Strike (S02)

Synopsis : Après une première enquête rondement menée, Robin et Cormoran sont de retour pour retrouver Owen Quine, un écrivain dont la femme leur signale la disparition mystérieuse.

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Pour commencer, après une longue hésitation sur la numérotation des épisodes de la série, j’ai décide de suivre la BBC qui diffuse cette « saison 2 » de deux épisodes dans la foulée de la saison 1. D’abord saison 2, cette diffusion l’avait fait devenir partie intégrante de la saison 1 avant d’être annoncée de nouveau comme une saison 2. Bref, une série à l’anglaise, il ne faut pas trop chercher la logique, je crois.

Peu importe, vous me direz. J’avais adoré l’adaptation de The Cuckoo’s Calling, voici donc mon avis sur cette adaptation du second roman, The Silkworm.

Note moyenne de la saison : 16/20

04.pngÉpisode 1 – 16/20
He’s not a fan of short sentences.

Très honnêtement, je suis paumé avec cette série. Selon les sites, cette adaptation de The Silkworm est une saison 2 ou non et elle est passée de quatre épisodes il y a un mois à deux aujourd’hui. C’est un vrai fouillis que les annonces autour de la série, mais bon, qu’importe, tant que ça n’impacte pas la qualité.

Comme je l’espérais, l’ambiance musicale change du tout au tout pour ces épisodes qui sont aussi beaucoup plus gores dès la première scène. C’est ce que j’en attendais : d’un livre à l’autre, Strike change complétement d’univers, tout en gardant Londres comme point d’ancrage. La série parvient à rendre cette atmosphère et c’est une excellente chose.

Les retrouvailles avec Robin et Cormoran sont plutôt sympathiques, avec un rêve de Cormoran se souvenant de son ex plutôt que de se préparer pour le travail. Le travail, justement, se passe beaucoup mieux que lors de la première enquête puisque Cormoran peut se permettre de refuser des clients.

L’intrigue de ces deux épisodes s’attarde sur la disparition d’Owen Quinn, un auteur à succès. Strike est embauché par sa femme qui assure que l’agent d’Owen, Liz, paiera… ce que celle-ci refuse bien sûr de faire. Toutefois, Strike choisit de mener l’enquête, faisant confiance à son instinct d’après le livre, sans vraie logique selon la série.

Assez vite, Strike comprend que la disparition est inquiétante car liée à la sortie du livre Bombyx Mori, qui a assez clairement une mauvaise réception auprès de ceux qui l’ont lu. Il ne résiste donc pas à l’idée de le lire et là pour le coup, les images qu’on en a sont loin de faire justice à ce que j’en imaginais, contrairement au cadavre d’Owen. Mon gros problème est que le meurtre est mis en scène avec les mêmes acteurs. C’est plutôt logique dans l’idée, mais je n’imaginais pas ça comme ça.

Bien sûr, la police se plante complètement d’après Cormoran : ils accusent presque aussitôt Leonara, la femme d’Owen. Seulement, Cormoran a un bon feeling avec elle et il ne voit pas pourquoi elle l’aurait embauché si elle était la meurtrière. C’est vrai que ce serait redondant après le premier bouquin.

J’ai aimé la scène de rencontre entre Cormoran et Matthew, c’était aussi gênant que ce que j’espérais ; peut-être même plus, avec un Cormoran qui ment et un Matthew totalement plat et inintéressant. Au moins, le côté personnel est parfaitement géré, l’invitation de mariage très jolie. Quant au casting, je le trouve une nouvelle fois très réussi, surtout pour Charlotte et pour Liz, qui sont l’une et l’autre exactement comme je les imaginais.

Cet épisode voit aussi Matthew perdre sa mère. C’est déjà difficile d’accrocher dans le roman, mais alors là, j’ai vraiment eu du mal avec la gestion de cette intrigue. Les acteurs le jouent bien, heureusement, mais on manque vraiment d’informations sur lui pour compatir à 100%. Ou je suis un monstre, au choix.

Robin fait donc le choix de rester travailler avec Strike plutôt que de soutenir Matthew, et ça me choque moins que dans le livre. Elle accompagne Strike interroger un suspect qui trouve que Bombyx Mori n’a pas pu être seulement écrit par Quine. Robin est mise de côté par le suspect et cette fois, c’est la goutte d’eau pour elle qui souhaite avoir une conversation à cœur ouvert avec son boss pour lui faire comprendre qu’elle veut continuer à bosser pour lui, mais aussi avec.

La discussion leur fait du bien à l’un comme à l’autre, mais ça ne se voit pas assez dans la série je trouve. Il faut ensuite que Robin arrive à temps pour prendre le train qui l’emmène à l’enterrement de la mère de Matthew et là aussi, ce n’est pas à la hauteur du stress du roman, même si c’est bien joué. J’ai adoré les deux dernières scènes toutefois, que ce soit l’arrestation de Leonara ou la pauvre passante que Strike arrête pour le ramener chez lui. C’était marrant, même si pas exactement conforme au roman.

Du côté de l’écriture, je trouve que la série s’est un peu trop éparpillée et a accéléré son rythme beaucoup trop pour son propre bien. Il est par exemple difficile de saisir au premier abord (surtout si l’on n’a pas lu le roman) que le magazine que regarde Strike a pour couverture son ex ou la raison pour laquelle on passe autant de temps avec des personnages qui ne sont ni Strike, ni Robin. Pourtant, je préfère largement le deuxième roman au premier, comme quoi, l’intrigue ne fait pas tout.

D’ailleurs, côté technique, j’ai apprécié le changement d’ambiance, l’omniprésence de livres un peu partout et le clin d’œil discret mais marrant à JK Rowling, avec un exemplaire des Animaux fantastiques visible à l’écran. Vous l’avez eu ? De manière moins évidente, j’ai cru apercevoir aussi les tranches de Cuckoo’s calling, The Silkworm et Casual Vacancy.

Un bon épisode, mais la qualité décline un peu je trouve, sûrement parce qu’il n’y a que deux épisodes au lieu de trois. Dommage !

05.pngÉpisode 2 – 16/20
Never trust a novelist.

L’introduction de cet épisode ne m’a pas spécialement convaincu, avec la découverte de Robin plutôt intéressante, mais une modification du roman de plus en plus visible. Il est dommage que la série ne reprenne pas là où elle s’était arrêtée. On sent bien que l’adaptation est réduite à deux épisodes, quoi.

Strike est harcelé par les journalistes qui s’intéressent désormais à l’affaire, forcément. Il se rend voir Leonora, effondrée par son arrestation. Il est accompagné de son avocate, devenue beaucoup plus sympathique et amicale que dans le roman, surtout quand Charlotte le contacte ou lorsqu’il est question d’un dîner. Il faut bien compenser l’absence de Nina, grande absente de cette adaptation.

Du côté de la vie personnelle qui continue d’être ce qui m’intéresse le plus dans la série, Matthew découvre que Robin lui a menti à propos de ses occupations en fin d’épisode précédent. Les choses s’arrangent vite entre eux, avec un Matthew extrêmement compréhensif et transformé en petit ami parfait pour le reste de l’épisode, où on ne le voit presque pas. Normal, il n’a que deux épisodes.

Cormoran se blesse à la jambe de manière stupide et Robin se retrouve obligée de l’aider à marcher, mais aussi à mener l’enquête et faire des filatures. C’est un peu comme ça qu’elle occupe son temps dans le roman, de mémoire, alors il était temps que ce soit vu dans la série. Cela permet de faire avancer l’enquête, en plus, c’est plutôt cool. C’est aussi l’anniversaire de Cormoran, mais tout cela est rapidement mis de côté.

L’enquête continue également avec un dîner entre Liz et Cormoran, qui se termine plutôt mal, puisque Liz termine en pleurs. Comme le souligne Strike, tout dans l’édition se résume à de l’alcool et des repas, la scène suivante voit nos enquêteurs à une soirée en plein air qui permet de progresser un peu dans les pièces du puzzle. Comme tout va vite et qu’il y a énormément de personnages, je trouve qu’il n’est pas simple de tout suivre dans cette adaptation.

Il faut bien reconnaître que j’avais eu un peu de mal aussi avec la version papier, cela dit, mais ça c’était arrangé au fur et à mesure, parce que ça aide de voir les noms écrits. À l’écran, c’est plus compliqué, car les visages s’enchaînent et le rythme ne laisse pas le temps de tout digérer des informations diffusées. Par exemple, Cormoran se sert de son frère pour parler avec une serveuse et obtenir des informations, alors que sa famille est vraiment laissée de côté dans la série.

En revanche, j’ai aimé retrouver Dodo dans cet épisode et sa scène avec Robin était bien écrite et bien interprétée. C’est cela qui permet d’arriver aux révélations finales concernant le tueur. Si je l’avais dans le roman et m’en souvenais parfaitement pour la série, je pense que le visionnage de l’adaptation seule m’aurait totalement surpris. Je ne sais pas si c’est une bonne chose du coup, parce que le plaisir de ce genre d’histoire est aussi de mener l’enquête et de trouver le coupable.

Là, il fallait s’accrocher pour mener l’enquête, et c’est dommage. L’adaptation a tout de même le bon goût de ne pas tout changer et garder le bon coupable. Rien de fou dans la révélation, néanmoins, avec une Liz Tassel coupable et qui a rédigé le Bombyx Mori à l’origine de tant de haine. Le littéraire en moins aime comment elle se fait griller, c’est certain, mais alors sa fuite est ridicule. J’aime que cela donne un meilleur rôle au personnage de Robin, mais je n’ai pas souvenir que c’était fait aussi grossièrement dans le roman.

Les scènes finales voient Dodo et Léonora être réunies et Robin obtenir la confirmation que Strike lui paiera des cours pour qu’elle devienne vraiment détective. OK, OK, j’ai trouvé la conclusion vraiment rapide, mais c’était aussi un sentiment de lecture, alors je vais essayer de ne pas trop le reprocher à la série.

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EN BREF – Cette adaptation en deux épisodes s’éloigne beaucoup plus du roman que ne le faisait la première saison. Cela pourrait être une bonne chose, mais dans l’ensemble, je trouve que le rendu est un peu confus. Pour le coup, trois épisodes auraient vraiment été nécessaires vu la complexité de l’intrigue et le nombre impressionnant de personnages. Je ne sais pas bien quelle explication donner à cette réduction de la commande, mais c’est dommage, surtout que l’on perd au passage de bons personnages (Nina) et que l’on a droit à des raccourcis téléphonés à la place, dommage.

La série ne remplace clairement pas la lecture du roman, donc, mais elle n’est pas mauvaise pour autant, loin de là. Son rythme trop vif est bon, le casting toujours excellent – avec une Liz très parfaite, notamment. J’ai aimé le changement d’ambiance musicale et je suis pressé de découvrir ce qui sera fait pour Career of Evil, mais force est de constater que la série a perdu en qualité sur cette saison 2.

La saison 3 (ou la suite de la saison 1, à vous de voir) sera apparemment diffusé la semaine prochaine. Pour la suite, il faudra être très, très patient puisque le quatrième roman n’est toujours pas disponible, malheureusement.

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4 commentaires sur « Strike (S02) »

  1. Le rythme était bien meilleur que la saison 1, ça a vraiment gagné à avoir un épisode en moins.
    Je n’ai pas trouvé la résolution trop compliquée par contre il y avait beaucoup de personnages et ça c’était un peu difficile à suivre.

    Robin par contre est odieuse. Ce qu’elle fait à Matthew est absolument dégueulasse, c’est vraiment le genre de choses que je n’aime pas du tout.

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    1. Amusant ce que tu dis je trouve, on voit la différence roman/séries, que ce doit dans le rythme ou l’appréciation des personnages. Ça confirme ce que je pensais, Matthew est trop sympa dans la série, ça met rapidement contre Robin. Déjà que dans le livre, je trouvais ça moyen ce qu’elle fait, dans la série, je suis d’accord avec toi, c’est juste dégueulasse !

      Aimé par 1 personne

      1. Je sais pas si Matthew est « trop sympa ». On le voit 12 secondes, difficile de se faire un avis.

        Mais bon, il a clairement pas l’air d’être un monstre et sans être le roi de la subtilité, il est tout à fait capable de soutenir Robin.
        Du coup, c’est compliqué de comprendre pourquoi elle lui ment.

        Aimé par 1 personne

      2. Oui, par trop sympa, j’entendais pas assez connard. Il est bien plus macho et ne soutient quasiment jamais Robin, tout en la rabaissant, c’est tout le problème.

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