en tout cas, surtout avec le cliffhanger de cet épisode. Curieux de voir ce que réservera la fin de série maintenant !

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Spoilers

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Oh I mean one day you’re gonna be more mad at me.

C’est avec quasiment une semaine de retard que je me trouve enfin le temps de lancer l’épisode – le temps et l’envie, parce qu’il faut bien avouer que je retombe dans la mauvaise habitude de la flemme qui ne me donne pas envie d’écrire une critique, et donc de voir un épisode. C’est mal. Bref, qu’importe, me voilà donc devant un épisode que j’ai lancé et qui commence par un flashback qui n’est autre qu’un épisode biblique réécrit comme la série sait si bien le faire.

Abraham devient donc un homme violent envers sa femme testé par Dieu qui l’empêche de justesse de tuer son fils. Et alors qu’Abraham déclare aimer Dieu, il est révélé que Dieu est en train de se faire un petit replay à l’ancienne, sur VHS, d’un passage de sa vie qu’il aime beaucoup. Pour se remettre de ses émotions, Dieu, plus proche de The Big Lebowski qu’autre chose dans le look, décide alors de lancer la phase 2 de son plan auprès d’Herr Starr. Il l’appelle aussi pour avoir des nouvelles de son fils, mais pas de celui en train de planifier l’apocalypse avec Hitler.

Pendant ce temps, en Nouvelle-Zélande (décidément, cette saison s’éclate), l’émissaire qui avait été tué à Masada arrive enfin à son ambassade, toujours dans sa boîte, les boyaux à l’air. On notera la résistance assez folle de l’écharpe « Nouvelle-Zélande » toujours en un seul morceau malgré la grenade qui a explosé, quand même. Bien sûr, c’est ce qui permet de lancer la phase 2.

Du coup, Jésus et Hitler doivent accélérer leurs négociations, ce qui n’est pas simple : ils décident en fait qui ira en Enfer et qui ira au Paradis durant l’Apocalypse. Les règles sont fixées depuis quelques années dans la Bible pourtant, mais bon…

Du côté de l’Australie, Cassidy et Tulip ont toujours la même voiture qui, décidément, parcourt le monde sans souci. Et pourtant, ils en font des infractions avec, allant jusqu’à défoncer un poteau devant le commissariat de Melbourne, plein de flics avec un accent australien à couper au couteau. J’ai regretté de ne pas avoir de sous-titres, franchement, mais l’essentiel est compréhensible malgré tout.

Cass et Tulip se font donc passer pour des flics afin de retrouver Jesse, mais ils apprennent vite sa mort. Ouep, Jesse est mort et Eugene est menotté au commissariat. Il finit par reconnaître que Jesse n’est peut-être pas mort… mais qu’il lui souhaite quand même de l’être. S’il ne l’est pas, il est destiné à souffrir… Forcément. D’ailleurs, c’est le cas : Jesse est bien en vie, encore et toujours. Du coup, il est torturé par le Saint des Tueurs qui s’amuse bien de la situation.

Oh, Jesse essaie bien d’utiliser son pouvoir sur lui, mais ça ne fonctionne pas. Après une rapide séance de torture, il est donc embarqué par le Saint qui a besoin de Jesse pour… Tuer Dieu. Allons bon, il ne manquait plus que ça. De manière super originale, on en revient donc à une petite randonnée pour le Saint des Tueurs, cette fois suivi par Jesse. Enfin, c’est un grand mot « suivi » : évidemment qu’il n’est pas motivé et refuse de le suivre, préférant raconter sa vie. Eh, ça donnerait presque envie de dormir ce genre de scènes lentes. Cette saison m’avait réhabitué à mieux que Jesse demandant au Saint de lui laisser s’occuper de Dieu.

Sans trop de surprise, le Saint a de quoi convaincre Jesse de faire ce qu’il dit de toute manière : il s’amuse ainsi à menacer les gens qu’ils croisent tant que Jesse ne fait pas tout ce qu’on lui dit. Au moins, ça fait une piste à suivre pour Cassidy et Tulip, que l’on retrouve donc à continuer à se faire passer pour flics : ils retrouvent ainsi trois pendus dans une maison en plein désert, la même que celle menacée par le Saint pour convaincre Jesse de le suivre – même si celui-ci continue de faire tout ce qu’il peut pour s’échapper, parvenant même à lui piquer ses flingues en fait dépourvus de balles.

Franchement, ils auront été vite à les retrouver… et c’était tellement rapide que ça m’a rassuré de voir ensuite que Tulip et Cassidy se retrouvaient face à une impasse en arrivant au bout de la route sans retrouver ni Jesse, ni le Saint. Cela ne démotive pas pour autant Tulip, qui fait ce qu’il faut pour convaincre Cassidy de continuer les recherches, avant de se lancer dans sa propre expédition vers une caravane qui n’est autre que celle de Dieu.

Elle s’en rend compte facilement en tombant sur LE déguisement dalmatien puis sur toutes les figurines de Dieu, ainsi que la carte postale. Elle comprend vite que Jesse va rencontrer Dieu et elle veut tellement se précipiter pour prévenir Cassidy qu’elle en oublie de checker le coin sombre où se cache Dieu. Dommage. Au moins, elle a une piste pour retrouver Jesse comme ça. Et à défaut de routes, Cassidy et elle prennent l’avion. Pas n’importe lequel, un canadair qui leur permet de récupérer Jesse sans mal, tout en semant le Saint des Tueurs. C’est assez génial à voir, tellement c’est rapide.

Bon, pas aussi génial que l’inévitable musique des années 80 qui me permet de marquer un point du Bingo Séries lorsque Herr Starr est appelé par Dieu pour se rendre en Australie. Après la grille précédente qui n’avançait pas, ça fait plaisir !

Ailleurs, la phase 2 de l’Apocalypse continue de se mettre en place avec une tête nucléaire emmenée au parc du Dernier Apôtre où un garde se fait shooter sans sommation et à distance. Cette série est toujours aussi sympathique dis donc. Des agents du Graal nous installent sans problème cette ogive – sans problème si on excepte les meurtres qu’ils doivent perpétuer, bien sûr.

La fin d’épisode est excellente en tout cas, surtout après les lenteurs qui la précèdent : on y voit Tulip piloter l’avion qui emmène Jesse et Cassidy vers leur RDV avec Dieu. Les deux hommes comprennent juste à temps qu’ils ont trouvé le point de rendez-vous bien trop simplement avec cette histoire de Tulip trouvant la carte postale. Ce coup de chance ne peut être qu’un piège. Et effectivement, Dieu s’amuse bien dans cet épisode : il punit d’abord Herr Starr qui lui ment à propos de son fils – en lui faisant bouffer l’entre-jambe par un chien, décidément, Herr Starr va finir par ne plus rien avoir à force, le pauvre ! – puis s’éclate à provoquer une petite explosion nucléaire lui-même en plein milieu du désert.

Même si Tulip parvient à faire demi-tour, c’est quand même trop tard : l’avion est dans le souffle de l’explosion et prend pas mal de dégâts, ce qui fait que la porte de celui-ci s’ouvre. C’est suffisant pour que Jesse se retrouve aspiré hors de l’avion. Oh, Cassidy essaie bien de le retenir, malgré un bras qui s’enflamme au soleil (une jolie idée, je trouve), mais Jesse lui fait ses adieux, en demandant à ce que Tulip lise la lettre qu’il lui a écrite et qu’elle n’a effectivement pas lu. Non seulement, Jesse fait ses adieux, mais il ordonne aussi à Cassidy de lâcher son bras – et personne ne résiste aux ordres de Genesis, à part le Saint des Tueurs.

Et c’est ainsi qu’on en revient à ce qu’on nous avait annoncé en début de saison : la mort de Jesse en Australie, alors qu’il tombe du ciel. Pour la deuxième semaine consécutive, on termine donc avec comme cliffhanger le personnage principal qui est mort. Mais bon, il reste assez d’épisode pour se dire que ça ne va pas durer cette mort, de toute manière.

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Preacher – S04E05

Épisode 5 – Bleak City – 15/20
Avec des scènes que j’attendais depuis plusieurs saisons, cet épisode ne pouvait que bien s’en tirer… Pourtant, cette intrigue tant attendue est accompagnée de deux autres intrigues en parallèle qui, elles, sont plutôt en train d’errer et de prendre leur temps comme la série sait si bien le faire. C’est dommage, même si, heureusement, c’est accompagné de pas mal d’humour pour maintenir mon attention qui a tendance à se relâcher…

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Spoilers

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I hope you didn’t start the Apocalypse without me?

Bienvenue en Australie, avec ses paysages merveilleux et ses sports brutaux. Quelles belles images pour commencer cet épisode que celui du massacre de touristes par le Saint des Tueurs. Tout est suggéré avec beaucoup de classe par les scénaristes qui reviennent sur ce qu’il s’est passé, alors qu’Eugene demande si le plan est d’attendre la prochaine fois que Jesse utlisera son pouvoir.

Ce n’est pas bien long heureusement : il veut en effet louer une voiture et Jaxon, le vendeur, hésite beaucoup car il voit un avis de recherche à propos de Jesse. Il en faut plus que ça pour arrêter Jesse, cependant, qui utilise une jolie menace déguisée pour obtenir ce qu’il veut. Et comme ça fonctionne, il récompense Jaxon en utilisant son pouvoir pour qu’il arrête de bégayer.

Aussitôt, le Saint se remet en marche et il manque de peu Jesse. Ce dernier est toutefois subitement mis au courant qu’il est recherché quand il manque d’avoir un accident – les volants sont de l’autre côté, tout le code de la route est différent – et aperçoit ainsi Eugene qui lui dit de s’enfuir. C’est génialissime : Jesse retrouve enfin Eugene, ça faisait si longtemps !, et la course poursuite avec le Saint des Tueurs peut reprendre.

Pas facile de s’enfuir en voiture dans une pays qui fait tout à l’inverse, cela dit. Après 250 km de route (sérieusement ?), Jesse fait finalement demi-tour, pour venir en aide à Eugene, parce qu’il culpabilise de l’avoir abandonné une nouvelle fois. Bizarrement, il ne culpabilise pas trop pour Jaxon, alors qu’il est évident qu’il est mort lui aussi. On dira que ça lui apprendra à avoir une orthographe de prénom si bizarre.

Sachant que le Saint des Tueurs est à ses trousses, Jesse retourne donc à Melbourne pour utiliser son pouvoir sur un chantier : il tend clairement un piège au Saint, mais celui-ci s’en contrefiche pas mal ; se rendant aussitôt sur place. Il se prend donc un boulet que Miley Cirus aurait aimé enfourcher (je ne sais pas, ça m’est venu comme ça) et Eugene peut donc s’enfuir avec Jesse. J’aime vraiment beaucoup cette partie de l’intrigue, parce que j’attends les retrouvailles de ces personnages depuis quelques épisodes, pour le dire gentiment.

OK, c’est légèrement tout l’intérêt de cette putain de série depuis deux saisons, et je pensais que ça n’arriverait plus ! Jesse ne s’excuse pas vraiment de ce qu’il a fait, mais il avoue culpabiliser de l’avoir envoyé en Enfer alors qu’il était un bon chrétien. C’est gentil, mais se sentir mal, ça ne répare pas tout le mal qu’il a fait justement. Les excuses finissent par arriver et sont reçues par Eugene qui… remercie Jesse. C’est gros. Même pas un peu d’énervement ? Dommage.

J’aurais aimé une petite dispute, mais pourquoi pas après tout, des réconciliations, c’est une bonne idée. Et puis, ça enchaîne avec une excellente scène où Jesse essaie de faire démarrer la voiture dans laquelle ils sont à la manière de tous les héros de séries (avec des câbles donc), mais réussit tout juste à en déclencher l’alarme. Normal.

On les retrouve donc ensuite à voler la voiture de policiers, ce qui ne plaît pas à Eugène, ni au Saint des Tueurs qui n’hésite pas à tuer un policier pour tenter d’obtenir des informations. Quant à Eugène, Jesse a beau lui avoir demandé pardon, ce n’est clairement pas suffisant. Je n’en espérais pas tant : Eugène tire une balle dans le dos de Jesse, alors qu’ils s’enfuyaient ensemble de la ville. Bah alors Eugène, ton tour en Enfer te fait être un bien mauvais chrétien soudainement ! Et en plus, il va jusqu’à balancer Jesse au Saint des Tueurs ! C’est fort en chocolat tout ça.

Pendant ce temps, près de Masada, Tulip retrouve enfin Cassidy, amenant avec elle Jésus qui s’amuse bien avec les jeux vidéo. Tout ça est plutôt sympathique : Tulip et Cassidy boivent un coup, l’ange veut s’enfuir, Jésus est en plein jeu d’arcade. Forcément, Tulip profite de ce bon moment pour demander à Cassidy s’il a avoué à Jesse avoir couché avec elle, ce qui débouche sur un bon coup de point dans sa face. Ils sont heureusement interrompus par la nouvelle des meurtres perpétrés par Jesse à proximité. Eh, leur intrigue sera donc de partir à la recherche de Jesse ?

Tulip n’a pas l’air très motivée par cette idée, et très honnêtement, j’ai un peu décroché à cette partie de l’intrigue. Ce n’est malheureusement pas la première fois de la saison… C’était beaucoup mieux quand elle s’est remise à parler avec Jésus, parce que j’aime bien leur flirt improbable ou le fait que Jésus s’inquiète de savoir si Cass viendra avec eux. Ils finissent par déconner dans une voiture au soleil, et ça m’a fait marrer au moins.

Cass, lui, est plus occupé à parler avec l’ange, qui est un peu en manque, vu les répliques. C’est l’occasion de partir en vrille une fois de plus, avec l’ange dansant en compagnie d’une fille sur Love of my life de Queen. Pourquoi pas, j’ai redécouvert cette chanson avant-hier en plus, alors ça me fait marrer. Les ébats sexuels mouvementés de ces deux-là cassent légèrement la chambre de notre barman préféré, mais malgré ça, il prend encore le temps de consoler et conseiller Cassidy qui hésite à venir en aide Jesse.

Ses hésitations durent tellement longtemps que Tulip et Jésus partent en roadtrip sans lui, tous motivés qu’ils sont… mais rapidement, on les retrouve beaucoup moins motivés dans la voiture qui roule depuis clairement trop longtemps. Cette série me manquera pour ce genre d’humour et d’ambiance, ça marche toujours tellement bien. Bon, pour ça, et pour Tulip qui emmène Jésus voler une banque, flingue en main. Toujours plus de blasphèmes dans cette série… mais c’est finalement un simple rêve de Jésus qui s’imagine déjà tirer par accident sur un homme. Ils finissent donc par se séparer, Tulip abandonnant Jésus dans le désert, pour 40 jours ? Mouais, ça ne m’a pas convaincu autant que je l’aurais voulu cette intrigue.

Au bar, la situation dégénère entre l’ange et sa nouvelle amie : elle est une démone et il décide donc de la tuer. On se lance alors dans un combat entre deux êtres immortels, et ça blase tout le monde, Cassidy autant que moi. Je sais que ça apporte un peu de légèreté et d’humour, mais pour le moment, je trouve ça long et peu efficace comme intrigue ; sans compter que ça ne sert à rien. Du coup, Cassidy tourne le dos à la destruction du bar et se rend devant celui-ci, où il retrouve Tulip. Après leur errance dans cet épisode, les personnages sont enfin prêt à faire ce qu’on savait depuis le départ qu’ils feraient : prendre la route ensemble.

Bon, et sinon, à Masada, Lara est confrontée à ses responsabilités : elle a perdu Cassidy et Tulip, mais aussi Jésus, et elle est bonne pour être exécutée. Elle tient toutefois à ce que ce soit Herr Starr qui s’occupe d’elle, mais comme celui-ci est débordé, il refile la tâche à un autre agent. C’en est trop pour Lara : elle est prête à mourir, mais elle veut le faire avec ses honneurs. Elle s’enfuit donc, en volant comme à sa nouvelle habitude. Quant à Herr Starr, il va tabasser Hitler, parce que c’est toujours fun comme activité – et aussi parce qu’il a besoin de passer ses nerfs, je crois. Le cliffhanger voit Jésus les rejoindre pour programmer l’Apocalypse avec eux. Bref, on en est au même point que la semaine dernière là.

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Preacher – S04E04

Épisode 4 – Search and Rescue – 17/20
Pfiou, cette saison continue à bien déchirer franchement, c’est vraiment chouette. En plus, on sent bien qu’on est sur une dernière saison, déjà, parce que les enjeux sont en train de monter de plusieurs crans. Je veux dire, ça se voit avec les personnages de cet épisode et avec le cliffhanger que je n’en pouvais plus d’attendre et d’espérer. Tout arrive !

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Spoilers

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See, you are in trouble.

Après beaucoup d’hésitations, j’ai décidé de commencer ma soirée du lundi soir par cette série plutôt que par Fear the Walking Dead. En effet, je trouve que cette saison 4 est vraiment bien partie pour être la meilleure de la série pour le moment (je n’oublie pas la déception en cours de route pour la saison 2 cela dit) et du coup, j’ai très envie de voir ce que ce nouvel épisode a à proposer, même si ça commence par Herr Starr, qui est personnage que je n’apprécie que moyennement à vrai dire. En plus son désir de revanche sur Jesse commence à se faire redondant. Et puis, quand il se met à piquer des répliques de Lucifer, c’est juste abusé.

Dieu aussi a l’air de trouver Herr Starr abusé, quand il lui demande des nouvelles de son fils, notamment. Non, non, pas son fils Jésus. L’autre. Nous ne sommes plus à un blasphème près, et cette fois il est donc révélé que Dieu a une petite préférence parmi ses fils. Il a aussi un plan pour Jesse, qui n’est pas celui qu’on imaginait : il est prêt à lui graver un vagin dans l’esprit, alors qu’Herr Starr lui voulait juste sur sa tronche.

En même temps, pour l’instant, Jesse, il est surtout en train de se crasher violemment dans l’océan. Il se retrouve donc à bord d’un bateau gonflable, sous un orage, au milieu de nulle part, avec le pilote. Et il défie quand même Dieu de faire mieux. Pourtant, c’est déjà pas mal, avec une pluie qui a tout pour renverser le bateau déjà plein d’eau de nos naufragés persistants. Faut dire que Jesse n’a pas l’intention de mourir comme ça : il demande donc au pilot de rester positif.

Ils passent la nuit, mais sont ensuite exposés au soleil bien fort de la région. Le pilote, qui s’appelle Steve, se retrouve donc avec une insolation et surtout des coups de soleil brûlant très clairement sa peau à un fort degré. Et pourtant, il reste positif, jusqu’à ce que Jesse lui dise d’arrêter. La souffrance de Steve fait de la peine, alors Jesse lui dit aussi de ne plus souffrir. Les deux peuvent alors contempler leur situation désespérée, et c’était mignon à voir.

Jesse fait ensuite en sorte de créer une voile alors que Steve déprime – pourtant il trouve le pouvoir de Jesse plutôt chouette, mais bon, ça n’empêche que sa vie est mal barrée après cette rencontre avec le prêtre. Non seulement il n’a plus de pantalon et est brûlé, mais en plus il n’a plus de main gauche. Ah oui, évidemment, un requin lui a bouffé et comme il ne sent plus la douleur, il ne s’en est pas rendu compte. Au-delà de la douleur, il aurait pu sentir quand même qu’un requin le tirait non ?

Jesse est bien dépité de cette situation : il demande à Dieu de faire en sorte de venir en aide à Steve… mais Dieu ne fait rien du tout. Oups. La situation est désespérée pour Steve qui comprend qu’il est sur le point de mourir, finissant même par refuser de boire l’eau qu’il reste à Jesse. Si la déprime et l’agonie de ce personnage étaient touchantes, ça finissait par être longuet. Heureusement, les scénaristes avaient tout prévu pour que ce soit marquant, avec un Steve voulant se laisser mourir, puis suppliant Jesse de le sauver, pensant qu’il s’agissait de Dieu. Jesse lui demande alors de rester en vie… mais ce n’est pas très efficace.

Il se retrouve à devoir abandonner le corps de Steve, pour mieux le voir se faire bouffer par le requin… Le tout, à quelques mètres d’une plage australienne, où il est enfin arrivé. Tout vient à point ? Pas vraiment, tout vient après à qui sait attendre.

À Masada, le transfert de Cassidy est interrompu par l’arrivée d’un émissaire, et clairement pas un du paradis : le bourreau qui le déplace peut donc jeter un petit coup d’œil au profil d’Hitler. S’il pense alors passer la meilleure journée de sa vie, il comprend vite que ce n’est pas le cas : avec la plume de l’ange, Cassidy a trouvé un moyen de s’échapper. Il a ainsi pu tuer ses autres gardiens et se venge ensuite de toute la torture que Frankie lui a fait subir.

C’est assez facile, il lui retire son pantalon et lui insère un fusil dans le derrière, avant de tirer une balle. Ce pauvre bourreau a eu beau implorer Cassidy de ne pas faire ça, ça n’a rien donné. Et c’est super triste. Enfin libre, il retrouve Tulip… mais est arrêté pile à ce moment-là par Lara, justement à la recherche de Tulip.

Cassidy et Tulip sont amusés par la situation, sauf qu’ils ne peuvent donc pas se parler et sont séparés par la force des événements – et par un ascenseur. Cassidy est ainsi renvoyé en cellule auprès de l’ange, bien vite, et Lara n’a plus qu’à attendre l’arrivée de Tulip, pendant que le vampire s’énerve de la situation : il sait que Tulip est morte si elle se pointe, et il sait qu’elle se pointera. Alors que Lara s’énerve de voir ses hommes mal supporter l’attente, Cassidy parvient finalement à se libérer de ses liens, une fois de plus et à tuer l’ange.

Celui-ci ressuscite aussitôt et aide Cassidy a s’échapper. De son côté, Tulip est rapidement détournée de son objectif. Juste après avoir aperçu Cassidy, elle est ainsi embarquée loin de lui, vers un émissaire qu’elle n’a pas le droit de photographier, toucher ou faire signer d’autographe. Et non, ce n’est pas Hitler qui est sous la douche de la chambre où on l’amène, c’est Jésus. Le vrai, cette fois. Ainsi donc, le graal a pour objectif de provoquer une réunion entre paradis et enfer ; entre Jésus et Hitler. Bien.

Jesus aime beaucoup Tulip, qui lui dit s’appeler Marnie, alors tout va bien. Elle n’est même pas grillée par Herr Starr qui passe devant elle comme si de rien n’était une première fois, avant de se dire qu’il la connaît de quelque part. Finalement, Tulip est sauvée de justesse par Jesus, qui demande des nouvelles de son héritier à Herr Starr. Oui, son héritier, c’est le messie dansant que Jesse a tué en saison précédente, alors c’est un peu gênant.

Pas trop de souci à se faire : Herr Starr a tout prévu, avec un clone en cours de création. Son objectif immédiat est plutôt de préparer la réunion entre Hitler et Jesus. Il faut dire que ce n’est pas n’importe quelle réunion : elle a pour objectif de présenter l’apocalypse, en 2020. Il ferait mieux de s’occuper de Jésus pourtant, parce que celui-ci décide de venir en aide à Tulip. Oh, son aide n’est pas très efficace : Lara refuse de le laisser passe vers la cellule de Cassidy, encore là à ce moment. C’était tellement drôle à voir ; et tellement improbable : Lara s’oppose complètement à Jésus quoi.

Du coup, Jésus décide de suivre Tuilp quand elle est prête à libérer Cass à sa manière ; seulement c’est trop tard : le vampire est déjà loin. Cela n’empêche pas Jésus d’avoir envie de suivre sa nouvelle amie… c’est intrigant pour la suite !

Ce n’est pas aussi intrigant que cette fin d’épisode qui voit Hitler s’installer au piano pour jouer un air de musique au Messie dansant ; alors que le Saint des Tueurs et Eugène arrivent au Golfe du Mexique… loin, très loin de l’Australie où ils doivent se rendre. A moins que ce ne soit juste de l’autre côté du globe et qu’une balle de fusil du Saint suffise à s’y rendre. Le cliffhanger est aussi inattendu que bon : Eugène et le Saint arrivent en Australie, sur la même plage que Jesse. On va enfin avancer dans cette intrigue avec une rencontre entre eux ! J’ai hâte !!

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Preacher – S04E03

Épisode 3 – Deviant – 17/20
Il n’y a pas à dire, les épisodes de cette saison sont efficaces, avec une écriture fluide et un rythme vraiment bon, qui permet aux scénaristes de délirer toujours autant tout en faisant avancer les intrigues. Contrairement aux saisons précédentes, je trouve qu’on sent plus que l’on se dirige vers quelque chose : l’errance est terminée, désormais, les personnages ont des buts assez bien définis ; il suffit de se laisser porter.

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Spoilers

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And the forever thing I wanted to say to you is that I think you’re a stupid, cheatin’, lyin’ bitch.

La dernière saison continue encore aujourd’hui. Trois épisodes en une semaine, ça donne l’impression de ne plus pouvoir se passer de la série dis donc, exactement comme le bourreau de Cassidy ne peut plus se passer de lui. Il l’emmène dans une nouvelle ville pour l’émasculer de plus en plus régulièrement, grâce à une machine cette fois, histoire de produire une crème de beauté permettant de rester jeune. Magnifique.

En parallèle, il continue aussi de donner des cours pour que tous les agents du Graal sachent comment procéder à la torture. Et après chaque journée, Cassidy est ramené dans sa cellule où il parle à l’Ange prisonnier avec lui – on ne sait toujours pas pourquoi ou comment il est prisonnier lui. Et l’Ange a beau être bavard, on n’apprend rien grâce à lui. En fait, il sert simplement à psychanalyser Cassidy, histoire de nous fournir un flashback irlandais.

Ben oui, avant d’être un vampire, Cassidy était un irlandais, ça s’entend à son accent, non ? En 1916, il est donc parti pour la guerre, et on apprend ainsi que Cassidy est son nom de famille, pas son prénom. Cela ne change pas grand-chose cela dit, parce que je ne vais clairement pas commencer à l’appeler Proinsias. C’était marrant à voir ce détour en Irlande.

Oui, marrant, qui est probablement l’un des mots qui revient le plus dans mes critiques, surtout pour cette série : on passe de la petite musique de la campagne irlandaise où Proinsias part en guerre avec son compagnon, Billy, à une scène sur le front où tout le régiment de Cassidy se fait exploser. Oh, pas Billy : seul son pied est écrabouillé par l’explosion… mais des soldats se chargent de finir le travail sous les yeux d’un Cassidy planqué.

Il finit par errer pour survivre comme il peut et se fait attaquer durant la nuit par une créature sortant d’un lac dans lequel elle l’entraîne. La créature en question est évidemment un vampire, mais un vampire en sale état par rapport à ceux que l’on connaît de la série. En sale état, peut-être, mais encore capable de bouffer Cassidy et de le transformer. Le nouveau vampire se rend alors auprès de sa famille, pour les bouffer ou les retrouver, allons savoir, mais il change d’avis au dernier moment, préférant que tout le monde le pense mort.

Le personnage de Cassidy est alors encore plein de culpabilité d’avoir abandonné sa famille et ses amis qui avaient besoin de lui, et dans le présent, il est écouté par un ange qui fait tomber une plume de ses ailes sur lui.

Un autre flashback nous ramène à l’épisode précédent, lorsque Jesse a décidé de rentrer dans le domaine De Sade, avec la ferme intention de venir aider l’enfant à l’étage. Il atterrit en pleine soirée costumée sado-maso et n’hésite pas à se servir de ses poings pour atterrir à l’étage ; mais euh, de manière non sexuelle hein, que ce soit clair malgré la tournure de phrase un peu étrange.

C’est en tout cas surprenant : les mouvements de caméra nous font comprendre que Jesse semble drogué, étant sacrément flou pour rien. Il est finalement révélé qu’il s’est fait embrouiller par une sorcière et sa fumée. Il est aussi expliqué que son complexe du sauveur n’est pas bien utile : l’enfant n’en a rien à faire de rester où il est, parce ça lui fait de l’argent facile. Euh… Ok ?

La scène suivante est un bon délire à la Preacher : un peu de musique classique et une bonne baston face à des personnages déguisés ; le tout dans un plan séquence impeccable révélant une sacrée chorégraphie et une mise en scène qui rappelle d’un coup la forme du comic. Et puis d’un coup, la musique part sur un rythme plus endiablé, un flingue est récupéré par Jesse qui en profite pour tuer quelques méchants et on repart dans cette baston de dingue. Franchement, autant de gens à mettre KO, c’est improbable qu’il s’en tire, mais Jesse est trop fort.

Il tue donc tout le monde, le tout pour mieux découvrir que l’enfant s’est pris une balle perdue dans la baston. Et ben décidément, cette saison ! Jesse est finalement retrouvé par le pilote, qui a perdu son pantalon au passage, et tous les deux s’en vont. Oh bien sûr, Jesse utilise à nouveau son pouvoir sur le pilote, le tout sous la surveillance d’un Dieu dalmatien…

Tout ça est en tout cas remarqué par les agents du Graal et par Herr Starr qui reçoit un rapport complet d’un de ses agents, le nouveau Hoover (Hoover II) lui avouant ensuite qu’il ne le trouve pas beau ou attirant, suite à tant de mutilations.

Ailleurs dans Masada, Tulip continue son infiltration où le docteur insiste pour qu’elle passe un test psychologique avant de la faire sortir de l’infirmerie. C’est mal connaître Tulip qui s’en prend physiquement à lui, et à toute une partie de l’équipe, avant de se faire endormir par une infirmière. À son réveil, le docteur est à son chevet et il l’a enchaînée au lit, pour s’éviter une nouvelle déconvenue pendant qu’il lui fait passer le test psychologique.

Vous savez, le fameux test avec les images qui ne ressemblent à rien mais doivent faire penser à quelque chose. Comme Tulip n’y voit que du sang, des cerveaux et quelques entrailles, elle est psychanalysée comme une personnalité déviante, à tendance violente et avec une peur de l’abandon. Pas très utile pour la série, mais efficace du côté de l’humour.

De son côté, Lara continue son enquête pour retrouver Tulip : elle fouille sa chambre et trouve le mannequin sur lequel Tulip gardait sa perruque blonde. Elle comprend ainsi que son ennemie est planquée à Masada et en informe aussitôt Herr Starr et Hoover II. C’est toutefois trop tard : Tulip est déjà partie de l’infirmerie et à la recherche de Cassidy, mais l’ange lui révèle qu’il est envoyé à Bensonhurst.

Pendant ce temps dans le Texas, Eugene et le Saint des Tueurs sont toujours ensemble. Le premier se renseigne sur la distance qu’il leur reste à parcourir avant de rejoindre Jesse, que le Saint entend toujours lorsqu’il utilise ses pouvoirs. Il me fait de la peine Eugene a avoir mal au pied mais à continuer de marcher après le Saint qui n’en a rien à faire de lui et avance quoiqu’il arrive.

C’est quand Eugène s’arrête enfin que le Saint accepte de se retourner pour voir ce qu’il veut… et c’est manger. On les retrouve alors dans un diner à l’américaine tout ce qu’il y a de plus classique et les scénaristes développent enfin leur intrigue. Les deux personnages découvrent donc que Jesse les a envoyés tous les deux en Enfer, et que c’est probablement pour ça que Dieu veut qu’ils retrouvent Jesse ensemble. C’est du moins ce dont Eugene arrive à se convaincre, persuadé qu’il est que Dieu a un plan pour tout, y compris sa propre disparition.

Finalement, Eugene se rend aux toilettes et est séparé du Saint lorsqu’il se fait arrêter pour agression sexuelle. La séparation ne dure pas bien longtemps : on parle du Saint des Tueurs, évidemment qu’il sent qu’on lui vole son allié et qu’il riposte avec une balle bien placée dans la tête du conducteur qui éloignait Eugene de lui.

Ils reprennent donc la route, en voiture, avec Eugene priant pour que Dieu pardonne le Saint des Tueurs et envoie au paradis le décédé.

En fin d’épisode, Jesse est de nouveau à l’aéroport, comme dans l’épisode précédent, et il y est contacté par Hitler, qui veut s’allier avec lui tout en lui expliquant qu’il ne pourra pas parler à Dieu. C’est amusant comme tout, parce que Jesse lui démontre ensuite qu’il peut faire ce qu’il veut sans que personne ne l’en empêche, grâce à son pouvoir. Il fait donc en sorte qu’Hitler s’étrangle lui-même, avant de le laisser vivre maintenant qu’il a prouvé ce qu’il voulait.

Il peut donc monter dans l’avion où le pilote l’attendait, le tout pour mieux se retrouver dans un avion prêt à se crasher… Et maintenant, il faut attendre une bonne semaine pour la suite, ça va être long !

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